Chaque jour, les journaux annoncent la pluviométrie du mois, un commerçant calcule sa recette moyenne, un club sportif compare les temps de ses athlètes, un État publie le salaire médian des ménages. Toutes ces informations reposent sur la même démarche : recueillir des données, les résumer par quelques nombres, puis les comparer. C'est l'objet de la statistique descriptive.
Tu connais déjà, depuis le collège, les effectifs, les fréquences et quelques diagrammes. Ce chapitre reprend brièvement ces notions, puis va plus loin : tu vas apprendre à situer une valeur dans une série grâce aux quartiles, à mesurer la dispersion d'une série avec l'écart type, et à représenter tout cela d'un seul coup d'œil grâce au diagramme en boîte. Ce sont des outils que tu retrouveras dans toutes les filières scientifiques, économiques et médicales.
La difficulté de ce chapitre n'est pas le calcul — les formules sont simples — mais le sens à donner aux nombres obtenus. Une moyenne de sur peut cacher une classe très homogène ou une classe très hétérogène : seuls les indicateurs de dispersion permettent de trancher. C'est cette lecture critique des chiffres, plus que le calcul lui-même, que ce chapitre veut t'apprendre.
1Effectifs, fréquences, cumuls
1.1 Vocabulaire de base
On étudie un ensemble d'individus appelé population (une classe, un village, une récolte…). Sur chaque individu, on observe un caractère (ou variable statistique), qui peut être :
- qualitatif : ses valeurs ne sont pas des nombres (la qualité d'un cacao : A, B, C) ;
- quantitatif discret : ses valeurs sont des nombres isolés, en quantité limitée (une note sur ) ;
- quantitatif continu : ses valeurs remplissent un intervalle (une hauteur de pluie, une durée).
Pour chaque valeur du caractère, on appelle effectif le nombre d'individus qui présentent cette valeur. La somme de tous les effectifs est l'effectif total, noté .
La fréquence de la valeur est la proportion d'individus qui présentent cette valeur :
On l'exprime souvent en pourcentage (). La somme de toutes les fréquences vaut toujours , soit .
Ne confonds pas l'effectif total avec le nombre de valeurs distinctes du caractère. Dans une classe de élèves notés de à , il y a élèves mais seulement notes différentes : ce sont les effectifs qui, additionnés, redonnent .
Voici l'exemple qui va nous accompagner tout au long de ce chapitre : les notes sur obtenues par les élèves de la classe de 2nde C du lycée Blaise Diagne, à Dakar, lors d'un devoir de mathématiques.
Notes relevées, déjà triées dans l'ordre croissant :
On organise ces notes en tableau, avec les effectifs, les fréquences, et l'effectif cumulé croissant (ECC), c'est-à-dire le nombre d'élèves ayant une note inférieure ou égale à chaque valeur.
| Note | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Effectif | ||||||||||||
| Fréquence | ||||||||||||
| ECC |
L'effectif cumulé croissant d'une valeur est le nombre d'individus dont la valeur du caractère est . La fréquence cumulée croissante s'obtient en divisant par (ou en additionnant les fréquences). On définit de même l'effectif (ou la fréquence) cumulé décroissant, avec « ».
D'après le tableau, l'ECC de la valeur vaut . Cela signifie que élèves sur ont eu une note inférieure ou égale à , soit une fréquence cumulée de :
des élèves de la classe ont eu ou moins ; autrement dit, seuls ont dépassé .
1.2 Le diagramme circulaire
Quand on veut montrer comment un total se répartit entre plusieurs catégories, le diagramme circulaire (« camembert ») est bien adapté : chaque catégorie devient un secteur dont l'angle est proportionnel à son effectif.
Une catégorie d'effectif , dans une population d'effectif total , occupe une fraction du disque complet (). Son angle vaut donc :
Une coopérative agricole de Bamako a récolté tonnes de céréales et légumineuses, réparties ainsi : mil t, sorgho t, arachide t, niébé t, coton t.
- angle du mil
- angle du sorgho
- angle de l'arachide
- angle du niébé
- angle du coton
- vérification indispensable : la somme doit toujours faire
Après avoir calculé tous les angles d'un diagramme circulaire, vérifie toujours que leur somme fait . Une erreur d'arrondi ou de calcul se repère immédiatement de cette façon.
1.3 L'histogramme et les classes d'amplitudes inégales
Un histogramme représente une série quantitative continue, regroupée en classes. Sur chaque classe , on construit un rectangle dont l'aire est proportionnelle à l'effectif de la classe.
