Depuis le collège, tu manipules des fonctions sans toujours le savoir : le prix payé selon le nombre d’articles achetés, la distance parcourue selon le temps, la surface d’un carré selon son côté… Chaque fois qu’une grandeur en détermine une autre de façon unique, une fonction est à l’œuvre. Ce chapitre pose enfin, noir sur blanc, le langage précis qui porte cette idée : ensemble de définition, image, antécédent, courbe représentative, variations, extremums.
Ce vocabulaire n’est pas un exercice de style : c’est l’outil que toute la suite du lycée va utiliser, en mathématiques comme en physique-chimie ou en sciences économiques. Une courbe de température, un signal électrique, un chiffre d’affaires, un profil de vitesse : partout, on te demandera de lire un graphique, de dresser un tableau de variations, ou de résoudre une équation « à l’œil » avant même de savoir la résoudre par le calcul.
La nouveauté par rapport au collège : tu connaissais surtout les fonctions linéaires () et affines (), toujours définies sur tout entier. À partir de maintenant, une fonction peut être quelconque — donnée par une formule, par une courbe ou par un tableau — et son ensemble de définition peut être plus petit que . Il faut donc apprendre à le déterminer avant toute chose.
Fil rouge de ce chapitre : la température relevée heure par heure à Abéché (Tchad), une fonction que tu ne connais que par sa courbe, et sur laquelle tu apprendras à lire, sans aucun calcul, tout ce que ce chapitre te propose d’étudier.
1Définition, ensemble de définition
1.1 Qu’est-ce qu’une fonction ?
Soit une partie de . Définir une fonction sur , c’est associer à chaque nombre de un unique nombre réel, noté et appelé l’image de par . On note :
Ne confonds jamais et . est la fonction elle-même — la machine tout entière. est un nombre — le résultat obtenu pour une valeur précise de . On dit « la fonction » mais « le nombre », jamais l’inverse.
1.2 Ensemble de définition
L’ensemble de définition d’une fonction est le plus grand sous-ensemble de sur lequel l’expression de existe et donne un nombre réel unique.
On cherche les valeurs interdites, puis on les retire de .
- Quotient : le dénominateur ne doit jamais s’annuler.
- Racine carrée : le radicande doit être positif ou nul.
- Situation concrète : est souvent borné par le contexte (une durée, une longueur, une quantité produite…).
Soit .
- existe un quotient n’existe pas si le dénominateur est nul
Donc .
Soit .
- existe une racine carrée n’existe que si le radicande est positif ou nul
Donc .
Une fonction peut aussi venir d’une situation concrète : un tisserand de Bamako fabrique mètres de tissu par jour, avec compris entre et (capacité de son atelier) ; le coût de production est alors défini sur . Pour la fonction température de notre fil rouge (Figure 2), on aura de même : l’heure varie sur une seule journée.
Le mot « fonction » apparaît sous la plume de Gottfried Wilhelm Leibniz en 1673, dans un manuscrit où il désigne par ce terme une grandeur géométrique attachée à une courbe. Le sens s’affine ensuite avec Johann Bernoulli, qui définit vers 1718 une fonction comme « une quantité composée d’une variable et de constantes ».
C’est Leonhard Euler, dans un article de 1734 puis dans son traité Introductio in analysin infinitorum (1748), qui introduit la notation que tu utilises aujourd’hui. Il faudra encore un siècle, avec Peter Gustav Lejeune Dirichlet en 1837, pour arriver à la définition moderne et générale que tu étudies dans ce chapitre : une correspondance quelconque, sans qu’il y ait forcément une formule.
2Image et antécédent
2.1 Image d’un nombre par une fonction
Soit une fonction définie sur et . Le nombre s’appelle l’image de par . Tout élément de possède une image, et une seule.
Soit . Calculons l’image de par .
L’image de par est ; on note .
2.2 Antécédent d’un nombre par une fonction
Soit une fonction et un nombre réel. On dit que est un antécédent de par lorsque et . Un nombre peut avoir zéro, un, ou plusieurs antécédents par .
