Une voiture freine brutalement : ton corps continue d'avancer, plaqué contre la ceinture. Une fusée s'arrache du sol en éjectant des gaz brûlants vers le bas. Un ballon lâché du haut d'un immeuble tombe de plus en plus vite… À chaque fois, un lien invisible relie les forces appliquées à un objet et la façon dont son mouvement change. Ce lien, ce sont les trois lois de Newton, énoncées en 1687 dans les Philosophiæ Naturalis Principia Mathematica, et qui restent aujourd'hui le socle de toute la mécanique classique — des ponts qu'on dimensionne aux satellites qu'on met en orbite.
En Seconde, tu as appris à représenter une force par un vecteur, à faire un bilan des forces et à reconnaître, de façon qualitative, qu'un système à l'équilibre a des forces qui se compensent. Ce chapitre franchit une étape : la deuxième loi de Newton, , transforme ce bilan qualitatif en une relation quantitative entre les forces et le mouvement. Elle te permettra de calculer une accélération, une tension de fil, une distance de freinage — bref, de prévoir un mouvement avant qu'il n'ait lieu.
Tu découvriras aussi une idée déroutante au premier abord : à toute force qu'un objet A exerce sur un objet B correspond une force exactement opposée que B exerce sur A. C'est la troisième loi, celle qui explique pourquoi on avance en marchant ou pourquoi une fusée décolle dans le vide — et qu'il ne faut jamais confondre avec un bilan de forces à l'équilibre, un piège classique.
Ce chapitre construit surtout une méthode de résolution que tu réutiliseras toute l'année : plan incliné, frottements, systèmes reliés par un fil et une poulie. Une fois cette méthode automatisée, la mécanique devient un jeu de construction rigoureux plutôt qu'une collection de formules à retenir.
1Première loi : principe d'inertie
Avant d'énoncer la loi, précisons deux mots que tu utiliseras sans cesse dans ce chapitre.
Un référentiel est un solide de référence (le sol, une salle de classe, un train…) auquel on associe un repère d'espace et une horloge, et par rapport auquel on décrit le mouvement d'un système. Un référentiel est dit galiléen lorsque le principe d'inertie s'y vérifie. Le référentiel terrestre, lié au sol, est considéré comme galiléen pour la quasi-totalité des mouvements étudiés au lycée.
Dans un référentiel galiléen, un système isolé (aucune force extérieure ne s'exerce sur lui) ou pseudo-isolé (les forces extérieures se compensent : ) est soit au repos, soit en mouvement rectiligne uniforme : son vecteur vitesse garde une direction, un sens et une norme constants.
Réciproquement, si le vecteur vitesse d'un système est constant dans un référentiel galiléen, alors les forces extérieures qui s'exercent sur lui se compensent.
1.1 Systèmes isolés et pseudo-isolés
Un système est isolé lorsqu'aucune force extérieure ne s'exerce sur lui — situation idéale, jamais parfaitement réalisée (même loin de toute planète, la gravitation universelle agit, aussi faible soit-elle). En pratique, on parle plutôt de système pseudo-isolé : plusieurs forces s'exercent, mais leur somme vectorielle est nulle. C'est le cas d'un palet de hockey glissant sur une glace jugée sans frottement (le poids et la réaction de la glace se compensent), ou d'une voiture roulant à vitesse constante sur une route horizontale (poids et réaction du sol se compensent d'un côté ; force motrice et frottements se compensent de l'autre).
Ne confonds pas « pas de force » et « pas de mouvement ». L'idée d'Aristote — un mouvement nécessiterait une force qui l'entretient en permanence — est fausse : une force ne sert pas à maintenir une vitesse, mais à la faire varier. Un palet glissant sur une glace parfaite continuerait indéfiniment en ligne droite à vitesse constante, sans qu'aucune force ne le pousse.
En 1638, dans ses Discorsi e dimostrazioni matematiche, Galilée décrit des expériences de plans inclinés : il observe qu'une bille lâchée sur une pente descendante puis remontant une pente symétrique atteint presque la même hauteur, quel que soit l'angle de la seconde pente. Il en déduit que sur un plan parfaitement horizontal et sans frottement, la bille ne s'arrêterait jamais — une intuition radicale, qui contredit vingt siècles de physique aristotélicienne.
