Définir le produit scalaire et l'appliquer à la géométrie métrique.
MathématiquesPremièreChapitre 9 / 13⏱ 11 h
Ce que tu sauras faire à la fin
Calculer un produit scalaire par la méthode la plus adaptée
Démontrer une orthogonalité
Appliquer Al-Kashi dans un triangle quelconque
Depuis la Seconde, tu sais additionner deux vecteurs, les multiplier par un réel, calculer leurs coordonnées : toutes ces opérations transforment des vecteurs en d'autres vecteurs. Ce chapitre introduit une opération radicalement différente, le produit scalaire : elle prend deux vecteurs en entrée et rend un nombre en sortie. Ce nombre encode à la fois les longueurs des deux vecteurs et l'angle qu'ils forment — une information géométrique complète, condensée en une seule valeur.
Tu croises déjà cette idée sans le savoir. En physique, le travail d'une force le long d'un déplacement vaut W=F⋅d : pousser une caisse dans le sens du mouvement fournit un travail positif, la freiner en fournit un négatif. En navigation ou en topographie, retrouver une distance inaccessible à partir d'un angle mesuré et de deux distances connues (une triangulation) repose sur le produit scalaire. En architecture, vérifier que deux murs sont parfaitement perpendiculaires sans équerre géante se fait par un calcul de produit scalaire nul.
Le gain principal de cet outil est de généraliser le théorème de Pythagore à n'importe quel triangle, pas seulement aux triangles rectangles : c'est le théorème d'Al-Kashi, que tu démontreras dans ce chapitre. Il permet aussi d'écrire l'équation d'une droite à partir d'un simple vecteur perpendiculaire, et l'équation d'un cercle à partir de son centre et de son rayon — deux outils qui feront le lien entre géométrie et algèbre pour le reste de l'année.
Nouveauté par rapport aux années précédentes : chaque définition sera démontrée équivalente aux autres, et chaque théorème d'application (Al-Kashi, médiane) sera intégralement démontré. C'est le niveau d'exigence attendu en Première scientifique.
1Définitions équivalentes
Le produit scalaire peut se définir de trois façons différentes, parfaitement équivalentes. Chacune est utile selon les données du problème : angle connu, projection visible, ou coordonnées disponibles.
1.1 Définition à partir de la norme et de l'angle
Définition
Soient u et v deux vecteurs non nuls. On note θ une mesure de l'angle géométrique (u,v) qu'ils forment. Le produit scalaire de u par v, noté u⋅v, est le nombre réel :
u⋅v=∥u∥×∥v∥×cosθ
Si l'un des deux vecteurs est nul, on convient que u⋅v=0.
Le produit scalaire est donc un nombre, pas un vecteur : c'est un scalaire, d'où son nom. Son signe dépend uniquement de l'angle θ, puisque les normes sont toujours positives.
Exemple — signe du produit scalaire
Soient u, v avec ∥u∥=6 et ∥v∥=4.
si θ=60° : u⋅v=6×4×cos60°
=24×0,5
=12angle aigu ⇒ produit scalaire positif
si θ=120° : u⋅v=6×4×cos120°
=24×(−0,5)
=−12angle obtus ⇒ produit scalaire négatif
Figure 1 — H est le projeté orthogonal de l'extrémité de v sur la droite portant u ; la longueur OH est ∥v∥cosθ, la projection de v sur u.
1.2 Interprétation par projection orthogonale
Définition (équivalente)
Soient A, B, C trois points du plan, avec u=AB et v=AC. Notons H le projeté orthogonal de C sur la droite (AB). Alors :
AB⋅AC=AB×AH
où AH est la mesure algébrique de AH sur (AB) munie du sens de AB : positive si H est du même côté que B par rapport à A, négative sinon.
Figure 2 — Projection orthogonale : AB⋅AC est le produit de la longueur AB par la mesure algébrique AH, où H est le projeté orthogonal de C sur (AB).
Démonstration — équivalence des deux définitions
Plaçons-nous dans le cas où θ=BAC est aigu (le cas obtus se traite de façon symétrique, avec H situé du côté opposé à B, ce qui donne AH négative et cosθ négatif également). Le triangle AHC est rectangle en H par construction de la projection orthogonale. Dans ce triangle rectangle :
cosθ=ACAHcosinus dans le triangle rectangle AHC
⇒AH=AC×cosθ
⇒AB×AH=AB×AC×cosθ
⇒AB×AH=∥AB∥×∥AC∥×cosθ
On retrouve exactement la définition par la norme et l'angle. Dans le cas obtus, AH=−AH et cosθ=−cos(180°−θ)<0 ; les deux signes négatifs se compensent de la même façon dans le triangle AHC rectangle en H. C.Q.F.D.
Exemple — calcul par projection
Dans un triangle ABC, on mesure AB=9 et, en projetant C orthogonalement sur (AB), on trouve H situé du côté de B avec AH=2,5.
