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Géométrie dans l'espace

Se repérer dans l'espace : positions relatives, sections et calculs.

Mathématiques Seconde Chapitre 15 / 15 ⏱ 7 h

Ce que tu sauras faire à la fin

  • Représenter un solide en perspective
  • Déterminer une section plane
  • Calculer aire et volume d'un solide composé

Depuis la classe de 4ème, tu sais calculer une aire, un périmètre, appliquer le théorème de Pythagore. Ce chapitre te fait changer de dimension : on ne travaille plus seulement dans un plan, mais dans l'espace, celui où tu vis réellement. Une salle de classe, un ballon, un immeuble, un réservoir d'eau : tout ce qui t'entoure est un solide, et pour le décrire, le dessiner et le calculer, il te faut de nouveaux outils.

Le premier défi est presque artistique : comment représenter, sur une feuille plate, un objet qui a trois dimensions ? La réponse s'appelle la perspective cavalière — une méthode précise, avec des règles strictes, que les ingénieurs et les architectes utilisent encore aujourd'hui pour leurs plans. Le second défi est plus géométrique : deux droites de l'espace peuvent être parallèles, sécantes, ou bien ne se rencontrer jamais sans être parallèles — une situation qui n'existait pas dans le plan et qui va t'obliger à raisonner autrement.

Tu retrouveras enfin, avec un regard neuf, les solides usuels — pavé, prisme, pyramide, cylindre, cône, sphère — pour calculer leurs aires et leurs volumes, couper un solide par un plan, et repérer un point dans l'espace avec trois coordonnées au lieu de deux. Ces notions sont partout : architecture, plomberie, agriculture, construction d'un château d'eau ou d'un silo à grains. Prends ton compas, ta règle et ton équerre : on entre dans la troisième dimension.

1Solides usuels et perspective cavalière

Avant de calculer quoi que ce soit, il faut savoir dessiner correctement un solide. C'est l'objet de la perspective cavalière : une convention de dessin qui donne une illusion convaincante de profondeur tout en restant calculable avec précision.

1.1  Les règles de la perspective cavalière

Définition

La perspective cavalière est une représentation plane d'un solide de l'espace, construite à partir de trois règles :

  • une face du solide, dite face avant, est dessinée en vraie grandeur (mêmes longueurs, mêmes angles que dans la réalité) ;
  • les arêtes non contenues dans la face avant, dites arêtes fuyantes, sont dessinées parallèles entre elles, inclinées d'un angle de fuite (souvent 45°45°) par rapport à l'horizontale ;
  • les longueurs des arêtes fuyantes sont multipliées par un coefficient kk (souvent k=0,5k = 0{,}5), appelé coefficient de réduction.

Par convention, les arêtes cachées (invisibles depuis le point de vue choisi) sont tracées en pointillés.

Autrement dit, la perspective cavalière ne cherche pas à imiter l'œil humain (ce que fait la perspective conique, utilisée en dessin d'art) : elle privilégie le calcul. C'est pour cela qu'un ingénieur peut reporter directement, sur son dessin, la vraie longueur d'une arête de la face avant.

Méthode — construire un cube en perspective cavalière

Pour un cube d'arête aa, avec un angle de fuite de 45°45° et un coefficient k=0,5k = 0{,}5 :

  1. on trace la face avant : un carré de côté aa, en vraie grandeur ;
  2. depuis chaque sommet de cette face, on trace un segment incliné à 45°45°, de longueur 0,5×a0{,}5 \times a : on obtient la face arrière ;
  3. on relie les sommets de la face arrière entre eux ;
  4. on repasse en pointillés les arêtes cachées par le solide.
A B C F G H E D 45° arête fuyante = 0,5 × 3 = 1,5 arête réelle : 3 (grandeur vraie) Cube ABCDEFGH — perspective cavalière Coefficient de réduction 0,5 · angle de fuite 45° · arêtes cachées en pointillés
Figure 1 — un cube ABCDEFGH dessiné en perspective cavalière : la face avant ABFE garde ses vraies grandeurs, les arêtes fuyantes (comme [BC]) sont tracées à 45° et réduites de moitié ; les arêtes cachées [DA], [DC] et [DH] sont en pointillés.
Attention

Sur le dessin, l'angle en CC (par exemple) ne mesure pas 90°90° sur la feuille, même si dans la réalité c'est un angle droit ! Seuls les angles de la face avant sont représentés en vraie grandeur. Ne mesure jamais un angle ou une longueur fuyante directement sur un dessin en perspective : utilise toujours les données de l'énoncé.

1.2  Les solides usuels : aires et volumes

Voici les formules à connaître par cœur. Dans toutes les formules, BB désigne l'aire d'une base, hh une hauteur, rr un rayon.

SolideVolumeAire latérale
Prisme droitV=B×hV = B \times hpérimètre de la base × h\times\, h
PyramideV=13×B×hV = \dfrac{1}{3} \times B \times hsomme des aires des faces latérales
Cylindre de révolutionV=πr2hV = \pi r^{2} h2πrh2\pi r h
Cône de révolutionV=13πr2hV = \dfrac{1}{3} \pi r^{2} hπrℓ\pi r \ell  (ℓ\ell : génératrice)
Sphère de rayon rrV=43πr3V = \dfrac{4}{3} \pi r^{3}4πr24\pi r^{2}  (aire totale)
Attention

Le facteur 13\dfrac{1}{3} dans la pyramide et le cône est un piège classique : on l'oublie souvent. Retiens l'image : une pyramide et un prisme de même base et même hauteur — la pyramide « tient » exactement trois fois dans le prisme.

A B C A' B' C' hauteur Prisme droit A B C D S h Pyramide à base carrée
Figure 2 — prisme droit à base triangulaire ABC et pyramide à base carrée ABCD de sommet S : les faces avant gardent leurs vraies grandeurs, les arêtes cachées sont en pointillés.
r 2r h Cylindre S h Cône sphère r Sphère
Figure 3 — les trois autres solides usuels : cylindre et cône de rayon rr tracés selon les mêmes règles (base en ellipse, arc arrière en pointillés), et représentation habituelle d'une sphère de rayon rr.
Exemple — volume d'un prisme droit

Un prisme droit a une base triangulaire d'aire B=12 cm2B = 12\ \text{cm}^{2} et une hauteur h=7 cmh = 7\ \text{cm}.

  1. V=B×hV = B \times h
  2. ==12×712 \times 7
  3. ==84 cm384\ \text{cm}^{3}
Exemple — volume d'un cône de révolution

Un cône a un rayon de base r=3 cmr = 3\ \text{cm} et une hauteur h=8 cmh = 8\ \text{cm}.

  1. V=13πr2hV = \dfrac{1}{3} \pi r^{2} h
  2. ==13×π×32×8\dfrac{1}{3} \times \pi \times 3^{2} \times 8
  3. ==13×π×72\dfrac{1}{3} \times \pi \times 72
  4. ==24π24\pi
  5. ≈\approx75,4 cm375{,}4\ \text{cm}^{3}
Math & Co — Archimède et la sphère

Archimède de Syracuse (vers −287-287 à −212-212) considérait comme sa plus belle découverte le lien entre le volume de la sphère et celui du cylindre qui la contient exactement (même rayon rr, hauteur 2r2r) : le volume de la sphère vaut les deux tiers de celui du cylindre, et son aire vaut aussi les deux tiers de l'aire totale du cylindre.

