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Fonctions de référence

Étudier les fonctions affine, carré, inverse et racine carrée.

Mathématiques Seconde Chapitre 6 / 15 ⏱ 8 h

Ce que tu sauras faire à la fin

  • Tracer et exploiter les courbes de référence
  • Comparer deux nombres à l'aide des variations
  • Résoudre graphiquement une inéquation

Depuis le collège, tu sais calculer l'image d'un nombre par une formule, tracer quelques points, lire un graphique. En Seconde, ce savoir se transforme : on étudie désormais des fonctions de référence — affine, carré, inverse, racine carrée, cube — comme de véritables objets mathématiques, avec leurs variations démontrées, leur parité, leur courbe représentative précise. Ce sont les briques de tout le lycée : dès la Première, tu combineras ces fonctions pour en étudier de plus complexes, et en Physique-Chimie, elles décrivent des lois entières (trajectoire d'un projectile, loi d'Ohm, relation entre pression et volume d'un gaz).

La nouveauté principale par rapport au collège, c'est la rigueur : on ne se contente plus de dire « cette courbe monte » en la regardant, on le démontre par le calcul, à partir de la seule expression de la fonction. Cette démarche — conjecturer sur un graphique, puis prouver algébriquement — est la méthode que tu emploieras dans toutes les études de fonctions à venir.

Tu rencontreras ces courbes partout : une droite pour un tarif proportionnel à une distance, une parabole pour la trajectoire d'un ballon, une hyperbole pour le temps de trajet en fonction de la vitesse, une racine carrée pour la vitesse de chute d'un objet. Comparer deux nombres sans calculatrice, résoudre une inéquation en lisant un graphique : voilà les compétences que ce chapitre te donne.

1Fonction affine : variations et signe

1.1  Définition et représentation graphique

Définition

Une fonction affine est une fonction ff définie sur R\mathbb{R} par une expression de la forme :

f(x)=ax+bf(x) = ax + b

où aa et bb sont deux nombres réels fixés. Le nombre aa s'appelle le coefficient directeur (ou pente), et le nombre bb l'ordonnée à l'origine.

  • Si b=0b = 0, on dit que ff est une fonction linéaire : f(x)=axf(x) = ax.
  • Si a=0a = 0, on dit que ff est une fonction constante : f(x)=bf(x) = b.
Propriété

Dans un repère, la représentation graphique d'une fonction affine f(x)=ax+bf(x) = ax+b est une droite. Le nombre bb est l'ordonnée du point où la droite coupe l'axe des ordonnées, puisque f(0)=a×0+b=bf(0) = a \times 0 + b = b.

Réciproquement, toute droite non verticale est la représentation graphique d'une fonction affine.

Deux points suffisent à tracer une droite : on choisit deux valeurs de xx, on calcule les images correspondantes, on place les deux points et on les relie à la règle.

Exemple — tracer f(x)=2x−1f(x) = 2x - 1
  1. f(0)=2×0−1=−1f(0) = 2 \times 0 - 1 = -1le point (0 ;−1)(0\,;-1) est sur la droite
  2. f(2)=2×2−1=3f(2) = 2 \times 2 - 1 = 3le point (2 ;3)(2\,;3) est sur la droite

On identifie directement dans l'expression f(x)=2⏟ax+(−1⏟b)f(x) = \underbrace{2}_{a}x + (\underbrace{-1}_{b}) : coefficient directeur a=2a = 2, ordonnée à l'origine b=−1b = -1.

1.2  Taux d'accroissement

Définition

Soit ff une fonction définie sur un intervalle, et x1x_{1}, x2x_{2} deux nombres distincts de cet intervalle. Le taux d'accroissement de ff entre x1x_{1} et x2x_{2} est le nombre :

f(x2)−f(x1)x2−x1\dfrac{f(x_{2}) - f(x_{1})}{x_{2} - x_{1}}

C'est le coefficient directeur de la droite qui relie les deux points de la courbe d'abscisses x1x_{1} et x2x_{2}.

Propriété

Pour une fonction affine f(x)=ax+bf(x) = ax + b, le taux d'accroissement entre deux nombres quelconques x1≠x2x_{1} \neq x_{2} est constant et vaut aa.

Démonstration
  1. f(x2)−f(x1)x2−x1=(ax2+b)−(ax1+b)x2−x1\dfrac{f(x_{2}) - f(x_{1})}{x_{2} - x_{1}} = \dfrac{(ax_{2}+b) - (ax_{1}+b)}{x_{2}-x_{1}}
  2. ==ax2−ax1+b−bx2−x1\dfrac{ax_{2} - ax_{1} + b - b}{x_{2}-x_{1}}
  3. ==a(x2−x1)x2−x1\dfrac{a(x_{2}-x_{1})}{x_{2}-x_{1}}on factorise par aa
  4. ==aaon simplifie par x2−x1≠0x_{2}-x_{1} \neq 0

Le résultat ne dépend ni de x1x_{1} ni de x2x_{2} : c'est la propriété caractéristique des fonctions affines, celle qui justifie que leur courbe est une droite. C.Q.F.D.

Exemple — vérifier la constance du taux

Pour f(x)=−3x+5f(x) = -3x + 5, calculons le taux d'accroissement entre x1=1x_{1}=1, x2=4x_{2}=4, puis entre x1=−2x_{1}=-2, x2=0x_{2}=0.

  1. f(4)−f(1)4−1=(−7)−23\dfrac{f(4)-f(1)}{4-1} = \dfrac{(-7) - 2}{3}
  2. ==−93=−3\dfrac{-9}{3} = -3
  3. f(0)−f(−2)0−(−2)=5−112\dfrac{f(0)-f(-2)}{0-(-2)} = \dfrac{5-11}{2}
  4. ==−62=−3\dfrac{-6}{2} = -3on retrouve bien a=−3a=-3 dans les deux cas
-3-2-112345 -4-3-2-1123456 0xy f(x) = 2x − 1g(x) = −1,5x + 3 12
Figure 1 — Deux fonctions affines. Pour ff, entre x=1x=1 et x=2x=2, xx augmente de 11 et yy augmente de 22 : le coefficient directeur est a=2a=2. Les points rouge et violet marquent les ordonnées à l'origine, −1-1 et 33.

1.3  Sens de variation

Théorème

Soit f(x)=ax+bf(x) = ax+b une fonction affine.

  • Si a>0a > 0, ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.
  • Si a<0a < 0, ff est strictement décroissante sur R\mathbb{R}.
  • Si a=0a = 0, ff est constante sur R\mathbb{R}.
Démonstration

Soient x1<x2x_{1} < x_{2} deux réels quelconques. D'après la propriété du taux d'accroissement :

  1. f(x2)−f(x1)=a(x2−x1)f(x_{2}) - f(x_{1}) = a(x_{2}-x_{1})
  2. or x2−x1>0x_{2} - x_{1} > 0car x1<x2x_{1} < x_{2}

Le signe de f(x2)−f(x1)f(x_{2})-f(x_{1}) est donc celui de aa. Si a>0a>0, f(x2)−f(x1)>0f(x_{2})-f(x_{1})>0, donc f(x2)>f(x1)f(x_{2})>f(x_{1}) : ff est croissante. Si a<0a<0, on obtient de même f(x2)<f(x1)f(x_{2})<f(x_{1}) : ff est décroissante. Si a=0a=0, f(x2)=f(x1)f(x_{2})=f(x_{1}) pour tous x1,x2x_1,x_2 : ff est constante. C.Q.F.D.

a>0a>0xx−∞-\infty+∞+\infty
f(x)f(x)↗
a<0a<0xx−∞-\infty+∞+\infty
f(x)f(x)↘

1.4  Signe d'une fonction affine

Méthode — étudier le signe de ax+bax+b (avec a≠0a \neq 0)

On résout l'équation ax+b=0ax+b=0, ce qui donne la valeur interdite au signe x0=−bax_{0} = -\dfrac{b}{a}. Comme ff est strictement monotone, elle ne s'annule qu'une fois : ff est du signe de aa après x0x_0, et du signe opposé à aa avant x0x_0 — c'est immédiat une fois le sens de variation connu.

