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Trigonométrie : formules et équations

Établir et utiliser les formules d'addition et de duplication.

Mathématiques Première Chapitre 7 / 13 ⏱ 10 h

Ce que tu sauras faire à la fin

  • Utiliser les formules d'addition et de duplication
  • Résoudre une équation trigonométrique
  • Étudier une fonction trigonométrique simple

Le battement d’un cœur sur un électrocardiogramme, la houle qui soulève un pirogue au large de Dakar, le courant alternatif qui alimente une maison à Abidjan, la hauteur d’une nacelle sur la grande roue du Plateau : toutes ces réalités se décrivent avec les mêmes fonctions, celles que tu vas manier dans ce chapitre. Depuis la Seconde, tu sais calculer le cosinus et le sinus d’un angle dans un triangle rectangle. Il est temps d’aller plus loin.

Le cercle trigonométrique va libérer le cosinus et le sinus du triangle rectangle : ils deviennent des fonctions définies pour tout nombre réel, pas seulement pour les angles entre 00 et 90°90°. Tu apprendras à calculer cos⁡(a+b)\cos(a+b) sans jamais mesurer d’angle, à transformer acos⁡x+bsin⁡xa\cos x+b\sin x en une seule fonction cosinus décalée, et à résoudre des équations et inéquations trigonométriques avec la même rigueur qu’une équation du second degré.

Ces outils ne sont pas de la gymnastique gratuite : ils sont le langage de tous les phénomènes périodiques que la physique, l’électricité et l’ingénierie rencontrent. Chaque formule démontrée ici te servira dès l’an prochain — et parfois dès la fin de ce chapitre, dans les problèmes concrets qui le referment.

1Cercle trigonométrique et angles associés

Définition — cercle trigonométrique

Le plan est muni d’un repère orthonormé (O ; ı⃗ , ȷ⃗)(O\,;\,\vec{\imath}\,,\,\vec{\jmath}). Le cercle trigonométrique est le cercle de centre OO et de rayon 11, muni du sens direct (sens inverse des aiguilles d’une montre), appelé aussi sens positif.

À tout nombre réel xx, on associe un unique point MM du cercle trigonométrique : on part du point I(1 ; 0)I(1\,;\,0) et on parcourt le cercle d’une longueur ∣x∣|x|, dans le sens direct si x⩾0x \geqslant 0, dans le sens indirect si x<0x < 0. Le point MM est le point image de xx.

Définition — cosinus et sinus d’un réel

Soit xx un réel et MM son point image sur le cercle trigonométrique. On appelle cosinus de xx, noté cos⁡x\cos x, l’abscisse de MM, et sinus de xx, noté sin⁡x\sin x, l’ordonnée de MM :

M(cos⁡x ; sin⁡x)M\left(\cos x\,;\,\sin x\right)

Comme MM appartient au cercle de rayon 11, la formule OM=1OM=1 donne immédiatement la relation la plus utilisée de tout le chapitre.

Propriété fondamentale

Pour tout réel xx :

cos⁡2x+sin⁡2x=1\cos^{2}x+\sin^{2}x=1

De plus, −1⩽cos⁡x⩽1-1\leqslant\cos x\leqslant 1 et −1⩽sin⁡x⩽1-1\leqslant\sin x\leqslant 1.

cos sin 1 -1 1 -1 (+ ; +) (- ; +) (- ; -) (+ ; -) x M(x) cos x sin x O
Figure 1 — Sur le cercle trigonométrique (rayon 1, sens direct), le point MM associé au réel xx a pour coordonnées (cos⁡x ; sin⁡x)(\cos x\,;\,\sin x). Le signe de cos⁡x\cos x et de sin⁡x\sin x se lit directement sur le cadran occupé par MM.

1.1  Le radian et les valeurs remarquables

Mesurer un angle en degrés est une convention parmi d’autres — il en existe une bien plus naturelle pour un mathématicien : le radian. Un angle de 11 radian intercepte, sur le cercle trigonométrique, un arc de longueur 11. Le cercle entier ayant pour périmètre 2π2\pi, un tour complet mesure 2π2\pi radians, exactement comme il mesure 360°360°.

Conversion degrés–radians

Pour un angle de mesure dd en degrés et rr en radians :

rπ=d180\dfrac{r}{\pi}=\dfrac{d}{180}

Degrés0°0°30°30°45°45°60°60°90°90°180°180°270°270°360°360°
Radians00π6\dfrac{\pi}{6}π4\dfrac{\pi}{4}π3\dfrac{\pi}{3}π2\dfrac{\pi}{2}π\pi3π2\dfrac{3\pi}{2}2π2\pi

Retiens par cœur les cosinus et sinus des cinq angles les plus fréquents : ils reviendront à chaque exercice.

xx00π6\dfrac{\pi}{6}π4\dfrac{\pi}{4}π3\dfrac{\pi}{3}π2\dfrac{\pi}{2}
cos⁡x\cos x1132\dfrac{\sqrt3}{2}22\dfrac{\sqrt2}{2}12\dfrac1200
sin⁡x\sin x0012\dfrac1222\dfrac{\sqrt2}{2}32\dfrac{\sqrt3}{2}11
Attention

Une calculatrice mal réglée est le piège le plus fréquent du bac : vérifie systématiquement qu’elle est en mode radian lorsque l’énoncé travaille en radians. cos⁡(π)\cos(\pi) ne vaut −1-1 qu’en mode radian ; en mode degré, la machine calcule cos⁡(3,14…°)\cos(3{,}14…°), un nombre très proche de 11 !

1.2  Signe de cos⁡x\cos x et de sin⁡x\sin x

Le signe de l’abscisse et de l’ordonnée de MM se lit directement sur le cadran du cercle où se trouve MM.

Position de MMCadran 1
0<x<π20<x<\frac{\pi}{2}
Cadran 2
π2<x<π\frac{\pi}{2}<x<\pi
Cadran 3
π<x<3π2\pi<x<\frac{3\pi}{2}
Cadran 4
3π2<x<2π\frac{3\pi}{2}<x<2\pi
cos⁡x\cos x++−-−-++
sin⁡x\sin x++++−-−-
Exemple — lire un signe sans calculatrice

Le réel x=5π6x=\dfrac{5\pi}{6} vérifie π2<5π6<π\dfrac{\pi}{2}<\dfrac{5\pi}{6}<\pi : son point image est dans le cadran 2. On en déduit, sans calcul, que cos⁡ ⁣(5π6)<0\cos\!\left(\dfrac{5\pi}{6}\right)<0 et sin⁡ ⁣(5π6)>0\sin\!\left(\dfrac{5\pi}{6}\right)>0.

Math & Co — Un mot venu d’un contresens

Le mot « sinus » a une origine étonnante. Au Ve\text{V}^{\text{e}} siècle, le mathématicien indien Āryabhaṭa nomme jyā-ardha (« demi-corde ») la quantité que nous appelons aujourd’hui sinus. Les savants arabes translittèrent ce mot en jiba, un terme sans signification en arabe. Faute de voyelles écrites, les traducteurs latins du XIIe\text{XII}^{\text{e}} siècle, dont Gérard de Crémone, lisent jiba comme jaib, qui signifie « pli », « anse » ou « baie ». Ils le traduisent alors tout naturellement par le latin sinus, qui désigne un repli, une baie côtière ! Le nom d’une fonction centrale des mathématiques vient ainsi d’une erreur de lecture entre deux alphabets.

1.3  Angles associés

Deux réels sont dits associés lorsque leurs points images se déduisent l’un de l’autre par une symétrie simple du cercle trigonométrique. Cette lecture géométrique permet de retrouver, sans les apprendre par cœur, toutes les formules qui relient cos⁡\cos et sin⁡\sin de xx, −x-x, π−x\pi-x et π+x\pi+x.

M(x) M'(-x) M''(π-x) M'''(π+x) x O
Figure 2 — Les angles associés à xx s'obtiennent par symétrie du point M(x)M(x) : symétrie par rapport à (O ; ı⃗)(O\,;\,\vec{\imath}) pour −x-x, par rapport à (O ; ȷ⃗)(O\,;\,\vec{\jmath}) pour π−x\pi-x, par rapport à OO pour π+x\pi+x.
Démonstration — angles associés

Notons M(cos⁡x ; sin⁡x)M(\cos x\,;\,\sin x) le point image de xx.

  • Le point image de −x-x est le symétrique de MM par rapport à l’axe (O ; ı⃗)(O\,;\,\vec{\imath}), donc de coordonnées (cos⁡x ; −sin⁡x)(\cos x\,;\,-\sin x) : d’où cos⁡(−x)=cos⁡x\cos(-x)=\cos x et sin⁡(−x)=−sin⁡x\sin(-x)=-\sin x.
  • Le point image de π−x\pi-x est le symétrique de MM par rapport à l’axe (O ; ȷ⃗)(O\,;\,\vec{\jmath}), donc de coordonnées (−cos⁡x ; sin⁡x)(-\cos x\,;\,\sin x) : d’où cos⁡(π−x)=−cos⁡x\cos(\pi-x)=-\cos x et sin⁡(π−x)=sin⁡x\sin(\pi-x)=\sin x.
  • Le point image de π+x\pi+x est le symétrique de MM par rapport à OO, donc de coordonnées (−cos⁡x ; −sin⁡x)(-\cos x\,;\,-\sin x) : d’où cos⁡(π+x)=−cos⁡x\cos(\pi+x)=-\cos x et sin⁡(π+x)=−sin⁡x\sin(\pi+x)=-\sin x.
Propriété — formules des angles associés
Réel−x-xπ−x\pi-xπ+x\pi+xπ2−x\dfrac{\pi}{2}-xπ2+x\dfrac{\pi}{2}+x
cos⁡\coscos⁡x\cos x−cos⁡x-\cos x−cos⁡x-\cos xsin⁡x\sin x−sin⁡x-\sin x
sin⁡\sin−sin⁡x-\sin xsin⁡x\sin x−sin⁡x-\sin xcos⁡x\cos xcos⁡x\cos x

On dit que le cosinus est une fonction paire (cos⁡(−x)=cos⁡x\cos(-x)=\cos x) et que le sinus est une fonction impaire (sin⁡(−x)=−sin⁡x\sin(-x)=-\sin x). Les deux dernières colonnes se retrouvent en observant que M(π2−x)M\left(\frac{\pi}{2}-x\right) est le symétrique de M(x)M(x) par rapport à la droite d’équation y=xy=x (bissectrice du cadran 1).