Le calcul est facile à vérifier :

  1. Vcylindre=πr2×2r=2πr3V_{\text{cylindre}} = \pi r^{2} \times 2r = 2\pi r^{3}
  2. Vspheˋre=43πr3V_{\text{sphère}} = \dfrac{4}{3}\pi r^{3}
  3. ⇒\RightarrowVspheˋreVcylindre=4/32=23\dfrac{V_{\text{sphère}}}{V_{\text{cylindre}}} = \dfrac{4/3}{2} = \dfrac{2}{3}

Selon la tradition rapportée par Cicéron, Archimède demanda qu'une sphère inscrite dans un cylindre soit gravée sur sa tombe, en souvenir de ce résultat. Deux mille ans plus tard, c'est toujours l'une des plus belles preuves que la géométrie révèle des vérités cachées derrière les formes les plus simples.

2Positions relatives de droites et de plans

Dans le plan, deux droites distinctes sont soit parallèles, soit sécantes : il n'y a pas d'autre possibilité. Dans l'espace, une troisième situation apparaît, et c'est elle qui change tout.

2.1  Deux droites de l'espace

Définition

Deux droites de l'espace sont :

  • parallèles si elles ont la même direction (confondues, ou sans aucun point commun) ;
  • sécantes si elles ont un unique point commun ; deux droites sécantes (ou parallèles) sont toujours coplanaires : il existe un plan qui les contient toutes les deux ;
  • non coplanaires (on dit aussi gauches) si aucun plan ne les contient toutes les deux. Elles n'ont alors aucun point commun, sans pour autant être parallèles.

C'est ce troisième cas qui n'existe pas dans le plan : deux droites de l'espace peuvent très bien ne jamais se croiser sans être parallèles. Pense aux arêtes d'un cube : certaines partent dans des directions qui ne se rencontreront jamais, mais qui ne sont pas non plus parallèles entre elles.

A B C D E F G H (AB) (EF) (AB) ∥ (EF) (AF) et (BE) sécantes Droites parallèles et sécantes A B C D E F G H (BC) et (AE) non coplanaires plan (ACG) Droites non coplanaires et un plan
Figure 4 — positions relatives dans un cube. À gauche : (AB)(AB) et (EF)(EF) sont parallèles, (AF)(AF) et (BE)(BE) sont sécantes en un point. À droite : (BC)(BC) et (AE)(AE) ne sont pas coplanaires (aucun plan ne les contient toutes les deux) ; le plan (ACG)(ACG) est représenté en teinte.
Attention

Pour affirmer que deux droites sont parallèles, il ne suffit pas qu'elles semblent ne pas se couper sur un dessin : dans l'espace, l'absence de point commun peut aussi signifier qu'elles sont non coplanaires. Une preuve de parallélisme doit toujours s'appuyer sur une propriété (voir section 3), jamais sur l'aspect du dessin.

2.2  Une droite et un plan, deux plans

Définition

Une droite dd et un plan PP peuvent être :

  • sécants : ils ont un unique point commun ;
  • parallèles : dd est incluse dans PP, ou bien dd et PP n'ont aucun point commun.

Deux plans PP et QQ peuvent être :

  • sécants : leur intersection est une droite (jamais un seul point) ;
  • parallèles : confondus, ou sans aucun point commun.
Exemple — lire un cube

Dans le cube ABCDEFGHABCDEFGH de la Figure 4, précise la position de la droite (AE)(AE) et du plan (EFG)(EFG) (le plan qui contient la face du dessus).

Le point AA n'appartient pas au plan (EFG)(EFG) ; en revanche, EE appartient à la fois à la droite (AE)(AE) et au plan (EFG)(EFG). La droite (AE)(AE) n'est donc pas parallèle au plan : elle est sécante en EE.

Exemple — deux plans sécants

Les plans (ABC)(ABC) (la face du dessous) et (ABF)(ABF) (la face avant) du cube ont-ils un point commun ?

Les deux plans contiennent tous les deux les points AA et BB : ils ne sont donc pas parallèles. Deux plans distincts sécants se coupent selon une droite : ici, c'est la droite (AB)(AB).

3Parallélisme dans l'espace

Comment prouver que deux droites, ou une droite et un plan, sont parallèles, sans pouvoir « mesurer » sur un dessin en perspective ? Il faut des propriétés solides. En voici les trois plus utiles en Seconde.

3.1  Propriétés de parallélisme

Propriété

Transitivité. Si deux droites sont parallèles à une même troisième droite, alors elles sont parallèles entre elles.

Droite et plan. Si une droite dd est parallèle à une droite d′d' contenue dans un plan PP, et si dd n'est pas contenue dans PP, alors dd est parallèle à PP.

Deux plans. Si deux droites sécantes d'un plan PP sont respectivement parallèles à deux droites sécantes d'un plan QQ, alors PP et QQ sont parallèles.

3.2  Le théorème du toit

Théorème (du toit)

Soit dd une droite d'un plan PP et d′d' une droite d'un plan QQ, avec d∥d′d \parallel d'. Si les plans PP et QQ sont sécants selon une droite Δ\Delta, alors :

Δ∥detΔ∥d′\Delta \parallel d \quad \text{et} \quad \Delta \parallel d'

Démonstration (idée de preuve)

Par l'absurde : supposons que Δ\Delta ne soit pas parallèle à dd. Comme Δ\Delta et dd sont toutes deux dans le plan PP, elles seraient alors sécantes en un point II. Or I∈Δ⊂QI \in \Delta \subset Q, donc I∈QI \in Q ; et I∈dI \in d, or d∥d′d \parallel d' avec d′⊂Qd' \subset Q. Une droite dd qui coupe le plan QQ en un point situé sur d′d', tout en étant parallèle à d′d', n'est possible que si dd est elle-même incluse dans QQ. Mais alors PP, qui contient dd, et QQ partageraient une droite entière : ils seraient confondus, ce qui contredit l'hypothèse que PP et QQ sont sécants selon la seule droite Δ\Delta. L'hypothèse de départ est donc fausse : Δ∥d\Delta \parallel d. Le même raisonnement donne Δ∥d′\Delta \parallel d'. C.Q.F.D.

Le nom de ce théorème vient de son application la plus parlante : la charpente d'un toit à deux pans.

A B C D E F (AB) ∥ (DC) : droites données, chacune dans un plan du toit (EF) = plan(ABFE) ∩ plan(DCFE) Théorème du toit plan(ABFE) en violet, plan(DCFE) en vert
Figure 5 — théorème du toit : la droite (AB)(AB) est dans le plan violet, la droite (DC)(DC) — parallèle à (AB)(AB) — est dans le plan vert ; les deux plans se coupent selon la droite (EF)(EF), qui est alors nécessairement parallèle à (AB)(AB) et à (DC)(DC).
Exemple — retrouver la ligne de faîte

Un hangar a un toit à deux pans reposant sur un mur rectangulaire ABCDABCD, avec (AB)∥(DC)(AB) \parallel (DC). Les deux pans du toit se rejoignent le long d'une arête horizontale (EF)(EF), la ligne de faîte. Justifie que (EF)∥(AB)(EF) \parallel (AB).