René Descartes reprend et généralise l'idée en 1644. Puis Isaac Newton, en 1687, en fait la première des trois lois fondatrices de sa mécanique, dans les Principia : « Tout corps persévère dans l'état de repos ou de mouvement uniforme en ligne droite, à moins que des forces n'agissent sur lui et ne le contraignent à changer d'état. »
1.2 Reconnaître un système pseudo-isolé
On observe le vecteur vitesse du système. S'il est constant (mouvement rectiligne uniforme ou repos), la réciproque du principe d'inertie garantit : le système est pseudo-isolé, même si plusieurs forces non nulles s'exercent sur lui. S'il varie (en direction et/ou en norme), alors .
Un skieur descend une piste rectiligne à vitesse constante (frottements et résistance de l'air non négligeables). Bilan des forces : le poids , la réaction normale de la piste , une force de frottement opposée au mouvement. Le vecteur vitesse étant constant, la réciproque du principe d'inertie impose : le système est pseudo-isolé, bien que trois forces non nulles s'exercent sur lui.
Un ballon lâché sans vitesse initiale voit sa vitesse augmenter à chaque instant : son vecteur vitesse n'est pas constant. Le principe d'inertie ne s'applique donc pas : les forces qui s'exercent sur lui (poids, résistance de l'air) ne se compensent pas. C'est justement l'objet de la loi suivante.
2Deuxième loi :
Le principe d'inertie décrit le cas particulier où les forces se compensent. Que se passe-t-il quand ce n'est pas le cas ? C'est l'objet de la deuxième loi de Newton, aussi appelée principe fondamental de la dynamique (PFD).
Le vecteur accélération d'un point mesure la façon dont le vecteur vitesse varie au cours du temps : sa direction et son sens indiquent comment évolue, et sa norme, exprimée en , mesure la rapidité de cette variation. Si est constant, ; c'est le cas particulier étudié à la section 1.
Dans un référentiel galiléen, pour un système de masse constante soumis à des forces extérieures de somme :
avec en kilogrammes (kg), en et chaque force en newtons (N). On vérifie l'homogénéité de la relation : . Si , alors : on retrouve exactement le principe d'inertie, qui n'est donc qu'un cas particulier de cette loi plus générale.
La masse qui figure dans cette relation mesure l'inertie du système : à force égale, un système de grande masse s'accélère moins qu'un système de faible masse — plus dur à mettre en mouvement, plus dur à arrêter.
Le PFD n'est valable que dans un référentiel galiléen. La masse est une propriété du système (en kg), invariable ; le poids est une force (en N), qui dépend du lieu. Sur la Lune, : un astronaute de masse kg y pèse N, six fois moins que sur Terre ( N), bien que sa masse n'ait pas changé.
2.1 Chute libre verticale : retrouver les équations du mouvement
On lâche, sans vitesse initiale, un objet de masse au voisinage du sol, en négligeant les frottements de l'air : le poids est alors la seule force. On choisit un axe vertical dirigé vers le bas, origine au point de lâcher, à l'instant .
- seule force : le poids
- deuxième loi de Newton
- , on simplifie
L'accélération est donc constante, égale à : le mouvement est rectiligne uniformément accéléré, quelle que soit la masse de l'objet. En projetant sur , avec les conditions initiales et :
Un objet est lâché sans vitesse initiale d'une hauteur m. On cherche la durée de la chute et la vitesse à l'impact, avec .
- on ne garde que la solution positive
- soit environ km/h
2.2 Chute avec frottement de l'air (étude qualitative)
En réalité, l'air oppose une résistance qui grandit avec la vitesse. On admet un modèle simple : , avec une constante liée à la forme de l'objet, et opposée au mouvement (donc dirigée vers le haut pendant la chute).
