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Généralités sur les fonctions

Installer le langage fonctionnel : domaine, image, variations, extremums.

Mathématiques Seconde Chapitre 5 / 15 ⏱ 9 h

Ce que tu sauras faire à la fin

  • Déterminer un ensemble de définition
  • Dresser un tableau de variations à partir d'une courbe
  • Résoudre graphiquement f(x) = k et f(x) ≤ k

Depuis le collège, tu manipules des fonctions sans toujours le savoir : le prix payé selon le nombre d’articles achetés, la distance parcourue selon le temps, la surface d’un carré selon son côté… Chaque fois qu’une grandeur en détermine une autre de façon unique, une fonction est à l’œuvre. Ce chapitre pose enfin, noir sur blanc, le langage précis qui porte cette idée : ensemble de définition, image, antécédent, courbe représentative, variations, extremums.

Ce vocabulaire n’est pas un exercice de style : c’est l’outil que toute la suite du lycée va utiliser, en mathématiques comme en physique-chimie ou en sciences économiques. Une courbe de température, un signal électrique, un chiffre d’affaires, un profil de vitesse : partout, on te demandera de lire un graphique, de dresser un tableau de variations, ou de résoudre une équation « à l’œil » avant même de savoir la résoudre par le calcul.

La nouveauté par rapport au collège : tu connaissais surtout les fonctions linéaires (x↦axx \mapsto ax) et affines (x↦ax+bx \mapsto ax+b), toujours définies sur R\mathbb{R} tout entier. À partir de maintenant, une fonction peut être quelconque — donnée par une formule, par une courbe ou par un tableau — et son ensemble de définition peut être plus petit que R\mathbb{R}. Il faut donc apprendre à le déterminer avant toute chose.

Fil rouge de ce chapitre : la température relevée heure par heure à Abéché (Tchad), une fonction que tu ne connais que par sa courbe, et sur laquelle tu apprendras à lire, sans aucun calcul, tout ce que ce chapitre te propose d’étudier.

1Définition, ensemble de définition

1.1  Qu’est-ce qu’une fonction ?

Définition

Soit DD une partie de R\mathbb{R}. Définir une fonction ff sur DD, c’est associer à chaque nombre xx de DD un unique nombre réel, noté f(x)f(x) et appelé l’image de xx par ff. On note :

f:D⟶R,x⟼f(x)f : D \longrightarrow \mathbb{R}, \qquad x \longmapsto f(x)

La fonction, une machine à nombres on entre x x f machine à nombres il ressort f(x) f(x) Exemple : f(x) = 2x + 1, pour x = 3, un seul nombre sort : f(3) = 7. La sortie d’une fonction est toujours unique.
Figure 1 — Une fonction ff associe à chaque nombre xx un seul nombre f(x)f(x), son image.
Attention

Ne confonds jamais ff et f(x)f(x). ff est la fonction elle-même — la machine tout entière. f(x)f(x) est un nombre — le résultat obtenu pour une valeur précise de xx. On dit « la fonction ff » mais « le nombre f(2)f(2) », jamais l’inverse.

1.2  Ensemble de définition

Définition — ensemble de définition

L’ensemble de définition DfD_f d’une fonction ff est le plus grand sous-ensemble de R\mathbb{R} sur lequel l’expression de f(x)f(x) existe et donne un nombre réel unique.

Méthode — déterminer un ensemble de définition

On cherche les valeurs interdites, puis on les retire de R\mathbb{R}.

  • Quotient ⋯⋯\dfrac{\cdots}{\cdots} : le dénominateur ne doit jamais s’annuler.
  • Racine carrée ⋯\sqrt{\cdots} : le radicande doit être positif ou nul.
  • Situation concrète : xx est souvent borné par le contexte (une durée, une longueur, une quantité produite…).
Exemple — ensemble de définition d’un quotient

Soit f(x)=1x−3f(x) = \dfrac{1}{x-3}.

  1. f(x)f(x) existe   ⟺  x−3≠0\iff x - 3 \neq 0un quotient n’existe pas si le dénominateur est nul
  2.   ⟺  \iffx≠3x \neq 3

Donc Df=R∖{3}=]−∞;3[∪]3;+∞[D_f = \mathbb{R} \setminus \{3\} = \left]-\infty ; 3\right[ \cup \left]3 ; +\infty\right[.

Exemple — ensemble de définition d’une racine carrée

Soit g(x)=2x+6g(x) = \sqrt{2x+6}.

  1. g(x)g(x) existe   ⟺  2x+6⩾0\iff 2x + 6 \geqslant 0une racine carrée n’existe que si le radicande est positif ou nul
  2.   ⟺  \iff2x⩾−62x \geqslant -6
  3.   ⟺  \iffx⩾−3x \geqslant -3

Donc Dg=[−3;+∞[D_g = \left[-3 ; +\infty\right[.

Une fonction peut aussi venir d’une situation concrète : un tisserand de Bamako fabrique xx mètres de tissu par jour, avec xx compris entre 00 et 500500 (capacité de son atelier) ; le coût de production C(x)C(x) est alors défini sur DC=[0;500]D_C = [0 ; 500]. Pour la fonction température de notre fil rouge (Figure 2), on aura de même Df=[0;24]D_f = [0 ; 24] : l’heure xx varie sur une seule journée.

Math & Co — Naissance du mot « fonction »

Le mot « fonction » apparaît sous la plume de Gottfried Wilhelm Leibniz en 1673, dans un manuscrit où il désigne par ce terme une grandeur géométrique attachée à une courbe. Le sens s’affine ensuite avec Johann Bernoulli, qui définit vers 1718 une fonction comme « une quantité composée d’une variable et de constantes ».

C’est Leonhard Euler, dans un article de 1734 puis dans son traité Introductio in analysin infinitorum (1748), qui introduit la notation f(x)f(x) que tu utilises aujourd’hui. Il faudra encore un siècle, avec Peter Gustav Lejeune Dirichlet en 1837, pour arriver à la définition moderne et générale que tu étudies dans ce chapitre : une correspondance quelconque, sans qu’il y ait forcément une formule.

2Image et antécédent

2.1  Image d’un nombre par une fonction

Définition — image

Soit ff une fonction définie sur DfD_f et a∈Dfa \in D_f. Le nombre f(a)f(a) s’appelle l’image de aa par ff. Tout élément de DfD_f possède une image, et une seule.

Exemple — calculer une image

Soit f(x)=3x2−2f(x) = 3x^{2} - 2. Calculons l’image de −2-2 par ff.

  1. f(−2)=3×(−2)2−2f(-2) = 3 \times (-2)^{2} - 2
  2. ==3×4−23 \times 4 - 2
  3. ==12−212 - 2
  4. ==1010

L’image de −2-2 par ff est 1010 ; on note f(−2)=10f(-2) = 10.

2.2  Antécédent d’un nombre par une fonction

Définition — antécédent

Soit ff une fonction et kk un nombre réel. On dit que bb est un antécédent de kk par ff lorsque b∈Dfb \in D_f et f(b)=kf(b) = k. Un nombre kk peut avoir zéro, un, ou plusieurs antécédents par ff.

