Développer, factoriser et résoudre équations et équations-produits.
MathématiquesSecondeChapitre 3 / 15⏱ 8 h
Ce que tu sauras faire à la fin
Factoriser une expression pour résoudre
Déterminer un domaine de validité
Traduire un problème par une équation
Depuis la 4e et la 3e, tu sais développer une expression avec des lettres, factoriser un facteur commun, et résoudre une équation simple du type ax+b=c. En Seconde, ce chapitre reprend ces outils pour les rendre rigoureux et complets : tu vas démontrer les identités remarquables au lieu de les admettre, apprendre à factoriser toute expression qui s'y prête, et surtout découvrir deux idées entièrement nouvelles — l'équation-produit et la notion de valeur interdite — qui te suivront jusqu'au baccalauréat.
Le calcul littéral n'est pas un exercice gratuit : c'est le langage qui permet de manipuler une situation sans connaître d'avance le nombre cherché. Un ingénieur qui dimensionne un pont, un commerçant qui calcule une marge, un physicien qui isole une grandeur dans une formule — tous manipulent des lettres avant de manipuler des nombres. En Première, ces mêmes techniques serviront à étudier le signe d'une expression et les fonctions polynômes : autant les maîtriser dès maintenant.
Deux réflexes nouveaux structurent ce chapitre. D'abord, une équation ne se résout jamais en divisant par une expression contenant l'inconnue tant qu'on ignore si elle peut s'annuler : c'est pourquoi on factorise et on utilise le produit nul. Ensuite, dès qu'une lettre apparaît au dénominateur, certaines valeurs deviennent interdites : les repérer avant de résoudre évite bien des erreurs. Ce sont exactement les deux pièges que ce chapitre t'apprend à éviter.
1Identités remarquables
Une identité remarquable est une égalité entre deux expressions qui reste vraie quels que soient les nombres a et b choisis. Il en existe trois, que tu dois savoir développer, mais aussi reconnaître « à l'envers » pour factoriser.
1.1 Carré d'une somme
Théorème
Pour tous nombres a et b :
(a+b)2=a2+2ab+b2
Démonstration
Preuve algébrique.(a+b)2 signifie (a+b)×(a+b) : on développe avec la double distributivité.
(a+b)2=(a+b)(a+b)
=a×a+a×b+b×a+b×bchaque terme du premier facteur multiplie chaque terme du second
=a2+ab+ab+b2
=a2+2ab+b2
Preuve géométrique (pour a et b positifs). Un carré de côté a+b a pour aire (a+b)2. Il se découpe en un carré d'aire a2, un carré d'aire b2, et deux rectangles d'aire ab chacun (Figure 1). L'aire totale s'écrit donc de deux façons, ce qui redonne la même égalité. C.Q.F.D.
Figure 1 — Le carré de côté a+b se découpe en quatre rectangles d'aires a2, ab, ab et b2 : l'aire totale redonne l'identité (a+b)2=a2+2ab+b2.
Exemple — calculer 1032 sans poser d'opération
On écrit 103=100+3 puis on applique l'identité.
1032=(100+3)2
=1002+2×100×3+32
=10000+600+9
=10609
1.2 Carré d'une différence
Propriété
Pour tous nombres a et b :
(a−b)2=a2−2ab+b2
Démonstration
On écrit a−b=a+(−b) et on applique l'identité précédente à a et −b.
(a−b)2=(a+(−b))2
=a2+2×a×(−b)+(−b)2
=a2−2ab+b2(−b)2=b2
Exemple — développer (2x−5)2
(2x−5)2=(2x)2−2×2x×5+52
=4x2−20x+25
Attention
(a+b)2 n'est jamais égal à a2+b2 : le double produit 2ab est indispensable. Vérifie sur un exemple numérique : (3+2)2=25, alors que 32+22=13.
