Traduire droites et cercles par des équations et résoudre des problèmes d'intersection.
MathématiquesPremièreChapitre 10 / 13⏱ 8 h
Ce que tu sauras faire à la fin
Déterminer l'équation d'un cercle
Étudier l'intersection d'une droite et d'un cercle
Caractériser un ensemble de points par une équation
Depuis la Seconde, tu sais placer un point dans un repère, calculer les coordonnées d'un vecteur, et reconnaître une droite sur un graphique. Ce chapitre change ta façon de voir la géométrie : au lieu de dessiner une droite ou un cercle, tu vas les écrire — sous la forme d'une équation — puis résoudre des problèmes purement géométriques (alignement, distance, tangence, intersection) par du calcul algébrique. C'est exactement l'idée géniale de Descartes : transformer la géométrie en algèbre.
Cette méthode n'est pas une curiosité d'école : elle est partout. Un GPS calcule ta position comme l'intersection de cercles (les distances aux satellites) ; un radar de contrôle aérien vérifie si un avion entre dans une zone circulaire interdite ; un architecte calcule si une façade rectiligne est tangente à un rond-point ; un ingénieur GPS urbain trace la route la plus courte, c'est-à-dire la distance d'un point à une droite.
Tu vas apprendre à écrire l'équation d'une droite de trois façons complémentaires (cartésienne, réduite, par un vecteur normal), à mesurer une distance point-droite par une formule que tu vas démontrer, à écrire l'équation d'un cercle sous deux formes, puis à étudier toutes les positions relatives possibles entre une droite et un cercle, et entre deux cercles. Chaque propriété est prouvée : rien n'est admis sans raison.
1Équations de droites
1.1 Vecteur directeur et équation cartésienne
Le plan est muni d'un repère orthonormé (O;,). Une droite est entièrement déterminée par un point et une direction.
Définition
Soit (d) une droite du plan. Un vecteur u, non nul, est un vecteur directeur de (d) si u est colinéaire à AB pour deux points quelconques A et B de (d) — autrement dit si u « pointe » dans la direction de la droite.
Un vecteur directeur n'est jamais unique : tous les vecteurs colinéaires à u (et non nuls) dirigent la même droite.
Théorème — équation cartésienne d'une droite
Une droite (d) admet une équation de la forme
ax+by+c=0
où (a;b)=(0;0). Réciproquement, toute équation de cette forme est celle d'une droite. Le vecteur u(−b;a) est alors un vecteur directeur de (d).
Démonstration
Soit (d) une droite passant par A(xA;yA), de vecteur directeur u(α;β), avec u=0.
Un point M(x;y) appartient à (d) si, et seulement si, AM est colinéaire à u, c'est-à-dire si le déterminant de ces deux vecteurs est nul.
M∈(d)⟺AM et u colineˊaires
⟺(x−xA)β−(y−yA)α=0condition de colinéarité, coordonnées de AM(x−xA;y−yA)
⟺βx−αy+(αyA−βxA)=0
En posant a=β, b=−α et c=αyA−βxA, on obtient bien ax+by+c=0, avec (a;b)=(0;0) puisque u=0.
Inversement, si ax+by+c=0 avec (a;b)=(0;0), on vérifie que le vecteur u(−b;a) dirige l'ensemble des points solutions : c'est bien une droite. C.Q.F.D.
Exemple — lire un vecteur directeur
La droite (d) d'équation x−3y+2=0 a pour coefficients a=1, b=−3. Un vecteur directeur est u(−b;a)=u(3;1).
Figure 1 — La droite (d) d'équation x−3y+2=0 admet le vecteur directeur u(3;1), porté par (d), et le vecteur normal n(1;−3), perpendiculaire à (d) : ses coordonnées sont exactement les coefficients de x et de y dans l'équation (voir 1.3).
Méthode — écrire l'équation cartésienne d'une droite (AB)
On connaît un point A(xA;yA) et un vecteur directeur u(α;β) (par exemple AB). Un point M(x;y) est sur la droite si, et seulement si, AM et u sont colinéaires, ce qui s'écrit β(x−xA)−α(y−yA)=0.
Exemple — équation de (AB)
Soit A(2;−1) et B(5;3). Le vecteur AB(3;4) dirige la droite (AB).
M(x;y)∈(AB)⟺4(x−2)−3(y−(−1))=0
⟺4x−8−3y−3=0
⟺4x−3y−11=0
Vérification : pour B(5;3), 4×5−3×3−11=20−9−11=0. ✓
1.2 Équation réduite et coefficient directeur
Propriété
Une droite (d)non parallèle à l'axe des ordonnées (c'est-à-dire non verticale) admet une unique équation de la forme
y=mx+p
appelée équation réduite. Le nombre m est le coefficient directeur (ou pente) de (d), et p son ordonnée à l'origine.
