Calcul numérique : puissances, radicaux et fractions
Consolider le calcul exact avant d'aborder l'algèbre du lycée.
MathématiquesSecondeChapitre 2 / 15⏱ 6 h
Ce que tu sauras faire à la fin
Simplifier une expression numérique exacte
Rationaliser un dénominateur
Contrôler un résultat par ordre de grandeur
Additionner, multiplier, comparer : tu sais déjà le faire depuis longtemps. Mais avant d'attaquer l'algèbre du lycée — les équations, les fonctions, la trigonométrie — il faut consolider un socle : savoir manipuler sans erreur et sans calculatrice les puissances, les racines carrées et les fractions, et savoir écrire un résultat sous sa forme la plus simple et exacte. C'est l'objet de ce chapitre.
Ces outils ne sont pas seulement scolaires. Un ingénieur qui dimensionne un pont, un pharmacien qui calcule une concentration, un astronome qui compare la taille d'un virus à celle du Système solaire : tous manipulent des puissances de dix. Un artisan qui calcule la diagonale d'un plan de travail carré retrouve 2. Ce chapitre te donne les automatismes qui rendront tous tes calculs futurs plus rapides et plus sûrs.
Ce qui change par rapport au collège : les règles sur les puissances, que tu utilisais parfois sans les nommer, sont maintenant démontrées et généralisées aux exposants négatifs ; la notation scientifique devient un outil de calcul à part entière ; et surtout, tu apprends à rationaliser un dénominateur — y compris lorsqu'il contient une somme, grâce à la quantité conjuguée. Cette rigueur d'écriture, exigée dès la Seconde, te servira dans toutes les matières scientifiques.
1Règles sur les puissances
Une puissance est une écriture abrégée d'une multiplication répétée. Formaliser ses règles de calcul — et surtout les comprendre — t'évitera les erreurs de signe et de facteur qui coûtent le plus de points en contrôle.
1.1 Puissance d'exposant entier naturel
Définition
Soit a un nombre et n un entier naturel non nul. La puissance n-ième de a, notée an, est le produit de n facteurs égaux à a :
an=n facteursa×a×⋯×a
On pose de plus a1=a et, pour a=0, a0=1.
Le nombre a s'appelle la base, le nombre n l'exposant. Attention à ne pas confondre an (une puissance) avec n×a (un produit) : 23=8 alors que 3×2=6.
1.2 Exposant nul et exposants négatifs
Définition — exposant négatif
Soit a un nombre non nul et n un entier naturel non nul. On pose :
a−n=an1
Un exposant négatif ne rend donc pas le résultat négatif : il indique qu'on passe à l'inverse de la puissance correspondante.
Attention
L'écriture 0n avec n entier négatif n'a aucun sens : elle demanderait de diviser par 0. Quant à 00, il n'est pas défini au lycée. Retiens : la base d'une puissance d'exposant négatif ou nul doit toujours être non nulle.
Exemple — calculer une puissance d'exposant négatif ou nul
2−3=231définition
=81
50=1
0,1−2=0,121=0,011
=100
1.3 Les règles opératoires
Propriété
Pour tous nombres a, b non nuls et tous entiers relatifs m, n :
am×an=am+n
anam=am−n
(am)n=am×n
(a×b)n=an×bn
(ba)n=bnan
Démonstration — de la première règle
Soient m et n deux entiers naturels non nuls. Par définition, am est un produit de m facteurs égaux à a, et an un produit de n facteurs égaux à a.
am×an=m facteursa×⋯×a×n facteursa×⋯×a
=m+n facteursa×⋯×aon regroupe tous les facteurs, il n'y a plus de parenthèses à respecter
=am+n
La règle se prolonge ensuite à tous les entiers relatifs m et n grâce à la définition a−n=an1 (on admet ce prolongement en Seconde).
Exemple — simplifier avec les règles opératoires
Simplifier A=5357×5−2.
A=5357+(−2)on additionne les exposants au numérateur
=5355
=55−3quotient de puissances de même base
=52=25
Simplifier B=(23)2×2−4.
