Reconnaître et calculer les primitives des fonctions usuelles.
MathématiquesTerminaleChapitre 7 / 19⏱ 8 h
Ce que tu sauras faire à la fin
Reconnaître une forme dérivée usuelle
Déterminer la primitive vérifiant une condition
Vérifier un résultat par dérivation
Depuis la classe de Première, tu sais dériver : face à une fonction F, tu sais calculer sa fonction dérivée F′, qui donne en chaque point la pente de la tangente à sa courbe. Ce chapitre te propose de parcourir le chemin inverse. Connaissant une fonction f, peut-on retrouver une fonction F dont elle serait la dérivée ? La réponse est oui, et cette fonction F porte un nom : une primitive de f.
Ce « chemin inverse » n'est pas un simple exercice de style. En cinématique, connaître l'accélération a(t) d'un mobile permet, par primitivations successives, de retrouver sa vitesse v(t) puis sa position x(t). En économie, le coût marginal est la dérivée du coût total : retrouver le coût total à partir du coût marginal, c'est chercher une primitive. Et ce chapitre est surtout la porte d'entrée du suivant : tout le calcul intégral — les aires, les volumes, les valeurs moyennes — repose entièrement sur les primitives. Pas de primitives, pas d'intégrales.
Un changement de point de vue t'attend cependant. Dériver une fonction donne une seule réponse. Chercher une primitive en donne une infinité : si F convient, alors F+5, F−2 ou F+π conviennent tout autant, car ajouter une constante ne change rien à la dérivée. Toute la rigueur de ce chapitre — et une bonne partie des points perdus au baccalauréat — se joue sur cette nuance : on ne parle jamais de « la » primitive d'une fonction, sauf lorsqu'une condition supplémentaire vient fixer cette constante.
Le programme est dense mais progressif : après avoir posé les définitions, tu apprendras un tableau de primitives usuelles, puis la manière de reconnaître des formes composées comme u′eu, avant de savoir imposer une condition initiale et, enfin, de combiner toutes ces techniques — linéarisation trigonométrique, décomposition en éléments simples — pour venir à bout de n'importe quelle fonction du programme. Une bonne nouvelle pour finir : dans ce chapitre plus que tout autre, tu peux toujours vérifier ton résultat, simplement en dérivant la réponse trouvée.
1Définition et existence
1.1 Définition d'une primitive
Définition
Soit f une fonction définie sur un intervalle I. On dit qu'une fonction F est une primitive de f sur I lorsque :
F est dérivable sur I ;
pour tout x∈I, F′(x)=f(x).
Chercher une primitive de f, c'est donc chercher une fonction dont f est la dérivée. Primitiver et dériver sont deux opérations inverses l'une de l'autre, tout comme extraire une racine carrée est l'opération inverse de l'élévation au carré.
Exemple — vérifier qu'une fonction est une primitive
Vérifions que F(x)=x2 est une primitive de f(x)=2x sur R.
F est dérivable sur R comme fonction polynôme
F′(x)=2x
=f(x)
F vérifie les deux conditions de la définition : F(x)=x2 est donc une primitive de f(x)=2x sur R.
Exemple — un second cas
Vérifions que F(x)=−cosx est une primitive de f(x)=sinx sur R.
F′(x)=−(−sinx)
=sinx
=f(x)
Attention
Une fonction qui admet une primitive en admet en réalité une infinité (tu le démontreras au 1.2). N'écris donc jamais « la primitive de f » sans précision : dis « une primitive de f », et n'oublie jamais le « +C » final lorsque l'énoncé ne fixe aucune condition — c'est l'erreur la plus sanctionnée au baccalauréat sur ce chapitre.
1.2 Existence et ensemble des primitives
Les exemples précédents supposaient qu'une primitive existait déjà. Le théorème suivant garantit que ce sera toujours le cas pour les fonctions que tu rencontres en Terminale.
Théorème (admis)
Toute fonction fcontinue sur un intervalle I admet des primitives sur I.
La démonstration de ce théorème dépasse le programme de Terminale : elle demande de construire explicitement une primitive à partir de l'aire sous la courbe de f, ce que tu entreverras au chapitre suivant. Retiens simplement que la continuité — une propriété que tu sais établir depuis le chapitre sur les limites — suffit à garantir l'existence.
Math & Co — Le problème inverse de Barrow
En 1670, le mathématicien anglais Isaac Barrow (1630-1677), professeur à Cambridge, publie ses Lectiones Geometricae. Il y démontre, par des méthodes géométriques, que le problème des tangentes (trouver la pente d'une courbe) et le problème des aires (calculer la surface sous une courbe) sont deux problèmes inverses l'un de l'autre — l'idée même qui fonde ce chapitre.
Barrow est aussi le professeur, puis en 1669 le prédécesseur direct à la chaire lucasienne de Cambridge, d'un certain Isaac Newton. C'est Newton, avec l'Allemand Gottfried Wilhelm Leibniz, qui donnera quelques années plus tard à cette relation inverse toute sa puissance de calcul.
