Établir et utiliser les formules d'addition et de duplication.
MathématiquesPremièreChapitre 7 / 13⏱ 10 h
Ce que tu sauras faire à la fin
Utiliser les formules d'addition et de duplication
Résoudre une équation trigonométrique
Étudier une fonction trigonométrique simple
Le battement d’un cœur sur un électrocardiogramme, la houle qui soulève un pirogue au large de Dakar, le courant alternatif qui alimente une maison à Abidjan, la hauteur d’une nacelle sur la grande roue du Plateau : toutes ces réalités se décrivent avec les mêmes fonctions, celles que tu vas manier dans ce chapitre. Depuis la Seconde, tu sais calculer le cosinus et le sinus d’un angle dans un triangle rectangle. Il est temps d’aller plus loin.
Le cercle trigonométrique va libérer le cosinus et le sinus du triangle rectangle : ils deviennent des fonctions définies pour tout nombre réel, pas seulement pour les angles entre 0 et 90°. Tu apprendras à calculer cos(a+b) sans jamais mesurer d’angle, à transformer acosx+bsinx en une seule fonction cosinus décalée, et à résoudre des équations et inéquations trigonométriques avec la même rigueur qu’une équation du second degré.
Ces outils ne sont pas de la gymnastique gratuite : ils sont le langage de tous les phénomènes périodiques que la physique, l’électricité et l’ingénierie rencontrent. Chaque formule démontrée ici te servira dès l’an prochain — et parfois dès la fin de ce chapitre, dans les problèmes concrets qui le referment.
1Cercle trigonométrique et angles associés
Définition — cercle trigonométrique
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O;,). Le cercle trigonométrique est le cercle de centre O et de rayon 1, muni du sens direct (sens inverse des aiguilles d’une montre), appelé aussi sens positif.
À tout nombre réel x, on associe un unique point M du cercle trigonométrique : on part du point I(1;0) et on parcourt le cercle d’une longueur ∣x∣, dans le sens direct si x⩾0, dans le sens indirect si x<0. Le point M est le point image de x.
Définition — cosinus et sinus d’un réel
Soit x un réel et M son point image sur le cercle trigonométrique. On appelle cosinus de x, noté cosx, l’abscisse de M, et sinus de x, noté sinx, l’ordonnée de M :
M(cosx;sinx)
Comme M appartient au cercle de rayon 1, la formule OM=1 donne immédiatement la relation la plus utilisée de tout le chapitre.
Propriété fondamentale
Pour tout réel x :
cos2x+sin2x=1
De plus, −1⩽cosx⩽1 et −1⩽sinx⩽1.
Figure 1 — Sur le cercle trigonométrique (rayon 1, sens direct), le point M associé au réel x a pour coordonnées (cosx;sinx). Le signe de cosx et de sinx se lit directement sur le cadran occupé par M.
1.1 Le radian et les valeurs remarquables
Mesurer un angle en degrés est une convention parmi d’autres — il en existe une bien plus naturelle pour un mathématicien : le radian. Un angle de 1 radian intercepte, sur le cercle trigonométrique, un arc de longueur 1. Le cercle entier ayant pour périmètre 2π, un tour complet mesure 2π radians, exactement comme il mesure 360°.
Conversion degrés–radians
Pour un angle de mesure d en degrés et r en radians :
πr=180d
Degrés
0°
30°
45°
60°
90°
180°
270°
360°
Radians
0
6π
4π
3π
2π
π
23π
2π
Retiens par cœur les cosinus et sinus des cinq angles les plus fréquents : ils reviendront à chaque exercice.
x
0
6π
4π
3π
2π
cosx
1
23
22
21
0
sinx
0
21
22
23
1
Attention
Une calculatrice mal réglée est le piège le plus fréquent du bac : vérifie systématiquement qu’elle est en mode radian lorsque l’énoncé travaille en radians. cos(π) ne vaut −1 qu’en mode radian ; en mode degré, la machine calcule cos(3,14…°), un nombre très proche de 1 !
1.2 Signe de cosx et de sinx
Le signe de l’abscisse et de l’ordonnée de M se lit directement sur le cadran du cercle où se trouve M.
Position de M
Cadran 1 0<x<2π
Cadran 2 2π<x<π
Cadran 3 π<x<23π
Cadran 4 23π<x<2π
cosx
+
−
−
+
sinx
+
+
−
−
Exemple — lire un signe sans calculatrice
Le réel x=65π vérifie 2π<65π<π : son point image est dans le cadran 2. On en déduit, sans calcul, que cos(65π)<0 et sin(65π)>0.
Math & Co — Un mot venu d’un contresens
Le mot « sinus » a une origine étonnante. Au Ve siècle, le mathématicien indien Āryabhaṭa nomme jyā-ardha (« demi-corde ») la quantité que nous appelons aujourd’hui sinus. Les savants arabes translittèrent ce mot en jiba, un terme sans signification en arabe. Faute de voyelles écrites, les traducteurs latins du XIIe siècle, dont Gérard de Crémone, lisent jiba comme jaib, qui signifie « pli », « anse » ou « baie ». Ils le traduisent alors tout naturellement par le latin sinus, qui désigne un repli, une baie côtière ! Le nom d’une fonction centrale des mathématiques vient ainsi d’une erreur de lecture entre deux alphabets.