Si toutes les classes ont la même amplitude, la hauteur peut être prise égale à l'effectif : les aires restent proportionnelles. Mais dès qu'une classe est plus large qu'une autre, prendre la hauteur égale à l'effectif fausse le dessin — la classe large paraît plus « importante » qu'elle ne l'est.
On appelle amplitude de la classe le nombre . La hauteur correcte du rectangle est la densité d'effectif :
On a relevé la hauteur de pluie (en mm) tombée lors de jours de pluie observés pendant une saison des pluies à Ndjamena, regroupée en classes d'amplitudes inégales :
| Classe (mm) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Effectif | |||||
| Amplitude | |||||
| Hauteur |
- classe :
- classe :
- très large, très basse : ce jour de pluie exceptionnelle reste rare
En , à Londres, le drapier John Graunt publie Natural and Political Observations upon the Bills of Mortality : il dépouille des années de registres de naissances et de décès paroissiaux, les classe par cause, par âge, par saison — et en tire les premières lois régulières sur la mortalité humaine. C'est l'un des tout premiers travaux de statistique descriptive de l'histoire.
Le mot « statistique » lui-même vient du latin status (l'état) : il est forgé au XVIIIe siècle par l'Allemand Gottfried Achenwall, en , pour désigner la « science de l'État », c'est-à-dire l'ensemble des données chiffrées utiles à son gouvernement — population, récoltes, impôts. Aujourd'hui, la statistique dépasse largement les États : météorologie, agriculture, médecine, sport, tout se mesure et se résume par des nombres.
2Moyenne, médiane, mode
Une série statistique peut compter des centaines de valeurs : impossible de la garder telle quelle en tête. On cherche donc un ou plusieurs nombres qui la résument. On les appelle indicateurs de position, car ils indiquent « où se situe » la série sur l'axe des valeurs. Les trois plus classiques sont la moyenne, la médiane et le mode.
2.1 La moyenne simple
Soit une série de valeurs d'effectifs respectifs , et d'effectif total . La moyenne de la série est :
Reprenons le tableau d'effectifs de la section précédente ().
La moyenne de la classe est .
2.2 Propriétés de linéarité de la moyenne
Soit une série de moyenne , et deux nombres réels et .
- Si l'on ajoute à toutes les valeurs, la nouvelle moyenne est .
- Si l'on multiplie toutes les valeurs par , la nouvelle moyenne est .
Notons la nouvelle valeur associée à l'ancienne valeur , d'effectif inchangé. L'effectif total reste .
- on distribue puis on sépare la somme
- car et
En prenant on retrouve la première règle, et en prenant la seconde. C.Q.F.D.
La moyenne de la 2nde C est .
- Le professeur décide d'ajouter point bonus à toutes les copies : la nouvelle moyenne est .
- Les notes sont recalculées sur au lieu de (on multiplie par ) : la nouvelle moyenne est .
2.3 Moyenne pondérée et moyenne de données groupées
Quand chaque valeur est affectée d'un coefficient (ou poids) qui traduit son importance relative, la moyenne pondérée est :
C'est la même formule que la moyenne simple, en remplaçant les effectifs par des coefficients.
Fatima obtient, au 1er trimestre : Mathématiques (coefficient ), Français (coefficient ), SVT (coefficient ), EPS (coefficient ).
- somme des coefficients
La moyenne générale de Fatima est .
Quand les données sont regroupées en classes (comme les jours de pluie de Ndjamena), on ne connaît pas les valeurs exactes. On les remplace par le centre de chaque classe , puis on calcule une moyenne pondérée par les effectifs : c'est une valeur approchée de la vraie moyenne.
| Classe (mm) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Centre | |||||
| Effectif |
- mm
Un jour de pluie, à Ndjamena, apporte en moyenne environ mm d'eau.
La moyenne calculée sur des données groupées en classes n'est qu'une estimation : en remplaçant chaque valeur réelle par le centre de sa classe, on perd un peu de précision. Plus les classes sont larges, plus l'approximation est grossière.
2.4 La médiane
On trie la série dans l'ordre croissant. La médiane est la valeur qui partage la série triée en deux groupes de même effectif : au moins la moitié des valeurs sont , et au moins la moitié sont .
- Si est impair, la médiane est la valeur de rang .
- Si est pair, la médiane est la demi-somme des valeurs de rangs et .
est impair ; la médiane est la valeur de rang .