AB⋅AC=AB×AH
=9×2,5H du même côté que B : mesure algébrique positive
=22,5
1.3 Cas particuliers immédiats
Propriété
u, v colinéaires de même sens (θ=0) : u⋅v=∥u∥×∥v∥.
u, v colinéaires de sens contraires (θ=180°) : u⋅v=−∥u∥×∥v∥.
u⊥v (θ=90°) : u⋅v=0car cos90°=0 — voir section 4.
Carré scalaire : u⋅u=∥u∥2, noté aussi u2car θ=0 et cos0=1.
Exemple — carré scalaire
Si ∥u∥=7, alors u⋅u=u2=72=49.
Math & Co — La naissance du produit scalaire
Le symbole « ⋅ » que tu utilises aujourd'hui est récent. En 1843, le mathématicien irlandais William Rowan Hamilton invente les quaternions, des nombres à quatre composantes censés généraliser les nombres complexes à l'espace. En manipulant ces objets, il fait apparaître, mêlées en une seule opération, deux quantités que l'on distinguera plus tard : une partie « scalaire » et une partie « vectorielle ».
C'est dans les années 1880 que le physicien américain Josiah Willard Gibbs (université Yale), suivi par l'ingénieur britannique Oliver Heaviside, sépare ces deux parties pour fonder le calcul vectoriel moderne, jugé plus maniable pour la physique que les quaternions. Le produit scalaire et le produit vectoriel, tels que tu les apprends, datent de cette scission.
Les idées géométriques sous-jacentes, elles, sont bien plus anciennes : dans le Livre II de ses Éléments (vers −300), Euclide établissait déjà, en termes d'aires de rectangles et de carrés, des identités que le produit scalaire permettra plus tard d'écrire en une ligne.
2Propriétés et bilinéarité
Le produit scalaire se manipule presque comme une multiplication ordinaire : il est symétrique et il se distribue sur l'addition des vecteurs. C'est cette dernière propriété, la bilinéarité, qui rend les calculs pratiques.
2.1 Symétrie
Propriété
Pour tous vecteurs u, v :
u⋅v=v⋅u
C'est immédiat avec la définition par l'angle : ∥u∥×∥v∥×cosθ=∥v∥×∥u∥×cosθ, la multiplication de deux réels étant elle-même commutative.
2.2 Bilinéarité
Théorème — bilinéarité
Pour tous vecteurs u, v, w et tout réel k :
u⋅(v+w)=u⋅v+u⋅w(ku)⋅v=k(u⋅v)=u⋅(kv)
Démonstration
Additivité. Reprenons la définition par projection : plaçons A, B et posons AC=v, AD=w, de sorte que AC+AD=AE où E est le quatrième sommet du parallélogramme ACED... plus simplement : notons H1, H2, H les projetés orthogonaux respectifs de C, D et du point F tel que AF=v+w, sur la droite (AB). La projection orthogonale sur une droite est une application linéaire : le projeté d'une somme est la somme des projetés, donc les mesures algébriques s'additionnent : AH=AH1+AH2. D'où :
u⋅(v+w)=AB×AH
=AB×(AH1+AH2)
=AB×AH1+AB×AH2
=u⋅v+u⋅w
Homogénéité. Si v′=kv, l'image de C par l'homothétie de rapport k se projette en un point H′ tel que AH′=k×AH (une homothétie multiplie toutes les longueurs signées par son rapport). Donc (ku)⋅v… le même argument appliqué à u donne ku⋅v=k(u⋅v). C.Q.F.D.
Exemple — utiliser la bilinéarité
Sachant u⋅v=5 et u⋅w=−2, calcule u⋅(2v−3w).
u⋅(2v−3w)=2(u⋅v)−3(u⋅w)bilinéarité
=2×5−3×(−2)
=10+6
=16
2.3 Carré scalaire et identités remarquables
Propriété — identités remarquables vectorielles
Pour tous vecteurs u, v :
(u+v)2=u2+2u⋅v+v2(u−v)2=u2−2u⋅v+v2
(u+v)⋅(u−v)=u2−v2
Démonstration
Il suffit d'appliquer la bilinéarité et la symétrie, exactement comme pour développer (a+b)2 avec des réels.
(u+v)2=(u+v)⋅(u+v)
=u⋅u+u⋅v+v⋅u+v⋅vbilinéarité (double distribution)
=u2+2u⋅v+v2symétrie : u⋅v=v⋅u
Exemple — norme d'une somme
On donne ∥u∥=5, ∥v∥=3 et u⋅v=−2. Calcule ∥u+v∥.
∥u+v∥2=u2+2u⋅v+v2
=52+2×(−2)+32
=25−4+9
=30
⇒∥u+v∥=30≈5,48
Attention
Ne confonds jamais (u+v)2 avec u2+v2 ! L'égalité ∥u+v∥2=∥u∥2+∥v∥2 n'est vraie que si u⋅v=0, c'est-à-dire si u⊥v : c'est exactement le théorème de Pythagore, cas particulier du théorème d'Al-Kashi que tu démontreras en section 5.
