Ouvre un haut-parleur, approche une boussole d'un câble électrique, ou observe les rails d'un train électrique : partout, des courants et des aimants interagissent silencieusement. Depuis la classe de troisième, tu sais qu'un courant électrique transporte de l'énergie et qu'un aimant attire le fer. Ce chapitre relie enfin ces deux mondes : un courant électrique crée un champ magnétique, et un champ magnétique agit sur un courant. C'est cette double découverte, faite en 1820 par le physicien danois Hans Christian Ørsted, qui a donné naissance à l'électromagnétisme et, quelques décennies plus tard, au moteur électrique.
Tu vas apprendre à représenter un champ magnétique par des lignes de champ et par un vecteur , à calculer le champ créé par un fil, une spire ou une bobine, puis à calculer la force qu'un champ magnétique exerce sur un conducteur parcouru par un courant : la force de Laplace. Cette force n'est pas une curiosité de laboratoire : elle fait tourner les ventilateurs, les pompes à eau, les moteurs des véhicules électriques, et fait vibrer la membrane de chaque haut-parleur que tu écoutes.
Contrairement aux forces déjà rencontrées (poids, tension d'un fil, réaction d'un support), la force de Laplace a une direction qui ne se devine pas d'un coup d'œil : elle est perpendiculaire à la fois au courant et au champ magnétique. Tu apprendras à la déterminer sans erreur grâce à une règle de main que tout physicien utilise encore aujourd'hui : la règle des trois doigts.
1Aimants et champ magnétique
1.1 Les aimants et leurs pôles
Un aimant est un objet capable d'attirer le fer, le nickel et le cobalt, et d'agir à distance sur un autre aimant. Tout aimant possède deux pôles, un pôle Nord (N) et un pôle Sud (S), généralement situés à ses extrémités. On ne peut jamais isoler un seul pôle : casser un aimant en deux redonne deux aimants complets, chacun avec un pôle Nord et un pôle Sud.
La magnétite, un minerai de fer naturellement aimanté, était déjà connue des Grecs et des Chinois il y a plus de deux mille ans : c'est le premier aimant naturel utilisé par l'homme. Aujourd'hui, on fabrique des aimants artificiels (acier aimanté, alliages comme l'AlNiCo, ferrites) sous des formes variées : barreau droit, aiguille de boussole, fer à cheval (aimant en U).
Deux pôles de même nom (N–N ou S–S) se repoussent. Deux pôles de noms contraires (N–S) s'attirent. Cette interaction se fait à distance, sans contact, et s'affaiblit rapidement quand la distance augmente.
On approche le pôle Nord d'un aimant A du pôle Sud d'un aimant B posé sur une table à roulettes. L'aimant B se met à avancer vers A : pôles contraires, donc attraction. Si l'on retourne l'aimant A pour présenter son pôle Sud, l'aimant B recule : pôles de même nom, donc répulsion.
1.2 Le champ magnétique terrestre et la boussole
La Terre elle-même se comporte comme un immense aimant : son noyau externe, fait de fer liquide en mouvement, engendre un champ magnétique qui enveloppe toute la planète. C'est ce champ que détecte une boussole : son aiguille, elle-même un petit aimant mobile autour d'un axe vertical, s'oriente spontanément pour pointer son pôle Nord vers le nord géographique.
Le pôle Nord de l'aiguille pointe vers le nord géographique parce qu'il est attiré par un pôle magnétique de nom contraire. Autrement dit, le pôle magnétique terrestre situé près du nord géographique est en réalité un pôle Sud magnétique ! Ce que l'on appelle familièrement « pôle Nord magnétique » désigne seulement sa position géographique, pas la polarité réelle du champ terrestre.
1.3 Le vecteur champ magnétique
En un point de l'espace, le champ magnétique est représenté par un vecteur noté , caractérisé par :
- une direction : celle prise par une petite aiguille aimantée (une boussole) placée en ce point ;
- un sens : du pôle Sud vers le pôle Nord de l'aiguille, c'est-à-dire le sens indiqué par la pointe Nord de la boussole ;
- une valeur (ou intensité), notée , exprimée en tesla, symbole , unité du Système international.