Le plan du premier pan contient (AB)(AB), le plan du second pan contient (DC)(DC), et (AB)∥(DC)(AB) \parallel (DC). Les deux plans du toit sont sécants selon (EF)(EF). D'après le théorème du toit, (EF)∥(AB)(EF) \parallel (AB) (et donc aussi (EF)∥(DC)(EF) \parallel (DC)).

Exemple — utiliser la transitivité

Dans un cube ABCDEFGHABCDEFGH, on sait que (AB)∥(EF)(AB) \parallel (EF) et (EF)∥(HG)(EF) \parallel (HG). Que peux-tu dire de (AB)(AB) et (HG)(HG) ?

D'après la propriété de transitivité du parallélisme, deux droites parallèles à une même troisième droite sont parallèles entre elles. Donc (AB)∥(HG)(AB) \parallel (HG).

4Sections planes

Couper un solide par un plan fait apparaître une figure plane : la section. Savoir la construire est essentiel — pour comprendre la structure d'un solide, mais aussi très concrètement, pour calculer le débit d'une canalisation ou la coupe d'une pièce mécanique.

4.1  Principe de construction d'une section

Méthode — construire la section d'un solide par un plan
  1. Si deux points du plan sécant appartiennent à une même face du solide, on peut tracer directement le segment qui les joint : ce segment est un côté de la section.
  2. Si deux faces sont parallèles, l'intersection du plan sécant avec chacune d'elles donne deux segments parallèles (c'est une conséquence directe du théorème du toit, appliqué à deux plans parallèles).
  3. On recommence jusqu'à obtenir un polygone fermé : c'est la section cherchée.
A C D E G H B F I J K Section du cube par le plan (IJK) I milieu de [AB], J milieu de [BC], K milieu de [BF] — la section est le triangle IJK
Figure 6 — le plan (IJK)(IJK), où II, JJ, KK sont les milieux de [AB][AB], [BC][BC] et [BF][BF], coupe le cube selon le triangle IJKIJK : chaque côté du triangle est tracé dans la face du cube qui contient les deux points.
Exemple — nature de la section IJK

Dans le cube ABCDEFGHABCDEFGH d'arête aa, II, JJ, KK sont les milieux respectifs de [AB][AB], [BC][BC] et [BF][BF] (Figure 6). Quelle est la nature du triangle IJKIJK ?

Dans le triangle rectangle ABFABF (rectangle en BB), II et KK sont les milieux de [AB][AB] et [BF][BF] : par le théorème des milieux, IK=AF2IK = \dfrac{AF}{2}. Or AFAF est la diagonale d'une face du cube, donc AF=a2AF = a\sqrt{2}, d'où IK=a22IK = \dfrac{a\sqrt{2}}{2}. Le même raisonnement dans les triangles ABCABC et BCFBCF donne IJ=JK=a22IJ = JK = \dfrac{a\sqrt{2}}{2} : le triangle IJKIJK est équilatéral.

Exemple — section d'un pavé par un plan utilisant le parallélisme

Dans un pavé droit ABCDEFGHABCDEFGH, on coupe par un plan contenant l'arête [AB][AB] et le point KK, milieu de [CG][CG]. Construis la section.

[AB][AB] est déjà un côté (il est commun aux faces ABCDABCD et ABFEABFE). La face (BCGF)(BCGF) contient BB et KK : on trace (BK)(BK). La face (ADHE)(ADHE) est parallèle à la face (BCGF)(BCGF) : la section coupe donc (ADHE)(ADHE) selon un segment parallèle à (BK)(BK), passant par AA — il coupe [DH][DH] en un point LL tel que DL=CKDL = CK. On ferme le polygone A,B,K,LA, B, K, L : c'est un parallélogramme (deux côtés opposés parallèles et de même longueur par construction).

5Aires et volumes

Un château d'eau, un silo, une case traditionnelle : la plupart des objets réels ne sont pas des solides usuels « purs », mais des assemblages de plusieurs solides usuels. Savoir calculer leur volume est une compétence directement utile.

5.1  Volumes composés

Méthode — calculer le volume d'un solide composé
  1. On décompose le solide en solides usuels (prisme, pyramide, cylindre, cône, sphère, demi-sphère...) dont on connaît les formules.
  2. Selon la situation, on additionne les volumes (solides accolés) ou on les soustrait (solide creux, partie retirée).
  3. On vérifie que les grandeurs utilisées dans chaque formule sont cohérentes (un rayon commun aux deux parties, une hauteur qui n'est pas comptée deux fois).
S h₁ h₂ r 2r Château d'eau : cylindre surmonté d'un cône
Figure 8 — un château d'eau modélisé par un cylindre de rayon rr, hauteur h1h_1, surmonté d'un cône de même rayon et de hauteur h2h_2 : le volume total est la somme des deux volumes.
Exemple — volume d'un château d'eau

Le réservoir de la Figure 8 est formé d'un cylindre de rayon r=2,5 mr = 2{,}5\ \text{m} et de hauteur h1=4 mh_1 = 4\ \text{m}, surmonté d'un cône de même rayon et de hauteur h2=1,8 mh_2 = 1{,}8\ \text{m}. Calcule le volume total, arrondi au m³.

  1. Vcylindre=πr2h1=π×2,52×4V_{\text{cylindre}} = \pi r^{2} h_1 = \pi \times 2{,}5^{2} \times 4
  2. ==25π m325\pi\ \text{m}^{3}
  3. Vcoˆne=13πr2h2=13×π×2,52×1,8V_{\text{cône}} = \dfrac{1}{3}\pi r^{2} h_2 = \dfrac{1}{3} \times \pi \times 2{,}5^{2} \times 1{,}8
  4. ==3,75π m33{,}75\pi\ \text{m}^{3}
  5. V=Vcylindre+Vcoˆne=25π+3,75πV = V_{\text{cylindre}} + V_{\text{cône}} = 25\pi + 3{,}75\pi
  6. ==28,75π28{,}75\pi
  7. ≈\approx90 m390\ \text{m}^{3}

Le château d'eau peut stocker environ 90 m³, soit 90 00090\,000 litres.

Exemple — un volume par soustraction

Une pièce métallique cylindrique pleine (rayon 5 cm5\ \text{cm}, hauteur 12 cm12\ \text{cm}) est percée en son centre par un trou cylindrique traversant de rayon 2 cm2\ \text{cm}. Calcule le volume de métal restant, arrondi au cm3\text{cm}^{3}.