Méthode — calculer avec un angle associé

Pour calculer cos⁡x\cos x ou sin⁡x\sin x lorsque xx n’est pas une valeur remarquable, on cherche à écrire xx comme −a-a, π−a\pi-a, π+a\pi+a ou π2±a\dfrac{\pi}{2}\pm a, où aa est une valeur remarquable, puis on applique le tableau ci-dessus.

Exemple — calculer cos⁡(2π3)\cos\left(\dfrac{2\pi}{3}\right) et sin⁡(−5π6)\sin\left(-\dfrac{5\pi}{6}\right)
  1. 2π3=π−π3\dfrac{2\pi}{3}=\pi-\dfrac{\pi}{3}
  2. ⇒\Rightarrowcos⁡ ⁣(2π3)=−cos⁡ ⁣(π3)=−12\cos\!\left(\dfrac{2\pi}{3}\right)=-\cos\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right)=-\dfrac12
  3. −5π6=−(π−π6)-\dfrac{5\pi}{6}=-\left(\pi-\dfrac{\pi}{6}\right)
  4. ⇒\Rightarrowsin⁡ ⁣(−5π6)=−sin⁡ ⁣(π−π6)\sin\!\left(-\dfrac{5\pi}{6}\right)=-\sin\!\left(\pi-\dfrac{\pi}{6}\right)imparité du sinus
  5. ==−sin⁡ ⁣(π6)=−12-\sin\!\left(\dfrac{\pi}{6}\right)=-\dfrac12

Ces symétries ne sont pas de simples curiosités géométriques : elles vont te permettre, dans quelques instants, de retrouver les formules de sin⁡(a+b)\sin(a+b) à partir de celle de cos⁡(a−b)\cos(a-b), sans nouvelle démonstration.

2Formules d’addition

Une question naturelle se pose : quelle relation existe entre cos⁡(a+b)\cos(a+b) et les cosinus et sinus de aa et de bb séparément ? La réponse n’est surtout pas cos⁡a+cos⁡b\cos a+\cos b — c’est l’erreur la plus commise du chapitre. La bonne formule s’obtient en comparant deux calculs d’un même produit scalaire.

2.1  La formule de cos⁡(a−b)\cos(a-b)

a-b A(cos a ; sin a) B(cos b ; sin b) cos a cos b sin a sin b O
Figure 3 — Les vecteurs OA⃗\vec{OA} et OB⃗\vec{OB}, tous deux unitaires, forment l'angle a−ba-b : leur produit scalaire vaut à la fois cos⁡(a−b)\cos(a-b) (définition géométrique) et cos⁡acos⁡b+sin⁡asin⁡b\cos a\cos b+\sin a\sin b (coordonnées).
Démonstration — par produit scalaire

Soit aa et bb deux réels, AA et BB leurs points images sur le cercle trigonométrique. Les vecteurs OA⃗\vec{OA} et OB⃗\vec{OB} sont unitaires (∥OA⃗∥=∥OB⃗∥=1\lVert\vec{OA}\rVert=\lVert\vec{OB}\rVert=1) et l’angle géométrique entre eux mesure a−ba-b. Calculons OA⃗⋅OB⃗\vec{OA}\cdot\vec{OB} de deux façons.

Par la définition géométrique du produit scalaire :

  1. OA⃗⋅OB⃗=∥OA⃗∥×∥OB⃗∥×cos⁡(a−b)\vec{OA}\cdot\vec{OB}=\lVert\vec{OA}\rVert\times\lVert\vec{OB}\rVert\times\cos(a-b)
  2. ==1×1×cos⁡(a−b)1\times1\times\cos(a-b)
  3. ==cos⁡(a−b)\cos(a-b)

Par les coordonnées : A(cos⁡a ; sin⁡a)A(\cos a\,;\,\sin a) et B(cos⁡b ; sin⁡b)B(\cos b\,;\,\sin b), donc

  1. OA⃗⋅OB⃗=cos⁡a×cos⁡b+sin⁡a×sin⁡b\vec{OA}\cdot\vec{OB}=\cos a\times\cos b+\sin a\times\sin bproduit des abscisses plus produit des ordonnées

Les deux expressions calculent le même nombre : elles sont donc égales. C.Q.F.D.

Théorème — formules d’addition

Pour tous réels aa et bb :

cos⁡(a−b)=cos⁡acos⁡b+sin⁡asin⁡b\cos(a-b)=\cos a\cos b+\sin a\sin b

cos⁡(a+b)=cos⁡acos⁡b−sin⁡asin⁡b\cos(a+b)=\cos a\cos b-\sin a\sin b

sin⁡(a+b)=sin⁡acos⁡b+cos⁡asin⁡b\sin(a+b)=\sin a\cos b+\cos a\sin b

sin⁡(a−b)=sin⁡acos⁡b−cos⁡asin⁡b\sin(a-b)=\sin a\cos b-\cos a\sin b

Démonstration — des trois formules restantes

Pour cos⁡(a+b)\cos(a+b), on écrit a+b=a−(−b)a+b=a-(-b) et on applique la formule précédente à aa et −b-b :

  1. cos⁡(a+b)=cos⁡(a−(−b))\cos(a+b)=\cos\big(a-(-b)\big)
  2. ==cos⁡acos⁡(−b)+sin⁡asin⁡(−b)\cos a\cos(-b)+\sin a\sin(-b)
  3. ==cos⁡acos⁡b−sin⁡asin⁡b\cos a\cos b-\sin a\sin bcos⁡\cos paire, sin⁡\sin impaire

Pour sin⁡(a+b)\sin(a+b), on utilise l’angle associé sin⁡x=cos⁡ ⁣(π2−x)\sin x=\cos\!\left(\dfrac{\pi}{2}-x\right) :

  1. sin⁡(a+b)=cos⁡ ⁣(π2−(a+b))\sin(a+b)=\cos\!\left(\dfrac{\pi}{2}-(a+b)\right)
  2. ==cos⁡ ⁣((π2−a)−b)\cos\!\left(\left(\dfrac{\pi}{2}-a\right)-b\right)
  3. ==cos⁡ ⁣(π2−a)cos⁡b+sin⁡ ⁣(π2−a)sin⁡b\cos\!\left(\dfrac{\pi}{2}-a\right)\cos b+\sin\!\left(\dfrac{\pi}{2}-a\right)\sin b
  4. ==sin⁡acos⁡b+cos⁡asin⁡b\sin a\cos b+\cos a\sin bangles associés

La formule de sin⁡(a−b)\sin(a-b) s’obtient enfin en remplaçant bb par −b-b dans celle de sin⁡(a+b)\sin(a+b), exactement comme pour cos⁡(a+b)\cos(a+b). C.Q.F.D.

Exemple — calculer cos⁡(π12)\cos\left(\dfrac{\pi}{12}\right)

On écrit π12=π3−π4\dfrac{\pi}{12}=\dfrac{\pi}{3}-\dfrac{\pi}{4}, deux valeurs remarquables.

  1. cos⁡ ⁣(π12)=cos⁡ ⁣(π3−π4)\cos\!\left(\dfrac{\pi}{12}\right)=\cos\!\left(\dfrac{\pi}{3}-\dfrac{\pi}{4}\right)
  2. ==cos⁡ ⁣(π3)cos⁡ ⁣(π4)+sin⁡ ⁣(π3)sin⁡ ⁣(π4)\cos\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right)\cos\!\left(\dfrac{\pi}{4}\right)+\sin\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right)\sin\!\left(\dfrac{\pi}{4}\right)
  3. ==12×22+32×22\dfrac12\times\dfrac{\sqrt2}{2}+\dfrac{\sqrt3}{2}\times\dfrac{\sqrt2}{2}
  4. ==24+64\dfrac{\sqrt2}{4}+\dfrac{\sqrt6}{4}
  5. ==2+64\dfrac{\sqrt2+\sqrt6}{4}
Exemple — calculer sin⁡(75°)\sin(75°)

On écrit 75°=45°+30°75°=45°+30°.

  1. sin⁡(75°)=sin⁡(45°+30°)\sin(75°)=\sin(45°+30°)
  2. ==sin⁡(45°)cos⁡(30°)+cos⁡(45°)sin⁡(30°)\sin(45°)\cos(30°)+\cos(45°)\sin(30°)
  3. ==22×32+22×12\dfrac{\sqrt2}{2}\times\dfrac{\sqrt3}{2}+\dfrac{\sqrt2}{2}\times\dfrac12
  4. ==6+24\dfrac{\sqrt6+\sqrt2}{4}
Attention

cos⁡(a+b)\cos(a+b) n’est presque jamais égal à cos⁡a+cos⁡b\cos a+\cos b : prends a=b=π2a=b=\dfrac{\pi}{2}, tu obtiens cos⁡(π)=−1\cos(\pi)=-1 d’un côté, contre 0+0=00+0=0 de l’autre. Les formules d’addition ne se devinent pas : elles se redémontrent ou se récitent.