1.3 Produit de la somme par la différence
Propriété
Pour tous nombres a et b :
(a−b)(a+b)=a2−b2
Démonstration
(a−b)(a+b)=a2+ab−ab−b2
=a2−b2les deux termes ab et −ab s'annulent
Exemple — calculer 98×102 sans poser d'opération
98×102=(100−2)(100+2)
=1002−22
=10000−4
=9996
Math & Co — L'algèbre en dessins
Bien avant l'invention des lettres pour désigner des nombres inconnus, les mathématiciens grecs démontraient des identités comme celle de (a+b)2 par des découpages d'aires, exactement comme la Figure 1. C'est ce qu'on trouve dans le Livre II des Éléments d'Euclide, rédigés vers −300 à Alexandrie : chaque proposition algébrique y est énoncée et prouvée comme un théorème de géométrie.
Il faudra attendre les mathématiciens arabes du IXe siècle, puis le Français François Viète à la fin du XVIe siècle, pour que les lettres a, b, x remplacent peu à peu les figures — donnant naissance au calcul littéral tel que tu le pratiques aujourd'hui.
2Développement et factorisation
Développer et factoriser sont deux opérations inverses l'une de l'autre : développer transforme un produit en somme, factoriser transforme une somme en produit. Tu auras besoin des deux à chaque étape de résolution d'équation.
2.1 Développer une expression
Méthode — développer un produit de deux sommes
Pour développer (a+b)(c+d), on multiplie chaque terme du premier facteur par chaque terme du second, puis on réduit :
(a+b)(c+d)=ac+ad+bc+bd
Exemple — développer (2x−3)(x+4)
(2x−3)(x+4)=2x×x+2x×4−3×x−3×4
=2x2+8x−3x−12
=2x2+5x−12on réduit les termes en x
Exemple — développer 3x(x−2)−(x+1)(x−5)
3x(x−2)=3x2−6x
(x+1)(x−5)=x2−5x+x−5=x2−4x−5
3x(x−2)−(x+1)(x−5)=3x2−6x−(x2−4x−5)
=3x2−6x−x2+4x+5on distribue le signe − sur toute la parenthèse
=2x2−2x+5
Attention
Devant une parenthèse précédée d'un signe −, tous les termes changent de signe : −(x2−4x−5)=−x2+4x+5. Oublier de changer un seul signe est l'erreur la plus fréquente du chapitre.
2.2 Factoriser avec un facteur commun
Méthode — mettre un facteur commun en évidence
Si un même facteur k apparaît dans chaque terme d'une somme, on l'écrit une seule fois devant une parenthèse :
ka+kb=k(a+b)
Le facteur commun peut être un nombre, une lettre, ou une expression entière comme (x+1).
Exemple — facteur commun numérique et littéral
15x2−9x=3x×5x−3x×3
=3x(5x−3)
Exemple — le facteur commun est une expression
Factorise B=(2x+1)(x−3)+(2x+1)(x+5).
B=(2x+1)×(x−3)+(2x+1)×(x+5)
=(2x+1)[(x−3)+(x+5)](2x+1) est commun aux deux termes
=(2x+1)(2x+2)
=2(2x+1)(x+1)on peut encore factoriser 2x+2 par 2
2.3 Factoriser avec une identité remarquable
Méthode — reconnaître une identité remarquable « à l'envers »
On lit les trois identités du paragraphe 1 de droite à gauche :
a2+2ab+b2=(a+b)2a2−2ab+b2=(a−b)2a2−b2=(a−b)(a+b)
Le repère le plus utile est la différence de deux carrésa2−b2 : dès que tu vois « carré moins carré », factorise.
Exemple — trois factorisations avec identités remarquables
x2−9=x2−32=(x−3)(x+3)
x2+6x+9=x2+2×x×3+32=(x+3)2
4x2−25=(2x)2−52=(2x−5)(2x+5)
Attention
Cherche toujours un facteur commun avant de tenter une identité remarquable : 2x2−8=2(x2−4)=2(x−2)(x+2). Et surtout : une somme de deux carrés comme x2+9ne se factorise pas avec les nombres que tu connais en Seconde — ne force jamais une identité qui ne s'applique pas.