On passe de l'équation cartésienne ax+by+c=0 à l'équation réduite quand b=0, en isolant y : y=−bax−bc, donc m=−ba et p=−bc. Si b=0, la droite est verticale (équation x=k) et n'a pas d'équation réduite.
Propriété — calcul du coefficient directeur
Si A(xA;yA) et B(xB;yB) sont deux points distincts d'une droite non verticale, alors
m=xB−xAyB−yA
Exemple — des deux formes à l'autre
(d):2x+4y−8=0
⟺4y=−2x+8
⟺y=−21x+2on divise par 4
Coefficient directeur m=−21, ordonnée à l'origine p=2.
1.3 Vecteur normal à une droite
Définition
Un vecteur n, non nul, est un vecteur normal à une droite (d) s'il est orthogonal à un (donc à tout) vecteur directeur de (d).
Théorème
Si (d) a pour équation ax+by+c=0, alors le vecteur n(a;b) est un vecteur normal à (d). Réciproquement, une droite passant par A(xA;yA) et de vecteur normal n(a;b) a pour équation a(x−xA)+b(y−yA)=0.
Démonstration
On a établi en 1.1 que u(−b;a) dirige (d). Calculons le produit scalaire de u et de n(a;b) :
u⋅n=(−b)×a+a×b
=−ab+ab
=0
Le produit scalaire est nul, donc u et n sont orthogonaux : n est bien normal à (d). Pour la réciproque, M(x;y) appartient à la droite passant par A et normale à n si, et seulement si, AM⋅n=0, ce qui s'écrit exactement a(x−xA)+b(y−yA)=0. C.Q.F.D.
Attention
Ne confonds jamais vecteur directeur et vecteur normal ! Pour ax+by+c=0 : le vecteur normal est n(a;b) — on lit directement les coefficients — tandis que le vecteur directeur est u(−b;a) — on échange les coefficients et on change un signe. C'est une erreur très fréquente au bac.
Exemple — équation par point et vecteur normal
Droite passant par A(1;2), de vecteur normal n(3;−2).
3(x−1)−2(y−2)=0
⟺3x−3−2y+4=0
⟺3x−2y+1=0
1.4 Droites parallèles, droites perpendiculaires
Théorème
Soit (d) de vecteur normal n(a;b) et (d′) de vecteur normal n′(a′;b′).
(d)∥(d′)⟺n et n′ colineˊaires⟺ab′−a′b=0.
(d)⊥(d′)⟺n et n′ orthogonaux⟺aa′+bb′=0.
Démonstration
Deux droites sont parallèles si, et seulement si, elles ont la même direction, donc si, et seulement si, leurs vecteurs directeurs sont colinéaires ; comme le vecteur normal est orthogonal au vecteur directeur, cela équivaut à la colinéarité des vecteurs normaux n et n′, soit ab′−a′b=0 (déterminant nul).
Deux droites sont perpendiculaires si, et seulement si, un vecteur directeur de l'une est orthogonal à un vecteur directeur de l'autre. Or un vecteur directeur de (d) est normal à (d′) exactement quand n (normal à (d)) est colinéaire à un vecteur directeur de (d′) — donc orthogonal à n′. On obtient n⋅n′=0, soit aa′+bb′=0. C.Q.F.D.
En équation réduite, ces conditions se retiennent encore plus simplement à partir des coefficients directeurs m et m′ :
Propriété — avec les coefficients directeurs
(d)∥(d′)⟺m=m′(d)⊥(d′)⟺m×m′=−1
Exemple — tester parallélisme et orthogonalité
(d):2x−3y+1=0 et (d′):4x−6y+5=0 : vecteurs normaux n(2;−3) et n′(4;−6).
ab′−a′b=2×(−6)−4×(−3)
=−12+12=0
⇒(d)∥(d′)vecteurs normaux colinéaires
Avec (d′′):3x+2y−7=0, vecteur normal n′′(3;2) :
n⋅n′′=2×3+(−3)×2
=6−6=0
⇒(d)⊥(d′′)
Math & Co — la révolution de 1637
En 1637, deux savants français inventent indépendamment la géométrie analytique. René Descartes (1596-1650) publie La Géométrie, en annexe de son Discours de la méthode : il y montre qu'un point repéré par deux longueurs permet de traduire une courbe en équation. Au même moment, Pierre de Fermat (1607-1665), magistrat toulousain et mathématicien amateur de génie, formule dans son Ad locos planos et solidos isagoge la même idée, avec une notation plus proche de la nôtre : à toute équation entre deux inconnues correspond un lieu géométrique.
Leur méthode unifie deux mondes que les Grecs avaient tenus séparés : la géométrie d'Euclide et l'algèbre héritée des Arabes (al-jabr, d'où vient le mot « algèbre »). Aujourd'hui, cette fusion est si naturelle qu'on l'appelle simplement « les coordonnées » — mais elle a mis près de deux mille ans à voir le jour après Euclide.