Une fois qu'une primitive existe, combien y en a-t-il ? La propriété suivante répond complètement à la question.
Propriété
Soit f une fonction admettant une primitive F0 sur un intervalle I. Les primitives de f sur I sont exactement les fonctions de la forme :
F(x)=F0(x)+C,C∈R
Démonstration
On utilise un résultat déjà rencontré dans le chapitre sur les variations : si une fonction est dérivable sur un intervalle I et si sa dérivée est nulle sur I, alors cette fonction est constante sur I.
Les fonctions F0+C sont des primitives. Pour tout réel C, la fonction F0+C est dérivable sur I et :
(F0+C)′(x)=F0′(x)
=f(x)
donc F0+C est bien une primitive de f sur I.
Réciproquement, soit F une primitive quelconque de f sur I, et posons g=F−F0. La fonction g est dérivable sur I comme différence de fonctions dérivables, et :
g′(x)=F′(x)−F0′(x)
=f(x)−f(x)
=0
g est donc dérivable sur l'intervalle I, de dérivée nulle sur I : d'après le résultat rappelé plus haut, g est constante sur I. Il existe donc C∈R tel que g(x)=C pour tout x∈I, c'est-à-dire F(x)=F0(x)+C. C.Q.F.D.
La figure suivante précise le sens géométrique de l'égalité F′=f : la pente de la tangente à la courbe d'une primitive F, en un point d'abscisse x0, est exactement la valeur f(x0).
Figure 1 — La courbe de F(x)=x2, une primitive de f(x)=2x. Au point d'abscisse x0=1,5, la tangente a pour pente f(x0)=2×1,5=3 : la pente de la tangente à la courbe d'une primitive F, en un point, est la valeur de f en ce point.
Conséquence directe de la propriété précédente : les courbes de deux primitives d'une même fonction se déduisent l'une de l'autre par translation verticale, comme le montre la figure suivante pour f(x)=2x.
Figure 2 — La famille des primitives de f(x)=2x sur R : les courbes de FC(x)=x2+C se déduisent toutes de l'une d'elles par une translation verticale (ici, de +1 entre deux courbes consécutives).
2Primitives des fonctions usuelles
2.1 Linéarité
Propriété — linéarité
Soit F une primitive de f sur I et G une primitive de g sur I. Pour tous réels a et b, la fonction aF+bG est une primitive de af+bg sur I :
(aF+bG)′=aF′+bG′=af+bg
(conséquence immédiate de la linéarité de la dérivation).
Cette propriété est ta permission officielle de primitiver terme à terme une somme, et de sortir les constantes multiplicatives — exactement comme tu le fais déjà pour dériver.
2.2 Tableau des primitives usuelles
Le tableau suivant se lit dans les deux sens. Lu de gauche à droite, c'est un tableau de dérivées, que tu connais depuis la Première. Lu de droite à gauche, c'est le tableau des primitives usuelles : il suffit de « remonter » chaque dérivée connue.
Fonction f
Une primitive F
Intervalle
f(x)=k (constante)
F(x)=kx
R
f(x)=xn, n∈N
F(x)=n+1xn+1
R
f(x)=x1
F(x)=lnx
]0;+∞[
f(x)=x21
F(x)=−x1
]−∞;0[ ou ]0;+∞[
f(x)=x1
F(x)=2x
]0;+∞[
f(x)=ex
F(x)=ex
R
f(x)=cosx
F(x)=sinx
R
f(x)=sinx
F(x)=−cosx
R
f(x)=cos2x1=1+tan2x
F(x)=tanx
]−2π+kπ;2π+kπ[, k∈Z
Méthode — retrouver une ligne du tableau
Pour retrouver, par exemple, la primitive de xn, pose-toi la question à l'envers : « quelle fonction, dérivée, donne xn ? ». Tu sais que la dérivée de xn+1 est (n+1)xn : il manque un facteur n+11, d'où F(x)=n+1xn+1. C'est cette « lecture à l'envers » que tu systématiseras au §5.
Exemple — une primitive de polynôme
Déterminons les primitives sur R de f(x)=3x2−5x+2.
primitive de 3x2 : x3
primitive de −5x : −25x2
primitive de 2 : 2x
⇒F(x)=x3−25x2+2x+C, C∈Rlinéarité (§2.1)
Exemple — combiner deux lignes du tableau
Déterminons les primitives sur ]0;+∞[ de f(x)=x24−x3.
primitive de x24 : −x44×(−x1)
primitive de −x3 : −6x−3×2x
⇒F(x)=−x4−6x+C, C∈R
Attention — le piège de R∗
La propriété du §1.2 (« deux primitives diffèrent d'une constante ») exige que le domaine soit un intervalle. Or R∗=]−∞;0[∪]0;+∞[ n'en est pas un ! Sur ]0;+∞[, une primitive de f(x)=x21 peut s'écrire F(x)=−x1+5 ; sur ]−∞;0[, une autre primitive de la même fonction f peut très bien s'écrire F(x)=−x1−12 : ce sont deux primitives légitimes de f sur R∗, qui ne diffèrent pas d'une constante unique. Précise donc toujours sur quel intervalle tu travailles.