Attention

Image et antécédent ne jouent pas le même rôle. Un xx donné a toujours une seule image f(x)f(x) : une seule flèche part de xx. En revanche, un yy donné peut avoir plusieurs antécédents : plusieurs flèches peuvent arriver sur le même yy — ou aucune.

2.3  Trois façons de lire une image ou un antécédent

Selon ce dont on dispose, on lit une image ou un antécédent par le calcul (en remplaçant xx dans la formule), dans un tableau de valeurs, ou par lecture graphique sur la courbe.

Exemple — lire dans un tableau de valeurs

Voici quelques valeurs d’une fonction gg :

xx−3-3−1-1002244
g(x)g(x)7711−1-1552323

L’image de 22 est 55 (on lit sous x=2x=2). Le nombre −1-1 a pour antécédent 00 (on cherche −1-1 sur la seconde ligne, puis on remonte à la première).

Méthode — lire une image ou un antécédent sur une courbe

Image de aa : on part de aa sur l’axe des abscisses, on monte (ou on descend) jusqu’à la courbe, puis on lit l’ordonnée du point obtenu sur l’axe des ordonnées.

Antécédent(s) de kk : on part de kk sur l’axe des ordonnées, on avance horizontalement jusqu’à chaque point de la courbe rencontré, puis on lit les abscisses de ces points.

Reprenons le fil rouge du chapitre : voici (Figure 2) la courbe qui donne la température TT (en °C) relevée à Abéché en fonction de l’heure xx (en h), pour xx variant de 00 à 2424. Elle n’est donnée par aucune formule — c’est une courbe expérimentale — et pourtant on peut tout y lire.

Lire une image, lire des antécédents sur une courbe 3691215182124 010203040 225 142235 heure (h)T (°C) Image de 2 : f(2) = 25 (violet). Antécédents de 35 : 14 et 22 (vert).
Figure 2 — Température TT à Abéché en fonction de l’heure xx. En violet, l’image de 22 ; en vert, les deux antécédents de 3535.

On lit sur la Figure 2 : l’image de 22 est 2525 — à 22 h du matin, il fait 2525°C. Le nombre 3535 a deux antécédents, 1414 et 2222 : il fait 3535°C à deux moments de la journée, une fois en début d’après-midi et une fois en soirée.

3Courbe représentative

3.1  Définition et test d’appartenance

Définition — courbe représentative

Dans un repère du plan, la courbe représentative d’une fonction ff, notée Cf\mathcal{C}_f, est l’ensemble des points M(x;y)M(x ; y) tels que :

x∈Dfety=f(x)x \in D_f \quad \text{et} \quad y = f(x)

On écrit aussi M(x;f(x))∈CfM(x ; f(x)) \in \mathcal{C}_f.

Méthode — tester l’appartenance d’un point à une courbe

Pour savoir si M(a;b)M(a ; b) appartient à Cf\mathcal{C}_f, on calcule f(a)f(a) et on compare le résultat à bb :

  • si f(a)=bf(a) = b, alors M∈CfM \in \mathcal{C}_f ;
  • si f(a)≠bf(a) \neq b, alors M∉CfM \notin \mathcal{C}_f.

Reprenons la fonction température de notre fil rouge et deux points candidats : M(10;27)M(10 ; 27) et N(12;30)N(12 ; 30).

Tester l’appartenance d’un point à la courbe M(10 ; 27) N(12 ; 30) 369152124 1218 10 010203040 25 f(10) = 25 donc M ∉ Cf. f(12) = 30 donc N ∈ Cf.
Figure 3 — f(10)=25≠27f(10)=25 \neq 27 donc M∉CfM \notin \mathcal{C}_f ; f(12)=30f(12) = 30 donc N∈CfN \in \mathcal{C}_f.
Exemple — tester deux points
  1. f(10)=25f(10) = 25lecture graphique, Figure 3
  2. 25≠2725 \neq 27
  3. doncM(10;27)∉CfM(10 ; 27) \notin \mathcal{C}_f
  1. f(12)=30f(12) = 30lecture graphique, Figure 3
  2. 30=3030 = 30
  3. doncN(12;30)∈CfN(12 ; 30) \in \mathcal{C}_f

3.2  Construire une courbe point par point

Quand une fonction est donnée par une formule, on construit sa courbe en calculant les images de plusieurs valeurs de xx, en plaçant les points M(x;f(x))M(x ; f(x)) obtenus, puis en les reliant par un trait continu (si rien n’indique le contraire).

Exemple — tableau de valeurs pour tracer une courbe

Soit f(x)=x2−4x+3f(x) = x^{2} - 4x + 3, définie sur [0;4][0 ; 4].

xx0011223344
f(x)f(x)3300−1-10033

On place les cinq points (0;3)(0;3), (1;0)(1;0), (2;−1)(2;-1), (3;0)(3;0) et (4;3)(4;3), puis on les relie : la courbe obtenue est une parabole, plus on calcule de points, plus le tracé est précis.

Math & Co — Quand les nombres rencontrent les figures

Avant 1637, algèbre et géométrie vivaient séparément : d’un côté les nombres et les équations, de l’autre les droites et les cercles. Cette année-là, René Descartes publie La Géométrie, où il propose de repérer chaque point du plan par deux nombres — ses coordonnées. Une équation peut alors « devenir » une courbe, et une courbe peut « devenir » une équation.

Pierre de Fermat, dans le même mouvement, développe de son côté une méthode très voisine à partir de 1636. À eux deux, ils inventent ce qu’on appellera plus tard la géométrie analytique : le repère orthogonal que tu utilises à chaque figure de ce chapitre leur doit tout.

4Variations et tableau de variations

4.1  Sens de variation

Définition — fonction croissante, décroissante

Soit ff une fonction définie sur un intervalle II.

ff est croissante sur II lorsque, pour tous réels aa et bb de II :

a⩽b  ⟹  f(a)⩽f(b)a \leqslant b \implies f(a) \leqslant f(b)

ff est décroissante sur II lorsque, pour tous réels aa et bb de II :

a⩽b  ⟹  f(a)⩾f(b)a \leqslant b \implies f(a) \geqslant f(b)

ff est constante sur II lorsque tous les éléments de II ont la même image.

Attention

Le sens de variation se lit toujours de gauche à droite, c’est-à-dire dans le sens des xx croissants. Une fonction croissante « monte » quand on lit la courbe de gauche à droite ; ce n’est pas le signe de f(x)f(x) qui compte, mais la façon dont f(x)f(x) évolue.

Démonstration — f(x)=2x+1f(x) = 2x+1 est croissante sur R\mathbb{R}

Soient aa et bb deux réels quelconques tels que a⩽ba \leqslant b. Montrons que f(a)⩽f(b)f(a) \leqslant f(b).