3Équations du premier degré
Résoudre une équation, c'est trouver toutes les valeurs de l'inconnue qui rendent l'égalité vraie. Une équation du premier degré est celle où l'inconnue n'apparaît qu'à la puissance 1, jamais élevée au carré ni au dénominateur.
3.1 Vocabulaire
Définition
Une équation d'inconnue x est une égalité contenant la lettre x. Une solution (ou racine) est un nombre qui, mis à la place de x, rend l'égalité vraie. Résoudre l'équation, c'est déterminer l'ensemble S de toutes ses solutions.
Par exemple, 4 est solution de 2x+3=x+7 car 2×4+3=11 et 4+7=11 : les deux membres sont égaux. On dit que 4vérifie l'équation.
3.2 Résoudre ax+b=cx+d
Propriété — principes d'équivalence
On ne change pas l'ensemble des solutions d'une équation si l'on effectue la même opération sur ses deux membres :
ajouter ou soustraire un même nombre (ou une même expression) ;
multiplier ou diviser par un même nombre non nul.
Figure 2 — L'équation 2x+3=x+7 est une balance en équilibre : chaque membre a le même « poids ». Ajouter, soustraire, multiplier ou diviser (par un nombre non nul) la même quantité de chaque côté préserve l'égalité.
Méthode — résoudre ax+b=cx+d
On regroupe les termes en x d'un côté, les nombres de l'autre, en appliquant à chaque étape le même principe des deux côtés de la balance.
Exemple — résoudre 2x+3=x+7
2x+3=x+7
⇔2x−x=7−3on retranche x et 3 aux deux membres
⇔x=4
L'ensemble des solutions est S={4}.
3.3 Équations avec parenthèses et fractions
Méthode
On développe d'abord chaque membre — et on multiplie toute l'équation par un dénominateur commun s'il y a des fractions — avant de regrouper les termes.
Exemple — résoudre 3(2x−1)−4=5(x+2)
3(2x−1)−4=5(x+2)
⇔6x−3−4=5x+10on développe les deux membres
⇔6x−7=5x+10
⇔6x−5x=10+7
⇔x=17
S={17}.
Exemple — résoudre 2x−1=3x+1
2x−1=3x+1
⇔6×(2x−1)=6×3x+1on multiplie par 6, dénominateur commun de 2 et 3
⇔3x−6=2(x+1)
⇔3x−6=2x+2
⇔x=8
S={8}.
Attention
Quand on multiplie une équation par un nombre pour supprimer les fractions, ce nombre doit multiplier chaque terme des deux membres — y compris ceux qui n'ont pas de dénominateur. Oublier un terme est une erreur classique.
Math & Co — Le mot « algèbre »
Vers 820, à Bagdad, le savant al-Khwârizmî écrit un traité intitulé Kitāb al-jabr wa'l-muqābala. Le mot « al-jabr », qui signifie « restauration », désigne l'opération consistant à faire passer un terme négatif d'un membre à l'autre pour le rendre positif — exactement ce que tu fais en écrivant 2x−x=7−3 ! C'est de ce mot arabe que vient notre mot « algèbre ».
Son nom latinisé, Algoritmi, a lui aussi traversé les siècles : il est à l'origine du mot « algorithme ».
4Équations-produits et équations quotients
Certaines équations ne se résolvent pas en regroupant les termes : x2−5x+6=0 n'est pas du premier degré, et diviser par x serait dangereux si x pouvait valoir 0. La solution consiste à factoriser le premier membre pour se ramener à un produit nul.
4.1 Le principe du produit nul
Théorème — produit nul
Pour tous nombres A et B :
A×B=0⟺A=0 ou B=0
Démonstration
Sens direct. Supposons A×B=0. Si A=0, la condition « A=0 ou B=0 » est vraie. Si A=0, on divise les deux membres par A (non nul) :
A×B=0
⇒B=A0on divise par A=0
⇒B=0
Dans tous les cas, A=0 ou B=0. Réciproquement, si A=0 alors A×B=0×B=0 quel que soit B, et de même si B=0. C.Q.F.D.
