Traduire les objets géométriques en équations dans un repère.
MathématiquesSecondeChapitre 12 / 15⏱ 9 h
Ce que tu sauras faire à la fin
Déterminer l'équation d'une droite passant par deux points
Reconnaître deux droites parallèles
Calculer les coordonnées d'un point d'intersection
Depuis la classe de 4ème, tu sais placer un point dans un repère et lire ses coordonnées comme on lit une adresse : un numéro sur l'axe horizontal, un numéro sur l'axe vertical. Ce chapitre va beaucoup plus loin. Il te propose un marché : tu donnes tes figures, tes droites, tes distances, tes alignements — et tu reçois en échange des calculs. Plus besoin de mesurer à la règle pour savoir si trois points sont alignés, ni de sortir le compas pour connaître une distance : un simple calcul, toujours exact, remplace l'instrument.
Cette idée — traduire la géométrie en algèbre — porte un nom : la géométrie analytique. Elle est partout autour de toi. Le GPS de ton téléphone, les cartes numériques, les jeux vidéo, les plans d'architecte ou les logiciels de conception industrielle manipulent en permanence des coordonnées, des distances et des équations de droites. C'est aussi la porte d'entrée vers toute la suite de tes études scientifiques : les fonctions affines que tu connais déjà ne sont rien d'autre que des équations de droites, et le produit scalaire que tu verras en Première prolongera exactement ce que tu apprends ici.
Trois savoir-faire vont structurer ce chapitre : déterminer l'équation d'une droite qui passe par deux points donnés, reconnaître si deux droites sont parallèles sans les tracer, et calculer les coordonnées exactes du point où deux droites se coupent. À la fin, une droite ne sera plus un dessin, mais une égalité — et une figure géométrique tout entière (triangle, quadrilatère) deviendra un problème de calcul que tu sauras résoudre avec méthode.
1Repère et coordonnées
1.1 Repère orthonormé du plan
Définition
Un repère du plan est la donnée d'un point origine O et de deux droites graduées non parallèles passant par O, appelées axes : l'axe des abscisses (horizontal) et l'axe des ordonnées (vertical). On le note (O;I;J), où I et J sont les points marquant l'unité sur chaque axe.
Le repère est dit orthonormé lorsque les deux axes sont perpendiculaires et portent la même unité de longueur (OI=OJ). C'est le seul type de repère utilisé dans ce chapitre : il est indispensable pour que les formules de distance restent valables.
Dans un repère orthonormé, chaque point M du plan est repéré par un unique couple de nombres (x;y), appelé coordonnées de M : x est l'abscisse de M (sa position horizontale), y son ordonnée (sa position verticale). On écrit M(x;y).
Attention
L'ordre des deux nombres compte ! Le couple (x;y) n'est pas le même objet que (y;x) dès que x=y. Le point A(2;5) et le point B(5;2) sont deux points différents du plan. Retiens l'ordre alphabétique : abscisse avant ordonnée.
1.2 Coordonnées d'un point : lecture et symétries
Exemple — lire des coordonnées
Le point M situé à 3 unités à droite de l'axe des ordonnées et à 4 unités au-dessous de l'axe des abscisses a pour coordonnées M(3;−4). Le point N situé exactement sur l'axe des abscisses, à 2 unités à gauche de l'origine, a pour coordonnées N(−2;0) : un point de l'axe des abscisses a toujours une ordonnée nulle.
Une compétence à automatiser : retrouver les coordonnées d'un point symétrique par rapport à un axe ou à l'origine. Ces trois propriétés se déduisent directement de la définition des coordonnées et te seront très utiles pour construire rapidement des figures.
Propriété — symétriques d'un point
Soit M(x;y) un point du plan. Dans un repère orthonormé :
le symétrique de M par rapport à l'axe des abscisses a pour coordonnées (x;−y) ;
le symétrique de M par rapport à l'axe des ordonnées a pour coordonnées (−x;y) ;
le symétrique de M par rapport à l'origineO a pour coordonnées (−x;−y).
Exemple — symétriques de M(4;−3)
symétrique de M par rapport à l'axe des abscisses : (4;3)on change le signe de y
symétrique de M par rapport à l'axe des ordonnées : (−4;−3)on change le signe de x
symétrique de M par rapport à O : (−4;3)on change les deux signes
Math & Co — La naissance des coordonnées
L'idée de repérer un point par deux nombres semble aujourd'hui évidente, mais elle n'a que quatre siècles. En 1637, le philosophe et mathématicien français René Descartes publie La Géométrie, en annexe de son Discours de la méthode : il y montre comment associer à chaque point du plan un couple de nombres, et comment traduire une courbe géométrique par une équation. C'est la naissance de ce qu'on appellera plus tard, en son honneur, les coordonnées cartésiennes.
Fait moins connu : au même moment, un autre Français, Pierre de Fermat, développe de son côté une méthode très semblable dans un texte rédigé vers 1636 (Ad locos planos et solidos isagoge), mais publié seulement après sa mort, en 1679. Les deux hommes ne travaillaient pas ensemble, et Fermat reste aujourd'hui trop peu crédité pour cette double découverte, qui a fondé la géométrie analytique — celle que tu étudies dans ce chapitre.