3Expression analytique
Dès que le plan est muni d'un repère orthonormé, le produit scalaire se calcule en une ligne à partir des coordonnées, sans jamais mesurer d'angle. C'est la méthode la plus rapide dès que tu disposes de coordonnées.
3.1 Formule en coordonnées
Théorème
Dans un repère orthonormé(O;,), si u(x;y) et v(x′;y′), alors :
u⋅v=xx′+yy′
Démonstration
Le repère étant orthonormé, et sont unitaires et orthogonaux : ⋅=1, ⋅=1, ⋅=0. On décompose u=x+y et v=x′+y′, puis on développe par bilinéarité (section 2) :
u⋅v=(x+y)⋅(x′+y′)
=xx′(⋅)+xy′(⋅)+yx′(⋅)+yy′(⋅)bilinéarité, quatre termes
=xx′×1+xy′×0+yx′×0+yy′×1
=xx′+yy′
C.Q.F.D. Cette démonstration montre bien pourquoi le repère doit être orthonormé : dans un repère seulement orthogonal (axes non gradués pareil) ou quelconque, les termes croisés ne s'annulent plus.
Attention
La formule u⋅v=xx′+yy′ n'est valable que dans un repère orthonormé (axes perpendiculaires, même unité). C'est un piège classique du bac : vérifie toujours la nature du repère avant d'appliquer cette formule.
3.2 Norme et distance en coordonnées
Propriété — conséquences immédiates
Pour u(x;y), en appliquant la formule à u⋅u :
∥u∥=x2+y2
Pour deux points A(xA;yA) et B(xB;yB), en appliquant ceci à AB :
AB=(xB−xA)2+(yB−yA)2
3.3 Angle en coordonnées
Propriété
Pour u, v non nuls, en combinant les deux définitions :
cosθ=∥u∥×∥v∥u⋅v=x2+y2×x′2+y′2xx′+yy′
Exemple — calcul complet en coordonnées
Soient u(4;1) et v(2;5) dans un repère orthonormé. Calcule u⋅v, les normes, puis l'angle θ.
u⋅v=4×2+1×5
=8+5=13
∥u∥=42+12=17
∥v∥=22+52=29
cosθ=17×2913=49313
≈0,585produit scalaire positif : angle aigu
⇒θ≈54,2°
Math & Co — la géométrie devient calcul
C'est le philosophe et mathématicien français René Descartes qui, en 1637, dans un appendice de son Discours de la méthode intitulé La Géométrie, propose pour la première fois de repérer un point du plan par deux nombres — ce que nous appelons aujourd'hui des coordonnées. Cette invention fusionne deux mondes que les Grecs avaient toujours tenus séparés : l'algèbre (les nombres, les équations) et la géométrie (les figures).
Le produit scalaire, deux siècles plus tard, est l'aboutissement de ce programme cartésien : une propriété purement géométrique — un angle, une perpendicularité — devient un simple calcul sur des nombres, xx′+yy′, aussi mécanique qu'une addition.
4Orthogonalité
4.1 Caractérisation par le produit scalaire
Définition
Deux vecteurs u et v non nuls sont orthogonaux, noté u⊥v, si et seulement si :
u⋅v=0
(Par convention, le vecteur nul est orthogonal à tout vecteur.)
Méthode — démontrer une orthogonalité
Pour démontrer que (AB)⊥(CD) : détermine les coordonnées de AB et CD dans un repère orthonormé, calcule leur produit scalaire, puis conclus selon qu'il est nul ou non.
Exemple — tester une orthogonalité
Dans un repère orthonormé, A(1;1), B(3;4), C(5;1), D(−1;5). Les droites (AB) et (CD) sont-elles perpendiculaires ?
AB(3−1;4−1)=AB(2;3)
CD(−1−5;5−1)=CD(−6;4)
AB⋅CD=2×(−6)+3×4
=−12+12=0
⇒(AB)⊥(CD)produit scalaire nul
4.2 Vecteur normal et équation de droite
Définition
Un vecteur normal à une droite d est un vecteur non nul, orthogonal à tout vecteur directeur de d.
Théorème
Dans un repère orthonormé, une droite d passant par A(x0;y0) et de vecteur normal n(a;b) (avec (a,b)=(0,0)) a pour équation cartésienne :
a(x−x0)+b(y−y0)=0soitax+by+c=0
Réciproquement, toute droite d'équation ax+by+c=0 admet n(a;b) comme vecteur normal.
Démonstration
Un point M(x;y) appartient à d si et seulement si AM est un vecteur directeur de d, donc orthogonal à n :
M∈d⟺AM⊥n
⟺AM⋅n=0
⟺a(x−x0)+b(y−y0)=0coordonnées de AM(x-x₀ ; y-y₀), formule analytique
En posant c=−(ax0+by0), on obtient ax+by+c=0. C.Q.F.D.
Figure 3 — Une droite d est entièrement déterminée par un point A et un vecteur nnormal (perpendiculaire) à d ; M décrit d exactement quand AM est orthogonal à n.
Exemple — équation à partir d'un point et d'un vecteur normal
Détermine l'équation de la droite d passant par A(2;−1) de vecteur normal n(3;−2).