1.3 Angles associés
Deux réels sont dits associés lorsque leurs points images se déduisent l’un de l’autre par une symétrie simple du cercle trigonométrique. Cette lecture géométrique permet de retrouver, sans les apprendre par cœur, toutes les formules qui relient cos et sin de x, −x, π−x et π+x.
Figure 2 — Les angles associés à x s'obtiennent par symétrie du point M(x) : symétrie par rapport à (O;) pour −x, par rapport à (O;) pour π−x, par rapport à O pour π+x.
Démonstration — angles associés
Notons M(cosx;sinx) le point image de x.
Le point image de −x est le symétrique de M par rapport à l’axe (O;), donc de coordonnées (cosx;−sinx) : d’où cos(−x)=cosx et sin(−x)=−sinx.
Le point image de π−x est le symétrique de M par rapport à l’axe (O;), donc de coordonnées (−cosx;sinx) : d’où cos(π−x)=−cosx et sin(π−x)=sinx.
Le point image de π+x est le symétrique de M par rapport à O, donc de coordonnées (−cosx;−sinx) : d’où cos(π+x)=−cosx et sin(π+x)=−sinx.
Propriété — formules des angles associés
Réel
−x
π−x
π+x
2π−x
2π+x
cos
cosx
−cosx
−cosx
sinx
−sinx
sin
−sinx
sinx
−sinx
cosx
cosx
On dit que le cosinus est une fonction paire (cos(−x)=cosx) et que le sinus est une fonction impaire (sin(−x)=−sinx). Les deux dernières colonnes se retrouvent en observant que M(2π−x) est le symétrique de M(x) par rapport à la droite d’équation y=x (bissectrice du cadran 1).
Méthode — calculer avec un angle associé
Pour calculer cosx ou sinx lorsque x n’est pas une valeur remarquable, on cherche à écrire x comme −a, π−a, π+a ou 2π±a, où aest une valeur remarquable, puis on applique le tableau ci-dessus.
Exemple — calculer cos(32π) et sin(−65π)
32π=π−3π
⇒cos(32π)=−cos(3π)=−21
−65π=−(π−6π)
⇒sin(−65π)=−sin(π−6π)imparité du sinus
=−sin(6π)=−21
Ces symétries ne sont pas de simples curiosités géométriques : elles vont te permettre, dans quelques instants, de retrouver les formules de sin(a+b) à partir de celle de cos(a−b), sans nouvelle démonstration.
2Formules d’addition
Une question naturelle se pose : quelle relation existe entre cos(a+b) et les cosinus et sinus de a et de b séparément ? La réponse n’est surtout pascosa+cosb — c’est l’erreur la plus commise du chapitre. La bonne formule s’obtient en comparant deux calculs d’un même produit scalaire.
2.1 La formule de cos(a−b)
Figure 3 — Les vecteurs OA et OB, tous deux unitaires, forment l'angle a−b : leur produit scalaire vaut à la fois cos(a−b) (définition géométrique) et cosacosb+sinasinb (coordonnées).
Démonstration — par produit scalaire
Soit a et b deux réels, A et B leurs points images sur le cercle trigonométrique. Les vecteurs OA et OB sont unitaires (∥OA∥=∥OB∥=1) et l’angle géométrique entre eux mesure a−b. Calculons OA⋅OB de deux façons.
Par la définition géométrique du produit scalaire :
OA⋅OB=∥OA∥×∥OB∥×cos(a−b)
=1×1×cos(a−b)
=cos(a−b)
Par les coordonnées : A(cosa;sina) et B(cosb;sinb), donc
OA⋅OB=cosa×cosb+sina×sinbproduit des abscisses plus produit des ordonnées
Les deux expressions calculent le même nombre : elles sont donc égales. C.Q.F.D.
Théorème — formules d’addition
Pour tous réels a et b :
cos(a−b)=cosacosb+sinasinb
cos(a+b)=cosacosb−sinasinb
sin(a+b)=sinacosb+cosasinb
sin(a−b)=sinacosb−cosasinb
Démonstration — des trois formules restantes
Pour cos(a+b), on écrit a+b=a−(−b) et on applique la formule précédente à a et −b :
cos(a+b)=cos(a−(−b))
=cosacos(−b)+sinasin(−b)
=cosacosb−sinasinbcos paire, sin impaire
Pour sin(a+b), on utilise l’angle associé sinx=cos(2π−x) :
sin(a+b)=cos(2π−(a+b))
=cos((2π−a)−b)
=cos(2π−a)cosb+sin(2π−a)sinb
=sinacosb+cosasinbangles associés
La formule de sin(a−b) s’obtient enfin en remplaçant b par −b dans celle de sin(a+b), exactement comme pour cos(a+b). C.Q.F.D.