Math & Co — Les tables de cordes de Ptolémée

Trois siècles avant l’ère chrétienne, l’astronome grec Hipparque de Nicée construit la première table trigonométrique connue pour calculer les positions des astres. Vers 150150 après J.-C., à Alexandrie, Claude Ptolémée perfectionne cet outil dans son traité l’Almageste : il y établit une table de « cordes » très précise, calculée grâce à un théorème équivalent à nos formules d’addition, connu depuis comme le théorème de Ptolémée. Sans notation algébrique, sans même le concept de fonction, les astronomes grecs manipulaient déjà, avec des figures géométriques, l’essentiel de ce que tu viens de démontrer.

2.2  Aperçu : transformer un produit en somme

En additionnant ou en soustrayant les formules d’addition deux à deux, les termes en sin⁡asin⁡b\sin a\sin b ou cos⁡asin⁡b\cos a\sin b disparaissent : on obtient des relations qui transforment un produit de cosinus ou de sinus en une somme. Cette transformation dépasse le programme de Première mais éclaire un exercice classique (voir Exercice 7) ; retiens simplement le principe.

Propriété — de la somme au produit

En ajoutant cos⁡(a+b)\cos(a+b) et cos⁡(a−b)\cos(a-b), puis en les soustrayant :

cos⁡(a+b)+cos⁡(a−b)=2cos⁡acos⁡b\cos(a+b)+\cos(a-b)=2\cos a\cos b

cos⁡(a−b)−cos⁡(a+b)=2sin⁡asin⁡b\cos(a-b)-\cos(a+b)=2\sin a\sin b

De même, en ajoutant sin⁡(a+b)\sin(a+b) et sin⁡(a−b)\sin(a-b) :

sin⁡(a+b)+sin⁡(a−b)=2sin⁡acos⁡b\sin(a+b)+\sin(a-b)=2\sin a\cos b

Exemple — vérifier la première identité
  1. cos⁡(a+b)+cos⁡(a−b)\cos(a+b)+\cos(a-b)
  2. ==(cos⁡acos⁡b−sin⁡asin⁡b)+(cos⁡acos⁡b+sin⁡asin⁡b)(\cos a\cos b-\sin a\sin b)+(\cos a\cos b+\sin a\sin b)
  3. ==2cos⁡acos⁡b2\cos a\cos bles termes en sin⁡asin⁡b\sin a \sin b s'éliminent

3Formules de duplication

Que devient une formule d’addition lorsque les deux angles sont égaux ? Il suffit de poser b=ab=a dans les formules du théorème précédent : on obtient les formules de duplication, qui expriment cos⁡(2a)\cos(2a) et sin⁡(2a)\sin(2a) à partir de cos⁡a\cos a et sin⁡a\sin a seuls.

Démonstration

On pose b=ab=a dans les formules d’addition.

  1. cos⁡(2a)=cos⁡(a+a)=cos⁡acos⁡a−sin⁡asin⁡a\cos(2a)=\cos(a+a)=\cos a\cos a-\sin a\sin a
  2. ==cos⁡2a−sin⁡2a\cos^{2}a-\sin^{2}a
  3. sin⁡(2a)=sin⁡(a+a)=sin⁡acos⁡a+cos⁡asin⁡a\sin(2a)=\sin(a+a)=\sin a\cos a+\cos a\sin a
  4. ==2sin⁡acos⁡a2\sin a\cos a

Deux autres écritures de cos⁡(2a)\cos(2a) découlent de la relation cos⁡2a+sin⁡2a=1\cos^{2}a+\sin^{2}a=1 :

  1. cos⁡(2a)=cos⁡2a−sin⁡2a=cos⁡2a−(1−cos⁡2a)\cos(2a)=\cos^{2}a-\sin^{2}a=\cos^{2}a-(1-\cos^{2}a)
  2. ==2cos⁡2a−12\cos^{2}a-1
  3. cos⁡(2a)=(1−sin⁡2a)−sin⁡2a\cos(2a)=(1-\sin^{2}a)-\sin^{2}a
  4. ==1−2sin⁡2a1-2\sin^{2}a
Théorème — formules de duplication

Pour tout réel aa :

cos⁡(2a)=cos⁡2a−sin⁡2a=2cos⁡2a−1=1−2sin⁡2a\cos(2a)=\cos^{2}a-\sin^{2}a=2\cos^{2}a-1=1-2\sin^{2}a

sin⁡(2a)=2sin⁡acos⁡a\sin(2a)=2\sin a\cos a

Attention

cos⁡(2a)\cos(2a) n’est pas 2cos⁡a2\cos a : prends a=π2a=\dfrac{\pi}{2}, cos⁡(π)=−1\cos(\pi)=-1 alors que 2cos⁡ ⁣(π2)=02\cos\!\left(\dfrac{\pi}{2}\right)=0. Et cos⁡2a\cos^{2}a désigne (cos⁡a)2(\cos a)^{2}, jamais cos⁡(a2)\cos(a^{2}).

Exemple — connaissant cos⁡a\cos a, calculer cos⁡(2a)\cos(2a) et sin⁡(2a)\sin(2a)

Soit a∈]0 ; π2[a\in\left]0\,;\,\dfrac{\pi}{2}\right[ tel que cos⁡a=35\cos a=\dfrac35. Comme aa est dans le premier cadran, sin⁡a>0\sin a>0.

  1. sin⁡2a=1−cos⁡2a=1−925=1625\sin^{2}a=1-\cos^{2}a=1-\dfrac9{25}=\dfrac{16}{25}
  2. ⇒\Rightarrowsin⁡a=45\sin a=\dfrac45sin⁡a>0\sin a>0
  3. cos⁡(2a)=2cos⁡2a−1=2×925−1\cos(2a)=2\cos^{2}a-1=2\times\dfrac9{25}-1
  4. ==1825−2525=−725\dfrac{18}{25}-\dfrac{25}{25}=-\dfrac{7}{25}
  5. sin⁡(2a)=2sin⁡acos⁡a=2×45×35\sin(2a)=2\sin a\cos a=2\times\dfrac45\times\dfrac35
  6. ==2425\dfrac{24}{25}

3.1  Linéariser cos⁡2a\cos^{2}a et sin⁡2a\sin^{2}a

Linéariser une expression trigonométrique, c’est la réécrire sans puissance ni produit, uniquement avec des cosinus et des sinus d’angles simples. En isolant cos⁡2a\cos^{2}a et sin⁡2a\sin^{2}a dans les formules de cos⁡(2a)\cos(2a), on obtient deux formules très utiles.

Propriété — linéarisation

Pour tout réel aa :

cos⁡2a=1+cos⁡(2a)2sin⁡2a=1−cos⁡(2a)2\cos^{2}a=\dfrac{1+\cos(2a)}{2}\qquad\qquad\sin^{2}a=\dfrac{1-\cos(2a)}{2}

Méthode — linéariser cos⁡2a\cos^{2}a

On part de cos⁡(2a)=2cos⁡2a−1\cos(2a)=2\cos^{2}a-1, on isole cos⁡2a\cos^{2}a : cos⁡2a=cos⁡(2a)+12\cos^{2}a=\dfrac{\cos(2a)+1}{2}. Le raisonnement est identique pour sin⁡2a\sin^{2}a, à partir de cos⁡(2a)=1−2sin⁡2a\cos(2a)=1-2\sin^{2}a.

Exemple — linéariser f(x)=3cos⁡2xf(x)=3\cos^{2}x
  1. f(x)=3×1+cos⁡(2x)2f(x)=3\times\dfrac{1+\cos(2x)}{2}
  2. ==32+32cos⁡(2x)\dfrac32+\dfrac32\cos(2x)

Sous cette forme, on lit immédiatement que ff varie entre 00 et 33, ce qui n’était pas évident sur l’écriture de départ.

4Transformation acos⁡x+bsin⁡xa\cos x+b\sin x

Une somme comme 3cos⁡x+sin⁡x\sqrt3\cos x+\sin x mélange un cosinus et un sinus : difficile d’en lire directement le maximum, ou de résoudre une équation où elle apparaît. L’idée est de la réécrire comme un seul cosinus, simplement décalé — un outil indispensable pour l’étude des oscillations en physique.

Théorème — forme Rcos⁡(x−φ)R\cos(x-\varphi)

Soient aa et bb deux réels non tous deux nuls. Il existe un réel R>0R>0 et un réel φ\varphi tels que, pour tout xx :

acos⁡x+bsin⁡x=Rcos⁡(x−φ)a\cos x+b\sin x=R\cos(x-\varphi)

avec R=a2+b2R=\sqrt{a^{2}+b^{2}}, cos⁡φ=aR\cos\varphi=\dfrac{a}{R} et sin⁡φ=bR\sin\varphi=\dfrac{b}{R}.