Image et antécédent ne jouent pas le même rôle. Un donné a toujours une seule image : une seule flèche part de . En revanche, un donné peut avoir plusieurs antécédents : plusieurs flèches peuvent arriver sur le même — ou aucune.
2.3 Trois façons de lire une image ou un antécédent
Selon ce dont on dispose, on lit une image ou un antécédent par le calcul (en remplaçant dans la formule), dans un tableau de valeurs, ou par lecture graphique sur la courbe.
Voici quelques valeurs d’une fonction :
L’image de est (on lit sous ). Le nombre a pour antécédent (on cherche sur la seconde ligne, puis on remonte à la première).
Image de : on part de sur l’axe des abscisses, on monte (ou on descend) jusqu’à la courbe, puis on lit l’ordonnée du point obtenu sur l’axe des ordonnées.
Antécédent(s) de : on part de sur l’axe des ordonnées, on avance horizontalement jusqu’à chaque point de la courbe rencontré, puis on lit les abscisses de ces points.
Reprenons le fil rouge du chapitre : voici (Figure 2) la courbe qui donne la température (en °C) relevée à Abéché en fonction de l’heure (en h), pour variant de à . Elle n’est donnée par aucune formule — c’est une courbe expérimentale — et pourtant on peut tout y lire.
On lit sur la Figure 2 : l’image de est — à h du matin, il fait °C. Le nombre a deux antécédents, et : il fait °C à deux moments de la journée, une fois en début d’après-midi et une fois en soirée.
3Courbe représentative
3.1 Définition et test d’appartenance
Dans un repère du plan, la courbe représentative d’une fonction , notée , est l’ensemble des points tels que :
On écrit aussi .
Pour savoir si appartient à , on calcule et on compare le résultat à :
- si , alors ;
- si , alors .
Reprenons la fonction température de notre fil rouge et deux points candidats : et .
- lecture graphique, Figure 3
- donc
- lecture graphique, Figure 3
- donc
3.2 Construire une courbe point par point
Quand une fonction est donnée par une formule, on construit sa courbe en calculant les images de plusieurs valeurs de , en plaçant les points obtenus, puis en les reliant par un trait continu (si rien n’indique le contraire).
Soit , définie sur .
On place les cinq points , , , et , puis on les relie : la courbe obtenue est une parabole, plus on calcule de points, plus le tracé est précis.
Avant 1637, algèbre et géométrie vivaient séparément : d’un côté les nombres et les équations, de l’autre les droites et les cercles. Cette année-là, René Descartes publie La Géométrie, où il propose de repérer chaque point du plan par deux nombres — ses coordonnées. Une équation peut alors « devenir » une courbe, et une courbe peut « devenir » une équation.
Pierre de Fermat, dans le même mouvement, développe de son côté une méthode très voisine à partir de 1636. À eux deux, ils inventent ce qu’on appellera plus tard la géométrie analytique : le repère orthogonal que tu utilises à chaque figure de ce chapitre leur doit tout.
4Variations et tableau de variations
4.1 Sens de variation
Soit une fonction définie sur un intervalle .
est croissante sur lorsque, pour tous réels et de :
est décroissante sur lorsque, pour tous réels et de :
est constante sur lorsque tous les éléments de ont la même image.
Le sens de variation se lit toujours de gauche à droite, c’est-à-dire dans le sens des croissants. Une fonction croissante « monte » quand on lit la courbe de gauche à droite ; ce n’est pas le signe de qui compte, mais la façon dont évolue.
Soient et deux réels quelconques tels que . Montrons que .
Or donc , et : ainsi , c’est-à-dire , donc . Ceci est vrai pour tous de : est croissante sur . C.Q.F.D.
4.2 Tableau de variations
Le tableau de variations résume, sans dessiner la courbe, les intervalles où est croissante ou décroissante. La flèche ↗ signale une portion croissante, la flèche ↘ une portion décroissante ; les valeurs inscrites sont les images aux bornes de chaque intervalle.