Exemple — signe de f(x)=−2x+6f(x) = -2x + 6
  1. −2x+6=0-2x+6 = 0
  2.   ⟺  \iff−2x=−6-2x = -6
  3.   ⟺  \iffx=3x = 3

Comme a=−2<0a=-2<0, ff est décroissante : elle est positive avant 33, négative après.

xx−∞-\infty33+∞+\infty
−2x+6-2x+6++00−-
Attention

Pour résoudre ax+b>0ax+b > 0 lorsque aa est négatif, diviser les deux membres par aa change le sens de l'inégalité. Oublier ce changement est l'erreur la plus fréquente sur ce sujet : −2x+6>0  ⟺  −2x>−6  ⟺  x<3-2x+6>0 \iff -2x>-6 \iff x<3 (et non x>3x>3).

Math & Co — Descartes et la naissance du repère

En 16371637, le philosophe et mathématicien français René Descartes publie La Géométrie, en annexe de son Discours de la méthode. Son idée est décisive : associer à chaque point du plan un couple de nombres (ses coordonnées), pour transformer tout problème de géométrie en calcul algébrique, et réciproquement représenter toute relation entre deux nombres par une courbe.

C'est cette invention — le repère cartésien, qui porte encore son nom — qui permet de tracer la droite d'une fonction affine et d'en lire graphiquement les propriétés. Avant Descartes, algèbre et géométrie étaient deux mondes séparés ; depuis, ils ne font plus qu'un.

2Fonction carré

2.1  Définition et courbe représentative

Définition

La fonction carré est la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par :

f(x)=x2f(x) = x^{2}

Sa courbe représentative s'appelle une parabole, de sommet l'origine OO du repère.

-3-2-1123 123456789 0xy (2 ; 4)(−2 ; 4)O
Figure 2 — La parabole y=x2y=x^{2}. Les points d'abscisses 22 et −2-2 ont la même ordonnée 44 : la courbe est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées.

2.2  Parité

Définition

Une fonction ff définie sur R\mathbb{R} (ou sur un ensemble symétrique par rapport à 00) est dite paire lorsque, pour tout xx :

f(−x)=f(x)f(-x) = f(x)

Sa courbe représentative est alors symétrique par rapport à l'axe des ordonnées.

Démonstration — la fonction carré est paire
  1. f(−x)=(−x)2f(-x) = (-x)^{2}
  2. ==(−1)2×x2(-1)^{2} \times x^{2}
  3. ==x2=f(x)x^{2} = f(x)

La propriété est vraie pour tout réel xx : la fonction carré est paire, et sa courbe est bien symétrique par rapport à l'axe des ordonnées, comme le montre la Figure 2. C.Q.F.D.

2.3  Variations

Théorème

La fonction carré est :

  • strictement décroissante sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0] ;
  • strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
Démonstration (sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[)

Soient 0⩽x1<x20 \leqslant x_{1} < x_{2}.

  1. f(x2)−f(x1)=x22−x12f(x_{2}) - f(x_{1}) = x_{2}^{2} - x_{1}^{2}
  2. ==(x2−x1)(x2+x1)(x_{2}-x_{1})(x_{2}+x_{1})identité remarquable a2−b2a^{2}-b^{2}

Or x2−x1>0x_{2} - x_{1} > 0 (par hypothèse) et x2+x1>0x_{2}+x_{1} > 0 (somme de deux nombres positifs, non tous deux nuls). Le produit de deux facteurs strictement positifs est strictement positif, donc f(x2)−f(x1)>0f(x_{2}) - f(x_{1}) > 0 : ff est strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.

Sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0], on utilise la parité : si x1<x2⩽0x_{1}<x_{2}\leqslant 0, alors 0⩽−x2<−x10 \leqslant -x_{2} < -x_{1}, donc f(−x2)<f(−x1)f(-x_{2}) < f(-x_{1}) d'après le cas précédent, soit f(x2)<f(x1)f(x_{2}) < f(x_{1}) (parité) : ff est décroissante sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0]. C.Q.F.D.

xx−∞-\infty00+∞+\infty
f(x)=x2f(x)=x^{2}↘00↗
Méthode — comparer deux carrés

Pour comparer a2a^{2} et b2b^{2}, il faut d'abord savoir si aa et bb sont de même signe : c'est seulement dans ce cas que l'on peut appliquer directement le sens de variation de la fonction carré sur l'intervalle correspondant.

Exemple — comparer (−7)2(-7)^{2} et (−4)2(-4)^{2}
  1. −7<−4⩽0-7 < -4 \leqslant 0
  2. ⇒\Rightarrow(−7)2>(−4)2(-7)^{2} > (-4)^{2}fonction carré décroissante sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0]
  3. soit 49>1649 > 16vérification
Attention

Quand aa et bb sont de signes différents, a<ba<b n'entraîne pas a2<b2a^{2}<b^{2} : ici, il faut comparer ∣a∣|a| et ∣b∣|b|, pas seulement aa et bb. Exemple : −5<2-5 < 2, pourtant (−5)2=25>22=4(-5)^{2} = 25 > 2^{2} = 4.

Math & Co — Apollonius, le géomètre des coniques

Apollonius de Perge, mathématicien grec actif vers −200-200, rédige un traité intitulé Coniques, en huit livres, qui étudie les courbes obtenues en coupant un cône par un plan : ellipse, parabole, hyperbole. C'est lui qui donne son nom à la parabole (du grec « parabolê », qui signifie « comparaison » ou « ajustement »).

Vingt siècles plus tard, ces courbes purement théoriques se révèlent partout dans la nature : trajectoire d'un projectile, forme d'une antenne parabolique, câble d'un pont suspendu. La fonction carré, la plus simple de toutes les paraboles, en est le point de départ.

3Fonction inverse

3.1  Définition et courbe représentative

Définition

La fonction inverse est la fonction ff définie sur R∗=R∖{0}\mathbb{R}^{*} = \mathbb{R} \setminus \{0\} par :

f(x)=1xf(x) = \dfrac{1}{x}

Sa courbe représentative s'appelle une hyperbole. Elle comporte deux branches, l'une pour x>0x>0, l'autre pour x<0x<0, et se rapproche des deux axes du repère sans jamais les toucher : on dit que les axes sont des asymptotes à la courbe.

-4-3-2-11234 -4-3-2-11234 0xy (1 ; 1)(−1 ; −1)
Figure 3 — L'hyperbole y=1xy=\dfrac{1}{x}. Les axes (en pointillés) sont les asymptotes : la courbe s'en approche indéfiniment sans jamais les atteindre.

3.2  Imparité

Définition

Une fonction ff, définie sur un ensemble symétrique par rapport à 00, est dite impaire lorsque, pour tout xx de cet ensemble :

f(−x)=−f(x)f(-x) = -f(x)

Sa courbe est alors symétrique par rapport à l'origine OO du repère.