  1. Vplein=π×52×12=300π cm3V_{\text{plein}} = \pi \times 5^{2} \times 12 = 300\pi\ \text{cm}^{3}
  2. Vtrou=π×22×12=48π cm3V_{\text{trou}} = \pi \times 2^{2} \times 12 = 48\pi\ \text{cm}^{3}
  3. V=Vplein−Vtrou=300π−48πV = V_{\text{plein}} - V_{\text{trou}} = 300\pi - 48\pi
  4. ==252π252\pi
  5. ≈\approx791 cm3791\ \text{cm}^{3}

5.2  Patrons d'un solide

Définition

Un patron d'un solide est une figure plane qui, une fois découpée puis pliée le long de certains segments, permet de reconstituer exactement le solide, sans trou ni superposition.

Attention

Un solide peut avoir plusieurs patrons différents (un cube en a onze !). Dans tous les cas, l'aire totale du solide est égale à l'aire de son patron : c'est souvent le moyen le plus simple de calculer l'aire totale d'un solide composé de faces planes (prisme, pyramide).

6Repérage dans l'espace

Tu sais repérer un point du plan par un couple de coordonnées (x ; y)(x\,;\,y). Dans l'espace, il en faut une de plus.

6.1  Un repère de l'espace

Définition

Un repère de l'espace est la donnée d'un point OO, appelé origine, et de trois axes gradués, deux à deux non coplanaires, passant par OO : l'axe des abscisses (x)(x), l'axe des ordonnées (y)(y) et l'axe des cotes (z)(z).

Tout point MM de l'espace est alors repéré par un unique triplet de coordonnées (x ; y ; z)(x\,;\,y\,;\,z), obtenu en menant par MM les plans parallèles aux plans du repère.

x y z O M(x ; y ; z) xM yM zM Repère (O ; x, y, z) et point M Les pointillés forment le pavé qui permet de placer M à partir de ses coordonnées.
Figure 7 — dans le repère (O;x,y,z)(O ; x, y, z), le point MM de coordonnées (x ; y ; z)(x\,;\,y\,;\,z) se place comme le sommet d'un pavé droit construit sur les trois axes, en pointillés.
Exemple — placer et lire des coordonnées

Dans un repère (O;x,y,z)(O ; x, y, z), place le point M(4 ; 2 ; 3)M(4\,;\,2\,;\,3).

On avance de 44 sur l'axe (x)(x), de 22 sur l'axe (y)(y), de 33 sur l'axe (z)(z), puis on construit le pavé droit correspondant (comme sur la Figure 7) : MM est le sommet opposé à OO.

6.2  Distance entre deux points

Propriété (admise)

Dans un repère orthonormé de l'espace, la distance entre l'origine OO et un point M(x ; y ; z)M(x\,;\,y\,;\,z) est :

OM=x2+y2+z2OM = \sqrt{x^{2} + y^{2} + z^{2}}

Démonstration (idée de preuve)

Avec les notations de la Figure 7, le point P2P_2, projeté de MM sur le plan (x,y)(x,y), a pour coordonnées (x ; y ; 0)(x\,;\,y\,;\,0). Le triangle OP1P2OP_1P_2 est rectangle en P1P_1 (les axes sont orthogonaux), donc OP2=x2+y2OP_2 = \sqrt{x^{2}+y^{2}} par Pythagore. Le triangle OP2MOP_2M est rectangle en P2P_2 (l'arête verticale [P2M][P_2M], de longueur zz, est orthogonale au plan (x,y)(x,y)), donc, par Pythagore une seconde fois : OM=OP22+z2=x2+y2+z2OM = \sqrt{OP_2^{2} + z^{2}} = \sqrt{x^{2}+y^{2}+z^{2}}. C.Q.F.D. — c'est exactement la même idée que pour la diagonale d'un pavé.

Exemple — calculer une distance dans l'espace

Dans un repère orthonormé, calcule OMOM pour M(6 ; 2 ; 3)M(6\,;\,2\,;\,3).

  1. OM=62+22+32OM = \sqrt{6^{2} + 2^{2} + 3^{2}}
  2. ==36+4+9\sqrt{36 + 4 + 9}
  3. ==49\sqrt{49}
  4. ==77

Fiche mémo

  • Perspective cavalière : face avant en vraie grandeur ; arêtes fuyantes parallèles, inclinées (souvent 45°45°) et réduites (souvent × 0,5\times\,0{,}5) ; arêtes cachées en pointillés.
  • Volumes : prisme V=B×hV=B\times h ; pyramide V=13BhV=\dfrac{1}{3}Bh ; cylindre V=πr2hV=\pi r^{2}h ; cône V=13πr2hV=\dfrac{1}{3}\pi r^{2}h ; sphère V=43πr3V=\dfrac{4}{3}\pi r^{3}.
  • Aire de la sphère : 4πr24\pi r^{2}. Aire latérale du cylindre : 2πrh2\pi rh. Aire latérale du cône : πrℓ\pi r \ell.
  • Deux droites de l'espace : parallèles, sécantes, ou non coplanaires (ce dernier cas n'existe pas dans le plan).
  • Deux plans distincts sont parallèles, ou sécants selon une droite (jamais un point).
  • Théorème du toit : d⊂Pd \subset P, d′⊂Qd' \subset Q, d∥d′d \parallel d', P∩Q=ΔP \cap Q = \Delta ⇒\Rightarrow Δ∥d∥d′\Delta \parallel d \parallel d'.
  • Pour prouver un parallélisme dans l'espace : toujours une propriété, jamais l'aspect du dessin.
  • Section d'un solide : deux points d'une même face → on trace le segment ; deux faces parallèles → sections parallèles.
  • Un patron d'un solide a la même aire totale que le solide.
  • Solide composé : on décompose, puis on additionne ou on soustrait les volumes usuels.
  • Repère de l'espace (O;x,y,z)(O ; x, y, z) : tout point a un unique triplet de coordonnées (x ; y ; z)(x\,;\,y\,;\,z).
  • Distance à l'origine (repère orthonormé) : OM=x2+y2+z2OM = \sqrt{x^{2}+y^{2}+z^{2}}.

7Exercices corrigés

Niveau 1 — Application directe
1

Un prisme droit a une base rectangulaire de dimensions 6 cm×4 cm6\ \text{cm} \times 4\ \text{cm} et une hauteur de 9 cm9\ \text{cm}. Calcule son volume.

Voir le corrigé détaillé
  1. B=6×4=24 cm2B = 6 \times 4 = 24\ \text{cm}^{2}
  2. V=B×hV = B \times h
  3. ==24×924 \times 9
  4. ==216 cm3216\ \text{cm}^{3}
2

Un cylindre de révolution a un rayon de base r=4 cmr = 4\ \text{cm} et une hauteur h=10 cmh = 10\ \text{cm}. Calcule son volume et son aire latérale, arrondis au dixième.

Voir le corrigé détaillé
  1. V=πr2h=π×42×10V = \pi r^{2} h = \pi \times 4^{2} \times 10
  2. ==160π160\pi
  3. ≈\approx502,7 cm3502{,}7\ \text{cm}^{3}
  4. Alat=2πrh=2π×4×10\mathcal{A}_{\text{lat}} = 2\pi r h = 2\pi \times 4 \times 10
  5. ==80π80\pi
  6. ≈\approx251,3 cm2251{,}3\ \text{cm}^{2}
3

Une pyramide a une base carrée de côté 5 cm5\ \text{cm} et une hauteur h=12 cmh = 12\ \text{cm}. Un cône a un rayon r=5 cmr = 5\ \text{cm} et la même hauteur h=12 cmh = 12\ \text{cm}. Calcule les deux volumes, arrondis au dixième, et compare-les.

