Une paire de lunettes, l'objectif d'un appareil photo, l'oculaire d'un microscope, le miroir… non, la lentille d'un télescope : un seul petit objet, souvent pas plus grand qu'une pièce de monnaie, se cache derrière presque tous les instruments qui prolongent notre vue. Depuis la classe de Seconde, tu sais reconnaître une lentille convergente et construire, au crayon, l'image qu'elle donne d'un objet. Ce chapitre va plus loin : il te donne les outils de calcul qui permettent de prévoir, sans tracer une seule figure, où se forme exactement une image et quelle sera sa taille.
Tu croises ces notions partout : le correcteur de myopie ou d'hypermétropie que porte peut-être un camarade, le zoom d'un smartphone, le vidéoprojecteur de ta salle de classe, le microscope du laboratoire de SVT, la lunette astronomique pointée vers la Lune. Comprendre la lentille mince, c'est comprendre le principe commun à tous ces objets.
La nouveauté de la Première tient en une phrase : à la construction géométrique s'ajoute désormais la relation de conjugaison de Descartes, une égalité numérique reliant la position de l'objet, celle de l'image et la distance focale de la lentille. Elle s'accompagne du grandissement, un nombre algébrique qui dit tout — taille, sens et nature — de l'image obtenue. Construction et calcul ne sont pas deux méthodes concurrentes : elles doivent toujours se vérifier l'une l'autre, et c'est ce réflexe que tu vas travailler tout au long du chapitre.
On termine par les instruments eux-mêmes : l'œil, modélisé comme une lentille unique associée à un écran fixe (la rétine) ; la loupe, le microscope et la lunette astronomique, qui associent une ou deux lentilles pour grossir ce que l'œil seul ne peut voir. Une méthode, une relation, un même raisonnement — appliqués à des objets que tu utilises chaque jour.
1Lentilles minces : rappels
Avant de calculer, remettons au clair le vocabulaire et les symboles vus en Seconde : ils seront utilisés sans relâche dans tout le chapitre.
1.1 Convergentes ou divergentes ?
Une lentille mince est un système optique transparent, limité par deux surfaces (souvent sphériques), dont l'épaisseur est négligeable devant les distances utilisées. On distingue deux familles :
- la lentille convergente (bords minces, centre épais) : elle concentre un faisceau de rayons parallèles en un point réel après l'avoir traversée ;
- la lentille divergente (bords épais, centre mince) : elle écarte un faisceau de rayons parallèles, qui semblent provenir d'un point virtuel après l'avoir traversée.
Le symbole utilisé dans les schémas résume cette propriété d'un seul coup d'œil : une flèche à double pointe tournée vers l'extérieur pour une convergente, tournée vers l'intérieur pour une divergente.
Ne confonds pas la forme de la lentille (biconvexe, biconcave…) avec son effet optique. Retiens seulement le symbole : flèches vers l'extérieur = convergente, flèches vers l'intérieur = divergente. C'est ce symbole, et lui seul, qu'on utilise dans les schémas de construction.
1.2 Centre optique, foyers, distance focale
Sur l'axe optique (droite perpendiculaire à la lentille, passant par son centre), trois points remarquables :
- le centre optique : tout rayon qui le traverse n'est pas dévié ;
- le foyer image : point où converge (ou semble diverger) tout rayon incident parallèle à l'axe optique ;
- le foyer objet : point tel que tout rayon issu de (ou dirigé vers lui) émerge parallèle à l'axe après la lentille.
La distance focale image est la mesure algébrique , exprimée en mètres. Elle est positive pour une lentille convergente, négative pour une lentille divergente.
Pour une lentille mince dans l'air, les foyers sont symétriques par rapport au centre optique :
1.3 Vergence
La vergence d'une lentille mesure son pouvoir convergent. Elle est l'inverse de la distance focale image, exprimée en mètres :
s'exprime en dioptries (symbole , parfois noté D) lorsque est en mètres. Une lentille convergente a une vergence positive, une lentille divergente une vergence négative.
Une loupe a pour distance focale .
- lentille convergente, vergence positive
Un opticien annonce une correction de . Quelle est la distance focale du verre ?