2Distance et milieu
2.1 Coordonnées du milieu d'un segment
Propriété — coordonnées du milieu
Soit A(xA;yA) et B(xB;yB) deux points du plan. Le milieuI du segment [AB] a pour coordonnées :
xI=2xA+xByI=2yA+yB
En clair : l'abscisse du milieu est la moyenne des deux abscisses, et son ordonnée est la moyenne des deux ordonnées.
Démonstration
On note I le point de coordonnées (2xA+xB;2yA+yB) et on calcule les coordonnées des vecteurs AI et IB.
AI a pour coordonnées (xI−xA;yI−yA)
=(2xA+xB−xA;2yA+yB−yA)
=(2xB−xA;2yB−yA)
IB a pour coordonnées (xB−xI;yB−yI)
=(xB−2xA+xB;yB−2yA+yB)
=(2xB−xA;2yB−yA)
Les vecteurs AI et IB ont exactement les mêmes coordonnées : ils sont donc égaux. Or AI=IB signifie précisément que I est le milieu de [AB]. C.Q.F.D.
2.2 Distance entre deux points
Théorème — distance entre deux points
Soit A(xA;yA) et B(xB;yB) deux points d'un repère orthonormé. La distance AB est donnée par :
AB=(xB−xA)2+(yB−yA)2
Démonstration
On introduit le point auxiliaire C(xB;yA) : il a la même abscisse que B et la même ordonnée que A. Le segment [AC] est donc horizontal et le segment [CB] est vertical : comme les deux axes du repère sont perpendiculaires, l'angle ACB est droit. Le triangle ACB est rectangle en C (voir Figure 1).
AC=∣xB−xA∣distance entre deux points de même ordonnée
CB=∣yB−yA∣distance entre deux points de même abscisse
Pythagore dans le triangle rectangle ACB : AB2=AC2+CB2
=∣xB−xA∣2+∣yB−yA∣2
=(xB−xA)2+(yB−yA)2un carré efface la valeur absolue
Comme AB est une longueur, AB⩾0 : on en déduit AB=(xB−xA)2+(yB−yA)2. C.Q.F.D.
Figure 1 — Pour A(−3;−2) et B(3;6) : le point auxiliaire C(3;−2) forme le triangle rectangle de la démonstration (AC=6, CB=8), et I(0;2), marqué par les petits traits d'égalité sur [AB], est le milieu de [AB].
Exemple — calculer une distance et un milieu
Soit A(−3;−2) et B(3;6), les points de la Figure 1.
xI=2xA+xB=2−3+3=0
yI=2yA+yB=2−2+6=2
⇒I(0;2)
AB=(xB−xA)2+(yB−yA)2
=(3−(−3))2+(6−(−2))2
=62+82=36+64=100
=10
Exemple — un radical qui ne se simplifie pas
Soit C(1;2) et D(4;−1). Calculons CD.
CD=(4−1)2+(−1−2)2
=32+(−3)2
=9+9=18
=3218=9×2
La distance n'est pas toujours un nombre entier : on laisse alors le résultat sous forme de radical, comme ici CD=32.
Attention
La formule de la distance utilise des carrés, jamais l'ordre de la soustraction n'a d'importance : (xB−xA)2=(xA−xB)2. En revanche, n'oublie jamais la racine carrée à la fin du calcul : AB2=100 n'est pas une réponse, AB=10 en est une. Enfin, cette formule suppose le repère orthonormé : dans un repère quelconque, elle serait fausse.
Distance et milieu sont les deux premiers outils de la boîte à outils de la géométrie analytique. Ils suffisent déjà à déterminer la nature d'un triangle (isocèle, rectangle) par le seul calcul, comme tu le verras dans les exercices. Mais pour étudier une droite — et non plus seulement deux points — il faut un troisième outil : le vecteur directeur, objet de la section suivante.
3Vecteur directeur
3.1 Définition
Définition
Soit D une droite du plan et A, B deux points distincts de D. Le vecteur u=AB est appelé vecteur directeur de la droite D : il indique la direction de D.
Un vecteur directeur ne dépend pas des deux points particuliers choisis pour le construire : deux points quelconques de D donnent toujours un vecteur directeur, éventuellement différent en apparence, mais toujours colinéaire aux autres. C'est cette propriété qui rend l'outil si pratique : une droite entière est résumée par un seul vecteur (à un coefficient multiplicateur près).
Propriété
Une droite D admet une infinité de vecteurs directeurs, tous colinéaires entre eux. Si u dirige D, alors pour tout réel k=0, le vecteur ku dirige aussi D. Réciproquement, un point M appartient à D passant par A et dirigée par u si, et seulement si, AM et u sont colinéaires.
Figure 2 — La droite D passe par A(−2;−2) et B(4;2). Le vecteur u(3;2), de coordonnées (21AB), est un vecteur directeur de D : on avance de 3 et on monte de 2 pour rester sur la droite.