On repère, en balayant la courbe de gauche à droite, tous les sommets et creux : ce sont les bornes des intervalles de monotonie. On note leurs abscisses sur la première ligne, et les images correspondantes sur la seconde, reliées par les flèches ↗ ou ↘.
| ↘ | ↗ | ↘ |
est décroissante sur , croissante sur , puis décroissante sur . Elle vaut en , descend à en , remonte à en , puis redescend à en . Par exemple, comme est croissante sur et que , on peut affirmer sans calcul que .
4.3 Comparer des images grâce aux variations
On place les deux réels dans un même intervalle de monotonie du tableau de variations. Si y est croissante, les images sont dans le même ordre que les réels ; si y est décroissante, l’ordre est inversé.
Une fonction est définie sur par le tableau de variations suivant :
| ↘ | ↗ | ↘ |
Comparons et , puis et , sans calculer aucune image.
- les deux réels sont dans
- or est décroissante sur
- décroissante : l’ordre s’inverse
- les deux réels sont dans
- or est croissante sur
- croissante : l’ordre est conservé
5Extremums
5.1 Maximum et minimum
Soit une fonction définie sur un intervalle . admet un maximum sur , atteint en , lorsque :
admet un minimum sur , atteint en , lorsque :
Un extremum est une valeur (une ordonnée), jamais un point ni une abscisse. Pour la fonction température : « le maximum de sur est , atteint en » — jamais « le maximum est ».
Les extremums se lisent aux changements de sens de variation (sommets et creux) ainsi qu’aux bornes de l’intervalle d’étude : on compare toutes ces valeurs entre elles.
D’après le tableau de variations de la Figure 4 :
- le minimum de sur est , atteint en ;
- le maximum de sur est , atteint en .
Aucun autre moment de la journée ne descend sous °C, ni ne dépasse °C.
Reprenons , définie sur (tableau de la section 4.3). Les valeurs à comparer sont les « sommets » du tableau : , , et .
- doncle minimum de sur est , atteint en
- etle maximum de sur est , atteint en
6Résolution graphique d’équations et d’inéquations
6.1 Résoudre graphiquement
On trace la droite horizontale d’équation . Les solutions de sont les abscisses des points d’intersection de cette droite avec .
6.2 Résoudre une inéquation
On repère la portion de courbe située en dessous (pour ou ) ou au-dessus (pour ou ) de la droite , puis on projette cette portion sur l’axe des abscisses : l’ensemble obtenu est l’ensemble des solutions.
Une inégalité large (, ) inclut les points d’intersection ; une inégalité stricte (, ) les exclut. N’oublie jamais d’écrire la réponse sous forme d’un ensemble (un intervalle, ou une réunion d’intervalles avec ).
- la droite coupe en deux pointsFigure 5
- leurs abscisses sont et
- donc
On garde la portion de courbe sous la droite : c’est l’arc vert de la Figure 5, entre les abscisses et (inégalité large : les extrémités sont incluses).
D’après la Figure 2 (section 2), a pour antécédents et , et le maximum est atteint en . Entre ces deux bornes, la courbe reste donc au-dessus de la droite .
7Parité et symétries
7.1 Fonctions paires
Soit une fonction dont l’ensemble de définition est symétrique par rapport à (pour tout , ). est paire lorsque, pour tout :
La courbe représentative d’une fonction paire est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées .
7.2 Fonctions impaires
Soit une fonction dont l’ensemble de définition est symétrique par rapport à . est impaire lorsque, pour tout :
La courbe représentative d’une fonction impaire est symétrique par rapport à l’origine du repère.
Soit un point de , et le point de même abscisse opposée. Comme est paire, , donc a pour coordonnées : et ont la même ordonnée et des abscisses opposées. Or deux points de même ordonnée et d’abscisses opposées sont symétriques par rapport à l’axe . Ceci étant vrai pour tout , est globalement symétrique par rapport à . C.Q.F.D.
7.3 Démontrer qu’une fonction est paire ou impaire
- On vérifie que est symétrique par rapport à (sinon, n’est ni paire ni impaire).