2Distance d'un point à une droite
2.1 Formule et démonstration
Définition
La distance d'un point A à une droite (d), notée d(A,(d)), est la plus petite distance entre A et un point de (d). Elle est atteinte au projeté orthogonalH de A sur (d) : d(A,(d))=AH, avec (AH)⊥(d).
Théorème — formule de la distance
Soit (d):ax+by+c=0 et A(xA;yA) un point du plan. Alors
d(A,(d))=a2+b2∣axA+byA+c∣
Démonstration
Soit H le projeté orthogonal de A sur (d). Comme (AH)⊥(d), le vecteur AH est colinéaire au vecteur normal n(a;b) de (d) : il existe un réel k tel que AH=kn.
Le point H est sur (d), donc ses coordonnées (xA+ka;yA+kb) vérifient l'équation de (d) :
a(xA+ka)+b(yA+kb)+c=0
⟺axA+byA+c+k(a2+b2)=0
⟺k=−a2+b2axA+byA+ccar a2+b2=0
Or AH=∥AH∥=∥kn∥=∣k∣×∥n∥=∣k∣a2+b2. En remplaçant k :
AH=−a2+b2axA+byA+c×a2+b2
=a2+b2∣axA+byA+c∣×a2+b2
=a2+b2∣axA+byA+c∣car a2+b2a2+b2=a2+b21
Il reste à justifier que AH est bien la plus petite distance de A à un point de (d) : pour tout point M∈(d), le triangle AHM est rectangle en H (ou M=H), donc par le théorème de Pythagore AM2=AH2+HM2⩾AH2, donc AM⩾AH. C.Q.F.D.
Figure 2 — Le projeté orthogonal H de A sur (d) réalise la plus petite distance : pour tout autre point M de (d), le triangle AHM rectangle en H donne AM⩾AH par Pythagore.
Exemple — appliquer la formule
Distance de A(1;−2) à la droite (d):3x−4y+5=0.
d(A,(d))=32+(−4)2∣3×1−4×(−2)+5∣
=9+16∣3+8+5∣
=2516
=516=3,2
Attention
La formule exige que la droite soit sous forme ax+by+c=0 avec tous les termes du même côté. Une erreur classique : appliquer la formule à y=2x+3 sans la réécrire 2x−y+3=0 au préalable — le signe de b change alors, et la valeur absolue masque le piège en apparence, mais a et b doivent être ceux de la forme égalée à zéro.
2.2 Distance entre deux droites parallèles
Propriété
Deux droites parallèles (d) et (d′) sont partout à la même distance l'une de l'autre. On calcule cette distance en prenant un point quelconque de l'une et en appliquant la formule de la distance point-droite à l'autre.
Exemple — deux droites parallèles
(d):2x+y−1=0 et (d′):2x+y+9=0 sont parallèles (même vecteur normal). Le point A(0;1) appartient à (d).
d((d),(d′))=d(A,(d′))=22+12∣2×0+1+9∣
=510
=25510=5105=25
3Équation cartésienne d'un cercle
3.1 Forme canonique
Théorème — équation d'un cercle
Le cercle C de centre Ω(a;b) et de rayon r>0 a pour équation, appelée forme canonique :
(x−a)2+(y−b)2=r2
Démonstration
Un point M(x;y) appartient au cercle de centre Ω(a;b) et de rayon r si, et seulement si, ΩM=r, ce qui équivaut à ΩM2=r2 (les deux membres sont positifs). Or, d'après la formule de la distance entre deux points :
ΩM2=(x−a)2+(y−b)2
⇒M∈C⟺(x−a)2+(y−b)2=r2
C.Q.F.D.
Figure 3 — M appartient au cercle si, et seulement si, ΩM=r ; le triangle rectangle en (x;b), de côtés x−a et y−b, donne ΩM2=(x−a)2+(y−b)2 par Pythagore.
Exemple — écrire l'équation d'un cercle
Cercle de centre Ω(−1;3) et de rayon r=4 : équation (x−(−1))2+(y−3)2=42, soit (x+1)2+(y−3)2=16.
3.2 Forme développée et mise sous forme canonique
En développant (x−a)2+(y−b)2=r2, on obtient x2−2ax+a2+y2−2by+b2−r2=0, c'est-à-dire une équation de la forme :
Définition — forme développée
x2+y2+dx+ey+f=0
avec d=−2a, e=−2b et f=a2+b2−r2.
Méthode — retrouver centre et rayon (complétion du carré)
On regroupe les termes en x et les termes en y, puis on fait apparaître deux carrés parfaits en ajoutant et retranchant les mêmes quantités : x2+dx=(x+2d)2−4d2, et de même en y.
On reconnaît un cercle de centre Ω(3;−2) et de rayon r=16=4.