Math & Co — Le mot « primitive »
Le terme fonction primitive est introduit par le mathématicien Joseph-Louis Lagrange (1736-1813) dans sa Théorie des fonctions analytiques, publiée en 1797. Lagrange y tente de fonder le calcul différentiel sans recourir aux « infiniment petits », jugés peu rigoureux : la fonction F y est dite « primitive » de f au sens où f en dérive — F est première, primitive, dans l'ordre logique de la construction.
3Formes u′un, u′/u, u′eu
3.1 Repérer une forme composée
De nombreuses fonctions du programme ne sont pas de simples xn, mais des composées : une fonction u est « prise dans » xn, dans ex, dans cosx... La méthode ci-dessous s'applique à toutes.
Méthode — reconnaître une forme u′×g(u)
Repère dans l'expression de f une fonction « intérieure » u(x) plausible (souvent : ce qui est élevé à une puissance, ce qui est sous une racine, ce qui est en exposant).
Calcule u′(x) et compare-la à ce qui multiplie le reste de l'expression.
Si un facteur constant manque, fais-le apparaître en multipliant et divisant par ce facteur (il « sort » de la primitive).
Applique la ligne correspondante du tableau ci-dessous.
3.2 Tableau des formes composées usuelles
Dans tout ce tableau, u désigne une fonction dérivable sur un intervalle I.
Fonction
Une primitive
Condition
u′un, n∈N
n+1un+1
—
unu′, n⩾2 entier
−(n−1)un−11
u ne s'annule pas sur I
uu′
ln∣u∣
u ne s'annule pas sur I
uu′
2u
u>0 sur I
u′eu
eu
—
u′cosu
sinu
—
u′sinu
−cosu
—
Attention — une forme hors programme
Tu pourrais être tenté d'ajouter au tableau la ligne 1+u2u′, dont une primitive est arctanu (la fonction « arc tangente »). Cette fonction n'est pas au programme de Terminale C/D : si une telle expression apparaît dans un exercice, c'est le signe qu'il faut la traiter autrement (décomposition, changement d'écriture), et non l'intégrer telle quelle.
3.3 Exemples résolus
Exemple A — puissances de u
1) Primitive sur R de f(x)=2x(x2+1)3 : on pose u(x)=x2+1, u′(x)=2x, qui correspond exactement au facteur présent.
f=u′u3
⇒F(x)=4(x2+1)4+C
2) Primitive sur R de f(x)=(x2+1)34x : ici u(x)=x2+1, u′(x)=2x, et f=2×u3u′.
primitive de u3u′ : −2u21
⇒F(x)=2×(−2(x2+1)21)+C
=−(x2+1)21+C
Exemple B — quotient u′/u et exponentielle
1) Primitive sur R de f(x)=x2+1x : u(x)=x2+1>0, u′(x)=2x, donc f=21×uu′.
primitive de uu′ : ln(u)u>0, donc ln∣u∣=lnu
⇒F(x)=21ln(x2+1)+C
2) Primitive sur R de f(x)=3x2ex3 : u(x)=x3, u′(x)=3x2, correspondance exacte.
f=u′eu
⇒F(x)=ex3+C
Exemple C — trigonométrie et racine
1) Primitive sur R de f(x)=(2x−1)cos(x2−x) : u(x)=x2−x, u′(x)=2x−1, correspondance exacte.
f=u′cosu
⇒F(x)=sin(x2−x)+C
2) Primitive sur R de f(x)=xsin(x2) : u(x)=x2, u′(x)=2x, donc f=21×u′sinu.
primitive de u′sinu : −cosu
⇒F(x)=−21cos(x2)+C
3) Primitive sur R de f(x)=x2−3x+52x−3 : le discriminant de x2−3x+5 vaut 9−20=−11<0, donc x2−3x+5>0 sur R ; on pose u(x)=x2−3x+5, u′(x)=2x−3, correspondance exacte.
f=uu′
⇒F(x)=2x2−3x+5+C
Attention
L'erreur la plus fréquente : oublier le facteur d'ajustement. Écrire que xex2 a pour primitive ex2 est faux — en dérivant, tu obtiendrais 2xex2, pas xex2 ! La bonne primitive est 21ex2. Le réflexe qui sauve des points : dérive toujours ta réponse pour vérifier.
4Primitive vérifiant une condition initiale
4.1 Théorème d'existence et d'unicité
Une primitive générale traîne toujours sa constante C indéterminée. En physique comme en mathématiques, on dispose souvent d'une information supplémentaire — une position initiale, un point connu de la courbe — qui permet de fixer cette constante une fois pour toutes.
Théorème
Soit f une fonction continue sur un intervalle I, x0∈I et y0∈R. Il existe une unique primitive F de f sur I telle que F(x0)=y0.