La valeur se mesure avec un appareil appelé teslamètre (ou gaussmètre). Le tesla est une unité relativement « grande » : la plupart des champs magnétiques usuels s'expriment en fractions de tesla.
On place une petite boussole au point étudié, loin de toute perturbation métallique. La direction de est celle de l'aiguille à l'équilibre ; le sens de est celui indiqué par la pointe qui porte la marque Nord. En déplaçant la boussole de proche en proche, on peut ainsi tracer la trajectoire suivie par : c'est une ligne de champ (voir section 2).
Le champ magnétique terrestre, à la surface, vaut environ . Un petit aimant de réfrigérateur crée, à son contact, un champ . Combien de fois l'aimant est-il plus intense que le champ terrestre ?
- simplification des puissances de dix
L'aimant crée, à son contact, un champ cent fois plus intense que le champ magnétique terrestre — ce qui explique qu'il suffit à dévier une boussole posée juste à côté de lui.
2Spectres magnétiques
2.1 Lignes de champ et spectre magnétique
Une ligne de champ magnétique est une courbe orientée telle qu'en chacun de ses points, le vecteur lui est tangent, dans le sens de la ligne. L'ensemble des lignes de champ d'un aimant, rendu visible par de la limaille de fer saupoudrée autour de lui, s'appelle le spectre magnétique de cet aimant.
Chaque grain de limaille se comporte comme une minuscule boussole : il s'aligne localement sur , et l'ensemble des grains dessine des « chapelets » qui matérialisent les lignes de champ. Par convention, ces lignes sont orientées, à l'extérieur de l'aimant, du pôle Nord vers le pôle Sud ; à l'intérieur de la matière aimantée, elles se referment du pôle Sud vers le pôle Nord, formant des boucles fermées.
2.2 Spectre d'un aimant droit
Pour un barreau aimanté, les lignes de champ sortent de la face Nord, s'écartent en formant des arcs de plus en plus larges, puis convergent vers la face Sud. Elles sont resserrées près des pôles (champ intense) et s'écartent loin de l'aimant (champ plus faible).
2.3 Spectre d'un aimant en U : champ uniforme
Entre les branches d'un aimant en U (ou fer à cheval), les lignes de champ deviennent rectilignes, parallèles et régulièrement espacées : c'est la signature d'un champ magnétique uniforme.
Un champ magnétique est dit uniforme dans une région de l'espace lorsque le vecteur y garde la même direction, le même sens et la même valeur en tout point. Ses lignes de champ sont alors des droites parallèles, également espacées.
Dans l'entrefer d'un aimant en U, on place trois boussoles à des endroits différents : elles pointent toutes exactement dans la même direction et le même sens. On en déduit que le champ y est uniforme. Près des bords de l'aimant, en revanche, les boussoles pointent dans des directions légèrement différentes : le champ n'y est plus uniforme.
Le 21 avril 1820, lors d'une leçon à l'université de Copenhague, le physicien danois Hans Christian Ørsted (1777–1851) fait une démonstration presque anecdotique : il approche une boussole d'un fil parcouru par un courant électrique. À sa grande surprise, l'aiguille dévie ! Jusque-là, électricité et magnétisme étaient considérés comme deux domaines totalement séparés de la physique.
Ørsted publie sa découverte en juillet 1820, en latin, dans un texte de quatre pages qui va provoquer une véritable révolution scientifique. En quelques semaines, des physiciens comme André-Marie Ampère en France se lancent dans l'étude systématique de ce nouveau lien : l'électromagnétisme vient de naître.
3Champ créé par un courant
3.1 Champ créé par un fil rectiligne
Un fil conducteur rectiligne, parcouru par un courant d'intensité , crée autour de lui un champ magnétique. Les lignes de champ sont des cercles, centrés sur le fil, situés dans des plans perpendiculaires à celui-ci.