- négatif : verre divergent, adapté à la myopie
Les Anciens connaissaient déjà l'effet grossissant d'une sphère de verre remplie d'eau : le savant arabe Ibn al-Haytham (Alhazen), dans son Traité d'optique achevé vers 1021, en décrit précisément le principe. Mais il faut attendre la fin du XIIIe siècle pour que ce principe devienne un objet porté sur le visage : c'est à Pise, en Italie, vers 1286, qu'apparaissent les premières lunettes à verres convexes, attribuées à des artisans verriers dont Alessandro della Spina popularise l'usage. Elles ne corrigent alors que la presbytie, avec des verres convergents.
Il faudra attendre le XVIe siècle pour que les verres divergents, capables de corriger la myopie, se généralisent — une histoire optique de près de trois siècles, avant même que Descartes n'en écrive la loi mathématique.
2Relation de conjugaison et grandissement
Une construction donne une image qualitative : réelle ou virtuelle, droite ou renversée. Pour aller plus loin — connaître exactement la position et la taille de l'image — il faut une relation numérique. C'est ce qu'a établi René Descartes au XVIIe siècle.
2.1 Convention de signes
Tout se joue sur un axe optique orienté dans le sens de propagation de la lumière (de gauche à droite dans tous les schémas de ce chapitre). Toute distance sur cet axe est une mesure algébrique : est positive si est à droite de , négative sinon.
Pour un objet réel (placé avant la lentille, à gauche), on a donc toujours . L'erreur la plus fréquente au bac est d'oublier ce signe négatif.
2.2 La relation de conjugaison de Descartes
Soit une lentille mince de centre et de distance focale , un objet ponctuel sur l'axe optique et son image . Alors :
: image réelle (se forme après la lentille, peut être recueillie sur un écran). : image virtuelle (se forme avant la lentille, ne peut pas être recueillie sur un écran, seul l'œil la perçoit en regardant à travers la lentille).
1. Identifier les données : (toujours négatif pour un objet réel) et (signe selon le type de lentille).
2. Écrire la relation, isoler .
3. Calculer la somme, puis inverser pour obtenir — ne pas oublier cette dernière étape, piège classique.
4. Conclure sur la nature de l'image d'après le signe de .
2.3 Le grandissement
Le grandissement (gamma) compare la taille algébrique de l'image à celle de l'objet :
C'est un nombre sans unité. Son signe et sa valeur absolue donnent toute l'information sur l'image :
| Grandeur | Condition | Signification |
|---|---|---|
| signe de | image droite (même sens que l'objet) | |
| image renversée | ||
| image agrandie | ||
| image réduite | ||
| image de même taille |
Soit un objet perpendiculaire à l'axe et son image . Le rayon issu de et passant par le centre optique n'est pas dévié : , et sont donc alignés.
Les triangles et ont alors deux angles égaux : l'angle droit en et en (l'objet et l'image sont perpendiculaires à l'axe), et les angles en sont égaux car opposés par le sommet. Les triangles et sont donc semblables, ce qui donne l'égalité des rapports :
En tenant compte des signes (mesures algébriques), on obtient exactement . C.Q.F.D.
Une lentille convergente de distance focale reçoit un objet de hauteur , placé à .
- positif : image réelle
- négative : renversée ; : réduite
L'image est réelle (à après la lentille), renversée et réduite de moitié — exactement ce que donnerait un appareil photo pointé sur un objet lointain.
Une lentille divergente reçoit le même objet réel, à .
- négatif : image virtuelle
- positive et : droite et réduite
Une lentille divergente donne toujours d'un objet réel une image virtuelle, droite et réduite. En effet, avec et , la somme est la somme de deux nombres négatifs, donc toujours négative : est donc toujours négatif.
3Constructions
La relation de conjugaison donne un nombre ; la construction donne une image mentale de la situation. Les deux sont indissociables : une bonne copie de bac vérifie toujours son calcul par un schéma, et réciproquement.
Pour construire l'image d'un objet réel (avec sur l'axe optique), on trace, depuis le sommet , trois rayons particuliers, dont deux suffisent pour trouver :
- rayon ① (violet) : parallèle à l'axe optique avant la lentille, il émerge en passant par le foyer image ;
- rayon ② (noir) : il passe par le centre optique , il n'est pas dévié ;
- rayon ③ (orange) : il passe par le foyer objet avant la lentille, il émerge parallèle à l'axe.
