Aller au contenu
Skill NovaCours en ligne

Géométrie analytique : droites et cercles

Traduire droites et cercles par des équations et résoudre des problèmes d'intersection.

Mathématiques Première Chapitre 10 / 13 ⏱ 8 h

Ce que tu sauras faire à la fin

  • Déterminer l'équation d'un cercle
  • Étudier l'intersection d'une droite et d'un cercle
  • Caractériser un ensemble de points par une équation

Depuis la Seconde, tu sais placer un point dans un repère, calculer les coordonnées d'un vecteur, et reconnaître une droite sur un graphique. Ce chapitre change ta façon de voir la géométrie : au lieu de dessiner une droite ou un cercle, tu vas les écrire — sous la forme d'une équation — puis résoudre des problèmes purement géométriques (alignement, distance, tangence, intersection) par du calcul algébrique. C'est exactement l'idée géniale de Descartes : transformer la géométrie en algèbre.

Cette méthode n'est pas une curiosité d'école : elle est partout. Un GPS calcule ta position comme l'intersection de cercles (les distances aux satellites) ; un radar de contrôle aérien vérifie si un avion entre dans une zone circulaire interdite ; un architecte calcule si une façade rectiligne est tangente à un rond-point ; un ingénieur GPS urbain trace la route la plus courte, c'est-à-dire la distance d'un point à une droite.

Tu vas apprendre à écrire l'équation d'une droite de trois façons complémentaires (cartésienne, réduite, par un vecteur normal), à mesurer une distance point-droite par une formule que tu vas démontrer, à écrire l'équation d'un cercle sous deux formes, puis à étudier toutes les positions relatives possibles entre une droite et un cercle, et entre deux cercles. Chaque propriété est prouvée : rien n'est admis sans raison.

1Équations de droites

1.1  Vecteur directeur et équation cartésienne

Le plan est muni d'un repère orthonormé (O ; ı⃗,ȷ⃗)(O\,;\,\vec{\imath},\vec{\jmath}). Une droite est entièrement déterminée par un point et une direction.

Définition

Soit (d)(d) une droite du plan. Un vecteur u⃗\vec{u}, non nul, est un vecteur directeur de (d)(d) si u⃗\vec{u} est colinéaire à AB→\overrightarrow{AB} pour deux points quelconques AA et BB de (d)(d) — autrement dit si u⃗\vec{u} « pointe » dans la direction de la droite.

Un vecteur directeur n'est jamais unique : tous les vecteurs colinéaires à u⃗\vec{u} (et non nuls) dirigent la même droite.

Théorème — équation cartésienne d'une droite

Une droite (d)(d) admet une équation de la forme

ax+by+c=0ax + by + c = 0

où (a ; b)≠(0 ; 0)(a\,;\,b) \neq (0\,;\,0). Réciproquement, toute équation de cette forme est celle d'une droite. Le vecteur u⃗(−b ; a)\vec{u}(-b\,;\,a) est alors un vecteur directeur de (d)(d).

Démonstration

Soit (d)(d) une droite passant par A(xA ; yA)A(x_A\,;\,y_A), de vecteur directeur u⃗(α ; β)\vec{u}(\alpha\,;\,\beta), avec u⃗≠0⃗\vec{u} \neq \vec{0}.

Un point M(x ; y)M(x\,;\,y) appartient à (d)(d) si, et seulement si, AM→\overrightarrow{AM} est colinéaire à u⃗\vec{u}, c'est-à-dire si le déterminant de ces deux vecteurs est nul.

  1. M∈(d)  ⟺  AM→ et u⃗ colineˊairesM \in (d) \iff \overrightarrow{AM} \text{ et } \vec{u} \text{ colinéaires}
  2.   ⟺  \iff(x−xA)β−(y−yA)α=0(x - x_A)\beta - (y - y_A)\alpha = 0condition de colinéarité, coordonnées de AM→(x−xA ; y−yA)\overrightarrow{AM}(x-x_A\,;\,y-y_A)
  3.   ⟺  \iffβx−αy+(αyA−βxA)=0\beta x - \alpha y + (\alpha y_A - \beta x_A) = 0

En posant a=βa = \beta, b=−αb = -\alpha et c=αyA−βxAc = \alpha y_A - \beta x_A, on obtient bien ax+by+c=0ax+by+c=0, avec (a ; b)≠(0 ; 0)(a\,;\,b) \neq (0\,;\,0) puisque u⃗≠0⃗\vec{u} \neq \vec{0}.

Inversement, si ax+by+c=0ax+by+c=0 avec (a ; b)≠(0 ; 0)(a\,;\,b)\neq(0\,;\,0), on vérifie que le vecteur u⃗(−b ; a)\vec{u}(-b\,;\,a) dirige l'ensemble des points solutions : c'est bien une droite. C.Q.F.D.

Exemple — lire un vecteur directeur

La droite (d)(d) d'équation x−3y+2=0x - 3y + 2 = 0 a pour coefficients a=1a=1, b=−3b=-3. Un vecteur directeur est u⃗(−b ; a)=u⃗(3 ; 1)\vec{u}(-b\,;\,a) = \vec{u}(3\,;\,1).

Vecteur directeur et vecteur normal de la droite (d) x y O 1 2 3 4 5 1 2 -1 -2 A u n (d) : x − 3y + 2 = 0 u(3 ; 1) n(1 ; −3)
Figure 1 — La droite (d)(d) d'équation x−3y+2=0x-3y+2=0 admet le vecteur directeur u⃗(3 ; 1)\vec{u}(3\,;\,1), porté par (d)(d), et le vecteur normal n⃗(1 ; −3)\vec{n}(1\,;\,-3), perpendiculaire à (d)(d) : ses coordonnées sont exactement les coefficients de xx et de yy dans l'équation (voir 1.3).
Méthode — écrire l'équation cartésienne d'une droite (AB)(AB)

On connaît un point A(xA ; yA)A(x_A\,;\,y_A) et un vecteur directeur u⃗(α ; β)\vec{u}(\alpha\,;\,\beta) (par exemple AB→\overrightarrow{AB}). Un point M(x ; y)M(x\,;\,y) est sur la droite si, et seulement si, AM→\overrightarrow{AM} et u⃗\vec{u} sont colinéaires, ce qui s'écrit β(x−xA)−α(y−yA)=0\beta(x-x_A) - \alpha(y-y_A) = 0.

Exemple — équation de (AB)(AB)

Soit A(2 ; −1)A(2\,;\,-1) et B(5 ; 3)B(5\,;\,3). Le vecteur AB→(3 ; 4)\overrightarrow{AB}(3\,;\,4) dirige la droite (AB)(AB).

  1. M(x ; y)∈(AB)  ⟺  4(x−2)−3(y−(−1))=0M(x\,;\,y) \in (AB) \iff 4(x-2) - 3(y-(-1)) = 0
  2.   ⟺  \iff4x−8−3y−3=04x - 8 - 3y - 3 = 0
  3.   ⟺  \iff4x−3y−11=04x - 3y - 11 = 0

Vérification : pour B(5 ; 3)B(5\,;\,3), 4×5−3×3−11=20−9−11=04 \times 5 - 3 \times 3 - 11 = 20 - 9 - 11 = 0. ✓

1.2  Équation réduite et coefficient directeur

Propriété

Une droite (d)(d) non parallèle à l'axe des ordonnées (c'est-à-dire non verticale) admet une unique équation de la forme

y=mx+py = mx + p

appelée équation réduite. Le nombre mm est le coefficient directeur (ou pente) de (d)(d), et pp son ordonnée à l'origine.

On passe de l'équation cartésienne ax+by+c=0ax+by+c=0 à l'équation réduite quand b≠0b \neq 0, en isolant yy : y=−abx−cby = -\dfrac{a}{b}x - \dfrac{c}{b}, donc m=−abm = -\dfrac{a}{b} et p=−cbp = -\dfrac{c}{b}. Si b=0b = 0, la droite est verticale (équation x=kx = k) et n'a pas d'équation réduite.

Propriété — calcul du coefficient directeur

Si A(xA ; yA)A(x_A\,;\,y_A) et B(xB ; yB)B(x_B\,;\,y_B) sont deux points distincts d'une droite non verticale, alors

m=yB−yAxB−xAm = \dfrac{y_B - y_A}{x_B - x_A}

Exemple — des deux formes à l'autre
  1. (d) : 2x+4y−8=0(d)\,:\ 2x + 4y - 8 = 0
  2.   ⟺  \iff4y=−2x+84y = -2x + 8
  3.   ⟺  \iffy=−12x+2y = -\dfrac{1}{2}x + 2on divise par 4

Coefficient directeur m=−12m = -\dfrac{1}{2}, ordonnée à l'origine p=2p = 2.

1.3  Vecteur normal à une droite

Définition

Un vecteur n⃗\vec{n}, non nul, est un vecteur normal à une droite (d)(d) s'il est orthogonal à un (donc à tout) vecteur directeur de (d)(d).

Théorème

Si (d)(d) a pour équation ax+by+c=0ax+by+c=0, alors le vecteur n⃗(a ; b)\vec{n}(a\,;\,b) est un vecteur normal à (d)(d). Réciproquement, une droite passant par A(xA ; yA)A(x_A\,;\,y_A) et de vecteur normal n⃗(a ; b)\vec{n}(a\,;\,b) a pour équation a(x−xA)+b(y−yA)=0a(x-x_A) + b(y-y_A) = 0.