  1. f(b)−f(a)=(2b+1)−(2a+1)f(b) - f(a) = (2b+1) - (2a+1)
  2. ==2b−2a2b - 2a
  3. ==2(b−a)2(b-a)

Or a⩽ba \leqslant b donc b−a⩾0b - a \geqslant 0, et 2>02 > 0 : ainsi 2(b−a)⩾02(b-a) \geqslant 0, c’est-à-dire f(b)−f(a)⩾0f(b) - f(a) \geqslant 0, donc f(a)⩽f(b)f(a) \leqslant f(b). Ceci est vrai pour tous a⩽ba \leqslant b de R\mathbb{R} : ff est croissante sur R\mathbb{R}. C.Q.F.D.

4.2  Tableau de variations

Le tableau de variations résume, sans dessiner la courbe, les intervalles où ff est croissante ou décroissante. La flèche ↗ signale une portion croissante, la flèche ↘ une portion décroissante ; les valeurs inscrites sont les images aux bornes de chaque intervalle.

Méthode — dresser un tableau de variations à partir d’une courbe

On repère, en balayant la courbe de gauche à droite, tous les sommets et creux : ce sont les bornes des intervalles de monotonie. On note leurs abscisses sur la première ligne, et les images correspondantes sur la seconde, reliées par les flèches ↗ ou ↘.

Courbe et tableau de variations de f min = 20 max = 40 3912152124 618 01030 Minimum : 20 (x = 6). Maximum : 40 (x = 18).
Figure 4 — La courbe descend de 00 à 66h, monte de 66 à 1818h, puis redescend jusqu’à 2424h : trois intervalles de monotonie, en vis-à-vis du tableau ci-dessous.
xx006618182424
f(x)f(x)3030↘2020↗4040↘3030
Exemple — lire le tableau de variations de la Figure 4

ff est décroissante sur [0;6][0;6], croissante sur [6;18][6;18], puis décroissante sur [18;24][18;24]. Elle vaut 3030 en x=0x=0, descend à 2020 en x=6x=6, remonte à 4040 en x=18x=18, puis redescend à 3030 en x=24x=24. Par exemple, comme ff est croissante sur [6;18][6;18] et que 9<159 < 15, on peut affirmer sans calcul que f(9)<f(15)f(9) < f(15).

4.3  Comparer des images grâce aux variations

Méthode — comparer deux images sans les calculer

On place les deux réels dans un même intervalle de monotonie du tableau de variations. Si ff y est croissante, les images sont dans le même ordre que les réels ; si ff y est décroissante, l’ordre est inversé.

Exemple — comparer deux images grâce à un tableau

Une fonction hh est définie sur [−4;5][-4;5] par le tableau de variations suivant :

xx−4-4−1-13355
h(x)h(x)66↘−2-2↗99↘11

Comparons h(−3)h(-3) et h(−2)h(-2), puis h(0)h(0) et h(2)h(2), sans calculer aucune image.

  1. −4⩽−3<−2⩽−1-4 \leqslant -3 < -2 \leqslant -1les deux réels sont dans [−4;−1][-4;-1]
  2. orhh est décroissante sur [−4;−1][-4;-1]
  3. ⇒\Rightarrowh(−3)>h(−2)h(-3) > h(-2)décroissante : l’ordre s’inverse
  1. −1⩽0<2⩽3-1 \leqslant 0 < 2 \leqslant 3les deux réels sont dans [−1;3][-1;3]
  2. orhh est croissante sur [−1;3][-1;3]
  3. ⇒\Rightarrowh(0)<h(2)h(0) < h(2)croissante : l’ordre est conservé

5Extremums

5.1  Maximum et minimum

Définition — maximum, minimum

Soit ff une fonction définie sur un intervalle II. ff admet un maximum MM sur II, atteint en x0∈Ix_0 \in I, lorsque :

f(x0)=Metpour tout x∈I, f(x)⩽Mf(x_0) = M \qquad \text{et} \qquad \text{pour tout } x \in I,\ f(x) \leqslant M

ff admet un minimum mm sur II, atteint en x1∈Ix_1 \in I, lorsque :

f(x1)=metpour tout x∈I, f(x)⩾mf(x_1) = m \qquad \text{et} \qquad \text{pour tout } x \in I,\ f(x) \geqslant m

Attention

Un extremum est une valeur (une ordonnée), jamais un point ni une abscisse. Pour la fonction température : « le maximum de ff sur [0;24][0;24] est 4040, atteint en x=18x=18 » — jamais « le maximum est 1818 ».

Méthode — déterminer un extremum à partir d’un tableau de variations

Les extremums se lisent aux changements de sens de variation (sommets et creux) ainsi qu’aux bornes de l’intervalle d’étude : on compare toutes ces valeurs entre elles.

Exemple — extremums de la fonction température

D’après le tableau de variations de la Figure 4 :

  • le minimum de ff sur [0;24][0;24] est 2020, atteint en x=6x=6 ;
  • le maximum de ff sur [0;24][0;24] est 4040, atteint en x=18x=18.

Aucun autre moment de la journée ne descend sous 2020°C, ni ne dépasse 4040°C.

Exemple — extremums à partir d’un tableau donné

Reprenons hh, définie sur [−4;5][-4;5] (tableau de la section 4.3). Les valeurs à comparer sont les « sommets » du tableau : 66, −2-2, 99 et 11.

  1. −2<1<6<9-2 < 1 < 6 < 9
  2. doncle minimum de hh sur [−4;5][-4;5] est −2-2, atteint en x=−1x=-1
  3. etle maximum de hh sur [−4;5][-4;5] est 99, atteint en x=3x=3

6Résolution graphique d’équations et d’inéquations

6.1  Résoudre f(x)=kf(x) = k graphiquement

Méthode — résoudre f(x)=kf(x) = k graphiquement

On trace la droite horizontale d’équation y=ky = k. Les solutions de f(x)=kf(x) = k sont les abscisses des points d’intersection de cette droite avec Cf\mathcal{C}_f.

6.2  Résoudre une inéquation f(x)⩽kf(x) \leqslant k

Méthode — résoudre une inéquation graphiquement

On repère la portion de courbe située en dessous (pour ⩽\leqslant ou <<) ou au-dessus (pour ⩾\geqslant ou >>) de la droite y=ky=k, puis on projette cette portion sur l’axe des abscisses : l’ensemble obtenu est l’ensemble des solutions.

Attention

Une inégalité large (⩽\leqslant, ⩾\geqslant) inclut les points d’intersection ; une inégalité stricte (<<, >>) les exclut. N’oublie jamais d’écrire la réponse sous forme d’un ensemble SS (un intervalle, ou une réunion d’intervalles avec ∪\cup).

Résolution graphique de f(x) = 25 et f(x) ⩽ 25 y = 25 3691215182124 210 010203040 f(x) = 25 ⇔ x = 2 ou x = 10 f(x) ⩽ 25 ⇔ x ∈ [2 ; 10] (arc vert)
Figure 5 — La droite y=25y=25 coupe Cf\mathcal{C}_f en deux points, d’abscisses 22 et 1010 ; l’arc vert, sous la droite, donne les solutions de f(x)⩽25f(x) \leqslant 25.
Exemple — résoudre f(x)=25f(x) = 25
  1. la droite y=25y=25 coupe Cf\mathcal{C}_f en deux pointsFigure 5
  2. leurs abscisses sont 22 et 1010
  3. doncS={2;10}S = \{2 ; 10\}
Exemple — résoudre f(x)⩽25f(x) \leqslant 25

On garde la portion de courbe sous la droite y=25y=25 : c’est l’arc vert de la Figure 5, entre les abscisses 22 et 1010 (inégalité large : les extrémités sont incluses).