Figure 3 — Schéma de résolution d'une équation-produit : dès que A(x)×B(x)=0, on examine séparément chaque facteur, puis on réunit les solutions trouvées.
4.2 Résoudre une équation-produit
Méthode
On vérifie que l'équation est écrite sous la forme « produit =0 » — sinon on développe, on regroupe tout d'un côté, puis on factorise — avant d'appliquer le principe du produit nul à chaque facteur.
Exemple — résoudre (2x−5)(x+3)=0
(2x−5)(x+3)=0
⇔2x−5=0 ou x+3=0
⇔x=25 ou x=−3
S={−3;25}.
Exemple — factoriser avant de résoudre : (x−2)2−9=0
(x−2)2−9=0
⇔(x−2)2−32=0
⇔[(x−2)−3][(x−2)+3]=0identité a2−b2=(a−b)(a+b) avec a=x−2, b=3
⇔(x−5)(x+1)=0
⇔x=5 ou x=−1
S={−1;5}.
Attention
Le principe du produit nul ne s'applique qu'à une équation de la forme A×B=0. Face à (x−1)(x+2)=6, il est faux d'écrire x−1=6 ou x+2=6 : il faut développer, tout ramener à 0, puis factoriser à nouveau.
4.3 Équations quotients
Théorème — quotient nul
Pour A et B deux expressions, avec B non identiquement nul :
BA=0⟺A=0 et B=0
Exemple — résoudre x+13x−6=0
Condition d'existence : x+1=0, soit x=−1.
x+13x−6=0
⇔3x−6=0un quotient s'annule quand son numérateur s'annule
⇔x=2
2=−1 : la valeur est acceptable. S={2}.
Attention — le piège classique
Résous x−4x−4=0. Le numérateur s'annule seulement en x=4 — mais cette valeur annule aussi le dénominateur : elle est interdite. Aucune valeur ne convient donc : S=∅. Toujours vérifier la condition d'existence avant de conclure.
4.4 Équations du type x2=a
Théorème
Soit a un nombre. L'équation x2=a d'inconnue x admet :
si a>0 : deux solutions, a et −a ;
si a=0 : une seule solution, 0 ;
si a<0 : aucune solution.
Démonstration (cas a>0)
x2=a
⇔x2−a=0
⇔x2−(a)2=0a=(a)2 car a>0
⇔(x−a)(x+a)=0identité remarquable a2−b2
⇔x=a ou x=−a
Si a=0, x2=0 équivaut à x×x=0, donc x=0 (solution unique par le produit nul avec A=B=x). Si a<0, aucun carré n'est négatif : x2=a n'a pas de solution.
Exemple — trois équations x2=a
x2=25⇔x=5 ou x=−525>0
x2=7⇔x=7 ou x=−77≈2,646
x2=−3 : aucune solution, S=∅un carré n'est jamais négatif
5Conditions d'existence
Dès qu'une expression contient une lettre au dénominateur, certaines valeurs de cette lettre sont interdites : elles annuleraient le dénominateur, et une division par zéro n'a pas de sens. Repérer ces valeurs est un réflexe à prendre avant toute résolution.
5.1 Valeurs interdites
Définition
Une valeur interdite d'une expression littérale est une valeur de la lettre qui annule un dénominateur de cette expression. L'ensemble des valeurs autorisées s'appelle le domaine de définition (ou de validité).
Exemple — valeur interdite de x−32x+1
Le dénominateur s'annule quand x−3=0, soit x=3. La valeur 3 est donc interdite : l'expression est définie pour tout x=3.
5.2 Déterminer le domaine de validité
Méthode
On factorise le dénominateur si nécessaire, puis on résout « dénominateur =0 » avec le principe du produit nul : chaque solution trouvée est une valeur interdite.
Exemple — domaine de x2−42x+1
x2−4=0
⇔(x−2)(x+2)=0identité remarquable
⇔x=2 ou x=−2
L'expression est définie pour tout x=2 et x=−2.
