Depuis le collège, tu manies des nombres entiers, des fractions, des nombres décimaux… sans toujours savoir à quelle « famille » chacun appartient, ni comment nommer proprement un ensemble de solutions comme « tous les nombres compris entre et ». C'est exactement ce que ce chapitre va t'apprendre : ranger les nombres dans des ensembles emboîtés les uns dans les autres, et décrire des morceaux entiers de la droite numérique avec des intervalles.
Ces outils ne sont pas un simple vocabulaire supplémentaire : ils forment la grammaire de tout le programme de Seconde et des classes suivantes. Résoudre une inéquation, donner l'ensemble de définition d'une fonction, encadrer une mesure physique avec son incertitude, exprimer une distance… toutes ces situations se terminent par une réponse écrite sous forme d'intervalle. Tu en auras besoin dans chaque chapitre qui suit cette année.
La nouveauté par rapport au collège est double. D'abord, tu vas côtoyer des nombres qui ne sont ni entiers, ni décimaux, ni même des fractions : les nombres irrationnels, comme , dont on va démontrer proprement qu'aucune fraction ne peut lui être exactement égale. Ensuite, tu vas apprendre une écriture rigoureuse — les intervalles — pour remplacer une phrase comme « est compris au sens large entre et » par l'écriture compacte .
Tu retrouveras ces notions bien au-delà des mathématiques : une tolérance de fabrication en mécanique, une fourchette de température pour conserver un vaccin, une plage de prix dans un budget… Ranger les nombres, les encadrer, en donner une valeur approchée : c'est le métier de tout scientifique, et c'est ce que tu commences aujourd'hui.
1Les ensembles , , , ,
On construit ces cinq ensembles comme des poupées russes : chacun contient le précédent et lui ajoute de nouveaux nombres, pour résoudre des problèmes que le précédent ne savait pas résoudre.
1.1 Les entiers : et
L'ensemble des entiers naturels, noté , regroupe les nombres qui servent à compter :
Il n'a pas de plus grand élément : pour tout entier , l'entier existe aussi.
Dans , l'addition et la multiplication de deux entiers redonnent toujours un entier. Mais la soustraction pose problème : n'a pas de solution dans . Pour lever cette limite, on agrandit l'ensemble.
L'ensemble des entiers relatifs, noté (de l'allemand Zahl, « nombre »), regroupe les entiers naturels et leurs opposés :
Dans , toute soustraction est possible : .
Tout entier naturel est un entier relatif (positif), donc . En revanche, mais : l'inclusion est stricte.
Les nombres négatifs ont mis des siècles à être admis. Dès le VIIe siècle, le mathématicien indien Brahmagupta les manipule couramment dans son traité Brahmasphutasiddhanta (), en particulier pour représenter des dettes en comptabilité. En Europe, l'histoire est différente : au XVIIe siècle encore, Descartes qualifie les solutions négatives d'une équation de « racines fausses », et de nombreux mathématiciens leur refusent le statut de véritables nombres.
Il faudra attendre le début du XIXe siècle, avec des mathématiciens comme Carl Friedrich Gauss, pour que soit pleinement légitimé, avec les règles de calcul que tu utilises aujourd'hui.
1.2 Les décimaux
Un nombre est décimal lorsqu'il peut s'écrire avec un nombre fini de chiffres après la virgule, c'est-à-dire sous la forme :
L'ensemble des nombres décimaux se note .
- décimal : ,
- tout entier est décimal, avec
- décimal : ,
- cette fraction EST décimale : son écriture décimale s'arrête
Tout entier relatif est décimal (avec ), donc . Mais un nombre rationnel n'est pas toujours décimal, comme le montre l'exemple suivant.
Supposons, par l'absurde, que soit décimal : il existerait un entier et un entier naturel tels que .
- produit en croix
- donc diviserait
Or est un nombre premier différent de et de : il ne peut diviser aucune puissance de , quel que soit l'entier . L'égalité est donc impossible. Par conséquent, . C.Q.F.D.
1.3 Les rationnels
L'ensemble des nombres rationnels, noté (comme quotient), regroupe tous les nombres qui s'écrivent comme le quotient de deux entiers :
Un décimal est un quotient particulier de deux entiers, donc . Et l'on vient de démontrer que alors que : cette inclusion est donc, elle aussi, stricte.