Démonstration

On développe le membre de droite grâce à la formule d’addition :

  1. Rcos⁡(x−φ)=Rcos⁡xcos⁡φ+Rsin⁡xsin⁡φR\cos(x-\varphi)=R\cos x\cos\varphi+R\sin x\sin\varphi
  2. ==(Rcos⁡φ)cos⁡x+(Rsin⁡φ)sin⁡x(R\cos\varphi)\cos x+(R\sin\varphi)\sin x

On veut que cette expression coïncide avec acos⁡x+bsin⁡xa\cos x+b\sin x pour tout xx : il suffit donc de choisir Rcos⁡φ=aR\cos\varphi=a et Rsin⁡φ=bR\sin\varphi=b. Un tel couple (R,φ)(R,\varphi) existe : en élevant au carré et en ajoutant,

  1. R2cos⁡2φ+R2sin⁡2φ=a2+b2R^{2}\cos^{2}\varphi+R^{2}\sin^{2}\varphi=a^{2}+b^{2}
  2. ⇒\RightarrowR2=a2+b2R^{2}=a^{2}+b^{2}cos⁡2φ+sin⁡2φ=1\cos^2\varphi+\sin^2\varphi=1
  3. ⇒\RightarrowR=a2+b2R=\sqrt{a^{2}+b^{2}}on choisit R>0R>0

puisque (aR)2+(bR)2=a2+b2R2=1\left(\dfrac{a}{R}\right)^{2}+\left(\dfrac{b}{R}\right)^{2}=\dfrac{a^2+b^2}{R^2}=1, le point de coordonnées (aR ; bR)\left(\dfrac{a}{R}\,;\,\dfrac{b}{R}\right) est bien sur le cercle trigonométrique : il existe donc un réel φ\varphi tel que cos⁡φ=aR\cos\varphi=\dfrac aR et sin⁡φ=bR\sin\varphi=\dfrac bR. C.Q.F.D.

Méthode — écrire acos⁡x+bsin⁡xa\cos x+b\sin x sous forme Rcos⁡(x−φ)R\cos(x-\varphi)

On calcule R=a2+b2R=\sqrt{a^2+b^2}, puis on cherche φ\varphi tel que cos⁡φ=aR\cos\varphi=\dfrac aR et sin⁡φ=bR\sin\varphi=\dfrac bR : on reconnaît généralement φ\varphi parmi les valeurs remarquables grâce au tableau de la section 1.

Exemple — transformer 3cos⁡x+sin⁡x\sqrt3\cos x+\sin x
  1. R=(3)2+12=3+1=4=2R=\sqrt{(\sqrt3)^{2}+1^{2}}=\sqrt{3+1}=\sqrt4=2
  2. cos⁡φ=32\cos\varphi=\dfrac{\sqrt3}{2} et sin⁡φ=12\sin\varphi=\dfrac12
  3. ⇒\Rightarrowφ=π6\varphi=\dfrac{\pi}{6}valeurs remarquables
  4. ⇒\Rightarrow3cos⁡x+sin⁡x=2cos⁡ ⁣(x−π6)\sqrt3\cos x+\sin x=2\cos\!\left(x-\dfrac{\pi}{6}\right)

On lit désormais sans effort que cette expression varie entre −2-2 et 22, et atteint son maximum lorsque x=π6x=\dfrac{\pi}{6}.

Attention

RR n’est jamais a+ba+b : c’est a2+b2\sqrt{a^2+b^2}. Vérifie aussi le signe de φ\varphi — une erreur de signe sur sin⁡φ\sin\varphi place φ\varphi dans le mauvais cadran.

5Équations et inéquations trigonométriques

Résoudre x2=4x^{2}=4 donne deux solutions. Résoudre cos⁡x=12\cos x=\dfrac12 en donne une infinité : le cercle trigonométrique, parcouru indéfiniment, repasse une infinité de fois par les mêmes points. Toute la difficulté — et toute la méthode — consiste à décrire cette infinité de solutions avec seulement deux familles, grâce à l’entier relatif kk.

5.1  Équation cos⁡x=cos⁡a\cos x=\cos a

M(a) M'(-a) cos a a O
Figure 4 — Résolution de cos⁡x=cos⁡a\cos x=\cos a : les deux points du cercle ayant la même abscisse sont M(a)M(a) et M′(−a)M'(-a), symétriques par rapport à l'axe des cosinus.
Théorème

Pour tous réels xx et aa :

cos⁡x=cos⁡a  ⟺  x=a+2kπ ou x=−a+2kπ,k∈Z\cos x=\cos a \iff x=a+2k\pi \text{ ou } x=-a+2k\pi,\quad k\in\mathbb{Z}

Démonstration

Soit M(x)M(x) et A(a)A(a) les points images de xx et de aa. Dire que cos⁡x=cos⁡a\cos x=\cos a revient à dire que MM et AA ont la même abscisse, donc que MM et AA sont confondus ou symétriques par rapport à l’axe des cosinus (O ; ı⃗)(O\,;\,\vec{\imath}) (Figure 4). Or le symétrique de A(a)A(a) par rapport à cet axe est exactement le point image de −a-a (angles associés, section 1). Donc M=AM=A ou MM est le point image de −a-a : comme deux réels ont le même point image si et seulement s’ils diffèrent d’un multiple de 2π2\pi, on obtient x=a+2kπx=a+2k\pi ou x=−a+2kπx=-a+2k\pi, k∈Zk\in\mathbb{Z}. C.Q.F.D.

Exemple — résoudre cos⁡x=22\cos x=\dfrac{\sqrt2}{2} sur ]−π ; π]\left]-\pi\,;\,\pi\right]
  1. cos⁡x=cos⁡ ⁣(π4)\cos x=\cos\!\left(\dfrac{\pi}{4}\right)
  2.   ⟺  \iffx=π4+2kπx=\dfrac{\pi}{4}+2k\pi ou x=−π4+2kπ, k∈Zx=-\dfrac{\pi}{4}+2k\pi,\ k\in\mathbb{Z}

Sur ]−π ; π]\left]-\pi\,;\,\pi\right], seul k=0k=0 convient dans chaque famille. L’ensemble des solutions est S={−π4 ; π4}S=\left\{-\dfrac{\pi}{4}\,;\,\dfrac{\pi}{4}\right\}.

5.2  Équation sin⁡x=sin⁡a\sin x=\sin a

M(a) M'(π-a) sin a a O
Figure 5 — Résolution de sin⁡x=sin⁡a\sin x=\sin a : les deux points du cercle ayant la même ordonnée sont M(a)M(a) et M′(π−a)M'(\pi-a), symétriques par rapport à l'axe des sinus.
Théorème

Pour tous réels xx et aa :

sin⁡x=sin⁡a  ⟺  x=a+2kπ ou x=π−a+2kπ,k∈Z\sin x=\sin a \iff x=a+2k\pi \text{ ou } x=\pi-a+2k\pi,\quad k\in\mathbb{Z}

La démonstration recopie celle de la section 5.1, en remplaçant la symétrie par rapport à l’axe des cosinus par la symétrie par rapport à l’axe des sinus (Figure 5), qui envoie A(a)A(a) sur le point image de π−a\pi-a.

Exemple — résoudre sin⁡x=−12\sin x=-\dfrac12 sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[
  1. sin⁡x=sin⁡ ⁣(−π6)\sin x=\sin\!\left(-\dfrac{\pi}{6}\right)
  2.   ⟺  \iffx=−π6+2kπx=-\dfrac{\pi}{6}+2k\pi ou x=π+π6+2kπ, k∈Zx=\pi+\dfrac{\pi}{6}+2k\pi,\ k\in\mathbb{Z}

Sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[ : dans la première famille, k=1k=1 donne x=11π6x=\dfrac{11\pi}{6} ; dans la seconde, k=0k=0 donne x=7π6x=\dfrac{7\pi}{6}. Donc S={7π6 ; 11π6}S=\left\{\dfrac{7\pi}{6}\,;\,\dfrac{11\pi}{6}\right\}.

5.3  Équation acos⁡x+bsin⁡x=ca\cos x+b\sin x=c

Grâce à la transformation de la section 4, une telle équation se ramène à une équation du type cos⁡x=cos⁡a\cos x=\cos a.

Méthode

On écrit acos⁡x+bsin⁡x=Rcos⁡(x−φ)a\cos x+b\sin x=R\cos(x-\varphi), puis on résout Rcos⁡(x−φ)=cR\cos(x-\varphi)=c, c’est-à-dire cos⁡(x−φ)=cR\cos(x-\varphi)=\dfrac cR (à condition que ∣cR∣⩽1\left|\dfrac cR\right|\leqslant1), avec l’inconnue auxiliaire u=x−φu=x-\varphi.

Exemple — résoudre 3cos⁡x+sin⁡x=2\sqrt3\cos x+\sin x=\sqrt2 sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[

On a vu que 3cos⁡x+sin⁡x=2cos⁡ ⁣(x−π6)\sqrt3\cos x+\sin x=2\cos\!\left(x-\dfrac{\pi}{6}\right).

  1. 2cos⁡ ⁣(x−π6)=22\cos\!\left(x-\dfrac{\pi}{6}\right)=\sqrt2
  2.   ⟺  \iffcos⁡ ⁣(x−π6)=22\cos\!\left(x-\dfrac{\pi}{6}\right)=\dfrac{\sqrt2}{2}
  3.   ⟺  \iffcos⁡ ⁣(x−π6)=cos⁡ ⁣(π4)\cos\!\left(x-\dfrac{\pi}{6}\right)=\cos\!\left(\dfrac{\pi}{4}\right)
  4.   ⟺  \iffx−π6=π4+2kπx-\dfrac{\pi}{6}=\dfrac{\pi}{4}+2k\pi ou x−π6=−π4+2kπx-\dfrac{\pi}{6}=-\dfrac{\pi}{4}+2k\pi
  5.   ⟺  \iffx=5π12+2kπx=\dfrac{5\pi}{12}+2k\pi ou x=−π12+2kπ, k∈Zx=-\dfrac{\pi}{12}+2k\pi,\ k\in\mathbb{Z}

Sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[ : x=5π12x=\dfrac{5\pi}{12} (k=0k=0) et x=23π12x=\dfrac{23\pi}{12} (k=1k=1 dans la seconde famille). S={5π12 ; 23π12}S=\left\{\dfrac{5\pi}{12}\,;\,\dfrac{23\pi}{12}\right\}.