B=23×2×2−4puissance de puissance
=26×2−4
=26+(−4)
=22=4
Attention
Le signe « moins » n'est pas concerné par l'exposant s'il n'est pas entre parenthèses : −24=−(24)=−16, alors que (−2)4=16. De même, (a+b)n n'est presque jamais égal à an+bn : vérifie-le avec a=b=1 et n=2 — (1+1)2=4 alors que 12+12=2.
Math & Co — Une notation venue de loin
L'idée d'écrire une puissance grâce à un petit nombre placé en haut à droite n'est pas allée de soi. Dès 1484, dans son Triparty en la science des nombres, le Français Nicolas Chuquet désigne déjà les puissances par une écriture abrégée — et il ose utiliser des exposants nuls et même négatifs, un siècle et demi avant tout le monde !
Il faut attendre René Descartes, en 1637, dans La Géométrie, pour que la notation moderne a2, a3, a4… s'impose durablement en Europe. Descartes n'utilisait cependant pas encore l'exposant négatif : c'est l'Anglais John Wallis qui généralise les écritures a−n et a0 en 1656, dans son Arithmetica Infinitorum.
2Notation scientifique
Les sciences manipulent des nombres extrêmement grands (distance Terre-Soleil, nombre d'étoiles d'une galaxie) ou extrêmement petits (taille d'un virus, d'un atome). Les écrire avec toutes leurs décimales serait illisible et source d'erreurs. La notation scientifique règle ce problème en isolant, dans une puissance de dix, l'information sur l'ordre de grandeur du nombre.
2.1 Écriture scientifique d'un nombre
Définition
Tout nombre décimal x non nul s'écrit de manière unique sous la forme :
x=a×10n
où n est un entier relatif et a un nombre décimal tel que 1⩽∣a∣<10. Cette écriture s'appelle la notation scientifique de x.
Méthode — écrire un nombre en notation scientifique
On déplace la virgule jusqu'à obtenir un seul chiffre non nul avant elle. L'exposant n compte le nombre de rangs parcourus par la virgule : il est positif si elle recule vers la gauche (grand nombre), négatif si elle avance vers la droite (petit nombre).
Exemple — grands et petits nombres
45800000=4,58×10000000
=4,58×107la virgule recule de 7 rangs
0,0000312=3,12×10−5la virgule avance de 5 rangs
Exemple — calculer en notation scientifique
Calculer C=4×10−2(2×103)×(5×10−6) (les règles de la section 1 s'appliquent aux exposants).
C=42×5×103+(−6)−(−2)on regroupe les nombres, puis les puissances de dix
=410×10−1
=2,5×10−1
Attention
45×106 n'est pas une écriture scientifique : 45 n'est pas compris entre 1 et 10. Il faut corriger : 45×106=4,5×107. Vérifie aussi le signe de l'exposant : un nombre inférieur à 1 a toujours un exposant négatif.
2.2 Ordre de grandeur et contrôle d'un résultat
Définition
L'ordre de grandeur d'un nombre x>0 est la puissance de 10 la plus proche de x. En notation scientifique x=a×10n, c'est 10n si a<10≈3,16, et 10n+1 sinon.
Méthode — contrôler un résultat
Avant tout calcul précis, estime un ordre de grandeur du résultat attendu. Si le résultat trouvé s'en écarte franchement, c'est le signal d'une erreur (virgule mal placée, signe d'exposant oublié…) : recommence le calcul.
Exemple — durée de trajet de la lumière
La distance Terre-Lune vaut environ d=3,84×105km, et la lumière parcourt environ v=3×105km/s. Quel est l'ordre de grandeur de la durée du trajet ?
t=vd=3×1053,84×105
=33,84×105−5
=1,28×100≈1,3s
Ordre de grandeur : 1 seconde — cohérent avec la valeur réellement mesurée (1,3 s environ).
Figure 1 — Sur l'échelle des puissances de 10, chaque graduation multiplie (ou divise) la précédente par dix : vingt ordres de grandeur séparent le virus du Système solaire.
Math & Co — L'Arénaire, ou compter les grains de sable de l'Univers
Vers -216, le savant grec Archimède de Syracuse rédige L'Arénaire (Psammitès), un texte adressé au roi Gélon dans lequel il se propose de calculer combien de grains de sable seraient nécessaires pour remplir la sphère des étoiles fixes — l'Univers connu de son temps.
