Regarde autour de toi : le toit conique d'une case traditionnelle, un tas de mil entassé sur un marché, un cornet de glace, ou encore les célèbres pyramides d'Égypte. Tous ces objets ont un point commun que ni le pavé, ni le prisme, ni le cylindre ne possèdent : ils se terminent en une pointe unique, un sommet. C'est cette famille de solides — les pyramides et les cônes — que tu vas apprendre à décrire, à construire et à mesurer dans ce chapitre.
Jusqu'ici, avec les prismes droits et les cylindres, la formule de volume était toujours « aire de la base hauteur » : le solide gardait la même section sur toute sa hauteur. Avec une pyramide ou un cône, la section rétrécit à mesure qu'on monte vers le sommet, jusqu'à devenir un point. Il faudra donc une formule différente pour le volume — et tu verras qu'elle est étonnamment simple : un simple tiers de ce que donnerait un prisme ou un cylindre de même base et de même hauteur.
À la fin du chapitre, tu sauras construire le patron d'une pyramide ou d'un cône, calculer un volume en , ou en litres, et résoudre des problèmes de contenance bien concrets : combien de mil tient dans un tas conique, combien de béton pour couler un socle pyramidal, ou quel volume de pierre représentent les pyramides d'Égypte. Tu retrouveras aussi le théorème de Pythagore, que tu connais déjà, dans un tout nouveau rôle : calculer la « génératrice » d'un cône.
1Description et vocabulaire
Avant de calculer quoi que ce soit, il faut savoir nommer chaque élément d'une pyramide et d'un cône. C'est la condition pour comprendre un énoncé, lire une figure en perspective, et ne pas confondre deux longueurs qui se ressemblent mais qui n'ont rien à voir.
1.1 La pyramide
Une pyramide est un solide formé :
- d'un polygone appelé base (triangle, carré, rectangle, pentagone…) ;
- d'un point situé hors du plan de la base, appelé sommet, noté ;
- de faces latérales triangulaires, qui joignent le sommet à chaque côté de la base.
Une pyramide porte le nom de sa base : pyramide à base carrée, à base triangulaire, etc. La hauteur de la pyramide est la distance du sommet au plan de la base ; le pied de cette hauteur est noté .
Une pyramide est dite régulière lorsque sa base est un polygone régulier (carré, triangle équilatéral…) et que le sommet est situé à la verticale du centre de la base.
Les côtés de la base s'appellent des arêtes de base ; les segments qui joignent le sommet aux sommets de la base s'appellent des arêtes latérales. Pour une pyramide régulière, toutes les arêtes latérales ont la même longueur, et toutes les faces latérales sont des triangles isocèles superposables.
Dans une pyramide régulière, l'apothème est la hauteur d'une face latérale, c'est-à-dire le segment où est le milieu d'une arête de base. Comme la face est isocèle en , la droite est perpendiculaire à .
Une pyramide régulière a une base carrée de côté et une hauteur . Calculons son apothème .
Le triangle est rectangle en (car base), avec . D'après Pythagore :
Ne confonds jamais ces trois longueurs, toutes issues du sommet :
- la hauteur : perpendiculaire à la base, elle joint au centre de la base (à l'intérieur du solide) ;
- l'apothème : elle joint au milieu d'une arête de base (elle est sur une face) ;
- l'arête latérale : elle joint à un sommet de la base.
Ces trois longueurs sont différentes, et : c'est le côté d'un angle droit qui est toujours le plus court dans un triangle rectangle.
1.2 Le cône de révolution
Un cône de révolution est le solide obtenu en faisant tourner un triangle rectangle (rectangle en ) autour du côté , appelé axe du cône.
On obtient ainsi un solide avec :
- une base circulaire, de centre et de rayon ;
- un sommet , situé à la verticale de ;
- une hauteur , perpendiculaire à la base ;
- une génératrice : c'est n'importe quel segment joignant à un point du cercle de base, comme . Toutes les génératrices d'un même cône ont la même longueur.
Le cône n'a pas d'arêtes ni de « faces » planes latérales : sa surface latérale est une seule surface courbe, enroulée autour de l'axe. C'est ce qui le distingue fondamentalement d'une pyramide.
Un cône de révolution a un rayon et une hauteur . Calculons sa génératrice .
On reconnaît le triplet pythagoricien --, très utile à mémoriser pour aller vite.