Démonstration

On a établi en 1.1 que u⃗(−b ; a)\vec{u}(-b\,;\,a) dirige (d)(d). Calculons le produit scalaire de u⃗\vec{u} et de n⃗(a ; b)\vec{n}(a\,;\,b) :

  1. u⃗⋅n⃗=(−b)×a+a×b\vec{u}\cdot\vec{n} = (-b)\times a + a \times b
  2. ==−ab+ab-ab + ab
  3. ==00

Le produit scalaire est nul, donc u⃗\vec{u} et n⃗\vec{n} sont orthogonaux : n⃗\vec{n} est bien normal à (d)(d). Pour la réciproque, M(x ; y)M(x\,;\,y) appartient à la droite passant par AA et normale à n⃗\vec{n} si, et seulement si, AM→⋅n⃗=0\overrightarrow{AM}\cdot\vec{n} = 0, ce qui s'écrit exactement a(x−xA)+b(y−yA)=0a(x-x_A)+b(y-y_A)=0. C.Q.F.D.

Attention

Ne confonds jamais vecteur directeur et vecteur normal ! Pour ax+by+c=0ax+by+c=0 : le vecteur normal est n⃗(a ; b)\vec{n}(a\,;\,b) — on lit directement les coefficients — tandis que le vecteur directeur est u⃗(−b ; a)\vec{u}(-b\,;\,a) — on échange les coefficients et on change un signe. C'est une erreur très fréquente au bac.

Exemple — équation par point et vecteur normal

Droite passant par A(1 ; 2)A(1\,;\,2), de vecteur normal n⃗(3 ; −2)\vec{n}(3\,;\,-2).

  1. 3(x−1)−2(y−2)=03(x-1) - 2(y-2) = 0
  2.   ⟺  \iff3x−3−2y+4=03x - 3 - 2y + 4 = 0
  3.   ⟺  \iff3x−2y+1=03x - 2y + 1 = 0

1.4  Droites parallèles, droites perpendiculaires

Théorème

Soit (d)(d) de vecteur normal n⃗(a ; b)\vec{n}(a\,;\,b) et (d′)(d') de vecteur normal n⃗′(a′ ; b′)\vec{n}'(a'\,;\,b').

  • (d)∥(d′)  ⟺  n⃗ et n⃗′ colineˊaires  ⟺  ab′−a′b=0(d) \parallel (d') \iff \vec{n} \text{ et } \vec{n}' \text{ colinéaires} \iff ab' - a'b = 0.
  • (d)⊥(d′)  ⟺  n⃗ et n⃗′ orthogonaux  ⟺  aa′+bb′=0(d) \perp (d') \iff \vec{n} \text{ et } \vec{n}' \text{ orthogonaux} \iff aa' + bb' = 0.
Démonstration

Deux droites sont parallèles si, et seulement si, elles ont la même direction, donc si, et seulement si, leurs vecteurs directeurs sont colinéaires ; comme le vecteur normal est orthogonal au vecteur directeur, cela équivaut à la colinéarité des vecteurs normaux n⃗\vec{n} et n⃗′\vec{n}', soit ab′−a′b=0ab'-a'b=0 (déterminant nul).

Deux droites sont perpendiculaires si, et seulement si, un vecteur directeur de l'une est orthogonal à un vecteur directeur de l'autre. Or un vecteur directeur de (d)(d) est normal à (d′)(d') exactement quand n⃗\vec{n} (normal à (d)(d)) est colinéaire à un vecteur directeur de (d′)(d') — donc orthogonal à n⃗′\vec{n}'. On obtient n⃗⋅n⃗′=0\vec{n}\cdot\vec{n}' = 0, soit aa′+bb′=0aa'+bb'=0. C.Q.F.D.

En équation réduite, ces conditions se retiennent encore plus simplement à partir des coefficients directeurs mm et m′m' :

Propriété — avec les coefficients directeurs

(d)∥(d′)  ⟺  m=m′(d)⊥(d′)  ⟺  m×m′=−1(d) \parallel (d') \iff m = m' \qquad\qquad (d) \perp (d') \iff m \times m' = -1

Exemple — tester parallélisme et orthogonalité

(d) : 2x−3y+1=0(d)\,:\ 2x - 3y + 1 = 0 et (d′) : 4x−6y+5=0(d')\,:\ 4x - 6y + 5 = 0 : vecteurs normaux n⃗(2 ; −3)\vec{n}(2\,;\,-3) et n⃗′(4 ; −6)\vec{n}'(4\,;\,-6).

  1. ab′−a′b=2×(−6)−4×(−3)ab' - a'b = 2\times(-6) - 4\times(-3)
  2. ==−12+12=0-12 + 12 = 0
  3. ⇒\Rightarrow(d)∥(d′)(d) \parallel (d')vecteurs normaux colinéaires

Avec (d′′) : 3x+2y−7=0(d'')\,:\ 3x + 2y - 7 = 0, vecteur normal n⃗′′(3 ; 2)\vec{n}''(3\,;\,2) :

  1. n⃗⋅n⃗′′=2×3+(−3)×2\vec{n}\cdot\vec{n}'' = 2\times 3 + (-3)\times 2
  2. ==6−6=06 - 6 = 0
  3. ⇒\Rightarrow(d)⊥(d′′)(d) \perp (d'')
Math & Co — la révolution de 1637

En 1637, deux savants français inventent indépendamment la géométrie analytique. René Descartes (1596-1650) publie La Géométrie, en annexe de son Discours de la méthode : il y montre qu'un point repéré par deux longueurs permet de traduire une courbe en équation. Au même moment, Pierre de Fermat (1607-1665), magistrat toulousain et mathématicien amateur de génie, formule dans son Ad locos planos et solidos isagoge la même idée, avec une notation plus proche de la nôtre : à toute équation entre deux inconnues correspond un lieu géométrique.

Leur méthode unifie deux mondes que les Grecs avaient tenus séparés : la géométrie d'Euclide et l'algèbre héritée des Arabes (al-jabr\text{al-jabr}, d'où vient le mot « algèbre »). Aujourd'hui, cette fusion est si naturelle qu'on l'appelle simplement « les coordonnées » — mais elle a mis près de deux mille ans à voir le jour après Euclide.

2Distance d'un point à une droite

2.1  Formule et démonstration

Définition

La distance d'un point AA à une droite (d)(d), notée d(A,(d))d(A,(d)), est la plus petite distance entre AA et un point de (d)(d). Elle est atteinte au projeté orthogonal HH de AA sur (d)(d) : d(A,(d))=AHd(A,(d)) = AH, avec (AH)⊥(d)(AH) \perp (d).

Théorème — formule de la distance

Soit (d) : ax+by+c=0(d)\,:\ ax+by+c=0 et A(xA ; yA)A(x_A\,;\,y_A) un point du plan. Alors

d(A,(d))=∣axA+byA+c∣a2+b2d(A,(d)) = \dfrac{|ax_A + by_A + c|}{\sqrt{a^{2}+b^{2}}}

Démonstration

Soit HH le projeté orthogonal de AA sur (d)(d). Comme (AH)⊥(d)(AH) \perp (d), le vecteur AH→\overrightarrow{AH} est colinéaire au vecteur normal n⃗(a ; b)\vec{n}(a\,;\,b) de (d)(d) : il existe un réel kk tel que AH→=kn⃗\overrightarrow{AH} = k\vec{n}.

Le point HH est sur (d)(d), donc ses coordonnées (xA+ka ; yA+kb)(x_A + ka\,;\,y_A+kb) vérifient l'équation de (d)(d) :

  1. a(xA+ka)+b(yA+kb)+c=0a(x_A+ka) + b(y_A+kb) + c = 0
  2.   ⟺  \iffaxA+byA+c+k(a2+b2)=0ax_A+by_A+c + k(a^{2}+b^{2}) = 0
  3.   ⟺  \iffk=−axA+byA+ca2+b2k = -\dfrac{ax_A+by_A+c}{a^{2}+b^{2}}car a2+b2≠0a^{2}+b^{2}\neq 0

Or AH=∥AH→∥=∥kn⃗∥=∣k∣×∥n⃗∥=∣k∣a2+b2AH = \lVert\overrightarrow{AH}\rVert = \lVert k\vec{n}\rVert = |k|\times\lVert\vec{n}\rVert = |k|\sqrt{a^{2}+b^{2}}. En remplaçant kk :

  1. AH=∣−axA+byA+ca2+b2∣×a2+b2AH = \left|-\dfrac{ax_A+by_A+c}{a^{2}+b^{2}}\right| \times \sqrt{a^{2}+b^{2}}
  2. ==∣axA+byA+c∣a2+b2×a2+b2\dfrac{|ax_A+by_A+c|}{a^{2}+b^{2}} \times \sqrt{a^{2}+b^{2}}
  3. ==∣axA+byA+c∣a2+b2\dfrac{|ax_A+by_A+c|}{\sqrt{a^{2}+b^{2}}}car a2+b2a2+b2=1a2+b2\dfrac{\sqrt{a^2+b^2}}{a^2+b^2}=\dfrac{1}{\sqrt{a^2+b^2}}

Il reste à justifier que AHAH est bien la plus petite distance de AA à un point de (d)(d) : pour tout point M∈(d)M \in (d), le triangle AHMAHM est rectangle en HH (ou M=HM=H), donc par le théorème de Pythagore AM2=AH2+HM2⩾AH2AM^{2} = AH^{2}+HM^{2} \geqslant AH^{2}, donc AM⩾AHAM \geqslant AH. C.Q.F.D.