À une distance d'un fil rectiligne infini parcouru par un courant , la valeur du champ magnétique vaut :
avec en tesla (), en ampère (), en mètre (), et la perméabilité magnétique du vide, une constante universelle.
On saisit le fil avec la main droite, le pouce tendu dans le sens du courant . Les autres doigts, repliés autour du fil, indiquent le sens des lignes de champ. Cette règle est aussi appelée « règle du bonhomme d'Ampère ».
Un câble transporte un courant . Calcule le champ magnétique qu'il crée à du câble.
- les se simplifient
La distance doit toujours être convertie en mètres avant tout calcul, jamais laissée en centimètres : c'est l'erreur la plus fréquente sur cette formule.
3.2 Champ créé par une spire circulaire
Une spire est une boucle de fil conducteur fermée sur elle-même. Au centre d'une spire circulaire de rayon parcourue par un courant , le champ magnétique vaut :
Son sens s'obtient encore avec la règle de la main droite : on enroule les doigts dans le sens du courant le long de la spire, le pouce indique alors le sens de au centre.
Une spire de rayon est parcourue par . Calcule le champ en son centre.
4Solénoïde
4.1 Description et lignes de champ
Un solénoïde (ou bobine longue) est un enroulement de fil conducteur en spires jointives et régulières, sur un support cylindrique, comportant spires sur une longueur .
Lorsqu'il est parcouru par un courant, un solénoïde crée, en son sein, un champ magnétique dont les lignes sont rectilignes et parallèles à l'axe : le champ y est uniforme, à condition que le solénoïde soit suffisamment long devant son diamètre. À l'extérieur, les lignes se referment comme celles d'un aimant droit, faisant du solénoïde un véritable électroaimant.
4.2 Valeur du champ à l'intérieur du solénoïde
À l'intérieur d'un solénoïde suffisamment long, loin de ses extrémités, le champ magnétique est uniforme et vaut :
où est le nombre de spires par unité de longueur (en ), l'intensité du courant (en ), et .
Vérifions que cette formule donne bien une grandeur exprimée en tesla.
- donnée de l'énoncé
- est un nombre de spires, sans dimension ; est en m
- les mètres et les ampères se simplifient
La formule est bien homogène à un champ magnétique en tesla. C.Q.F.D.
Une bobine compte spires réparties sur , parcourue par . Calcule le champ à l'intérieur.
4.3 Faces Nord et Sud d'un solénoïde
On regarde une extrémité du solénoïde et on enroule les doigts de la main droite dans le sens du courant tel qu'il circule dans les spires vues de cette extrémité : si le pouce pointe vers soi (sort de cette face), cette face est une face Nord ; s'il pointe en s'éloignant, c'est une face Sud. Un solénoïde parcouru par un courant se comporte exactement comme un aimant droit.
Vu de face, le courant circule dans les spires d'un solénoïde dans le sens trigonométrique (antihoraire). En enroulant les doigts de la main droite dans ce sens, le pouce pointe vers l'observateur : cette face est donc le pôle Nord du solénoïde. L'autre extrémité est alors le pôle Sud.
5Force de Laplace
5.1 Mise en évidence : le rail de Laplace
Posons deux rails conducteurs horizontaux, reliés à un générateur, et posons en travers une barre conductrice mobile MN, libre de glisser. On place l'ensemble dans l'entrefer d'un aimant en U, de sorte que la barre baigne dans un champ magnétique uniforme , perpendiculaire au plan des rails.
Dès que le courant circule, la barre se met en mouvement : elle glisse le long des rails, sans qu'aucun contact mécanique ne l'y pousse. Elle subit donc une force, exercée par le champ magnétique sur le courant qui la traverse : la force de Laplace. Si l'on inverse le sens du courant, ou le sens du champ, la barre part dans l'autre sens.