Voir le corrigé détaillé
  1. Vpyramide=13×(5×5)×12V_{\text{pyramide}} = \dfrac{1}{3} \times (5\times5) \times 12
  2. ==13×25×12\dfrac{1}{3} \times 25 \times 12
  3. ==100 cm3100\ \text{cm}^{3}
  4. Vcoˆne=13π×52×12V_{\text{cône}} = \dfrac{1}{3}\pi \times 5^{2} \times 12
  5. ==100π100\pi
  6. ≈\approx314,2 cm3314{,}2\ \text{cm}^{3}

Le cône a un volume environ trois fois plus grand que la pyramide, car sa base (un disque d'aire 25π≈78,5 cm225\pi \approx 78{,}5\ \text{cm}^2) est plus grande que le carré de 25 cm225\ \text{cm}^2.

4

Une sphère a un rayon r=6 cmr = 6\ \text{cm}. Calcule son aire et son volume, arrondis à l'unité.

Voir le corrigé détaillé
  1. A=4πr2=4π×62\mathcal{A} = 4\pi r^{2} = 4\pi \times 6^{2}
  2. ==144π144\pi
  3. ≈\approx452 cm2452\ \text{cm}^{2}
  4. V=43πr3=43π×63V = \dfrac{4}{3}\pi r^{3} = \dfrac{4}{3}\pi \times 6^{3}
  5. ==288π288\pi
  6. ≈\approx905 cm3905\ \text{cm}^{3}
5

Dans un cube ABCDEFGHABCDEFGH dessiné comme à la Figure 1 (arête a=4 cma = 4\ \text{cm}) :

  1. Quelle est la nature de la position des droites (AB)(AB) et (HG)(HG) ?
  2. Quelle est la position des droites (AE)(AE) et (BC)(BC) ?
  3. Sur le dessin, quelle est la longueur en centimètres de l'arête fuyante [BC][BC], avec un coefficient 0,50{,}5 ?
Voir le corrigé détaillé

1. (AB)(AB) et (HG)(HG) sont deux arêtes opposées de la face du dessus et de la face du dessous, de même direction : elles sont parallèles.

2. (AE)(AE) est une arête verticale, (BC)(BC) est une arête horizontale de la face du dessous ; elles n'ont aucun point commun et ne sont pas parallèles (l'une est verticale, l'autre non) : elles sont non coplanaires.

3.

  1. longueur dessinée =0,5×a= 0{,}5 \times a
  2. ==0,5×40{,}5 \times 4
  3. ==2 cm2\ \text{cm}
Niveau 2 — Approfondissement
6

Une tente à toit à deux pans repose sur un rectangle ABCDABCD avec AB=5 mAB = 5\ \text{m}, AD=3 mAD = 3\ \text{m}. La ligne de faîte [EF][EF], de longueur 5 m5\ \text{m}, est parallèle à [AB][AB] et [DC][DC], à une hauteur de 2 m2\ \text{m}, centrée au-dessus du rectangle. Chaque pan du toit est le trapèze ABFEABFE (ou DCFEDCFE), de hauteur (mesurée dans le plan du trapèze) 2,5 m2{,}5\ \text{m}.

  1. Justifie que (EF)∥(AB)(EF) \parallel (AB).
  2. Calcule l'aire d'un seul pan du toit (trapèze de bases AB=5 mAB = 5\ \text{m} et EF=5 mEF = 5\ \text{m}).
Voir le corrigé détaillé

1. (AB)(AB) est une droite du plan du pan avant, (DC)(DC) une droite du plan du pan arrière, avec (AB)∥(DC)(AB) \parallel (DC). Les deux plans des pans sont sécants selon (EF)(EF). D'après le théorème du toit, (EF)∥(AB)(EF) \parallel (AB).

2. AB=EF=5 mAB = EF = 5\ \text{m} : le trapèze est en réalité un rectangle ou un parallélogramme de côtés parallèles égaux.

  1. aire du pan =AB×2,5= AB \times 2{,}5
  2. ==5×2,55 \times 2{,}5
  3. ==12,5 m212{,}5\ \text{m}^{2}
7

Dans un cube ABCDEFGHABCDEFGH d'arête aa, on coupe par le plan passant par II, milieu de [AE][AE], JJ, milieu de [AB][AB], et KK, milieu de [AD][AD] (les trois arêtes issues de AA). Construis la section et donne sa nature.

Voir le corrigé détaillé

II et JJ sont dans la face (ABFE)(ABFE) : on trace [IJ][IJ]. JJ et KK sont dans la face (ABCD)(ABCD) : on trace [JK][JK]. KK et II sont dans la face (ADHE)(ADHE) : on trace [KI][KI]. La section est le triangle IJKIJK.

Dans chacun des triangles rectangles AIJAIJ, AJKAJK, AKIAKI (rectangles en AA, avec deux côtés de longueur a2\frac{a}{2}), le théorème de Pythagore donne la même longueur d'hypoténuse :

  1. IJ2=(a2)2+(a2)2IJ^{2} = \left(\dfrac{a}{2}\right)^{2} + \left(\dfrac{a}{2}\right)^{2}
  2. ==2×a24=a222 \times \dfrac{a^{2}}{4} = \dfrac{a^{2}}{2}
  3. ⇒\RightarrowIJ=a22IJ = \dfrac{a\sqrt{2}}{2}

Par symétrie du problème (les trois arêtes issues de AA jouent le même rôle), IJ=JK=KIIJ = JK = KI : le triangle IJKIJK est équilatéral.

8

Dans un repère orthonormé de l'espace, on donne M(3 ; −1 ; 2)M(3\,;\,-1\,;\,2) et N(3 ; 4 ; 2)N(3\,;\,4\,;\,2). Sachant que la distance entre deux points M(xM;yM;zM)M(x_M;y_M;z_M) et N(xN;yN;zN)N(x_N;y_N;z_N) se calcule par MN=(xN−xM)2+(yN−yM)2+(zN−zM)2MN = \sqrt{(x_N-x_M)^2+(y_N-y_M)^2+(z_N-z_M)^2} (même principe que pour OMOM), calcule MNMN.

Voir le corrigé détaillé
  1. MN=(3−3)2+(4−(−1))2+(2−2)2MN = \sqrt{(3-3)^{2} + (4-(-1))^{2} + (2-2)^{2}}
  2. ==02+52+02\sqrt{0^{2} + 5^{2} + 0^{2}}
  3. ==25\sqrt{25}
  4. ==55
9

Un abri de jardin a la forme d'un pavé droit (4 m×2,5 m×2 m4\ \text{m} \times 2{,}5\ \text{m} \times 2\ \text{m}) surmonté d'un demi-cylindre couché de même longueur 4 m4\ \text{m} et de rayon 1,25 m1{,}25\ \text{m} (le rayon du demi-cylindre égale la demi-largeur du pavé). Calcule le volume total, arrondi au m3\text{m}^{3}.

