Depuis la classe de 4ème, tu sais calculer une aire, un périmètre, appliquer le théorème de Pythagore. Ce chapitre te fait changer de dimension : on ne travaille plus seulement dans un plan, mais dans l'espace, celui où tu vis réellement. Une salle de classe, un ballon, un immeuble, un réservoir d'eau : tout ce qui t'entoure est un solide, et pour le décrire, le dessiner et le calculer, il te faut de nouveaux outils.
Le premier défi est presque artistique : comment représenter, sur une feuille plate, un objet qui a trois dimensions ? La réponse s'appelle la perspective cavalière — une méthode précise, avec des règles strictes, que les ingénieurs et les architectes utilisent encore aujourd'hui pour leurs plans. Le second défi est plus géométrique : deux droites de l'espace peuvent être parallèles, sécantes, ou bien ne se rencontrer jamais sans être parallèles — une situation qui n'existait pas dans le plan et qui va t'obliger à raisonner autrement.
Tu retrouveras enfin, avec un regard neuf, les solides usuels — pavé, prisme, pyramide, cylindre, cône, sphère — pour calculer leurs aires et leurs volumes, couper un solide par un plan, et repérer un point dans l'espace avec trois coordonnées au lieu de deux. Ces notions sont partout : architecture, plomberie, agriculture, construction d'un château d'eau ou d'un silo à grains. Prends ton compas, ta règle et ton équerre : on entre dans la troisième dimension.
1Solides usuels et perspective cavalière
Avant de calculer quoi que ce soit, il faut savoir dessiner correctement un solide. C'est l'objet de la perspective cavalière : une convention de dessin qui donne une illusion convaincante de profondeur tout en restant calculable avec précision.
1.1 Les règles de la perspective cavalière
La perspective cavalière est une représentation plane d'un solide de l'espace, construite à partir de trois règles :
- une face du solide, dite face avant, est dessinée en vraie grandeur (mêmes longueurs, mêmes angles que dans la réalité) ;
- les arêtes non contenues dans la face avant, dites arêtes fuyantes, sont dessinées parallèles entre elles, inclinées d'un angle de fuite (souvent ) par rapport à l'horizontale ;
- les longueurs des arêtes fuyantes sont multipliées par un coefficient (souvent ), appelé coefficient de réduction.
Par convention, les arêtes cachées (invisibles depuis le point de vue choisi) sont tracées en pointillés.
Autrement dit, la perspective cavalière ne cherche pas à imiter l'œil humain (ce que fait la perspective conique, utilisée en dessin d'art) : elle privilégie le calcul. C'est pour cela qu'un ingénieur peut reporter directement, sur son dessin, la vraie longueur d'une arête de la face avant.
Pour un cube d'arête , avec un angle de fuite de et un coefficient :
- on trace la face avant : un carré de côté , en vraie grandeur ;
- depuis chaque sommet de cette face, on trace un segment incliné à , de longueur : on obtient la face arrière ;
- on relie les sommets de la face arrière entre eux ;
- on repasse en pointillés les arêtes cachées par le solide.
Sur le dessin, l'angle en (par exemple) ne mesure pas sur la feuille, même si dans la réalité c'est un angle droit ! Seuls les angles de la face avant sont représentés en vraie grandeur. Ne mesure jamais un angle ou une longueur fuyante directement sur un dessin en perspective : utilise toujours les données de l'énoncé.
1.2 Les solides usuels : aires et volumes
Voici les formules à connaître par cœur. Dans toutes les formules, désigne l'aire d'une base, une hauteur, un rayon.
| Solide | Volume | Aire latérale |
|---|---|---|
| Prisme droit | périmètre de la base | |
| Pyramide | somme des aires des faces latérales | |
| Cylindre de révolution | ||
| Cône de révolution | ( : génératrice) | |
| Sphère de rayon | (aire totale) |
Le facteur dans la pyramide et le cône est un piège classique : on l'oublie souvent. Retiens l'image : une pyramide et un prisme de même base et même hauteur — la pyramide « tient » exactement trois fois dans le prisme.
Un prisme droit a une base triangulaire d'aire et une hauteur .
Un cône a un rayon de base et une hauteur .
Archimède de Syracuse (vers à ) considérait comme sa plus belle découverte le lien entre le volume de la sphère et celui du cylindre qui la contient exactement (même rayon , hauteur ) : le volume de la sphère vaut les deux tiers de celui du cylindre, et son aire vaut aussi les deux tiers de l'aire totale du cylindre.