S=[2;10]S = [2 ; 10]

Exemple — résoudre f(x)⩾35f(x) \geqslant 35

D’après la Figure 2 (section 2), 3535 a pour antécédents 1414 et 2222, et le maximum 4040 est atteint en x=18∈[14;22]x=18 \in [14;22]. Entre ces deux bornes, la courbe reste donc au-dessus de la droite y=35y=35.

S=[14;22]S = [14 ; 22]

7Parité et symétries

7.1  Fonctions paires

Définition — fonction paire

Soit ff une fonction dont l’ensemble de définition DfD_f est symétrique par rapport à 00 (pour tout x∈Dfx \in D_f, −x∈Df-x \in D_f). ff est paire lorsque, pour tout x∈Dfx \in D_f :

f(−x)=f(x)f(-x) = f(x)

Propriété

La courbe représentative d’une fonction paire est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées (Oy)(Oy).

7.2  Fonctions impaires

Définition — fonction impaire

Soit ff une fonction dont l’ensemble de définition DfD_f est symétrique par rapport à 00. ff est impaire lorsque, pour tout x∈Dfx \in D_f :

f(−x)=−f(x)f(-x) = -f(x)

Propriété

La courbe représentative d’une fonction impaire est symétrique par rapport à l’origine OO du repère.

Démonstration — cas d’une fonction paire

Soit M(x;f(x))M(x ; f(x)) un point de Cf\mathcal{C}_f, et M′(−x;f(−x))M'(-x ; f(-x)) le point de même abscisse opposée. Comme ff est paire, f(−x)=f(x)f(-x) = f(x), donc M′M' a pour coordonnées (−x;f(x))(-x ; f(x)) : MM et M′M' ont la même ordonnée et des abscisses opposées. Or deux points de même ordonnée et d’abscisses opposées sont symétriques par rapport à l’axe (Oy)(Oy). Ceci étant vrai pour tout x∈Dfx \in D_f, Cf\mathcal{C}_f est globalement symétrique par rapport à (Oy)(Oy). C.Q.F.D.

f(x) = x² (paire) -3-2-1123 9 f(-2) = f(2) = 4 : symétrie par rapport à (Oy) g(x) = x³ (impaire) O -2-112 g(-1) = -1 = -g(1) : symétrie par rapport à O
Figure 6 — À gauche, f(x)=x2f(x)=x^{2}, paire : la courbe est symétrique par rapport à (Oy)(Oy). À droite, g(x)=x3g(x)=x^{3}, impaire : la courbe est symétrique par rapport à OO.

7.3  Démontrer qu’une fonction est paire ou impaire

Méthode — étudier la parité de ff
  1. On vérifie que DfD_f est symétrique par rapport à 00 (sinon, ff n’est ni paire ni impaire).
  2. On calcule f(−x)f(-x) et on le compare à f(x)f(x) et à −f(x)-f(x).
  3. Si f(−x)=f(x)f(-x)=f(x) : ff est paire. Si f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) : ff est impaire. Sinon : ff n’est ni paire ni impaire.
Attention

La plupart des fonctions ne sont ni paires ni impaires ! Il suffit souvent d’un seul terme qui « casse » la symétrie, comme un terme en xx ajouté à un terme en x2x^{2}.

Exemple — une fonction paire

Soit f(x)=x2−3f(x) = x^{2} - 3, définie sur R\mathbb{R} (symétrique par rapport à 00).

  1. f(−x)=(−x)2−3f(-x) = (-x)^{2} - 3
  2. ==x2−3x^{2} - 3
  3. ==f(x)f(x)

Donc ff est paire.

Exemple — une fonction impaire

Soit g(x)=x3−xg(x) = x^{3} - x, définie sur R\mathbb{R}.

  1. g(−x)=(−x)3−(−x)g(-x) = (-x)^{3} - (-x)
  2. ==−x3+x-x^{3} + x
  3. ==−(x3−x)-(x^{3} - x)
  4. ==−g(x)-g(x)

Donc gg est impaire.

Exemple — une fonction ni paire ni impaire

Soit h(x)=x2+xh(x) = x^{2} + x, définie sur R\mathbb{R}.

  1. h(−x)=(−x)2+(−x)h(-x) = (-x)^{2} + (-x)
  2. ==x2−xx^{2} - x

Or h(1)=2h(1) = 2 et h(−1)=0h(-1) = 0 : comme 0≠20 \neq 2 et 0≠−20 \neq -2, on a h(−x)≠h(x)h(-x) \neq h(x) et h(−x)≠−h(x)h(-x) \neq -h(x). Donc hh n’est ni paire ni impaire.

Math & Co — La musique cachée des fonctions

En 1822, dans sa Théorie analytique de la chaleur, le mathématicien français Joseph Fourier montre qu’on peut décomposer (presque) n’importe quelle fonction périodique en une somme infinie de fonctions cosinus (paires) et sinus (impaires). Cette idée, née de l’étude de la propagation de la chaleur dans une barre de métal, est aujourd’hui au cœur du traitement du signal : compression audio, images JPEG, reconnaissance vocale… La parité, que tu découvres ici sur de simples polynômes, structure en réalité des pans entiers des mathématiques appliquées.

Fiche mémo

  • DfD_f : ensemble de définition — dénominateur ≠0\neq 0, radicande ⩾0\geqslant 0, contexte borné.
  • Image de aa : f(a)f(a), toujours unique. Antécédent de kk : bb tel que f(b)=kf(b)=k ; il peut y en avoir 00, 11 ou plusieurs.
  • Cf={M(x;y)∣x∈Df, y=f(x)}\mathcal{C}_f = \{M(x;y) \mid x\in D_f,\ y=f(x)\} ; tester M(a;b)M(a;b) : comparer f(a)f(a) et bb.
  • ff croissante sur II : a⩽b⇒f(a)⩽f(b)a \leqslant b \Rightarrow f(a) \leqslant f(b) (ordre conservé). Décroissante : ordre inversé.
  • Tableau de variations : flèches ↗ ↘ entre les valeurs de ff aux sommets et aux bornes.
  • Maximum MM en x0x_0 : f(x0)=Mf(x_0)=M et f(x)⩽Mf(x)\leqslant M pour tout x∈Ix\in I. Minimum : inégalité inversée.
  • f(x)=kf(x)=k : abscisses des points d’intersection de Cf\mathcal{C}_f avec la droite y=ky=k.
  • f(x)⩽kf(x)\leqslant k : on projette sur l’axe des abscisses la portion de courbe sous la droite y=ky=k.
  • ff paire : DfD_f symétrique par rapport à 00 et f(−x)=f(x)f(-x)=f(x) — courbe symétrique par rapport à (Oy)(Oy).
  • ff impaire : DfD_f symétrique par rapport à 00 et f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) — courbe symétrique par rapport à OO.
  • Méthode parité : vérifier DfD_f symétrique, calculer f(−x)f(-x), comparer à f(x)f(x) et −f(x)-f(x).