3(x−2)−2(y−(−1))=0
=3x−6−2y−2=0
⇒3x−2y−8=0
Attention
Ne confonds pas vecteur normal (perpendiculaire à la droite) et vecteur directeur (parallèle à la droite). Si d:ax+by+c=0, un vecteur normal est n(a;b), et un vecteur directeur est u(−b;a) (on l'obtient en « échangeant et changeant un signe », car n⋅u=−ab+ba=0).
5Théorème d'Al-Kashi et théorème de la médiane
5.1 Théorème d'Al-Kashi
Théorème d'Al-Kashi
Dans un triangle ABC, en notant a=BC, b=CA, c=AB les longueurs des côtés et A l'angle en A :
a2=b2+c2−2bccosA
(et les deux formules obtenues par permutation circulaire des sommets).
Figure 4 — Notations usuelles : a, b, c sont les côtés respectivement opposés aux sommets A, B, C.
Démonstration
On part de la relation de Chasles BC=AC−AB, puis on élève au carré scalaire en utilisant l'identité remarquable de la section 2 :
BC2=BC2=(AC−AB)2
=AC2−2AC⋅AB+AB2
=AC2+AB2−2AB⋅ACsymétrie du produit scalaire
=b2+c2−2×AB×AC×cosAdéfinition par l'angle, appliquée à AB·AC
=b2+c2−2bccosA
D'où a2=b2+c2−2bccosA. C.Q.F.D.
Propriété — cas particulier
Si A=90°, alors cosA=0 et la formule devient a2=b2+c2 : on retrouve le théorème de Pythagore. Al-Kashi le généralise donc à un triangle quelconque, rectangle ou non.
Exemple — calculer un côté
Dans un triangle ABC, AB=c=6, AC=b=4 et A=70°. Calcule BC.
a2=b2+c2−2bccosA
=42+62−2×4×6×cos70°
=16+36−48×0,342
≈52−16,42=35,58
⇒BC≈35,58≈5,97
Math & Co — le mathématicien Al-Kashi
Ghiyath al-Din Jamshid al-Kashi (vers 1380 – 1429) est un astronome et mathématicien persan. Vers 1420, l'astronome-prince Ulugh Beg, petit-fils de Tamerlan, l'invite à diriger l'observatoire qu'il fonde à Samarcande (actuel Ouzbékistan), l'un des plus grands centres scientifiques de son temps.
Dans son traité Miftah al-Hisab (« Clé de l'arithmétique », 1427), al-Kashi établit la relation générale entre les côtés et les angles d'un triangle quelconque, aujourd'hui appelée théorème d'Al-Kashi en français — les pays anglophones parlent, eux, de law of cosines. Les cas particuliers (triangle acutangle ou obtusangle) figuraient déjà, sous forme d'aires, dans le Livre II des Éléments d'Euclide vingt-trois siècles plus tôt ; la contribution d'al-Kashi est de l'exprimer avec la trigonométrie et de la rendre calculable pour ses tables astronomiques d'une précision inégalée à l'époque.
5.2 Théorème de la médiane
Théorème de la médiane
Dans un triangle ABC, si M est le milieu de [BC], alors :
AB2+AC2=2AM2+2BC2
Démonstration
Comme M est le milieu de [BC], MB=−MC, et MB=MC=2BC. On écrit AB=AM+MB et AC=AM+MC=AM−MB :
AB2+AC2=(AM+MB)2+(AM−MB)2
=(AM2+2AM⋅MB+MB2)+(AM2−2AM⋅MB+MB2)
=2AM2+2MB2les termes croisés s'annulent
=2AM2+2(2BC)2
=2AM2+2BC2
C.Q.F.D. On en tire la longueur de la médiane : AM2=42AB2+2AC2−BC2.
Exemple — longueur d'une médiane
Triangle ABC avec AB=5, AC=7, BC=6. M est le milieu de [BC]. Calcule AM.
AM2=42×52+2×72−62
=450+98−36=4112
=28
⇒AM=28=27≈5,29
5.3 Formules d'addition trigonométriques
Démonstration — cos(a−b)=cosacosb+sinasinb
Dans un repère orthonormé, munissons le cercle trigonométrique de deux vecteurs unitaires u(cosa;sina) et v(cosb;sinb). L'angle entre u et v vaut a−b. Calculons u⋅v de deux façons :
par la norme et l'angle : u⋅v=∥u∥×∥v∥×cos(a−b)=cos(a−b)u et v unitaires
par les coordonnées : u⋅v=cosacosb+sinasinb
⇒cos(a−b)=cosacosb+sinasinbles deux expressions valent le même produit scalaire
En remplaçant b par −b (et en utilisant cos(−b)=cosb, sin(−b)=−sinb), on obtient aussitôt cos(a+b)=cosacosb−sinasinb.
Exemple — calculer cos15°
cos15°=cos(45°−30°)
=cos45°cos30°+sin45°sin30°
=22×23+22×21
=46+2≈0,966
6Lignes de niveau
Étant donné deux points fixes A et B, on s'intéresse à l'ensemble des points M du plan vérifiant une condition portant sur MA⋅MB. On appelle cet ensemble une ligne de niveau.