Démonstration
Existence. D'après le théorème du §1.2, f admet au moins une primitive F0 sur I. Posons C0=y0−F0(x0) et F=F0+C0 : d'après la propriété du §1.2, F est une primitive de f sur I, et :
F(x0)=F0(x0)+C0
=F0(x0)+y0−F0(x0)
=y0
donc F convient.
Unicité. Toute primitive G de f sur I s'écrit G=F0+C pour un certain C∈R (§1.2). La condition G(x0)=y0 équivaut alors à :
F0(x0)+C=y0
⟺C=y0−F0(x0)
cette valeur de C est unique : il ne peut donc exister qu'une seule primitive de f sur I vérifiant G(x0)=y0. C.Q.F.D.
4.2 Méthode et exemples
Méthode — déterminer la primitive vérifiant une condition
Détermine la primitive générale de f sur I, avec sa constante +C (§2 ou §3).
Écris l'équation donnée par la condition, par exemple F(x0)=y0.
Résous cette équation pour trouver la valeur de C.
Conclus en donnant l'expression explicite de F, sans « +C » puisqu'il est désormais déterminé.
Exemple — condition sur un polynôme
Déterminons la primitive F de f(x)=6x−4 sur R telle que F(1)=5.
primitive générale : F(x)=3x2−4x+C
F(1)=3−4+C
=−1+C
F(1)=5⟺−1+C=5
⟺C=6
La primitive cherchée est F(x)=3x2−4x+6.
Exemple — condition sur une exponentielle
Déterminons la primitive F de f(x)=e2x sur R telle que F(0)=3.
f(x)=21×2e2xforme u′eu, u=2x
primitive générale : F(x)=21e2x+C
F(0)=21+C
F(0)=3⟺21+C=3
⟺C=25
La primitive cherchée est F(x)=21e2x+25.
Exemple — condition sur une famille de paraboles
Déterminons la primitive F de f(x)=−2x+4 sur R dont la courbe passe par le point A(3;2).
primitive générale : F(x)=−x2+4x+C
F(3)=−9+12+C
=3+C
F(3)=2⟺3+C=2
⟺C=−1
La primitive cherchée est F(x)=−x2+4x−1. La figure suivante représente plusieurs primitives de f, et met en évidence celle-ci, seule à passer par A.
Figure 3 — Plusieurs primitives de f(x)=−2x+4 : les courbes de FC(x)=−x2+4x+C, pour C=−3 et C=3 (en grisé), et pour C=−1 (en bleu) — seule courbe de la famille à passer par le point A(3;2).
Attention
L'ordre des opérations est impératif : détermine d'abord la primitive générale avec sa constante, puis seulement applique la condition. Appliquer la condition directement à f au lieu de F, ou oublier la constante C avant de l'égaler à une valeur, sont les deux erreurs les plus fréquentes sur ce type de question.
5Lecture inverse du tableau des dérivées
5.1 Stratégie générale
Tu as maintenant tous les outils : le tableau usuel (§2), les formes composées (§3). Reste à savoir, face à une fonction inconnue, dans quel ordre les mobiliser. La méthode ci-dessous te sert de feuille de route pour tout le chapitre — et pour le baccalauréat.
Méthode — face à une fonction à primitiver
Cherche si f correspond directement à une ligne du tableau usuel (§2).
Sinon, cherche une forme composée u′×g(u) (§3), quitte à ajuster une constante multiplicative.
Si des carrés ou des produits trigonométriques apparaissent (cos2, sin2, cos×sin...), linéarise d'abord (§5.2).
Si c'est une fraction rationnelle qui ne se ramène pas à u′/u, décompose-la en éléments simples (§5.3).
Dans tous les cas : vérifie ton résultat en le dérivant.
5.2 Linéarisation trigonométrique
Aucune ligne du tableau ne donne directement une primitive de cos2x ou de sin2x : ce ne sont pas des formes u′×g(u). La solution consiste à transformer l'écriture avant de primitiver, à l'aide des formules de duplication.
Méthode — linéariser un carré trigonométrique
On utilise les formules, conséquences de cos(2x)=2cos2x−1=1−2sin2x :
cos2x=21+cos(2x)sin2x=21−cos(2x)
Une fois linéarisée, l'expression ne contient plus que des termes constants et des cos(2x) ou sin(2x), directement primitivables.
Exemple — primitive de cos2x
Déterminons les primitives sur R de f(x)=cos2x.
f(x)=21+cos(2x)
=21+21cos(2x)
Le premier terme a pour primitive 21x. Pour le second, on pose u=2x, u′=2, donc 21cos(2x)=41×2cos(2x)=41u′cosu, de primitive 41sin(2x).
⇒F(x)=2x+41sin(2x)+C
5.3 Décomposition en éléments simples
Certaines fractions rationnelles ne sont pas de la forme u′/u : c'est le cas dès que le dénominateur se factorise en plusieurs facteurs distincts. On les décompose alors en une somme de fractions plus simples, chacune primitivable séparément.