5.4  Inéquations trigonométriques

Pour une inéquation, le cercle trigonométrique ne donne plus deux points mais un arc tout entier de solutions.

-π/3 π/3 1/2 O zone bleue : cos x ⩾ 1/2
Figure 6 — Résolution de l'inéquation cos⁡x⩾12\cos x\geqslant\tfrac12 : l'arc bleu (angles entre −π/3-\pi/3 et π/3\pi/3) rassemble tous les points du cercle situés à droite de la droite cos⁡x=12\cos x=\tfrac12.
Méthode — résoudre une inéquation trigonométrique

On place sur le cercle les points où l’égalité a lieu (comme pour une équation), puis on repère, par lecture directe du cercle, l’arc où l’inégalité est vérifiée. On revient enfin à l’intervalle demandé en ajoutant 2kπ2k\pi.

Exemple — résoudre cos⁡x⩾12\cos x\geqslant\dfrac12 sur ]−π ; π]\left]-\pi\,;\,\pi\right]

On résout d’abord cos⁡x=12=cos⁡ ⁣(π3)\cos x=\dfrac12=\cos\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right) : x=π3x=\dfrac{\pi}{3} ou x=−π3x=-\dfrac{\pi}{3} sur cet intervalle. Sur le cercle (Figure 6), l’abscisse d’un point est supérieure ou égale à 12\dfrac12 exactement sur l’arc bleu, situé entre ces deux points et contenant I(1 ; 0)I(1\,;\,0).

S=[−π3 ; π3]S=\left[-\dfrac{\pi}{3}\,;\,\dfrac{\pi}{3}\right]

Exemple — résoudre sin⁡x<22\sin x<\dfrac{\sqrt2}{2} sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[

L’égalité sin⁡x=22\sin x=\dfrac{\sqrt2}{2} a lieu en x=π4x=\dfrac{\pi}{4} et x=3π4x=\dfrac{3\pi}{4}. L’ordonnée d’un point du cercle est inférieure à 22\dfrac{\sqrt2}{2} partout sauf sur l’arc supérieur compris entre ces deux points.

S=[0 ; π4[ ∪ ]3π4 ; 2π[S=\left[0\,;\,\dfrac{\pi}{4}\right[\ \cup\ \left]\dfrac{3\pi}{4}\,;\,2\pi\right[

Attention — pièges classiques du bac

Sur un intervalle autre que ]−π ; π]]-\pi\,;\,\pi] ou [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[, n’oublie jamais de rajouter les solutions obtenues avec k≠0k\neq0 : une équation posée sur [0 ; 4π[[0\,;\,4\pi[ a typiquement deux fois plus de solutions que sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[. Vérifie aussi le sens de l’inégalité après une éventuelle multiplication par un nombre négatif.

Math & Co — Une équation, une infinité de solutions

Reconnaître qu’une équation trigonométrique possède une infinité de solutions a mis du temps à s’imposer. Ce n’est qu’avec la généralisation, au XVIIe\text{XVII}^{\text{e}} siècle, de la mesure des angles au-delà d’un tour complet — notamment chez le mathématicien anglais John Wallis — que l’écriture +2kπ+2k\pi prend tout son sens : un angle n’est plus seulement une figure géométrique bornée entre 00 et 360°360°, mais un nombre pouvant décrire un enroulement indéfini autour du cercle.

6Fonctions sinus et cosinus

Le cercle trigonométrique a défini cos⁡x\cos x et sin⁡x\sin x pour tout réel xx : on peut donc étudier les fonctions x↦cos⁡xx\mapsto\cos x et x↦sin⁡xx\mapsto\sin x sur R\mathbb{R} tout entier, exactement comme on a étudié un polynôme ou une fonction rationnelle.

Propriété — périodicité et parité

Les fonctions cosinus et sinus sont définies sur R\mathbb{R}, à valeurs dans [−1 ; 1][-1\,;\,1], et 2π2\pi-périodiques :

cos⁡(x+2π)=cos⁡xsin⁡(x+2π)=sin⁡x\cos(x+2\pi)=\cos x\qquad\qquad \sin(x+2\pi)=\sin x

La fonction cosinus est paire (sa courbe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées) ; la fonction sinus est impaire (sa courbe est symétrique par rapport à l’origine OO).

La 2π2\pi-périodicité découle directement de la définition : ajouter 2π2\pi à xx, c’est faire faire un tour complet supplémentaire au point image, qui revient donc à sa position de départ. La parité a été démontrée à la section 1 avec les angles associés −x-x.

Méthode — exploiter la périodicité et la parité

Grâce à ces deux propriétés, il suffit d’étudier une fonction trigonométrique sur un intervalle de longueur π\pi, comme [0 ; π][0\,;\,\pi] pour le cosinus, puis de compléter la courbe par symétrie et par translations de vecteur 2kπ ı⃗2k\pi\,\vec{\imath}.

6.1  Variations de la fonction cosinus

Sur le cercle trigonométrique, lorsque xx parcourt [0 ; π][0\,;\,\pi] dans le sens direct, le point M(x)M(x) descend du point I(1 ; 0)I(1\,;\,0) jusqu’au point (−1 ; 0)(-1\,;\,0) : son abscisse, c’est-à-dire cos⁡x\cos x, décroît continûment de 11 à −1-1.

Théorème — tableau de variations de cosinus sur [−π ; π][-\pi\,;\,\pi]
xx−π-\pi00π\pi
cos⁡x\cos x−1-1↗11↘−1-1

6.2  Variations de la fonction sinus

De même, lorsque xx parcourt [−π2 ; π2]\left[-\dfrac{\pi}{2}\,;\,\dfrac{\pi}{2}\right], le point M(x)M(x) monte du bas du cercle vers le haut : son ordonnée sin⁡x\sin x croît de −1-1 à 11 ; puis elle décroît lorsque xx parcourt [π2 ; 3π2]\left[\dfrac{\pi}{2}\,;\,\dfrac{3\pi}{2}\right].

Théorème — tableau de variations de sinus sur [−π2 ; 3π2]\left[-\frac{\pi}{2}\,;\,\frac{3\pi}{2}\right]
xx−π2-\dfrac{\pi}{2}π2\dfrac{\pi}{2}3π2\dfrac{3\pi}{2}
sin⁡x\sin x−1-1↗11↘−1-1
-π -π/2 0 π/2 π 3π/2 2π 1 -1 x y y = cos x
Figure 7 — La fonction cosinus est paire et 2π2\pi-périodique. Les points rouges marquent les solutions de cos⁡x=12\cos x=\tfrac12 sur [−π ; 2π][-\pi\,;\,2\pi] : x=−π/3x=-\pi/3, x=π/3x=\pi/3 et x=5π/3x=5\pi/3.
-π -π/2 0 π/2 π 3π/2 2π 1 -1 x y y = sin x
Figure 8 — La fonction sinus est impaire et 2π2\pi-périodique. Les points rouges marquent les solutions de sin⁡x=12\sin x=\tfrac12 sur [−π ; 2π][-\pi\,;\,2\pi] : x=π/6x=\pi/6 et x=5π/6x=5\pi/6.

6.3  Amplitude et période d’une fonction x↦Rcos⁡(ωx+φ)x\mapsto R\cos(\omega x+\varphi)

De nombreux phénomènes périodiques (marée, oscillation, courant alternatif) se modélisent par une fonction de la forme t↦Rcos⁡(ωt+φ)+ht\mapsto R\cos(\omega t+\varphi)+h, où RR est l’amplitude, 2πω\dfrac{2\pi}{\omega} la période, φ\varphi la phase à l’origine et hh la valeur moyenne.

Propriété

La fonction t↦Rcos⁡(ωt+φ)+ht\mapsto R\cos(\omega t+\varphi)+h (avec R>0R>0, ω>0\omega>0) est périodique de période T=2πωT=\dfrac{2\pi}{\omega}, et prend ses valeurs entre h−Rh-R et h+Rh+R.

Attention

Ne confonds pas la pulsation ω\omega (en rad⋅s−1\text{rad}\cdot\text{s}^{-1}, ou par unité de temps choisie) et la période T=2πωT=\dfrac{2\pi}{\omega} : doubler ω\omega revient à diviser la période par 22, pas à la multiplier.

Math & Co — Décomposer tous les sons en sinusoïdes

En 18221822, le mathématicien français Joseph Fourier publie sa Théorie analytique de la chaleur, dans laquelle il affirme un résultat stupéfiant : n’importe quel phénomène périodique, aussi compliqué soit-il, peut s’écrire comme une somme de fonctions sinus et cosinus de fréquences multiples les unes des autres. Cette idée, d’abord contestée, est aujourd’hui à la base du traitement du son, de la compression d’image (JPEG) et de la téléphonie mobile : chaque note de musique, chaque voix, se décompose en une somme des fonctions que tu étudies dans ce chapitre.