Le système grec de numération, fondé sur la myriade (10000), ne permettait pas de nommer des nombres aussi gigantesques. Archimède invente donc un procédé pour construire des nombres arbitrairement grands, ancêtre lointain de nos puissances de dix, et aboutit à une estimation de l'ordre de 1063 grains de sable. C'est l'un des tout premiers textes de l'histoire à raisonner explicitement sur des ordres de grandeur.
3Racines carrées et simplification
La racine carrée est l'opération inverse du carré : élever au carré fait passer de 3 à 9, la racine carrée ramène de 9 à 3. Ce petit symbole x introduit surtout des nombres d'un genre nouveau — les irrationnels, que tu ne pourras jamais écrire comme une fraction ni comme un décimal exact.
3.1 Définition de la racine carrée
Définition
Soit a un nombre positif ou nul. La racine carrée de a, notée a, est l'unique nombre positif ou nul dont le carré vaut a :
a=b⟺{b⩾0etb2=a}
Attention
Si a est strictement négatif, a n'existe pas dans l'ensemble des nombres réels R : le carré d'un nombre est toujours positif ou nul, donc aucun nombre réel n'a un carré égal à −4. (Tu apprendras plus tard, en Terminale, qu'un ensemble de nombres encore plus vaste redonne un sens à −4 — mais ce n'est pas notre affaire ici.)
Exemple — racines qui tombent juste
225=15car 152=225 et 15⩾0
0,04=0,2car 0,22=0,04
2516=54car (54)2=2516
1000000=1000
Figure 2 — Un carré 2×2 (aire 4) privé de ses quatre coins triangulaires (aire totale 2) laisse un carré tourné de 45° d'aire exactement 2 : son côté mesure donc 2.
3.2 Racine d'un produit, d'un quotient
Propriété
Pour tous nombres a⩾0 et b⩾0 (avec b=0 pour le quotient) :
a×b=a×bba=ba
Démonstration — de la première formule
Les deux membres sont positifs ou nuls ; par unicité de la racine carrée, il suffit de vérifier que le carré de a×b vaut bien a×b.
(a×b)2=(a)2×(b)2règle (xy)2=x2y2
=a×b
a×b est donc le nombre positif dont le carré vaut a×b : c'est exactement la définition de a×b. La démonstration pour le quotient est identique.
Attention
Il n'existe aucune formule pour a+b : la racine carrée ne se distribue que sur un produit ou un quotient, jamais sur une somme. Par exemple 9+16=25=5, alors que 9+16=3+4=7.
3.3 Simplifier une racine carrée
Méthode — simplifier N
On cherche le plus grand carré parfait qui divise N, on écrit N=k2×m, puis on applique k2×m=km.
Exemple — simplifier 72
72=36×236=62 est le plus grand carré parfait qui divise 72
72=36×2
=36×2
=62
Exemple — réduire une somme de radicaux
Réduire D=318−50+28 (on ne peut additionner que des radicaux de même radicande).
18=9×2=32donc 318=92
50=25×2=52
8=4×2=22donc 28=42
D=92−52+42
=(9−5+4)2
=82
Figure 3 — La spirale de Théodore : en accolant à chaque étape un triangle rectangle de côté 1, on obtient successivement des segments OPn de longueur exactement n.
Math & Co — Théodore de Cyrène et la limite de √17
Vers -400, le mathématicien grec Théodore de Cyrène démontre — d'après le témoignage de son élève Platon dans le dialogue Théétète — que 3, 5, 6, … 17 sont tous des nombres irrationnels, sans qu'aucune fraction ne leur soit égale. Curieusement, le texte dit qu'il « s'arrêta là », à 17, sans que la raison en soit connue avec certitude.
La spirale ci-dessus, souvent appelée roue de Théodore, est une reconstitution moderne popularisée au XXe siècle : géométriquement, ajouter un triangle de plus après 17 fait chevaucher le premier triangle de la spirale, ce qui explique peut-être pourquoi Théodore s'est arrêté précisément là.
3.4 Comparer des nombres réels
Propriété
Pour tous nombres a⩾0 et b⩾0 : a<b⟺a<b. La racine carrée conserve l'ordre des nombres positifs.