5.3 Résoudre une équation quotient en respectant les conditions
Méthode — les trois étapes
Déterminer la (ou les) valeur(s) interdite(s).
Résoudre l'équation, souvent en multipliant les deux membres par le dénominateur (« produit en croix »).
Vérifier que chaque solution trouvée respecte la condition d'existence ; l'écarter sinon.
Exemple — résoudre x−3x+1=2
Condition : x=3.
x−3x+1=2
⇔x+1=2(x−3)on multiplie les deux membres par x−3
⇔x+1=2x−6
⇔1+6=2x−x
⇔x=7
7=3 : la valeur est acceptable. S={7}.
Attention — simplifier ne supprime pas la condition
L'équation x−1x2−1=x+1 semble toujours vraie, car x−1x2−1=x−1(x−1)(x+1)=x+1 pour x=1. Mais en x=1, le membre de gauche n'existe pas : il faut écrire S=R∖{1}, et non S=R.
6Mise en équation
Face à un problème énoncé en français, la difficulté n'est presque jamais de résoudre l'équation : c'est de la construire. La mise en équation traduit une situation concrète en langage mathématique.
6.1 La méthode
Méthode — mettre un problème en équation
Choisir l'inconnue : nommer clairement ce qu'on cherche, avec son unité — par exemple « soit x l'âge de… en années ».
Traduire chaque phrase de l'énoncé par une expression ou une égalité en x.
Résoudre l'équation obtenue.
Vérifier et conclure dans le contexte : rejeter les solutions non pertinentes (longueur négative, âge négatif…), répondre à la question posée avec l'unité.
Attention
Une solution mathématiquement correcte de l'équation peut être physiquement absurde dans le problème (longueur négative, âge négatif, nombre de personnes non entier…). Toujours revenir au contexte avant de conclure.
6.2 Exemple guidé — le jardin rectangulaire
Aïcha, à Dakar, veut clôturer un jardin rectangulaire dont la longueur mesure 5 mètres de plus que la largeur. Elle dispose de 46 mètres de grillage, qu'elle veut utiliser entièrement pour faire le tour du jardin. Quelles sont les dimensions du jardin ?
Figure 4 — Le jardin d'Aïcha : largeur x, longueur x+5, entouré d'une clôture de 46 m.
Résolution
1. Inconnue. Soit x la largeur du jardin, en mètres (x>0). La longueur vaut alors x+5.
2. Traduction. Le périmètre d'un rectangle vaut deux fois la somme de la longueur et de la largeur :
2[x+(x+5)]=46
3. Résolution.
2(2x+5)=46
⇔4x+10=46
⇔4x=36
⇔x=9
4. Conclusion.9>0 : la solution est acceptable. Le jardin d'Aïcha mesure 9 m de large sur x+5=14 m de long ; son aire est 9×14=126 m².
6.3 Exemple guidé — un problème d'âges
Un père a aujourd'hui trois fois l'âge de son fils. Dans 12 ans, il n'aura plus que le double de l'âge de son fils. Quel est l'âge actuel du fils ?
Résolution
1. Inconnue. Soit x l'âge actuel du fils, en années (x>0). Le père a aujourd'hui 3x ans.
2. Traduction. Dans 12 ans, le fils aura x+12 ans et le père 3x+12 ans ; le père aura alors le double de l'âge du fils :
3x+12=2(x+12)
3. Résolution.
3x+12=2x+24
⇔3x−2x=24−12
⇔x=12
4. Conclusion. Le fils a aujourd'hui 12 ans, et son père 36 ans. Vérification : dans 12 ans, le fils aura 24 ans et le père 48 ans, soit bien le double.