Le calcul est facile à vérifier :
Selon la tradition rapportée par Cicéron, Archimède demanda qu'une sphère inscrite dans un cylindre soit gravée sur sa tombe, en souvenir de ce résultat. Deux mille ans plus tard, c'est toujours l'une des plus belles preuves que la géométrie révèle des vérités cachées derrière les formes les plus simples.
2Positions relatives de droites et de plans
Dans le plan, deux droites distinctes sont soit parallèles, soit sécantes : il n'y a pas d'autre possibilité. Dans l'espace, une troisième situation apparaît, et c'est elle qui change tout.
2.1 Deux droites de l'espace
Deux droites de l'espace sont :
- parallèles si elles ont la même direction (confondues, ou sans aucun point commun) ;
- sécantes si elles ont un unique point commun ; deux droites sécantes (ou parallèles) sont toujours coplanaires : il existe un plan qui les contient toutes les deux ;
- non coplanaires (on dit aussi gauches) si aucun plan ne les contient toutes les deux. Elles n'ont alors aucun point commun, sans pour autant être parallèles.
C'est ce troisième cas qui n'existe pas dans le plan : deux droites de l'espace peuvent très bien ne jamais se croiser sans être parallèles. Pense aux arêtes d'un cube : certaines partent dans des directions qui ne se rencontreront jamais, mais qui ne sont pas non plus parallèles entre elles.
Pour affirmer que deux droites sont parallèles, il ne suffit pas qu'elles semblent ne pas se couper sur un dessin : dans l'espace, l'absence de point commun peut aussi signifier qu'elles sont non coplanaires. Une preuve de parallélisme doit toujours s'appuyer sur une propriété (voir section 3), jamais sur l'aspect du dessin.
2.2 Une droite et un plan, deux plans
Une droite et un plan peuvent être :
- sécants : ils ont un unique point commun ;
- parallèles : est incluse dans , ou bien et n'ont aucun point commun.
Deux plans et peuvent être :
- sécants : leur intersection est une droite (jamais un seul point) ;
- parallèles : confondus, ou sans aucun point commun.
Dans le cube de la Figure 4, précise la position de la droite et du plan (le plan qui contient la face du dessus).
Le point n'appartient pas au plan ; en revanche, appartient à la fois à la droite et au plan . La droite n'est donc pas parallèle au plan : elle est sécante en .
Les plans (la face du dessous) et (la face avant) du cube ont-ils un point commun ?
Les deux plans contiennent tous les deux les points et : ils ne sont donc pas parallèles. Deux plans distincts sécants se coupent selon une droite : ici, c'est la droite .
3Parallélisme dans l'espace
Comment prouver que deux droites, ou une droite et un plan, sont parallèles, sans pouvoir « mesurer » sur un dessin en perspective ? Il faut des propriétés solides. En voici les trois plus utiles en Seconde.
3.1 Propriétés de parallélisme
Transitivité. Si deux droites sont parallèles à une même troisième droite, alors elles sont parallèles entre elles.
Droite et plan. Si une droite est parallèle à une droite contenue dans un plan , et si n'est pas contenue dans , alors est parallèle à .
Deux plans. Si deux droites sécantes d'un plan sont respectivement parallèles à deux droites sécantes d'un plan , alors et sont parallèles.
3.2 Le théorème du toit
Soit une droite d'un plan et une droite d'un plan , avec . Si les plans et sont sécants selon une droite , alors :
Par l'absurde : supposons que ne soit pas parallèle à . Comme et sont toutes deux dans le plan , elles seraient alors sécantes en un point . Or , donc ; et , or avec . Une droite qui coupe le plan en un point situé sur , tout en étant parallèle à , n'est possible que si est elle-même incluse dans . Mais alors , qui contient , et partageraient une droite entière : ils seraient confondus, ce qui contredit l'hypothèse que et sont sécants selon la seule droite . L'hypothèse de départ est donc fausse : . Le même raisonnement donne . C.Q.F.D.
Le nom de ce théorème vient de son application la plus parlante : la charpente d'un toit à deux pans.
Un hangar a un toit à deux pans reposant sur un mur rectangulaire , avec . Les deux pans du toit se rejoignent le long d'une arête horizontale , la ligne de faîte. Justifie que .
Le plan du premier pan contient , le plan du second pan contient , et . Les deux plans du toit sont sécants selon . D'après le théorème du toit, (et donc aussi ).
Dans un cube , on sait que et . Que peux-tu dire de et ?