Distance d'un point à une droite : le projeté orthogonal H x y O 2 4 6 1 3 5 (d) A H d(A,(d)) AH ⟂ (d) d(A,(d)) = AH
Figure 2 — Le projeté orthogonal HH de AA sur (d)(d) réalise la plus petite distance : pour tout autre point MM de (d)(d), le triangle AHMAHM rectangle en HH donne AM⩾AHAM \geqslant AH par Pythagore.
Exemple — appliquer la formule

Distance de A(1 ; −2)A(1\,;\,-2) à la droite (d) : 3x−4y+5=0(d)\,:\ 3x - 4y + 5 = 0.

  1. d(A,(d))=∣3×1−4×(−2)+5∣32+(−4)2d(A,(d)) = \dfrac{|3\times 1 - 4\times(-2) + 5|}{\sqrt{3^{2}+(-4)^{2}}}
  2. ==∣3+8+5∣9+16\dfrac{|3+8+5|}{\sqrt{9+16}}
  3. ==1625\dfrac{16}{\sqrt{25}}
  4. ==165=3,2\dfrac{16}{5} = 3{,}2
Attention

La formule exige que la droite soit sous forme ax+by+c=0ax+by+c=0 avec tous les termes du même côté. Une erreur classique : appliquer la formule à y=2x+3y=2x+3 sans la réécrire 2x−y+3=02x-y+3=0 au préalable — le signe de bb change alors, et la valeur absolue masque le piège en apparence, mais aa et bb doivent être ceux de la forme égalée à zéro.

2.2  Distance entre deux droites parallèles

Propriété

Deux droites parallèles (d)(d) et (d′)(d') sont partout à la même distance l'une de l'autre. On calcule cette distance en prenant un point quelconque de l'une et en appliquant la formule de la distance point-droite à l'autre.

Exemple — deux droites parallèles

(d) : 2x+y−1=0(d)\,:\ 2x+y-1=0 et (d′) : 2x+y+9=0(d')\,:\ 2x+y+9=0 sont parallèles (même vecteur normal). Le point A(0 ; 1)A(0\,;\,1) appartient à (d)(d).

  1. d((d),(d′))=d(A,(d′))=∣2×0+1+9∣22+12d((d),(d')) = d(A,(d')) = \dfrac{|2\times 0 + 1 + 9|}{\sqrt{2^{2}+1^{2}}}
  2. ==105\dfrac{10}{\sqrt{5}}
  3. ==252\sqrt{5}105=1055=25\dfrac{10}{\sqrt5}=\dfrac{10\sqrt5}{5}=2\sqrt5

3Équation cartésienne d'un cercle

3.1  Forme canonique

Théorème — équation d'un cercle

Le cercle C\mathscr{C} de centre Ω(a ; b)\Omega(a\,;\,b) et de rayon r>0r > 0 a pour équation, appelée forme canonique :

(x−a)2+(y−b)2=r2(x-a)^{2} + (y-b)^{2} = r^{2}

Démonstration

Un point M(x ; y)M(x\,;\,y) appartient au cercle de centre Ω(a ; b)\Omega(a\,;\,b) et de rayon rr si, et seulement si, ΩM=r\Omega M = r, ce qui équivaut à ΩM2=r2\Omega M^{2} = r^{2} (les deux membres sont positifs). Or, d'après la formule de la distance entre deux points :

  1. ΩM2=(x−a)2+(y−b)2\Omega M^{2} = (x-a)^{2} + (y-b)^{2}
  2. ⇒\RightarrowM∈C  ⟺  (x−a)2+(y−b)2=r2M \in \mathscr{C} \iff (x-a)^{2}+(y-b)^{2} = r^{2}

C.Q.F.D.

Cercle de centre Ω(a ; b) et de rayon r x y O Ω M x − a y − b r (x − a)² + (y − b)² = r²
Figure 3 — MM appartient au cercle si, et seulement si, ΩM=r\Omega M = r ; le triangle rectangle en (x ; b)(x\,;\,b), de côtés x−ax-a et y−by-b, donne ΩM2=(x−a)2+(y−b)2\Omega M^{2}=(x-a)^{2}+(y-b)^{2} par Pythagore.
Exemple — écrire l'équation d'un cercle

Cercle de centre Ω(−1 ; 3)\Omega(-1\,;\,3) et de rayon r=4r=4 : équation (x−(−1))2+(y−3)2=42(x-(-1))^{2}+(y-3)^{2}=4^{2}, soit (x+1)2+(y−3)2=16(x+1)^{2}+(y-3)^{2}=16.

3.2  Forme développée et mise sous forme canonique

En développant (x−a)2+(y−b)2=r2(x-a)^{2}+(y-b)^{2}=r^{2}, on obtient x2−2ax+a2+y2−2by+b2−r2=0x^{2}-2ax+a^{2}+y^{2}-2by+b^{2}-r^{2}=0, c'est-à-dire une équation de la forme :

Définition — forme développée

x2+y2+dx+ey+f=0x^{2} + y^{2} + dx + ey + f = 0

avec d=−2ad = -2a, e=−2be=-2b et f=a2+b2−r2f = a^{2}+b^{2}-r^{2}.

Méthode — retrouver centre et rayon (complétion du carré)

On regroupe les termes en xx et les termes en yy, puis on fait apparaître deux carrés parfaits en ajoutant et retranchant les mêmes quantités : x2+dx=(x+d2)2−d24x^{2}+dx = \left(x+\dfrac{d}{2}\right)^{2} - \dfrac{d^{2}}{4}, et de même en yy.

Exemple — mettre sous forme canonique

Soit (E) : x2+y2−6x+4y−3=0(\mathscr{E})\,:\ x^{2}+y^{2}-6x+4y-3=0.

  1. (x2−6x)+(y2+4y)−3=0(x^{2}-6x) + (y^{2}+4y) - 3 = 0
  2.   ⟺  \iff[(x−3)2−9]+[(y+2)2−4]−3=0\left[(x-3)^{2}-9\right] + \left[(y+2)^{2}-4\right] - 3 = 0x2−6x=(x−3)2−9 ; y2+4y=(y+2)2−4x^2-6x=(x-3)^2-9\ ;\ y^2+4y=(y+2)^2-4
  3.   ⟺  \iff(x−3)2+(y+2)2−16=0(x-3)^{2}+(y+2)^{2} - 16 = 0
  4.   ⟺  \iff(x−3)2+(y+2)2=16(x-3)^{2}+(y+2)^{2} = 16

On reconnaît un cercle de centre Ω(3 ; −2)\Omega(3\,;\,-2) et de rayon r=16=4r=\sqrt{16}=4.

Théorème — condition d'existence

L'équation x2+y2+dx+ey+f=0x^{2}+y^{2}+dx+ey+f=0 est celle d'un cercle si, et seulement si, d24+e24−f>0\dfrac{d^{2}}{4}+\dfrac{e^{2}}{4}-f > 0. Son centre est alors Ω ⁣(−d2 ; −e2)\Omega\!\left(-\dfrac{d}{2}\,;\,-\dfrac{e}{2}\right) et son rayon r=d24+e24−fr=\sqrt{\dfrac{d^{2}}{4}+\dfrac{e^{2}}{4}-f}.

Attention

Si d24+e24−f=0\dfrac{d^{2}}{4}+\dfrac{e^{2}}{4}-f = 0, l'équation n'admet qu'une seule solution : le point Ω\Omega lui-même (un « cercle-point »). Si cette quantité est strictement négative, l'équation n'a aucune solution réelle : ce n'est le cercle d'aucune figure. Vérifie toujours ce signe avant de conclure.

Exemple — discuter l'existence

x2+y2+2x−4y+9=0x^{2}+y^{2}+2x-4y+9=0 : ici d=2d=2, e=−4e=-4, f=9f=9.

  1. d24+e24−f=44+164−9\dfrac{d^{2}}{4}+\dfrac{e^{2}}{4}-f = \dfrac{4}{4}+\dfrac{16}{4}-9
  2. ==1+4−9=−4<01+4-9 = -4 < 0

Cette équation n'est celle d'aucun cercle : l'ensemble des points solutions est vide.

4Position relative d'une droite et d'un cercle

4.1  Discussion par la distance au centre

Soit C\mathscr{C} un cercle de centre Ω\Omega et de rayon rr, et (d)(d) une droite. On note δ=d(Ω,(d))\delta = d(\Omega,(d)) la distance du centre à la droite. L'intuition est claire : plus la droite « frôle » le cercle, plus δ\delta se rapproche de rr.

Théorème

Trois cas, et trois seulement, sont possibles :

  • si δ<r\delta < r : (d)(d) est sécante au cercle, elle le coupe en deux points ;
  • si δ=r\delta = r : (d)(d) est tangente au cercle, elle le touche en un seul point ;
  • si δ>r\delta > r : (d)(d) est extérieure au cercle, elle ne le rencontre en aucun point.
Démonstration

Soit HH le projeté orthogonal de Ω\Omega sur (d)(d) ; par définition, ΩH=δ\Omega H = \delta. Pour tout point MM de (d)(d), le triangle ΩHM\Omega H M est rectangle en HH (ou M=HM=H), donc par Pythagore :

  1. ΩM2=ΩH2+HM2=δ2+HM2\Omega M^{2} = \Omega H^{2} + HM^{2} = \delta^{2} + HM^{2}

MM appartient au cercle si, et seulement si, ΩM=r\Omega M = r, soit ΩM2=r2\Omega M^{2}=r^{2}, ce qui équivaut à HM2=r2−δ2HM^{2} = r^{2}-\delta^{2}.