Le point où ces rayons se croisent (ou semblent se croiser) est ; est son projeté sur l'axe.
La position de l'objet par rapport aux points et (le point tel que … autrement dit à deux fois la distance focale) change radicalement la nature de l'image. Voici les trois cas de référence, avec la lentille convergente qui sert dans la quasi-totalité des instruments du chapitre.
3.1 Cas 1 — objet au-delà de
, objet à , hauteur .
- cohérent avec la figure : image entre et
- renversée, réduite de moitié : exactement ce que montre la construction
3.2 Cas 2 — objet entre et
, objet à , hauteur .
- au-delà de : conforme à la figure
- renversée, deux fois plus grande
3.3 Cas 3 — objet entre et
Rapproche encore l'objet : dès qu'il franchit , les rayons émergents divergent au lieu de converger. Ils ne se croisent plus réellement après la lentille : c'est en prolongeant les rayons en arrière (pointillés) qu'on trouve où ils semblent se croiser.
, objet à , hauteur .
- négatif : image virtuelle, avant la lentille — conforme à la figure
- positive et : droite et deux fois plus grande
Une image virtuelle ne peut jamais être recueillie sur un écran : elle n'existe que pour un œil (ou un appareil optique) placé derrière la lentille, qui la regarde comme s'il regardait un objet réel à l'emplacement du prolongement en pointillés. Ne trace jamais un rayon plein là où il n'y a physiquement pas de lumière.
4Œil et défauts de vision
L'œil est le tout premier instrument d'optique — et le seul qui règle lui-même sa vergence en permanence. On le modélise par un œil réduit : une unique lentille convergente (le cristallin, associé à la cornée) qui forme l'image sur un écran fixe, la rétine.
4.1 Modèle réduit, accommodation
Dans le modèle de l'œil réduit, le cristallin est une lentille convergente de centre optique , et la rétine est un écran fixe situé à une distance derrière , quelle que soit la distance de l'objet. Pour qu'une image se forme toujours exactement sur cet écran, l'œil fait varier la vergence du cristallin : c'est l'accommodation.
- Le punctum remotum (PR) est le point le plus éloigné vu net, œil au repos (sans accommoder). Pour un œil normal, .
- Le punctum proximum (PP) est le point le plus proche vu net, accommodation maximale. Pour un œil normal (jeune adulte), on retient .
Avec , calculons la vergence au repos (objet à l'infini) puis en vision rapprochée (objet au ).
- au repos :
- objet à l'infini :
- en accommodation : (en cm)
- amplitude d'accommodation
4.2 La myopie
Un œil myope est trop convergent au repos : même sans accommoder, l'image d'un objet à l'infini se forme avant la rétine. Le PR est donc fini et proche : au-delà, tout paraît flou. Le PP est lui aussi anormalement proche.
Un œil myope non corrigé a, au repos, (au lieu de ). Trouvons son PR : la distance pour laquelle l'image se forme exactement sur la rétine ().
- au-delà, l'image se forme avant la rétine : vision floue
4.3 Correction de la myopie et hypermétropie
On accole devant l'œil une lentille divergente qui, pour un objet à l'infini, forme une image virtuelle exactement au PR de l'œil non corrigé. L'œil myope, recevant alors la lumière comme si elle venait de son PR, la focalise correctement sur la rétine. La distance focale de la lentille correctrice vaut donc simplement (négatif).
Reprenons trouvé plus haut. La lentille accolée doit, pour un objet à l'infini, donner une image virtuelle en :
- verre divergent, prescription typique d'une myopie assez forte
À l'inverse, un œil hypermétrope n'est pas assez convergent : l'image d'un objet, même lointain, tendrait à se former derrière la rétine (le PR est virtuel, situé derrière l'œil). L'accommodation compense en partie ce défaut, mais le PP est anormalement éloigné. On corrige par une lentille convergente.
Un œil hypermétrope a un au lieu de . Quelle lentille accoler pour ramener son PP effectif à ?
- objet réel en ; il doit donner une image virtuelle en
- positive : verre convergent
Myopie → lentille divergente (vergence négative). Hypermétropie → lentille convergente (vergence positive). L'inversion des deux est l'erreur la plus fréquente sur ce sujet au bac : relie toujours le défaut à son mécanisme (œil trop, ou pas assez, convergent) plutôt qu'à un réflexe de mémorisation.