1.3 Comparer pyramide et cône
Pyramide et cône partagent la même idée — une base, un sommet, une hauteur — mais leurs vocabulaires ne se recouvrent pas totalement, car l'un est fait de morceaux plans (des triangles) et l'autre d'une seule surface courbe.
| Élément | Pyramide | Cône de révolution |
|---|---|---|
| Base | polygone (carré, triangle…) | disque de centre , rayon |
| Surface latérale | plusieurs faces triangulaires planes | une seule surface courbe |
| Hauteur | , à la base | , à la base |
| Segment sommet-base | arête latérale | génératrice |
| Apothème | (si pyramide régulière) | n'existe pas |
C'est l'historien grec Hérodote, vers , qui décrit le premier en détail les pyramides d'Égypte pour un public grec, sous le nom de pyramis (). L'origine exacte du mot reste débattue : certains linguistes y voient une déformation d'un mot égyptien ancien désignant l'arête verticale du monument (per-em-us), d'autres un rapprochement avec un mot grec désignant un gâteau de blé de forme conique — les deux pistes restent discutées faute de sources décisives.
Ce qui est certain, c'est que les bâtisseurs égyptiens, dès environ (pyramide de Khéops), maîtrisaient déjà parfaitement la géométrie de ce solide, bien avant que les mathématiciens grecs n'en démontrent les propriétés.
2Patrons
Le patron d'un solide est la figure plane que l'on obtient en le « dépliant » complètement à plat. Construire un patron sert à deux choses : fabriquer réellement le solide en carton, et calculer son aire totale (la somme des aires de chaque morceau du patron).
2.1 Patron d'une pyramide régulière
- Tracer la base : un carré de côté (la longueur réelle d'une arête de base).
- Sur chaque côté du carré, construire un triangle isocèle tourné vers l'extérieur, de base et dont les deux autres côtés mesurent l'arête latérale (à tracer au compas depuis les deux extrémités du côté).
- Les côtés du carré sont des lignes de pliage (pointillés) ; les côtés extérieurs des triangles sont des lignes de découpe (traits pleins).
2.2 Patron d'un cône
Le patron d'un cône de révolution est formé de deux morceaux : le disque de base (rayon ) et un secteur circulaire qui se déplie pour former la surface latérale, de rayon égal à la génératrice (jamais la hauteur : la surface latérale « se déroule » le long de la pente, pas verticalement).
Le secteur circulaire du patron a pour rayon et pour angle au centre :
Une fois roulé, l'arc du secteur doit venir recouvrir exactement le cercle de base : sa longueur vaut donc , la circonférence du cercle de base.
Or, pour un secteur de rayon et d'angle (en degrés), la longueur de l'arc est proportionnelle à l'angle : un cercle complet de rayon (angle ) a pour circonférence . Par proportionnalité :
Un cône a un rayon et une génératrice . Calculons l'angle du secteur de son patron.
Le rayon du secteur du patron est la génératrice , jamais la hauteur ! La surface latérale du cône « se déroule » le long de sa pente inclinée, pas verticalement : c'est une confusion très fréquente, qui fausse tout le patron.
3Représentation en perspective
Pour dessiner un solide en trois dimensions sur une feuille plane, on utilise une convention appelée perspective cavalière. C'est celle que tu as déjà vue dans les Figures 1 et 2 de ce chapitre, et que tu retrouves aussi pour les pavés et les prismes.
- Les arêtes parallèles au plan frontal (celles qui font face au regard) se dessinent en vraie grandeur, sans déformation.
- Les arêtes qui « fuient » vers l'arrière se tracent selon un angle choisi (souvent ou ) et sont réduites par un coefficient choisi (souvent ).
- Le sommet se place à la verticale du point voulu de la base, à la hauteur réelle : les verticales ne sont jamais déformées.
- On relie le sommet à chaque sommet de la base : ce sont les arêtes latérales (ou les génératrices pour un cône).
- Les arêtes cachées par le solide se repassent en pointillés.
Cette méthode fonctionne pour n'importe quelle base, pas seulement le carré : voici une pyramide à base triangulaire, dessinée avec les mêmes règles.
4Volume de la pyramide
Remplis un moule pyramidal de sable, puis verse-le dans un moule prismatique de même base et de même hauteur : il te faudra recommencer trois fois pour remplir complètement le prisme. C'est exactement ce que dit la formule du volume d'une pyramide.
Le volume d'une pyramide de base d'aire et de hauteur est :
L'expérience du moule (sable ou eau) montre qu'il faut exactement trois pyramides pour remplir un prisme de même base et même hauteur — la formule traduit ce fait.
Une démonstration rigoureuse existe : elle consiste à découper un prisme triangulaire droit en trois pyramides de même volume. Elle fut conjecturée par Démocrite puis démontrée par Eudoxe de Cnide, mais elle demande des outils qui dépassent le programme de 4ème. On admet donc ici la formule.