- On calcule et on le compare à et à .
- Si : est paire. Si : est impaire. Sinon : n’est ni paire ni impaire.
La plupart des fonctions ne sont ni paires ni impaires ! Il suffit souvent d’un seul terme qui « casse » la symétrie, comme un terme en ajouté à un terme en .
Soit , définie sur (symétrique par rapport à ).
Donc est paire.
Soit , définie sur .
Donc est impaire.
Soit , définie sur .
Or et : comme et , on a et . Donc n’est ni paire ni impaire.
En 1822, dans sa Théorie analytique de la chaleur, le mathématicien français Joseph Fourier montre qu’on peut décomposer (presque) n’importe quelle fonction périodique en une somme infinie de fonctions cosinus (paires) et sinus (impaires). Cette idée, née de l’étude de la propagation de la chaleur dans une barre de métal, est aujourd’hui au cœur du traitement du signal : compression audio, images JPEG, reconnaissance vocale… La parité, que tu découvres ici sur de simples polynômes, structure en réalité des pans entiers des mathématiques appliquées.
Fiche mémo
- : ensemble de définition — dénominateur , radicande , contexte borné.
- Image de : , toujours unique. Antécédent de : tel que ; il peut y en avoir , ou plusieurs.
- ; tester : comparer et .
- croissante sur : (ordre conservé). Décroissante : ordre inversé.
- Tableau de variations : flèches ↗ ↘ entre les valeurs de aux sommets et aux bornes.
- Maximum en : et pour tout . Minimum : inégalité inversée.
- : abscisses des points d’intersection de avec la droite .
- : on projette sur l’axe des abscisses la portion de courbe sous la droite .
- paire : symétrique par rapport à et — courbe symétrique par rapport à .
- impaire : symétrique par rapport à et — courbe symétrique par rapport à .
- Méthode parité : vérifier symétrique, calculer , comparer à et .
8Exercices corrigés
Détermine l’ensemble de définition de chacune des fonctions suivantes.
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- existe
.
- existe
.
- existe
.
existe si et seulement si (le ne change rien) : .
Soit . Calcule , et .
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Donc , et .
Une fonction est donnée par le tableau ci-dessous.
- Donne l’image de par .
- Donne le ou les antécédents de .
- Donne le ou les antécédents de .
Voir le corrigé détaillé
1. On lit sous : .
2. On cherche sur la seconde ligne : il apparaît en et en . Les antécédents de sont donc et .
3. De même, apparaît en et en : les antécédents de sont et .
Soit . Les points et appartiennent-ils à ?
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donc .
donc .
Vrai ou faux ? Justifie chaque réponse.
- Tout nombre réel possède au moins un antécédent par une fonction .
- Un nombre peut avoir deux images différentes par une même fonction.
- Si , alors est un antécédent de par .
- L’ensemble de définition de est .
- Si est paire, alors est nécessairement nul.
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1. Faux. Pour sur , le nombre n’a aucun antécédent : aucun réel ne vérifie .
2. Faux. Par définition même d’une fonction, tout nombre du domaine a une seule image.
3. Vrai. C’est exactement la définition de l’antécédent.
4. Vrai. .
5. Faux. Contre-exemple : est paire () et pourtant .
Voici (Figure 7) le profil d’altitude , en mètres, d’un sentier de randonnée près de Dakar, en fonction de la distance parcourue , en km.
- Dresse le tableau de variations de sur .
- Donne le maximum de et la distance à laquelle il est atteint.
- Sans calculer d’images, compare et .
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1.
| ↗ | ↘ |
2. Le maximum de est m, atteint pour km.
3. et sont tous deux dans , où est croissante, et , donc .
Étudie la parité de chacune des fonctions suivantes, définies sur : , , .
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est paire.
est impaire.
Or et : et , donc et . n’est ni paire ni impaire.
On reprend la fonction température à Abéché (Figure 4). À quelles heures fait-il exactement °C ? Résous ensuite .