5.2 Formule de la force de Laplace
Un conducteur rectiligne de longueur , parcouru par un courant d'intensité , plongé dans un champ magnétique uniforme faisant un angle avec le conducteur, subit une force :
avec en newton (), en tesla (), en ampère () et en mètre (). La force est maximale quand le conducteur est perpendiculaire au champ () et nulle quand il lui est parallèle ().
Une tige de longueur , parcourue par , est placée perpendiculairement à un champ .
- donc
Même tige, mais désormais inclinée de par rapport à .
La force est deux fois plus faible que dans le cas perpendiculaire : c'est bien le facteur qui en rend compte.
5.3 Direction et sens : la règle des trois doigts
On écarte le pouce, l'index et le majeur de la main droite de façon à former un trièdre (trois directions deux à deux perpendiculaires) :
- le pouce indique le sens du courant ;
- l'index indique le sens du champ ;
- le majeur indique alors le sens de la force de Laplace .
Il faut utiliser la main droite uniquement (jamais la main gauche), et respecter l'ordre pouce–index–majeur = I–B–F. Une erreur d'ordre ou de main inverse complètement le sens trouvé pour .
En 1820, à peine informés de la découverte d'Ørsted, les physiciens français Jean-Baptiste Biot et Félix Savart mesurent expérimentalement la force qu'un courant exerce sur une aiguille aimantée. C'est leur collègue, le grand mathématicien Pierre-Simon de Laplace (1749–1827), déjà célèbre pour ses travaux de mécanique céleste, qui leur suggère la forme mathématique précise de cette loi, à partir de leurs mesures.
En hommage à cette contribution décisive, les physiciens francophones ont donné son nom à la force exercée par un champ magnétique sur un courant : la force de Laplace, socle de tous les moteurs électriques actuels.
6Applications : haut-parleur, moteur, galvanomètre
6.1 Le moteur à courant continu
Un moteur électrique élémentaire est formé d'un cadre rectangulaire (une spire), libre de tourner autour d'un axe, placé dans le champ uniforme d'un aimant. Les deux côtés du cadre parallèles à l'axe sont parcourus par le courant en sens opposés : ils subissent donc des forces de Laplace de sens opposés, qui forment un couple et font tourner le cadre.
Lorsque le plan du cadre est parallèle à (position représentée), le moment du couple de Laplace est maximal et vaut :
où est l'aire du cadre (en ), l'intensité du courant et le champ. Sans le collecteur (ou commutateur), qui inverse le sens du courant dans le cadre à chaque demi-tour, le couple s'annulerait puis changerait de sens : le cadre oscillerait au lieu de tourner continûment.
Un cadre de longueur et de largeur est parcouru par dans un champ .
6.2 Le haut-parleur électrodynamique
Un haut-parleur comporte une bobine mobile (la « bobine acoustique »), solidaire de la membrane, placée dans l'entrefer d'un aimant permanent qui crée un champ radial intense. Le courant électrique variable issu de l'amplificateur traverse la bobine : la force de Laplace qui en résulte est donc elle aussi variable, ce qui met la bobine — et la membrane qui lui est fixée — en vibration. C'est cette vibration, transmise à l'air, que ton oreille perçoit comme un son.
La bobine d'un haut-parleur comporte spires de rayon , plongées dans un champ radial . À un instant donné, elle est parcourue par .
- longueur totale de fil dans le champ :
6.3 Galvanomètre et balance de Cotton
Un galvanomètre mesure de faibles courants grâce à un petit cadre mobile, placé dans le champ d'un aimant permanent et rappelé par un ressort spiral. Le courant à mesurer traverse le cadre : le couple de Laplace le fait dévier jusqu'à ce qu'il soit exactement équilibré par le couple de rappel du ressort. La déviation de l'aiguille, à l'équilibre, est proportionnelle à l'intensité du courant.