Méthode — décomposer (x−a)(x−b)1
On cherche deux réels A et B tels que, pour tout x du domaine :
(x−a)(x−b)1=x−aA+x−bB
On réduit au même dénominateur, on identifie les numérateurs, puis on résout le système obtenu (ou, plus rapidement, on remplace x par a puis par b après avoir multiplié par chaque dénominateur).
Exemple — primitive de x2−11
Déterminons une primitive de f(x)=x2−11=(x−1)(x+1)1 sur ]1;+∞[.
On cherche A,B tels que (x−1)(x+1)1=x−1A+x+1B, soit 1=A(x+1)+B(x−1).
en x=1 : 1=2A
⇒A=21
en x=−1 : 1=−2B
⇒B=−21
Donc, sur ]1;+∞[ (où x−1>0 et x+1>0) :
f(x)=21×x−11−21×x+11
⇒F(x)=21ln(x−1)−21ln(x+1)+C
Attention
Comme au §2.2, l'intervalle compte : sur ]−1;1[, on aurait x−1<0 et il faudrait écrire ln∣x−1∣=ln(1−x). Vérifie toujours le signe de chaque facteur avant de retirer les valeurs absolues, et n'oublie pas de dériver ton résultat pour te contrôler.
5.4 Un avant-goût : l'aire sous une courbe
Pourquoi tant d'efforts pour maîtriser les primitives ? Voici un premier indice, que le prochain chapitre développera entièrement.
Math & Co — Un signe né d'une somme
Le 29 octobre 1675, dans un manuscrit resté célèbre, Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) introduit pour la première fois le symbole ∫, un « S » allongé pour summa (somme, en latin). Il l'utilise pour noter une somme d'aires infinitésimales — ce que nous appelons aujourd'hui une intégrale. Leibniz avait compris ce que Barrow avait entrevu : cette « somme d'aires » se calcule, comme par magie, à l'aide d'une primitive.
Voici l'idée, que tu retrouveras en détail au chapitre suivant : l'aire de la région comprise entre la courbe d'une fonction positive h, l'axe des abscisses, et deux droites verticales d'équations x=a et x=b, s'exprime à l'aide d'une primitive de h.
Figure 4 — L'aire de la région colorée, comprise entre la courbe de h(x)=−x2+4x, l'axe des abscisses et les droites x=a=1 et x=b=3, se calcule à l'aide d'une primitive de h : c'est tout l'objet du chapitre « Calcul intégral ».
Tu sais désormais reconnaître, construire et déterminer une primitive dans toutes les situations du programme. C'est très exactement ce dont tu auras besoin, dès le prochain chapitre, pour donner un sens rigoureux au mot « aire ».
Fiche mémo
F primitive de f sur I⟺F dérivable sur I et F′=f sur I.
f continue sur I⇒f admet des primitives sur I (admis).
F, G primitives de f sur l'intervalleI⟺ il existe C∈R tel que G=F+C sur I.
Une condition F(x0)=y0 détermine une unique primitive.
Toujours ajuster une constante multiplicative manquante avant d'appliquer une formule composée.
Linéariser avant de primitiver cos2x ou sin2x : cos2x=21+cos(2x), sin2x=21−cos(2x).
Décomposer en éléments simples une fraction rationnelle qui n'est pas de la forme u′/u.
Une primitive sans son « +C » est une réponse incomplète, sauf condition initiale fixée.
Sur un ensemble qui n'est pas un intervalle (par exemple R∗), les constantes peuvent différer d'un morceau à l'autre.
Réflexe systématique : vérifier un résultat en dérivant la primitive trouvée.
6Exercices corrigés
Niveau 1 — Application directe
1
Détermine, sur l'intervalle indiqué, une primitive de chacune des fonctions suivantes.
f(x)=5x4 sur R
f(x)=x21 sur ]0;+∞[
f(x)=3cosx sur R
f(x)=ex−2 sur R
Voir le corrigé détaillé
1) F(x)=x5
2) F(x)=−x1
3) F(x)=3sinx
4) F(x)=ex−2x
2
Vérifie que F(x)=(x2+1)ex est une primitive de f(x)=(x2+2x+1)ex sur R.
Voir le corrigé détaillé
F est dérivable sur R comme produit de fonctions dérivables. Avec u(x)=x2+1 et v(x)=ex, F=uv donc F′=u′v+uv′.
F′(x)=2xex+(x2+1)ex
=(x2+2x+1)ex
=f(x)
F est bien une primitive de f sur R. Remarque : x2+2x+1=(x+1)2.
3
Détermine les primitives sur R de f(x)=4x3−6x2+x−5.
Voir le corrigé détaillé
primitive de 4x3 : x4
primitive de −6x2 : −2x3
primitive de x : 2x2
primitive de −5 : −5x
⇒F(x)=x4−2x3+2x2−5x+C, C∈R
4
Détermine les primitives sur R de f(x)=sinx+cosx−4.