Voir le corrigé détaillé
  1. Vpaveˊ=4×2,5×2=20 m3V_{\text{pavé}} = 4 \times 2{,}5 \times 2 = 20\ \text{m}^{3}
  2. Vdemi-cylindre=12×πr2×LV_{\text{demi-cylindre}} = \dfrac{1}{2} \times \pi r^{2} \times L
  3. ==12×π×1,252×4\dfrac{1}{2} \times \pi \times 1{,}25^{2} \times 4
  4. ==3,125π3{,}125\pi
  5. ≈\approx9,82 m39{,}82\ \text{m}^{3}
  6. V=20+9,82V = 20 + 9{,}82
  7. ≈\approx30 m330\ \text{m}^{3}
10

Dans un cube ABCDEFGHABCDEFGH, démontre par l'absurde que les droites (AB)(AB) et (CG)(CG) ne sont pas coplanaires (indication : si elles l'étaient, quel plan les contiendrait, et quelle contradiction obtiendrait-on avec CC ou GG ?).

Voir le corrigé détaillé

Supposons que (AB)(AB) et (CG)(CG) soient coplanaires : il existerait un plan PP contenant les quatre points AA, BB, CC, GG. Or AA, BB, CC déterminent déjà un unique plan, qui est le plan de la face (ABCD)(ABCD) (la face du dessous). PP serait donc ce plan. Mais GG est un sommet de la face du dessus, qui n'appartient pas au plan (ABCD)(ABCD) (le cube a une hauteur non nulle) : G∉(ABCD)G \notin (ABCD). Contradiction. Les droites (AB)(AB) et (CG)(CG) ne sont donc pas coplanaires.

Niveau 3 — Défi
11

ABCDEFGHABCDEFGH est un cube d'arête aa.

  1. Exprime ACAC en fonction de aa.
  2. En déduire AGAG en fonction de aa.
  3. Application : pour a=6 cma = 6\ \text{cm}, calcule la valeur exacte puis arrondie au mm de AGAG.
Voir le corrigé détaillé
A B C D E F H G diagonale de face AC diagonale du cube AG Diagonale d'un cube d'arête a
Figure 9 — le triangle ABCABC rectangle en BB donne AC=a2AC = a\sqrt{2} ; le triangle ACGACG rectangle en CC donne alors la diagonale AG=a3AG = a\sqrt{3}.

1. Le triangle ABCABC est rectangle en BB (deux arêtes du cube).

  1. AC2=AB2+BC2=a2+a2AC^{2} = AB^{2} + BC^{2} = a^{2} + a^{2}
  2. ==2a22a^{2}
  3. ⇒\RightarrowAC=a2AC = a\sqrt{2}

2. Le triangle ACGACG est rectangle en CC : [CG][CG] est une arête verticale, donc orthogonale au plan (ABC)(ABC), donc à (AC)(AC).

  1. AG2=AC2+CG2=2a2+a2AG^{2} = AC^{2} + CG^{2} = 2a^{2} + a^{2}
  2. ==3a23a^{2}
  3. ⇒\RightarrowAG=a3AG = a\sqrt{3}

3.

  1. AG=63 cmAG = 6\sqrt{3}\ \text{cm} (valeur exacte)
  2. 3≈1,732\sqrt{3} \approx 1{,}732
  3. AG≈6×1,732AG \approx 6 \times 1{,}732
  4. ≈\approx103,9 mm103{,}9\ \text{mm}
12

Soit PP et QQ deux plans sécants selon une droite Δ\Delta. Soit dd une droite de PP et d′d' une droite de QQ, avec d∥d′d \parallel d'.

  1. Explique pourquoi, si Δ\Delta et dd étaient sécantes en un point II, on aurait I∈QI \in Q.
  2. Explique pourquoi cela entraînerait que dd, passant par I∈QI \in Q et parallèle à d′⊂Qd' \subset Q, serait nécessairement incluse dans QQ.
  3. Conclus, en utilisant l'hypothèse « PP et QQ sont sécants selon la seule droite Δ\Delta », que Δ∥d\Delta \parallel d.
Voir le corrigé détaillé

1. Δ⊂Q\Delta \subset Q par définition de Δ=P∩Q\Delta = P \cap Q. Si I∈ΔI \in \Delta, alors I∈QI \in Q.

2. Une droite parallèle à une droite d′⊂Qd' \subset Q et passant par un point II de QQ est entièrement contenue dans le plan QQ (deux droites parallèles distinctes déterminent un plan unique, et ce plan contient déjà d′d' et II, donc c'est QQ lui-même). Donc d⊂Qd \subset Q.

3. Si d⊂Qd \subset Q, alors d⊂Pd \subset P (donnée) et d⊂Qd \subset Q : dd serait une droite commune à PP et QQ, donc d⊂P∩Qd \subset P \cap Q. Or P∩Q=ΔP \cap Q = \Delta, qui est une unique droite : cela forcerait d=Δd = \Delta, ce qui est absurde car on a supposé Δ\Delta et dd sécantes (donc distinctes). L'hypothèse de départ (Δ\Delta et dd sécantes) est donc impossible : Δ∥d\Delta \parallel d. C'est exactement la démonstration du théorème du toit.

13

ABCDEFGHABCDEFGH est un pavé droit avec AB=6 cmAB = 6\ \text{cm}, AD=4 cmAD = 4\ \text{cm}, AE=3 cmAE = 3\ \text{cm}. On coupe le pavé par le plan passant par AA, BB et KK, milieu de [DH][DH].

  1. Construis la section (indication : la face (ADHE)(ADHE) contient AA et KK ; la face (BCGF)(BCGF) lui est parallèle).
  2. Le plan de coupe partage le pavé en deux solides. Celui qui contient l'arête [AD][AD] est un prisme dont la base est le trapèze ADKA′ADKA'... plus simplement : calcule son volume sachant qu'il s'écrit V=(aire du trapeˋze AEK′D dans la face avant)×ABV = \left(\text{aire du trapèze } AEK'D \text{ dans la face avant}\right) \times AB, où le trapèze a pour bases AE=3AE = 3 et DK=1,5DK = 1{,}5 (la moitié de DH=3DH = 3) et pour hauteur AD=4 cmAD = 4\ \text{cm}.
Voir le corrigé détaillé

1. AA et BB sont dans la face (ABCD)(ABCD) et dans la face (ABFE)(ABFE) : [AB][AB] est déjà un côté. AA et KK sont dans la face (ADHE)(ADHE) : on trace [AK][AK]. La face (BCGF)(BCGF) est parallèle à (ADHE)(ADHE) : la section y coupe selon un segment parallèle à (AK)(AK), issu de BB ; il coupe [CG][CG] en un point LL tel que CL=DK=1,5 cmCL = DK = 1{,}5\ \text{cm}. La section est le quadrilatère A,B,L,KA, B, L, K.