6.1 Réduction de MA·MB
Théorème
Soient A, B deux points et I le milieu de [AB]. Pour tout point M du plan :
MA⋅MB=IM2−(2AB)2
Démonstration
Comme I est le milieu de [AB], IA=−IB. On écrit MA=MI+IA et MB=MI+IB=MI−IA, puis on reconnaît une différence de carrés :
MA⋅MB=(MI+IA)⋅(MI−IA)
=MI2−IA2identité (p+q)⋅(p−q)=p2−q2
=IM2−IA2
=IM2−(2AB)2I milieu de [AB] donc IA = AB/2
C.Q.F.D.
6.2 Nature de l'ensemble {M : MA·MB = k}
Propriété
Soit k un réel fixé et r2=k+(2AB)2. D'après le théorème précédent, MA⋅MB=k⟺IM2=r2.
si r2>0 : l'ensemble est le cercle de centre I et de rayon r=r2 ;
si r2=0 : l'ensemble est réduit au pointI ;
si r2<0 : l'ensemble est vide.
Figure 5 — Quand k+(AB/2)2>0, l'ensemble des points M tels que MA⋅MB=k est un cercle de centre I, milieu de [AB].
Exemple — déterminer une ligne de niveau
A et B sont tels que AB=6. Détermine l'ensemble Ek des points M tels que MA⋅MB=k pour k=7, puis pour k=−9.
r2=k+(2AB)2=k+32=k+9
si k=7 : r2=16>0
⇒E7 est le cercle de centre I (milieu de [AB]) et de rayon 4
si k=−9 : r2=0
⇒E−9={I}un seul point
6.3 Complément : la ligne de niveau MA² − MB²
Propriété
Avec I milieu de [AB] : MA2−MB2=2BA⋅MI.
Démonstration (rapide)
MA2−MB2=MA2−MB2=(MA−MB)⋅(MA+MB)
=BA⋅(MA+MB)
=BA⋅2MII milieu de [AB] : MA+MB = 2 MI
Fixer MA2−MB2=k revient donc à fixer la projection de MI sur BA : l'ensemble obtenu est une droite perpendiculaire à (AB).
7Équation d'un cercle
7.1 Équation réduite
Théorème
Dans un repère orthonormé, le cercle C de centre Ω(a;b) et de rayon r>0 a pour équation :
(x−a)2+(y−b)2=r2
Démonstration
M(x;y) appartient à C si et seulement si ΩM=r, ce qui équivaut à ΩM2=r2 (les deux membres sont positifs) :
M∈C⟺ΩM2=r2
⟺(x−a)2+(y−b)2=r2formule analytique de la distance
Figure 6 — Le cercle de centre Ω(a;b) et de rayon r est l'ensemble des points M situés exactement à distance r de Ω.
Exemple — équation à partir du centre et du rayon
Cercle de centre Ω(3;−1) et de rayon 5 : (x−3)2+(y+1)2=25.
7.2 Forme développée
En développant (x−a)2+(y−b)2=r2, on obtient x2+y2−2ax−2by+(a2+b2−r2)=0, de la forme générale x2+y2+Dx+Ey+F=0.
Méthode — reconnaître un cercle depuis une équation développée
On identifie D=−2a, E=−2b, F=a2+b2−r2, donc a=−2D, b=−2E, et r2=a2+b2−F. On complète le carré pour x et pour y séparément, puis on regroupe.
Attention
L'équation x2+y2+Dx+Ey+F=0 ne représente un vrai cercle que si D2+E2−4F>0. Si cette quantité est nulle, l'ensemble est réduit à un point ; si elle est négative, l'ensemble est vide — exactement comme pour les lignes de niveau de la section 6.
Exemple — compléter le carré
Détermine la nature de l'ensemble d'équation x2+y2−4x+2y−4=0.
x2−4x=(x−2)2−4
y2+2y=(y+1)2−1
(x−2)2−4+(y+1)2−1−4=0
⇒(x−2)2+(y+1)2=9
c'est le cercle de centre (2;−1) et de rayon 39 > 0
7.3 Cercle de diamètre [AB]
Propriété
Le cercle de diamètre [AB] est exactement la ligne de niveau E0 de la section 6 (cas k=0) :
M∈cercle de diameˋtre [AB]⟺MA⋅MB=0
ce qui correspond, pour M=A,B, à AMB=90° : on retrouve le théorème de l'angle inscrit dans un demi-cercle.
Exemple — vérifier l'appartenance à un cercle de diamètre
A(1;2), B(7;2). Vérifie que M(4;5) appartient au cercle de diamètre [AB].
I milieu de [AB] : MA⋅MB=IM2−(2AB)2 — ligne de niveau = cercle, point, ou ensemble vide.
Cercle de centre Ω(a;b), rayon r : (x−a)2+(y−b)2=r2 ; forme développée x2+y2+Dx+Ey+F=0 cercle ssi D2+E2−4F>0, centre (−2D;−2E).