Un nombre est rationnel si, et seulement si, son écriture décimale est finie ou illimitée périodique (une suite de chiffres se répète indéfiniment).
- la période est « 3 »
- la période est « 142857 »
- écriture décimale finie :
1.4 Les réels et les irrationnels
L'ensemble des nombres réels, noté , regroupe tous les nombres utilisés en mathématiques de lycée : les rationnels, et tous les nombres dont l'écriture décimale est illimitée non périodique. Ces derniers sont appelés nombres irrationnels.
Les irrationnels les plus célèbres sont , , (racines carrées d'entiers qui ne sont pas des carrés parfaits) et . Aucun d'eux ne peut s'écrire sous forme de fraction : leur écriture décimale ne s'arrête jamais et ne se répète jamais.
Supposons, par l'absurde, que soit rationnel. Il existerait alors deux entiers et , avec , tels que , la fraction étant irréductible ( et sans diviseur commun autre que ).
- en élevant au carré
Donc est pair. Or le carré d'un nombre impair est impair, donc est lui-même pair : on peut écrire avec .
Donc est pair, donc est pair également. Mais alors et sont tous les deux pairs : ils admettent comme diviseur commun, ce qui contredit le caractère irréductible de .
Cette contradiction montre que l'hypothèse de départ est fausse : n'est pas un nombre rationnel, . C.Q.F.D.
Vers , l'école pythagoricienne de Crotone professe que « tout est nombre » et que deux longueurs quelconques sont toujours dans un rapport d'entiers. En appliquant leur propre théorème à la diagonale du carré de côté , qui vaut , les pythagoriciens découvrent au contraire qu'aucune fraction ne peut l'exprimer exactement. La tradition antique attribue cette découverte à Hippase de Métaponte, sans qu'on puisse aujourd'hui le confirmer avec certitude.
Il faudra attendre le Livre X des Éléments d'Euclide, vers , pour qu'une théorie rigoureuse de ces grandeurs « incommensurables » voie le jour — l'ancêtre lointain de notre ensemble .
2Appartenance et inclusion
Cinq ensembles sont maintenant définis. Il faut à présent savoir écrire proprement qu'un nombre appartient à l'un d'eux, ou qu'un ensemble est contenu dans un autre.
2.1 Appartenance : et
Le symbole signifie « appartient à » : se lit « appartient à l'ensemble ». Le symbole signifie « n'appartient pas à ».
- ne contient aucun nombre négatif
- démontré en section 1
- démontré en section 1
2.2 Inclusion :
Un ensemble est inclus dans un ensemble , noté , lorsque tout élément de est aussi élément de . On dit aussi que est une partie, ou un sous-ensemble, de .
Les cinq ensembles étudiés sont emboîtés les uns dans les autres :
Toutes ces inclusions sont strictes : chaque ensemble contient des nombres que le précédent ne contient pas — par exemple , , et respectivement.
Ne confonds jamais et : relie un élément à un ensemble (), tandis que relie deux ensembles (). L'écriture n'a pas de sens : la bonne écriture, si l'on veut vraiment relier à par une inclusion, est , avec des accolades.
On teste l'appartenance en partant du plus petit ensemble () et en élargissant jusqu'à trouver le premier ensemble qui convient : le nombre appartient alors automatiquement à tous les ensembles suivants, grâce à la chaîne d'inclusions .
- est négatifdonc
- ce n'est pas un entier :
- écriture décimale finie
- , donc aussi et
3Intervalles de
La droite des réels n'a aucun « trou » : entre deux réels quelconques, aussi proches soient-ils, il en existe toujours d'autres. Un intervalle est un morceau de cette droite sans coupure : un segment, une demi-droite, ou la droite entière.
3.1 Intervalles bornés
Soient et deux réels tels que . L'intervalle fermé est l'ensemble des réels vérifiant :
Les nombres et sont les bornes de l'intervalle ; un crochet tourné vers l'intérieur signifie que la borne correspondante est incluse.