Méthode — comparer deux réels positifs
On peut comparer deux nombres positifs en comparant leurs carrés : c'est souvent plus simple lorsque des radicaux sont en jeu. Cette technique est fausse si l'un des nombres est négatif !
Exemple — comparer 23 et 32
Les deux nombres sont positifs : on compare leurs carrés.
(23)2=4×3=12
(32)2=9×2=18
12<18
⇒23<32les deux nombres comparés sont positifs
Méthode — encadrer N entre deux entiers
On cherche les deux carrés parfaits consécutifs qui encadrent N ; la propriété ci-dessus transmet l'encadrement aux racines.
Exemple — encadrer 60
49<60<64
⇒49<60<64
⇒7<60<8
Figure 4 — Chaque racine carrée occupe une position précise et calculable sur la droite graduée, entre deux entiers consécutifs.
4Rationalisation
Par convention, un résultat exact ne doit jamais laisser de radical au dénominateur : on dit qu'il faut rendre le dénominateur rationnel. Cette règle facilite la comparaison de deux résultats et évite toute ambiguïté de calcul — c'est l'écriture attendue dans tout devoir de mathématiques.
4.1 Dénominateur avec un seul radical
Méthode — un seul radical au dénominateur
On multiplie le numérateur et le dénominateur par ce radical : comme b×b=b, le radical disparaît du dénominateur.
Exemple — rationaliser 31 et 275
31=3×31×3
=33
275=27×75×7on multiplie haut et bas par 7
=2×757
=1457
4.2 Dénominateur avec une somme : la quantité conjuguée
Définition — quantité conjuguée
La quantité conjuguée de a−b est a+b (et réciproquement). Grâce à l'identité remarquable (x−y)(x+y)=x2−y2, leur produit ne contient plus de radical :
(a−b)(a+b)=a2−b
Démonstration
(a−b)(a+b)=a2+ab−ab−(b)2
=a2−bles termes croisés s'annulent, et (b)2=b
Méthode — dénominateur en somme ou différence de radicaux
On multiplie le numérateur et le dénominateur par la quantité conjuguée du dénominateur, ce qui fait apparaître l'identité ci-dessus et élimine tous les radicaux du bas.
Exemple — écrire F=5−21 sans radical au dénominateur
La quantité conjuguée de 5−2 est 5+2.
F=(5−2)(5+2)1×(5+2)
(5−2)(5+2)=(5)2−22
=5−4=1
⇒F=5+2
Vérification : 5≈2,236, donc F≈4,236 ; et 2,236−21≈4,24. Cohérent.
Exemple — rationaliser G=7+23
G=(7+2)(7−2)3(7−2)
(7+2)(7−2)=7−2=5
⇒G=537−32
Attention
Trois pièges fréquents : oublier de multiplier le numérateur (et pas seulement le dénominateur) ; se tromper de conjugué — le conjugué de 5−2 est 5+2, pas−5−2 ; et ne pas simplifier la fraction obtenue quand c'est possible.
5Calcul fractionnaire
Les fractions accompagneront toute ta scolarité scientifique : coefficients d'une fonction affine, probabilités, concentrations molaires… Un rappel rigoureux des quatre opérations s'impose, car une erreur de fraction en Seconde se répercute sur des chapitres entiers d'algèbre.
5.1 Addition et soustraction
Méthode — additionner ou soustraire des fractions
On réduit les fractions au même dénominateur (un multiple commun aux deux dénominateurs, si possible le plus petit), puis on additionne ou soustrait les numérateurs en gardant ce dénominateur commun.
Exemple — dénominateur commun
32+65=64+656 est multiple de 3 et de 6
=69=23
41−103=205−20620 est le plus petit multiple commun à 4 et 10
=−201
5.2 Multiplication, division, simplification
Propriété
Pour b, c, d non nuls :
ba×dc=b×da×cba÷dc=ba×cd
Exemple — multiplier, diviser, simplifier
914×73=9×714×3
=6342
=32on divise haut et bas par leur PGCD, 21
52÷154=52×415diviser, c'est multiplier par l'inverse
=2030=23
Attention
On ne simplifie une fraction qu'en divisant le numérateur et le dénominateur en entier par un même facteur. b+2a+2 n'est pas égal à ba : le 2 n'est pas un facteur commun, c'est un terme ajouté. Seule une expression entièrement factorisée peut être simplifiée.