Cercle de diamètre [AB] : M dessus ⟺MA⋅MB=0⟺AMB=90°.
8Exercices corrigés
Niveau 1 — Application directe
1
Calcule u⋅v dans les deux cas suivants : (a) ∥u∥=6, ∥v∥=5, angle 45° ; (b) ∥u∥=8, ∥v∥=3, angle 150°.
Voir le corrigé détaillé
(a) u⋅v=6×5×cos45°
=30×22
=152≈21,21
(b) u⋅v=8×3×cos150°
=24×(−23)
=−123≈−20,78
(a) est positif (angle aigu) ; (b) est négatif (angle obtus).
2
Dans un triangle ABC, on projette orthogonalement C sur (AB) et on obtient H. Calcule AB⋅AC : (a) AB=10, AH=4, H du côté de B ; (b) AB=7, AH=1,5, H du côté opposé à B.
Voir le corrigé détaillé
(a) AB⋅AC=AB×AH=10×4
=40H du côté de B : mesure algébrique positive
(b) AB⋅AC=AB×AH=7×(−1,5)
=−10,5H du côté opposé à B : mesure algébrique négative
3
Dans un repère orthonormé, u(5;−3) et v(2;4). Calcule u⋅v, ∥u∥, ∥v∥ puis l'angle entre u et v au degré près.
Voir le corrigé détaillé
u⋅v=5×2+(−3)×4
=10−12=−2
∥u∥=52+(−3)2=34
∥v∥=22+42=20=25
cosθ=34×25−2≈−0,0767
⇒θ≈94,4°
4
Dans un repère orthonormé, A(0;0), B(4;3), C(1;1), D(4;−3). Démontre que (AB)⊥(CD).
Voir le corrigé détaillé
AB(4−0;3−0)=AB(4;3)
CD(4−1;−3−1)=CD(3;−4)
AB⋅CD=4×3+3×(−4)
=12−12=0
⇒(AB)⊥(CD)produit scalaire nul
5
On donne ∥u∥=4, ∥v∥=6, u⋅v=5. Calcule ∥u+v∥ et ∥u−v∥.
Voir le corrigé détaillé
∥u+v∥2=42+2×5+62
=16+10+36=62
⇒∥u+v∥=62≈7,87
∥u−v∥2=42−2×5+62
=16−10+36=42
⇒∥u−v∥=42≈6,48
Niveau 2 — Approfondissement
6
ABCD est un losange de côté a, avec u=AB et v=AD. Démontre que les diagonales (AC) et (BD) sont perpendiculaires, puis calcule leurs longueurs pour a=5 et un angle A=70°.
Voir le corrigé détaillé
Dans un losange, tous les côtés ont la même longueur : ∥u∥=∥v∥=a. Les diagonales sont AC=u+v et DB=u−v.
Détermine l'équation cartésienne de la droite d passant par A(−3;2) et de vecteur normal n(5;−1). Le point M1(−1;12) appartient-il à d ? Et M2(1;3) ?
Voir le corrigé détaillé
5(x−(−3))−1(y−2)=0
=5x+15−y+2=0
⇒5x−y+17=0
pour M1 : 5×(−1)−12+17=0
⇒M1∈d
pour M2 : 5×1−3+17=19=0
⇒M2∈/d
8
Détermine le centre et le rayon du cercle d'équation x2+y2−6x+4y−3=0.
Voir le corrigé détaillé
x2−6x=(x−3)2−9
y2+4y=(y+2)2−4
(x−3)2−9+(y+2)2−4−3=0
⇒(x−3)2+(y+2)2=16
C'est le cercle de centre (3;−2) et de rayon 4 (car 16>0).
9
A et B sont tels que AB=8. Détermine la nature de l'ensemble Ek={M:MA⋅MB=k} pour k=9, k=−16 et k=−20.
Voir le corrigé détaillé
r2=k+(2AB)2=k+16
k=9⇒r2=25>0⇒E9 cercle de centre I (milieu de [AB]), rayon 5
k=−16⇒r2=0⇒E−16={I}
k=−20⇒r2=−4<0⇒E−20=∅
10
Dans un repère orthonormé, u(2;5) et v(−3;1). Calcule l'angle entre u et v au dixième de degré près, et précise s'il est aigu ou obtus.
Voir le corrigé détaillé
u⋅v=2×(−3)+5×1
=−6+5=−1
∥u∥=29, ∥v∥=10
cosθ=29×10−1≈−0,0587
⇒θ≈93,4°
Produit scalaire négatif : l'angle est obtus (tout juste, car proche de 90°).
Niveau 3 — Défi
11
Dans un triangle ABC, AB=c=7, AC=b=5, A=60°.
Calcule BC (valeur exacte puis arrondie au centième).
Calcule B au dixième de degré près.
En déduis C.