8Exercices corrigés

Niveau 1 — Application directe
1

Détermine l’ensemble de définition de chacune des fonctions suivantes.

  1. f(x)=1x+5f(x) = \dfrac{1}{x+5}
  2. g(x)=3x−9g(x) = \sqrt{3x-9}
  3. h(x)=2x(x−2)(x+2)h(x) = \dfrac{2x}{(x-2)(x+2)}
  4. k(x)=x+2k(x) = \sqrt{x} + 2
Voir le corrigé détaillé
  1. f(x)f(x) existe   ⟺  x+5≠0  ⟺  x≠−5\iff x+5 \neq 0 \iff x \neq -5

Df=R∖{−5}D_f = \mathbb{R} \setminus \{-5\}.

  1. g(x)g(x) existe   ⟺  3x−9⩾0  ⟺  x⩾3\iff 3x-9 \geqslant 0 \iff x \geqslant 3

Dg=[3;+∞[D_g = [3 ; +\infty[.

  1. h(x)h(x) existe   ⟺  (x−2)(x+2)≠0  ⟺  x≠2 et x≠−2\iff (x-2)(x+2) \neq 0 \iff x \neq 2 \text{ et } x \neq -2

Dh=R∖{−2;2}D_h = \mathbb{R} \setminus \{-2 ; 2\}.

k(x)k(x) existe si et seulement si x⩾0x \geqslant 0 (le +2+2 ne change rien) : Dk=[0;+∞[D_k = [0 ; +\infty[.

2

Soit f(x)=2x2−5x+1f(x) = 2x^{2} - 5x + 1. Calcule f(0)f(0), f(−1)f(-1) et f(3)f(3).

Voir le corrigé détaillé
  1. f(0)=2×02−5×0+1=1f(0) = 2\times 0^{2} - 5\times 0 + 1 = 1
  2. f(−1)=2×(−1)2−5×(−1)+1f(-1) = 2\times(-1)^{2} - 5\times(-1) + 1
  3. ==2+5+1=82 + 5 + 1 = 8
  4. f(3)=2×32−5×3+1f(3) = 2\times 3^{2} - 5\times 3 + 1
  5. ==18−15+1=418 - 15 + 1 = 4

Donc f(0)=1f(0)=1, f(−1)=8f(-1)=8 et f(3)=4f(3)=4.

3

Une fonction gg est donnée par le tableau ci-dessous.

xx−2-2−1-100112233
g(x)g(x)994411001144
  1. Donne l’image de −1-1 par gg.
  2. Donne le ou les antécédents de 44.
  3. Donne le ou les antécédents de 11.
Voir le corrigé détaillé

1. On lit sous x=−1x=-1 : g(−1)=4g(-1) = 4.

2. On cherche 44 sur la seconde ligne : il apparaît en x=−1x=-1 et en x=3x=3. Les antécédents de 44 sont donc −1-1 et 33.

3. De même, 11 apparaît en x=0x=0 et en x=2x=2 : les antécédents de 11 sont 00 et 22.

4

Soit f(x)=x2−2x+1f(x) = x^{2} - 2x + 1. Les points A(3;4)A(3 ; 4) et B(−1;5)B(-1 ; 5) appartiennent-ils à Cf\mathcal{C}_f ?

Voir le corrigé détaillé
  1. f(3)=32−2×3+1f(3) = 3^{2} - 2\times 3 + 1
  2. ==9−6+1=49 - 6 + 1 = 4

4=44 = 4 donc A(3;4)∈CfA(3;4) \in \mathcal{C}_f.

  1. f(−1)=(−1)2−2×(−1)+1f(-1) = (-1)^{2} - 2\times(-1) + 1
  2. ==1+2+1=41 + 2 + 1 = 4

4≠54 \neq 5 donc B(−1;5)∉CfB(-1;5) \notin \mathcal{C}_f.

5

Vrai ou faux ? Justifie chaque réponse.

  1. Tout nombre réel possède au moins un antécédent par une fonction ff.
  2. Un nombre peut avoir deux images différentes par une même fonction.
  3. Si f(2)=5f(2) = 5, alors 22 est un antécédent de 55 par ff.
  4. L’ensemble de définition de f(x)=x−1f(x) = \sqrt{x-1} est [1;+∞[[1 ; +\infty[.
  5. Si ff est paire, alors f(0)f(0) est nécessairement nul.
Voir le corrigé détaillé

1. Faux. Pour f(x)=x2f(x)=x^{2} sur R\mathbb{R}, le nombre −1-1 n’a aucun antécédent : aucun réel ne vérifie x2=−1x^{2}=-1.

2. Faux. Par définition même d’une fonction, tout nombre xx du domaine a une seule image.

3. Vrai. C’est exactement la définition de l’antécédent.

4. Vrai. x−1⩾0  ⟺  x⩾1x-1 \geqslant 0 \iff x \geqslant 1.

5. Faux. Contre-exemple : f(x)=x2+1f(x)=x^{2}+1 est paire (f(−x)=f(x)f(-x)=f(x)) et pourtant f(0)=1≠0f(0)=1 \neq 0.

Niveau 2 — Approfondissement
6

Voici (Figure 7) le profil d’altitude h(x)h(x), en mètres, d’un sentier de randonnée près de Dakar, en fonction de la distance parcourue xx, en km.

  1. Dresse le tableau de variations de hh sur [0;8][0;8].
  2. Donne le maximum de hh et la distance à laquelle il est atteint.
  3. Sans calculer d’images, compare h(1)h(1) et h(3)h(3).
Voir le corrigé détaillé
Altitude d’une randonnée près de Dakar max = 140 m 12345678 04080120 distance (km)
Figure 7 — Altitude hh selon la distance parcourue : montée régulière jusqu’au sommet, puis descente.

1.

xx004488
h(x)h(x)2020↗140140↘2020

2. Le maximum de hh est 140140 m, atteint pour x=4x=4 km.

3. 11 et 33 sont tous deux dans [0;4][0;4], où hh est croissante, et 1<31<3, donc h(1)<h(3)h(1) < h(3).

7

Étudie la parité de chacune des fonctions suivantes, définies sur R\mathbb{R} : f(x)=3x4−2x2f(x)=3x^{4}-2x^{2}, g(x)=5x3−xg(x)=5x^{3}-x, h(x)=x2−2x+1h(x)=x^{2}-2x+1.

Voir le corrigé détaillé
  1. f(−x)=3(−x)4−2(−x)2f(-x) = 3(-x)^{4} - 2(-x)^{2}
  2. ==3x4−2x2=f(x)3x^{4} - 2x^{2} = f(x)

ff est paire.

  1. g(−x)=5(−x)3−(−x)g(-x) = 5(-x)^{3} - (-x)
  2. ==−5x3+x=−(5x3−x)=−g(x)-5x^{3} + x = -(5x^{3}-x) = -g(x)

gg est impaire.