- ECC :
- le rang tombe dans le groupe des car l'ECC passe de à sur la valeur
Moussa, à Abéché, met les temps suivants (en min) pour rejoindre son lycée sur jours : .
- série triée :
- pair, rangs et : valeurs et
- min
2.5 Le mode
Le mode d'une série (quand le caractère est discret ou qualitatif) est la valeur qui a le plus grand effectif. Pour une série groupée en classes, on parle de classe modale : celle de plus grande densité.
Dans la 2nde C, la note a l'effectif le plus élevé ( élèves) : le mode est . Dans la récolte de la coopérative de Bamako (section 1), la catégorie la plus récoltée est le mil : c'est le mode de la répartition par culture.
Une série peut avoir plusieurs modes (on dit qu'elle est bimodale, trimodale…), ou aucun mode évident si tous les effectifs sont proches. Contrairement à la moyenne et à la médiane, le mode n'utilise aucun calcul : c'est une simple lecture du tableau.
3Quartiles et écart interquartile
La médiane coupe la série triée en deux. Les quartiles vont plus loin : ils la coupent en quatre parties de même effectif, et permettent de mesurer où se concentre le « cœur » de la série.
3.1 Définition des quartiles
Soit une série triée dans l'ordre croissant, d'effectif total .
- Le premier quartile est la plus petite valeur de la série telle qu'au moins des données lui soient inférieures ou égales.
- Le troisième quartile est la plus petite valeur de la série telle qu'au moins des données lui soient inférieures ou égales.
On calcule le rang théorique ( pour , pour ). Si ce nombre n'est pas entier, on l'arrondit à l'entier supérieur ; s'il est entier, on le garde tel quel. (resp. ) est alors la valeur de la série triée qui a ce rang, c'est-à-dire la première valeur dont l'effectif cumulé atteint ce rang.
- rang de : , non entier rang
- ECC :
- le rang tombe sur la valeur
- rang de : , non entier rang
- ECC :
- le rang tombe sur la valeur
Au moins des élèves ont une note , et au moins ont une note .
Série triée () : .
- rang de : rang
- rang de : rang
3.2 L'écart interquartile
L'écart interquartile est l'étendue de l'intervalle :
Il contient la moitié « centrale » des valeurs de la série.
L'écart interquartile est peu sensible aux valeurs extrêmes : une valeur exceptionnellement grande ou petite peut faire bouger le minimum ou le maximum sans changer ni ni . C'est l'un des grands intérêts des quartiles par rapport à l'étendue (section suivante).
Pour la 2nde C : . Pour les trajets de Moussa : min : la moitié de ses trajets durent entre et minutes.
Ne confonds pas écart interquartile (, utilise les quartiles) et étendue (max min, utilise les valeurs extrêmes) : ce sont deux mesures de dispersion très différentes, la seconde beaucoup plus sensible aux valeurs exceptionnelles. On l'étudie dans la section suivante.
4Étendue et écart type
Deux séries peuvent avoir exactement la même moyenne et pourtant être très différentes : l'une resserrée autour de sa moyenne, l'autre très dispersée. Les indicateurs de dispersion mesurent cet écartement.
4.1 L'étendue
L'étendue d'une série est la différence entre sa plus grande et sa plus petite valeur :
Pour la 2nde C : , , donc .
L'étendue ne dépend que de deux valeurs de la série (le minimum et le maximum) : elle est donc extrêmement sensible à une seule valeur exceptionnelle, et ignore tout ce qui se passe entre les deux. C'est un indicateur de dispersion très fruste, à toujours compléter par l'écart interquartile ou l'écart type.
4.2 Variance et écart type
La variance d'une série de moyenne est la moyenne des carrés des écarts à la moyenne :
L'écart type est la racine carrée de la variance : . Il s'exprime dans la même unité que les données (contrairement à la variance, exprimée dans l'unité au carré).
On démontre (programme de Première) que la variance se calcule aussi par :
« moyenne des carrés moins carré de la moyenne » : c'est souvent la formule la plus rapide en pratique, car elle évite de calculer chaque écart séparément.
On ajoute une ligne au tableau d'effectifs, on calcule , on divise par , puis on soustrait : c'est la variance. On termine par une racine carrée pour obtenir .
On a déjà . Calculons :
- moyenne des carrés
L'écart type de la classe est points.
Série : , .
- moyenne des carrés
- min
L'écart type est toujours positif ou nul (c'est une racine carrée). Il vaut uniquement si toutes les valeurs de la série sont égales. N'oublie jamais la racine carrée finale : la variance, elle, est dans l'unité au carré et ne se compare pas directement aux données.