Voir le corrigé détaillé
1.
a2=b2+c2−2bccosA
=52+72−2×5×7×cos60°
=25+49−70×0,5
=74−35=39
⇒a=BC=39≈6,24
2. On applique de nouveau Al-Kashi, cette fois pour isoler cosB :
b2=a2+c2−2accosB
⇒cosB=2aca2+c2−b2=2×39×739+49−25
=143963≈0,7206
⇒B≈43,9°
3. La somme des angles d'un triangle vaut 180° :
C=180°−A−B
≈180−60−43,9
=76,1°
12
Un triangle ABC a pour côtés AB=6, AC=8, BC=10. M est le milieu de [BC]. Calcule AM grâce au théorème de la médiane, puis commente le résultat obtenu.
Voir le corrigé détaillé
AM2=42AB2+2AC2−BC2
=42×36+2×64−100
=472+128−100=4100
=25
⇒AM=5
Comme 62+82=36+64=100=102, le triangle est rectangle en A (réciproque de Pythagore). On retrouve ici une propriété connue : dans un triangle rectangle, la médiane issue de l'angle droit mesure la moitié de l'hypoténuse, soit 2BC=5. Le calcul par Al-Kashi/médiane confirme donc ce résultat classique.
13
En utilisant la formule d'addition démontrée en cours, calcule la valeur exacte de cos75°, puis déduis-en sin15°.
Voir le corrigé détaillé
cos75°=cos(45°+30°)
=cos45°cos30°−sin45°sin30°
=22×23−22×21
=46−2≈0,259
Comme 75° et 15° sont complémentaires (75+15=90), sin15°=cos(90°−15°)=cos75° :
sin15°=cos75°
=46−2≈0,259
14
Soit Ω(1;2) le centre d'un cercle C de rayon 5, et dm:3x−4y+m=0 une droite.
Démontre que la distance d'un point P(x0;y0) à une droite ax+by+c=0 de vecteur normal n(a;b) vaut d(P,d)=a2+b2∣ax0+by0+c∣.
Détermine les valeurs de m pour lesquelles dm est tangente à C.
Voir le corrigé détaillé
1. ROC — démonstration. Soit A(xA;yA) un point quelconque de d (donc axA+byA+c=0). La distance de P à d est la longueur PK, où K est le projeté orthogonal de P sur d : c'est la valeur absolue de la projection de AP sur le vecteur normal unitaire ∥n∥n.
d(P,d)=AP⋅∥n∥n
=a2+b2∣a(x0−xA)+b(y0−yA)∣
=a2+b2∣ax0+by0−(axA+byA)∣
=a2+b2∣ax0+by0+c∣car ax_A+by_A = −c
2. Application.dm est tangente à C si et seulement si d(Ω,dm)=5 :
d(Ω,dm)=32+(−4)2∣3×1−4×2+m∣=5∣m−5∣
5∣m−5∣=5⟺∣m−5∣=25
⇒m−5=25 ou m−5=−25
⇒m=30 ou m=−20
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
15
Relais télécom (Ndjamena). Un technicien se poste au point A, d'où il voit deux antennes-relais B et C. Il mesure AB=850 m, AC=620 m, et un angle BAC=74° entre les deux directions. Calcule la distance BC entre les deux relais, au mètre près.
Voir le corrigé détaillé
Figure 7 — Triangulation : connaissant AB, AC et l'angle BAC, Al-Kashi donne BC sans mesure directe.
BC2=AB2+AC2−2×AB×AC×cosBAC
=8502+6202−2×850×620×cos74°
=722500+384400−1054000×0,2756
≈1106900−290530
=816370
⇒BC≈816370≈904 m
Les deux relais sont distants d'environ 904 mètres.
16
Port de Douala. Un docker pousse un chariot en exerçant une force constante de 250 N, formant un angle de 25° avec le déplacement horizontal du chariot, qui parcourt 12 m. Le travail de cette force vaut W=F⋅d=∥F∥×∥d∥×cosθ (en joules). Calcule W, arrondi au joule près.
Voir le corrigé détaillé
W=250×12×cos25°
=3000×0,9063
≈2719 J
Le travail fourni est d'environ 2 719 joules. C'est bien le produit scalaire de la force par le déplacement : la composante de la force perpendiculaire au sol ne « travaille » pas, seule sa projection sur le déplacement compte.
17
Antenne relais (Dakar). Sur un plan local gradué en kilomètres et muni d'un repère orthonormé, une antenne wifi communautaire est installée en Ω(2;5) et a une portée de 7 km.
Donne l'équation du cercle délimitant la zone couverte.
Le village de Yoff est situé en V(6;9) : est-il couvert ?
Le village de Waoundé est situé en W(9;10) : est-il couvert ?
Voir le corrigé détaillé
1. Cercle de centre Ω(2;5), rayon 7 :
(x−2)2+(y−5)2=49
2.V est couvert si ΩV⩽7, c'est-à-dire ΩV2⩽49 :
ΩV2=(6−2)2+(9−5)2
=16+16=32
32<49
⇒V est couvert (ΩV=32≈5,66 km <7 km)
3.