5Loupe et grossissement
La loupe est l'instrument le plus simple : une seule lentille convergente, utilisée exactement dans la configuration du Cas 3 de la section précédente.
5.1 Principe
Une loupe est une lentille convergente de courte distance focale, utilisée pour observer un petit objet placé au voisinage du foyer objet . Dans le cas particulier où l'objet est exactement en , tous les rayons issus d'un même point de l'objet émergent parallèles entre eux : l'image se forme à l'infini, et l'œil l'observe sans accommoder — c'est le confort maximal, utilisé par convention pour définir le grossissement.
5.2 Grossissement commercial
Le grossissement commercial compare l'angle sous lequel on voit l'image à travers l'instrument, à l'angle sous lequel l'œil nu verrait l'objet placé à la distance de référence :
Pour de petits angles, (en radians). Avec l'objet de hauteur placé en :
- angle du rayon émergent, passant par le centre O
- objet vu à l'œil nu, à
- exprimé en cm ; disparaît, ne dépend que de la loupe
Loupe de distance focale .
- l'objet paraît 5 fois plus grand angulairement qu'à l'œil nu
suppose l'objet exactement en et une observation sans accommodation. En rapprochant légèrement l'objet de la lentille (juste avant ), l'œil accommode et voit une image virtuelle finie, légèrement plus grande — mais c'est fatigant à la longue : la position « au foyer » reste la référence commerciale.
6Microscope et lunette
Une seule lentille grossit ; en associer deux grossit bien davantage. C'est le principe commun au microscope (objets minuscules et proches) et à la lunette astronomique (objets immenses et lointains).
6.1 Le microscope
Un microscope associe deux lentilles convergentes : un objectif de très courte distance focale, proche de l'objet, et un oculaire, qui joue le rôle d'une loupe. L'objectif forme de l'objet une image réelle intermédiaire , agrandie et renversée (Cas 2) ; cette image se forme dans le plan focal objet de l'oculaire, qui l'observe alors comme une loupe observe un objet situé en .
Objectif : , objet à . Oculaire : .
- l'objet paraît 40 fois plus grand qu'à l'œil nu
C'est aux Pays-Bas, dans l'atelier de lunetterie de Hans et Zacharias Janssen à Middelburg, que serait apparu vers 1590 le premier microscope composé à deux lentilles — la même astuce que celle utilisée quelques années plus tard pour la lunette. L'instrument restait rudimentaire ; c'est le Néerlandais Antonie van Leeuwenhoek qui, à partir des années 1670, avec de simples lentilles uniques mais taillées avec un soin extrême, observe le premier des bactéries et des globules rouges — révélant tout un monde invisible à l'œil nu.
6.2 La lunette astronomique
La lunette astronomique associe un objectif de grande distance focale et un oculaire de courte distance focale, séparés de la distance : c'est un système afocal (un objet à l'infini donne une image finale à l'infini). L'objectif forme dans son plan focal image une image intermédiaire, que l'oculaire observe comme une loupe.
, .
- distance entre les lentilles
- la Lune paraît 4 fois plus grande angulairement
En 1609, apprenant l'existence d'une « lunette » hollandaise, Galilée en construit lui-même une version perfectionnée à Padoue. Il la pointe vers le ciel — jusque-là, personne n'avait songé à un usage astronomique. En janvier 1610, il découvre quatre points lumineux tournant autour de Jupiter : les satellites galiléens. Publiée la même année dans le Sidereus Nuncius, cette observation apporte une preuve visuelle que tout ne tourne pas autour de la Terre — un argument décisif pour le système héliocentrique de Copernic.
La distance entre objectif et oculaire n'est pas un choix arbitraire : c'est précisément qui rend le système afocal (image finale à l'infini, observation sans fatigue). Avec un autre écartement, l'image finale serait à distance finie — la lunette resterait utilisable, mais fatigante à l'usage.
6.3 Appareil photo et vidéoprojecteur
Un appareil photo est une lentille convergente (l'objectif) associée à un capteur fixe. L'objet photographié étant presque toujours au-delà de , l'image obtenue est réelle, renversée et réduite (Cas 1, section 3) : c'est bien pour cela que l'électronique de l'appareil doit ensuite « retourner » l'image.