Exemple — déterminer un vecteur directeur
La droite (AB) passe par A(−2;−2) et B(4;2) (Figure 2). Un vecteur directeur est AB.
AB a pour coordonnées (xB−xA;yB−yA)
=(4−(−2);2−(−2))
=(6;4)
Le vecteur u(3;2) — obtenu en divisant chaque coordonnée par 2 — est colinéaire à AB : c'est un vecteur directeur plus simple, tout aussi valable, de la même droite.
3.2 Tester la colinéarité de deux vecteurs
Méthode — savoir si deux vecteurs sont colinéaires
Deux vecteurs u(x;y) et v(x′;y′) sont colinéaires si, et seulement si, leur déterminant est nul :
xy′−x′y=0
C'est le test à utiliser pour savoir si un point appartient à une droite dirigée par un vecteur donné, ou si deux droites sont parallèles.
Exemple — un vecteur dirige-t-il la droite (AB) ?
Avec A(−2;−2) et B(4;2), le vecteur AB(6;4) dirige (AB). Le vecteur v(9;6) dirige-t-il lui aussi cette droite ?
déterminant =6×6−9×4
=36−36=0
Le déterminant est nul : v est colinéaire à AB, donc v dirige lui aussi la droite (AB) (on remarque d'ailleurs que v=1,5AB).
Math & Co — D'où vient le mot « vecteur » ?
Le mot vecteur vient du latin vector, « celui qui transporte ». Il est d'abord employé en astronomie, au XVIIIe siècle, pour désigner le segment orienté reliant une planète au Soleil (le « rayon vecteur »). La notion moderne — un segment orienté caractérisé par une direction, un sens et une longueur, exactement comme dans ce chapitre — se construit au XIXe siècle : vers 1835, l'Italien Giusto Bellavitis introduit la notion d'équipollence de deux segments orientés (deux segments sont équipollents s'ils ont même longueur, même direction et même sens), ce qui revient exactement à notre égalité de vecteurs. En 1844, l'Allemand Hermann Grassmann publie son Ausdehnungslehre (« théorie de l'extension »), qui pose les bases d'un véritable calcul vectoriel. C'est cet outil, longtemps réservé aux savants, que tu manies aujourd'hui dès la classe de Seconde.
4Équation cartésienne d'une droite
4.1 Forme générale
Définition
Une équation cartésienne d'une droite D est une égalité de la forme :
ax+by+c=0
où a, b, c sont des réels fixés, avec a et bnon tous les deux nuls, et où (x;y) désigne les coordonnées d'un point quelconque de D. On dit qu'un point M(x0;y0)appartient à D lorsque le couple (x0;y0) vérifie l'équation, c'est-à-dire lorsque ax0+by0+c=0.
Propriété — lien avec le vecteur directeur
Si D a pour équation cartésienne ax+by+c=0, alors le vecteur u(−b;a) est un vecteur directeur de D. Réciproquement, une droite dirigée par u(α;β) admet une équation cartésienne de la forme βx−αy+c=0.
Démonstration
Soit M(x;y) un point du plan et A(xA;yA) un point de D. Par la méthode de la section précédente, M∈D⟺AM est colinéaire à u(α;β).
AM(x−xA;y−yA) colinéaire à u(α;β)
⟺α(y−yA)−β(x−xA)=0déterminant nul
⟺−βx+αy+(βxA−αyA)=0
On retrouve la forme ax+by+c=0 avec a=−β, b=α et c=βxA−αyA : un vecteur directeur associé est bien (−b;a)=(α;β). C.Q.F.D.
4.2 Déterminer une équation cartésienne
Méthode — équation cartésienne connaissant un point et un vecteur directeur
Pour trouver une équation cartésienne de la droite passant par A(xA;yA) et dirigée par u(α;β) : on écrit que AM(x−xA;y−yA) et u sont colinéaires, puis on développe.
Exemple — équation cartésienne de la droite de la Figure 2
La droite D passe par A(−2;−2) et est dirigée par u(3;2).
M(x;y)∈D⟺AM(x+2;y+2) colinéaire à u(3;2)
⟺3(y+2)−2(x+2)=0
⟺3y+6−2x−4=0
⟺−2x+3y+2=0
Vérifions avec B(4;2) : −2×4+3×2+2=−8+6+2=0. ✓ B appartient bien à D.
Exemple — un point appartient-il à la droite ?
La droite D′ a pour équation 5x−2y−4=0. Le point M(2;3) appartient-il à D′ ?
5×2−2×3−4
=10−6−4=0
L'égalité est vérifiée : M∈D′. En revanche pour N(1;1) : 5−2−4=−1=0, donc N∈/D′.
Attention
Une même droite possède une infinité d'équations cartésiennes : si ax+by+c=0 en est une, alors kax+kby+kc=0 (pour k=0) en est une autre, tout aussi correcte. Il ne faut donc jamais dire « l'équation de D » sans préciser, mais « une équation de D ». Autre piège : le cas particulier b=0, c'est-à-dire une équation du type x=k, correspond à une droite verticale — un cas que la forme réduite de la section suivante ne sait pas représenter.