ΩW2=(9−2)2+(10−5)2
=49+25=74
74>49
⇒W n'est pas couvert (ΩW=74≈8,60 km >7 km)
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Second degré : discriminant et signe du trinôme
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Le produit scalaire de deux vecteurs u et v non nuls, formant un angle θ, est défini par :
Explication : Par définition, le produit scalaire de deux vecteurs non nuls vaut le produit de leurs normes par le cosinus de l'angle qu'ils forment.
Si l'un des deux vecteurs u ou v est le vecteur nul, alors u⋅v vaut, par convention :
Explication : La définition par l'angle exige des vecteurs non nuls ; si l'un des deux est nul, on convient que le produit scalaire vaut 0.
Avec H le projeté orthogonal de C sur la droite (AB), la définition de AB⋅AC par projection s'écrit :
Explication :AB⋅AC=AB×AH, où AH est la mesure algébrique de AH sur (AB) : elle change de signe selon que H est du côté de B ou non.
Si u et v sont colinéaires et de sens contraires, alors u⋅v vaut :
Explication : Sens contraires signifie θ=180°, donc cosθ=−1 : u⋅v=−∥u∥×∥v∥.
Pour tout vecteur u, le carré scalaire u⋅u est égal à :
Explication :u⋅u correspond à θ=0, donc cosθ=1, d'où u⋅u=∥u∥×∥u∥=∥u∥2.
Pour tous vecteurs u, v, la propriété de symétrie du produit scalaire s'écrit :
Explication :∥u∥×∥v∥×cosθ=∥v∥×∥u∥×cosθ : la multiplication de réels est commutative, donc le produit scalaire est symétrique.
Pour tous vecteurs u, v, w, la bilinéarité du produit scalaire donne :
Explication : Le produit scalaire se distribue sur l'addition des vecteurs : c'est la bilinéarité, à la base de la plupart des calculs du chapitre.
Soient u, v avec ∥u∥=6, ∥v∥=4 et un angle θ=120° entre eux. Calcule u⋅v.
Explication :u⋅v=6×4×cos120° =24×(−0,5) =−12. L'angle est obtus, donc le produit scalaire est négatif.
Dans un triangle ABC, on projette orthogonalement C sur (AB) et on obtient H, avec AB=12 et AH=3, H situé du côté opposé à B. Calcule AB⋅AC.
Explication :H opposé à B donne une mesure algébrique négative : AH=−3. AB⋅AC=AB×AH=12×(−3) =−36.
Pour tous vecteurs u, v, l'identité remarquable (u−v)2 est égale à :
Explication :(u−v)2=(u−v)⋅(u−v)=u2−2u⋅v+v2, exactement comme (a−b)2 avec des réels.
Dans un repère orthonormé, si u(x;y) et v(x′;y′), alors u⋅v vaut :
Explication : En décomposant u et v sur une base orthonormée et en développant par bilinéarité, les termes croisés s'annulent : il reste u⋅v=xx′+yy′.
Dans un repère orthonormé, u(3;−4) et v(5;2). Calcule u⋅v.
Explication :u⋅v=3×5+(−4)×2 =15−8 =7.
Deux vecteurs u et v non nuls sont dits orthogonaux si et seulement si :
Explication : C'est la caractérisation fondamentale de l'orthogonalité par le produit scalaire, très utilisée pour démontrer qu'une droite est perpendiculaire à une autre.
La droite d d'équation 3x−5y+2=0 admet comme vecteur directeur :
Explication : Un vecteur normal de d est n(3;−5) (les coefficients de x et y). Un vecteur directeur s'obtient en échangeant les coordonnées et en changeant un signe : u(−(−5);3)=(5;3). On vérifie n⋅u=3×5+(−5)×3=0.
Triangulation à Bamako. Un technicien posté en A vise deux pylônes B et C, avec AB=5 km, AC=8 km et un angle BAC=60°. Quelle est la distance BC, en kilomètres ?
A et B sont deux points tels que AB=10. Quelle est la nature de l'ensemble Ek={M:MA⋅MB=k} pour k=−30 ?
Explication : Avec I milieu de [AB], r2=k+(2AB)2=−30+52=−30+25=−5<0 : Ek est donc vide, aucun point ne vérifie cette condition.
Antenne à Kigali. La portée d'une antenne est modélisée, dans un repère orthonormé (coordonnées en km), par l'équation x2+y2−2x+6y+12=0. Que peut-on en conclure ?
Explication : Ici D=−2, E=6, F=12, donc D2+E2−4F=4+36−48=−8<0. L'équation ne représente aucun point du plan : le modèle ne correspond pas à un vrai cercle de couverture.
Poste d'observation à Lomé.A(2;3) et B(8;3) sont deux capteurs, dans un repère orthonormé (coordonnées en km). Le point M(5;8) appartient-il au cercle de diamètre [AB] ?
Explication :MA(2−5;3−8)=(−3;−5) et MB(8−5;3−8)=(3;−5). MA⋅MB=−3×3+(−5)×(−5) =−9+25=16 Comme 16=0, M n'appartient pas au cercle de diamètre [AB] : l'angle AMB n'est pas droit.