Démonstration — la fonction inverse est impaire
  1. f(−x)=1−xf(-x) = \dfrac{1}{-x}
  2. ==−1x-\dfrac{1}{x}
  3. ==−f(x)-f(x)

C'est vrai pour tout x≠0x \neq 0 : la fonction inverse est impaire. On le voit sur la Figure 3 avec les points (1 ;1)(1\,;1) et (−1 ;−1)(-1\,;-1), symétriques par rapport à OO. C.Q.F.D.

3.3  Variations

Théorème

La fonction inverse est strictement décroissante sur ]−∞ ;0[]-\infty\,;0[ et strictement décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ (ce sont deux énoncés séparés : rien n'est dit sur l'ordre entre une valeur négative et une valeur positive).

Démonstration (sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[)

Soient 0<x1<x20 < x_{1} < x_{2}.

  1. f(x2)−f(x1)=1x2−1x1f(x_{2}) - f(x_{1}) = \dfrac{1}{x_{2}} - \dfrac{1}{x_{1}}
  2. ==x1−x2x1x2\dfrac{x_{1} - x_{2}}{x_{1}x_{2}}même dénominateur x1x2x_{1}x_{2}

Le numérateur x1−x2x_{1}-x_{2} est strictement négatif (car x1<x2x_1<x_2), et le dénominateur x1x2x_{1}x_{2} est strictement positif (produit de deux positifs). Le quotient est donc strictement négatif : f(x2)<f(x1)f(x_{2}) < f(x_{1}), donc ff est décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[. Le même calcul, avec x1<x2<0x_{1}<x_{2}<0, donne x1x2>0x_1 x_2 > 0 également (produit de deux négatifs) : la conclusion est identique sur ]−∞ ;0[]-\infty\,;0[. C.Q.F.D.

xx−∞-\infty00+∞+\infty
f(x)=1xf(x)=\dfrac{1}{x}↘∥↘
Méthode — comparer deux inverses

Si aa et bb sont strictement de même signe, on utilise la décroissance de ff sur l'intervalle correspondant : a<b⇒1a>1ba<b \Rightarrow \dfrac{1}{a} > \dfrac{1}{b}. Si aa et bb sont de signes différents, on compare directement à 00 (un inverse positif est toujours plus grand qu'un inverse négatif).

Exemple — comparer 15\dfrac{1}{5} et 18\dfrac{1}{8}
  1. 0<5<80 < 5 < 8
  2. ⇒\Rightarrow15>18\dfrac{1}{5} > \dfrac{1}{8}fonction inverse décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[
Attention

La fonction inverse n'est pas décroissante sur R∗\mathbb{R}^{*} tout entier : c'est le piège classique de ce chapitre. Par exemple, −1<2-1 < 2, et pourtant f(−1)=−1<f(2)=0,5f(-1) = -1 < f(2) = 0{,}5 : l'ordre semble « croissant » alors que la fonction est décroissante sur chacun des deux intervalles séparément ! Dès que aa et bb sont de signes différents, il faut raisonner autrement (voir la méthode ci-dessus).

Math & Co — Boyle, Mariotte et les gaz

En 16621662, le physicien irlandais Robert Boyle découvre expérimentalement qu'à température constante, la pression PP d'un gaz enfermé et son volume VV vérifient P×V=constanteP \times V = \text{constante} : le volume est donc inversement proportionnel à la pression. Le physicien français Edme Mariotte retrouve la même loi indépendamment en 16761676, en France : on parle depuis de la loi de Boyle-Mariotte.

C'est un exemple parmi tant d'autres de fonction inverse en physique : la loi d'Ohm I=URI = \dfrac{U}{R} à tension fixée, le temps de trajet t=dvt = \dfrac{d}{v} à distance fixée, obéissent au même modèle mathématique.

4Fonction racine carrée

4.1  Définition et courbe représentative

Définition

La fonction racine carrée est la fonction ff définie sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ uniquement par :

f(x)=xf(x) = \sqrt{x}

Elle n'est pas définie pour x<0x<0, puisque la racine carrée d'un nombre strictement négatif n'existe pas. Sa courbe part de l'origine OO et « monte » de plus en plus lentement.

123456789 123 0xy (9 ; 3) (4 ; 2) (1 ; 1)
Figure 4 — La courbe de la fonction racine carrée sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[. Elle progresse très vite près de 00, puis de plus en plus lentement.

4.2  Variations

Théorème

La fonction racine carrée est strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.

Démonstration

Soient 0⩽x1<x20 \leqslant x_{1} < x_{2}.

  1. f(x2)−f(x1)=x2−x1f(x_{2}) - f(x_{1}) = \sqrt{x_{2}} - \sqrt{x_{1}}
  2. ==(x2−x1)(x2+x1)x2+x1\dfrac{\left(\sqrt{x_{2}} - \sqrt{x_{1}}\right)\left(\sqrt{x_{2}} + \sqrt{x_{1}}\right)}{\sqrt{x_{2}} + \sqrt{x_{1}}}on multiplie par la quantité conjuguée, non nulle
  3. ==x2−x1x2+x1\dfrac{x_{2} - x_{1}}{\sqrt{x_{2}} + \sqrt{x_{1}}}identité (a−b)(a+b)=a2−b2(a-b)(a+b)=a^{2}-b^{2}

Le numérateur x2−x1x_{2}-x_{1} est strictement positif par hypothèse, et le dénominateur x2+x1\sqrt{x_{2}}+\sqrt{x_{1}} est strictement positif (somme de deux racines non toutes deux nulles). Le quotient est donc strictement positif : f(x2)>f(x1)f(x_{2}) > f(x_{1}), et ff est strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[. C.Q.F.D.

xx00+∞+\infty
f(x)=xf(x)=\sqrt{x}00↗
Méthode — comparer sans calculatrice à l'aide de la racine carrée

Pour comparer a\sqrt{a} et b\sqrt{b} avec a,b⩾0a,b \geqslant 0, il suffit de comparer aa et bb : la fonction racine carrée étant croissante, elle conserve l'ordre.

Exemple — comparer 45\sqrt{45} et 51\sqrt{51}
  1. 45<5145 < 51
  2. ⇒\Rightarrow45<51\sqrt{45} < \sqrt{51}fonction racine carrée croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[
Exemple — encadrer puis comparer 20\sqrt{20} et 4,54{,}5
  1. 4,52=20,254{,}5^{2} = 20{,}25
  2. 20<20,2520 < 20{,}25
  3. ⇒\Rightarrow20<20,25=4,5\sqrt{20} < \sqrt{20{,}25} = 4{,}5
Attention

L'expression x\sqrt{x} n'a de sens que pour x⩾0x \geqslant 0 : avant toute étude, vérifie toujours que le nombre sous la racine est bien positif ou nul. C'est particulièrement important lorsque xx est remplacé par une expression, comme 7−x\sqrt{7-x}, définie seulement pour x⩽7x \leqslant 7.

5Fonction cube

5.1  Définition et courbe représentative

Définition

La fonction cube est la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par :

f(x)=x3f(x) = x^{3}

Sa courbe passe par l'origine, monte lentement près de 00 (elle y est presque « plate »), puis de plus en plus vite quand ∣x∣|x| augmente.

-2-112 -8-448 0xy (1 ; 1)(−1 ; −1)
Figure 5 — La courbe de la fonction cube. Elle est symétrique par rapport à l'origine OO : les points (1 ;1)(1\,;1) et (−1 ;−1)(-1\,;-1) en sont un exemple.

5.2  Parité et variations

Propriété — imparité

La fonction cube est impaire : pour tout xx, f(−x)=(−x)3=(−1)3x3=−x3=−f(x)f(-x) = (-x)^{3} = (-1)^{3}x^{3} = -x^{3} = -f(x). Sa courbe est donc symétrique par rapport à l'origine OO.