Vers , le philosophe grec Démocrite d'Abdère affirme, sans le démontrer, que le volume d'une pyramide vaut le tiers de celui du prisme de même base et de même hauteur. C'est une intuition géniale, mais ce n'est pas une preuve.
Il faut attendre Eudoxe de Cnide, quelques décennies plus tard, pour obtenir une démonstration rigoureuse, grâce à une technique appelée « méthode d'exhaustion » — l'ancêtre du calcul intégral, qui ne sera formalisé que deux mille ans plus tard. Cette histoire montre bien que, en mathématiques, deviner juste et démontrer sont deux étapes bien distinctes.
Calculons le volume d'une pyramide régulière de base carrée de côté et de hauteur .
La base d'une pyramide est un triangle rectangle de côtés de l'angle droit et . La hauteur de la pyramide est .
Dans , la lettre désigne uniquement la hauteur , perpendiculaire à la base. N'utilise jamais l'apothème ni l'arête latérale à sa place : ce sont des longueurs plus grandes que , et ton volume serait faux.
5Volume du cône
Le cône se comporte comme une pyramide dont la base serait un cercle : la même règle du tiers s'applique, avec (l'aire du disque de base).
Le volume d'un cône de révolution de rayon et de hauteur est :
Là encore, l'expérience du moule le confirme : il faut trois cônes pleins pour remplir un cylindre de même base et de même hauteur.
Calculons le volume d'un cône de rayon et de hauteur (arrondi au près, avec ).
Un cône de rayon a un volume (avec ). Calculons sa hauteur .
Le rayon qui figure dans est le rayon, pas le diamètre. Si un énoncé donne le diamètre , commence toujours par calculer avant d'appliquer la formule : oublier cette étape est l'erreur la plus fréquente sur ce type d'exercice.
6Problèmes concrets
6.1 Agrandissement, réduction et volume
Quand on agrandit ou réduit une pyramide ou un cône, toutes ses longueurs sont multipliées par un même nombre (le coefficient d'agrandissement ou de réduction). Que devient alors le volume ?
Si toutes les longueurs d'un solide sont multipliées par (), alors :
- les aires sont multipliées par ;
- les volumes sont multipliés par .
Si les longueurs sont multipliées par , la base (une surface) voit son aire multipliée par , et la hauteur est multipliée par . Le nouveau volume vaut :
Une maquette de pyramide a un volume de . On en construit une version agrandie avec un coefficient . Quel est le volume de la version agrandie ?
6.2 Deux applications classiques
Un vendeur de mil, à Ndjamena, entasse son mil en un tas conique de rayon et de hauteur . En admettant que de mil pèse environ , estimons la masse du tas ().
- masse
Le tas représente donc un peu plus de 127 kg de mil.
Calculons le volume de la pyramide de Khéops (base carrée de côté , hauteur d'origine ), arrondi au millier de près.
Soit environ 2,585 millions de mètres cubes de pierre — de quoi remplir plus de mille piscines olympiques.
Comment connaît-on la hauteur exacte de la pyramide de Khéops, alors qu'une partie de son sommet a disparu au fil des siècles ? C'est l'ingénieur et archéologue britannique William Flinders Petrie qui réalise, entre et , le relevé le plus précis de son époque : à partir des angles des faces encore intactes et de la base, il reconstitue par le calcul la hauteur d'origine du monument.
Ses mesures, publiées en , restent une référence : elles illustrent qu'en géométrie, on peut retrouver une dimension manquante par le calcul, sans avoir besoin de la mesurer directement.
Fiche mémo
- Pyramide : sommet , base polygonale, faces latérales triangulaires ; hauteur ; si régulière, apothème ( milieu d'une arête de base).
- Cône de révolution : base circulaire de rayon , hauteur , génératrice , avec (Pythagore).
- Patron pyramide régulière : la base + un triangle isocèle par côté (base , hauteur ).
- Patron cône : le disque de base (rayon ) + un secteur de rayon et d'angle .
- Perspective cavalière : faces frontales en vraie grandeur ; arêtes fuyantes inclinées et réduites ; verticales en vraie grandeur ; arêtes cachées en pointillés.
- Volume pyramide : ( = aire de la base).
- Volume cône : .
- Agrandissement/réduction de coefficient : longueurs , aires , volumes .
- Ne jamais confondre (hauteur), (apothème) et l'arête latérale ou la génératrice : est toujours la plus petite.