6Priorités et rigueur d'écriture
Un calcul juste dépend autant de la méthode que de l'ordre dans lequel on effectue les opérations. Cette dernière section rassemble les règles de priorité et les réflexes de vérification qui garantissent un résultat exact — et sans lesquels tout le reste de ce chapitre resterait fragile.
6.1 Les priorités opératoires
Propriété — ordre des priorités
Ce qui est entre parenthèses (en commençant par les plus intérieures) ;
les puissances et les racines carrées ;
les multiplications et divisions, de gauche à droite ;
les additions et soustractions, de gauche à droite.
Exemple — calcul mixte, synthèse du chapitre
Calculer H=323−16+(2)2×5−1.
23=8 et 16=4on calcule d'abord puissance et racine
H=38−4+(2)2×5−1
=34+2×51(2)2=2 et 5−1=51
=34+52
=1520+156dénominateur commun 15
=1526
6.2 Rigueur d'écriture et vérification
Dans un calcul rédigé, chaque ligne du bloc de calcul doit contenir une seule transformation, justifiée si besoin. Les parenthèses sont obligatoires dès qu'un nombre négatif est substitué dans une expression, et lors de toute soustraction d'une somme.
Attention
Distribuer un signe « moins » devant une parenthèse change le signe de chaque terme : −(3−5)=−3+5=2, et surtout pas −3−5. C'est l'erreur la plus fréquente dans les calculs avec parenthèses.
Méthode — dernière vérification
Avant de conclure, relis ton résultat et compare-le à un ordre de grandeur estimé mentalement (section 2) : c'est le meilleur filet de sécurité contre une erreur de signe, de parenthèse ou de calculatrice.
Notation scientifique : x=a×10n avec 1⩽∣a∣<10. Ordre de grandeur = puissance de 10 la plus proche.
a existe seulement si a⩾0, et a⩾0toujours ; (a)2=a ; a2=∣a∣.
a×b=a×b et ba=ba. Aucune formule pour a+b.
Simplifier : sortir le plus grand carré parfait, 72=62. Réduire : additionner seulement des radicaux de même radicande.
Comparer deux réels positifs : comparer leurs carrés.
Rationaliser un radical seul : multiplier haut et bas par ce radical, 31=33.
Rationaliser une somme : multiplier par la quantité conjuguée, (a−b)(a+b)=a2−b.
Fractions : dénominateur commun pour + et − ; multiplier terme à terme pour × ; multiplier par l'inverse pour ÷.
Priorités : parenthèses → puissances/racines → × et ÷ → + et − (de gauche à droite).
7Exercices corrigés
Niveau 1 — Application directe
1
Calcule, sans calculatrice : a) 3−2 ; b) (22)3×2−5 ; c) 10−3×105×10−1.
Voir le corrigé détaillé
a) 3−2=321=91
b) (22)3×2−5=26×2−5
=21=2
c) 10−3×105×10−1=10−3+5−1
=101=10
2
Écris en notation scientifique : a) 5340000 ; b) 0,000402 ; c) 72×104.
Voir le corrigé détaillé
a) 5340000=5,34×106
b) 0,000402=4,02×10−4
c) 72×104=7,2×10×10472 n'est pas compris entre 1 et 10
=7,2×105
3
Calcule puis simplifie si besoin : a) 196 ; b) 8149 ; c) 98.
Voir le corrigé détaillé
a) 196=14car 142=196
b) 8149=8149=97
c) 98=49×2
⇒98=49×2=72
4
Rends le dénominateur rationnel : a) 51 ; b) 223.
Voir le corrigé détaillé
a) 51=5×55
=55
b) 223=22×23×2
=2×232=432
5
Calcule et simplifie : a) 65−41 ; b) 83×94÷32.
Voir le corrigé détaillé
a) 65−41=1210−123dénominateur commun 12
=127
b) 83×94=7212=61
61÷32=61×23
=123=41
Niveau 2 — Approfondissement
6
Simplifie K=2−1×4225×4.