Théorème — condition d'existence
L'équation x2+y2+dx+ey+f=0 est celle d'un cercle si, et seulement si, 4d2+4e2−f>0. Son centre est alors Ω(−2d;−2e) et son rayon r=4d2+4e2−f.
Attention
Si 4d2+4e2−f=0, l'équation n'admet qu'une seule solution : le point Ω lui-même (un « cercle-point »). Si cette quantité est strictement négative, l'équation n'a aucune solution réelle : ce n'est le cercle d'aucune figure. Vérifie toujours ce signe avant de conclure.
Exemple — discuter l'existence
x2+y2+2x−4y+9=0 : ici d=2, e=−4, f=9.
4d2+4e2−f=44+416−9
=1+4−9=−4<0
Cette équation n'est celle d'aucun cercle : l'ensemble des points solutions est vide.
4Position relative d'une droite et d'un cercle
4.1 Discussion par la distance au centre
Soit C un cercle de centre Ω et de rayon r, et (d) une droite. On note δ=d(Ω,(d)) la distance du centre à la droite. L'intuition est claire : plus la droite « frôle » le cercle, plus δ se rapproche de r.
Théorème
Trois cas, et trois seulement, sont possibles :
si δ<r : (d) est sécante au cercle, elle le coupe en deux points ;
si δ=r : (d) est tangente au cercle, elle le touche en un seul point ;
si δ>r : (d) est extérieure au cercle, elle ne le rencontre en aucun point.
Démonstration
Soit H le projeté orthogonal de Ω sur (d) ; par définition, ΩH=δ. Pour tout point M de (d), le triangle ΩHM est rectangle en H (ou M=H), donc par Pythagore :
ΩM2=ΩH2+HM2=δ2+HM2
M appartient au cercle si, et seulement si, ΩM=r, soit ΩM2=r2, ce qui équivaut à HM2=r2−δ2.
si δ<r : r2−δ2>0, donc HM=±r2−δ2
⇒deux points de (d), symétriques par rapport à H, conviennent
si δ=r : HM2=0, donc HM=0
⇒seul M=H convient : un unique point
si δ>r : r2−δ2<0
⇒HM2 devrait être négatif : impossible, aucun point ne convient
C.Q.F.D.
Figure 4 — Les trois positions relatives d'une droite et d'un cercle, selon la distance δ du centre Ω à la droite, comparée au rayon r.
4.2 Méthode par le système et le discriminant
Méthode — trouver les points d'intersection
Pour déterminer les coordonnées des points d'intersection (quand ils existent), on remplace y (tiré de l'équation de la droite) dans l'équation du cercle : on obtient une équation du second degré en x, dont le signe du discriminant Δ redonne la discussion précédente (Δ>0 : sécante, Δ=0 : tangente, Δ<0 : extérieure).
Exemple — calculer les points d'intersection
Cercle C:x2+y2=5 (centre O, rayon 5) et droite (d):y=x+1.
x2+(x+1)2=5
⟺x2+x2+2x+1=5
⟺2x2+2x−4=0
⟺x2+x−2=0on divise par 2
Δ=12−4×1×(−2)=9
⇒x1=2−1−3=−2;x2=2−1+3=1
D'où les points M1(−2;−1) et M2(1;2). Δ>0 : on retrouve que (d) est sécante, conformément à δ=d(O,(d))=2∣0−0+1∣=22<5.
5Tangente à un cercle
5.1 Tangente en un point du cercle
Définition
La tangente à un cercle C de centre Ω en un point T∈C est la droite passant par T et perpendiculaire au rayon[ΩT].
Propriété
C'est l'unique droite passant par T qui ne coupe le cercle qu'en ce seul point : c'est le cas δ=r du théorème 4.1, avec H=T.
Méthode — équation de la tangente en T
Le vecteur ΩT est normal à la tangente (t) (d'après la définition ci-dessus). On applique alors le théorème du 1.3 : la tangente en T(xT;yT) au cercle de centre Ω(a;b) a pour équation
(xT−a)(x−xT)+(yT−b)(y−yT)=0
Figure 5 — La tangente (t) en T est l'unique droite passant par T et perpendiculaire au rayon [ΩT].
Exemple — équation d'une tangente
Cercle C:(x−1)2+(y−2)2=25 (centre Ω(1;2)), et point T(4;6).
Vérifions d'abord que T∈C : (4−1)2+(6−2)2=9+16=25. ✓
(xT−a)(x−xT)+(yT−b)(y−yT)=0
⟺(4−1)(x−4)+(6−2)(y−6)=0
⟺3(x−4)+4(y−6)=0
⟺3x−12+4y−24=0
⟺3x+4y−36=0
5.2 Tangentes issues d'un point extérieur
Propriété
Depuis un point Aextérieur à un cercle (ΩA>r), on peut mener exactement deux tangentes au cercle. Les deux points de contact T1 et T2 sont symétriques par rapport à (ΩA), et les longueurs des deux tangentes sont égales : AT1=AT2=ΩA2−r2 (Pythagore dans le triangle rectangle ΩT1A).