Exemple — calculer cos(12π)
On écrit 12π=3π−4π, deux valeurs remarquables.
cos(12π)=cos(3π−4π)
=cos(3π)cos(4π)+sin(3π)sin(4π)
=21×22+23×22
=42+46
=42+6
Exemple — calculer sin(75°)
On écrit 75°=45°+30°.
sin(75°)=sin(45°+30°)
=sin(45°)cos(30°)+cos(45°)sin(30°)
=22×23+22×21
=46+2
Attention
cos(a+b) n’est presque jamais égal à cosa+cosb : prends a=b=2π, tu obtiens cos(π)=−1 d’un côté, contre 0+0=0 de l’autre. Les formules d’addition ne se devinent pas : elles se redémontrent ou se récitent.
Math & Co — Les tables de cordes de Ptolémée
Trois siècles avant l’ère chrétienne, l’astronome grec Hipparque de Nicée construit la première table trigonométrique connue pour calculer les positions des astres. Vers 150 après J.-C., à Alexandrie, Claude Ptolémée perfectionne cet outil dans son traité l’Almageste : il y établit une table de « cordes » très précise, calculée grâce à un théorème équivalent à nos formules d’addition, connu depuis comme le théorème de Ptolémée. Sans notation algébrique, sans même le concept de fonction, les astronomes grecs manipulaient déjà, avec des figures géométriques, l’essentiel de ce que tu viens de démontrer.
2.2 Aperçu : transformer un produit en somme
En additionnant ou en soustrayant les formules d’addition deux à deux, les termes en sinasinb ou cosasinb disparaissent : on obtient des relations qui transforment un produit de cosinus ou de sinus en une somme. Cette transformation dépasse le programme de Première mais éclaire un exercice classique (voir Exercice 7) ; retiens simplement le principe.
Propriété — de la somme au produit
En ajoutant cos(a+b) et cos(a−b), puis en les soustrayant :
cos(a+b)+cos(a−b)=2cosacosb
cos(a−b)−cos(a+b)=2sinasinb
De même, en ajoutant sin(a+b) et sin(a−b) :
sin(a+b)+sin(a−b)=2sinacosb
Exemple — vérifier la première identité
cos(a+b)+cos(a−b)
=(cosacosb−sinasinb)+(cosacosb+sinasinb)
=2cosacosbles termes en sinasinb s'éliminent
3Formules de duplication
Que devient une formule d’addition lorsque les deux angles sont égaux ? Il suffit de poser b=a dans les formules du théorème précédent : on obtient les formules de duplication, qui expriment cos(2a) et sin(2a) à partir de cosa et sina seuls.
Démonstration
On pose b=a dans les formules d’addition.
cos(2a)=cos(a+a)=cosacosa−sinasina
=cos2a−sin2a
sin(2a)=sin(a+a)=sinacosa+cosasina
=2sinacosa
Deux autres écritures de cos(2a) découlent de la relation cos2a+sin2a=1 :
cos(2a)=cos2a−sin2a=cos2a−(1−cos2a)
=2cos2a−1
cos(2a)=(1−sin2a)−sin2a
=1−2sin2a
Théorème — formules de duplication
Pour tout réel a :
cos(2a)=cos2a−sin2a=2cos2a−1=1−2sin2a
sin(2a)=2sinacosa
Attention
cos(2a) n’est pas2cosa : prends a=2π, cos(π)=−1 alors que 2cos(2π)=0. Et cos2a désigne (cosa)2, jamais cos(a2).
Exemple — connaissant cosa, calculer cos(2a) et sin(2a)
Soit a∈]0;2π[ tel que cosa=53. Comme a est dans le premier cadran, sina>0.
sin2a=1−cos2a=1−259=2516
⇒sina=54sina>0
cos(2a)=2cos2a−1=2×259−1
=2518−2525=−257
sin(2a)=2sinacosa=2×54×53
=2524
3.1 Linéariser cos2a et sin2a
Linéariser une expression trigonométrique, c’est la réécrire sans puissance ni produit, uniquement avec des cosinus et des sinus d’angles simples. En isolant cos2a et sin2a dans les formules de cos(2a), on obtient deux formules très utiles.
Propriété — linéarisation
Pour tout réel a :
cos2a=21+cos(2a)sin2a=21−cos(2a)
Méthode — linéariser cos2a
On part de cos(2a)=2cos2a−1, on isole cos2a : cos2a=2cos(2a)+1. Le raisonnement est identique pour sin2a, à partir de cos(2a)=1−2sin2a.
Exemple — linéariser f(x)=3cos2x
f(x)=3×21+cos(2x)
=23+23cos(2x)
Sous cette forme, on lit immédiatement que f varie entre 0 et 3, ce qui n’était pas évident sur l’écriture de départ.
4Transformation acosx+bsinx
Une somme comme 3cosx+sinx mélange un cosinus et un sinus : difficile d’en lire directement le maximum, ou de résoudre une équation où elle apparaît. L’idée est de la réécrire comme un seul cosinus, simplement décalé — un outil indispensable pour l’étude des oscillations en physique.
Théorème — forme Rcos(x−φ)
Soient a et b deux réels non tous deux nuls. Il existe un réel R>0 et un réel φ tels que, pour tout x :
acosx+bsinx=Rcos(x−φ)
avec R=a2+b2, cosφ=Ra et sinφ=Rb.