5Équation réduite et coefficient directeur
5.1 De la forme cartésienne à la forme réduite
Définition
Lorsque b=0, l'équation cartésienne ax+by+c=0 peut s'écrire sous la forme réduite :
y=mx+p
où m=−ba est le coefficient directeur (ou pente) de la droite, et p son ordonnée à l'origine (l'ordonnée du point où la droite coupe l'axe des ordonnées, en x=0).
Attention
Si b=0, l'équation cartésienne devient ax+c=0, soit x=−ac : c'est une droite verticale. Elle n'a pas d'équation réduite y=mx+p (on ne peut pas isoler y) et son coefficient directeur n'est pas défini. Ne l'oublie jamais dans un exercice de classification de droites !
5.2 Lire le coefficient directeur par des déplacements
Propriété — calcul du coefficient directeur
Si A(xA;yA) et B(xB;yB) sont deux points distincts d'une droite non verticale, son coefficient directeur vaut :
m=xB−xAyB−yA
Ce quotient ne dépend pas des deux points choisis sur la droite : c'est toujours le même « pas » — de combien on monte (ou descend) quand on avance d'une unité vers la droite.
Coefficient directeur : m=ΔxΔy=32-224-22OxyΔx = 6Δy = 4A(-2 ; -2)B(4 ; 2)p = -2/3y = (2/3)x - 2/3 : équation réduite de la droite (AB)Figure 3 — Pour aller de A à B, on avance de Δx=6 et on monte de Δy=4 : le coefficient directeur m=64=32 est constant, quel que soit le couple de points choisi sur la droite.
5.3 Ordonnée à l'origine et équation réduite
Méthode — équation réduite à partir de deux points
On calcule d'abord m=xB−xAyB−yA, puis on utilise les coordonnées d'un des deux points dans y=mx+p pour déterminer p.
Exemple — équation réduite de la droite de la Figure 3
Avec A(−2;−2) et B(4;2) :
m=4−(−2)2−(−2)=64=32
y=32x+p
en A(−2;−2) : −2=32×(−2)+p
⟺−2=−34+p
⟺p=−2+34=−32
⇒y=32x−32
Exemple — lire graphiquement m et p
Une droite passe par les points de coordonnées entières (0;5) et (3;−1).
ordonnée à l'origine : p=5la droite passe par (0;5)
m=3−0−1−5=3−6=−2
⇒y=−2x+5
Un coefficient directeur négatif : la droite descend quand on va vers la droite.
Avec le coefficient directeur, comparer deux droites devient un jeu d'enfant : il suffit de comparer deux nombres. C'est tout l'objet de la dernière section de ce chapitre.
6Parallélisme et intersection
6.1 Droites parallèles
Propriété — critère de parallélisme
Deux droites non verticales, d'équations réduites y=mx+p et y=m′x+p′, sont parallèles si, et seulement si, elles ont le même coefficient directeur :
D∥D′⟺m=m′
Plus généralement (droites verticales incluses) : deux droites sont parallèles si, et seulement si, leurs vecteurs directeurs sont colinéaires.
Attention
Même coefficient directeur ne veut pas dire même droite ! Les droites y=2x+1 et y=2x−4 sont strictement parallèles (elles ne se coupent jamais) : elles ont même m mais des p différents. Si m=m′etp=p′, les deux équations décrivent la même droite : on dit qu'elles sont confondues.
6.2 Droites perpendiculaires
Théorème — critère de perpendicularité
Deux droites non verticales, de coefficients directeurs m et m′, sont perpendiculaires si, et seulement si :
m×m′=−1
c'est-à-dire m′=−m1 : les coefficients directeurs sont opposés et inverses l'un de l'autre.
Démonstration (idée)
On admet le fait géométrique suivant : faire tourner un vecteur u(α;β) d'un quart de tour (90°) donne le vecteur v(−β;α). Une droite D de coefficient directeur m admet le vecteur directeur u(1;m) ; la droite D′ perpendiculaire à D admet donc pour vecteur directeur l'image de u par un quart de tour, à savoir v(−m;1).
coefficient directeur de D′ dirigée par v(−m;1)
=m′=−m1=−m1
⇒m×m′=m×(−m1)=−1
La réciproque se démontre de la même façon. C.Q.F.D. (le fait admis sur le quart de tour sera justifié rigoureusement en Première, à l'aide du produit scalaire).
Deux droites perpendiculaires : m×m′=−1-22468-2246OxyP(2 ; 3)d₁ : y = 2x - 1d₂ : y = -0,5x + 4Figure 4 — Les droites d1 (coefficient directeur 2) et d2 (coefficient directeur −0,5) vérifient 2×(−0,5)=−1 : elles sont perpendiculaires. Leur point d'intersection est P(2;3).
6.3 Intersection de deux droites sécantes
Méthode — trouver le point d'intersection de deux droites
Deux droites non parallèles (m=m′) sont sécantes : elles se coupent en un unique point. On résout le système formé par leurs deux équations, le plus souvent en égalant les deux expressions de y.