Voir le corrigé détaillé
4=2 et 42=(22)2=24
K=2−1×2425×21=2326
=23=8
7
Réduis L=245−20+380, puis compare L et 155 sans calculatrice.
Voir le corrigé détaillé
45=35 donc 245=65
20=25
80=45 donc 380=125
L=65−25+125=165
L et 155 ont le même radicande 5>0 : il suffit de comparer les coefficients. Comme 16>15, on a L=165>155.
8
Rends rationnel le dénominateur de M=3−72.
Voir le corrigé détaillé
M=(3−7)(3+7)2(3+7)
(3−7)(3+7)=9−7=2
⇒M=22(3+7)=3+7
9
Calcule N=43×16−(21)−2×51.
Voir le corrigé détaillé
16=4donc 43×4=3
(21)−2=22=4
N=3−4×51
=3−54=515−54
=511
Niveau 3 — Défi
10
On considère P=2−32+3−2+32−3.
Rationalise séparément chacune des deux fractions.
En déduire la valeur exacte de P, sous la forme a3.
Donne une valeur approchée de P au dixième près, sachant que 3≈1,732.
Voir le corrigé détaillé
1. Le conjugué de 2−3 est 2+3, et réciproquement.
(2−3)(2+3)=4−3=1
2−32+3=1(2+3)(2+3)=(2+3)2
=4+43+3=7+43
de même 2+32−3=(2−3)2=7−43
2.
P=(7+43)−(7−43)
=83
3.P≈8×1,732=13,856≈13,9.
11
Un rectangle a pour longueur 50 cm et pour largeur 18 cm.
Calcule l'aire exacte du rectangle.
Calcule la diagonale exacte du rectangle, sous la forme ab.
Donne une valeur approchée de cette diagonale, au mm près (17≈4,123).
Voir le corrigé détaillé
1.
50=52 et 18=32
Aire =52×32=15×(2)2
=15×2=30cm2
2. D'après le théorème de Pythagore, la diagonale d vérifie d2=(50)2+(18)2.
d2=50+18=68
⇒d=68=4×17on écarte la solution négative
=217cm
3.d≈2×4,123=8,246≈8,2cm (au mm près).
12
Soit Q=(1−21)×(1+21).
Développe Q à l'aide d'une identité remarquable, puis calcule sa valeur exacte.
Retrouve ce résultat en rationalisant d'abord 21.
Voir le corrigé détaillé
1.Q est de la forme (1−x)(1+x)=1−x2 avec x=21.
Q=1−(21)2
=1−21
=21
2. Rationalisons d'abord : 21=22.
Q=(1−22)(1+22)=1−(22)2
=1−42
=21
Les deux méthodes donnent bien le même résultat exact.
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
13
Le marché de Sandaga (Dakar). Un grossiste du marché de Sandaga reçoit une cargaison de 2,4×105 kg de riz, répartie en sacs de 5×101 kg chacun.
Calcule, en notation scientifique, le nombre de sacs reçus.
Chaque sac est revendu 3,2×104 F CFA. Calcule la recette totale, en notation scientifique puis en écriture décimale.
Donne un ordre de grandeur de cette recette et vérifie la cohérence du résultat du 2.
Voir le corrigé détaillé
1.
nombre de sacs =5×1012,4×105
=52,4×105−1=0,48×104
=4,8×103sacssoit 4800 sacs
2.
recette =4,8×103×3,2×104
=(4,8×3,2)×103+4
=15,36×107=1,536×108
=153600000F CFA
3. Comme 1,536<10≈3,16, l'ordre de grandeur de la recette est 108 F CFA : cela correspond bien au résultat trouvé, 1,536×108.
14
Le réservoir d'Abéché (Tchad). Une ONG installe, à Abéché, un réservoir d'eau de base carrée, d'aire 50m2.
Donne la valeur exacte du côté du réservoir, sous la forme ab.
Un muret entoure le réservoir, à 45000 F CFA le mètre linéaire. Calcule le coût total, arrondi au millier de francs (2≈1,414).
Voir le corrigé détaillé
1. Le côté c (en m) vérifie c2=50, avec c>0.
c=50=25×2
=52m
2. Le périmètre est le quadruple du côté.
P=4×52=202m
≈20×1,414=28,28m
coût ≈28,28×45000
≈1272600F CFA≈1273000F CFA
Il faut prévoir environ 1 273 000 F CFA pour le muret.