  1. si δ<r\delta < r : r2−δ2>0r^{2}-\delta^{2} > 0, donc HM=±r2−δ2HM = \pm\sqrt{r^{2}-\delta^{2}}
  2. ⇒\Rightarrowdeux points de (d)(d), symétriques par rapport à HH, conviennent
  3. si δ=r\delta = r : HM2=0HM^{2}=0, donc HM=0HM=0
  4. ⇒\Rightarrowseul M=HM=H convient : un unique point
  5. si δ>r\delta > r : r2−δ2<0r^{2}-\delta^{2} < 0
  6. ⇒\RightarrowHM2HM^{2} devrait être négatif : impossible, aucun point ne convient

C.Q.F.D.

Position relative d'une droite et d'un cercle Ω δ δ < r → 2 points Ω δ = r δ = r → 1 point Ω δ δ > r → 0 point
Figure 4 — Les trois positions relatives d'une droite et d'un cercle, selon la distance δ\delta du centre Ω\Omega à la droite, comparée au rayon rr.

4.2  Méthode par le système et le discriminant

Méthode — trouver les points d'intersection

Pour déterminer les coordonnées des points d'intersection (quand ils existent), on remplace yy (tiré de l'équation de la droite) dans l'équation du cercle : on obtient une équation du second degré en xx, dont le signe du discriminant Δ\Delta redonne la discussion précédente (Δ>0\Delta>0 : sécante, Δ=0\Delta=0 : tangente, Δ<0\Delta<0 : extérieure).

Exemple — calculer les points d'intersection

Cercle C : x2+y2=5\mathscr{C}\,:\ x^{2}+y^{2}=5 (centre OO, rayon 5\sqrt5) et droite (d) : y=x+1(d)\,:\ y = x+1.

  1. x2+(x+1)2=5x^{2} + (x+1)^{2} = 5
  2.   ⟺  \iffx2+x2+2x+1=5x^{2}+x^{2}+2x+1 = 5
  3.   ⟺  \iff2x2+2x−4=02x^{2}+2x-4=0
  4.   ⟺  \iffx2+x−2=0x^{2}+x-2=0on divise par 2
  5. Δ=12−4×1×(−2)=9\Delta = 1^{2}-4\times1\times(-2) = 9
  6. ⇒\Rightarrowx1=−1−32=−2 ;x2=−1+32=1x_1 = \dfrac{-1-3}{2}=-2\ ;\quad x_2=\dfrac{-1+3}{2}=1

D'où les points M1(−2 ; −1)M_1(-2\,;\,-1) et M2(1 ; 2)M_2(1\,;\,2). Δ>0\Delta>0 : on retrouve que (d)(d) est sécante, conformément à δ=d(O,(d))=∣0−0+1∣2=22<5\delta = d(O,(d)) = \dfrac{|0-0+1|}{\sqrt2} = \dfrac{\sqrt2}{2} < \sqrt5.

5Tangente à un cercle

5.1  Tangente en un point du cercle

Définition

La tangente à un cercle C\mathscr{C} de centre Ω\Omega en un point T∈CT \in \mathscr{C} est la droite passant par TT et perpendiculaire au rayon [ΩT][\Omega T].

Propriété

C'est l'unique droite passant par TT qui ne coupe le cercle qu'en ce seul point : c'est le cas δ=r\delta = r du théorème 4.1, avec H=TH = T.

Méthode — équation de la tangente en TT

Le vecteur ΩT→\overrightarrow{\Omega T} est normal à la tangente (t)(t) (d'après la définition ci-dessus). On applique alors le théorème du 1.3 : la tangente en T(xT ; yT)T(x_T\,;\,y_T) au cercle de centre Ω(a ; b)\Omega(a\,;\,b) a pour équation

(xT−a)(x−xT)+(yT−b)(y−yT)=0(x_T-a)(x-x_T) + (y_T-b)(y-y_T) = 0

Tangente à un cercle en un point T Ω T r (t) (t) ⟂ (ΩT) au point T
Figure 5 — La tangente (t)(t) en TT est l'unique droite passant par TT et perpendiculaire au rayon [ΩT][\Omega T].
Exemple — équation d'une tangente

Cercle C : (x−1)2+(y−2)2=25\mathscr{C}\,:\ (x-1)^{2}+(y-2)^{2}=25 (centre Ω(1 ; 2)\Omega(1\,;\,2)), et point T(4 ; 6)T(4\,;\,6).

Vérifions d'abord que T∈CT \in \mathscr{C} : (4−1)2+(6−2)2=9+16=25(4-1)^{2}+(6-2)^{2}=9+16=25. ✓

  1. (xT−a)(x−xT)+(yT−b)(y−yT)=0(x_T-a)(x-x_T)+(y_T-b)(y-y_T)=0
  2.   ⟺  \iff(4−1)(x−4)+(6−2)(y−6)=0(4-1)(x-4) + (6-2)(y-6) = 0
  3.   ⟺  \iff3(x−4)+4(y−6)=03(x-4) + 4(y-6) = 0
  4.   ⟺  \iff3x−12+4y−24=03x - 12 + 4y - 24 = 0
  5.   ⟺  \iff3x+4y−36=03x + 4y - 36 = 0

5.2  Tangentes issues d'un point extérieur

Propriété

Depuis un point AA extérieur à un cercle (ΩA>r\Omega A > r), on peut mener exactement deux tangentes au cercle. Les deux points de contact T1T_1 et T2T_2 sont symétriques par rapport à (ΩA)(\Omega A), et les longueurs des deux tangentes sont égales : AT1=AT2=ΩA2−r2AT_1 = AT_2 = \sqrt{\Omega A^{2}-r^{2}} (Pythagore dans le triangle rectangle ΩT1A\Omega T_1 A).

Math & Co — le problème d'Apollonius

Apollonius de Perge (env. −262-262 à −190-190), surnommé « le Grand Géomètre », est l'auteur d'un traité en huit livres, les Coniques, qui fixe le vocabulaire encore utilisé aujourd'hui (ellipse, parabole, hyperbole). Dans un ouvrage aujourd'hui perdu, De tactionibus, il pose un défi resté célèbre : construire un cercle tangent à trois cercles donnés.

Ce problème, résolu à la règle et au compas par Apollonius lui-même selon la tradition, a fasciné les mathématiciens pendant des siècles. En 1643, Descartes en donne une solution algébrique élégante par une relation entre les rayons des quatre cercles mutuellement tangents, aujourd'hui appelée le théorème du cercle de Descartes. La tangence entre droites et cercles, que tu étudies dans ce chapitre, est au cœur de tous ces problèmes.

6Ensembles de points

Jusqu'ici, tu es parti d'une droite ou d'un cercle pour en trouver l'équation. Dans cette dernière section, tu vas faire le chemin inverse : partir d'une condition géométrique vérifiée par un point MM mobile, et découvrir, par le calcul, quelle courbe elle dessine.

6.1  Médiatrice d'un segment

Propriété

Soit AA et BB deux points distincts. L'ensemble des points MM tels que MA=MBMA=MB est la médiatrice du segment [AB][AB] : une droite, perpendiculaire à (AB)(AB) et passant par son milieu.

Exemple — équation d'une médiatrice

A(1 ; 1)A(1\,;\,1), B(5 ; 3)B(5\,;\,3). Soit M(x ; y)M(x\,;\,y).

  1. MA=MB  ⟺  MA2=MB2MA = MB \iff MA^{2}=MB^{2}
  2.   ⟺  \iff(x−1)2+(y−1)2=(x−5)2+(y−3)2(x-1)^{2}+(y-1)^{2} = (x-5)^{2}+(y-3)^{2}
  3.   ⟺  \iffx2−2x+1+y2−2y+1=x2−10x+25+y2−6y+9x^{2}-2x+1+y^{2}-2y+1 = x^{2}-10x+25+y^{2}-6y+9
  4.   ⟺  \iff−2x−2y+2=−10x−6y+34-2x-2y+2 = -10x-6y+34
  5.   ⟺  \iff8x+4y−32=08x+4y-32=0
  6.   ⟺  \iff2x+y−8=02x+y-8=0on divise par 4

On retrouve bien une équation de droite (les termes en x2x^2 et y2y^2 ont disparu) : c'est la signature algébrique d'une médiatrice.

6.2  Cercle de diamètre [AB]

Théorème

Soit AA et BB deux points distincts. L'ensemble des points MM tels que MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0 est le cercle de diamètre [AB][AB], c'est-à-dire le cercle de centre le milieu II de [AB][AB] et de rayon AB2\dfrac{AB}{2}.

Démonstration

Notons II le milieu de [AB][AB]. D'après la relation de Chasles, MA→=MI→+IA→\overrightarrow{MA} = \overrightarrow{MI}+\overrightarrow{IA} et MB→=MI→+IB→\overrightarrow{MB} = \overrightarrow{MI}+\overrightarrow{IB}, avec IB→=−IA→\overrightarrow{IB}=-\overrightarrow{IA} puisque II est le milieu de [AB][AB].