Le terme anglais standard deviation (écart type) est introduit en par le statisticien britannique Karl Pearson, dans un article sur la variation des populations biologiques. Avant lui, les astronomes et les géomètres utilisaient déjà des sommes de carrés d'écarts — notamment Carl Friedrich Gauss, au début du XIXe siècle, pour évaluer la précision de mesures astronomiques — mais sans nom unifié ni symbole standard.
Le symbole (sigma minuscule) s'est imposé peu après, et reste aujourd'hui la notation universelle de l'écart type, aussi bien en statistique qu'en physique des mesures.
5Diagramme en boîte
Comment résumer une série entière — sa position et sa dispersion — en une seule image ? Le diagramme en boîte (ou « boîte à moustaches ») répond à cette question : il condense cinq nombres clés en un schéma lisible d'un coup d'œil.
5.1 Les cinq indicateurs du diagramme
Le diagramme en boîte d'une série repose sur cinq valeurs, appelées son résumé à cinq chiffres : le minimum , le premier quartile , la médiane , le troisième quartile , et le maximum .
Sur un axe gradué représentant les valeurs de la série :
- on trace un rectangle (la « boîte ») de à ;
- on trace un trait vertical à l'intérieur, à la médiane ;
- on prolonge la boîte par deux segments (les « moustaches »), de à , et de à .
On a déjà calculé, pour les notes de la 2nde C : , , , , .
Si la médiane est proche du centre de la boîte et les deux moustaches de longueurs comparables, la série est plutôt symétrique. Si la médiane est décalée vers un bord de la boîte, ou si une moustache est nettement plus longue que l'autre, la série est asymétrique (étalée d'un côté).
Le diagramme en boîte ne montre ni la moyenne, ni le mode, et ne dit rien du nombre exact de valeurs dans chaque partie au-delà de leur égalité approximative (chaque « quart » de la boîte contient environ un quart des données, jamais visible directement). Il complète les autres indicateurs, il ne les remplace pas.
6Comparaison de séries
Comparer deux séries, c'est répondre à deux questions distinctes : « laquelle est globalement plus grande ? » (position) et « laquelle est la plus régulière ? » (dispersion). Il faut toujours répondre aux deux, car l'une ne renseigne jamais sur l'autre.
6.1 Deux classes, deux profils
Comparons la 2nde C à une autre classe du même lycée de Dakar, la 2nde D, qui a composé sur le même devoir. Voici ses notes, déjà triées :
| Indicateur | 2nde C | 2nde D |
|---|---|---|
| Effectif | ||
| Moyenne | ||
| Médiane | ||
| ; | ; | ; |
| Écart interquartile | ||
| Étendue | ||
| Écart type |
La moyenne () et la médiane () de la 2nde D sont très proches de celles de la 2nde C : les deux classes ont, en position, un niveau comparable. En revanche, la 2nde D a un écart type nettement plus grand ( contre ) et une étendue presque double ( contre ) : elle est beaucoup moins homogène. Cela s'explique par un seul élève noté , très en dessous du reste de la classe.
Remarque importante : l'écart interquartile, lui, reste identique ( dans les deux classes) — l'élève à ne modifie ni ni , preuve que l'écart interquartile résiste bien mieux aux valeurs extrêmes que l'étendue ou l'écart type.
6.2 Même moyenne, dispersions très différentes
Deux séries de moyennes (ou médianes) presque égales peuvent avoir des dispersions très différentes. Comparer deux séries exige donc de croiser toujours les deux familles d'indicateurs : jamais la position seule, jamais la dispersion seule.
Deux coopératives récoltent du mil (en tonnes) sur parcelles chacune :
Coopérative A : — Coopérative B :
- t
- t
- t (calcul identique aux exemples précédents)
- t
Les deux coopératives récoltent presque la même moyenne ( et tonnes), mais la coopérative A est huit fois plus régulière () que la coopérative B (), dont les parcelles alternent très bonnes et très mauvaises récoltes. Pour un acheteur qui a besoin d'un approvisionnement fiable, la coopérative A est le choix le plus sûr, malgré une moyenne presque identique.
Ne dis jamais « la série A est meilleure que la série B » sans préciser selon quel critère : une moyenne plus haute, une meilleure régularité, une médiane plus favorable ? Une comparaison statistique rigoureuse nomme toujours l'indicateur utilisé.