Théorème

La fonction cube est strictement croissante sur R\mathbb{R} (sur tout l'ensemble des réels, sans distinction de signe — à la différence des fonctions carré et inverse).

Démonstration — idée de preuve

Soient x1<x2x_{1} < x_{2}. On admet en Seconde la factorisation suivante, que tu retrouveras en 1ère :

x23−x13=(x2−x1)(x22+x2x1+x12)x_{2}^{3} - x_{1}^{3} = (x_{2}-x_{1})\left(x_{2}^{2} + x_{2}x_{1} + x_{1}^{2}\right)

Le premier facteur x2−x1x_{2}-x_{1} est strictement positif. Le second facteur, x22+x2x1+x12x_{2}^{2}+x_{2}x_{1}+x_{1}^{2}, s'écrit aussi (x2+x12)2+34x12\left(x_{2}+\dfrac{x_{1}}{2}\right)^{2} + \dfrac{3}{4}x_{1}^{2} : une somme de deux carrés, donc positive, et nulle seulement si x1=x2=0x_1=x_2=0, exclu ici. Le produit des deux facteurs est donc strictement positif : f(x2)>f(x1)f(x_2) > f(x_1). C.Q.F.D.

xx−∞-\infty+∞+\infty
f(x)=x3f(x)=x^{3}↗
Exemple — comparer (−4)3(-4)^{3} et 232^{3}
  1. −4<2-4 < 2
  2. ⇒\Rightarrow(−4)3<23(-4)^{3} < 2^{3}fonction cube croissante sur R\mathbb{R}, aucune précaution de signe nécessaire
  3. soit −64<8-64 < 8vérification
Exemple — résoudre x3⩾27x^{3} \geqslant 27
  1. x3⩾27=33x^{3} \geqslant 27 = 3^{3}
  2.   ⟺  \iffx⩾3x \geqslant 3fonction cube croissante : elle conserve le sens de l'inégalité
Math & Co — La duplication du cube, énigme de Délos

La légende antique raconte qu'un oracle, consulté par les habitants de l'île de Délos frappés par la peste, leur ordonna de doubler le volume de l'autel cubique consacré à Apollon, tout en conservant sa forme cubique. Le problème revient à construire, à la règle et au compas, un segment de longueur 23\sqrt[3]{2} fois le côté initial.

Ce problème de la « duplication du cube », posé dès le Ve\text{V}^{\text{e}} siècle avant notre ère, restera insoluble à la règle et au compas seuls — ce que l'algèbre moderne démontrera seulement en 18371837, grâce au mathématicien français Pierre-Laurent Wantzel. La fonction cube, si simple en apparence, cache ainsi l'une des plus longues énigmes de l'histoire des mathématiques.

6Comparaison de xx, x2x^{2}, x\sqrt{x} sur [0 ;1][0\,;1] et [1 ;+∞[[1\,;+\infty[

Les trois fonctions de référence x↦xx \mapsto x, x↦x2x \mapsto x^{2} et x↦xx \mapsto \sqrt{x} coïncident toutes en x=0x=0 (elles valent 00) et en x=1x=1 (elles valent 11). Entre ces deux points, et au-delà, leur ordre est parfaitement déterminé — et il s'inverse exactement en x=1x=1.

6.1  Comparaison sur [0 ;1][0\,;1]

Propriété

Pour tout x∈[0 ;1]x \in [0\,;1] :

x2⩽x⩽xx^{2} \leqslant x \leqslant \sqrt{x}

Démonstration

Étape 1 : x2⩽xx^{2} \leqslant x.

  1. x−x2=x(1−x)x - x^{2} = x(1-x)
  2. or x⩾0x \geqslant 0 et 1−x⩾01-x \geqslant 0car x∈[0 ;1]x \in [0\,;1]
  3. ⇒\Rightarrowx(1−x)⩾0x(1-x) \geqslant 0produit de deux facteurs positifs
  4. ⇒\Rightarrowx2⩽xx^{2} \leqslant x

Étape 2 : x⩽xx \leqslant \sqrt{x}. Les deux nombres xx et x\sqrt{x} sont positifs ou nuls ; la fonction carré étant croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, comparer xx et x\sqrt{x} équivaut à comparer leurs carrés :

  1. (x)2=x\left(\sqrt{x}\right)^{2} = xdéfinition de la racine carrée
  2. et x2⩽xx^{2} \leqslant xétape 1
  3. ⇒\Rightarrowx2⩽(x)2x^{2} \leqslant \left(\sqrt{x}\right)^{2}
  4. ⇒\Rightarrowx⩽xx \leqslant \sqrt{x}fonction carré croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, donc elle « défait » l'inégalité entre les racines carrées des deux membres

D'où x2⩽x⩽xx^{2} \leqslant x \leqslant \sqrt{x} pour tout x∈[0 ;1]x \in [0\,;1]. C.Q.F.D.

6.2  Comparaison sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[

Propriété

Pour tout x∈[1 ;+∞[x \in [1\,;+\infty[ :

x⩽x⩽x2\sqrt{x} \leqslant x \leqslant x^{2}

Démonstration

Étape 1 : x⩽x2x \leqslant x^{2}.

  1. x2−x=x(x−1)x^{2} - x = x(x-1)
  2. or x⩾0x \geqslant 0 et x−1⩾0x - 1 \geqslant 0car x⩾1x \geqslant 1
  3. ⇒\Rightarrowx(x−1)⩾0x(x-1) \geqslant 0
  4. ⇒\Rightarrowx⩽x2x \leqslant x^{2}

Étape 2 : x⩽x\sqrt{x} \leqslant x. Comme à la section précédente, on compare les carrés des deux nombres positifs x\sqrt{x} et xx :

  1. (x)2=x⩽x2\left(\sqrt{x}\right)^{2} = x \leqslant x^{2}étape 1
  2. ⇒\Rightarrowx⩽x\sqrt{x} \leqslant xfonction carré croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[

D'où x⩽x⩽x2\sqrt{x} \leqslant x \leqslant x^{2} pour tout x∈[1 ;+∞[x \in [1\,;+\infty[. C.Q.F.D.

12 12 0xy y = x²y = xy = √x sur [0 ; 1] : x² ≤ x ≤ √xsur [1 ; +∞[ : √x ≤ x ≤ x²
Figure 6 — Les trois courbes se croisent en OO et en (1 ;1)(1\,;1). L'ordre des trois fonctions s'inverse exactement en x=1x=1.
Méthode — comparer sans calculatrice grâce à cet encadrement

Pour plusieurs nombres écrits sous forme de racines, de carrés ou de puissances, repère d'abord s'ils appartiennent à [0 ;1][0\,;1] ou à [1 ;+∞[[1\,;+\infty[, puis applique directement l'encadrement de la propriété : c'est souvent plus rapide qu'un calcul complet.