Exemple — intersection des droites de la Figure 4
d1:y=2x−1 et d2:y=−0,5x+4.
2x−1=−0,5x+4
⟺2x+0,5x=4+1
⟺2,5x=5
⟺x=2
y=2×2−1=3
Les droites se coupent au point P(2;3). On peut vérifier avec l'autre équation : −0,5×2+4=3. ✓
6.4 Alignement de trois points
Méthode — trois points sont-ils alignés ?
Les points A, B, C sont alignés si, et seulement si, les vecteurs AB et AC sont colinéaires (déterminant nul). C'est équivalent à dire que le coefficient directeur de (AB) est égal à celui de (AC).
Exemple — tester un alignement
A(−1;0), B(1;3), C(3;7) sont-ils alignés ?
AB(1−(−1);3−0)=(2;3)
AC(3−(−1);7−0)=(4;7)
déterminant =2×7−4×3=14−12=2
Le déterminant n'est pas nul : A, B, C ne sont pas alignés.
6.5 Application : nature d'un triangle ou d'un quadrilatère
Distance, milieu, coefficient directeur et colinéarité, combinés, permettent de démontrer par le calcul la nature d'une figure — sans jamais sortir la règle ou l'équerre.
ABCD est un rectangle : diagonales de même milieu-3-113-113OxyMA(-2 ; -1)B(2 ; 1)C(1 ; 3)D(-3 ; 1)2√52√5√5√5Figure 5 — Le quadrilatère ABCD a ses côtés opposés parallèles et égaux (AB=DC=25, AD=BC=5), un angle droit en A, et ses diagonales [AC] et [BD] partagent le même milieu M(−0,5;1) : c'est un rectangle.
Exemple — démontrer qu'un quadrilatère est un rectangle
A(−2;−1), B(2;1), C(1;3), D(−3;1) (Figure 5). Montrons que ABCD est un rectangle.
1)ABCD est un parallélogramme si AB=DC.
AB(2−(−2);1−(−1))=(4;2)
DC(1−(−3);3−1)=(4;2)
⇒AB=DC : ABCD est un parallélogramme
2) Un parallélogramme est un rectangle si deux côtés consécutifs sont perpendiculaires.
coefficient directeur de (AB) : 2−(−2)1−(−1)=42=21
coefficient directeur de (AD) : −3−(−2)1−(−1)=−12=−2
produit =21×(−2)=−1
⇒(AB)⊥(AD) : ABCD est un rectangle
Math & Co — Le postulat des parallèles
Que deux droites parallèles ne se rencontrent jamais paraît une évidence. C'est pourtant l'énoncé le plus discuté de toute l'histoire des mathématiques : le cinquième postulat d'Euclide, formulé dans ses Éléments vers −300 (300 ans avant notre ère), affirme en substance que par un point extérieur à une droite, il passe une unique parallèle à cette droite.
Pendant plus de deux mille ans, des générations de mathématiciens ont tenté, en vain, de démontrer ce postulat à partir des autres axiomes d'Euclide. Il a fallu attendre 1829, avec les travaux du Russe Nikolaï Lobatchevski (rejoint peu après par le Hongrois János Bolyai), pour comprendre qu'il s'agit d'un axiome indépendant : en le remplaçant par un autre, on construit des géométries tout aussi cohérentes, dites « non euclidiennes ». La géométrie analytique que tu étudies ici reste, elle, entièrement fidèle au plan euclidien classique.
Droite verticale : x=k, pas d'équation réduite, pente non définie.
Parallèles (non verticales) : D∥D′⟺m=m′. Mêmes m et p ⇒ droites confondues.
Perpendiculaires : D⊥D′⟺m×m′=−1.
Intersection de deux sécantes : résoudre mx+p=m′x+p′.
Alignement de A,B,C : AB et AC colinéaires (déterminant nul).
Parallélogramme : AB=DC (côtés opposés) ; rectangle si en plus un angle droit ; losange si en plus deux côtés consécutifs égaux.
7Exercices corrigés
Niveau 1 — Application directe
1
Soit A(1;5) et B(7;−3). Calcule les coordonnées du milieu I de [AB], puis la distance AB.
Voir le corrigé détaillé
xI=21+7=4
yI=25+(−3)=1
⇒I(4;1)
AB=(7−1)2+(−3−5)2
=62+(−8)2=36+64
=100=10
2
Soit A(2;−1) et B(8;3). Détermine un vecteur directeur simplifié de la droite (AB), puis donne un autre vecteur directeur de cette même droite.
Voir le corrigé détaillé
AB(8−2;3−(−1))=(6;4)
u=21AB=(3;2)on divise par le facteur commun 2
u(3;2) est un vecteur directeur simplifié de (AB). N'importe quel multiple non nul convient aussi, par exemple v(−6;−4) ou w(9;6).
3
La droite D a pour équation 2x−y−2=0. Les points M(3;4) et N(−1;−5) appartiennent-ils à D ?