Comme l'objet change sans cesse de distance, l'image se déplace : pour la garder exactement sur le capteur fixe, l'appareil déplace la lentille (ou modifie sa vergence, sur un smartphone). C'est l'exact équivalent optique de l'accommodation de l'œil — sauf que c'est l'écran qui accommode dans l'œil, alors que c'est la lentille qui se déplace dans l'appareil.
Le vidéoprojecteur utilise la configuration inverse : la petite dalle LCD (l'objet) est placée entre et (Cas 2, Figure 3) pour donner sur l'écran, loin devant, une image réelle agrandie. Avec et une dalle à de l'objectif :
- image projetée 5 fois plus grande, renversée — d'où l'image vidéo pré-inversée par le logiciel
Fiche mémo
- Vergence : ( en m, en ) ; convergente, divergente. Foyers symétriques : .
- Relation de conjugaison de Descartes : — axe orienté dans le sens de la lumière, objet réel toujours.
- Grandissement : — signe : droite () / renversée () ; : agrandie () / réduite ().
- 3 rayons remarquables : // axe → passe par ; passe par → non dévié ; passe par → émerge // axe.
- Objet au-delà de : image réelle, renversée, réduite (appareil photo). Entre et : réelle, renversée, agrandie (vidéoprojecteur). Entre et : virtuelle, droite, agrandie (loupe).
- Une lentille divergente donne toujours, d'un objet réel, une image virtuelle, droite et réduite.
- Œil réduit : écran (rétine) fixe à ; accommodation = variation de du cristallin. PR (repos) et PP (accommodation max, pour un œil normal).
- Myopie : œil trop convergent, PR fini ⇒ correction divergente, . Hypermétropie : œil pas assez convergent, PP trop loin ⇒ correction convergente.
- Loupe : objet en , image à l'infini, ( en cm).
- Microscope : .
- Lunette astronomique (système afocal) : distance objectif-oculaire ; .
- Appareil photo : capteur fixe, mise au point = déplacement de la lentille (inverse de l'accommodation de l'œil).
7Exercices corrigés
Deux lentilles ont pour distance focale et . Précise leur nature et calcule leur vergence.
Voir le corrigé détaillé
- : lentille convergente
- : lentille divergente
Une lentille convergente reçoit un objet réel en . Calcule et précise la nature de l'image.
Voir le corrigé détaillé
- positif : image réelle
Pour la lentille de l'exercice 2, l'objet mesure . Calcule le grandissement puis la taille de l'image, et décris-la complètement.
Voir le corrigé détaillé
L'image est réelle (), renversée () et réduite (), de hauteur .
Une lentille divergente reçoit un objet réel en , de hauteur . Calcule , et .
Voir le corrigé détaillé
- virtuelle, comme toujours avec une divergente
- droite et réduite
Pour chacun des couples suivants, décris complètement l'image : a) ; b) ; c) .
Voir le corrigé détaillé
a) : réelle ; : renversée ; : agrandie (deux fois).
b) : virtuelle ; : droite ; : réduite.
c) : réelle ; : renversée ; : réduite.
Un objet réel est placé à d'une lentille convergente. Son image réelle se forme à . Calcule la distance focale de la lentille.
Voir le corrigé détaillé
- positif : cohérent avec une image réelle d'un objet réel
Un naturaliste souhaite une loupe de grossissement commercial . Quelle distance focale doit-il choisir, et à quelle distance de la lentille doit-il placer l'insecte observé ?
Voir le corrigé détaillé
Pour observer sans accommoder (image à l'infini), l'objet doit être placé exactement au foyer objet, donc à de la lentille.
Un élève myope a un punctum remotum . Calcule la distance focale de son cristallin au repos (), puis la vergence du verre correcteur à prescrire.
Voir le corrigé détaillé
- (en mm)
- trop convergent, comme attendu pour un œil myope
- correction :
Un objet de est placé à d'une première lentille . L'image obtenue sert d'objet pour une seconde lentille , placée après la première. Détermine la position et la taille de l'image finale.
Voir le corrigé détaillé
Lentille 1.
Position de par rapport à : , donc .