- Rappel d'unités : et .
7Exercices corrigés
Réponds par vrai ou faux, en justifiant brièvement.
- L'apothème d'une pyramide régulière est toujours plus long que sa hauteur.
- Un cône de révolution possède des arêtes.
- Toutes les génératrices d'un même cône ont la même longueur.
- Dans une pyramide régulière, la hauteur passe par le centre de la base.
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1. Vrai. Dans le triangle rectangle en , l'apothème est l'hypoténuse : elle est donc toujours strictement plus longue que le côté (la hauteur).
2. Faux. Une arête est l'intersection de deux faces planes. Le cône n'a qu'une seule surface latérale, courbe : il n'a donc pas d'arête latérale (seulement le cercle de base).
3. Vrai. C'est une conséquence directe de la définition : le cône est engendré par la rotation d'un triangle rectangle autour d'un de ses côtés, donc tous les points du cercle de base sont à la même distance du sommet.
4. Vrai. C'est la définition même d'une pyramide régulière : base = polygone régulier, et sommet à la verticale du centre de la base.
Une pyramide régulière a une base carrée de côté et une hauteur . Calcule son apothème .
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Le triangle est rectangle en , avec .
Un cône de révolution a un rayon et une hauteur . Calcule sa génératrice .
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Calcule le volume d'une pyramide régulière de base carrée de côté et de hauteur .
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Calcule le volume d'un cône de rayon et de hauteur (, arrondi au près).
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Une pyramide régulière a une base carrée de côté et un apothème . Calcule l'aire totale de son patron.
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- aire de la base
- aire d'un triangle
- aire des 4 triangles
- aire totale
Un cône a un rayon et une génératrice . Calcule l'angle du secteur de son patron, puis l'aire de sa surface latérale ().
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L'angle du secteur :
L'aire latérale d'un cône est l'aire de ce secteur, qui vaut :
- aire latérale
Une pyramide a pour base un rectangle de sur , et une hauteur . Calcule son volume.
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Un cône a un diamètre de base et une hauteur . Calcule son volume ().
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Attention : la formule utilise le rayon, pas le diamètre.
Une pyramide miniature a un volume de . On en fabrique une version agrandie, de volume . Calcule le coefficient d'agrandissement .
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Le coefficient d'agrandissement est .
Un cône de révolution a une génératrice et un rayon ().
- Calcule la hauteur du cône.
- Calcule le volume du cône, arrondi au près.
- Donne ce volume en litres, arrondi au centième.
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1. Le triangle est rectangle en , donc , d'où .
2. Volume :
3. Comme :
Un socle est formé d'un cube d'arête , surmonté d'une pyramide régulière à base carrée de même côté () et de hauteur .
- Calcule le volume du cube.
- Calcule le volume de la pyramide.
- Calcule le volume total du solide.
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1. Le cube est un pavé de côté .
2. La pyramide a pour base le carré de côté (aire ) et pour hauteur .
3. Le volume total est la somme des deux volumes.
Un cône de révolution a un rayon et une hauteur ().
- Calcule la génératrice du cône.
- Calcule l'angle du secteur de son patron.
- Calcule le volume du cône, arrondi au près.
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
3.
Le toit de la case (Abéché). À Abéché, une case traditionnelle a un toit conique en chaume, de rayon et de hauteur . Le chaume coûte F CFA le ().
- Calcule la génératrice du toit.
- Calcule l'aire latérale du toit, arrondie au supérieur (pour prévoir une marge).
- En déduire le coût du chaume nécessaire.
Voir le corrigé détaillé
1.
2. L'aire latérale du toit est celle du secteur du patron, .
- aire latérale
- arrondie à l'entier supérieur
3.
- coût
- F CFA
Il faut prévoir environ 108 000 F CFA de chaume.
Le cornet de glace (Dakar). Une glacière de Dakar vend deux cornets coniques : un petit, de rayon et de hauteur , à F CFA ; un grand, de rayon et de hauteur , à F CFA. Quel cornet offre le meilleur rapport quantité/prix () ?
Voir le corrigé détaillé
Petit cornet :
- prix au
- F CFA/
Grand cornet :
- prix au
- F CFA/
Le grand cornet coûte moins cher au () : c'est lui qui offre le meilleur rapport quantité/prix.
Le tas de sable (Bamako). Sur un chantier à Bamako, un tas de sable conique a un rayon et une hauteur . Le sable est vendu F CFA le (). Calcule le coût de ce tas de sable.
Voir le corrigé détaillé
- coût
- F CFA
Ce tas de sable représente environ 20 400 F CFA.