Voir le corrigé détaillé
pour M : 2×3−4−2
=6−4−2=0
pour N : 2×(−1)−(−5)−2
=−2+5−2=1
M vérifie l'équation (0=0) : M∈D. N ne la vérifie pas (1=0) : N∈/D.
4
Détermine l'équation réduite de la droite passant par C(−2;1) et D(4;−3).
Voir le corrigé détaillé
m=4−(−2)−3−1=6−4=−32
y=−32x+p
en C(−2;1) : 1=−32×(−2)+p=34+p
⟺p=1−34=−31
⇒y=−32x−31
5
Précise, pour chaque paire de droites, si elles sont parallèles, perpendiculaires, ou sécantes sans être perpendiculaires : a)y=2x+1 et y=2x−4 ; b)y=3x+2 et y=−31x+5 ; c)y=x−1 et y=2x+1.
Voir le corrigé détaillé
a) Même coefficient directeur m=2, ordonnées à l'origine différentes (1=−4) : droites strictement parallèles.
b)3×(−31)=−1 : droites perpendiculaires.
c)1=2 (non parallèles) et 1×2=2=−1 (non perpendiculaires) : droites sécantes, sans être perpendiculaires.
Niveau 2 — Approfondissement
6
Les points A(−3;−2), B(1;2) et C(4;5) sont-ils alignés ?
Voir le corrigé détaillé
AB(1−(−3);2−(−2))=(4;4)
AC(4−(−3);5−(−2))=(7;7)
déterminant =4×7−7×4=28−28=0
Le déterminant est nul : AB et AC sont colinéaires, donc A, B, C sont alignés (on peut d'ailleurs remarquer que AC=1,75AB).
7
Détermine une équation cartésienne de la droite passant par E(1;2) et parallèle à d:3x−2y+5=0.
Voir le corrigé détaillé
Deux droites parallèles ont des vecteurs directeurs colinéaires : on peut choisir la même paire (a;b), seul c change.
équation cherchée : 3x−2y+c=0
en E(1;2) : 3×1−2×2+c=0
⟺3−4+c=0⟺c=1
⇒3x−2y+1=0
8
Détermine les coordonnées du point d'intersection des droites d1:y=2x−3 et d2:y=−x+3.
Voir le corrigé détaillé
2x−3=−x+3
⟺3x=6
⟺x=2
y=2×2−3=1
Les droites se coupent en P(2;1). Vérification avec d2 : −2+3=1. ✓
9
Soit A(0;0), B(4;0) et C(4;3). Détermine la nature du triangle ABC en calculant les trois côtés.
Voir le corrigé détaillé
AB=(4−0)2+(0−0)2=16=4
BC=(4−4)2+(3−0)2=9=3
AC=(4−0)2+(3−0)2=25=5
AB2+BC2=16+9=25=AC2
La réciproque du théorème de Pythagore s'applique : le triangle ABC est rectangle en B (sommet opposé au plus grand côté [AC]).
10
Détermine l'équation réduite de la droite perpendiculaire à d:y=21x−1 et passant par F(2;5).
Voir le corrigé détaillé
m×m′=−1 avec m=21
⇒m′=−2
y=−2x+p, en F(2;5) : 5=−2×2+p
⟺p=5+4=9
⇒y=−2x+9
Niveau 3 — Défi
11
Soit A(0;0), B(3;1), C(2;4) et D(−1;3).
Montre que ABCD est un parallélogramme.
Montre que l'angle en A est droit.
Montre que AB=AD, puis conclus sur la nature exacte de ABCD.
Calcule l'aire de ABCD.
Voir le corrigé détaillé
1) On compare AB et DC.
AB(3;1) et DC(2−(−1);4−3)=(3;1)
⇒AB=DC : ABCD est un parallélogramme
2) On compare les coefficients directeurs de (AB) et (AD).
coefficient directeur de (AB) : 31
coefficient directeur de (AD) : −13=−3
produit =31×(−3)=−1
⇒(AB)⊥(AD) : l'angle en A est droit
3) Longueurs des côtés consécutifs :
AB=32+12=10
AD=(−1)2+32=10
⇒AB=AD
Parallélogramme avec un angle droit et deux côtés consécutifs égaux : ABCD est un carré de côté 10 (voir Figure 6).
ABCD est un carré de côté √10-112313OxyA(0 ; 0)B(3 ; 1)C(2 ; 4)D(-1 ; 3)√10√10Figure 6 — ABCD : côtés opposés égaux et parallèles, angle droit en A, AB=AD=10 : c'est un carré.
4) L'aire d'un carré de côté c vaut c2 :
aire =AB2=(10)2
=10
L'aire de ABCD est 10 unités d'aire.
12
Soit la droite d:3x+4y−12=0.
Donne un vecteur directeur de d, puis son équation réduite.
Détermine les coordonnées des points d'intersection de d avec chacun des deux axes du repère.
Calcule l'aire du triangle formé par d et les deux axes du repère.
Voir le corrigé détaillé
1) Avec a=3, b=4, c=−12 : un vecteur directeur est (−b;a)=(−4;3).