Math & Co — le problème d'Apollonius
Apollonius de Perge (env. −262 à −190), surnommé « le Grand Géomètre », est l'auteur d'un traité en huit livres, les Coniques, qui fixe le vocabulaire encore utilisé aujourd'hui (ellipse, parabole, hyperbole). Dans un ouvrage aujourd'hui perdu, De tactionibus, il pose un défi resté célèbre : construire un cercle tangent à trois cercles donnés.
Ce problème, résolu à la règle et au compas par Apollonius lui-même selon la tradition, a fasciné les mathématiciens pendant des siècles. En 1643, Descartes en donne une solution algébrique élégante par une relation entre les rayons des quatre cercles mutuellement tangents, aujourd'hui appelée le théorème du cercle de Descartes. La tangence entre droites et cercles, que tu étudies dans ce chapitre, est au cœur de tous ces problèmes.
6Ensembles de points
Jusqu'ici, tu es parti d'une droite ou d'un cercle pour en trouver l'équation. Dans cette dernière section, tu vas faire le chemin inverse : partir d'une condition géométrique vérifiée par un point M mobile, et découvrir, par le calcul, quelle courbe elle dessine.
6.1 Médiatrice d'un segment
Propriété
Soit A et B deux points distincts. L'ensemble des points M tels que MA=MB est la médiatrice du segment [AB] : une droite, perpendiculaire à (AB) et passant par son milieu.
Exemple — équation d'une médiatrice
A(1;1), B(5;3). Soit M(x;y).
MA=MB⟺MA2=MB2
⟺(x−1)2+(y−1)2=(x−5)2+(y−3)2
⟺x2−2x+1+y2−2y+1=x2−10x+25+y2−6y+9
⟺−2x−2y+2=−10x−6y+34
⟺8x+4y−32=0
⟺2x+y−8=0on divise par 4
On retrouve bien une équation de droite (les termes en x2 et y2 ont disparu) : c'est la signature algébrique d'une médiatrice.
6.2 Cercle de diamètre [AB]
Théorème
Soit A et B deux points distincts. L'ensemble des points M tels que MA⋅MB=0 est le cercle de diamètre [AB], c'est-à-dire le cercle de centre le milieu I de [AB] et de rayon 2AB.
Démonstration
Notons I le milieu de [AB]. D'après la relation de Chasles, MA=MI+IA et MB=MI+IB, avec IB=−IA puisque I est le milieu de [AB].
MA⋅MB=(MI+IA)⋅(MI−IA)
=MI2−IA2identité (a+b)⋅(a−b)=a2−b2
=MI2−IA2
Donc MA⋅MB=0⟺MI2=IA2⟺MI=IA (distances positives). Or IA=2AB : M décrit donc le cercle de centre I et de rayon 2AB. C.Q.F.D.
Attention
Ce théorème est la version vectorielle du théorème de l'angle inscrit dans un demi-cercle : MA⋅MB=0 signifie que (MA)⊥(MB), donc que le triangle AMB est rectangle en M — sauf si M=A ou M=B, cas limites où l'angle n'est pas défini mais où M est bien sur le cercle.
6.3 Position relative de deux cercles
La même démarche « distance entre deux points contre somme/différence de rayons » permet de classer les positions de deux cercles C(Ω1,r1) et C′(Ω2,r2), en notant D=Ω1Ω2.
Condition sur D
Position relative
Points communs
D>r1+r2
cercles extérieurs l'un à l'autre
aucun
D=r1+r2
tangents extérieurement
un seul
∣r1−r2∣<D<r1+r2
sécants
deux
D=∣r1−r2∣
tangents intérieurement
un seul
D<∣r1−r2∣
l'un à l'intérieur de l'autre
aucun
Cette classification se retrouve par l'inégalité triangulaire dans le triangle Ω1MΩ2 formé avec un éventuel point commun M, exactement comme pour la droite et le cercle.
Figure 6 — Deux cercles sécants : les points communs M et M′ sont symétriques par rapport à la droite des centres (Ω1Ω2), qui porte aussi la corde commune[MM′] perpendiculairement.
Exemple — étudier la position de deux cercles
C de centre Ω1(0;0), rayon 3 ; C′ de centre Ω2(4;0), rayon 2.
D=Ω1Ω2=(4−0)2+(0−0)2=4
r1+r2=5;∣r1−r2∣=1
⇒1<4<5
Donc 1<D<r1+r2 : les deux cercles sont sécants, en deux points.
Fiche mémo
Droite (d):ax+by+c=0 : vecteur normal n(a;b), vecteur directeur u(−b;a).