  1. h(−x)=(−x)2−2(−x)+1h(-x) = (-x)^{2} - 2(-x) + 1
  2. ==x2+2x+1x^{2} + 2x + 1

Or h(2)=1h(2)=1 et h(−2)=9h(-2)=9 : 9≠19 \neq 1 et 9≠−19 \neq -1, donc h(−x)≠h(x)h(-x) \neq h(x) et h(−x)≠−h(x)h(-x) \neq -h(x). hh n’est ni paire ni impaire.

8

On reprend la fonction température à Abéché (Figure 4). À quelles heures fait-il exactement 3030°C ? Résous ensuite f(x)>30f(x) > 30.

Voir le corrigé détaillé

La droite y=30y=30 coupe la courbe en trois points : 3030 a donc trois antécédents.

S={0;12;24}S = \{0 ; 12 ; 24\}.

Entre x=12x=12 et x=24x=24, la courbe reste strictement au-dessus de la droite y=30y=30 (elle monte à 4040 puis redescend à 3030 sans le rester) : f(x)>30  ⟺  x∈]12;24[f(x) > 30 \iff x \in \left]12 ; 24\right[.

9

Une fonction kk est définie sur [−5;4][-5;4] par le tableau de variations suivant.

xx−5-5−2-21144
k(x)k(x)88↘11↗66↘−3-3
  1. Compare k(−4)k(-4) et k(−3)k(-3).
  2. Compare k(−1)k(-1) et k(0)k(0).
  3. Donne le maximum et le minimum de kk sur [−5;4][-5;4].
Voir le corrigé détaillé
  1. −5⩽−4<−3⩽−2-5 \leqslant -4 < -3 \leqslant -2les deux réels sont dans [−5;−2][-5;-2]
  2. orkk est décroissante sur [−5;−2][-5;-2]
  3. ⇒\Rightarrowk(−4)>k(−3)k(-4) > k(-3)
  1. −2⩽−1<0⩽1-2 \leqslant -1 < 0 \leqslant 1les deux réels sont dans [−2;1][-2;1]
  2. orkk est croissante sur [−2;1][-2;1]
  3. ⇒\Rightarrowk(−1)<k(0)k(-1) < k(0)

Les valeurs de comparaison sont 88, 11, 66 et −3-3 : le maximum est 88 (atteint en x=−5x=-5), le minimum est −3-3 (atteint en x=4x=4).

Niveau 3 — Défi
10

On étudie de nouveau la fonction température ff à Abéché (Figure 4).

  1. Donne DfD_f et calcule f(0)f(0), f(12)f(12) et f(24)f(24).
  2. Rappelle le tableau de variations de ff, avec les extremums et les instants où ils sont atteints.
  3. Résous f(x)<20f(x) < 20.
  4. La fonction ff est-elle paire ou impaire ? Justifie.
Voir le corrigé détaillé

1. Df=[0;24]D_f = [0;24]. D’après la Figure 4, f(0)=30f(0)=30, f(12)=30f(12)=30, f(24)=30f(24)=30.

2.

xx006618182424
f(x)f(x)3030↘2020↗4040↘3030

Minimum 2020 en x=6x=6 ; maximum 4040 en x=18x=18.

3. Le minimum de ff sur DfD_f vaut exactement 2020 : f(x)f(x) ne descend jamais strictement en dessous. Donc S=∅S = \varnothing.

4. Non. Pour être paire ou impaire, DfD_f devrait être symétrique par rapport à 00 : or 24∈Df24 \in D_f alors que −24∉Df-24 \notin D_f. La condition préalable échoue déjà : ff n’est ni paire ni impaire.

11

Soit f(x)=2x−1x+3f(x) = \dfrac{2x-1}{x+3}.

  1. Détermine DfD_f.
  2. Montre que, pour tout x≠−3x \neq -3, f(x)=2−7x+3f(x) = 2 - \dfrac{7}{x+3}.
  3. Démontre, à l’aide de la définition, que ff est strictement croissante sur ]−3;+∞[\left]-3;+\infty\right[.
Voir le corrigé détaillé

1. x+3≠0  ⟺  x≠−3x+3 \neq 0 \iff x \neq -3, donc Df=R∖{−3}D_f = \mathbb{R}\setminus\{-3\}.

2.

  1. 2−7x+3=2(x+3)−7x+32 - \dfrac{7}{x+3} = \dfrac{2(x+3) - 7}{x+3}
  2. ==2x+6−7x+3\dfrac{2x+6-7}{x+3}
  3. ==2x−1x+3=f(x)\dfrac{2x-1}{x+3} = f(x)

3. Soient aa et bb deux réels de ]−3;+∞[\left]-3;+\infty\right[ tels que a<ba<b.

  1. f(b)−f(a)=(2−7b+3)−(2−7a+3)f(b) - f(a) = \left(2 - \dfrac{7}{b+3}\right) - \left(2 - \dfrac{7}{a+3}\right)
  2. ==7a+3−7b+3\dfrac{7}{a+3} - \dfrac{7}{b+3}
  3. ==7(b+3)−7(a+3)(a+3)(b+3)\dfrac{7(b+3) - 7(a+3)}{(a+3)(b+3)}
  4. ==7(b−a)(a+3)(b+3)\dfrac{7(b-a)}{(a+3)(b+3)}

Comme a>−3a>-3 et b>−3b>-3, on a a+3>0a+3>0 et b+3>0b+3>0, donc (a+3)(b+3)>0(a+3)(b+3)>0 ; de plus b−a>0b-a>0 et 7>07>0. Le quotient est donc strictement positif : f(b)−f(a)>0f(b)-f(a) > 0, c’est-à-dire f(a)<f(b)f(a) < f(b). Ceci étant vrai pour tous a<ba<b de ]−3;+∞[\left]-3;+\infty\right[, ff y est strictement croissante. C.Q.F.D.

12

Soit f(x)=x2−4x+3f(x) = x^{2} - 4x + 3, définie sur R\mathbb{R}. On pose, pour tout réel tt, g(t)=f(t+2)g(t) = f(t+2).

  1. Calcule g(t)g(t) et simplifie.
  2. Montre que gg est paire.
  3. En déduire que Cf\mathcal{C}_f est symétrique par rapport à la droite d’équation x=2x=2.
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. g(t)=(t+2)2−4(t+2)+3g(t) = (t+2)^{2} - 4(t+2) + 3
  2. ==t2+4t+4−4t−8+3t^{2} + 4t + 4 - 4t - 8 + 3
  3. ==t2−1t^{2} - 1

2. g(−t)=(−t)2−1=t2−1=g(t)g(-t) = (-t)^{2} - 1 = t^{2} - 1 = g(t) : gg est paire.

3. g(−t)=g(t)g(-t)=g(t) signifie que les points de Cg\mathcal{C}_g d’abscisses tt et −t-t ont la même ordonnée. Or l’abscisse tt de gg correspond à l’abscisse x=t+2x=t+2 de ff. Ainsi, pour tout tt, les points de Cf\mathcal{C}_f d’abscisses 2+t2+t et 2−t2-t — symétriques par rapport à x=2x=2 — vérifient f(2+t)=g(t)=g(−t)=f(2−t)f(2+t)=g(t)=g(-t)=f(2-t) : ils ont la même ordonnée. C’est exactement dire que Cf\mathcal{C}_f est symétrique par rapport à la droite x=2x=2.