4y=−3x+12
⟺y=−43x+3
2) Intersection avec l'axe des ordonnées (x=0) et avec l'axe des abscisses (y=0) :
x=0⇒y=3point (0;3)
y=0⇒3x−12=0⇒x=4point (4;0)
3) Le triangle formé par d et les deux axes est rectangle en O, de côtés 4 et 3.
aire =21×4×3
=6 unités d'aire
13
Soit A(1;1), B(4;3) et C(7;4).
Ces trois points sont-ils alignés ?
Donne la nature du triangle ABC en calculant ses trois côtés.
Détermine l'équation réduite de (AB) et vérifie que C n'appartient pas à cette droite.
Voir le corrigé détaillé
1) On compare les coefficients directeurs de (AB) et (AC).
coefficient directeur de (AB) : 4−13−1=32
coefficient directeur de (AC) : 7−14−1=63=21
32=21 : les points ne sont pas alignés.
2) Longueurs des côtés :
AB=32+22=13
BC=32+12=10
AC=62+32=45=35
Les trois longueurs sont distinctes (aucun triangle isocèle), et AB2+BC2=23=AC2=45, AB2+AC2=58=BC2, BC2+AC2=55=AB2 : aucun angle droit. ABC est un triangle quelconque (scalène, non rectangle).
3) Équation réduite de (AB) :
y=32x+p, en A(1;1) : 1=32+p
⟺p=31
⇒(AB):y=32x+31
en C(7;4) : 32×7+31=314+1=5=4
C ne vérifie pas l'équation de (AB) : C∈/(AB), ce qui confirme la non-alignement trouvé au 1).
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
14
Les avenues de Dakar. On modélise deux avenues rectilignes de Dakar dans un repère orthonormé (unité : 1 km), l'origine étant placée à la Place de l'Indépendance. L'avenue Léopold Sédar Senghor suit la droite d1:y=0,5x+1 et l'avenue Blaise Diagne suit la droite d2:y=−2x+6.
Montre que d1 et d2 sont perpendiculaires.
Détermine les coordonnées du carrefour C, point d'intersection de d1 et d2.
Une troisième avenue passe par C et par le point P(6;−2). Est-elle parallèle, perpendiculaire, ou simplement sécante à d1 ?
Voir le corrigé détaillé
1)d1 a pour coefficient directeur 0,5 et d2 a pour coefficient directeur −2.
0,5×(−2)=−1
Les deux avenues sont bien perpendiculaires.
2) Résolution du système :
0,5x+1=−2x+6
⟺2,5x=5
⟺x=2
y=0,5×2+1=2
Le carrefour est le point C(2;2) (voir Figure 7).
Deux avenues de Dakar (unité : 1 km)-124626Oxyd₁ Av. Senghord₂ Av. DiagneC(2 ; 2)Figure 7 — Deux avenues de Dakar (1 unité =1 km) : d1 (Senghor) et d2 (Diagne) sont perpendiculaires et se croisent au carrefour C(2;2).
3) Coefficient directeur de la troisième avenue, passant par C(2;2) et P(6;−2) :
m′′=6−2−2−2=4−4=−1
comparaison à d1 (m=0,5) : m′′=m et m×m′′=0,5×(−1)=−0,5=−1
La troisième avenue n'est ni parallèle ni perpendiculaire à d1 : elle lui est simplement sécante.
15
Canal d'irrigation à Abéché. Deux champs sont repérés, dans un plan cadastral centré sur Abéché (unité : 1 km), par les points A(−3;2) et B(5;−4). Un agriculteur veut installer un point de pompage I exactement à mi-chemin entre les deux champs, relié à chacun par un canal rectiligne.
Calcule les coordonnées du point I.
Calcule la distance AB, longueur totale du canal, en kilomètres puis en mètres.
Le creusement du canal coûte 1200 F CFA par mètre. Calcule le coût total.
Voir le corrigé détaillé
1)I est le milieu de [AB].
xI=2−3+5=1
yI=22+(−4)=−1
⇒I(1;−1)
2) Distance AB :
AB=(5−(−3))2+(−4−2)2
=82+(−6)2=64+36
=100=10 km
=10000 m
3) Coût total :
coût =10000×1200
=12000000 F CFA
Le point de pompage est en I(1;−1) ; le canal de 10 km coûtera 12 000 000 F CFA.
16
Pente d'une toiture à Douala. Dans un repère où l'axe des abscisses est horizontal (unité : 1 mètre), le versant d'une toiture de hangar passe par les points P(0;3) et Q(8;5).
Calcule le coefficient directeur de ce versant.
Exprime cette pente en pourcentage.
La réglementation locale impose, pour l'évacuation des eaux de pluie, une pente comprise entre 20% et 35%. Cette toiture est-elle conforme ?
Voir le corrigé détaillé
m=8−05−3=82=0,25
pente en pourcentage : 0,25×100=25%
Comme 20%⩽25%⩽35%, la toiture respecte la réglementation.
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Un repère du plan est dit orthonormé lorsque :
Explication : Un repère orthonormé a ses deux axes perpendiculaires (OI⊥OJ) avec la même unité (OI=OJ). C'est indispensable pour que la formule de distance reste valable.