Démonstration
On développe le membre de droite grâce à la formule d’addition :
Rcos(x−φ)=Rcosxcosφ+Rsinxsinφ
=(Rcosφ)cosx+(Rsinφ)sinx
On veut que cette expression coïncide avec acosx+bsinx pour toutx : il suffit donc de choisir Rcosφ=a et Rsinφ=b. Un tel couple (R,φ) existe : en élevant au carré et en ajoutant,
R2cos2φ+R2sin2φ=a2+b2
⇒R2=a2+b2cos2φ+sin2φ=1
⇒R=a2+b2on choisit R>0
puisque (Ra)2+(Rb)2=R2a2+b2=1, le point de coordonnées (Ra;Rb) est bien sur le cercle trigonométrique : il existe donc un réel φ tel que cosφ=Ra et sinφ=Rb. C.Q.F.D.
Méthode — écrire acosx+bsinx sous forme Rcos(x−φ)
On calcule R=a2+b2, puis on cherche φ tel que cosφ=Ra et sinφ=Rb : on reconnaît généralement φ parmi les valeurs remarquables grâce au tableau de la section 1.
Exemple — transformer 3cosx+sinx
R=(3)2+12=3+1=4=2
cosφ=23 et sinφ=21
⇒φ=6πvaleurs remarquables
⇒3cosx+sinx=2cos(x−6π)
On lit désormais sans effort que cette expression varie entre −2 et 2, et atteint son maximum lorsque x=6π.
Attention
R n’est jamaisa+b : c’est a2+b2. Vérifie aussi le signe de φ — une erreur de signe sur sinφ place φ dans le mauvais cadran.
5Équations et inéquations trigonométriques
Résoudre x2=4 donne deux solutions. Résoudre cosx=21 en donne une infinité : le cercle trigonométrique, parcouru indéfiniment, repasse une infinité de fois par les mêmes points. Toute la difficulté — et toute la méthode — consiste à décrire cette infinité de solutions avec seulement deux familles, grâce à l’entier relatif k.
5.1 Équation cosx=cosa
Figure 4 — Résolution de cosx=cosa : les deux points du cercle ayant la même abscisse sont M(a) et M′(−a), symétriques par rapport à l'axe des cosinus.
Théorème
Pour tous réels x et a :
cosx=cosa⟺x=a+2kπ ou x=−a+2kπ,k∈Z
Démonstration
Soit M(x) et A(a) les points images de x et de a. Dire que cosx=cosa revient à dire que M et A ont la même abscisse, donc que M et A sont confondus ou symétriques par rapport à l’axe des cosinus (O;) (Figure 4). Or le symétrique de A(a) par rapport à cet axe est exactement le point image de −a (angles associés, section 1). Donc M=A ou M est le point image de −a : comme deux réels ont le même point image si et seulement s’ils diffèrent d’un multiple de 2π, on obtient x=a+2kπ ou x=−a+2kπ, k∈Z. C.Q.F.D.
Exemple — résoudre cosx=22 sur ]−π;π]
cosx=cos(4π)
⟺x=4π+2kπ ou x=−4π+2kπ,k∈Z
Sur ]−π;π], seul k=0 convient dans chaque famille. L’ensemble des solutions est S={−4π;4π}.
5.2 Équation sinx=sina
Figure 5 — Résolution de sinx=sina : les deux points du cercle ayant la même ordonnée sont M(a) et M′(π−a), symétriques par rapport à l'axe des sinus.
Théorème
Pour tous réels x et a :
sinx=sina⟺x=a+2kπ ou x=π−a+2kπ,k∈Z
La démonstration recopie celle de la section 5.1, en remplaçant la symétrie par rapport à l’axe des cosinus par la symétrie par rapport à l’axe des sinus (Figure 5), qui envoie A(a) sur le point image de π−a.
Exemple — résoudre sinx=−21 sur [0;2π[
sinx=sin(−6π)
⟺x=−6π+2kπ ou x=π+6π+2kπ,k∈Z
Sur [0;2π[ : dans la première famille, k=1 donne x=611π ; dans la seconde, k=0 donne x=67π. Donc S={67π;611π}.
5.3 Équation acosx+bsinx=c
Grâce à la transformation de la section 4, une telle équation se ramène à une équation du type cosx=cosa.
Méthode
On écrit acosx+bsinx=Rcos(x−φ), puis on résout Rcos(x−φ)=c, c’est-à-dire cos(x−φ)=Rc (à condition que Rc⩽1), avec l’inconnue auxiliaireu=x−φ.
Exemple — résoudre 3cosx+sinx=2 sur [0;2π[
On a vu que 3cosx+sinx=2cos(x−6π).
2cos(x−6π)=2
⟺cos(x−6π)=22
⟺cos(x−6π)=cos(4π)
⟺x−6π=4π+2kπ ou x−6π=−4π+2kπ
⟺x=125π+2kπ ou x=−12π+2kπ,k∈Z
Sur [0;2π[ : x=125π (k=0) et x=1223π (k=1 dans la seconde famille). S={125π;1223π}.