15
La coopérative de Bamako. Une coopérative de Bamako récolte un champ de mangues. Les 53 de la récolte sont vendus au marché local, puis 41 du reste est donné à une école. Ce qui reste ensuite, soit 180 kg, est conservé par la coopérative.
Quelle fraction de la récolte totale représente la part donnée à l'école ?
Quelle fraction de la récolte totale représente la part conservée (180 kg) ?
Calcule la masse totale de la récolte.
Voir le corrigé détaillé
1. Après la vente, il reste 1−53=52 de la récolte. L'école reçoit le quart de ce reste.
part école =41×52
=202=101de la reˊcolte
2.
part conservée =52−101
=104−101=103de la reˊcolte
3. Les 103 de la récolte totale valent 180 kg.
récolte totale =180÷103=180×310
=31800
=600kg
La récolte totale pèse 600 kg.
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Pour un nombre a non nul et n entier naturel non nul, on définit a−n par :
Explication : Un exposant négatif indique qu'on passe à l'inverse de la puissance correspondante : a−n=an1. Il ne rend pas le résultat négatif.
La valeur de 4−2 est :
Explication :4−2=421=161.
La valeur de 336×3−2 est :
Explication :36×3−2=36−2=34. 3134=34−1=33=27.
La valeur de −32 est :
Explication : Le signe « moins » n'est pas concerné par l'exposant s'il n'est pas entre parenthèses : −32=−(32)=−9, alors que (−3)2=9.
L'écriture scientifique de 6720000 est :
Explication : On place la virgule après le premier chiffre non nul : 6720000=6,72×106, la virgule ayant reculé de 6 rangs.
L'écriture scientifique de 0,0000581 est :
Explication : La virgule avance de 5 rangs pour laisser un seul chiffre non nul avant elle : 0,0000581=5,81×10−5. Un nombre inférieur à 1 a toujours un exposant négatif.
La valeur de 6×10−2(3×104)×(2×10−7) est :
Explication : On regroupe les nombres puis les puissances de dix : 63×2×104+(−7)−(−2)=1×10−1.
Pour un nombre a strictement négatif, a :
Explication : Le carré d'un nombre réel est toujours positif ou nul : aucun réel n'a donc un carré négatif, ce qui rend a indéfinie pour a<0.
Parmi ces égalités, laquelle est VRAIE pour a⩾0 et b⩾0 ?
Explication : La racine carrée se distribue sur un produit (ab=ab), jamais sur une somme : 9+16=25=5, alors que 9+16=3+4=7.
La forme simplifiée de 150 est :
Explication :150=25×6, avec 25=52 le plus grand carré parfait qui divise 150. 150=25×6=56.
La forme réduite de 212+327−48 est :
Explication :12=23 donc 212=43. 27=33 donc 327=93. 48=43. Total : 43+93−43=93.
Pour comparer 52 et 43 (tous deux positifs), on compare leurs carrés : 50 et 48. On en déduit :
Explication : Pour deux réels positifs, la racine carrée conserve l'ordre : comme (52)2=50>48=(43)2, on conclut 52>43.
La forme rationalisée de 57 est :
Explication : On multiplie haut et bas par 5 : 57=5×57×5=575.
La quantité conjuguée de a−b est :
Explication : La quantité conjuguée de a−b est a+b : leur produit, a2−b, ne contient plus de radical.
La forme rationalisée de F=7−24 est :
Explication : On multiplie par la quantité conjuguée 7+2 : (7−2)(7+2)=7−4=3. F=34(7+2).
La valeur de 43−52 est :
Explication : Dénominateur commun 20 : 43=2015 et 52=208. 2015−208=207.
La valeur de 821÷47 est :
Explication : Diviser, c'est multiplier par l'inverse : 821×74=5684=23 après simplification par 28.
L'expression y+3x+3 est-elle égale à yx ?
Explication : On ne simplifie une fraction qu'en divisant numérateur et dénominateur en entier par un même facteur commun. Ici 3 est ajouté, pas multiplié : la simplification est fausse.