  1. MA→⋅MB→=(MI→+IA→)⋅(MI→−IA→)\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB} = \left(\overrightarrow{MI}+\overrightarrow{IA}\right)\cdot\left(\overrightarrow{MI}-\overrightarrow{IA}\right)
  2. ==MI→ 2−IA→ 2\overrightarrow{MI}\,^{2} - \overrightarrow{IA}\,^{2}identité (a⃗+b⃗)⋅(a⃗−b⃗)=a⃗ 2−b⃗ 2(\vec{a}+\vec{b})\cdot(\vec{a}-\vec{b})=\vec{a}\,^2-\vec{b}\,^2
  3. ==MI2−IA2MI^{2} - IA^{2}

Donc MA→⋅MB→=0  ⟺  MI2=IA2  ⟺  MI=IA\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0 \iff MI^{2}=IA^{2} \iff MI = IA (distances positives). Or IA=AB2IA = \dfrac{AB}{2} : MM décrit donc le cercle de centre II et de rayon AB2\dfrac{AB}{2}. C.Q.F.D.

Attention

Ce théorème est la version vectorielle du théorème de l'angle inscrit dans un demi-cercle : MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0 signifie que (MA)⊥(MB)(MA)\perp(MB), donc que le triangle AMBAMB est rectangle en MM — sauf si M=AM=A ou M=BM=B, cas limites où l'angle n'est pas défini mais où MM est bien sur le cercle.

6.3  Position relative de deux cercles

La même démarche « distance entre deux points contre somme/différence de rayons » permet de classer les positions de deux cercles C(Ω1,r1)\mathscr{C}(\Omega_1,r_1) et C′(Ω2,r2)\mathscr{C}'(\Omega_2,r_2), en notant D=Ω1Ω2D=\Omega_1\Omega_2.

Condition sur DDPosition relativePoints communs
D>r1+r2D > r_1+r_2cercles extérieurs l'un à l'autreaucun
D=r1+r2D = r_1+r_2tangents extérieurementun seul
∣r1−r2∣<D<r1+r2|r_1-r_2| < D < r_1+r_2sécantsdeux
D=∣r1−r2∣D = |r_1-r_2|tangents intérieurementun seul
D<∣r1−r2∣D < |r_1-r_2|l'un à l'intérieur de l'autreaucun

Cette classification se retrouve par l'inégalité triangulaire dans le triangle Ω1MΩ2\Omega_1 M \Omega_2 formé avec un éventuel point commun MM, exactement comme pour la droite et le cercle.

Deux cercles sécants : deux points communs Ω₁ Ω₂ M M′ r₁ r₂ D |r₁ − r₂| < D < r₁ + r₂ → deux points communs
Figure 6 — Deux cercles sécants : les points communs MM et M′M' sont symétriques par rapport à la droite des centres (Ω1Ω2)(\Omega_1\Omega_2), qui porte aussi la corde commune [MM′][MM'] perpendiculairement.
Exemple — étudier la position de deux cercles

C\mathscr{C} de centre Ω1(0 ; 0)\Omega_1(0\,;\,0), rayon 33 ; C′\mathscr{C}' de centre Ω2(4 ; 0)\Omega_2(4\,;\,0), rayon 22.

  1. D=Ω1Ω2=(4−0)2+(0−0)2=4D = \Omega_1\Omega_2 = \sqrt{(4-0)^{2}+(0-0)^{2}} = 4
  2. r1+r2=5 ;∣r1−r2∣=1r_1+r_2 = 5\ ;\quad |r_1-r_2| = 1
  3. ⇒\Rightarrow1<4<51 < 4 < 5

Donc 1<D<r1+r21 < D < r_1+r_2 : les deux cercles sont sécants, en deux points.

Fiche mémo

  • Droite (d) : ax+by+c=0(d)\,:\ ax+by+c=0 : vecteur normal n⃗(a ; b)\vec{n}(a\,;\,b), vecteur directeur u⃗(−b ; a)\vec{u}(-b\,;\,a).
  • Équation réduite y=mx+py=mx+p : m=yB−yAxB−xAm=\dfrac{y_B-y_A}{x_B-x_A} ; verticale ⇔ pas d'équation réduite.
  • (d)∥(d′)  ⟺  ab′−a′b=0  ⟺  m=m′(d)\parallel(d') \iff ab'-a'b=0 \iff m=m'.
  • (d)⊥(d′)  ⟺  aa′+bb′=0  ⟺  mm′=−1(d)\perp(d') \iff aa'+bb'=0 \iff mm'=-1.
  • Distance : d(A,(d))=∣axA+byA+c∣a2+b2d(A,(d)) = \dfrac{|ax_A+by_A+c|}{\sqrt{a^{2}+b^{2}}}, démontrée via le projeté orthogonal HH et Pythagore.
  • Cercle, forme canonique : (x−a)2+(y−b)2=r2(x-a)^{2}+(y-b)^{2}=r^{2}, centre Ω(a ; b)\Omega(a\,;\,b), rayon rr.
  • Forme développée x2+y2+dx+ey+f=0x^{2}+y^{2}+dx+ey+f=0 : cercle ⇔ d24+e24−f>0\dfrac{d^2}{4}+\dfrac{e^2}{4}-f>0 ; alors Ω ⁣(−d2 ; −e2)\Omega\!\left(-\frac{d}{2}\,;\,-\frac{e}{2}\right), r=d24+e24−fr=\sqrt{\frac{d^2}{4}+\frac{e^2}{4}-f}.
  • Droite/cercle, δ=d(Ω,(d))\delta=d(\Omega,(d)) : δ<r\delta<r sécante (2 pts), δ=r\delta=r tangente (1 pt), δ>r\delta>r extérieure (0 pt).
  • Tangente en T∈CT\in\mathscr{C} : (xT−a)(x−xT)+(yT−b)(y−yT)=0(x_T-a)(x-x_T)+(y_T-b)(y-y_T)=0, normale ΩT→\overrightarrow{\Omega T}.
  • Depuis un point extérieur : deux tangentes, longueurs égales ΩA2−r2\sqrt{\Omega A^{2}-r^{2}}.
  • MA=MBMA=MB : médiatrice de [AB][AB]. MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0 : cercle de diamètre [AB][AB].
  • Deux cercles, D=Ω1Ω2D=\Omega_1\Omega_2 : sécants ⇔ ∣r1−r2∣<D<r1+r2|r_1-r_2|<D<r_1+r_2 ; tangents ⇔ D=r1+r2D=r_1+r_2 ou D=∣r1−r2∣D=|r_1-r_2|.

7Exercices corrigés

Niveau 1 — Application directe
1

Soit (d) : 5x−2y+3=0(d)\,:\ 5x-2y+3=0. Donne un vecteur directeur et un vecteur normal de (d)(d), puis son équation réduite.

Voir le corrigé détaillé

Coefficients : a=5a=5, b=−2b=-2.

  1. vecteur normal n⃗(a ; b)=n⃗(5 ; −2)\vec{n}(a\,;\,b) = \vec{n}(5\,;\,-2)
  2. vecteur directeur u⃗(−b ; a)=u⃗(2 ; 5)\vec{u}(-b\,;\,a) = \vec{u}(2\,;\,5)
  3. 5x−2y+3=0  ⟺  2y=5x+35x-2y+3=0 \iff 2y = 5x+3
  4.   ⟺  \iffy=52x+32y = \dfrac{5}{2}x + \dfrac{3}{2}
2

Écris l'équation cartésienne de la droite passant par A(−2 ; 3)A(-2\,;\,3), de vecteur directeur u⃗(4 ; −1)\vec{u}(4\,;\,-1).

Voir le corrigé détaillé
  1. M(x ; y)∈(d)  ⟺  −1×(x−(−2))−4×(y−3)=0M(x\,;\,y)\in(d) \iff -1\times(x-(-2)) - 4\times(y-3) = 0colinéarité de AM→\overrightarrow{AM} et u⃗\vec{u}
  2.   ⟺  \iff−(x+2)−4(y−3)=0-(x+2) - 4(y-3) = 0
  3.   ⟺  \iff−x−2−4y+12=0-x-2-4y+12=0
  4.   ⟺  \iffx+4y−10=0x+4y-10=0on multiplie par −1-1
3

Calcule la distance du point A(2 ; −3)A(2\,;\,-3) à la droite (d) : 4x+3y−6=0(d)\,:\ 4x+3y-6=0.

Voir le corrigé détaillé
  1. d(A,(d))=∣4×2+3×(−3)−6∣42+32d(A,(d)) = \dfrac{|4\times2+3\times(-3)-6|}{\sqrt{4^{2}+3^{2}}}
  2. ==∣8−9−6∣25\dfrac{|8-9-6|}{\sqrt{25}}
  3. ==75=1,4\dfrac{7}{5} = 1{,}4
4

Le cercle C\mathscr{C} a pour équation x2+y2−4x+6y−12=0x^{2}+y^{2}-4x+6y-12=0. Détermine son centre et son rayon.

Voir le corrigé détaillé
  1. (x2−4x)+(y2+6y)−12=0(x^{2}-4x) + (y^{2}+6y) - 12 = 0
  2.   ⟺  \iff[(x−2)2−4]+[(y+3)2−9]−12=0\left[(x-2)^{2}-4\right] + \left[(y+3)^{2}-9\right] - 12 = 0
  3.   ⟺  \iff(x−2)2+(y+3)2=25(x-2)^{2}+(y+3)^{2} = 25

Centre Ω(2 ; −3)\Omega(2\,;\,-3), rayon r=25=5r=\sqrt{25}=5.