Voir le corrigé détaillé
F(x)=−cosx+sinx−4x+C, C∈R
5
Détermine les primitives sur ]0;+∞[ de f(x)=x3−x22.
Voir le corrigé détaillé
primitive de x3 : 6x
primitive de −x22 : x2
⇒F(x)=6x+x2+C, C∈R
6
Détermine les primitives sur R de f(x)=2x(x2+5)4.
Voir le corrigé détaillé
On pose u(x)=x2+5, u′(x)=2x : correspondance exacte avec la forme u′u4.
⇒F(x)=5(x2+5)5+C, C∈R
Niveau 2 — Approfondissement
7
Détermine les primitives sur R de f(x)=xe−x2.
Voir le corrigé détaillé
On pose u(x)=−x2, u′(x)=−2x.
f(x)=−21×(−2x)e−x2
f=−21u′eu
⇒F(x)=−21e−x2+C, C∈R
8
Détermine les primitives sur R de f(x)=x2−x+34x−2.
Voir le corrigé détaillé
Le discriminant de x2−x+3 vaut 1−12=−11<0 : ce trinôme est strictement positif sur R. On pose u(x)=x2−x+3, u′(x)=2x−1.
f(x)=2×x2−x+32x−1
f=2×uu′
⇒F(x)=2ln(x2−x+3)+C, C∈Ru>0 donc ln∣u∣=lnu
9
Détermine les primitives sur R de f(x)=4sin2x.
Voir le corrigé détaillé
f(x)=4×21−cos(2x)
=2−2cos(2x)
Primitive de 2 : 2x. Pour −2cos(2x), on pose u=2x, u′=2 : −2cos(2x)=−u′cosu, de primitive −sinu=−sin(2x).
⇒F(x)=2x−sin(2x)+C, C∈R
10
Détermine une primitive de f(x)=(x+1)(x+3)2x+7 sur ]−1;+∞[.
Voir le corrigé détaillé
On cherche A,B tels que (x+1)(x+3)2x+7=x+1A+x+3B, soit 2x+7=A(x+3)+B(x+1).
en x=−1 : 5=2A
⇒A=25
en x=−3 : 1=−2B
⇒B=−21
Sur ]−1;+∞[, x+1>0 et x+3>0, donc :
f(x)=25×x+11−21×x+31
⇒F(x)=25ln(x+1)−21ln(x+3)+C, C∈R
11
Soit f(x)=6x2(x3−1)2. Détermine la primitive F de f sur R telle que F(1)=10.
Voir le corrigé détaillé
On pose u(x)=x3−1, u′(x)=3x2.
f(x)=2×3x2(x3−1)2
f=2u′u2
primitive générale : F(x)=32(x3−1)3+C
F(1)=32(1−1)3+C
=C
F(1)=10⟺C=10
La primitive cherchée est F(x)=32(x3−1)3+10.
Niveau 3 — Type bac
12
Restitution organisée de connaissances.
Démontre que si F et G sont deux primitives d'une même fonction f sur un intervalle I, alors il existe un réel C tel que G=F+C sur I.
Vérifie que F(x)=x3−x2+x−4 est une primitive de f(x)=3x2−2x+1 sur R.
En utilisant le résultat de la question 1, détermine la primitive G de f sur R telle que G(0)=5, sans reprendre le calcul d'une primitive depuis le début.
Voir le corrigé détaillé
1. La fonction g=G−F est dérivable sur I comme différence de fonctions dérivables.
g′(x)=G′(x)−F′(x)
=f(x)−f(x)
=0
g est donc dérivable sur l'intervalle I, de dérivée nulle sur I : g est constante sur I. Il existe donc C∈R tel que g(x)=C pour tout x∈I, c'est-à-dire G(x)=F(x)+C. C.Q.F.D.
2.F est dérivable sur R comme fonction polynôme.
F′(x)=3x2−2x+1
=f(x)
F est bien une primitive de f sur R.
3. D'après la question 1, G=F+C sur R pour un certain C∈R.
G(0)=F(0)+C
=−4+C
G(0)=5⟺−4+C=5
⟺C=9
D'où G(x)=x3−x2+x−4+9=x3−x2+x+5.
13
On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction f(x)=x2−4.
Figure 5 — La parabole d'équation y=x2−4 coupe l'axe des abscisses en −2 et 2 : f est négative entre ces deux racines, positive à l'extérieur.
Détermine le signe de f(x) sur R (tu pourras factoriser f(x)).
F est la primitive de f sur R qui s'annule en 0. Sans calculer l'expression de F, dresse son tableau de variations, en justifiant à partir du signe de f=F′.
Détermine l'expression de F(x), puis calcule F(−2), F(0) et F(2) ; vérifie la cohérence avec le tableau de variations obtenu à la question 2.