Vérification par la méthode du centre : I=milieu[AB]=(1;−1), AB=42+62=52, rayon 252, donc r2=13. Forme canonique attendue : (x−1)2+(y+1)2=13, qui développée donne x2+y2−2x+2y+1+1−13=x2+y2−2x+2y−11=0. ✓
8
Détermine m pour que (d):(m−1)x+2y−3=0 et (d′):3x+(m+1)y+1=0 soient perpendiculaires.
Voir le corrigé détaillé
Vecteurs normaux n(m−1;2) et n′(3;m+1).
(d)⊥(d′)⟺3(m−1)+2(m+1)=0
⟺3m−3+2m+2=0
⟺5m−1=0
⟺m=51
9
Détermine les points d'intersection du cercle C:x2+y2−2x−2y−3=0 et de la droite (d):x−y+1=0.
Voir le corrigé détaillé
De (d) : x=y−1. On substitue dans C.
(y−1)2+y2−2(y−1)−2y−3=0
⟺y2−2y+1+y2−2y+2−2y−3=0
⟺2y2−6y=0
⟺2y(y−3)=0
⇒y=0 ou y=3
Si y=0 : x=−1. Si y=3 : x=2. Points d'intersection : M1(−1;0) et M2(2;3).
Niveau 3 — Défi
10
On considère la famille de cercles (Ck):x2+y2−2kx−4y+k2−5=0, pour k∈R.
Montre que, pour tout k, (Ck) est un cercle de centre Ωk(k;2) et de rayon r=3, indépendant de k.
En déduire l'ensemble décrit par Ωk lorsque k décrit R.
Détermine les valeurs de k pour lesquelles (Ck) est tangent à la droite (Δ):x=6.
Voir le corrigé détaillé
1. On met sous forme canonique.
(x2−2kx)+(y2−4y)+k2−5=0
⟺[(x−k)2−k2]+[(y−2)2−4]+k2−5=0
⟺(x−k)2+(y−2)2−9=0les termes en k2 s'annulent
⟺(x−k)2+(y−2)2=9
Pour tout k, 9>0 : c'est bien un cercle, de centre Ωk(k;2) et de rayon r=9=3, qui ne dépend pas de k.
2.Ωk a pour coordonnées (k;2) : son ordonnée vaut toujours 2, et son abscisse k prend toutes les valeurs réelles. Ωk décrit donc la droite horizontale d'équation y=2.
3. La distance de Ωk(k;2) à (Δ):x=6 (droite verticale) vaut ∣k−6∣.
tangence ⟺∣k−6∣=r=3
⟺k−6=3 ou k−6=−3
⟺k=9 ou k=3
11
Soit C:(x−1)2+(y−2)2=9 (centre Ω(1;2), rayon 3), et A(1;8).
Vérifie que A est extérieur à C.
Calcule la longueur AT des tangentes issues de A (T : point de contact).
Une droite non verticale passant par A s'écrit y=m(x−1)+8, soit mx−y+8−m=0. Détermine les valeurs de m pour lesquelles cette droite est tangente à C.
Voir le corrigé détaillé
1.ΩA=(1−1)2+(8−2)2=36=6. Comme 6>3=r, A est bien extérieur à C.
2. Le triangle ΩTA est rectangle en T (tangente ⊥ rayon), donc par Pythagore :
AT2=ΩA2−ΩT2=62−32=27
⇒AT=27=33
3. La droite est tangente si, et seulement si, d(Ω,(d))=r=3.
d(Ω,(d))=m2+1∣m×1−2+8−m∣=m2+1∣6∣
=m2+16
m2+16=3
⟺m2+1=2
⟺m2+1=4
⟺m2=3
⟺m=3 ou m=−3
On retrouve bien deux tangentes, symétriques par rapport à la droite verticale (ΩA):x=1, conformément à la propriété du 5.2.
12
Soit C1:x2+y2−4x−2y−4=0 et C2:x2+y2+2x−6y+1=0.
Détermine le centre et le rayon de chacun des deux cercles.
Calcule la distance D entre les deux centres.
Étudie la position relative de C1 et C2.
Sans résoudre le système, détermine une équation de la droite passant par les points communs, en soustrayant les deux équations.
Voir le corrigé détaillé
1. Pour C1 : (x−2)2+(y−1)2=4+1+4=9, centre Ω1(2;1), rayon r1=3. Pour C2 : (x+1)2+(y−3)2=1+9−1=9, centre Ω2(−1;3), rayon r2=3.
2.
D=(2−(−1))2+(1−3)2
=9+4=13
3.r1+r2=6 et ∣r1−r2∣=0. Comme 13≈3,61, on a 0<13<6 : les deux cercles sont sécants, en deux points.
4.
(x2+y2−4x−2y−4)−(x2+y2+2x−6y+1)=0
⟺−4x−2y−4−2x+6y−1=0
⟺−6x+4y−5=0
⟺6x−4y+5=0
C'est l'équation de la droite radicale : elle passe par les deux points communs aux deux cercles.