5.4 Inéquations trigonométriques
Pour une inéquation, le cercle trigonométrique ne donne plus deux points mais un arc tout entier de solutions.
Figure 6 — Résolution de l'inéquation cosx⩾21 : l'arc bleu (angles entre −π/3 et π/3) rassemble tous les points du cercle situés à droite de la droite cosx=21.
Méthode — résoudre une inéquation trigonométrique
On place sur le cercle les points où l’égalité a lieu (comme pour une équation), puis on repère, par lecture directe du cercle, l’arc où l’inégalité est vérifiée. On revient enfin à l’intervalle demandé en ajoutant 2kπ.
Exemple — résoudre cosx⩾21 sur ]−π;π]
On résout d’abord cosx=21=cos(3π) : x=3π ou x=−3π sur cet intervalle. Sur le cercle (Figure 6), l’abscisse d’un point est supérieure ou égale à 21 exactement sur l’arc bleu, situé entre ces deux points et contenant I(1;0).
S=[−3π;3π]
Exemple — résoudre sinx<22 sur [0;2π[
L’égalité sinx=22 a lieu en x=4π et x=43π. L’ordonnée d’un point du cercle est inférieure à 22 partout sauf sur l’arc supérieur compris entre ces deux points.
S=[0;4π[∪]43π;2π[
Attention — pièges classiques du bac
Sur un intervalle autre que ]−π;π] ou [0;2π[, n’oublie jamais de rajouter les solutions obtenues avec k=0 : une équation posée sur [0;4π[ a typiquement deux fois plus de solutions que sur [0;2π[. Vérifie aussi le sens de l’inégalité après une éventuelle multiplication par un nombre négatif.
Math & Co — Une équation, une infinité de solutions
Reconnaître qu’une équation trigonométrique possède une infinité de solutions a mis du temps à s’imposer. Ce n’est qu’avec la généralisation, au XVIIe siècle, de la mesure des angles au-delà d’un tour complet — notamment chez le mathématicien anglais John Wallis — que l’écriture +2kπ prend tout son sens : un angle n’est plus seulement une figure géométrique bornée entre 0 et 360°, mais un nombre pouvant décrire un enroulement indéfini autour du cercle.
6Fonctions sinus et cosinus
Le cercle trigonométrique a défini cosx et sinx pour tout réel x : on peut donc étudier les fonctions x↦cosx et x↦sinx sur R tout entier, exactement comme on a étudié un polynôme ou une fonction rationnelle.
Propriété — périodicité et parité
Les fonctions cosinus et sinus sont définies sur R, à valeurs dans [−1;1], et 2π-périodiques :
cos(x+2π)=cosxsin(x+2π)=sinx
La fonction cosinus est paire (sa courbe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées) ; la fonction sinus est impaire (sa courbe est symétrique par rapport à l’origine O).
La 2π-périodicité découle directement de la définition : ajouter 2π à x, c’est faire faire un tour complet supplémentaire au point image, qui revient donc à sa position de départ. La parité a été démontrée à la section 1 avec les angles associés −x.
Méthode — exploiter la périodicité et la parité
Grâce à ces deux propriétés, il suffit d’étudier une fonction trigonométrique sur un intervalle de longueur π, comme [0;π] pour le cosinus, puis de compléter la courbe par symétrie et par translations de vecteur 2kπ.
6.1 Variations de la fonction cosinus
Sur le cercle trigonométrique, lorsque x parcourt [0;π] dans le sens direct, le point M(x) descend du point I(1;0) jusqu’au point (−1;0) : son abscisse, c’est-à-dire cosx, décroît continûment de 1 à −1.
Théorème — tableau de variations de cosinus sur [−π;π]
x
−π
0
π
cosx
−1
↗
1
↘
−1
6.2 Variations de la fonction sinus
De même, lorsque x parcourt [−2π;2π], le point M(x) monte du bas du cercle vers le haut : son ordonnée sinxcroît de −1 à 1 ; puis elle décroît lorsque x parcourt [2π;23π].
Théorème — tableau de variations de sinus sur [−2π;23π]
x
−2π
2π
23π
sinx
−1
↗
1
↘
−1
Figure 7 — La fonction cosinus est paire et 2π-périodique. Les points rouges marquent les solutions de cosx=21 sur [−π;2π] : x=−π/3, x=π/3 et x=5π/3.Figure 8 — La fonction sinus est impaire et 2π-périodique. Les points rouges marquent les solutions de sinx=21 sur [−π;2π] : x=π/6 et x=5π/6.
6.3 Amplitude et période d’une fonction x↦Rcos(ωx+φ)
De nombreux phénomènes périodiques (marée, oscillation, courant alternatif) se modélisent par une fonction de la forme t↦Rcos(ωt+φ)+h, où R est l’amplitude, ω2π la période, φ la phase à l’origine et h la valeur moyenne.
Propriété
La fonction t↦Rcos(ωt+φ)+h (avec R>0, ω>0) est périodique de période T=ω2π, et prend ses valeurs entre h−R et h+R.
Attention
Ne confonds pas la pulsationω (en rad⋅s−1, ou par unité de temps choisie) et la périodeT=ω2π : doubler ω revient à diviser la période par 2, pas à la multiplier.