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La droite coupe la courbe en trois points : a donc trois antécédents.
.
Entre et , la courbe reste strictement au-dessus de la droite (elle monte à puis redescend à sans le rester) : .
Une fonction est définie sur par le tableau de variations suivant.
| ↘ | ↗ | ↘ |
- Compare et .
- Compare et .
- Donne le maximum et le minimum de sur .
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- les deux réels sont dans
- or est décroissante sur
- les deux réels sont dans
- or est croissante sur
Les valeurs de comparaison sont , , et : le maximum est (atteint en ), le minimum est (atteint en ).
On étudie de nouveau la fonction température à Abéché (Figure 4).
- Donne et calcule , et .
- Rappelle le tableau de variations de , avec les extremums et les instants où ils sont atteints.
- Résous .
- La fonction est-elle paire ou impaire ? Justifie.
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1. . D’après la Figure 4, , , .
2.
| ↘ | ↗ | ↘ |
Minimum en ; maximum en .
3. Le minimum de sur vaut exactement : ne descend jamais strictement en dessous. Donc .
4. Non. Pour être paire ou impaire, devrait être symétrique par rapport à : or alors que . La condition préalable échoue déjà : n’est ni paire ni impaire.
Soit .
- Détermine .
- Montre que, pour tout , .
- Démontre, à l’aide de la définition, que est strictement croissante sur .
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1. , donc .
2.
3. Soient et deux réels de tels que .
Comme et , on a et , donc ; de plus et . Le quotient est donc strictement positif : , c’est-à-dire . Ceci étant vrai pour tous de , y est strictement croissante. C.Q.F.D.
Soit , définie sur . On pose, pour tout réel , .
- Calcule et simplifie.
- Montre que est paire.
- En déduire que est symétrique par rapport à la droite d’équation .
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1.
2. : est paire.
3. signifie que les points de d’abscisses et ont la même ordonnée. Or l’abscisse de correspond à l’abscisse de . Ainsi, pour tout , les points de d’abscisses et — symétriques par rapport à — vérifient : ils ont la même ordonnée. C’est exactement dire que est symétrique par rapport à la droite .
Le réservoir de Douala. Un réservoir communal à Douala se remplit puis se vide au cours de la journée. La hauteur d’eau , en mètres, en fonction du temps , en heures depuis l’ouverture des vannes, est donnée par la Figure 8.
- Donne et dresse le tableau de variations de .
- Donne le maximum de , et pendant combien de temps il est maintenu.
- Résous graphiquement , puis donne la durée correspondante, en heures.
Voir le corrigé détaillé
1. .
| ↗ | → | ↘ |
2. Le maximum est m, maintenu de à , soit pendant heures.
3. D’après la Figure 8, : la hauteur reste m pendant heures.
Forfait internet à Ndjamena. Un opérateur propose : les premiers Go inclus pour un forfait fixe de F CFA, puis chaque Go supplémentaire coûte F CFA. On note le coût, en F CFA, pour une consommation de Go dans le mois, avec .
- Donne l’expression de selon que ou , et dresse son tableau de variations sur .
- Calcule et .
- Un client a payé F CFA ce mois-ci. Combien de Go a-t-il consommés ?
Voir le corrigé détaillé
1. si , et si .
| → | ↗ |
2.
3.
Le client a consommé Go.
Rendement agricole près d’Abéché. Un agriculteur étudie l’effet de la quantité d’engrais (en kg par are) sur le rendement (en kg) de son champ d’arachides, avec , pour .
- Vérifie que, pour tout , .
- En déduire le rendement maximal et la quantité d’engrais qui permet de l’atteindre.
- L’agriculteur souhaite un rendement d’au moins kg. Résous et donne les quantités d’engrais possibles.
Voir le corrigé détaillé
1.
2. Pour tout , donc , donc , avec égalité si et seulement si . Le rendement maximal est kg, atteint pour kg d’engrais par are.
3.
- on divise par , l’inégalité change de sens
: il faut épandre entre et kg d’engrais par are pour garantir un rendement d’au moins kg.