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
13
L'antenne de Dakar. Une antenne relais est installée au point A(0;0) d'un repère (unité : le kilomètre) et couvre un disque de rayon 8 km. La route nationale suit la droite (d):3x+4y−50=0.
Calcule la distance de l'antenne A à la route (d).
La route traverse-t-elle la zone couverte par l'antenne ? Justifie.
Quelle devrait être la portée minimale de l'antenne, en km, pour que la route entre dans la zone couverte ?
Voir le corrigé détaillé
1.
d(A,(d))=32+42∣3×0+4×0−50∣
=550=10 km
2. La distance de l'antenne à la route vaut 10 km, alors que le rayon de couverture est 8 km. Comme 10>8, la route est extérieure à la zone couverte : elle ne la traverse pas, elle passe à 2 km au-delà de la portée de l'antenne.
3. Pour que la route entre dans la zone couverte, il faut que le rayon r vérifie r>d(A,(d))=10 km. Une portée d'au moins 10 km (strictement) est nécessaire.
14
Les forages de Ndjamena. Deux forages alimentent des villages en eau (repère en km) : le forage A, en (0;0), dessert un rayon de 6 km ; le forage B, en (10;0), dessert un rayon de 5 km.
Calcule la distance AB entre les deux forages.
Étudie la position relative des deux zones de desserte.
Un village C(6;4) est-il desservi par le forage A ? par le forage B ?
Voir le corrigé détaillé
1.AB=(10−0)2+(0−0)2=10 km.
2.r1+r2=11 et ∣r1−r2∣=1. Comme 1<10<11, les deux zones de desserte, circulaires, sont sécantes : elles se chevauchent, en deux points.
3.
AC=(6−0)2+(4−0)2=36+16=52≈7,2 km
BC=(6−10)2+(4−0)2=16+16=32≈5,7 km
Comme AC≈7,2>6, le village C est hors de portée du forage A. Comme BC≈5,7>5, il est aussi hors de portée du forage B. Le village C n'est desservi par aucun des deux forages : il faudrait envisager un troisième point d'eau.
15
Le rond-point d'Abidjan. Un rond-point circulaire de rayon 15 m est centré en O(0;0) (repère en mètres). Une avenue rectiligne (d) a pour équation 4x−3y−75=0.
Vérifie que l'avenue (d) est tangente au rond-point.
Détermine les coordonnées du point de contact T.
Un poteau électrique P(20;10) empiète-t-il sur le rond-point ?
Voir le corrigé détaillé
1.
d(O,(d))=42+32∣4×0−3×0−75∣
=575=15
d(O,(d))=15=r : l'avenue est bien tangente au rond-point.
2. Le point de contact T est le projeté orthogonal de O sur (d). Avec a=4, b=−3, c=−75 :
k=−a2+b2a×0+b×0+c=−25−75=3
T=(0+ka;0+kb)=(3×4;3×(−3))
=(12;−9)
Vérification : 4×12−3×(−9)−75=48+27−75=0 ✓, et OT=122+92=225=15 ✓.
Figure 7 — L'avenue (d) est tangente au rond-point : elle touche le cercle en l'unique point T(12;−9), avec (OT)⊥(d).
3.
OP=202+102=500=105≈22,4 m
Comme OP≈22,4>15=r, le poteau P est situé à l'extérieur du rond-point : il n'empiète pas dessus.
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8 questions
Second degré : discriminant et signe du trinôme
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Un vecteur u, non nul, est un vecteur directeur d'une droite (d) si :
Explication : Par définition, un vecteur directeur « pointe » dans la direction de la droite : il est colinéaire au vecteur AB formé par deux points quelconques de (d). Il n'a besoin d'être ni unitaire, ni colinéaire au vecteur normal (qui, lui, en est orthogonal).
Une droite (d) admet une équation de la forme ax+by+c=0, avec (a;b)=(0;0). Quel vecteur est alors un vecteur directeur de (d) ?
Explication : Le vecteur u(−b;a) dirige toujours la droite ax+by+c=0 : on « échange » les coefficients a et b et on change un signe.
Si (d) a pour équation ax+by+c=0, quel vecteur est normal à (d) ?
Explication : Les coefficients a et b de l'équation cartésienne sont directement les coordonnées d'un vecteur normal : n(a;b).
Pour une droite d'équation ax+by+c=0, quelle affirmation est vraie ?
Explication : Piège classique du bac : ne pas confondre les deux ! On lit directement les coefficients pour le vecteur normal n(a;b), tandis qu'on échange les coefficients (avec un signe) pour le vecteur directeur u(−b;a). Ces deux vecteurs sont orthogonaux, jamais colinéaires ni égaux.