2. L'aire du trapèze de bases 3 cm3\ \text{cm} et 1,5 cm1{,}5\ \text{cm} et de hauteur 4 cm4\ \text{cm} :

  1. A=(3+1,5)×42\mathcal{A} = \dfrac{(3 + 1{,}5) \times 4}{2}
  2. ==4,5×42\dfrac{4{,}5 \times 4}{2}
  3. ==9 cm29\ \text{cm}^{2}
  4. V=A×AB=9×6V = \mathcal{A} \times AB = 9 \times 6
  5. ==54 cm354\ \text{cm}^{3}
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
14

Le château d'eau de Ndjamena. La commune fait construire un château d'eau modélisé comme à la Figure 8 : un cylindre de rayon r=3 mr = 3\ \text{m} et de hauteur h1=5 mh_1 = 5\ \text{m}, surmonté d'un cône de même rayon et de hauteur h2=2 mh_2 = 2\ \text{m} (le cône sert de toit, il n'est pas rempli d'eau).

  1. Calcule le volume d'eau que peut contenir le cylindre, en m³ puis en litres (arrondis à l'unité).
  2. La commune peint la surface latérale du cylindre (pas le toit, pas le fond). La peinture coûte 2 8002\,800 F CFA le m². Calcule le coût, arrondi au millier de francs.
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. V=πr2h1=π×32×5V = \pi r^{2} h_1 = \pi \times 3^{2} \times 5
  2. ==45π45\pi
  3. ≈\approx141 m3141\ \text{m}^{3}
  4. ==141 000141\,000 litres

2.

  1. Alat=2πrh1=2π×3×5\mathcal{A}_{\text{lat}} = 2\pi r h_1 = 2\pi \times 3 \times 5
  2. ==30π30\pi
  3. ≈\approx94,2 m294{,}2\ \text{m}^{2}
  4. coût ≈94,2×2 800\approx 94{,}2 \times 2\,800
  5. ≈\approx264 000264\,000 F CFA

Le château d'eau peut contenir environ 141 000 litres, et peindre sa paroi coûte environ 264 000 F CFA.

15

Le grenier à mil de Bamako. Fatoumata construit un grenier traditionnel modélisé comme à la Figure 10 : un mur cylindrique de rayon r=1,2 mr = 1{,}2\ \text{m} et de hauteur h1=1,8 mh_1 = 1{,}8\ \text{m}, coiffé d'un toit conique de hauteur h2=1,1 mh_2 = 1{,}1\ \text{m}, fait de paille.

  1. Calcule le volume de grain que peut contenir la partie cylindrique, arrondi au m3\text{m}^{3}.
  2. Le toit de paille a besoin d'une génératrice ℓ=r2+h22\ell = \sqrt{r^{2}+h_2^{2}}. Calcule ℓ\ell arrondie au cm, puis l'aire de paille nécessaire (aire latérale du cône), arrondie au m2\text{m}^{2}.
Voir le corrigé détaillé
S h₁ h₂ r 2r Grenier à mil : mur cylindrique et toit conique
Figure 10 — un grenier traditionnel modélisé par un cylindre de rayon rr et de hauteur h1h_1, coiffé d'un toit conique de hauteur h2h_2.

1.

  1. V=πr2h1=π×1,22×1,8V = \pi r^{2} h_1 = \pi \times 1{,}2^{2} \times 1{,}8
  2. ==2,592π2{,}592\pi
  3. ≈\approx8 m38\ \text{m}^{3}

2.

  1. ℓ=1,22+1,12=1,44+1,21\ell = \sqrt{1{,}2^{2} + 1{,}1^{2}} = \sqrt{1{,}44 + 1{,}21}
  2. ==2,65\sqrt{2{,}65}
  3. ≈\approx1,63 m1{,}63\ \text{m} (soit environ 163 cm)
  4. Alat=πrℓ≈π×1,2×1,63\mathcal{A}_{\text{lat}} = \pi r \ell \approx \pi \times 1{,}2 \times 1{,}63
  5. ≈\approx6,1 m26{,}1\ \text{m}^{2}

Le grenier peut stocker environ 8 m³ de mil, et il faut environ 6 m² de paille pour couvrir le toit.

16

Le hangar d'Abidjan. Un hangar de stockage a un toit à deux pans reposant sur un mur rectangulaire de longueur AB=12 mAB = 12\ \text{m} et de largeur AD=8 mAD = 8\ \text{m}. La ligne de faîte, parallèle à (AB)(AB) et (DC)(DC), est centrée à 4 m4\ \text{m} de hauteur au-dessus du niveau des murs (les murs ont tous la même hauteur). On veut couvrir chaque pan (rectangle) d'une bâche.

  1. Justifie que la ligne de faîte est parallèle à (AB)(AB).
  2. La largeur d'un pan, mesurée en suivant la pente du toit, vaut 42+42 m\sqrt{4^{2}+4^{2}}\ \text{m} (demi-largeur du hangar 4 m4\ \text{m}, montée 4 m4\ \text{m}). Calcule cette largeur, valeur exacte puis arrondie au cm.
  3. Sachant que la ligne de faîte a la même longueur que [AB]\left[AB\right], calcule l'aire d'un pan, puis l'aire totale de bâche nécessaire pour les deux pans, arrondie au m2\text{m}^{2}.
Voir le corrigé détaillé

1. (AB)(AB) est une droite du plan du premier pan, (DC)(DC) une droite du plan du second pan, avec (AB)∥(DC)(AB)\parallel(DC). Les deux plans sont sécants selon la ligne de faîte : d'après le théorème du toit, elle est parallèle à (AB)(AB) (et à (DC)(DC)).

2.

  1. largeur =42+42=32= \sqrt{4^{2}+4^{2}} = \sqrt{32}
  2. 32=16×2=42 m\sqrt{32} = \sqrt{16\times2} = 4\sqrt{2}\ \text{m} (valeur exacte)
  3. 42≈4×1,4144\sqrt{2} \approx 4 \times 1{,}414
  4. ≈\approx5,66 m5{,}66\ \text{m} (soit environ 566 cm)

3.

  1. aire d'un pan =12×42= 12 \times 4\sqrt{2}
  2. ==48248\sqrt{2}
  3. ≈\approx67,9 m267{,}9\ \text{m}^{2}
  4. aire totale ≈2×67,9\approx 2 \times 67{,}9
  5. ≈\approx135,8 m2135{,}8\ \text{m}^{2}

Il faut environ 136 m² de bâche pour couvrir les deux pans du toit.

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📝 QCM de fin de leçon — 20 questions

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En perspective cavalière, la face avant d'un solide est dessinée :

Explication : La face avant est dessinée en vraie grandeur ; ce sont les arêtes fuyantes qui sont inclinées (souvent 45°45°) et réduites (souvent par 0,50{,}5).

Sur un dessin en perspective cavalière, un angle droit de la réalité qui n'appartient pas à la face avant :

Explication : Seuls les angles de la face avant sont représentés en vraie grandeur. Un angle droit fuyant peut ne pas mesurer 90°90° sur la feuille : il ne faut jamais mesurer un angle fuyant directement sur le dessin.

Le volume d'une pyramide de base d'aire BB et de hauteur hh est :

Explication : V=13BhV = \dfrac{1}{3}Bh : c'est un piège classique d'oublier ce facteur 13\dfrac{1}{3}. Une pyramide « tient » exactement trois fois dans un prisme de même base et même hauteur.