D'après la propriété de transitivité du parallélisme, deux droites parallèles à une même troisième droite sont parallèles entre elles. Donc .
4Sections planes
Couper un solide par un plan fait apparaître une figure plane : la section. Savoir la construire est essentiel — pour comprendre la structure d'un solide, mais aussi très concrètement, pour calculer le débit d'une canalisation ou la coupe d'une pièce mécanique.
4.1 Principe de construction d'une section
- Si deux points du plan sécant appartiennent à une même face du solide, on peut tracer directement le segment qui les joint : ce segment est un côté de la section.
- Si deux faces sont parallèles, l'intersection du plan sécant avec chacune d'elles donne deux segments parallèles (c'est une conséquence directe du théorème du toit, appliqué à deux plans parallèles).
- On recommence jusqu'à obtenir un polygone fermé : c'est la section cherchée.
Dans le cube d'arête , , , sont les milieux respectifs de , et (Figure 6). Quelle est la nature du triangle ?
Dans le triangle rectangle (rectangle en ), et sont les milieux de et : par le théorème des milieux, . Or est la diagonale d'une face du cube, donc , d'où . Le même raisonnement dans les triangles et donne : le triangle est équilatéral.
Dans un pavé droit , on coupe par un plan contenant l'arête et le point , milieu de . Construis la section.
est déjà un côté (il est commun aux faces et ). La face contient et : on trace . La face est parallèle à la face : la section coupe donc selon un segment parallèle à , passant par — il coupe en un point tel que . On ferme le polygone : c'est un parallélogramme (deux côtés opposés parallèles et de même longueur par construction).
5Aires et volumes
Un château d'eau, un silo, une case traditionnelle : la plupart des objets réels ne sont pas des solides usuels « purs », mais des assemblages de plusieurs solides usuels. Savoir calculer leur volume est une compétence directement utile.
5.1 Volumes composés
- On décompose le solide en solides usuels (prisme, pyramide, cylindre, cône, sphère, demi-sphère...) dont on connaît les formules.
- Selon la situation, on additionne les volumes (solides accolés) ou on les soustrait (solide creux, partie retirée).
- On vérifie que les grandeurs utilisées dans chaque formule sont cohérentes (un rayon commun aux deux parties, une hauteur qui n'est pas comptée deux fois).
Le réservoir de la Figure 8 est formé d'un cylindre de rayon et de hauteur , surmonté d'un cône de même rayon et de hauteur . Calcule le volume total, arrondi au m³.
Le château d'eau peut stocker environ 90 m³, soit litres.
Une pièce métallique cylindrique pleine (rayon , hauteur ) est percée en son centre par un trou cylindrique traversant de rayon . Calcule le volume de métal restant, arrondi au .
5.2 Patrons d'un solide
Un patron d'un solide est une figure plane qui, une fois découpée puis pliée le long de certains segments, permet de reconstituer exactement le solide, sans trou ni superposition.
Un solide peut avoir plusieurs patrons différents (un cube en a onze !). Dans tous les cas, l'aire totale du solide est égale à l'aire de son patron : c'est souvent le moyen le plus simple de calculer l'aire totale d'un solide composé de faces planes (prisme, pyramide).
6Repérage dans l'espace
Tu sais repérer un point du plan par un couple de coordonnées . Dans l'espace, il en faut une de plus.
6.1 Un repère de l'espace
Un repère de l'espace est la donnée d'un point , appelé origine, et de trois axes gradués, deux à deux non coplanaires, passant par : l'axe des abscisses , l'axe des ordonnées et l'axe des cotes .
Tout point de l'espace est alors repéré par un unique triplet de coordonnées , obtenu en menant par les plans parallèles aux plans du repère.
Dans un repère , place le point .
On avance de sur l'axe , de sur l'axe , de sur l'axe , puis on construit le pavé droit correspondant (comme sur la Figure 7) : est le sommet opposé à .
6.2 Distance entre deux points
Dans un repère orthonormé de l'espace, la distance entre l'origine et un point est :
Avec les notations de la Figure 7, le point , projeté de sur le plan , a pour coordonnées . Le triangle est rectangle en (les axes sont orthogonaux), donc par Pythagore. Le triangle est rectangle en (l'arête verticale , de longueur , est orthogonale au plan ), donc, par Pythagore une seconde fois : . C.Q.F.D. — c'est exactement la même idée que pour la diagonale d'un pavé.
Dans un repère orthonormé, calcule pour .