Math & Co — Décomposer tous les sons en sinusoïdes
En 1822, le mathématicien français Joseph Fourier publie sa Théorie analytique de la chaleur, dans laquelle il affirme un résultat stupéfiant : n’importe quel phénomène périodique, aussi compliqué soit-il, peut s’écrire comme une somme de fonctions sinus et cosinus de fréquences multiples les unes des autres. Cette idée, d’abord contestée, est aujourd’hui à la base du traitement du son, de la compression d’image (JPEG) et de la téléphonie mobile : chaque note de musique, chaque voix, se décompose en une somme des fonctions que tu étudies dans ce chapitre.
Fiche mémo
Cercle trigonométrique : M(x) a pour coordonnées (cosx;sinx), et cos2x+sin2x=1.
acosx+bsinx=Rcos(x−φ), avec R=a2+b2, cosφ=Ra, sinφ=Rb.
cosx=cosa⟺x=a+2kπ ou x=−a+2kπ (k∈Z).
sinx=sina⟺x=a+2kπ ou x=π−a+2kπ (k∈Z).
Inéquation : on place les points d’égalité sur le cercle, puis on lit l’arc solution.
Cosinus et sinus sont 2π-périodiques ; cosinus est paire, sinus est impaire.
Cosinus décroît sur [0;π] ; sinus croît sur [−2π;2π], décroît sur [2π;23π].
Rcos(ωt+φ)+h : amplitude R, période T=ω2π, valeurs entre h−R et h+R.
7Exercices corrigés
Niveau 1 — Application directe
1
Convertis en radians : 150° ; 225° ; 315°. Convertis en degrés : 67π ; 35π.
Voir le corrigé détaillé
On utilise πr=180d.
150°=150×180π=65π
225°=225×180π=45π
315°=315×180π=47π
67π=67×180°=210°
35π=35×180°=300°
2
Sans calculatrice, donne le signe de cosx et de sinx pour x=32π, x=−4π et x=67π.
Voir le corrigé détaillé
On situe chaque réel dans un cadran du cercle trigonométrique.
32π∈]2π;π[ : cadran 2, donc cos(32π)<0 et sin(32π)>0.
−4π∈]−2π;0[ : cadran 4, donc cos(−4π)>0 et sin(−4π)<0.
67π∈]π;23π[ : cadran 3, donc cos(67π)<0 et sin(67π)<0.
3
Calcule la valeur exacte de cos(105°) à l’aide d’une formule d’addition.
Voir le corrigé détaillé
105°=60°+45°
cos(105°)=cos(60°+45°)
=cos(60°)cos(45°)−sin(60°)sin(45°)
=21×22−23×22
=42−6
On vérifie que ce nombre est bien négatif (2<6), cohérent avec 105° dans le cadran 2.
4
Soit a∈]2π;π[ tel que sina=54. Calcule cosa, puis cos(2a) et sin(2a).
Voir le corrigé détaillé
Comme a est dans le cadran 2, cosa<0.
cos2a=1−sin2a=1−2516=259
⇒cosa=−53cosa<0
cos(2a)=2cos2a−1=2×259−1
=−257
sin(2a)=2sinacosa=2×54×(−53)
=−2524
5
Résous cosx=22 sur [0;2π[.
Voir le corrigé détaillé
cosx=cos(4π)
⟺x=4π+2kπ ou x=−4π+2kπ,k∈Z
Sur [0;2π[ : x=4π (k=0) et x=−4π+2π=47π (k=1). S={4π;47π}.
6
Résous sinx=−23 sur ]−π;π].
Voir le corrigé détaillé
sinx=sin(−3π)
⟺x=−3π+2kπ ou x=34π+2kπ,k∈Z
Sur ]−π;π] : dans la première famille, k=0 donne x=−3π ; dans la seconde, k=−1 donne x=34π−2π=−32π. S={−32π;−3π}.
Niveau 2 — Approfondissement
7
À l’aide de la formule cosp+cosq=2cos(2p+q)cos(2p−q), calcule la valeur exacte de A=cos(125π)+cos(12π).
Voir le corrigé détaillé
Ici p=125π et q=12π.
2p+q=21(125π+12π)=21×126π=4π
2p−q=21(125π−12π)=21×124π=6π
A=2cos(4π)cos(6π)
=2×22×23
=26
8
Calcule la valeur exacte de sin(12π) en écrivant 12π=3π−4π.
Voir le corrigé détaillé
sin(12π)=sin(3π−4π)
=sin(3π)cos(4π)−cos(3π)sin(4π)
=23×22−21×22
=46−2
9
Résous 2cos2x−1=0 sur [0;2π[.
Voir le corrigé détaillé
On reconnaît la formule de duplication cos(2x)=2cos2x−1.
2cos2x−1=0⟺cos(2x)=0
⟺cos(2x)=cos(2π)
⟺2x=2π+2kπ ou 2x=−2π+2kπ,k∈Z
⟺x=4π+kπ ou x=−4π+kπ,k∈Z
Sur [0;2π[, les deux familles donnent, en balayant k=0,1 : S={4π;43π;45π;47π}.