- projection sur , vers le bas
Tant que est petite, : la chute commence presque comme en chute libre. Mais à mesure que augmente, le terme grandit et l'accélération diminue : le mouvement reste accéléré, mais de moins en moins vite. Lorsque devient égale à , on a : d'après le principe d'inertie, la vitesse cesse alors de varier. On atteint la vitesse limite :
3Troisième loi : actions réciproques
Les deux premières lois décrivent le mouvement d'un système soumis à des forces. La troisième loi s'intéresse à l'origine de ces forces : chaque force qu'un système exerce sur un autre a une contrepartie exacte, dans l'autre sens.
Si un système A exerce sur un système B une force , alors B exerce simultanément sur A une force telle que :
Les deux forces ont donc même droite d'action, même norme, et des sens opposés ; elles sont simultanées (aucune des deux ne « précède » l'autre) et s'exercent sur deux systèmes différents. Cette loi est valable que les systèmes soient au repos, en mouvement, en contact ou à distance (gravitation, forces électriques…).
Une paire action-réaction ne s'exerce jamais sur le même système : elle ne peut donc jamais apparaître dans le bilan des forces d'un seul objet, et ces deux forces ne « s'annulent » pas au sens d'un équilibre. Un livre posé sur une table est à l'équilibre grâce à deux forces qui s'exercent toutes deux sur le livre : son poids (dû à la Terre) et la réaction de la table. Elles se compensent () parce que le livre est immobile — ce n'est pas une paire action-réaction, puisqu'elles s'exercent sur le même système. La vraie réaction de est la force que le livre exerce sur la Terre ; la vraie réaction de est la force que le livre exerce sur la table.
Contrairement aux deux premières, la troisième loi de Newton n'a pas de longue histoire avant 1687 : Newton l'énonce directement dans les Principia comme le troisième axiome de sa mécanique, sous une forme d'une grande généralité (« à toute action correspond une réaction égale et opposée »). Elle s'applique aussi bien à des contacts (un pied qui pousse le sol) qu'à des interactions à distance, comme la gravitation universelle : la Terre attire la Lune, et la Lune attire la Terre avec une force exactement opposée et de même norme — c'est cette même symétrie qui, deux siècles plus tard, guidera la découverte de Neptune par le calcul, en 1846.
Quand tu marches, ton pied pousse le sol vers l'arrière (). D'après la troisième loi, le sol pousse ton pied vers l'avant avec la force exactement opposée : c'est cette force, extérieure à ton corps, qui te propulse. Sans frottement (sol verglacé), ne peut plus avoir de composante horizontale : impossible d'avancer.
4Méthode de résolution d'un problème de dynamique
Tous les exercices de ce chapitre — plan incliné, poulie, chariot tiré — se résolvent avec la même méthode. La maîtriser fait toute la différence entre deviner une formule et savoir la retrouver.
- Système : préciser l'objet étudié (le solide de masse , supposé ponctuel ou indéformable).
- Référentiel : choisir un référentiel galiléen (le référentiel terrestre, en général) et vérifier que la masse est constante.
- Bilan des forces : lister toutes les forces extérieures agissant sur le système, avec un schéma clair (poids, réaction normale, tension, frottement…).
- Repère adapté : choisir des axes qui simplifient les projections — souvent, un axe selon la direction du mouvement (ou de la pente) et un axe perpendiculaire.
- Deuxième loi : écrire , puis projeter sur chaque axe pour obtenir des équations scalaires.
- Résolution : résoudre le système d'équations pour la ou les inconnues demandées.
- Vérification : contrôler les unités et l'ordre de grandeur du résultat.
Un ascenseur de masse totale kg accélère verticalement vers le haut avec une accélération de norme . On cherche la tension du câble.
Système : l'ascenseur (et son contenu). Référentiel : terrestre, galiléen. Bilan : le poids (vers le bas) et la tension du câble (vers le haut). Axe : vertical, orienté vers le haut.
- projection sur orienté vers le haut ; est vers le haut donc
À vérifier : au repos (), on retrouverait N ; l'accélération vers le haut demande donc une tension supérieure au poids — cohérent avec l'intuition (tu te sens plus lourd quand l'ascenseur démarre vers le haut).
5Plan incliné et frottements
Le plan incliné est la situation la plus fréquente au lycée pour manipuler des projections de vecteurs. La difficulté n'est pas conceptuelle : c'est le poids qui, seul parmi les forces, n'est ni le long de la pente ni perpendiculaire à elle — il faut donc le décomposer.