Un cône a un rayon de base r=3r=3 cm et une hauteur h=8h=8 cm. Son volume exact vaut :

Explication : V=13πr2h=13×π×32×8=13×π×72=24πV = \dfrac{1}{3}\pi r^2 h = \dfrac{1}{3}\times \pi \times 3^2 \times 8 = \dfrac{1}{3}\times \pi \times 72 = 24\pi cm³.

Dans l'espace, deux droites qui n'ont aucun point commun et ne sont pas parallèles sont dites :

Explication : C'est le troisième cas, propre à l'espace : deux droites non coplanaires n'ont aucun point commun sans pour autant être parallèles. Aucun plan ne les contient toutes les deux.

Pour affirmer que deux droites de l'espace sont parallèles :

Explication : Dans l'espace, l'absence de point commun peut aussi signifier que les droites sont non coplanaires. Une preuve de parallélisme s'appuie toujours sur une propriété (transitivité, théorème du toit, etc.), jamais sur l'aspect du dessin.

Deux plans distincts et sécants de l'espace ont pour intersection :

Explication : Deux plans distincts sécants se coupent toujours selon une droite entière, jamais selon un seul point.

Théorème du toit : d⊂Pd \subset P, d′⊂Qd' \subset Q, d∥d′d \parallel d', et P∩Q=ΔP \cap Q = \Delta. Que peut-on en conclure ?

Explication : C'est l'énoncé même du théorème du toit : la droite d'intersection Δ\Delta des deux plans est nécessairement parallèle à dd et à d′d'.

Dans un cube ABCDEFGHABCDEFGH, on sait que (AB)∥(EF)(AB) \parallel (EF) et (EF)∥(HG)(EF) \parallel (HG). Que peut-on dire de (AB)(AB) et (HG)(HG) ?

Explication : Par la propriété de transitivité, deux droites parallèles à une même troisième droite sont parallèles entre elles : donc (AB)∥(HG)(AB) \parallel (HG).

Pour construire la section d'un solide par un plan, lorsque deux faces du solide sont parallèles :

Explication : C'est une conséquence directe du théorème du toit appliqué à deux plans parallèles : la section d'un plan sécant avec deux faces parallèles donne deux segments parallèles.

Dans un cube ABCDEFGHABCDEFGH d'arête aa, II, JJ, KK sont les milieux de [AB][AB], [BC][BC] et [BF][BF]. La section IJKIJK du cube par ce plan est un triangle :

Explication : Par le théorème des milieux dans chacun des trois triangles rectangles issus de BB, on obtient IJ=JK=KI=a22IJ=JK=KI=\dfrac{a\sqrt{2}}{2} : le triangle IJKIJK est équilatéral.

Un patron d'un solide (comme le cube, qui en a onze différents) a toujours :

Explication : Un solide peut avoir plusieurs patrons différents, mais l'aire totale du patron est toujours égale à l'aire totale du solide : c'est souvent le moyen le plus simple de calculer une aire totale.

Un château d'eau est formé d'un cylindre de rayon 2,52{,}5 m et de hauteur 44 m, surmonté d'un cône de même rayon et de hauteur 1,81{,}8 m. Le volume total, arrondi au m³, est environ :

Explication : Vcyl=π×2,52×4=25πV_{\text{cyl}} = \pi \times 2{,}5^2 \times 4 = 25\pi ; Vcoˆne=13π×2,52×1,8=3,75πV_{\text{cône}} = \dfrac{1}{3}\pi \times 2{,}5^2 \times 1{,}8 = 3{,}75\pi. Total =28,75π≈90= 28{,}75\pi \approx 90 m³.

Une pièce cylindrique pleine (rayon 55 cm, hauteur 1212 cm) est percée d'un trou cylindrique traversant de rayon 22 cm. Le volume de métal restant se calcule par :

Explication : Le trou est une partie retirée de la pièce pleine : on soustrait les volumes. V=π×52×12−π×22×12=300π−48π=252π≈791V = \pi\times 5^2\times 12 - \pi\times 2^2\times 12 = 300\pi - 48\pi = 252\pi \approx 791 cm³.

Dans un repère de l'espace (O ; x,y,z)(O~;~x,y,z), un point MM est repéré par :

Explication : Dans l'espace, un repère a trois axes (abscisses, ordonnées, cotes) : tout point MM est repéré par un unique triplet (x ; y ; z)(x\,;\,y\,;\,z).

Dans un repère orthonormé de l'espace, la distance entre l'origine OO et un point M(x ; y ; z)M(x\,;\,y\,;\,z) est donnée par :

Explication : C'est le prolongement à trois dimensions du théorème de Pythagore, appliqué deux fois successivement : OM=x2+y2+z2OM = \sqrt{x^2+y^2+z^2}.

Dans un repère orthonormé de l'espace, calcule OMOM pour M(6 ; 2 ; 3)M(6\,;\,2\,;\,3) :

Explication : OM=62+22+32=36+4+9=49=7OM = \sqrt{6^2+2^2+3^2} = \sqrt{36+4+9} = \sqrt{49} = 7.

Une pyramide a une base carrée de côté 55 cm et une hauteur 1212 cm ; un cône a un rayon 55 cm et la même hauteur 1212 cm. Pourquoi le cône a-t-il un volume plus grand que la pyramide ?

Explication : Les deux formules utilisent le même facteur 13\dfrac{1}{3} et la même hauteur : seule l'aire de la base diffère. Le disque de rayon 55 (aire 25π≈78,525\pi \approx 78{,}5 cm²) est plus grand que le carré de côté 55 (aire 2525 cm²), donc Vcoˆne>VpyramideV_{\text{cône}} > V_{\text{pyramide}}.

Un abri de jardin (pavé droit 4 m×2,5 m×2 m4\,\text{m}\times 2{,}5\,\text{m}\times 2\,\text{m}) est surmonté d'un demi-cylindre couché de longueur 44 m et de rayon 1,251{,}25 m. Le volume total, arrondi au m³, est d'environ :

Explication : Vpaveˊ=4×2,5×2=20V_{\text{pavé}} = 4\times 2{,}5\times 2 = 20 m³. Vdemi-cyl=12π×1,252×4=3,125π≈9,82V_{\text{demi-cyl}} = \dfrac{1}{2}\pi \times 1{,}25^2\times 4 = 3{,}125\pi \approx 9{,}82 m³. Total ≈30\approx 30 m³.

Dans un cube ABCDEFGHABCDEFGH d'arête aa, la diagonale ACAC d'une face vaut a2a\sqrt{2}. La grande diagonale AGAG du cube (par Pythagore dans le triangle rectangle ACGACG) vaut alors :

Explication : AG2=AC2+CG2=(a2)2+a2=2a2+a2=3a2AG^2 = AC^2 + CG^2 = (a\sqrt{2})^2 + a^2 = 2a^2+a^2 = 3a^2, donc AG=a3AG = a\sqrt{3} : c'est bien cohérent avec la formule OM=x2+y2+z2OM=\sqrt{x^2+y^2+z^2} appliquée à un pavé de côtés aa, aa, aa.
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