Exemple — sur [0 ;1][0\,;1], avec x=0,25x=0{,}25
  1. x2=0,0625x^{2} = 0{,}0625
  2. x=0,25x = 0{,}25
  3. x=0,5\sqrt{x} = 0{,}5
  4. ⇒\Rightarrow0,0625⩽0,25⩽0,50{,}0625 \leqslant 0{,}25 \leqslant 0{,}5conforme à x2⩽x⩽xx^{2}\leqslant x\leqslant\sqrt{x}
Exemple — sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[, avec x=9x=9
  1. 9=3\sqrt{9} = 3
  2. x=9x = 9
  3. x2=81x^{2} = 81
  4. ⇒\Rightarrow3⩽9⩽813 \leqslant 9 \leqslant 81conforme à x⩽x⩽x2\sqrt{x}\leqslant x\leqslant x^{2}
Attention

L'ordre entre xx, x2x^{2} et x\sqrt{x} s'inverse en x=1x=1 : sur [0 ;1][0\,;1], le carré est le plus petit et la racine la plus grande ; sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[, c'est l'inverse. Retiens l'intuition graphique de la Figure 6 plutôt qu'une règle apprise par cœur sans la comprendre — et n'oublie pas que x\sqrt{x} n'existe que pour x⩾0x \geqslant 0.

Fiche mémo

  • Affine f(x)=ax+bf(x)=ax+b : droite, taux d'accroissement constant =a=a ; a>0a>0 croissante, a<0a<0 décroissante ; signe opposé à aa avant x0=−bax_0=-\dfrac{b}{a}, signe de aa après.
  • Carré f(x)=x2f(x)=x^{2} : parabole, paire (f(−x)=f(x)f(-x)=f(x)), décroissante sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0], croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • Inverse f(x)=1xf(x)=\dfrac{1}{x}, sur R∗\mathbb{R}^{*} : hyperbole, impaire (f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x)), décroissante sur ]−∞ ;0[]-\infty\,;0[ et décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ séparément (jamais sur R∗\mathbb{R}^{*} en bloc).
  • Racine carrée f(x)=xf(x)=\sqrt{x}, sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ seulement : croissante ; conserve l'ordre entre positifs.
  • Cube f(x)=x3f(x)=x^{3}, sur R\mathbb{R} : impaire, croissante sur R\mathbb{R} tout entier (aucune précaution de signe).
  • Comparer a2a^{2} et b2b^{2} (ou 1a\dfrac{1}{a}, 1b\dfrac{1}{b}) : toujours vérifier le signe avant d'utiliser une variation.
  • Sur [0 ;1][0\,;1] : x2⩽x⩽xx^{2} \leqslant x \leqslant \sqrt{x}. Sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[ : x⩽x⩽x2\sqrt{x} \leqslant x \leqslant x^{2}. L'ordre s'inverse en x=1x=1.
  • Résoudre une inéquation f(x)≶kf(x) \lessgtr k : utiliser la stricte monotonie de ff sur l'intervalle considéré pour « défaire » ff sans changer (fonction croissante) ou en changeant (décroissante) le sens de l'inégalité.

7Exercices corrigés

Niveau 1 — Application directe
1

Soit f(x)=−2x+7f(x) = -2x+7. Donne le coefficient directeur et l'ordonnée à l'origine de ff. Calcule f(3)f(3) et f(−1)f(-1). Détermine l'antécédent de 11 par ff.

Voir le corrigé détaillé

Dans f(x)=−2x+7f(x) = -2x+7, le coefficient directeur est a=−2a=-2 et l'ordonnée à l'origine est b=7b=7.

  1. f(3)=−2×3+7f(3) = -2\times 3 + 7
  2. ==−6+7=1-6+7 = 1
  3. f(−1)=−2×(−1)+7f(-1) = -2\times(-1)+7
  4. ==2+7=92+7=9

On cherche xx tel que f(x)=1f(x)=1 :

  1. −2x+7=1-2x+7=1
  2.   ⟺  \iff−2x=−6-2x=-6
  3.   ⟺  \iffx=3x=3

L'antécédent de 11 est 33 — cohérent avec le calcul de f(3)f(3) ci-dessus.

2

Étudie le signe de g(x)=5x−15g(x) = 5x-15.

Voir le corrigé détaillé
  1. 5x−15=05x-15=0
  2.   ⟺  \iff5x=155x=15
  3.   ⟺  \iffx=3x=3

Comme a=5>0a=5>0, gg est croissante : elle est négative avant 33, positive après.

xx−∞-\infty33+∞+\infty
5x−155x-15−-00++
3

Compare, sans calculer les carrés : a) (−9)2(-9)^{2} et (−6)2(-6)^{2} ; b) 424^{2} et (−7)2(-7)^{2}.

Voir le corrigé détaillé

a) −9-9 et −6-6 sont tous deux négatifs ou nuls.

  1. −9<−6⩽0-9 < -6 \leqslant 0
  2. ⇒\Rightarrow(−9)2>(−6)2(-9)^{2} > (-6)^{2}fonction carré décroissante sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0]

b) 44 et −7-7 sont de signes différents : on compare leurs valeurs absolues.

  1. ∣4∣=4|4| = 4 et ∣−7∣=7|-7|=7, et 0⩽4<70 \leqslant 4 < 7
  2. ⇒\Rightarrow42<724^{2} < 7^{2}fonction carré croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[
  3. d'où 42<(−7)24^{2} < (-7)^{2}
4

Compare : a) 113\dfrac{1}{13} et 19\dfrac{1}{9} ; b) 1−5\dfrac{1}{-5} et 12\dfrac{1}{2}.

Voir le corrigé détaillé

a) 99 et 1313 sont strictement positifs.

  1. 0<9<130 < 9 < 13
  2. ⇒\Rightarrow19>113\dfrac{1}{9} > \dfrac{1}{13}fonction inverse décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[

b) −5-5 est négatif, 22 est positif : un inverse d'un nombre négatif est toujours négatif, un inverse d'un nombre positif est toujours positif.

  1. 1−5<0<12\dfrac{1}{-5} < 0 < \dfrac{1}{2}
5

Sans calculatrice, compare : a) 72\sqrt{72} et 80\sqrt{80} ; b) 535^{3} et 636^{3} ; c) 0,36\sqrt{0{,}36} et 0,70{,}7.

Voir le corrigé détaillé

a)

  1. 72<8072 < 80
  2. ⇒\Rightarrow72<80\sqrt{72} < \sqrt{80}fonction racine carrée croissante

b)

  1. 5<65 < 6
  2. ⇒\Rightarrow53<635^{3} < 6^{3}fonction cube croissante sur R\mathbb{R}

c)

  1. 0,62=0,360{,}6^{2} = 0{,}36
  2. ⇒\Rightarrow0,36=0,6\sqrt{0{,}36} = 0{,}6
  3. 0,6<0,70{,}6 < 0{,}7
Niveau 2 — Approfondissement
6

La droite représentant une fonction affine ff passe par les points A(1 ;4)A(1\,;4) et B(3 ;−2)B(3\,;-2).

  1. Calcule le coefficient directeur aa de ff.
  2. En déduire bb, puis l'expression de f(x)f(x).
  3. Étudie le signe de f(x)f(x).
Voir le corrigé détaillé

1. Le coefficient directeur est le taux d'accroissement entre AA et BB.

  1. a=yB−yAxB−xA=−2−43−1a = \dfrac{y_{B}-y_{A}}{x_{B}-x_{A}} = \dfrac{-2-4}{3-1}
  2. ==−62=−3\dfrac{-6}{2} = -3

2. On utilise f(1)=4f(1)=4 :

  1. −3×1+b=4-3\times 1 + b = 4
  2.   ⟺  \iffb=7b = 7

D'où f(x)=−3x+7f(x) = -3x+7.

3.

  1. −3x+7=0-3x+7=0
  2.   ⟺  \iffx=73x = \dfrac{7}{3}

Comme a=−3<0a=-3<0, ff est décroissante : positive avant 73\dfrac{7}{3}, négative après.

7

Compare et justifie à chaque fois par une propriété de variation : a) (−3)3(-3)^{3} et (−5)3(-5)^{3} ; b) 1−2\dfrac{1}{-2} et 1−7\dfrac{1}{-7} ; c) 15\sqrt{15} et 44.