5

Étudie la position relative du cercle de centre Ω(1 ; 1)\Omega(1\,;\,1), rayon 55, et de la droite (d) : 3x+4y−4=0(d)\,:\ 3x+4y-4=0.

Voir le corrigé détaillé
  1. δ=d(Ω,(d))=∣3×1+4×1−4∣32+42\delta = d(\Omega,(d)) = \dfrac{|3\times1+4\times1-4|}{\sqrt{3^{2}+4^{2}}}
  2. ==∣3+4−4∣5=35=0,6\dfrac{|3+4-4|}{5} = \dfrac{3}{5} = 0{,}6

δ=0,6<r=5\delta = 0{,}6 < r = 5 : la droite est sécante au cercle, elle le coupe en deux points.

Niveau 2 — Approfondissement
6

Vérifie que (d) : 2x+3y−1=0(d)\,:\ 2x+3y-1=0 et (d′) : 4x+6y+5=0(d')\,:\ 4x+6y+5=0 sont parallèles, puis calcule la distance entre elles.

Voir le corrigé détaillé

Vecteurs normaux n⃗(2 ; 3)\vec{n}(2\,;\,3) et n⃗′(4 ; 6)\vec{n}'(4\,;\,6).

  1. ab′−a′b=2×6−4×3=12−12=0ab'-a'b = 2\times6-4\times3 = 12-12=0
  2. ⇒\Rightarrow(d)∥(d′)(d)\parallel(d')

Point de (d)(d) : pour x=2x=2, 3y=1−4=−33y=1-4=-3, donc A(2 ; −1)∈(d)A(2\,;\,-1)\in(d).

  1. d((d),(d′))=d(A,(d′))=∣4×2+6×(−1)+5∣42+62d((d),(d')) = d(A,(d')) = \dfrac{|4\times2+6\times(-1)+5|}{\sqrt{4^{2}+6^{2}}}
  2. ==∣8−6+5∣52\dfrac{|8-6+5|}{\sqrt{52}}
  3. ==7213=71326\dfrac{7}{2\sqrt{13}} = \dfrac{7\sqrt{13}}{26}
7

Détermine l'équation du cercle de diamètre [AB][AB], avec A(−1 ; 2)A(-1\,;\,2) et B(3 ; −4)B(3\,;\,-4), en utilisant MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0.

Voir le corrigé détaillé

Pour M(x ; y)M(x\,;\,y) : MA→(−1−x ; 2−y)\overrightarrow{MA}(-1-x\,;\,2-y), MB→(3−x ; −4−y)\overrightarrow{MB}(3-x\,;\,-4-y).

  1. MA→⋅MB→=(−1−x)(3−x)+(2−y)(−4−y)=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB} = (-1-x)(3-x) + (2-y)(-4-y) = 0
  2.   ⟺  \iff(x2−2x−3)+(y2+2y−8)=0(x^{2}-2x-3) + (y^{2}+2y-8) = 0(−1−x)(3−x)=x2−2x−3 ; (2−y)(−4−y)=y2+2y−8(-1-x)(3-x)=x^2-2x-3\ ;\ (2-y)(-4-y)=y^2+2y-8
  3.   ⟺  \iffx2+y2−2x+2y−11=0x^{2}+y^{2}-2x+2y-11=0

Vérification par la méthode du centre : I=milieu[AB]=(1 ; −1)I=\text{milieu}[AB]=(1\,;\,-1), AB=42+62=52AB=\sqrt{4^{2}+6^{2}}=\sqrt{52}, rayon 522\dfrac{\sqrt{52}}{2}, donc r2=13r^{2}=13. Forme canonique attendue : (x−1)2+(y+1)2=13(x-1)^{2}+(y+1)^{2}=13, qui développée donne x2+y2−2x+2y+1+1−13=x2+y2−2x+2y−11=0x^{2}+y^{2}-2x+2y+1+1-13=x^{2}+y^{2}-2x+2y-11=0. ✓

8

Détermine mm pour que (d) : (m−1)x+2y−3=0(d)\,:\ (m-1)x+2y-3=0 et (d′) : 3x+(m+1)y+1=0(d')\,:\ 3x+(m+1)y+1=0 soient perpendiculaires.

Voir le corrigé détaillé

Vecteurs normaux n⃗(m−1 ; 2)\vec{n}(m-1\,;\,2) et n⃗′(3 ; m+1)\vec{n}'(3\,;\,m+1).

  1. (d)⊥(d′)  ⟺  3(m−1)+2(m+1)=0(d)\perp(d') \iff 3(m-1) + 2(m+1) = 0
  2.   ⟺  \iff3m−3+2m+2=03m-3+2m+2=0
  3.   ⟺  \iff5m−1=05m-1=0
  4.   ⟺  \iffm=15m = \dfrac{1}{5}
9

Détermine les points d'intersection du cercle C : x2+y2−2x−2y−3=0\mathscr{C}\,:\ x^{2}+y^{2}-2x-2y-3=0 et de la droite (d) : x−y+1=0(d)\,:\ x-y+1=0.

Voir le corrigé détaillé

De (d)(d) : x=y−1x=y-1. On substitue dans C\mathscr{C}.

  1. (y−1)2+y2−2(y−1)−2y−3=0(y-1)^{2}+y^{2}-2(y-1)-2y-3=0
  2.   ⟺  \iffy2−2y+1+y2−2y+2−2y−3=0y^{2}-2y+1+y^{2}-2y+2-2y-3=0
  3.   ⟺  \iff2y2−6y=02y^{2}-6y=0
  4.   ⟺  \iff2y(y−3)=02y(y-3)=0
  5. ⇒\Rightarrowy=0y=0 ou y=3y=3

Si y=0y=0 : x=−1x=-1. Si y=3y=3 : x=2x=2. Points d'intersection : M1(−1 ; 0)M_1(-1\,;\,0) et M2(2 ; 3)M_2(2\,;\,3).

Niveau 3 — Défi
10

On considère la famille de cercles (Ck) : x2+y2−2kx−4y+k2−5=0(\mathscr{C}_k)\,:\ x^{2}+y^{2}-2kx-4y+k^{2}-5=0, pour k∈Rk\in\mathbb{R}.

  1. Montre que, pour tout kk, (Ck)(\mathscr{C}_k) est un cercle de centre Ωk(k ; 2)\Omega_k(k\,;\,2) et de rayon r=3r=3, indépendant de kk.
  2. En déduire l'ensemble décrit par Ωk\Omega_k lorsque kk décrit R\mathbb{R}.
  3. Détermine les valeurs de kk pour lesquelles (Ck)(\mathscr{C}_k) est tangent à la droite (Δ) : x=6(\Delta)\,:\ x=6.
Voir le corrigé détaillé

1. On met sous forme canonique.

  1. (x2−2kx)+(y2−4y)+k2−5=0(x^{2}-2kx) + (y^{2}-4y) + k^{2}-5 = 0
  2.   ⟺  \iff[(x−k)2−k2]+[(y−2)2−4]+k2−5=0\left[(x-k)^{2}-k^{2}\right] + \left[(y-2)^{2}-4\right] + k^{2}-5 = 0
  3.   ⟺  \iff(x−k)2+(y−2)2−9=0(x-k)^{2}+(y-2)^{2} - 9 = 0les termes en k2k^{2} s'annulent
  4.   ⟺  \iff(x−k)2+(y−2)2=9(x-k)^{2}+(y-2)^{2} = 9

Pour tout kk, 9>09>0 : c'est bien un cercle, de centre Ωk(k ; 2)\Omega_k(k\,;\,2) et de rayon r=9=3r=\sqrt9=3, qui ne dépend pas de kk.

2. Ωk\Omega_k a pour coordonnées (k ; 2)(k\,;\,2) : son ordonnée vaut toujours 22, et son abscisse kk prend toutes les valeurs réelles. Ωk\Omega_k décrit donc la droite horizontale d'équation y=2y=2.

3. La distance de Ωk(k ; 2)\Omega_k(k\,;\,2) à (Δ) : x=6(\Delta)\,:\ x=6 (droite verticale) vaut ∣k−6∣|k-6|.

  1. tangence   ⟺  ∣k−6∣=r=3\iff |k-6| = r = 3
  2.   ⟺  \iffk−6=3k-6=3 ou k−6=−3k-6=-3
  3.   ⟺  \iffk=9k=9 ou k=3k=3
11

Soit C : (x−1)2+(y−2)2=9\mathscr{C}\,:\ (x-1)^{2}+(y-2)^{2}=9 (centre Ω(1 ; 2)\Omega(1\,;\,2), rayon 33), et A(1 ; 8)A(1\,;\,8).

  1. Vérifie que AA est extérieur à C\mathscr{C}.
  2. Calcule la longueur ATAT des tangentes issues de AA (TT : point de contact).
  3. Une droite non verticale passant par AA s'écrit y=m(x−1)+8y=m(x-1)+8, soit mx−y+8−m=0mx-y+8-m=0. Détermine les valeurs de mm pour lesquelles cette droite est tangente à C\mathscr{C}.
Voir le corrigé détaillé

1. ΩA=(1−1)2+(8−2)2=36=6\Omega A = \sqrt{(1-1)^{2}+(8-2)^{2}} = \sqrt{36} = 6. Comme 6>3=r6 > 3=r, AA est bien extérieur à C\mathscr{C}.