Fiche mémo
- Perspective cavalière : face avant en vraie grandeur ; arêtes fuyantes parallèles, inclinées (souvent ) et réduites (souvent ) ; arêtes cachées en pointillés.
- Volumes : prisme ; pyramide ; cylindre ; cône ; sphère .
- Aire de la sphère : . Aire latérale du cylindre : . Aire latérale du cône : .
- Deux droites de l'espace : parallèles, sécantes, ou non coplanaires (ce dernier cas n'existe pas dans le plan).
- Deux plans distincts sont parallèles, ou sécants selon une droite (jamais un point).
- Théorème du toit : , , , .
- Pour prouver un parallélisme dans l'espace : toujours une propriété, jamais l'aspect du dessin.
- Section d'un solide : deux points d'une même face → on trace le segment ; deux faces parallèles → sections parallèles.
- Un patron d'un solide a la même aire totale que le solide.
- Solide composé : on décompose, puis on additionne ou on soustrait les volumes usuels.
- Repère de l'espace : tout point a un unique triplet de coordonnées .
- Distance à l'origine (repère orthonormé) : .
7Exercices corrigés
Un prisme droit a une base rectangulaire de dimensions et une hauteur de . Calcule son volume.
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Un cylindre de révolution a un rayon de base et une hauteur . Calcule son volume et son aire latérale, arrondis au dixième.
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Une pyramide a une base carrée de côté et une hauteur . Un cône a un rayon et la même hauteur . Calcule les deux volumes, arrondis au dixième, et compare-les.
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Le cône a un volume environ trois fois plus grand que la pyramide, car sa base (un disque d'aire ) est plus grande que le carré de .
Une sphère a un rayon . Calcule son aire et son volume, arrondis à l'unité.
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Dans un cube dessiné comme à la Figure 1 (arête ) :
- Quelle est la nature de la position des droites et ?
- Quelle est la position des droites et ?
- Sur le dessin, quelle est la longueur en centimètres de l'arête fuyante , avec un coefficient ?
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1. et sont deux arêtes opposées de la face du dessus et de la face du dessous, de même direction : elles sont parallèles.
2. est une arête verticale, est une arête horizontale de la face du dessous ; elles n'ont aucun point commun et ne sont pas parallèles (l'une est verticale, l'autre non) : elles sont non coplanaires.
3.
- longueur dessinée
Une tente à toit à deux pans repose sur un rectangle avec , . La ligne de faîte , de longueur , est parallèle à et , à une hauteur de , centrée au-dessus du rectangle. Chaque pan du toit est le trapèze (ou ), de hauteur (mesurée dans le plan du trapèze) .
- Justifie que .
- Calcule l'aire d'un seul pan du toit (trapèze de bases et ).
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1. est une droite du plan du pan avant, une droite du plan du pan arrière, avec . Les deux plans des pans sont sécants selon . D'après le théorème du toit, .
2. : le trapèze est en réalité un rectangle ou un parallélogramme de côtés parallèles égaux.
- aire du pan
Dans un cube d'arête , on coupe par le plan passant par , milieu de , , milieu de , et , milieu de (les trois arêtes issues de ). Construis la section et donne sa nature.
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et sont dans la face : on trace . et sont dans la face : on trace . et sont dans la face : on trace . La section est le triangle .
Dans chacun des triangles rectangles , , (rectangles en , avec deux côtés de longueur ), le théorème de Pythagore donne la même longueur d'hypoténuse :
Par symétrie du problème (les trois arêtes issues de jouent le même rôle), : le triangle est équilatéral.
Dans un repère orthonormé de l'espace, on donne et . Sachant que la distance entre deux points et se calcule par (même principe que pour ), calcule .
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Un abri de jardin a la forme d'un pavé droit () surmonté d'un demi-cylindre couché de même longueur et de rayon (le rayon du demi-cylindre égale la demi-largeur du pavé). Calcule le volume total, arrondi au .
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Dans un cube , démontre par l'absurde que les droites et ne sont pas coplanaires (indication : si elles l'étaient, quel plan les contiendrait, et quelle contradiction obtiendrait-on avec ou ?).
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Supposons que et soient coplanaires : il existerait un plan contenant les quatre points , , , . Or , , déterminent déjà un unique plan, qui est le plan de la face (la face du dessous). serait donc ce plan. Mais est un sommet de la face du dessus, qui n'appartient pas au plan (le cube a une hauteur non nulle) : . Contradiction. Les droites et ne sont donc pas coplanaires.
est un cube d'arête .