Voir le corrigé détaillé

a)

  1. −5<−3-5 < -3
  2. ⇒\Rightarrow(−5)3<(−3)3(-5)^{3} < (-3)^{3}fonction cube croissante sur R\mathbb{R}

b) −2-2 et −7-7 sont tous deux strictement négatifs.

  1. −7<−2<0-7 < -2 < 0
  2. ⇒\Rightarrow1−7>1−2\dfrac{1}{-7} > \dfrac{1}{-2}fonction inverse décroissante sur ]−∞ ;0[]-\infty\,;0[

c)

  1. 42=164^{2} = 16
  2. 15<1615 < 16
  3. ⇒\Rightarrow15<16=4\sqrt{15} < \sqrt{16} = 4
8

Soient f(x)=2x+1f(x) = 2x+1 et g(x)=−x+7g(x)=-x+7.

  1. Résous f(x)=g(x)f(x)=g(x).
  2. Résous l'inéquation f(x)⩾g(x)f(x) \geqslant g(x), et interprète le résultat sur les représentations graphiques de ff et gg.
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. 2x+1=−x+72x+1 = -x+7
  2.   ⟺  \iff3x=63x = 6
  3.   ⟺  \iffx=2x = 2

La solution est x=2x=2, avec f(2)=g(2)=5f(2)=g(2)=5 : les droites se croisent au point (2 ;5)(2\,;5).

2. On étudie le signe de f(x)−g(x)f(x)-g(x).

  1. f(x)−g(x)=(2x+1)−(−x+7)f(x)-g(x) = (2x+1)-(-x+7)
  2. ==3x−63x-6

La fonction x↦3x−6x \mapsto 3x-6 est affine, de coefficient directeur 3>03>0 : elle est négative avant 22, positive après. Donc f(x)⩾g(x)  ⟺  x⩾2f(x) \geqslant g(x) \iff x \geqslant 2.

Graphiquement, la droite de ff est au-dessus de celle de gg exactement à partir de leur point d'intersection d'abscisse 22.

9

Sachant que 3⩽x⩽73 \leqslant x \leqslant 7, encadre : a) x2x^{2} ; b) 1x\dfrac{1}{x} ; c) x\sqrt{x}.

Voir le corrigé détaillé

a) 33 et 77 appartiennent à [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, où la fonction carré est croissante : elle conserve l'ordre.

  1. 3⩽x⩽73 \leqslant x \leqslant 7
  2. ⇒\Rightarrow32⩽x2⩽723^{2} \leqslant x^{2} \leqslant 7^{2}
  3. ⇒\Rightarrow9⩽x2⩽499 \leqslant x^{2} \leqslant 49

b) La fonction inverse est décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ : elle inverse l'ordre.

  1. 3⩽x⩽73 \leqslant x \leqslant 7
  2. ⇒\Rightarrow17⩽1x⩽13\dfrac{1}{7} \leqslant \dfrac{1}{x} \leqslant \dfrac{1}{3}

c) La fonction racine carrée est croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.

  1. 3⩽x⩽73 \leqslant x \leqslant 7
  2. ⇒\Rightarrow3⩽x⩽7\sqrt{3} \leqslant \sqrt{x} \leqslant \sqrt{7}
Niveau 3 — Défi
10

Soit ff une fonction affine telle que f(2)=1f(2) = 1 et f(−3)=11f(-3) = 11.

  1. Calcule le coefficient directeur aa de ff à l'aide du taux d'accroissement.
  2. En déduire bb, puis l'expression de f(x)f(x).
  3. Étudie le sens de variation et le signe de ff.
  4. Résous l'inéquation f(x)⩽−5f(x) \leqslant -5.
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. a=f(2)−f(−3)2−(−3)=1−115a = \dfrac{f(2)-f(-3)}{2-(-3)} = \dfrac{1-11}{5}
  2. ==−105=−2\dfrac{-10}{5} = -2

2. On utilise f(2)=1f(2)=1 :

  1. −2×2+b=1-2\times 2 + b = 1
  2.   ⟺  \iff−4+b=1-4+b=1
  3.   ⟺  \iffb=5b=5

D'où f(x)=−2x+5f(x) = -2x+5.

3. Comme a=−2<0a=-2<0, ff est strictement décroissante sur R\mathbb{R}.

  1. −2x+5=0-2x+5=0
  2.   ⟺  \iffx=2,5x=2{,}5

ff est positive avant 2,52{,}5, négative après.

4.

  1. −2x+5⩽−5-2x+5 \leqslant -5
  2.   ⟺  \iff−2x⩽−10-2x \leqslant -10
  3.   ⟺  \iffx⩾5x \geqslant 5on divise par −2-2 : le sens de l'inégalité change

L'ensemble des solutions est [5 ;+∞[[5\,;+\infty[.

11

Soit f(x)=x2−6x+9f(x) = x^{2}-6x+9.

  1. Démontre que pour tout xx, f(x)=(x−3)2f(x) = (x-3)^{2}.
  2. En déduire le signe de f(x)f(x) pour tout xx, en justifiant par une propriété de la fonction carré.
  3. Résous f(x)=4f(x)=4.
  4. Résous l'inéquation f(x)⩽4f(x) \leqslant 4.
Voir le corrigé détaillé

1. On développe (x−3)2(x-3)^{2} :

  1. (x−3)2=x2−2×x×3+32(x-3)^{2} = x^{2} - 2\times x \times 3 + 3^{2}
  2. ==x2−6x+9x^{2}-6x+9
  3. ==f(x)f(x)c'est exactement l'expression de ff

2. f(x)=(x−3)2f(x) = (x-3)^{2} est le carré du nombre x−3x-3. Or la fonction carré est positive ou nulle sur R\mathbb{R} tout entier (son minimum, atteint en 00, vaut 00). Donc f(x)⩾0f(x) \geqslant 0 pour tout xx, avec égalité seulement quand x−3=0x-3=0, soit x=3x=3.

3.

  1. (x−3)2=4(x-3)^{2}=4
  2.   ⟺  \iffx−3=2x-3=2 ou x−3=−2x-3=-2théorème : X2=a>0⇒X=aX^2=a>0 \Rightarrow X=\sqrt{a} ou X=−aX=-\sqrt{a}
  3.   ⟺  \iffx=5x=5 ou x=1x=1

4.

  1. (x−3)2⩽4(x-3)^{2} \leqslant 4
  2.   ⟺  \iff−2⩽x−3⩽2-2 \leqslant x-3 \leqslant 2un carré est ⩽4\leqslant 4 si et seulement si la base est comprise entre −2-2 et 22
  3.   ⟺  \iff1⩽x⩽51 \leqslant x \leqslant 5

L'ensemble des solutions est [1 ;5][1\,;5] — cohérent avec la question 3, qui donne les deux bornes.

12

Soit g(x)=3+1xg(x) = 3 + \dfrac{1}{x}, définie sur R∗\mathbb{R}^{*}.

  1. Justifie l'ensemble de définition de gg.
  2. Étudie le sens de variation de gg sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.
  3. Résous g(x)=5g(x)=5.
  4. Étudie le signe de g(x)g(x) sur R∗\mathbb{R}^{*}.
Voir le corrigé détaillé

1. L'expression 1x\dfrac{1}{x} n'est définie que pour x≠0x \neq 0 : gg est donc définie sur R∗=R∖{0}\mathbb{R}^{*} = \mathbb{R}\setminus\{0\}.