Une droite (d) non parallèle à l'axe des ordonnées admet une unique équation réduite de la forme :
Explication : C'est l'équation réduite, valable uniquement pour une droite non verticale : m est le coefficient directeur, p l'ordonnée à l'origine.
Deux droites (d):ax+by+c=0 et (d′):a′x+b′y+c′=0 sont parallèles si, et seulement si :
Explication : Deux droites sont parallèles si, et seulement si, leurs vecteurs normaux sont colinéaires, c'est-à-dire si le déterminant ab′−a′b est nul.
Deux droites (d) et (d′) sont perpendiculaires si, et seulement si :
Explication : Deux droites sont perpendiculaires si, et seulement si, leurs vecteurs normaux sont orthogonaux, c'est-à-dire si n⋅n′=aa′+bb′=0 (équivalent à mm′=−1 en coefficients directeurs).
La droite (d) d'équation x−3y+2=0 a pour coefficients a=1, b=−3. Quel est un vecteur directeur de (d) ?
Explication : Un vecteur directeur est u(−b;a). Ici −b=3 et a=1, donc u(3;1).
Soit A(2;−1) et B(5;3). Quelle est l'équation cartésienne de la droite (AB) ?
Explication : Le vecteur AB(3;4) dirige la droite. M(x;y)∈(AB)⟺4(x−2)−3(y+1)=0 ⟺4x−8−3y−3=0 ⟺4x−3y−11=0.
La distance d'un point A(xA;yA) à une droite (d):ax+by+c=0 est donnée par :
Explication : Cette formule se démontre via le projeté orthogonal H de A sur (d) et le théorème de Pythagore ; attention à ne pas oublier la racine carrée au dénominateur.
Quelle est la distance du point A(1;−2) à la droite (d):3x−4y+5=0 ?
Le cercle de centre Ω(a;b) et de rayon r>0 a pour équation, sous forme canonique :
Explication :M(x;y) appartient au cercle si, et seulement si, ΩM=r, soit ΩM2=r2, c'est-à-dire (x−a)2+(y−b)2=r2.
Le cercle d'équation x2+y2−6x+4y−3=0 a pour centre et rayon :
Explication :(x2−6x)+(y2+4y)−3=0 ⟺[(x−3)2−9]+[(y+2)2−4]−3=0 ⟺(x−3)2+(y+2)2=16. Centre Ω(3;−2), rayon r=16=4.
L'équation x2+y2+2x−4y+9=0 :
Explication : Avec d=2, e=−4, f=9 : 4d2+4e2−f=1+4−9=−4<0. Cette quantité doit être strictement positive pour obtenir un cercle : ici elle est négative, il n'y a aucune solution réelle.
Le cercle de centre Ω(1;1) et de rayon 5, et la droite (d):3x+4y−4=0, sont dans la position suivante :
Explication :δ=d(Ω,(d))=32+42∣3×1+4×1−4∣=53=0,6. Comme δ=0,6<r=5, la droite coupe le cercle en deux points : elle est sécante.
La tangente à un cercle de centre Ω en un point T du cercle est la droite :
Explication : C'est la définition même de la tangente en un point du cercle : elle passe par T et est perpendiculaire au rayon [ΩT] — c'est le cas limite δ=r avec H=T.
Depuis un point A extérieur à un cercle de centre Ω et de rayon r, le nombre de tangentes que l'on peut mener au cercle, et leur longueur commune, sont :
Explication : Depuis un point extérieur, on mène exactement deux tangentes, de points de contact symétriques par rapport à (ΩA). Le triangle ΩTA est rectangle en T : par Pythagore, AT=ΩA2−r2.
Soit A et B deux points distincts. L'ensemble des points M tels que MA⋅MB=0 est :
Explication :MA⋅MB=0 signifie (MA)⊥(MB) : c'est le cercle de diamètre [AB], de centre le milieu I de [AB] et de rayon 2AB. Ne confonds pas avec MA=MB, condition de la médiatrice.
Le rond-point d'Abidjan. Un rond-point circulaire de rayon 15 m est centré en O(0;0) (repère en mètres). Une avenue rectiligne (d) a pour équation 4x−3y−75=0. Quelle est la position de l'avenue par rapport au rond-point ?
Explication :d(O,(d))=42+32∣4×0−3×0−75∣=575=15. Comme d(O,(d))=15=r, l'avenue est tangente au rond-point : elle le touche en un seul point.
Les forages de Ndjamena. Deux forages alimentent des villages en eau (repère en km) : le forage A, en (0;0), dessert un rayon de 6 km ; le forage B, en (10;0), dessert un rayon de 5 km. Quelle est la position relative des deux zones de desserte ?
Explication :D=AB=(10−0)2+02=10 km. r1+r2=11 et ∣r1−r2∣=1. Comme 1<10<11, les deux cercles sont sécants : les zones de desserte se chevauchent en deux points.