Fiche mémo

  • Cercle trigonométrique : M(x)M(x) a pour coordonnées (cos⁡x ; sin⁡x)(\cos x\,;\,\sin x), et cos⁡2x+sin⁡2x=1\cos^{2}x+\sin^{2}x=1.
  • Angles associés : cos⁡(−x)=cos⁡x\cos(-x)=\cos x ; sin⁡(−x)=−sin⁡x\sin(-x)=-\sin x ; cos⁡(π−x)=−cos⁡x\cos(\pi-x)=-\cos x ; sin⁡(π−x)=sin⁡x\sin(\pi-x)=\sin x ; cos⁡(π+x)=−cos⁡x\cos(\pi+x)=-\cos x ; sin⁡(π+x)=−sin⁡x\sin(\pi+x)=-\sin x.
  • Formules d’addition : cos⁡(a±b)=cos⁡acos⁡b∓sin⁡asin⁡b\cos(a\pm b)=\cos a\cos b\mp\sin a\sin b ; sin⁡(a±b)=sin⁡acos⁡b±cos⁡asin⁡b\sin(a\pm b)=\sin a\cos b\pm\cos a\sin b.
  • Duplication : cos⁡(2a)=cos⁡2a−sin⁡2a=2cos⁡2a−1=1−2sin⁡2a\cos(2a)=\cos^{2}a-\sin^{2}a=2\cos^{2}a-1=1-2\sin^{2}a ; sin⁡(2a)=2sin⁡acos⁡a\sin(2a)=2\sin a\cos a.
  • Linéarisation : cos⁡2a=1+cos⁡(2a)2\cos^{2}a=\dfrac{1+\cos(2a)}{2} ; sin⁡2a=1−cos⁡(2a)2\sin^{2}a=\dfrac{1-\cos(2a)}{2}.
  • acos⁡x+bsin⁡x=Rcos⁡(x−φ)a\cos x+b\sin x=R\cos(x-\varphi), avec R=a2+b2R=\sqrt{a^{2}+b^{2}}, cos⁡φ=aR\cos\varphi=\dfrac aR, sin⁡φ=bR\sin\varphi=\dfrac bR.
  • cos⁡x=cos⁡a  ⟺  x=a+2kπ\cos x=\cos a \iff x=a+2k\pi ou x=−a+2kπx=-a+2k\pi (k∈Zk\in\mathbb{Z}).
  • sin⁡x=sin⁡a  ⟺  x=a+2kπ\sin x=\sin a \iff x=a+2k\pi ou x=π−a+2kπx=\pi-a+2k\pi (k∈Zk\in\mathbb{Z}).
  • Inéquation : on place les points d’égalité sur le cercle, puis on lit l’arc solution.
  • Cosinus et sinus sont 2π2\pi-périodiques ; cosinus est paire, sinus est impaire.
  • Cosinus décroît sur [0 ; π][0\,;\,\pi] ; sinus croît sur [−π2 ; π2]\left[-\frac{\pi}{2}\,;\,\frac{\pi}{2}\right], décroît sur [π2 ; 3π2]\left[\frac{\pi}{2}\,;\,\frac{3\pi}{2}\right].
  • Rcos⁡(ωt+φ)+hR\cos(\omega t+\varphi)+h : amplitude RR, période T=2πωT=\dfrac{2\pi}{\omega}, valeurs entre h−Rh-R et h+Rh+R.

7Exercices corrigés

Niveau 1 — Application directe
1

Convertis en radians : 150°150° ; 225°225° ; 315°315°. Convertis en degrés : 7π6\dfrac{7\pi}{6} ; 5π3\dfrac{5\pi}{3}.

Voir le corrigé détaillé

On utilise rπ=d180\dfrac{r}{\pi}=\dfrac{d}{180}.

  1. 150°=150×π180=5π6150°=150\times\dfrac{\pi}{180}=\dfrac{5\pi}{6}
  2. 225°=225×π180=5π4225°=225\times\dfrac{\pi}{180}=\dfrac{5\pi}{4}
  3. 315°=315×π180=7π4315°=315\times\dfrac{\pi}{180}=\dfrac{7\pi}{4}
  4. 7π6=76×180°=210°\dfrac{7\pi}{6}=\dfrac{7}{6}\times180°=210°
  5. 5π3=53×180°=300°\dfrac{5\pi}{3}=\dfrac{5}{3}\times180°=300°
2

Sans calculatrice, donne le signe de cos⁡x\cos x et de sin⁡x\sin x pour x=2π3x=\dfrac{2\pi}{3}, x=−π4x=-\dfrac{\pi}{4} et x=7π6x=\dfrac{7\pi}{6}.

Voir le corrigé détaillé

On situe chaque réel dans un cadran du cercle trigonométrique.

  • 2π3∈]π2 ; π[\dfrac{2\pi}{3}\in\left]\dfrac{\pi}{2}\,;\,\pi\right[ : cadran 2, donc cos⁡ ⁣(2π3)<0\cos\!\left(\dfrac{2\pi}{3}\right)<0 et sin⁡ ⁣(2π3)>0\sin\!\left(\dfrac{2\pi}{3}\right)>0.
  • −π4∈]−π2 ; 0[-\dfrac{\pi}{4}\in\left]-\dfrac{\pi}{2}\,;\,0\right[ : cadran 4, donc cos⁡ ⁣(−π4)>0\cos\!\left(-\dfrac{\pi}{4}\right)>0 et sin⁡ ⁣(−π4)<0\sin\!\left(-\dfrac{\pi}{4}\right)<0.
  • 7π6∈]π ; 3π2[\dfrac{7\pi}{6}\in\left]\pi\,;\,\dfrac{3\pi}{2}\right[ : cadran 3, donc cos⁡ ⁣(7π6)<0\cos\!\left(\dfrac{7\pi}{6}\right)<0 et sin⁡ ⁣(7π6)<0\sin\!\left(\dfrac{7\pi}{6}\right)<0.
3

Calcule la valeur exacte de cos⁡(105°)\cos(105°) à l’aide d’une formule d’addition.

Voir le corrigé détaillé
  1. 105°=60°+45°105°=60°+45°
  2. cos⁡(105°)=cos⁡(60°+45°)\cos(105°)=\cos(60°+45°)
  3. ==cos⁡(60°)cos⁡(45°)−sin⁡(60°)sin⁡(45°)\cos(60°)\cos(45°)-\sin(60°)\sin(45°)
  4. ==12×22−32×22\dfrac12\times\dfrac{\sqrt2}{2}-\dfrac{\sqrt3}{2}\times\dfrac{\sqrt2}{2}
  5. ==2−64\dfrac{\sqrt2-\sqrt6}{4}

On vérifie que ce nombre est bien négatif (2<6\sqrt2<\sqrt6), cohérent avec 105°105° dans le cadran 2.

4

Soit a∈]π2 ; π[a\in\left]\dfrac{\pi}{2}\,;\,\pi\right[ tel que sin⁡a=45\sin a=\dfrac45. Calcule cos⁡a\cos a, puis cos⁡(2a)\cos(2a) et sin⁡(2a)\sin(2a).

Voir le corrigé détaillé

Comme aa est dans le cadran 2, cos⁡a<0\cos a<0.

  1. cos⁡2a=1−sin⁡2a=1−1625=925\cos^{2}a=1-\sin^{2}a=1-\dfrac{16}{25}=\dfrac9{25}
  2. ⇒\Rightarrowcos⁡a=−35\cos a=-\dfrac35cos⁡a<0\cos a<0
  3. cos⁡(2a)=2cos⁡2a−1=2×925−1\cos(2a)=2\cos^{2}a-1=2\times\dfrac9{25}-1
  4. ==−725-\dfrac{7}{25}
  5. sin⁡(2a)=2sin⁡acos⁡a=2×45×(−35)\sin(2a)=2\sin a\cos a=2\times\dfrac45\times\left(-\dfrac35\right)
  6. ==−2425-\dfrac{24}{25}
5

Résous cos⁡x=22\cos x=\dfrac{\sqrt2}{2} sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[.

Voir le corrigé détaillé
  1. cos⁡x=cos⁡ ⁣(π4)\cos x=\cos\!\left(\dfrac{\pi}{4}\right)
  2.   ⟺  \iffx=π4+2kπx=\dfrac{\pi}{4}+2k\pi ou x=−π4+2kπ, k∈Zx=-\dfrac{\pi}{4}+2k\pi,\ k\in\mathbb{Z}

Sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[ : x=π4x=\dfrac{\pi}{4} (k=0k=0) et x=−π4+2π=7π4x=-\dfrac{\pi}{4}+2\pi=\dfrac{7\pi}{4} (k=1k=1). S={π4 ; 7π4}S=\left\{\dfrac{\pi}{4}\,;\,\dfrac{7\pi}{4}\right\}.

6

Résous sin⁡x=−32\sin x=-\dfrac{\sqrt3}{2} sur ]−π ; π]\left]-\pi\,;\,\pi\right].

Voir le corrigé détaillé
  1. sin⁡x=sin⁡ ⁣(−π3)\sin x=\sin\!\left(-\dfrac{\pi}{3}\right)
  2.   ⟺  \iffx=−π3+2kπx=-\dfrac{\pi}{3}+2k\pi ou x=4π3+2kπ, k∈Zx=\dfrac{4\pi}{3}+2k\pi,\ k\in\mathbb{Z}

Sur ]−π ; π]\left]-\pi\,;\,\pi\right] : dans la première famille, k=0k=0 donne x=−π3x=-\dfrac{\pi}{3} ; dans la seconde, k=−1k=-1 donne x=4π3−2π=−2π3x=\dfrac{4\pi}{3}-2\pi=-\dfrac{2\pi}{3}. S={−2π3 ; −π3}S=\left\{-\dfrac{2\pi}{3}\,;\,-\dfrac{\pi}{3}\right\}.

Niveau 2 — Approfondissement
7

À l’aide de la formule cos⁡p+cos⁡q=2cos⁡ ⁣(p+q2)cos⁡ ⁣(p−q2)\cos p+\cos q=2\cos\!\left(\dfrac{p+q}{2}\right)\cos\!\left(\dfrac{p-q}{2}\right), calcule la valeur exacte de A=cos⁡ ⁣(5π12)+cos⁡ ⁣(π12)A=\cos\!\left(\dfrac{5\pi}{12}\right)+\cos\!\left(\dfrac{\pi}{12}\right).