La balance de Cotton est un fléau : d'un côté, une tige horizontale de longueur , parcourue par , plongée dans le champ à mesurer ; de l'autre, un plateau que l'on charge de masses marquées jusqu'à l'équilibre. À l'équilibre, les moments des deux forces par rapport à l'axe du fléau se compensent :
Cette relation permet de déterminer (ou ) à partir d'une simple pesée.
Sur une balance de Cotton, (bras égaux), la tige a une longueur et porte . L'équilibre est obtenu avec une masse , avec .
En 1871, l'ingénieur belge Zénobe Gramme (1826–1901) met au point à Paris une machine à courant continu bien plus efficace que ses devancières : la dynamo de Gramme. En 1873, à l'Exposition universelle de Vienne, un technicien commet une erreur de branchement en reliant deux dynamos Gramme entre elles : l'une d'elles, alimentée par l'autre, se met alors à tourner comme un moteur ! La réversibilité entre génératrice et moteur électrique venait d'être démontrée en public, ouvrant la voie à la traction électrique industrielle.
Fiche mémo
- Aimant : pôles N/S ; pôles de même nom se repoussent, de noms contraires s'attirent.
- Ligne de champ : tangente à en tout point, orientée de N vers S à l'extérieur de l'aimant.
- Champ uniforme : lignes parallèles, équidistantes, même sens (entrefer d'un U, intérieur d'un solénoïde).
- : direction et sens donnés par une boussole ; valeur en tesla ().
- Fil rectiligne : ; sens par la règle de la main droite (bonhomme d'Ampère).
- Spire : au centre.
- Solénoïde : , avec ; faces N/S par la règle de la main droite.
- Force de Laplace : ; et , sens par la règle des trois doigts (pouce I, index B, majeur F).
- Rail de Laplace : la barre glisse ; F change de sens si I ou B s'inverse, F double si I ou B double.
- Moteur CC : couple ; le collecteur inverse I chaque demi-tour.
- Haut-parleur : bobine mobile + aimant ; un courant variable crée une force variable, donc une vibration.
- Galvanomètre / balance de Cotton : équilibre entre l'effet du courant (couple ou force de Laplace) et un couple de rappel (ressort) ou un poids.
7Exercices corrigés
Calcule le champ magnétique créé par un fil rectiligne parcouru par un courant , à une distance du fil ().
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- les se simplifient
Une bobine compte spires réparties sur , parcourue par . Calcule le champ en son intérieur.
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Une tige de longueur , parcourue par , est perpendiculaire à un champ . Calcule la force de Laplace qu'elle subit.
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- donc
On observe un fil vertical de dessus (la feuille représente le plan horizontal, le Nord vers le haut) : le courant y circule vers le haut, donc il sort de la page pour l'observateur. Une boussole est posée à l'Est du fil. Vers quelle direction pointe son aiguille ?
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Le courant sort de la page : par la règle de la main droite (pouce vers soi), les lignes de champ tournent dans le sens antihoraire (trigonométrique) autour du fil. Au point situé à l'Est du fil, la tangente au cercle, orientée dans le sens antihoraire, pointe vers le haut de la feuille, c'est-à-dire vers le Nord.
L'aiguille de la boussole pointe donc vers le Nord.
Un conducteur horizontal, orienté vers l'Est, est parcouru par un courant. Il est plongé dans un champ magnétique vertical, dirigé vers le haut. Détermine, à l'aide de la règle des trois doigts, le sens de la force de Laplace.
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On place le pouce de la main droite vers l'Est (sens de ), l'index vers le haut (sens de ). Le majeur, perpendiculaire aux deux, pointe alors horizontalement vers le Sud.
La force de Laplace est donc horizontale, dirigée vers le Sud.
Deux fils rectilignes parallèles, distants de , sont parcourus par des courants de même sens, . Calcule le champ magnétique résultant au point M, situé sur la droite joignant les deux fils, à de chacun.
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M est à égale distance des deux fils : les deux champs et ont donc la même valeur.