Le symétrique du point M(4;−3) par rapport à l'axe des ordonnées a pour coordonnées :
Explication : Le symétrique par rapport à l'axe des ordonnées change le signe de x seulement, donc (−4;−3).
Soit A(−3;−2) et B(3;6). Les coordonnées du milieu I de [AB] sont :
Explication :xI=2−3+3=0 et yI=2−2+6=2, donc I(0;2) : l'abscisse et l'ordonnée du milieu sont les moyennes des abscisses et des ordonnées.
Avec les mêmes points A(−3;−2) et B(3;6), la distance AB vaut :
Explication :AB=(3−(−3))2+(6−(−2))2=62+82=36+64=100=10. Ne jamais oublier la racine carrée finale : AB2=100 n'est pas la réponse.
Soit D une droite et A, B deux points distincts de D. Le vecteur AB est appelé :
Explication :AB, formé par deux points distincts de D, est un vecteur directeur de D : il indique sa direction. Une droite en admet une infinité, tous colinéaires entre eux.
Deux vecteurs u(x;y) et v(x′;y′) sont colinéaires si, et seulement si :
Explication : Le test de colinéarité repose sur le déterminant nul : xy′−x′y=0. C'est l'outil pour tester un alignement ou un parallélisme.
Avec A(−2;−2) et B(4;2), le vecteur AB(6;4) dirige (AB). Le vecteur v(9;6) dirige-t-il lui aussi cette droite ?
Explication : Déterminant =6×6−9×4=36−36=0 : les vecteurs sont colinéaires (v=1,5AB), donc v dirige aussi (AB).
Une équation cartésienne d'une droite D est de la forme ax+by+c=0, avec :
Explication : Dans ax+by+c=0, on impose seulement que a et b ne soient pas tous les deux nuls (sinon ce n'est plus l'équation d'une droite). Le cas b=0 correspond à une droite verticale.
La droite D′ a pour équation 5x−2y−4=0. Le point M(2;3) appartient-il à D′ ?
Explication :5×2−2×3−4=10−6−4=0 : l'égalité est vérifiée, donc M∈D′.
Quand b=0, l'équation cartésienne ax+by+c=0 devient x=−ac : cette droite est :
Explication :x=k est une droite verticale : elle n'a pas d'équation réduite y=mx+p et son coefficient directeur n'existe pas. C'est un piège classique à ne jamais oublier.
Une droite passe par (0;5) et (3;−1). Son équation réduite est :
Explication : L'ordonnée à l'origine est p=5 (la droite passe par (0;5)). m=3−0−1−5=3−6=−2, d'où y=−2x+5.
Les droites y=2x+1 et y=2x−4 sont :
Explication : Même coefficient directeur (m=2) mais ordonnées à l'origine différentes (1=−4) : les droites sont strictement parallèles, jamais confondues dans ce cas.
Les droites y=3x+2 et y=−31x+5 sont, sachant qu'elles sont perpendiculaires si et seulement si m×m′=−1 :
Explication :3×(−31)=−1 : les droites sont perpendiculaires.
Détermine le point d'intersection de d1:y=2x−3 et d2:y=−x+3 :
Explication :2x−3=−x+3⟺3x=6⟺x=2, puis y=2×2−3=1 : les droites se coupent en P(2;1).
Les points A(−1;0), B(1;3), C(3;7) sont-ils alignés ?
Explication :AB(2;3), AC(4;7), déterminant =2×7−4×3=14−12=2=0 : les points ne sont pas alignés.
Pour A(0;0), B(4;0), C(4;3), on trouve AB=4, BC=3, AC=5, avec AB2+BC2=AC2. D'après la réciproque du théorème de Pythagore, le triangle ABC est :
Explication :AB2+BC2=16+9=25=AC2 : le triangle est rectangle, avec l'angle droit au sommet opposé au plus grand côté [AC], c'est-à-dire en B.
Pour montrer qu'un quadrilatère ABCD est un parallélogramme par le calcul, on vérifie que :
Explication :ABCD est un parallélogramme si, et seulement si, AB=DC : les côtés opposés [AB] et [DC] sont alors parallèles et de même longueur.
Pour A(0;0), B(3;1), C(2;4), D(−1;3), on a AB=DC, (AB)⊥(AD), et AB=AD=10. ABCD est donc :
Explication : Parallélogramme (AB=DC) avec un angle droit ((AB)⊥(AD)) et deux côtés consécutifs égaux (AB=AD) : c'est un carré, d'aire AB2=10.
La droite d:3x+4y−12=0 coupe l'axe des abscisses et l'axe des ordonnées respectivement en :
Explication : Pour y=0 : 3x−12=0⟺x=4, point (4;0). Pour x=0 : 4y−12=0⟺y=3, point (0;3).
Détermine l'équation réduite de la droite perpendiculaire à d:y=21x−1 et passant par F(2;5) :
Explication :m×m′=−1 avec m=21 donne m′=−2. Puis 5=−2×2+p⟺p=9, d'où y=−2x+9.