10
Écris f(x)=cosx−3sinx sous la forme Rcos(x−φ), puis résous f(x)=1 sur [0;2π[.
Voir le corrigé détaillé
Ici a=1 et b=−3.
R=12+(−3)2=1+3=2
cosφ=21 et sinφ=−23
⇒φ=−3π
⇒f(x)=2cos(x+3π)
On résout ensuite f(x)=1 :
2cos(x+3π)=1
⟺cos(x+3π)=21=cos(3π)
⟺x+3π=3π+2kπ ou x+3π=−3π+2kπ
⟺x=2kπ ou x=−32π+2kπ,k∈Z
Sur [0;2π[ : x=0 (k=0) et x=−32π+2π=34π (k=1). S={0;34π}.
Niveau 3 — Défi
11
Soit f(x)=cos(2x)−cosx, définie sur [0;2π[.
En posant t=cosx, exprime f(x) sous la forme d’un polynôme du second degré en t.
Factorise ce polynôme, puis résous f(x)=0 sur [0;2π[.
Voir le corrigé détaillé
1. On utilise cos(2x)=2cos2x−1, donc 2t2−1 avec t=cosx.
f(x)=cos(2x)−cosx=2cos2x−1−cosx
=2t2−t−1t=cosx
2. Le discriminant de 2t2−t−1 vaut Δ=(−1)2−4×2×(−1)=9, racines t=41±3, soit t=1 et t=−21. Donc 2t2−t−1=2(t−1)(t+21)=(t−1)(2t+1).
f(x)=0⟺(cosx−1)(2cosx+1)=0
⟺cosx=1 ou cosx=−21
Sur [0;2π[ : cosx=1 donne x=0 ; cosx=−21=cos(32π) donne x=32π ou x=2π−32π=34π. S={0;32π;34π}.
12
Résous l’inéquation cosx⩾21 sur ]−π;π], puis sur [0;4π[.
Voir le corrigé détaillé
Sur ]−π;π] (voir Figure 6), S1=[−3π;3π] : c’est la solution « de référence », valable pour k=0 dans l’écriture générale [−3π+2kπ;3π+2kπ].
Pour [0;4π[, on balaie les valeurs de k qui rencontrent cet intervalle :
k=0 : [−3π;3π], intersecté avec [0;4π[ donne [0;3π]
k=1 : [35π;37π], entièrement dans [0;4π[
k=2 : [311π;313π], intersecté avec [0;4π[ donne [311π;4π[
S2=[0;3π]∪[35π;37π]∪[311π;4π[
On retrouve bien deux arcs solutions complets sur les deux tours de [0;4π[, plus un morceau du troisième.
13
Démontre que, pour tout réel a : cos4a−sin4a=cos(2a).
Voir le corrigé détaillé
On reconnaît une identité remarquable A2−B2=(A−B)(A+B) avec A=cos2a et B=sin2a.
cos4a−sin4a=(cos2a)2−(sin2a)2
=(cos2a−sin2a)(cos2a+sin2a)
=(cos2a−sin2a)×1cos2a+sin2a=1
=cos2a−sin2a
=cos(2a)formule de duplication
C.Q.F.D.
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
14
La marée à Dakar. Dans le port de Dakar, la hauteur d’eau h(t), en mètres, t heures après minuit, est modélisée par h(t)=6+3cos(6πt), pour t∈[0;24[.
Calcule la hauteur d’eau à 4 h du matin.
Résous h(t)=7,5 sur [0;24[ et donne les heures correspondantes.
Voir le corrigé détaillé
1.
h(4)=6+3cos(64π)=6+3cos(32π)
=6+3×(−21)
=4,5 m
2.
6+3cos(6πt)=7,5
⟺cos(6πt)=0,5=cos(3π)
⟺6πt=3π+2kπ ou 6πt=−3π+2kπ
⟺t=2+12k ou t=−2+12k,k∈Z
Sur [0;24[ : t=2, t=10, t=14, t=22. La mer atteint 7,5 m à 2 h, 10 h, 14 h et 22 h — deux fois par cycle de marée de 12 h, comme attendu.
15
La grande roue d’Abidjan. Sur la grande roue installée au Plateau, la hauteur h(t), en mètres, d’une nacelle au-dessus du sol, t minutes après le départ, vérifie h(t)=17+15sin(102πt−2π), une période dure 10 minutes.
Quelle est la hauteur d’embarquement (à t=0) ? Quelle est la hauteur maximale atteinte ?
Résous h(t)=24,5 sur [0;20] (deux tours de roue).
Déduis-en la durée, par tour, pendant laquelle la nacelle est à plus de 24,5 m de hauteur.
Figure 9 — Hauteur h(t) d'une nacelle de la grande roue d'Abidjan, en mètres, en fonction du temps t en minutes : h(t)=17+15sin(102πt−2π). Points rouges : instants où h(t)=24,5.Voir le corrigé détaillé
1.
h(0)=17+15sin(−2π)=17−15=2 membarquement
hauteur maximale =17+15=32 mquand sin(⋯)=1
2.