2. Le triangle ΩTA\Omega TA est rectangle en TT (tangente ⊥\perp rayon), donc par Pythagore :

  1. AT2=ΩA2−ΩT2=62−32=27AT^{2} = \Omega A^{2} - \Omega T^{2} = 6^{2}-3^{2} = 27
  2. ⇒\RightarrowAT=27=33AT = \sqrt{27} = 3\sqrt3

3. La droite est tangente si, et seulement si, d(Ω,(d))=r=3d(\Omega,(d))=r=3.

  1. d(Ω,(d))=∣m×1−2+8−m∣m2+1=∣6∣m2+1d(\Omega,(d)) = \dfrac{|m\times1 - 2 + 8-m|}{\sqrt{m^{2}+1}} = \dfrac{|6|}{\sqrt{m^{2}+1}}
  2. ==6m2+1\dfrac{6}{\sqrt{m^{2}+1}}
  1. 6m2+1=3\dfrac{6}{\sqrt{m^{2}+1}} = 3
  2.   ⟺  \iffm2+1=2\sqrt{m^{2}+1} = 2
  3.   ⟺  \iffm2+1=4m^{2}+1=4
  4.   ⟺  \iffm2=3m^{2}=3
  5.   ⟺  \iffm=3m=\sqrt3 ou m=−3m=-\sqrt3

On retrouve bien deux tangentes, symétriques par rapport à la droite verticale (ΩA) : x=1(\Omega A)\,:\ x=1, conformément à la propriété du 5.2.

12

Soit C1 : x2+y2−4x−2y−4=0\mathscr{C}_1\,:\ x^{2}+y^{2}-4x-2y-4=0 et C2 : x2+y2+2x−6y+1=0\mathscr{C}_2\,:\ x^{2}+y^{2}+2x-6y+1=0.

  1. Détermine le centre et le rayon de chacun des deux cercles.
  2. Calcule la distance DD entre les deux centres.
  3. Étudie la position relative de C1\mathscr{C}_1 et C2\mathscr{C}_2.
  4. Sans résoudre le système, détermine une équation de la droite passant par les points communs, en soustrayant les deux équations.
Voir le corrigé détaillé

1. Pour C1\mathscr{C}_1 : (x−2)2+(y−1)2=4+1+4=9(x-2)^{2}+(y-1)^{2}=4+1+4=9, centre Ω1(2 ; 1)\Omega_1(2\,;\,1), rayon r1=3r_1=3. Pour C2\mathscr{C}_2 : (x+1)2+(y−3)2=1+9−1=9(x+1)^{2}+(y-3)^{2}=1+9-1=9, centre Ω2(−1 ; 3)\Omega_2(-1\,;\,3), rayon r2=3r_2=3.

2.

  1. D=(2−(−1))2+(1−3)2D = \sqrt{(2-(-1))^{2}+(1-3)^{2}}
  2. ==9+4=13\sqrt{9+4} = \sqrt{13}

3. r1+r2=6r_1+r_2=6 et ∣r1−r2∣=0|r_1-r_2|=0. Comme 13≈3,61\sqrt{13}\approx3{,}61, on a 0<13<60 < \sqrt{13} < 6 : les deux cercles sont sécants, en deux points.

4.

  1. (x2+y2−4x−2y−4)−(x2+y2+2x−6y+1)=0(x^{2}+y^{2}-4x-2y-4) - (x^{2}+y^{2}+2x-6y+1) = 0
  2.   ⟺  \iff−4x−2y−4−2x+6y−1=0-4x-2y-4-2x+6y-1=0
  3.   ⟺  \iff−6x+4y−5=0-6x+4y-5=0
  4.   ⟺  \iff6x−4y+5=06x-4y+5=0

C'est l'équation de la droite radicale : elle passe par les deux points communs aux deux cercles.

Niveau 4 — Problèmes de vie courante
13

L'antenne de Dakar. Une antenne relais est installée au point A(0 ; 0)A(0\,;\,0) d'un repère (unité : le kilomètre) et couvre un disque de rayon 88 km. La route nationale suit la droite (d) : 3x+4y−50=0(d)\,:\ 3x+4y-50=0.

  1. Calcule la distance de l'antenne AA à la route (d)(d).
  2. La route traverse-t-elle la zone couverte par l'antenne ? Justifie.
  3. Quelle devrait être la portée minimale de l'antenne, en km, pour que la route entre dans la zone couverte ?
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. d(A,(d))=∣3×0+4×0−50∣32+42d(A,(d)) = \dfrac{|3\times0+4\times0-50|}{\sqrt{3^{2}+4^{2}}}
  2. ==505=10\dfrac{50}{5} = 10 km

2. La distance de l'antenne à la route vaut 1010 km, alors que le rayon de couverture est 88 km. Comme 10>810 > 8, la route est extérieure à la zone couverte : elle ne la traverse pas, elle passe à 22 km au-delà de la portée de l'antenne.

3. Pour que la route entre dans la zone couverte, il faut que le rayon rr vérifie r>d(A,(d))=10r > d(A,(d)) = 10 km. Une portée d'au moins 1010 km (strictement) est nécessaire.

14

Les forages de Ndjamena. Deux forages alimentent des villages en eau (repère en km) : le forage AA, en (0 ; 0)(0\,;\,0), dessert un rayon de 66 km ; le forage BB, en (10 ; 0)(10\,;\,0), dessert un rayon de 55 km.

  1. Calcule la distance ABAB entre les deux forages.
  2. Étudie la position relative des deux zones de desserte.
  3. Un village C(6 ; 4)C(6\,;\,4) est-il desservi par le forage AA ? par le forage BB ?
Voir le corrigé détaillé

1. AB=(10−0)2+(0−0)2=10AB = \sqrt{(10-0)^{2}+(0-0)^{2}} = 10 km.

2. r1+r2=11r_1+r_2 = 11 et ∣r1−r2∣=1|r_1-r_2|=1. Comme 1<10<111 < 10 < 11, les deux zones de desserte, circulaires, sont sécantes : elles se chevauchent, en deux points.

3.

  1. AC=(6−0)2+(4−0)2=36+16=52≈7,2AC = \sqrt{(6-0)^{2}+(4-0)^{2}} = \sqrt{36+16} = \sqrt{52} \approx 7{,}2 km
  2. BC=(6−10)2+(4−0)2=16+16=32≈5,7BC = \sqrt{(6-10)^{2}+(4-0)^{2}} = \sqrt{16+16} = \sqrt{32} \approx 5{,}7 km

Comme AC≈7,2>6AC \approx 7{,}2 > 6, le village CC est hors de portée du forage AA. Comme BC≈5,7>5BC \approx 5{,}7 > 5, il est aussi hors de portée du forage BB. Le village CC n'est desservi par aucun des deux forages : il faudrait envisager un troisième point d'eau.

15

Le rond-point d'Abidjan. Un rond-point circulaire de rayon 1515 m est centré en O(0 ; 0)O(0\,;\,0) (repère en mètres). Une avenue rectiligne (d)(d) a pour équation 4x−3y−75=04x-3y-75=0.

  1. Vérifie que l'avenue (d)(d) est tangente au rond-point.
  2. Détermine les coordonnées du point de contact TT.
  3. Un poteau électrique P(20 ; 10)P(20\,;\,10) empiète-t-il sur le rond-point ?
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. d(O,(d))=∣4×0−3×0−75∣42+32d(O,(d)) = \dfrac{|4\times0-3\times0-75|}{\sqrt{4^{2}+3^{2}}}
  2. ==755=15\dfrac{75}{5} = 15

d(O,(d))=15=rd(O,(d)) = 15 = r : l'avenue est bien tangente au rond-point.

2. Le point de contact TT est le projeté orthogonal de OO sur (d)(d). Avec a=4a=4, b=−3b=-3, c=−75c=-75 :

  1. k=−a×0+b×0+ca2+b2=−−7525=3k = -\dfrac{a\times0+b\times0+c}{a^{2}+b^{2}} = -\dfrac{-75}{25} = 3
  2. T=(0+ka ; 0+kb)=(3×4 ; 3×(−3))T = (0+ka\,;\,0+kb) = (3\times4\,;\,3\times(-3))
  3. ==(12 ; −9)(12\,;\,-9)

Vérification : 4×12−3×(−9)−75=48+27−75=04\times12-3\times(-9)-75 = 48+27-75=0 ✓, et OT=122+92=225=15OT=\sqrt{12^{2}+9^{2}}=\sqrt{225}=15 ✓.

Le rond-point et l'avenue tangente O T r = 15 m (d) d(O,(d)) = 15 = r → tangente en T(12 ; −9)
Figure 7 — L'avenue (d)(d) est tangente au rond-point : elle touche le cercle en l'unique point T(12 ; −9)T(12\,;\,-9), avec (OT)⊥(d)(OT)\perp(d).

3.

  1. OP=202+102=500=105≈22,4OP = \sqrt{20^{2}+10^{2}} = \sqrt{500} = 10\sqrt5 \approx 22{,}4 m

Comme OP≈22,4>15=rOP \approx 22{,}4 > 15 = r, le poteau PP est situé à l'extérieur du rond-point : il n'empiète pas dessus.

Teste-toi gratuitement

📝 QCM de fin de leçon — 20 questions

Coche une réponse par question, puis clique sur « Vérifier mes réponses » : tu obtiens ta note sur 20 avec la correction détaillée de chaque question.