- Exprime en fonction de .
- En déduire en fonction de .
- Application : pour , calcule la valeur exacte puis arrondie au mm de .
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1. Le triangle est rectangle en (deux arêtes du cube).
2. Le triangle est rectangle en : est une arête verticale, donc orthogonale au plan , donc à .
3.
- (valeur exacte)
Soit et deux plans sécants selon une droite . Soit une droite de et une droite de , avec .
- Explique pourquoi, si et étaient sécantes en un point , on aurait .
- Explique pourquoi cela entraînerait que , passant par et parallèle à , serait nécessairement incluse dans .
- Conclus, en utilisant l'hypothèse « et sont sécants selon la seule droite », que .
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1. par définition de . Si , alors .
2. Une droite parallèle à une droite et passant par un point de est entièrement contenue dans le plan (deux droites parallèles distinctes déterminent un plan unique, et ce plan contient déjà et , donc c'est lui-même). Donc .
3. Si , alors (donnée) et : serait une droite commune à et , donc . Or , qui est une unique droite : cela forcerait , ce qui est absurde car on a supposé et sécantes (donc distinctes). L'hypothèse de départ ( et sécantes) est donc impossible : . C'est exactement la démonstration du théorème du toit.
est un pavé droit avec , , . On coupe le pavé par le plan passant par , et , milieu de .
- Construis la section (indication : la face contient et ; la face lui est parallèle).
- Le plan de coupe partage le pavé en deux solides. Celui qui contient l'arête est un prisme dont la base est le trapèze ... plus simplement : calcule son volume sachant qu'il s'écrit , où le trapèze a pour bases et (la moitié de ) et pour hauteur .
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1. et sont dans la face et dans la face : est déjà un côté. et sont dans la face : on trace . La face est parallèle à : la section y coupe selon un segment parallèle à , issu de ; il coupe en un point tel que . La section est le quadrilatère .
2. L'aire du trapèze de bases et et de hauteur :
Le château d'eau de Ndjamena. La commune fait construire un château d'eau modélisé comme à la Figure 8 : un cylindre de rayon et de hauteur , surmonté d'un cône de même rayon et de hauteur (le cône sert de toit, il n'est pas rempli d'eau).
- Calcule le volume d'eau que peut contenir le cylindre, en m³ puis en litres (arrondis à l'unité).
- La commune peint la surface latérale du cylindre (pas le toit, pas le fond). La peinture coûte F CFA le m². Calcule le coût, arrondi au millier de francs.
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1.
- litres
2.
- coût
- F CFA
Le château d'eau peut contenir environ 141 000 litres, et peindre sa paroi coûte environ 264 000 F CFA.
Le grenier à mil de Bamako. Fatoumata construit un grenier traditionnel modélisé comme à la Figure 10 : un mur cylindrique de rayon et de hauteur , coiffé d'un toit conique de hauteur , fait de paille.
- Calcule le volume de grain que peut contenir la partie cylindrique, arrondi au .
- Le toit de paille a besoin d'une génératrice . Calcule arrondie au cm, puis l'aire de paille nécessaire (aire latérale du cône), arrondie au .
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1.
2.
- (soit environ 163 cm)
Le grenier peut stocker environ 8 m³ de mil, et il faut environ 6 m² de paille pour couvrir le toit.
Le hangar d'Abidjan. Un hangar de stockage a un toit à deux pans reposant sur un mur rectangulaire de longueur et de largeur . La ligne de faîte, parallèle à et , est centrée à de hauteur au-dessus du niveau des murs (les murs ont tous la même hauteur). On veut couvrir chaque pan (rectangle) d'une bâche.
- Justifie que la ligne de faîte est parallèle à .
- La largeur d'un pan, mesurée en suivant la pente du toit, vaut (demi-largeur du hangar , montée ). Calcule cette largeur, valeur exacte puis arrondie au cm.
- Sachant que la ligne de faîte a la même longueur que , calcule l'aire d'un pan, puis l'aire totale de bâche nécessaire pour les deux pans, arrondie au .
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1. est une droite du plan du premier pan, une droite du plan du second pan, avec . Les deux plans sont sécants selon la ligne de faîte : d'après le théorème du toit, elle est parallèle à (et à ).
2.
- largeur
- (valeur exacte)
- (soit environ 566 cm)
3.
- aire d'un pan
- aire totale
Il faut environ 136 m² de bâche pour couvrir les deux pans du toit.