Lentille 2.
- virtuelle
L'image finale est virtuelle, à avant la lentille 2, renversée par rapport à l'objet initial () et dix fois plus grande.
Un microscope possède un objectif et un oculaire . Une préparation de hauteur est placée à de l'objectif.
- Calcule la position de l'image intermédiaire et le grandissement de l'objectif.
- Pour une observation sans accommodation, l'image intermédiaire doit tomber exactement au foyer objet de l'oculaire. Calcule la distance à laquelle placer l'oculaire.
- Calcule le grossissement total du microscope, puis l'angle (en rad) sous lequel l'œil voit l'image finale.
Voir le corrigé détaillé
1.
2. L'image intermédiaire doit être au foyer objet de l'oculaire, donc à la distance avant :
3.
La Lune est vue à l'œil nu sous un angle . Une lunette astronomique a et .
- Calcule le grossissement de la lunette, puis l'angle sous lequel la Lune est vue à travers l'instrument.
- En modélisant l'œil par et en admettant que la taille de l'image rétinienne vaut (petits angles) , calcule cette taille sans, puis avec, la lunette.
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
- sans lunette :
- avec lunette :
L'image rétinienne est exactement 10 fois plus grande avec la lunette : c'est bien la signification concrète du grossissement .
Un patient hypermétrope a un punctum proximum (au lieu de ) et souhaite lire un livre à sans fatigue.
- Quelle image (position) la lentille correctrice doit-elle donner d'un objet réel à , pour que l'œil du patient la voie nette sans accommoder au-delà de son PP réel ?
- Calcule la distance focale puis la vergence de la lentille à prescrire.
- Justifie qualitativement que, sans lunettes, ce patient ne peut pas lire net à .
Voir le corrigé détaillé
1. La lentille doit donner, de l'objet à , une image virtuelle exactement à la distance du PP réel du patient, soit , avec objet .
2.
3. Un objet à est plus proche que le PP réel du patient () : même en accommodant au maximum, son œil ne peut pas augmenter suffisamment sa vergence pour focaliser un objet aussi proche sur la rétine. L'image reste floue, d'où la nécessité d'une lentille convergente qui « fait le travail » à sa place.
Un appareil photo a un objectif de distance focale réglable ; le capteur est fixe, à du centre optique.
- Pour photographier un sujet à , quelle distance focale utiliser ?
- Le sujet se rapproche à : quelle distance focale faudrait-il, toujours pour une image nette sur le même capteur ?
- En réalité l'objectif reste fixe à (celui trouvé pour ) : de combien faut-il déplacer la lentille (mise au point) pour rester net à ?
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
3. Avec l'objectif fixe et l'objet à :
- déplacement
- l'objectif recule de — c'est la mise au point
Chez l'opticien, à Dakar. Aminata consulte un opticien de la Médina. Son œil non corrigé (modèle réduit, ) a, au repos, une distance focale .
- Calcule son punctum remotum PR.
- Calcule la vergence exacte du verre correcteur, puis la valeur prescrite après arrondi commercial au quart de dioptrie le plus proche.
- Le verre coûte FCFA par dioptrie (valeur absolue, arrondie), plus un forfait de monture et montage de FCFA. Calcule le prix total.
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
- arrondi au quart de dioptrie :
3.
- prix
Au laboratoire de SVT, à Abidjan. Kouassi observe une cellule végétale de de diamètre au microscope du lycée : objectif , oculaire , cellule placée à .
- Calcule le grandissement de l'objectif.
- Calcule le grossissement total du microscope.
- Calcule la taille apparente équivalente de l'image (taille qu'elle aurait à l'œil nu placée à ).
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
3.
- taille apparente
Salle de classe, à Ndjamena. Le vidéoprojecteur de la salle a un objectif et doit projeter net sur le mur du fond, à () de l'objectif. La dalle LCD interne mesure de large.
- Calcule la position à laquelle il faut placer la dalle.
- Calcule le grandissement, puis la largeur de l'image projetée.
- L'enseignant recule le vidéoprojecteur pour utiliser un mur à . Calcule la nouvelle position nécessaire à la mise au point, et la nouvelle largeur d'image.
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
- largeur
3.
- à peine de différence : la mise au point reste très fine
- largeur