5.1 Décomposition du poids sur le plan incliné
On considère un solide de masse posé sur un plan incliné faisant un angle avec l'horizontale. On choisit le repère adapté à la pente : l'axe le long du plan, orienté vers le haut de la pente, et l'axe perpendiculaire au plan, orienté vers l'extérieur (loin de la pente).
Le poids est vertical, de norme . L'angle entre la verticale (direction de ) et l'axe , perpendiculaire au plan, est égal à : en effet, quand on incline le plan d'un angle par rapport à l'horizontale, sa normale s'incline du même angle par rapport à la verticale (deux angles à côtés perpendiculaires deux à deux sont égaux). On projette alors sur les deux axes, comme le montre le triangle rectangle de la figure 3, dont est l'hypoténuse :
- composante le long de la pente, dirigée vers le bas
- composante perpendiculaire, dirigée « dans » le plan
- vérification :
5.2 Lois du frottement solide
Tant qu'un solide reste immobile par rapport à la surface sur laquelle il est posé, la force de frottement s'ajuste pour équilibrer les autres forces, mais sa norme reste bornée :
où est le coefficient de frottement statique (sans unité) et la norme de la réaction normale. Dès que le solide glisse, la norme du frottement devient (en première approximation) constante :
avec le coefficient dynamique (souvent noté simplement au lycée, en confondant les deux). Dans les deux cas, est opposée au mouvement (ou à la tendance au mouvement).
En 1699, l'ingénieur français Guillaume Amontons présente à l'Académie des sciences les deux premières lois du frottement : la force de frottement est proportionnelle à la force pressante normale, et indépendante de l'aire de contact apparente. En 1785, Charles-Augustin de Coulomb — plus connu pour sa loi sur les charges électriques — affine ces résultats dans son Théorie des machines simples et distingue clairement frottement statique et frottement dynamique. Ces lois, encore appelées « lois d'Amontons-Coulomb », restent le modèle de référence enseigné aujourd'hui.
Un solide de masse est lâché sans vitesse initiale sur un plan incliné sans frottement, . On projette sur et (figure 3, sans ).
- sur : pas d'accélération perpendiculaire au plan
- sur : seule composante du poids sur cet axe
- négatif : accélération vers le bas de la pente
La masse a disparu du résultat : comme en chute libre, tous les solides glissent avec la même accélération sur un plan sans frottement, quelle que soit leur masse.
Même situation, mais avec et le solide qui glisse déjà vers le bas : est donc dirigée vers le haut de la pente (figure 3).
- sur : inchangé
- sur :
- glissement : loi dynamique
- le frottement réduit l'accélération, sans l'annuler ici
Le solide reste immobile (au lieu de glisser) si, à l'inverse, : c'est la condition d'accrochage, obtenue en écrivant que le frottement statique maximal peut compenser .
La formule n'est valable que lorsque le poids et la réaction normale sont les seules forces à avoir une composante selon . Dès qu'une autre force oblique s'ajoute (un fil qui tire, par exemple), il faut refaire la projection sur en tenant compte de toutes les forces : ne réutilise jamais cette formule « par cœur » sans revérifier le bilan.
6Mouvement sur un plan horizontal
Sur un plan horizontal, le poids et la réaction normale sont naturellement alignés avec un axe vertical : la difficulté se déplace ailleurs — vers une force de traction oblique, ou vers un système à deux corps reliés par un fil.
6.1 Chariot tiré par un fil oblique
On tire un chariot de masse sur un sol horizontal au moyen d'un fil qui fait un angle avec l'horizontale, de tension . Le sol exerce un frottement de coefficient dynamique .
Bilan des forces : poids , réaction normale , tension (angle avec l'horizontale), frottement opposé au mouvement. Repère horizontal (sens du mouvement), vertical vers le haut.
- sur : pas d'accélération verticale
- la traction oblique réduit
- sur :
- glissement : loi dynamique du frottement
Ici, : une force oblique a une composante verticale, qui modifie nécessairement , donc le frottement . C'est l'erreur la plus fréquente sur ce type d'exercice : calculer à partir de au lieu de .
kg, N, , , .