Quand une borne est exclue (inégalité stricte), le crochet se tourne vers l'extérieur. On obtient ainsi quatre types d'intervalles bornés, puis des intervalles non bornés à l'aide des symboles et .
| Notation | Définition | Nom |
|---|---|---|
| fermé, borné | ||
| semi-ouvert (fermé à gauche) | ||
| semi-ouvert (fermé à droite) | ||
| ouvert, borné | ||
| fermé, non borné | ||
| ouvert, non borné | ||
| fermé, non borné | ||
| ouvert, non borné | ||
| tout entier |
et ne sont pas des nombres réels : ce ne sont que des symboles indiquant que l'intervalle se prolonge indéfiniment. Le crochet à côté de ou est donc toujours tourné vers l'extérieur (ouvert) : les écritures ou n'ont aucun sens.
3.2 Représentation sur la droite graduée
Sur une droite graduée, une borne incluse se représente par un point plein, et une borne exclue par un point vide (un petit cercle non rempli). Le morceau de droite correspondant à l'intervalle est mis en évidence.
On repère les deux bornes et la nature (large ou stricte) de chaque inégalité, puis on choisit le crochet correspondant : intérieur pour ou , extérieur pour ou .
- borne incluse, borne exclue
- une seule borne, exclue
4Réunion et intersection
Deux intervalles se combinent de deux façons : en gardant ce qu'ils ont en commun (intersection), ou en rassemblant tout ce qu'ils contiennent (réunion).
4.1 Intersection
L'intersection de deux ensembles et , notée , est l'ensemble des éléments qui appartiennent à la fois à et à :
Quand et n'ont aucun élément commun, on écrit (l'ensemble vide).
- on garde la partie commune aux deux
- les deux intervalles ne se touchent pas
4.2 Réunion
La réunion de deux ensembles et , notée , est l'ensemble des éléments qui appartiennent à , ou à , ou aux deux :
- les intervalles se chevauchent : la réunion est un seul intervalle
- les intervalles sont disjoints : on ne peut pas les fondre en un seul
Contrairement à l'intersection, la réunion de deux intervalles n'est pas toujours un intervalle : si les deux morceaux ne se touchent pas, il faut garder le symbole et écrire les deux morceaux séparément. C'est le cas, par exemple, de l'ensemble des solutions de , qui s'écrit et non un intervalle unique.
On place les deux intervalles sur une même droite graduée, l'un au-dessus de l'autre. L'intersection est la zone couverte par les deux bandes en même temps ; la réunion est la zone couverte par au moins une des deux bandes.
- on garde le plus grand des deux minorants inclus, le plus petit des deux majorants inclus
- les deux intervalles se chevauchent, la réunion est un seul intervalle
5Valeur absolue et distance
La valeur absolue mesure « la taille » d'un nombre, sans tenir compte de son signe. Elle va nous permettre d'exprimer très simplement une distance sur la droite des réels.
5.1 Définition de la valeur absolue
La valeur absolue d'un réel , notée , est définie par :
Géométriquement, est la distance entre le point d'abscisse et l'origine sur la droite graduée.
Pour tout réel :
5.2 Valeur absolue et distance entre deux points
Pour tous réels et , la distance entre les points d'abscisses et sur la droite graduée vaut :
5.3 L'équivalence
Soient un réel et un réel positif. Pour tout réel :
est la distance entre et . Dire que signifie donc que est situé à une distance au plus de , c'est-à-dire ni trop à gauche, ni trop à droite de .
- définition de la valeur absolue appliquée à
- on ajoute aux trois membres
Le même raisonnement, avec des inégalités strictes, donne la deuxième équivalence ; la troisième s'obtient en niant la première. C.Q.F.D.
L'équivalence n'a de sens que si , puisqu'une valeur absolue est toujours positive ou nulle. Si , l'inéquation n'a aucune solution. Si , l'unique solution est .
- on ajoute aux trois membres
- on divise les trois membres par
6Encadrements et approximations
Certains nombres, comme ou , n'ont pas d'écriture décimale exacte finie : impossible de les taper entièrement sur une calculatrice. On les encadre alors entre deux décimaux de plus en plus proches, pour obtenir des valeurs approchées aussi précises que nécessaire.
6.1 Encadrer un nombre
Un encadrement d'un réel est la donnée de deux réels et tels que (ou avec des inégalités strictes). Le nombre s'appelle l'amplitude de l'encadrement : plus elle est petite, plus l'encadrement est précis.