Math & Co — L'énigme de Diophante
Le mathématicien grec Diophante d'Alexandrie, vers 250, est l'auteur des Arithmétiques, un recueil de problèmes menant à des équations — l'ancêtre direct de la mise en équation. La tradition lui attribue une épitaphe énigmatique gravée sur sa tombe, donnant son âge au décès sous forme de problème : sa jeunesse dura un sixième de sa vie, sa barbe poussa un douzième de plus, il se maria un septième plus tard, eut un fils cinq ans après, lequel mourut à la moitié de l'âge final de son père, qui lui survécut quatre ans. En posant x l'âge de Diophante et en traduisant chaque phrase par une équation, on trouve x=84 ans.
3. Pour x=−4 : (x−3)2=(−7)2=49 et (2x+1)2=(−7)2=49. Les deux membres sont égaux : la solution est confirmée.
11
On considère l'équation x−42x+1=3.
Détermine la condition d'existence.
Résous l'équation.
Conclus.
Voir le corrigé détaillé
1. Le dénominateur x−4 ne doit pas s'annuler : x=4.
2.
x−42x+1=3
⇔2x+1=3(x−4)on multiplie les deux membres par x−4
⇔2x+1=3x−12
⇔1+12=3x−2x
⇔x=13
3.13=4 : la valeur est acceptable. S={13}.
12
On considère l'équation x+3x2−9=5.
Détermine la condition d'existence.
Factorise le numérateur et simplifie l'expression.
Résous l'équation et conclus.
Voir le corrigé détaillé
1.x+3=0, soit x=−3.
2.
x2−9=(x−3)(x+3)
x+3x2−9=x+3(x−3)(x+3)=x−3valable car x=−3
3.
x−3=5
⇔x=8
8=−3 : la valeur est acceptable. S={8}.
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
13
Le sac de riz d'Abidjan. Un commerçant d'Abidjan achète x kilogrammes de riz à 450 F CFA le kilogramme, puis revend la totalité à 600 F CFA le kilogramme. Il réalise ainsi un bénéfice total de 13500 F CFA.
Écris une équation traduisant la situation.
Détermine la quantité de riz achetée.
Calcule le montant total de l'achat et celui de la vente.
Voir le corrigé détaillé
1. Le bénéfice est la différence entre la recette et la dépense :
600x−450x=13500
2.
150x=13500
⇔x=90
90>0 : la solution convient. Le commerçant a acheté 90 kg de riz.
3. Achat : 450×90=40500 F CFA. Vente : 600×90=54000 F CFA. On vérifie 54000−40500=13500 F CFA, conforme à l'énoncé.
14
Le terrain agrandi de N'Djaména. Un terrain carré de côté x mètres, à N'Djaména, est agrandi de 3 mètres de chaque côté : son nouveau côté mesure donc x+3 mètres. Cet agrandissement fait gagner 87 m² d'aire.
Écris une équation traduisant la situation.
Détermine le côté initial du terrain.
Voir le corrigé détaillé
1. La nouvelle aire moins l'ancienne aire vaut 87 :
(x+3)2−x2=87
2.
x2+6x+9−x2=87on développe (x+3)2
⇔6x+9=87
⇔6x=78
⇔x=13
13>0 : la solution convient. Le côté initial mesurait 13 m (le nouveau côté mesure 16 m ; on vérifie 162−132=256−169=87).
15
Le partage à Bamako. Trois amis de Bamako se partagent une somme de 45000 F CFA. Le deuxième reçoit le double du premier, et le troisième reçoit 5000 F CFA de plus que le premier.
En notant x la part du premier ami, écris une équation.
Détermine la part de chacun.
Voir le corrigé détaillé
1. Le deuxième reçoit 2x, le troisième x+5000, et la somme des trois parts vaut 45000 :
x+2x+(x+5000)=45000
2.
4x+5000=45000
⇔4x=40000
⇔x=10000
Le premier reçoit 10000 F CFA, le deuxième 2×10000=20000 F CFA, et le troisième 10000+5000=15000 F CFA. Vérification : 10000+20000+15000=45000 F CFA.