Niveau 4 — Problèmes de vie courante
13

Le réservoir de Douala. Un réservoir communal à Douala se remplit puis se vide au cours de la journée. La hauteur d’eau h(x)h(x), en mètres, en fonction du temps xx, en heures depuis l’ouverture des vannes, est donnée par la Figure 8.

  1. Donne DhD_h et dresse le tableau de variations de hh.
  2. Donne le maximum de hh, et pendant combien de temps il est maintenu.
  3. Résous graphiquement h(x)⩾3h(x) \geqslant 3, puis donne la durée correspondante, en heures.
Voir le corrigé détaillé
Hauteur d’eau — réservoir de Douala y = 3 0357912 035 h(x) ⩾ 3 ⇔ x ∈ [3 ; 9] → durée = 6 h
Figure 8 — Hauteur d’eau dans le réservoir : remplissage, plateau, puis distribution.

1. Dh=[0;12]D_h = [0;12].

xx0055771212
h(x)h(x)00↗55→55↘00

2. Le maximum est 55 m, maintenu de x=5x=5 à x=7x=7, soit pendant 22 heures.

3. D’après la Figure 8, S=[3;9]S = [3;9] : la hauteur reste ⩾3\geqslant 3 m pendant 9−3=69-3=6 heures.

14

Forfait internet à Ndjamena. Un opérateur propose : les 55 premiers Go inclus pour un forfait fixe de 2 0002\,000 F CFA, puis chaque Go supplémentaire coûte 300300 F CFA. On note C(x)C(x) le coût, en F CFA, pour une consommation de xx Go dans le mois, avec 0⩽x⩽200 \leqslant x \leqslant 20.

  1. Donne l’expression de C(x)C(x) selon que x⩽5x \leqslant 5 ou x>5x>5, et dresse son tableau de variations sur [0;20][0;20].
  2. Calcule C(8)C(8) et C(12)C(12).
  3. Un client a payé 3 2003\,200 F CFA ce mois-ci. Combien de Go a-t-il consommés ?
Voir le corrigé détaillé

1. C(x)=2 000C(x) = 2\,000 si 0⩽x⩽50 \leqslant x \leqslant 5, et C(x)=2 000+300(x−5)C(x) = 2\,000 + 300(x-5) si 5<x⩽205 < x \leqslant 20.

xx00552020
C(x)C(x)2 0002\,000→2 0002\,000↗6 5006\,500

2.

  1. C(8)=2 000+300×(8−5)C(8) = 2\,000 + 300\times(8-5)
  2. ==2 000+900=2 9002\,000 + 900 = 2\,900
  3. C(12)=2 000+300×(12−5)C(12) = 2\,000 + 300\times(12-5)
  4. ==2 000+2 100=4 1002\,000 + 2\,100 = 4\,100

3.

  1. 2 000+300(x−5)=3 2002\,000 + 300(x-5) = 3\,200
  2.   ⟺  \iff300(x−5)=1 200300(x-5) = 1\,200
  3.   ⟺  \iffx−5=4x - 5 = 4
  4.   ⟺  \iffx=9x = 9

Le client a consommé 99 Go.

15

Rendement agricole près d’Abéché. Un agriculteur étudie l’effet de la quantité d’engrais xx (en kg par are) sur le rendement R(x)R(x) (en kg) de son champ d’arachides, avec R(x)=−2x2+40x+100R(x) = -2x^{2} + 40x + 100, pour x∈[0;20]x \in [0;20].

  1. Vérifie que, pour tout xx, R(x)=−2(x−10)2+300R(x) = -2(x-10)^{2} + 300.
  2. En déduire le rendement maximal et la quantité d’engrais qui permet de l’atteindre.
  3. L’agriculteur souhaite un rendement d’au moins 250250 kg. Résous R(x)⩾250R(x) \geqslant 250 et donne les quantités d’engrais possibles.
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. −2(x−10)2+300=−2(x2−20x+100)+300-2(x-10)^{2} + 300 = -2(x^{2} - 20x + 100) + 300
  2. ==−2x2+40x−200+300-2x^{2} + 40x - 200 + 300
  3. ==−2x2+40x+100=R(x)-2x^{2} + 40x + 100 = R(x)

2. Pour tout xx, (x−10)2⩾0(x-10)^{2} \geqslant 0 donc −2(x−10)2⩽0-2(x-10)^{2} \leqslant 0, donc R(x)⩽300R(x) \leqslant 300, avec égalité si et seulement si x=10x=10. Le rendement maximal est 300300 kg, atteint pour x=10x=10 kg d’engrais par are.

3.

  1. −2(x−10)2+300⩾250-2(x-10)^{2} + 300 \geqslant 250
  2.   ⟺  \iff−2(x−10)2⩾−50-2(x-10)^{2} \geqslant -50
  3.   ⟺  \iff(x−10)2⩽25(x-10)^{2} \leqslant 25on divise par −2-2, l’inégalité change de sens
  4.   ⟺  \iff−5⩽x−10⩽5-5 \leqslant x-10 \leqslant 5
  5.   ⟺  \iff5⩽x⩽155 \leqslant x \leqslant 15

S=[5;15]S = [5 ; 15] : il faut épandre entre 55 et 1515 kg d’engrais par are pour garantir un rendement d’au moins 250250 kg.

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📝 QCM de fin de leçon — 20 questions

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Définir une fonction ff sur un ensemble DD, c'est associer à chaque nombre xx de DD :

Explication : Par définition, une fonction associe à chaque xx de DD un seul et unique nombre réel f(x)f(x), son image. La sortie d'une fonction est toujours unique.

L'ensemble de définition de f(x)=1x−3f(x) = \dfrac{1}{x-3} est :

Explication : Un quotient n'existe pas si le dénominateur est nul : x−3≠0  ⟺  x≠3x-3 \neq 0 \iff x \neq 3, donc Df=R∖{3}D_f = \mathbb{R} \setminus \{3\}.

L'ensemble de définition de g(x)=2x+6g(x) = \sqrt{2x+6} est :

Explication : Une racine carrée n'existe que si le radicande est positif ou nul : 2x+6⩾0  ⟺  x⩾−32x+6 \geqslant 0 \iff x \geqslant -3, donc Dg=[−3 ;+∞[D_g = [-3\,;+\infty[.

Soit f(x)=3x2−2f(x) = 3x^2 - 2. L'image de −2-2 par ff est :

Explication : f(−2)=3×(−2)2−2=3×4−2=12−2=10f(-2) = 3\times(-2)^2 - 2 = 3\times 4 - 2 = 12-2 = 10.

Soit f(x)=x2−2x+1f(x) = x^2 - 2x + 1. Le point A(3 ;4)A(3\,;4) appartient-il à Cf\mathcal{C}_f ?

Explication : f(3)=32−2×3+1=9−6+1=4f(3) = 3^2 - 2\times 3 + 1 = 9-6+1 = 4. Comme 4=44=4, le point A(3 ;4)A(3\,;4) appartient bien à Cf\mathcal{C}_f.