17+15sin(102πt−2π)=24,5
⟺sin(102πt−2π)=0,5
⟺102πt−2π=6π+2kπ ou 102πt−2π=65π+2kπ
⟺t=310+10k ou t=320+10k,k∈Z
Sur [0;20] : t=310≈3 min 20 s ; t=320≈6 min 40 s ; t=340≈13 min 20 s ; t=350≈16 min 40 s (voir les quatre points rouges, Figure 9).
3. Par tour, la nacelle dépasse 24,5 m entre le premier et le deuxième instant trouvés :
durée =320−310=310 min
≈3 min 20 s par tour
16
Les haubans d’un poteau, à Ndjamena. Un poteau électrique fragilisé est stabilisé par deux câbles (haubans) tendus au sol, faisant avec l’horizontale des angles aigus a et b tels que cosa=53 et cosb=135.
Calcule sina et sinb.
Calcule la valeur exacte de cos(a+b).
L’angle a+b est-il aigu ou obtus ? Justifie.
Voir le corrigé détaillé
1.a et b sont aigus, donc sina>0 et sinb>0.
sin2a=1−cos2a=1−259=2516⇒sina=54
sin2b=1−cos2b=1−16925=169144⇒sinb=1312
2.
cos(a+b)=cosacosb−sinasinb
=53×135−54×1312
=6515−6548
=−6533
3. Comme a et b sont aigus, a+b∈]0;π[. Or cos(a+b)=−6533<0 : sur cet intervalle, le cosinus n’est négatif que dans le cadran 2. Donc a+b est obtus : les deux haubans, ensemble, ouvrent un angle de plus de 90° au sommet du poteau, ce qui est un bon signe de stabilité pour l’ancrage.
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Second degré : discriminant et signe du trinôme
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Sur le cercle trigonométrique, le point image M d'un réel x a pour coordonnées :
Explication : Par définition, cosx est l'abscisse et sinx l'ordonnée du point image M sur le cercle trigonométrique.
Pour tout réel x, la relation fondamentale est :
Explication : Le point M(cosx;sinx) appartient au cercle de rayon 1 centré en O, donc OM=1, soit cos2x+sin2x=1.
Un angle de 180° mesure, en radians :
Explication : Avec πr=180d, pour d=180 on obtient r=π.
La valeur exacte de sin(3π) est :
Explication : Dans le tableau des valeurs remarquables, sin(3π)=23 (ne pas confondre avec cos(3π)=21).
Pour un réel x tel que 2π<x<π (cadran 2), on a :
Explication : Dans le cadran 2 (en haut à gauche du cercle), l'abscisse est négative et l'ordonnée positive : cosx<0, sinx>0.
Les formules d'angles associés donnent, pour tout réel x :
Explication : Le point image de π−x est le symétrique de M(x) par rapport à l'axe des sinus, de coordonnées (−cosx;sinx), d'où cos(π−x)=−cosx.
Sachant 65π=π−6π, la valeur exacte de cos(65π) est :
Explication : À partir de cos(2a)=2cos2a−1, on isole cos2a=21+cos(2a). Ne pas confondre avec la formule de sin2a, qui a un signe moins.
Pour écrire 3cosx+sinx sous la forme Rcos(x−φ), le coefficient R vaut :
Explication :R=a2+b2=(3)2+12=3+1=4=2. Le piège classique est de croire que R=a+b.
Les solutions de l'équation cosx=cosa sont exactement :
Explication :M(x) et A(a) ont la même abscisse si et seulement si ils sont confondus ou symétriques par rapport à l'axe des cosinus, ce qui donne x=a+2kπ ou x=−a+2kπ.
L'ensemble des solutions de cosx=22 sur ]−π;π] est :
Explication :cosx=cos(4π)⟺x=4π+2kπ ou x=−4π+2kπ. Sur ]−π;π], seul k=0 convient dans chaque famille.
Pour résoudre l'inéquation cosx⩾21 sur ]−π;π], la méthode consiste à :
Explication : On place d'abord les points où cosx=21, puis on lit sur le cercle l'arc correspondant à l'inégalité, avant de revenir à l'intervalle demandé.
Les fonctions cosinus et sinus, sur R, sont :
Explication :cos(x+2π)=cosx et sin(x+2π)=sinx : les deux fonctions sont 2π-périodiques. De plus cos(−x)=cosx (paire) et sin(−x)=−sinx (impaire).
Pour la fonction t↦Rcos(ωt+φ)+h (avec R>0, ω>0), la période T vaut :
Explication : La pulsation ω et la période T vérifient T=ω2π. Attention au piège : doubler ω divise T par 2, ça ne le multiplie pas.
À Dakar, la hauteur d'eau dans le port suit h(t)=6+3cos(6πt) (en mètres, t en heures après minuit). La hauteur maximale atteinte est :
Explication : Le maximum de cos vaut 1, donc la hauteur maximale est hmax=6+3×1=9 m.
Deux haubans d'un poteau font, avec l'horizontale, des angles aigus a et b tels que cosa=53 et cosb=135, donc sina=54 et sinb=1312. La valeur exacte de cos(a+b) est :