Voir le corrigé détaillé
1.f(x)=x2−4=(x−2)(x+2), un trinôme du second degré de racines −2 et 2, de coefficient dominant positif : il est donc négatif entre les racines, positif à l'extérieur.
x
−∞
−2
2
+∞
f(x)
+
0
−
0
+
2. Puisque F′=f, le signe de F′ est celui de f : F est croissante là où f⩾0, décroissante là où f⩽0.
x
−∞
−2
2
+∞
F′(x)=f(x)
+
0
−
0
+
F
↗
↘
↗
3. Une primitive générale de f est 3x3−4x+C.
F(0)=0+C
F(0)=0⟺C=0
D'où F(x)=3x3−4x.
F(−2)=−38+8
=316
F(0)=0
F(2)=38−8
=−316
On a bien F(−2)=316>0 (maximum local), F(2)=−316<0 (minimum local), et F décroît de l'un à l'autre en passant par F(0)=0 : c'est cohérent avec le tableau de variations. On remarque même que F(−2)=−F(2) : F est une fonction impaire, car f est paire et F(0)=0.
14
Soit f la fonction définie sur I=]−1;+∞[ par f(x)=(x+1)(x+2)3x+5.
Justifie que f est continue sur I, puis détermine deux réels a et b tels que, pour tout x∈I, f(x)=x+1a+x+2b.
En déduire une primitive de f sur I (tu justifieras l'absence de valeurs absolues).
Détermine la primitive F de f sur I telle que F(0)=3.
Voir le corrigé détaillé
1. Sur I=]−1;+∞[, x+1=0 et x+2=0 : f est un quotient de fonctions polynômes dont le dénominateur ne s'annule pas sur I, donc f est continue sur I. On cherche a,b tels que 3x+5=a(x+2)+b(x+1).
en x=−1 : 2=a
⇒a=2
en x=−2 : −1=−b
⇒b=1
2. Sur I, x+1>0 et x+2>0, donc ln∣x+1∣=ln(x+1) et ln∣x+2∣=ln(x+2).
f(x)=x+12+x+21
⇒une primitive : F0(x)=2ln(x+1)+ln(x+2)
3. La primitive générale sur I est F(x)=2ln(x+1)+ln(x+2)+C.
F(0)=2ln1+ln2+C
=ln2+C
F(0)=3⟺ln2+C=3
⟺C=3−ln2
D'où F(x)=2ln(x+1)+ln(x+2)+3−ln2, que l'on peut aussi écrire, en regroupant les logarithmes, F(x)=ln(2(x+1)2(x+2))+3.
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
15
Le bus de Dakar. Un bus démarre de la gare routière de Dakar. Son accélération est constante et vaut a(t)=1,5m/s2 pendant les 12 premières secondes suivant le départ (t en secondes). Initialement, le bus est à l'arrêt (v(0)=0) et on choisit l'origine des distances au niveau de la gare (x(0)=0).
Détermine v(t), la vitesse du bus à l'instant t, sachant que v est la primitive de a qui vérifie v(0)=0.
Détermine x(t), la distance parcourue depuis la gare à l'instant t, sachant que x est la primitive de v qui vérifie x(0)=0.
Calcule la distance parcourue et la vitesse atteinte après 10 secondes.
Voir le corrigé détaillé
1.a est constante sur [0;12], donc v(t)=1,5t+C.
v(0)=C
v(0)=0⟺C=0
D'où v(t)=1,5t.
2.v(t)=1,5t, donc x(t)=0,75t2+C′.
x(0)=C′
x(0)=0⟺C′=0
D'où x(t)=0,75t2.
Figure 6 — La vitesse v(t)=1,5t du bus, fonction affine du temps puisque l'accélération est constante. À t=10s, v(10)=15m/s.
3.
v(10)=1,5×10
=15m/s
x(10)=0,75×102
=75m
Après 10 secondes, le bus a parcouru 75 m et roule à 15m/s, soit 15×3,6=54km/h.
16
La citerne d'Abéché. Une citerne se remplit à un débit D(t)=6−0,3t (en m³/h), où t est le temps écoulé, en heures, depuis l'ouverture de la vanne (t∈[0;20]). À l'instant t=0, la citerne contient déjà 5 m³ d'eau.
Détermine V(t), le volume d'eau contenu dans la citerne à l'instant t, sachant que V est la primitive de D qui vérifie V(0)=5.
Calcule le volume contenu après 10 heures.
À quel instant le débit s'annule-t-il ? Quel volume la citerne contient-elle alors ?
Voir le corrigé détaillé
1. Une primitive générale de D est V(t)=6t−0,15t2+C.
V(0)=C
V(0)=5⟺C=5
D'où V(t)=6t−0,15t2+5.
2.
V(10)=60−15+5
=50m3
3.
D(t)=0⟺6−0,3t=0
⟺t=20
V(20)=120−60+5
=65m3
Le débit s'annule à t=20 h : la vanne cesse d'alimenter la citerne, qui contient alors 65 m³ d'eau.