- amplitude
- amplitude
- amplitude
- amplitude
6.2 Valeurs approchées, troncature, arrondi
Soit un réel et un entier naturel. Parmi les deux décimaux qui encadrent à près :
- le plus petit est la valeur approchée par défaut (ou troncature) de à près ;
- le plus grand est la valeur approchée par excès ;
- la plus proche des deux (celle qui minimise l'écart) est l'arrondi de à près.
- valeur approchée par défaut :
- valeur approchée par excès :
- arrondi : le troisième chiffre décimal, , est inférieur à
Une valeur approchée n'est pas le nombre lui-même : l'usage du signe (« environ égal à ») remplace le signe . Dans un calcul exact, on garde ou tel quel et l'on n'introduit une valeur approchée qu'à la toute dernière ligne, pour donner un résultat numérique.
6.3 Opérations sur les encadrements
Si et , alors :
On additionne les encadrements terme à terme.
Pour soustraire des encadrements, on encadre d'abord en changeant le sens des inégalités, puis on additionne :
On donne et , avec et positifs.
- on inverse le sens des inégalités
- toutes les bornes sont positiveson peut alors multiplier terme à terme
Fiche mémo
- : chaque ensemble ajoute de nouveaux nombres au précédent.
- Décimal : écriture décimale finie, . Rationnel : écriture décimale finie ou illimitée périodique.
- mais ; mais (irrationnel).
- relie un élément à un ensemble ; relie deux ensembles.
- : bornes incluses. : bornes exclues. Le crochet à côté de est toujours ouvert.
- : éléments communs aux deux (« et »). : éléments d'au moins un des deux (« ou »).
- La réunion de deux intervalles disjoints n'est pas un intervalle : on garde le symbole .
- = distance de à ; = distance entre et .
- Pour : .
- Amplitude d'un encadrement : .
- Encadrements : on additionne terme à terme ; pour soustraire, on encadre l'opposé puis on additionne ; on ne multiplie terme à terme que si toutes les bornes sont positives.
7Exercices corrigés
Pour chaque nombre, indique le plus petit des cinq ensembles , , , , auquel il appartient : ; ; ; ; ; ; ; .
Voir le corrigé détaillé
| Nombre | Plus petit ensemble | Justification |
|---|---|---|
| entier positif | ||
| entier négatif | ||
| écriture décimale finie | ||
| : illimitée périodique, non décimale | ||
| n'est pas un carré parfait : irrationnel | ||
| entier naturel |
Vrai ou faux ? Justifie chaque réponse. a) b) c) d) e) f)
Voir le corrigé détaillé
- a) Faux : ne contient aucun nombre négatif.
- b) Vrai : contient tous les entiers, positifs et négatifs.
- c) Faux : c'est l'inverse, ; par exemple mais .
- d) Vrai : , écriture décimale finie.
- e) Faux : n'est pas un carré parfait, est irrationnel.
- f) Vrai : c'est la chaîne d'inclusions .
Écris sous forme d'intervalle l'ensemble des réels vérifiant : a) b) c) d)
Voir le corrigé détaillé
- a)
- b)
- c)
- d)
Calcule : ; ; la distance ; .
Voir le corrigé détaillé
Détermine l'intersection puis la réunion de : a) et b) et
Voir le corrigé détaillé
a)
- les intervalles se chevauchent
b)
- aucun point commun
- ne peut pas se fondre en un seul intervalle
Démontre, sur le modèle du cours, que n'est pas un nombre rationnel.
Voir le corrigé détaillé
Supposons par l'absurde que , fraction irréductible avec , .
Donc divise . Comme est premier, divise : on écrit avec .
Donc divise aussi , donc divise . Ainsi et sont tous deux multiples de , ce qui contredit le caractère irréductible de . Donc . C.Q.F.D.
Résous et écris l'ensemble des solutions sous forme d'intervalle.
Voir le corrigé détaillé
- on ajoute
- on divise par
On pose et . 1) Donne . 2) Donne . 3) Donne .
Voir le corrigé détaillé
1. : les deux intervalles sont disjoints, on ne peut pas les fondre.
2. Aucun réel n'est à la fois dans et dans puisqu'ils ne se touchent pas.
3. On intersecte chaque morceau avec séparément.
On donne et , avec et positifs. Encadre , puis , puis .