16
Le trajet d'Abéché. Un car relie Abéché à Am-Timan, distantes de 189 km, en x heures (x=0). Sa vitesse moyenne, en km/h, est donnée par x189. Sachant que cette vitesse moyenne vaut 63 km/h, détermine la durée x du trajet.
Voir le corrigé détaillé
Condition d'existence : x=0 (un temps de trajet ne peut pas être nul).
x189=63
⇔189=63xon multiplie les deux membres par x=0
⇔x=3
3=0 : la valeur est acceptable, et 3>0 est cohérent avec un temps de trajet. Le car met 3 heures pour relier Abéché à Am-Timan.
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Pour tous nombres a et b :
Explication : En développant (a+b)(a+b), on obtient a2+ab+ab+b2=a2+2ab+b2 : le double produit 2ab est indispensable.
La factorisation de 20x2−12x par mise en évidence du facteur commun est :
Explication :20x2−12x=4x×5x−4x×3=4x(5x−3). Le facteur commun 4x est le plus grand possible.
Après factorisation, B=(x−1)(2x+3)+(x−1)(x−5) s'écrit :
Explication :(x−1) est le facteur commun aux deux termes : B=(x−1)[(2x+3)+(x−5)]=(x−1)(3x−2).
La factorisation de x2−16 est :
Explication :x2−16=x2−42=(x−4)(x+4), en reconnaissant l'identité a2−b2=(a−b)(a+b).
Parmi les expressions suivantes, laquelle ne peut PAS être factorisée à l'aide des identités remarquables étudiées en Seconde ?
Explication :x2+16 est une somme de deux carrés : elle ne se factorise pas avec les nombres connus en Seconde. Les trois autres sont respectivement une différence de carrés et deux carrés parfaits.
La solution de l'équation 3x+5=x+13 est :
Explication :3x−x=13−5 2x=8 x=4.
La solution de 2(3x−1)−5=4(x+1) est :
Explication : On développe : 6x−2−5=4x+4 6x−7=4x+4 2x=11 x=5,5.
La solution de 3x−1=4x+2 est :
Explication : On multiplie par 12 (dénominateur commun de 3 et 4) : 4x−12=3(x+2) 4x−12=3x+6 x=18.
Pour tous nombres A et B :
Explication : C'est le principe du produit nul : un produit de deux facteurs est nul si, et seulement si, au moins l'un des deux facteurs est nul.
L'ensemble des solutions de (3x−2)(x+5)=0 est :
Explication :3x−2=0⇔x=32 ; x+5=0⇔x=−5. Par le produit nul, S={32;−5}.
Face à l'équation (x−2)(x+3)=6, la bonne méthode est :
Explication : Le principe du produit nul ne s'applique qu'à une équation de la forme A×B=0. Comme le membre de droite vaut 6 et non 0, il faut développer, tout regrouper d'un côté, refactoriser, puis appliquer le produit nul.
Pour BA=0 (avec B non identiquement nul), on a :
Explication : Un quotient est nul exactement quand son numérateur est nul, à condition que le dénominateur ne soit pas nul lui-même (sinon le quotient n'existe pas).
L'ensemble des solutions de x−5x−5=0 est :
Explication : Le numérateur ne s'annule qu'en x=5, mais cette valeur annule aussi le dénominateur : elle est interdite. Aucune valeur ne convient, donc S=∅. Vérifie toujours la condition d'existence avant de conclure.
L'équation x2=a (inconnue x) admet :
Explication : Un carré n'est jamais négatif : si a<0, aucune solution ; si a=0, une seule solution 0 ; si a>0, deux solutions opposées a et −a.
La valeur interdite de l'expression x+53x−1 est :
Explication : Le dénominateur s'annule quand x+5=0, soit x=−5 : c'est la seule valeur interdite de cette expression.
Résous x−4x+2=x−46 (avec x=4). L'ensemble des solutions est :
Explication : Les deux membres ont le même dénominateur x−4 (non nul) : l'égalité équivaut à celle des numérateurs, x+2=6, soit x=4. Mais x=4 est justement la valeur interdite : aucune solution ne convient, S=∅.