2. Soient 0<x1<x20<x_{1}<x_{2}. La fonction inverse est décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, donc 1x1>1x2\dfrac{1}{x_{1}} > \dfrac{1}{x_{2}} ; ajouter la même constante 33 aux deux membres ne change pas le sens de l'inégalité, donc g(x1)>g(x2)g(x_{1}) > g(x_{2}) : gg est décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ (même comportement que la fonction inverse).

3.

  1. 3+1x=53+\dfrac{1}{x} = 5
  2.   ⟺  \iff1x=2\dfrac{1}{x} = 2
  3.   ⟺  \iffx=12x = \dfrac{1}{2}

4. On cherche d'abord où gg s'annule.

  1. 3+1x=03+\dfrac{1}{x}=0
  2.   ⟺  \iff1x=−3\dfrac{1}{x}=-3
  3.   ⟺  \iffx=−13x=-\dfrac{1}{3}

Sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ : 1x>0\dfrac{1}{x}>0, donc g(x)=3+1x>3>0g(x) = 3+\dfrac{1}{x} > 3 > 0 : gg est toujours positive sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.

Sur ]−∞ ;0[]-\infty\,;0[ : comme pour la fonction inverse, gg y est également décroissante (même raisonnement qu'à la question 2). Elle s'annule en −13-\dfrac{1}{3}, donc positive avant, négative après :

xx−∞-\infty−13-\frac{1}{3}00+∞+\infty
g(x)g(x)++00−-∥++
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
13

Taxis à Dakar. Pour un trajet de dd kilomètres, la compagnie A facture A(d)=800+100dA(d) = 800 + 100d francs CFA, la compagnie B facture B(d)=180dB(d) = 180d francs CFA.

  1. Calcule le prix d'un trajet de 55 km avec chaque compagnie.
  2. Résous l'équation A(d)=B(d)A(d)=B(d) et donne le prix commun correspondant.
  3. Pour quelles distances la compagnie B est-elle la moins chère ?
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. A(5)=800+100×5=1 300A(5) = 800+100\times 5 = 1\,300 F CFA
  2. B(5)=180×5=900B(5) = 180\times 5 = 900 F CFA

2.

  1. 800+100d=180d800+100d = 180d
  2.   ⟺  \iff800=80d800 = 80d
  3.   ⟺  \iffd=10d=10

Pour d=10d=10 km, les deux compagnies facturent le même prix : B(10)=180×10=1 800B(10) = 180\times 10 = 1\,800 F CFA.

3. On étudie le signe de B(d)−A(d)B(d)-A(d).

  1. B(d)−A(d)=180d−(800+100d)B(d)-A(d) = 180d-(800+100d)
  2. ==80d−80080d-800

La fonction d↦80d−800d \mapsto 80d-800 est croissante (coefficient 80>080>0) et s'annule en d=10d=10 : elle est négative avant, positive après. Donc B(d)<A(d)  ⟺  d<10B(d) < A(d) \iff d < 10.

La compagnie B est la moins chère pour les trajets de moins de 1010 km ; au-delà, c'est la compagnie A.

02468101214 500100015002000 0d (km)prix (F CFA) A(d) = 800 + 100dB(d) = 180d(10 ; 1800)
Figure 7 — Comparaison des deux tarifs de taxi à Dakar. Avant 1010 km, la droite verte (compagnie B) est en dessous : elle est moins chère.
14

Le bassin de Ndjamena. Un bassin carré, à Ndjamena, a une aire de 625625 m².

  1. Calcule la longueur cc du côté du bassin.
  2. On construit un second bassin carré de côté double. Sans calculer directement son aire, justifie qu'elle est supérieure à celle du premier bassin, puis calcule-la.
  3. Une bâche coûte 4 5004\,500 F CFA le m². Calcule le coût de la bâche pour chacun des deux bassins.
Voir le corrigé détaillé

1. Une longueur est positive.

  1. c2=625c^{2} = 625
  2. ⇒\Rightarrowc=625c = \sqrt{625}on écarte la solution négative
  3. ==2525 mcar 252=62525^{2}=625

2. Le second côté vaut c′=2×25=50c' = 2\times 25 = 50 m. Comme 50>25⩾050 > 25 \geqslant 0 et que la fonction carré est croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, on a directement 502>25250^{2} > 25^{2} : la seconde aire est bien plus grande, sans même la calculer.

  1. aire′' =502=(2×25)2= 50^{2} = (2\times 25)^{2}
  2. ==4×2524\times 25^{2}
  3. ==4×625=2 5004\times 625 = 2\,500 m²

3.

  1. coût1_1 =625×4 500= 625 \times 4\,500
  2. ==2 812 5002\,812\,500 F CFA
  3. coût2_2 =2 500×4 500= 2\,500 \times 4\,500
  4. ==11 250 00011\,250\,000 F CFA

Doubler le côté du bassin quadruple l'aire, et donc le coût de la bâche.

15

Un trajet à Abidjan. Une distance fixe de D=180D=180 km sépare deux quartiers d'Abidjan. Le temps de trajet, en heures, en fonction de la vitesse moyenne vv (en km/h), est t(v)=180vt(v) = \dfrac{180}{v}.

  1. Calcule t(60)t(60) et t(90)t(90).
  2. Justifie que tt est décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, et interprète concrètement ce résultat.
  3. À partir de quelle vitesse le trajet dure-t-il moins de 22 heures ?
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. t(60)=18060=3t(60) = \dfrac{180}{60} = 3 h
  2. t(90)=18090=2t(90) = \dfrac{180}{90} = 2 h

2. t(v)=180×1vt(v) = 180 \times \dfrac{1}{v} : c'est 180180 fois la fonction inverse, qui est décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ ; multiplier par le nombre positif 180180 conserve ce sens de variation, donc tt est décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[. Concrètement : plus la vitesse moyenne augmente, plus le temps de trajet diminue — ce qui est bien conforme à l'intuition physique.

3.

  1. 180v<2\dfrac{180}{v} < 2
  2.   ⟺  \iff180<2v180 < 2von multiplie par v>0v>0, le sens de l'inégalité ne change pas
  3.   ⟺  \iffv>90v > 90

Il faut rouler à plus de 9090 km/h en moyenne pour parcourir le trajet en moins de 22 heures.

16

Le grenier à grains d'Abéché. Un grenier à grains, à Abéché, a la forme d'un cube d'arête cc mètres et de volume V(c)=c3V(c) = c^{3}. On veut un grenier de volume 91,12591{,}125 m³, sachant que 4,53=91,1254{,}5^{3} = 91{,}125.

  1. Donne directement l'arête du grenier.
  2. Vérifie ce résultat par encadrement, en utilisant la croissance de la fonction cube.
  3. On double l'arête du grenier. Montre que le volume est alors multiplié par 88, sans le recalculer entièrement, puis donne sa valeur.
Voir le corrigé détaillé

1. La fonction cube est strictement croissante sur R\mathbb{R} : l'équation c3=91,125c^{3}=91{,}125 a donc une unique solution. Comme 4,53=91,1254{,}5^{3}=91{,}125, l'arête cherchée est c=4,5c=4{,}5 m.

2.

  1. 43=644^{3} = 64 et 53=1255^{3}=125
  2. 64<91,125<12564 < 91{,}125 < 125
  3. ⇒\Rightarrow4<c<54 < c < 5fonction cube croissante : elle conserve l'ordre entre les racines cubiques

Le résultat c=4,5c=4{,}5 est bien compris entre 44 et 55 : cohérent.