Une fonction ff est croissante sur un intervalle II lorsque, pour tous réels aa et bb de II :

Explication : Une fonction croissante sur II conserve l'ordre : si a⩽ba \leqslant b (tous deux dans II), alors f(a)⩽f(b)f(a) \leqslant f(b). Le sens de variation se lit toujours de gauche à droite.

Une fonction kk, définie sur [−4 ;5][-4\,;5], a le tableau de variations suivant : décroissante de 66 (en x=−4x=-4) à −2-2 (en x=−1x=-1), puis croissante jusqu'à 99 (en x=3x=3), puis décroissante jusqu'à 11 (en x=5x=5). Compare k(−3)k(-3) et k(−2)k(-2) :

Explication : −4⩽−3<−2⩽−1-4 \leqslant -3 < -2 \leqslant -1 : les deux réels sont dans [−4 ;−1][-4\,;-1], où kk est décroissante. L'ordre s'inverse donc : k(−3)>k(−2)k(-3) > k(-2).

Un maximum MM d'une fonction ff sur un intervalle II, atteint en x0x_0, est :

Explication : Un extremum est une valeur (une ordonnée), jamais une abscisse ni un point. Le maximum de la fonction température, par exemple, est « 40, atteint en x=18 » — jamais « le maximum est 18 ».

Pour résoudre graphiquement f(x)=kf(x) = k, on cherche :

Explication : On trace la droite horizontale y=ky=k ; les solutions de f(x)=kf(x)=k sont les abscisses de ses points d'intersection avec la courbe Cf\mathcal{C}_f.

Une fonction ff est paire lorsque, pour tout xx de DfD_f (symétrique par rapport à 00) :

Explication : Une fonction paire vérifie f(−x)=f(x)f(-x)=f(x) pour tout xx de DfD_f ; sa courbe est alors symétrique par rapport à l'axe des ordonnées (Oy)(Oy).

Soit f(x)=x2−3f(x) = x^2 - 3, définie sur R\mathbb{R}. Cette fonction est :

Explication : f(−x)=(−x)2−3=x2−3=f(x)f(-x) = (-x)^2 - 3 = x^2-3 = f(x) : la fonction est paire, sa courbe est symétrique par rapport à (Oy)(Oy).

Soit h(x)=x2+xh(x) = x^2 + x, définie sur R\mathbb{R}. On calcule h(1)=2h(1)=2 et h(−1)=0h(-1)=0. Que peut-on en conclure ?

Explication : Comme 0≠20 \neq 2 et 0≠−20 \neq -2, on a h(−1)≠h(1)h(-1) \neq h(1) et h(−1)≠−h(1)h(-1) \neq -h(1) : hh n'est ni paire ni impaire. Il suffit souvent d'un terme qui « casse » la symétrie.

Une fonction gg est donnée par ce tableau de valeurs : g(−2)=9g(-2)=9, g(−1)=4g(-1)=4, g(0)=1g(0)=1, g(1)=0g(1)=0, g(2)=1g(2)=1, g(3)=4g(3)=4. Les antécédents de 44 par gg sont :

Explication : On cherche 44 sur la ligne des images : il apparaît en x=−1x=-1 et en x=3x=3. Les antécédents de 44 sont donc −1-1 et 33.

Vrai ou faux : « Tout nombre réel possède au moins un antécédent par une fonction ff. »

Explication : C'est faux en général : pour f(x)=x2f(x)=x^2, aucun réel xx ne vérifie x2=−1x^2=-1, donc −1-1 n'a aucun antécédent par ff.

Un opérateur à Ndjamena facture un forfait fixe de 2 0002\,000 F CFA jusqu'à 55 Go inclus, puis 300300 F CFA par Go supplémentaire. Un client a payé 3 2003\,200 F CFA ce mois-ci. Combien de Go a-t-il consommés ?

Explication : 2 000+300(x−5)=3 200  ⟺  300(x−5)=1 200  ⟺  x−5=4  ⟺  x=92\,000 + 300(x-5) = 3\,200 \iff 300(x-5)=1\,200 \iff x-5=4 \iff x=9.

Le rendement d'un champ d'arachides près d'Abéché est R(x)=−2(x−10)2+300R(x) = -2(x-10)^2 + 300 (kg), pour xx kg d'engrais par are. Le rendement maximal, et la quantité d'engrais correspondante, sont :

Explication : Pour tout xx, (x−10)2⩾0(x-10)^2 \geqslant 0, donc −2(x−10)2⩽0-2(x-10)^2 \leqslant 0, donc R(x)⩽300R(x) \leqslant 300, avec égalité seulement si x=10x=10. Le maximum est 300300 kg, atteint pour 1010 kg d'engrais par are.

La fonction température à Abéché vaut 3030°C en x=0x=0, x=12x=12 et x=24x=24 (heures), avec un minimum 2020 en x=6x=6 et un maximum 4040 en x=18x=18. Que dire de sa parité sur Df=[0 ;24]D_f = [0\,;24] ?

Explication : Pour être paire ou impaire, DfD_f doit d'abord être symétrique par rapport à 00 : or 24∈Df24 \in D_f alors que −24∉Df-24 \notin D_f. La condition préalable échoue, donc ff n'est ni paire ni impaire, quelles que soient ses valeurs.

Sur une randonnée près de Dakar, l'altitude h(x)h(x) (m) croît de 2020 m (en x=0x=0) à 140140 m (en x=4x=4), puis décroît jusqu'à 2020 m (en x=8x=8). Sans calculer d'image, que peut-on dire de h(1)h(1) et h(3)h(3) ?

Explication : 11 et 33 sont tous deux dans [0 ;4][0\,;4], où hh est croissante ; comme 1<31<3, l'ordre est conservé : h(1)<h(3)h(1) < h(3).

Soit f(x)=2x−1x+3f(x) = \dfrac{2x-1}{x+3}, et Df=R∖{−3}D_f = \mathbb{R} \setminus \{-3\}. On a montré que f(x)=2−7x+3f(x) = 2 - \dfrac{7}{x+3}. Sur ]−3 ;+∞[]-3\,;+\infty[, ff est :

Explication : 1x+3\dfrac{1}{x+3} est décroissante sur ]−3 ;+∞[]-3\,;+\infty[ (fonction inverse translatée), donc −7x+3-\dfrac{7}{x+3} (facteur négatif) y est croissante, et ajouter la constante 22 ne change pas le sens : ff est croissante sur ]−3 ;+∞[]-3\,;+\infty[.

Un réservoir à Douala a une hauteur d'eau h(x)h(x) qui croît de 00 à 55 m entre x=0x=0 et x=5x=5 h, reste à 55 m jusqu'à x=7x=7 h, puis décroît jusqu'à 00 en x=12x=12 h. On lit que h(x)⩾3h(x) \geqslant 3 pour x∈[3 ;9]x \in [3\,;9]. Pendant combien de temps la hauteur reste-t-elle au moins égale à 33 m ?

Explication : L'ensemble des solutions est l'intervalle [3 ;9][3\,;9], dont l'amplitude vaut 9−3=69-3=6 heures.
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