Voir le corrigé détaillé

Ici p=5π12p=\dfrac{5\pi}{12} et q=π12q=\dfrac{\pi}{12}.

  1. p+q2=12(5π12+π12)=12×6π12=π4\dfrac{p+q}{2}=\dfrac{1}{2}\left(\dfrac{5\pi}{12}+\dfrac{\pi}{12}\right)=\dfrac{1}{2}\times\dfrac{6\pi}{12}=\dfrac{\pi}{4}
  2. p−q2=12(5π12−π12)=12×4π12=π6\dfrac{p-q}{2}=\dfrac{1}{2}\left(\dfrac{5\pi}{12}-\dfrac{\pi}{12}\right)=\dfrac{1}{2}\times\dfrac{4\pi}{12}=\dfrac{\pi}{6}
  3. A=2cos⁡ ⁣(π4)cos⁡ ⁣(π6)A=2\cos\!\left(\dfrac{\pi}{4}\right)\cos\!\left(\dfrac{\pi}{6}\right)
  4. ==2×22×322\times\dfrac{\sqrt2}{2}\times\dfrac{\sqrt3}{2}
  5. ==62\dfrac{\sqrt6}{2}
8

Calcule la valeur exacte de sin⁡ ⁣(π12)\sin\!\left(\dfrac{\pi}{12}\right) en écrivant π12=π3−π4\dfrac{\pi}{12}=\dfrac{\pi}{3}-\dfrac{\pi}{4}.

Voir le corrigé détaillé
  1. sin⁡ ⁣(π12)=sin⁡ ⁣(π3−π4)\sin\!\left(\dfrac{\pi}{12}\right)=\sin\!\left(\dfrac{\pi}{3}-\dfrac{\pi}{4}\right)
  2. ==sin⁡ ⁣(π3)cos⁡ ⁣(π4)−cos⁡ ⁣(π3)sin⁡ ⁣(π4)\sin\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right)\cos\!\left(\dfrac{\pi}{4}\right)-\cos\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right)\sin\!\left(\dfrac{\pi}{4}\right)
  3. ==32×22−12×22\dfrac{\sqrt3}{2}\times\dfrac{\sqrt2}{2}-\dfrac12\times\dfrac{\sqrt2}{2}
  4. ==6−24\dfrac{\sqrt6-\sqrt2}{4}
9

Résous 2cos⁡2x−1=02\cos^{2}x-1=0 sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[.

Voir le corrigé détaillé

On reconnaît la formule de duplication cos⁡(2x)=2cos⁡2x−1\cos(2x)=2\cos^{2}x-1.

  1. 2cos⁡2x−1=0  ⟺  cos⁡(2x)=02\cos^{2}x-1=0 \iff \cos(2x)=0
  2.   ⟺  \iffcos⁡(2x)=cos⁡ ⁣(π2)\cos(2x)=\cos\!\left(\dfrac{\pi}{2}\right)
  3.   ⟺  \iff2x=π2+2kπ2x=\dfrac{\pi}{2}+2k\pi ou 2x=−π2+2kπ, k∈Z2x=-\dfrac{\pi}{2}+2k\pi,\ k\in\mathbb{Z}
  4.   ⟺  \iffx=π4+kπx=\dfrac{\pi}{4}+k\pi ou x=−π4+kπ, k∈Zx=-\dfrac{\pi}{4}+k\pi,\ k\in\mathbb{Z}

Sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[, les deux familles donnent, en balayant k=0,1k=0,1 : S={π4 ; 3π4 ; 5π4 ; 7π4}S=\left\{\dfrac{\pi}{4}\,;\,\dfrac{3\pi}{4}\,;\,\dfrac{5\pi}{4}\,;\,\dfrac{7\pi}{4}\right\}.

10

Écris f(x)=cos⁡x−3sin⁡xf(x)=\cos x-\sqrt3\sin x sous la forme Rcos⁡(x−φ)R\cos(x-\varphi), puis résous f(x)=1f(x)=1 sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[.

Voir le corrigé détaillé

Ici a=1a=1 et b=−3b=-\sqrt3.

  1. R=12+(−3)2=1+3=2R=\sqrt{1^{2}+(-\sqrt3)^{2}}=\sqrt{1+3}=2
  2. cos⁡φ=12\cos\varphi=\dfrac12 et sin⁡φ=−32\sin\varphi=-\dfrac{\sqrt3}{2}
  3. ⇒\Rightarrowφ=−π3\varphi=-\dfrac{\pi}{3}
  4. ⇒\Rightarrowf(x)=2cos⁡ ⁣(x+π3)f(x)=2\cos\!\left(x+\dfrac{\pi}{3}\right)

On résout ensuite f(x)=1f(x)=1 :

  1. 2cos⁡ ⁣(x+π3)=12\cos\!\left(x+\dfrac{\pi}{3}\right)=1
  2.   ⟺  \iffcos⁡ ⁣(x+π3)=12=cos⁡ ⁣(π3)\cos\!\left(x+\dfrac{\pi}{3}\right)=\dfrac12=\cos\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right)
  3.   ⟺  \iffx+π3=π3+2kπx+\dfrac{\pi}{3}=\dfrac{\pi}{3}+2k\pi ou x+π3=−π3+2kπx+\dfrac{\pi}{3}=-\dfrac{\pi}{3}+2k\pi
  4.   ⟺  \iffx=2kπx=2k\pi ou x=−2π3+2kπ, k∈Zx=-\dfrac{2\pi}{3}+2k\pi,\ k\in\mathbb{Z}

Sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[ : x=0x=0 (k=0k=0) et x=−2π3+2π=4π3x=-\dfrac{2\pi}{3}+2\pi=\dfrac{4\pi}{3} (k=1k=1). S={0 ; 4π3}S=\left\{0\,;\,\dfrac{4\pi}{3}\right\}.

Niveau 3 — Défi
11

Soit f(x)=cos⁡(2x)−cos⁡xf(x)=\cos(2x)-\cos x, définie sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[.

  1. En posant t=cos⁡xt=\cos x, exprime f(x)f(x) sous la forme d’un polynôme du second degré en tt.
  2. Factorise ce polynôme, puis résous f(x)=0f(x)=0 sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[.
Voir le corrigé détaillé

1. On utilise cos⁡(2x)=2cos⁡2x−1\cos(2x)=2\cos^{2}x-1, donc 2t2−12t^{2}-1 avec t=cos⁡xt=\cos x.

  1. f(x)=cos⁡(2x)−cos⁡x=2cos⁡2x−1−cos⁡xf(x)=\cos(2x)-\cos x=2\cos^{2}x-1-\cos x
  2. ==2t2−t−12t^{2}-t-1t=cos⁡xt=\cos x

2. Le discriminant de 2t2−t−12t^{2}-t-1 vaut Δ=(−1)2−4×2×(−1)=9\Delta=(-1)^{2}-4\times2\times(-1)=9, racines t=1±34t=\dfrac{1\pm3}{4}, soit t=1t=1 et t=−12t=-\dfrac12. Donc 2t2−t−1=2(t−1) ⁣(t+12)=(t−1)(2t+1)2t^{2}-t-1=2(t-1)\!\left(t+\dfrac12\right)=(t-1)(2t+1).

  1. f(x)=0  ⟺  (cos⁡x−1)(2cos⁡x+1)=0f(x)=0 \iff (\cos x-1)(2\cos x+1)=0
  2.   ⟺  \iffcos⁡x=1\cos x=1 ou cos⁡x=−12\cos x=-\dfrac12

Sur [0 ; 2π[[0\,;\,2\pi[ : cos⁡x=1\cos x=1 donne x=0x=0 ; cos⁡x=−12=cos⁡ ⁣(2π3)\cos x=-\dfrac12=\cos\!\left(\dfrac{2\pi}{3}\right) donne x=2π3x=\dfrac{2\pi}{3} ou x=2π−2π3=4π3x=2\pi-\dfrac{2\pi}{3}=\dfrac{4\pi}{3}. S={0 ; 2π3 ; 4π3}S=\left\{0\,;\,\dfrac{2\pi}{3}\,;\,\dfrac{4\pi}{3}\right\}.

12

Résous l’inéquation cos⁡x⩾12\cos x\geqslant\dfrac12 sur ]−π ; π]\left]-\pi\,;\,\pi\right], puis sur [0 ; 4π[[0\,;\,4\pi[.

Voir le corrigé détaillé

Sur ]−π ; π]\left]-\pi\,;\,\pi\right] (voir Figure 6), S1=[−π3 ; π3]S_1=\left[-\dfrac{\pi}{3}\,;\,\dfrac{\pi}{3}\right] : c’est la solution « de référence », valable pour k=0k=0 dans l’écriture générale [−π3+2kπ ; π3+2kπ]\left[-\dfrac{\pi}{3}+2k\pi\,;\,\dfrac{\pi}{3}+2k\pi\right].