3. La nouvelle arête est 2c2c.

  1. V(2c)=(2c)3V(2c) = (2c)^{3}
  2. ==23×c32^{3} \times c^{3}
  3. ==8×V(c)8 \times V(c)

Le volume est donc bien multiplié par 88, quelle que soit l'arête de départ.

  1. V(2c)=8×91,125V(2c) = 8 \times 91{,}125
  2. ==729729 m³on retrouve 93=7299^{3}=729, cohérent avec 2×4,5=92\times 4{,}5=9

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📝 QCM de fin de leçon — 20 questions

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Une fonction affine f(x)=ax+bf(x) = ax+b a pour représentation graphique :

Explication : Dans un repère, la représentation graphique d'une fonction affine f(x)=ax+bf(x)=ax+b est une droite. Elle passe par l'origine seulement si b=0b=0.

Pour f(x)=ax+bf(x) = ax+b, le taux d'accroissement entre deux nombres quelconques x1≠x2x_1 \neq x_2 vaut toujours :

Explication : f(x2)−f(x1)x2−x1=a(x2−x1)x2−x1=a\dfrac{f(x_2)-f(x_1)}{x_2-x_1} = \dfrac{a(x_2-x_1)}{x_2-x_1} = a : ce taux constant, égal au coefficient directeur, caractérise les fonctions affines.

Une fonction affine f(x)=ax+bf(x)=ax+b est strictement décroissante sur R\mathbb{R} lorsque :

Explication : Le signe du taux d'accroissement, toujours égal à aa, donne le sens de variation : a<0a<0 donne une fonction strictement décroissante.

La fonction carré f(x)=x2f(x) = x^2 est :

Explication : f(−x)=(−x)2=x2=f(x)f(-x) = (-x)^2 = x^2 = f(x) : la fonction carré est paire. Elle décroît sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0] puis croît sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, avec un minimum en 00.

La fonction inverse f(x)=1xf(x) = \dfrac{1}{x} est définie sur :

Explication : 1x\dfrac{1}{x} n'a pas de sens pour x=0x=0 : la fonction inverse est définie sur R∗\mathbb{R}^{*}, et sa courbe (une hyperbole) admet les deux axes comme asymptotes.

La fonction racine carrée f(x)=xf(x) = \sqrt{x} est définie sur :

Explication : La racine carrée d'un nombre strictement négatif n'existe pas : f(x)=xf(x)=\sqrt{x} n'est définie que sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, où elle est strictement croissante.

La fonction cube f(x)=x3f(x) = x^3 est :

Explication : f(−x)=(−x)3=−x3=−f(x)f(-x)=(-x)^3=-x^3=-f(x) : la fonction cube est impaire. Contrairement au carré et à l'inverse, elle est croissante sur R\mathbb{R} tout entier, sans distinction de signe.

Soit f(x)=3x−6f(x) = 3x - 6. L'ordonnée à l'origine et le coefficient directeur de ff sont respectivement :

Explication : Dans f(x)=ax+bf(x)=ax+b, aa est le coefficient directeur et bb l'ordonnée à l'origine (car f(0)=bf(0)=b). Ici a=3a=3 et b=−6b=-6.

Le signe de g(x)=5x−15g(x) = 5x - 15 est :

Explication : 5x−15=0  ⟺  x=35x-15=0 \iff x=3. Comme a=5>0a=5>0, gg est croissante : elle est négative avant 33, positive après.

Compare (−9)2(-9)^2 et (−6)2(-6)^2 :

Explication : −9-9 et −6-6 sont tous deux négatifs, avec −9<−6⩽0-9 < -6 \leqslant 0 : comme la fonction carré est décroissante sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0], (−9)2>(−6)2(-9)^2 > (-6)^2 (soit 81>3681 > 36).

Compare 113\dfrac{1}{13} et 19\dfrac{1}{9} :

Explication : 99 et 1313 sont strictement positifs, avec 0<9<130 < 9 < 13 : la fonction inverse étant décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, on obtient 19>113\dfrac{1}{9} > \dfrac{1}{13}.

Compare 72\sqrt{72} et 80\sqrt{80} :

Explication : 72<8072 < 80, et la fonction racine carrée est croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ : elle conserve l'ordre, donc 72<80\sqrt{72} < \sqrt{80}.

Résous l'équation −2x+7=1-2x + 7 = 1 :

Explication : −2x+7=1  ⟺  −2x=−6  ⟺  x=3-2x+7=1 \iff -2x=-6 \iff x=3.

Une droite passe par les points A(1 ;4)A(1\,;4) et B(3 ;−2)B(3\,;-2). Son coefficient directeur aa vaut :

Explication : a=yB−yAxB−xA=−2−43−1=−62=−3a = \dfrac{y_B - y_A}{x_B - x_A} = \dfrac{-2-4}{3-1} = \dfrac{-6}{2} = -3.

Sachant que 3⩽x⩽73 \leqslant x \leqslant 7, un encadrement de 1x\dfrac{1}{x} est :

Explication : La fonction inverse est décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ : elle inverse l'ordre. 3⩽x⩽73 \leqslant x \leqslant 7 donne donc 17⩽1x⩽13\dfrac{1}{7} \leqslant \dfrac{1}{x} \leqslant \dfrac{1}{3}.

Pour tout x∈[0 ;1]x \in [0\,;1], l'ordre correct entre xx, x2x^2 et x\sqrt{x} est :

Explication : Sur [0 ;1][0\,;1], x2⩽x⩽xx^2 \leqslant x \leqslant \sqrt{x} (le carré rapetisse, la racine agrandit). Cet ordre s'inverse sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[, où x⩽x⩽x2\sqrt{x} \leqslant x \leqslant x^2.

On donne f(x)=x2−6x+9f(x) = x^2 - 6x + 9. Sachant que f(x)=(x−3)2f(x) = (x-3)^2, l'ensemble des solutions de f(x)⩽4f(x) \leqslant 4 est :

Explication : (x−3)2⩽4  ⟺  −2⩽x−3⩽2(x-3)^2 \leqslant 4 \iff -2 \leqslant x-3 \leqslant 2
  ⟺  1⩽x⩽5\iff 1 \leqslant x \leqslant 5, soit x∈[1 ;5]x \in [1\,;5].

Deux compagnies de taxi à Dakar facturent A(d)=800+100dA(d) = 800 + 100d et B(d)=180dB(d) = 180d (F CFA, pour dd km). Pour quelles distances la compagnie B est-elle la moins chère ?

Explication : B(d)−A(d)=80d−800B(d)-A(d) = 80d - 800, affine croissante, nulle en d=10d=10 : négative avant 1010, donc B(d)<A(d)B(d) < A(d) pour d<10d<10. B est la moins chère pour les trajets de moins de 1010 km.

Le temps de trajet pour 180180 km est t(v)=180vt(v) = \dfrac{180}{v} (vv en km/h). À partir de quelle vitesse le trajet dure-t-il moins de 22 heures ?

Explication : 180v<2  ⟺  180<2v\dfrac{180}{v} < 2 \iff 180 < 2v (on multiplie par v>0v>0, sens inchangé)
  ⟺  v>90\iff v > 90.

Un bassin carré d'Ndjamena a un côté c=25c=25 m. On construit un second bassin de côté double, c′=50c'=50 m. L'aire du second bassin, comparée à celle du premier, est :

Explication : aire′' =(2c)2=4c2= (2c)^2 = 4c^2 : doubler le côté quadruple l'aire, car la fonction carré transforme un facteur 22 en facteur 22=42^2=4. Vérification : 502=2 500=4×62550^2 = 2\,500 = 4 \times 625.
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