Comme les deux courants ont le même sens, la règle de la main droite montre qu'en M, situé « à droite » du fil 1 et « à gauche » du fil 2, et sont opposés. Comme , le champ résultant en M est nul : .
Une tige de longueur , plongée perpendiculairement dans un champ , doit subir une force . Quelle intensité de courant doit la traverser ?
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Sur un rail de Laplace, une barre de masse glisse sans frottement, parcourue par , dans un champ perpendiculaire, entre des rails espacés de . Calcule l'accélération initiale de la barre.
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Avec un même fil de , on forme soit (a) une seule spire de rayon , soit (b) un solénoïde de spires réparties sur . Le même courant circule dans les deux cas. Compare les champs obtenus au centre de chacun.
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Cas (a), spire seule :
Cas (b), solénoïde :
Le rapport : à longueur de fil égale, concentrer les spires (solénoïde court et dense) crée un champ bien plus intense qu'une unique grande spire.
Un cadre rectangulaire, de longueur (parallèle à l'axe) et de largeur , plongé dans un champ , doit fournir un couple moteur maximal .
- Calcule l'aire du cadre.
- Détermine l'intensité nécessaire pour une seule spire.
- La bobine réelle comporte en fait spires identiques. Quelle intensité suffit désormais pour obtenir le même couple ?
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1.
2. Pour une seule spire, .
3. Avec spires, chacune apporte le même couple : , donc l'intensité nécessaire est divisée par .
Multiplier le nombre de spires par 20 divise par 20 le courant nécessaire : c'est tout l'intérêt d'une bobine à plusieurs spires.
Sur une balance de Cotton, le bras portant la tige (, , plongée dans un champ inconnu) mesure ; le bras portant le plateau à masses mesure . L'équilibre est obtenu avec (). Détermine .
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À l'équilibre du fléau, les moments des deux forces par rapport à l'axe se compensent : , avec et .
Démontre, par analyse dimensionnelle, que la formule est homogène à un champ magnétique exprimé en tesla, sachant que .
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Le facteur est un nombre sans dimension ; il n'intervient pas dans l'analyse.
- les ampères se simplifient
- les mètres se simplifient
La formule est bien homogène à un champ magnétique exprimé en tesla. C.Q.F.D.
Un solénoïde de spires, de longueur , est parcouru par . Un fil rectiligne de longueur , parcouru par , est placé à l'intérieur, perpendiculairement à l'axe du solénoïde.
- Calcule le champ créé par le solénoïde.
- Calcule la force de Laplace subie par le fil.
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1.
2. Le fil est perpendiculaire à , donc .
Sonorisation à Dakar. Un technicien installe une enceinte dont la bobine mobile comporte spires de rayon , dans un entrefer où . Le courant de crête délivré par l'amplificateur vaut .
- Calcule la longueur utile de fil dans le champ.
- Calcule la force de Laplace de crête sur la bobine.
- Si l'on double le nombre de spires (même rayon, même courant), que devient cette force ?
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1.
2.
3. est proportionnelle à , donc à : doubler double , soit . C'est pourquoi les enceintes puissantes utilisent des bobines à nombreuses spires.
Pompe solaire à Ndjamena. Une pompe à eau alimentée par panneau solaire est entraînée par un petit moteur à courant continu dont le rotor a une aire , comporte spires, plongées dans un champ , parcourues par .
- Calcule le couple moteur maximal disponible.
- La pompe exige un couple minimal de pour démarrer. Ce moteur peut-il l'entraîner ?
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1.
2. : le couple disponible dépasse le couple exigé. Le moteur peut donc démarrer la pompe, avec même une marge confortable.
Ligne électrique à Abidjan. Un câble aérien transporte un courant . Une boussole de randonnée dévie visiblement dès que le champ dépasse . À partir de quelle distance minimale du câble la boussole n'est-elle plus perturbée ?
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Il faut que , donc .
- les se simplifient
Il faut s'éloigner d'au moins 40 m du câble pour que la boussole retrouve un fonctionnement fiable.