17
Le cacaoyer d'Abidjan. Dans une plantation près d'Abidjan, la hauteur d'un jeune cacaoyer croît à une vitesse h′(t)=0,9t−0,03t2 (en cm/mois), où t est le nombre de mois écoulés depuis la plantation (t∈[0;24]). À la plantation (t=0), l'arbre mesure 20 cm.
Détermine h(t), sachant que h(0)=20.
Quelle est la hauteur de l'arbre après 10 mois ? après 20 mois ?
Vérifie ton résultat en dérivant h(t).
Voir le corrigé détaillé
1. Une primitive générale de h′ est h(t)=0,45t2−0,01t3+C.
h(0)=C
h(0)=20⟺C=20
D'où h(t)=0,45t2−0,01t3+20.
2.
h(10)=0,45×100−0,01×1000+20
=45−10+20
=55cm
h(20)=0,45×400−0,01×8000+20
=180−80+20
=120cm
Après 10 mois, le cacaoyer mesure 55 cm ; après 20 mois, 120 cm.
3.
h′(t)=0,9t−0,03t2
On retrouve exactement l'expression de départ : le résultat est confirmé.
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Une primitive de f sur un intervalle I est une fonction F telle que :
Explication : Par définition, F est une primitive de f sur I lorsque F est dérivable sur I et que F′=f.
Toute fonction continue sur un intervalle I admet sur I :
Explication : Si F est une primitive de f, alors toutes les primitives sont les fonctions x↦F(x)+k, avec k réel : il y en a une infinité.
Une primitive de f(x)=x3 sur R est :
Explication : Pour f(x)=xn, une primitive est F(x)=n+1xn+1. Ici n=3, donc F(x)=4x4. On vérifie : F′(x)=x3.
Une primitive de f(x)=x1 sur ]0;+∞[ est :
Explication : Sur ]0;+∞[, (lnx)′=x1, donc lnx est une primitive de x1.
Une primitive de f(x)=cosx sur R est :
Explication :(sinx)′=cosx, donc sinx est une primitive de cosx. Attention au signe : c'est −cosx qui est une primitive de sinx.
La primitive de f(x)=2x sur R qui vaut 5 en x=1 est :
Explication : Les primitives de 2x sont x2+k. La condition F(1)=5 donne : 1+k=5 donc k=4, d'où F(x)=x2+4.
Une primitive de f(x)=e3x sur R est :
Explication : Une primitive de eax est a1eax. Ici a=3 : on vérifie (31e3x)′=33e3x=e3x.
Les primitives de f(x)=3x2−4x+1 sur R sont de la forme :
Explication : On prend une primitive de chaque terme : 3x2→x3 −4x→−2x2 1→x d'où F(x)=x3−2x2+x+k.
Une primitive de u′u3 (avec u dérivable) est :
Explication : Forme u′un : une primitive est n+1un+1. Ici n=3, donc 4u4, car (4u4)′=u′u3.
Une primitive de f(x)=x2+12x sur R est :
Explication : On reconnaît la forme uu′ avec u(x)=x2+1>0 et u′(x)=2x : une primitive est lnu=ln(x2+1).
Une primitive de f(x)=u′eu est :
Explication :(eu)′=u′eu : la dérivée de eu redonne exactement u′eu, donc eu est une primitive.
Une primitive de f(x)=sin(2x) sur R est :
Explication : Une primitive de sin(ax) est −a1cos(ax). Vérification : (−21cos(2x))′=−21×(−2sin(2x)) =sin(2x).
Sur ]0;+∞[, les primitives de f(x)=x21 sont :
Explication :(−x1)′=x21. La réponse d est la dérivée de f, pas une primitive — c'est le piège classique.
Une primitive de f(x)=uu′ (avec u>0) est :
Explication :(2u)′=2×2uu′=uu′. Le facteur 2 est indispensable.
La fonction F(x)=xlnx−x est une primitive, sur ]0;+∞[, de :
Explication : On dérive : F′(x)=1×lnx+x×x1−1 =lnx+1−1 =lnx.
Deux primitives F et G d'une même fonction f sur un intervalle I vérifient toujours :
Explication :(F−G)′=f−f=0 sur l'intervalle I, donc F−G est une fonction constante sur I.
Une primitive de f(x)=(2x+1)(x2+x−3)4 sur R est :
Explication : Avec u(x)=x2+x−3, on a u′(x)=2x+1 : c'est la forme u′u4, de primitive 5u5.
Une primitive de f(x)=cos(3x−4π) est :
Explication : Une primitive de cos(ax+b) est a1sin(ax+b). Ici a=3.
La vitesse d'un mobile est v(t)=3t2+2 (en m/s). Sa position x(t), avec x(0)=1, est :
Explication : La position est une primitive de la vitesse : x(t)=t3+2t+k or x(0)=1 donne k=1, d'où x(t)=t3+2t+1.
Parmi ces affirmations, laquelle est VRAIE ?
Explication : La condition initiale F(x0)=y0 fixe la constante k de manière unique. Attention : la primitive d'un produit n'est pas le produit des primitives.