En , l'astronome et statisticien belge Adolphe Quetelet publie Sur l'homme et le développement de ses facultés, où il introduit la notion d'« homme moyen » (l'homme moyen) : il applique aux mesures humaines — taille, poids, âge au mariage — les mêmes méthodes que les astronomes utilisaient pour combiner leurs observations d'étoiles.
Quetelet est aussi l'inventeur de l'indice de masse corporelle (IMC), qu'il définit dans ce même ouvrage comme le rapport entre le poids et le carré de la taille — un indicateur encore utilisé aujourd'hui en santé publique, deux siècles plus tard.
Fiche mémo
- Effectif , fréquence , effectif cumulé croissant (ECC) : nombre de valeurs .
- Diagramme circulaire : angle d'un secteur — vérifier que la somme des angles fait .
- Histogramme, amplitudes inégales : hauteur (densité), jamais l'effectif brut.
- Moyenne ; linéarité : .
- Moyenne pondérée ; moyenne par classes : remplacer chaque classe par son centre (valeur approchée).
- Médiane : rang si impair ; demi-somme des rangs et si pair.
- Mode : valeur (ou classe) d'effectif maximal — simple lecture, sans calcul.
- Quartiles , : plus petite valeur telle qu'au moins (resp. ) des données lui soient .
- Écart interquartile : peu sensible aux valeurs extrêmes.
- Étendue : très sensible aux valeurs extrêmes.
- Variance ; écart type , même unité que les données.
- Diagramme en boîte : boîte de à , trait à , moustaches jusqu'à et .
- Comparer deux séries : toujours croiser position (moyenne, médiane) et dispersion (étendue, EIQ, écart type).
7Exercices corrigés
Une boutique de Yaoundé a vendu paires de chaussures en une journée. Voici les pointures et leurs effectifs : . Calcule la fréquence de chaque pointure (en ), puis l'effectif cumulé croissant. Quel pourcentage des paires vendues fait au plus ?
Voir le corrigé détaillé
L'effectif total est .
| Pointure | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Effectif | ||||||
| Fréquence | ||||||
| ECC |
- paires de pointure : ECC
- proportion
des paires vendues font au plus .
Une équipe de football d'Abidjan a marqué, lors de matchs : buts. Calcule le nombre moyen de buts marqués par match.
Voir le corrigé détaillé
- somme des buts
- but par match
Les âges de enfants inscrits à un club de basket à Douala sont : . Détermine l'âge médian.
Voir le corrigé détaillé
- série triée :
- impair, rang
- ans4e valeur de la série triée
Un marché de Bamako a vendu sacs de riz de poids (en kg) : . Détermine la médiane et le mode de cette série.
Voir le corrigé détaillé
- série triée :
- pair, rangs et : et
- kg
Le poids apparaît fois, plus souvent que les autres : le mode est kg.
Voici notes sur , déjà triées : . Calcule l'étendue, puis et .
Voir le corrigé détaillé
- étendue
- rang de : (entier) rang
- 2e valeur de la série triée
- rang de : (entier) rang
- 6e valeur de la série triée
Les températures maximales relevées pendant jours à Abéché sont (en °C) : . Calcule l'écart type de cette série.
Voir le corrigé détaillé
- °C
Une classe de élèves a obtenu les notes , d'effectifs respectifs . On sait que la fréquence de la note est . Détermine et , puis calcule la moyenne de la classe.
Voir le corrigé détaillé
- effectif total :
Le relevé de notes de Koffi (Abidjan) comporte : Mathématiques (coefficient ), Français (coefficient ), Anglais (coefficient ), EPS (coefficient ). Calcule sa moyenne pondérée.
Voir le corrigé détaillé
- somme des coefficients
Les salaires mensuels (en milliers de F CFA) de employés d'une entreprise de Dakar se répartissent ainsi : , , , . Estime le salaire moyen.
Voir le corrigé détaillé
On remplace chaque classe par son centre.
| Classe | ||||
|---|---|---|---|---|
| Centre | ||||
| Effectif |
- milliers de F CFA, soit F CFA
Les temps (en minutes) de coureurs à une course d'Abéché, triés : . Calcule , , et l'écart interquartile.
Voir le corrigé détaillé
- rang de : (entier)
- 4e valeur de la série triée
- rang de : (entier)
- 12e valeur de la série triée
- min
La moitié « centrale » des coureurs a mis entre et minutes.
Un club sportif de Ndjamena a relevé, sur coureurs, la distance parcourue (en km) lors d'un entraînement : .