6.2 Systèmes à deux corps liés : la poulie
Deux solides reliés par un fil inextensible, passant sur une poulie idéale (masse et frottements négligeables), ont la même norme d'accélération, et le fil transmet la même tension de part et d'autre de la poulie.
On isole séparément chaque masse, avec un axe vertical orienté dans le sens du mouvement attendu pour chacune (vers le haut pour , vers le bas pour , en supposant ). Les deux masses ont la même norme d'accélération (fil inextensible), et la même tension (poulie idéale).
- pour (axe vers le haut) :
- pour (axe vers le bas) :
- en additionnant membre à membre : le terme s'élimine
- en reportant dans la première équation :
kg, kg.
- vérification avec : les deux méthodes concordent
Noter que est strictement comprise entre N et N : ni l'une ni l'autre masse n'est en chute libre, le fil retient partiellement et entraîne .
La même méthode (isoler chaque solide, projeter, imposer accélérations liées et tension commune) s'applique à des systèmes plus riches : une masse sur un plan horizontal ou incliné, reliée par une poulie à une masse suspendue — tu en verras un exemple complet dans les exercices « défi ».
Fiche mémo
- 1ʳᵉ loi : système (pseudo-)isolé () vecteur vitesse constant (référentiel galiléen).
- 2ᵉ loi (PFD) : ; unité : .
- 3ᵉ loi : — deux systèmes différents, jamais dans le même bilan.
- Chute libre (sans frottement) : ; ; (départ sans vitesse initiale).
- Chute avec frottement : vitesse limite , atteinte quand .
- Plan incliné (angle ) : (le long de la pente), (perpendiculaire).
- Sans frottement sur plan incliné : ; (indépendant de ).
- Avec frottement : ; accroché si .
- Lois de Coulomb : (statique) ; (glissement), opposée au mouvement.
- Fil oblique (angle ) : — toujours reprojeter, ne jamais supposer .
- Machine d'Atwood : ; .
- Méthode : système → référentiel galiléen → bilan des forces (schéma) → axes adaptés → PFD projeté → résolution → vérification.
7Exercices corrigés
On prend systématiquement sauf mention contraire.
Pour chacune des situations suivantes, précise si le système est isolé, pseudo-isolé, ou ni l'un ni l'autre, en justifiant par le principe d'inertie : a. une sonde spatiale très loin de toute étoile et de toute planète ; b. une voiture roulant en ligne droite à km/h constants ; c. une voiture qui accélère au démarrage d'un feu rouge.
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a. Aucune force n'exerce d'influence notable sur la sonde (trop loin de toute masse) : elle est isolée.
b. Le vecteur vitesse est constant : d'après la réciproque du principe d'inertie, les forces (poids, réaction du sol, force motrice, frottements) se compensent. Le système est pseudo-isolé.
c. Le vecteur vitesse varie (la norme augmente) : les forces ne se compensent pas. La voiture n'est ni isolée ni pseudo-isolée.
Un objet a une masse kg. Calcule son poids sur Terre () puis sur Mars (). La masse de l'objet change-t-elle ?
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La masse kg est une propriété du système : elle ne change pas. Seul le poids, qui dépend de , est presque trois fois plus faible sur Mars.
Un système de masse kg est soumis à des forces dont la somme vectorielle a pour norme N. Calcule la norme de son accélération.
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Le vecteur est colinéaire à et de même sens.
Un objet est lâché sans vitesse initiale d'une hauteur m (frottements négligés). Calcule la durée de la chute et la vitesse à l'arrivée au sol.
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- soit environ km/h
Un solide glisse sans frottement sur un plan incliné faisant un angle avec l'horizontale. Calcule la norme de son accélération.
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- sur :
- sur :
Un solide glisse sur un plan incliné avec un coefficient de frottement dynamique . Calcule son accélération.
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Un chariot de masse kg est tiré sur un sol horizontal par un fil de tension N faisant un angle avec l'horizontale, avec . Calcule , , puis .
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Un ascenseur (masse totale kg) monte puis ralentit avec une décélération de norme . Calcule la tension du câble pendant ce ralentissement.