Un vecteur u⃗\vec{u}, non nul, est un vecteur directeur d'une droite (d)(d) si :

Explication : Par définition, un vecteur directeur « pointe » dans la direction de la droite : il est colinéaire au vecteur AB→\overrightarrow{AB} formé par deux points quelconques de (d)(d). Il n'a besoin d'être ni unitaire, ni colinéaire au vecteur normal (qui, lui, en est orthogonal).

Une droite (d)(d) admet une équation de la forme ax+by+c=0ax+by+c=0, avec (a ; b)≠(0 ; 0)(a\,;\,b) \neq (0\,;\,0). Quel vecteur est alors un vecteur directeur de (d)(d) ?

Explication : Le vecteur u⃗(−b ; a)\vec{u}(-b\,;\,a) dirige toujours la droite ax+by+c=0ax+by+c=0 : on « échange » les coefficients aa et bb et on change un signe.

Si (d)(d) a pour équation ax+by+c=0ax+by+c=0, quel vecteur est normal à (d)(d) ?

Explication : Les coefficients aa et bb de l'équation cartésienne sont directement les coordonnées d'un vecteur normal : n⃗(a ; b)\vec{n}(a\,;\,b).

Pour une droite d'équation ax+by+c=0ax+by+c=0, quelle affirmation est vraie ?

Explication : Piège classique du bac : ne pas confondre les deux ! On lit directement les coefficients pour le vecteur normal n⃗(a ; b)\vec{n}(a\,;\,b), tandis qu'on échange les coefficients (avec un signe) pour le vecteur directeur u⃗(−b ; a)\vec{u}(-b\,;\,a). Ces deux vecteurs sont orthogonaux, jamais colinéaires ni égaux.

Une droite (d)(d) non parallèle à l'axe des ordonnées admet une unique équation réduite de la forme :

Explication : C'est l'équation réduite, valable uniquement pour une droite non verticale : mm est le coefficient directeur, pp l'ordonnée à l'origine.

Deux droites (d) : ax+by+c=0(d)\,:\ ax+by+c=0 et (d′) : a′x+b′y+c′=0(d')\,:\ a'x+b'y+c'=0 sont parallèles si, et seulement si :

Explication : Deux droites sont parallèles si, et seulement si, leurs vecteurs normaux sont colinéaires, c'est-à-dire si le déterminant ab′−a′bab'-a'b est nul.

Deux droites (d)(d) et (d′)(d') sont perpendiculaires si, et seulement si :

Explication : Deux droites sont perpendiculaires si, et seulement si, leurs vecteurs normaux sont orthogonaux, c'est-à-dire si n⃗⋅n⃗′=aa′+bb′=0\vec{n}\cdot\vec{n}' = aa'+bb' = 0 (équivalent à mm′=−1mm'=-1 en coefficients directeurs).

La droite (d)(d) d'équation x−3y+2=0x - 3y + 2 = 0 a pour coefficients a=1a=1, b=−3b=-3. Quel est un vecteur directeur de (d)(d) ?

Explication : Un vecteur directeur est u⃗(−b ; a)\vec{u}(-b\,;\,a). Ici −b=3-b=3 et a=1a=1, donc u⃗(3 ; 1)\vec{u}(3\,;\,1).

Soit A(2 ; −1)A(2\,;\,-1) et B(5 ; 3)B(5\,;\,3). Quelle est l'équation cartésienne de la droite (AB)(AB) ?

Explication : Le vecteur AB→(3 ; 4)\overrightarrow{AB}(3\,;\,4) dirige la droite.
M(x ; y)∈(AB)  ⟺  4(x−2)−3(y+1)=0M(x\,;\,y)\in(AB) \iff 4(x-2)-3(y+1)=0
  ⟺  4x−8−3y−3=0\iff 4x-8-3y-3=0
  ⟺  4x−3y−11=0\iff 4x-3y-11=0.

La distance d'un point A(xA ; yA)A(x_A\,;\,y_A) à une droite (d) : ax+by+c=0(d)\,:\ ax+by+c=0 est donnée par :

Explication : Cette formule se démontre via le projeté orthogonal HH de AA sur (d)(d) et le théorème de Pythagore ; attention à ne pas oublier la racine carrée au dénominateur.

Quelle est la distance du point A(1 ; −2)A(1\,;\,-2) à la droite (d) : 3x−4y+5=0(d)\,:\ 3x-4y+5=0 ?

Explication : d(A,(d))=∣3×1−4×(−2)+5∣32+(−4)2d(A,(d)) = \dfrac{|3\times1-4\times(-2)+5|}{\sqrt{3^{2}+(-4)^{2}}}
=∣3+8+5∣25=\dfrac{|3+8+5|}{\sqrt{25}}
=165=3,2=\dfrac{16}{5}=3{,}2.

Le cercle de centre Ω(a ; b)\Omega(a\,;\,b) et de rayon r>0r>0 a pour équation, sous forme canonique :

Explication : M(x ; y)M(x\,;\,y) appartient au cercle si, et seulement si, ΩM=r\Omega M = r, soit ΩM2=r2\Omega M^{2}=r^{2}, c'est-à-dire (x−a)2+(y−b)2=r2(x-a)^{2}+(y-b)^{2}=r^{2}.

Le cercle d'équation x2+y2−6x+4y−3=0x^{2}+y^{2}-6x+4y-3=0 a pour centre et rayon :

Explication : (x2−6x)+(y2+4y)−3=0(x^{2}-6x)+(y^{2}+4y)-3=0
  ⟺  [(x−3)2−9]+[(y+2)2−4]−3=0\iff \left[(x-3)^{2}-9\right]+\left[(y+2)^{2}-4\right]-3=0
  ⟺  (x−3)2+(y+2)2=16\iff (x-3)^{2}+(y+2)^{2}=16.
Centre Ω(3 ; −2)\Omega(3\,;\,-2), rayon r=16=4r=\sqrt{16}=4.

L'équation x2+y2+2x−4y+9=0x^{2}+y^{2}+2x-4y+9=0 :

Explication : Avec d=2d=2, e=−4e=-4, f=9f=9 : d24+e24−f=1+4−9=−4<0\dfrac{d^{2}}{4}+\dfrac{e^{2}}{4}-f = 1+4-9=-4<0. Cette quantité doit être strictement positive pour obtenir un cercle : ici elle est négative, il n'y a aucune solution réelle.

Le cercle de centre Ω(1 ; 1)\Omega(1\,;\,1) et de rayon 55, et la droite (d) : 3x+4y−4=0(d)\,:\ 3x+4y-4=0, sont dans la position suivante :

Explication : δ=d(Ω,(d))=∣3×1+4×1−4∣32+42=35=0,6\delta = d(\Omega,(d)) = \dfrac{|3\times1+4\times1-4|}{\sqrt{3^{2}+4^{2}}} = \dfrac{3}{5}=0{,}6.
Comme δ=0,6<r=5\delta = 0{,}6 < r = 5, la droite coupe le cercle en deux points : elle est sécante.

La tangente à un cercle de centre Ω\Omega en un point TT du cercle est la droite :

Explication : C'est la définition même de la tangente en un point du cercle : elle passe par TT et est perpendiculaire au rayon [ΩT][\Omega T] — c'est le cas limite δ=r\delta=r avec H=TH=T.

Depuis un point AA extérieur à un cercle de centre Ω\Omega et de rayon rr, le nombre de tangentes que l'on peut mener au cercle, et leur longueur commune, sont :

Explication : Depuis un point extérieur, on mène exactement deux tangentes, de points de contact symétriques par rapport à (ΩA)(\Omega A). Le triangle ΩTA\Omega T A est rectangle en TT : par Pythagore, AT=ΩA2−r2AT = \sqrt{\Omega A^{2}-r^{2}}.

Soit AA et BB deux points distincts. L'ensemble des points MM tels que MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0 est :

Explication : MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0 signifie (MA)⊥(MB)(MA)\perp(MB) : c'est le cercle de diamètre [AB][AB], de centre le milieu II de [AB][AB] et de rayon AB2\frac{AB}{2}. Ne confonds pas avec MA=MBMA=MB, condition de la médiatrice.

Le rond-point d'Abidjan. Un rond-point circulaire de rayon 1515 m est centré en O(0 ; 0)O(0\,;\,0) (repère en mètres). Une avenue rectiligne (d)(d) a pour équation 4x−3y−75=04x-3y-75=0. Quelle est la position de l'avenue par rapport au rond-point ?

Explication : d(O,(d))=∣4×0−3×0−75∣42+32=755=15d(O,(d)) = \dfrac{|4\times0-3\times0-75|}{\sqrt{4^{2}+3^{2}}} = \dfrac{75}{5} = 15. Comme d(O,(d))=15=rd(O,(d))=15=r, l'avenue est tangente au rond-point : elle le touche en un seul point.

Les forages de Ndjamena. Deux forages alimentent des villages en eau (repère en km) : le forage AA, en (0 ; 0)(0\,;\,0), dessert un rayon de 66 km ; le forage BB, en (10 ; 0)(10\,;\,0), dessert un rayon de 55 km. Quelle est la position relative des deux zones de desserte ?

Explication : D=AB=(10−0)2+02=10D=AB=\sqrt{(10-0)^{2}+0^{2}}=10 km. r1+r2=11r_1+r_2=11 et ∣r1−r2∣=1|r_1-r_2|=1.
Comme 1<10<111 < 10 < 11, les deux cercles sont sécants : les zones de desserte se chevauchent en deux points.
S'inscrire