- Calcule la moyenne, la médiane et le mode de cette série.
- Détermine , , l'écart interquartile, l'étendue, puis l'écart type.
- Construis (décris) le diagramme en boîte correspondant.
Voir le corrigé détaillé
1. . ECC : .
- km
- pair, rangs et : tous deux tombent dans la classe ECC passe de à sur la valeur
- km
Le mode est (effectif , le plus grand).
2.
- rang de : (entier) ECC atteint exactement sur la valeur
- rang de : ECC passe de à sur la valeur
- km ; étendue km
- km
3. Résumé à cinq chiffres : , , , , .
Deux stations, l'une à Abéché, l'autre à Ndjamena, ont mesuré leurs précipitations mensuelles (en mm) sur les mois de la saison des pluies . Abéché : . Ndjamena : .
- Calcule la moyenne, la médiane et l'étendue de chaque station.
- Calcule l'écart type de chaque station.
- Compare les deux stations : laquelle reçoit le plus de pluie ? Laquelle est la plus régulière ?
Voir le corrigé détaillé
1. Abéché — série triée : .
- mm
- mm
- étendue mm
Ndjamena — série triée : .
- mm
- mm
- étendue mm
2.
- Abéché : ,
- mm
- Ndjamena : ,
- mm
3. Ndjamena reçoit nettement plus de pluie en moyenne ( mm contre mm), et sa médiane confirme cet écart. Mais Ndjamena est aussi moins régulière : son écart type () et son étendue () sont plus grands que ceux d'Abéché ( et ) : les mois y sont plus contrastés, entre mois secs et mois très pluvieux.
Une série de valeurs prend les valeurs , avec les effectifs cumulés croissants suivants : ECC, ECC, ECC, ECC. Retrouve l'effectif de chaque valeur, puis calcule la moyenne de la série.
Voir le corrigé détaillé
L'effectif d'une valeur est la différence entre son ECC et celui de la valeur précédente.
- vérification :
Aminata, commerçante à Dakar. Aminata a noté ses ventes journalières de tissu (en mètres) sur jours : (le jour à m correspond à une commande de mariage exceptionnelle).
- Calcule la moyenne et la médiane de ses ventes.
- Recalcule la moyenne en excluant le jour exceptionnel.
- Pour prévoir son stock d'un « jour normal », Aminata doit-elle utiliser la moyenne des jours, ou la médiane ? Justifie.
Voir le corrigé détaillé
1. Série triée : .
- m
- pair, rangs et : et
- m
2.
- somme sans le jour exceptionnel
- m
3. Sans le jour exceptionnel, la moyenne ( m) est très proche de la médiane ( m) : c'est bien la médiane, peu sensible à la valeur extrême de m, qui représente le mieux un jour de vente ordinaire. La moyenne des jours ( m) est artificiellement gonflée par la commande exceptionnelle : elle risquerait de faire surestimer le stock nécessaire un jour normal.
Cacao à Douala. Une coopérative a récolté tonnes de cacao, réparties en trois qualités : A (), B (), C (). Elle vend la qualité A à F CFA/kg, la B à F CFA/kg, la C à F CFA/kg.
- Calcule le tonnage de chaque qualité, puis l'angle de son secteur dans un diagramme circulaire.
- Calcule la recette totale de la coopérative.
Voir le corrigé détaillé
1.
- qualité A : t ; angle
- qualité B : t ; angle
- qualité C : t ; angle
- vérification :
2. On convertit les tonnages en kilogrammes ( t kg).
- recette A
- F CFA
- recette B
- F CFA
- recette C
- F CFA
- recette totale
- F CFA
Bus ou taxi-moto à Bamako ? Pour se rendre chaque matin au marché central, un vendeur chronomètre trajets en bus (en minutes) : , puis trajets en taxi-moto : .
- Calcule la durée moyenne de chaque mode de transport.
- Calcule l'écart type de chaque série.
- Le vendeur a un rendez-vous important : quel mode de transport lui conseilles-tu, et pourquoi ?
Voir le corrigé détaillé
1.
- min
- min
2.
- bus : ,
- min
- moto : ,
- min
3. Les deux modes de transport ont une durée moyenne presque identique ( et min), mais le bus est beaucoup plus régulier ( min) que le taxi-moto ( min), dont les trajets varient énormément selon la circulation. Pour un rendez-vous où l'heure d'arrivée compte, le bus est le choix le plus sûr, malgré une moyenne comparable.