Voir le corrigé détaillé
- on change le sens des inégalités
- toutes les bornes sont positiveson peut multiplier terme à terme
- Résous .
- Résous .
- En déduis l'ensemble des réels vérifiant les deux conditions à la fois.
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1. signifie que est à une distance de strictement supérieure à :
- ou
2.
3. On intersecte les deux ensembles de solutions, morceau par morceau.
- l'ensemble cherché est
- Démontre que la somme d'un nombre rationnel et d'un nombre irrationnel est toujours irrationnelle.
- Déduis-en que est irrationnel.
- Déduis-en que est irrationnel.
Voir le corrigé détaillé
1. Soit et . Supposons par l'absurde que .
- et hypothèse de l'absurde, et donnée
- est stable par soustraction
Or par hypothèse : contradiction. Donc . C.Q.F.D.
2. et (démontré en section 1), donc d'après la question 1, .
3. Si était rationnel, alors le serait aussi, ce qui est faux : donc . Comme , la question 1 donne .
- Une pièce a une longueur telle que ( en cm). Donne l'intervalle contenant .
- On assemble un carré avec quatre pièces de longueur identiques ; son périmètre vaut . Donne un encadrement de .
- Donne l'amplitude de l'encadrement obtenu pour , et compare-la à celle de l'encadrement de .
Voir le corrigé détaillé
1.
2. Toutes les bornes sont positives, on multiplie l'encadrement par .
3.
- amplitude de l'encadrement de :
- amplitude de l'encadrement de :
L'amplitude a été multipliée par , exactement comme la longueur elle-même : l'incertitude se propage proportionnellement.
Fatou, au marché de Dakar. Fatou dispose d'un budget (en F CFA) tel que . Elle achète sacs de riz à F CFA l'un, puis un bidon d'huile dont le prix vérifie .
- Donne un encadrement de sa dépense totale .
- Peut-elle être certaine, quel que soit le prix exact de l'huile, de pouvoir régler ses achats si son budget réel est le plus faible possible ( F CFA) ? Justifie.
Voir le corrigé détaillé
1. Les sacs de riz coûtent un montant fixe.
- on ajoute aux trois membres
2. Même dans le meilleur des cas (huile la moins chère, ), la dépense minimale est F CFA, ce qui dépasse déjà F CFA. Non, Fatou ne peut pas être certaine de régler ses achats si son budget réel se révèle être le plus faible de la fourchette.
Moussa, au centre de santé de Ndjamena. Le thermomètre électronique affiche une température de °C, avec une incertitude de mesure de °C.
- Note la température réelle de Moussa. Traduis la situation à l'aide d'une valeur absolue.
- Donne l'intervalle contenant .
- On considère qu'il y a fièvre lorsque °C. Peut-on affirmer avec certitude que Moussa a de la fièvre ?
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
3. La plus petite valeur possible de est °C, qui est déjà strictement supérieure à °C. Oui, on peut affirmer avec certitude que Moussa a de la fièvre, quelle que soit la valeur exacte de dans l'intervalle trouvé.
Atelier mécanique d'Abidjan. Une pièce cylindrique doit avoir un diamètre nominal de mm, avec une tolérance de fabrication de mm : une pièce de diamètre est acceptée si .
- Donne l'intervalle des diamètres acceptés.
- Le contrôle qualité mesure trois pièces : mm, mm, mm. Pour chacune, calcule et dis si la pièce est acceptée.
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
- : pièce acceptée
- : pièce refusée
- : pièce refusée (de justesse)
Couverture réseau à Douala. Le long d'un grand axe routier, on repère la distance (en km) au centre-ville. L'opérateur A couvre les points situés à moins de km : . L'opérateur B couvre les points situés entre et km : .
- Détermine : la zone couverte par les deux opérateurs à la fois.
- Détermine : la zone couverte par au moins un des deux opérateurs.
- Aïcha parcourt cet axe du centre-ville jusqu'au point situé à km. Sur quelle portion de son trajet ne capte-t-elle aucun des deux opérateurs ?
Voir le corrigé détaillé
- partie commune aux deux bandes
- les deux intervalles se chevauchent : réunion en un seul morceau
3. Le trajet d'Aïcha correspond à l'intervalle . Or : tout point de son trajet est donc couvert par au moins un opérateur. Aucune portion du trajet n'est privée de réseau.