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Axe vertical vers le haut. L'ascenseur monte en ralentissant : son accélération est dirigée vers le bas, donc .
Cohérent : plus faible que le poids au repos ( N), puisque l'accélération est dirigée vers le bas.
Deux blocs A ( kg) et B ( kg) sont en contact sur un sol horizontal sans frottement. On pousse A avec une force horizontale N, qui transmet à B une force de contact. Calcule l'accélération commune, puis la force de contact entre A et B.
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Système {A+B} de masse totale , seule force horizontale extérieure : .
On isole ensuite B seul, soumis uniquement à la force de contact exercée par A (horizontale) :
Vérification sur A : , avec N (troisième loi) : . ✓
Une machine d'Atwood est formée de deux masses kg et kg reliées par un fil inextensible sur une poulie idéale.
- Fais le bilan des forces pour chaque masse et établis les deux équations scalaires du mouvement.
- Détermine l'accélération du système, puis la tension du fil.
- partant du repos, calcule la distance qu'elle parcourt en s.
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1. : poids , tension . : poids , tension (même norme, poulie idéale). En orientant l'axe de vers le haut et celui de vers le bas (sens attendu du mouvement, ) :
2. En additionnant les deux équations, s'élimine :
3. Partant du repos, mouvement uniformément accéléré :
Un bloc kg est posé sur un plan incliné (), relié par un fil passant sur une poulie fixée au sommet du plan à une masse kg suspendue verticalement (figure 6). On suppose que le système accélère dans le sens où descend et remonte la pente.
- Établis, pour chaque masse, l'équation scalaire du mouvement.
- Déduis-en l'accélération et la tension .
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1. Pour , axe le long de la pente orienté vers le haut (sens attendu du mouvement) ; perpendiculaire.
- sur :
- frottement dirigé vers le bas de la pente : monte
- sur :
Pour , axe vertical vers le bas (sens attendu) :
2. On additionne les deux équations en (la première réécrite ) :
L'accélération est positive : l'hypothèse de départ ( descend, remonte) est bien cohérente.
Une voiture roule à km/h sur route sèche () et freine jusqu'à l'arrêt, roues bloquées.
- Convertis en m/s et calcule la décélération, en supposant que seul le frottement agit horizontalement.
- Calcule la distance de freinage.
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1. . Sur route horizontale, , et le frottement est la seule force horizontale (opposée au mouvement).
2. On utilise la relation de la cinématique uniformément décélérée , avec à l'arrêt :
La charrette de Fatou (Dakar). Fatou tire, avec l'aide de son âne, une charrette de masse totale kg sur une piste sablonneuse (). La corde attelée à l'âne fait un angle avec l'horizontale et exerce une tension N.
- Calcule la réaction normale du sol, puis la force de frottement maximale que le sable peut opposer (on prend ).
- Compare cette force maximale à la composante horizontale de la tension. Que peux-tu en conclure sur le mouvement de la charrette ?
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2. La composante horizontale de la tension vaut N, très inférieure à N. Le sable peut donc fournir, sans glisser, une force de frottement statique égale à N pour équilibrer exactement la traction : la charrette reste immobile (). Il ne faut jamais appliquer sans avoir d'abord vérifié, par comparaison à , que le système glisse réellement.
Le puits d'Abéché. À l'aide d'une poulie fixée au-dessus d'un puits, on hisse un seau d'eau de masse kg.
- On le hisse à vitesse constante. Calcule la tension de la corde.
- On souhaite maintenant démarrer la montée avec une accélération vers le haut. Calcule la nouvelle tension.
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1. Vitesse constante système pseudo-isolé (principe d'inertie) : .
2. Axe vertical vers le haut, .
Le chargement de cacao à Douala. On pousse, le long d'une rampe de chargement inclinée de sur l'horizontale, un sac de cacao de masse kg (). On veut qu'il monte la rampe avec une accélération . Calcule la force , dirigée le long de la rampe, qu'il faut exercer.
Voir le corrigé détaillé
Bilan sur le sac : poids , normale , force appliquée (le long de la pente, vers le haut), frottement (dirigé vers le bas de la pente, le sac montant). Axe le long de la pente, vers le haut.
- sur :
- sur :