Pour [0 ; 4π[[0\,;\,4\pi[, on balaie les valeurs de kk qui rencontrent cet intervalle :

  1. k=0k=0 : [−π3 ; π3]\left[-\dfrac{\pi}{3}\,;\,\dfrac{\pi}{3}\right], intersecté avec [0 ; 4π[[0\,;\,4\pi[ donne [0 ; π3]\left[0\,;\,\dfrac{\pi}{3}\right]
  2. k=1k=1 : [5π3 ; 7π3]\left[\dfrac{5\pi}{3}\,;\,\dfrac{7\pi}{3}\right], entièrement dans [0 ; 4π[[0\,;\,4\pi[
  3. k=2k=2 : [11π3 ; 13π3]\left[\dfrac{11\pi}{3}\,;\,\dfrac{13\pi}{3}\right], intersecté avec [0 ; 4π[[0\,;\,4\pi[ donne [11π3 ; 4π[\left[\dfrac{11\pi}{3}\,;\,4\pi\right[

S2=[0 ; π3]∪[5π3 ; 7π3]∪[11π3 ; 4π[S_2=\left[0\,;\,\dfrac{\pi}{3}\right]\cup\left[\dfrac{5\pi}{3}\,;\,\dfrac{7\pi}{3}\right]\cup\left[\dfrac{11\pi}{3}\,;\,4\pi\right[

On retrouve bien deux arcs solutions complets sur les deux tours de [0 ; 4π[[0\,;\,4\pi[, plus un morceau du troisième.

13

Démontre que, pour tout réel aa : cos⁡4a−sin⁡4a=cos⁡(2a)\cos^{4}a-\sin^{4}a=\cos(2a).

Voir le corrigé détaillé

On reconnaît une identité remarquable A2−B2=(A−B)(A+B)A^{2}-B^{2}=(A-B)(A+B) avec A=cos⁡2aA=\cos^{2}a et B=sin⁡2aB=\sin^{2}a.

  1. cos⁡4a−sin⁡4a=(cos⁡2a)2−(sin⁡2a)2\cos^{4}a-\sin^{4}a=\left(\cos^{2}a\right)^{2}-\left(\sin^{2}a\right)^{2}
  2. ==(cos⁡2a−sin⁡2a)(cos⁡2a+sin⁡2a)\left(\cos^{2}a-\sin^{2}a\right)\left(\cos^{2}a+\sin^{2}a\right)
  3. ==(cos⁡2a−sin⁡2a)×1\left(\cos^{2}a-\sin^{2}a\right)\times1cos⁡2a+sin⁡2a=1\cos^2a+\sin^2a=1
  4. ==cos⁡2a−sin⁡2a\cos^{2}a-\sin^{2}a
  5. ==cos⁡(2a)\cos(2a)formule de duplication

C.Q.F.D.

Niveau 4 — Problèmes de vie courante
14

La marée à Dakar. Dans le port de Dakar, la hauteur d’eau h(t)h(t), en mètres, tt heures après minuit, est modélisée par h(t)=6+3cos⁡ ⁣(πt6)h(t)=6+3\cos\!\left(\dfrac{\pi t}{6}\right), pour t∈[0 ; 24[t\in[0\,;\,24[.

  1. Calcule la hauteur d’eau à 44 h du matin.
  2. Résous h(t)=7,5h(t)=7{,}5 sur [0 ; 24[[0\,;\,24[ et donne les heures correspondantes.
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. h(4)=6+3cos⁡ ⁣(4π6)=6+3cos⁡ ⁣(2π3)h(4)=6+3\cos\!\left(\dfrac{4\pi}{6}\right)=6+3\cos\!\left(\dfrac{2\pi}{3}\right)
  2. ==6+3×(−12)6+3\times\left(-\dfrac12\right)
  3. ==4,54{,}5 m

2.

  1. 6+3cos⁡ ⁣(πt6)=7,56+3\cos\!\left(\dfrac{\pi t}{6}\right)=7{,}5
  2.   ⟺  \iffcos⁡ ⁣(πt6)=0,5=cos⁡ ⁣(π3)\cos\!\left(\dfrac{\pi t}{6}\right)=0{,}5=\cos\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right)
  3.   ⟺  \iffπt6=π3+2kπ\dfrac{\pi t}{6}=\dfrac{\pi}{3}+2k\pi ou πt6=−π3+2kπ\dfrac{\pi t}{6}=-\dfrac{\pi}{3}+2k\pi
  4.   ⟺  \ifft=2+12kt=2+12k ou t=−2+12k, k∈Zt=-2+12k,\ k\in\mathbb{Z}

Sur [0 ; 24[[0\,;\,24[ : t=2t=2, t=10t=10, t=14t=14, t=22t=22. La mer atteint 7,57{,}5 m à 22 h, 1010 h, 1414 h et 2222 h — deux fois par cycle de marée de 1212 h, comme attendu.

15

La grande roue d’Abidjan. Sur la grande roue installée au Plateau, la hauteur h(t)h(t), en mètres, d’une nacelle au-dessus du sol, tt minutes après le départ, vérifie h(t)=17+15sin⁡ ⁣(2πt10−π2)h(t)=17+15\sin\!\left(\dfrac{2\pi t}{10}-\dfrac{\pi}{2}\right), une période dure 1010 minutes.

  1. Quelle est la hauteur d’embarquement (à t=0t=0) ? Quelle est la hauteur maximale atteinte ?
  2. Résous h(t)=24,5h(t)=24{,}5 sur [0 ; 20][0\,;\,20] (deux tours de roue).
  3. Déduis-en la durée, par tour, pendant laquelle la nacelle est à plus de 24,524{,}5 m de hauteur.
0 5 10 15 20 2 17 32 24,5 h (m) t (min)
Figure 9 — Hauteur h(t)h(t) d'une nacelle de la grande roue d'Abidjan, en mètres, en fonction du temps tt en minutes : h(t)=17+15sin⁡ ⁣(2πt10−π2)h(t)=17+15\sin\!\left(\frac{2\pi t}{10}-\frac{\pi}{2}\right). Points rouges : instants où h(t)=24,5h(t)=24{,}5.
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. h(0)=17+15sin⁡ ⁣(−π2)=17−15=2h(0)=17+15\sin\!\left(-\dfrac{\pi}{2}\right)=17-15=2 membarquement
  2. hauteur maximale =17+15=32=17+15=32 mquand sin⁡(⋯ )=1\sin(\cdots)=1

2.

  1. 17+15sin⁡ ⁣(2πt10−π2)=24,517+15\sin\!\left(\dfrac{2\pi t}{10}-\dfrac{\pi}{2}\right)=24{,}5
  2.   ⟺  \iffsin⁡ ⁣(2πt10−π2)=0,5\sin\!\left(\dfrac{2\pi t}{10}-\dfrac{\pi}{2}\right)=0{,}5
  3.   ⟺  \iff2πt10−π2=π6+2kπ\dfrac{2\pi t}{10}-\dfrac{\pi}{2}=\dfrac{\pi}{6}+2k\pi ou 2πt10−π2=5π6+2kπ\dfrac{2\pi t}{10}-\dfrac{\pi}{2}=\dfrac{5\pi}{6}+2k\pi
  4.   ⟺  \ifft=103+10kt=\dfrac{10}{3}+10k ou t=203+10k, k∈Zt=\dfrac{20}{3}+10k,\ k\in\mathbb{Z}

Sur [0 ; 20][0\,;\,20] : t=103≈3 min 20 st=\dfrac{10}{3}\approx3\text{ min }20\text{ s} ; t=203≈6 min 40 st=\dfrac{20}{3}\approx6\text{ min }40\text{ s} ; t=403≈13 min 20 st=\dfrac{40}{3}\approx13\text{ min }20\text{ s} ; t=503≈16 min 40 st=\dfrac{50}{3}\approx16\text{ min }40\text{ s} (voir les quatre points rouges, Figure 9).

3. Par tour, la nacelle dépasse 24,524{,}5 m entre le premier et le deuxième instant trouvés :

  1. durée =203−103=103=\dfrac{20}{3}-\dfrac{10}{3}=\dfrac{10}{3} min
  2. ≈\approx33 min 2020 s par tour
16

Les haubans d’un poteau, à Ndjamena. Un poteau électrique fragilisé est stabilisé par deux câbles (haubans) tendus au sol, faisant avec l’horizontale des angles aigus aa et bb tels que cos⁡a=35\cos a=\dfrac35 et cos⁡b=513\cos b=\dfrac{5}{13}.

  1. Calcule sin⁡a\sin a et sin⁡b\sin b.
  2. Calcule la valeur exacte de cos⁡(a+b)\cos(a+b).
  3. L’angle a+ba+b est-il aigu ou obtus ? Justifie.
Voir le corrigé détaillé

1. aa et bb sont aigus, donc sin⁡a>0\sin a>0 et sin⁡b>0\sin b>0.

  1. sin⁡2a=1−cos⁡2a=1−925=1625⇒sin⁡a=45\sin^{2}a=1-\cos^{2}a=1-\dfrac9{25}=\dfrac{16}{25}\Rightarrow\sin a=\dfrac45
  2. sin⁡2b=1−cos⁡2b=1−25169=144169⇒sin⁡b=1213\sin^{2}b=1-\cos^{2}b=1-\dfrac{25}{169}=\dfrac{144}{169}\Rightarrow\sin b=\dfrac{12}{13}

2.

  1. cos⁡(a+b)=cos⁡acos⁡b−sin⁡asin⁡b\cos(a+b)=\cos a\cos b-\sin a\sin b
  2. ==35×513−45×1213\dfrac35\times\dfrac5{13}-\dfrac45\times\dfrac{12}{13}
  3. ==1565−4865\dfrac{15}{65}-\dfrac{48}{65}
  4. ==−3365-\dfrac{33}{65}

3. Comme aa et bb sont aigus, a+b∈ ]0 ; π[a+b\in\,]0\,;\,\pi[. Or cos⁡(a+b)=−3365<0\cos(a+b)=-\dfrac{33}{65}<0 : sur cet intervalle, le cosinus n’est négatif que dans le cadran 2. Donc a+ba+b est obtus : les deux haubans, ensemble, ouvrent un angle de plus de 90°90° au sommet du poteau, ce qui est un bon signe de stabilité pour l’ancrage.

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📝 QCM de fin de leçon — 20 questions

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Sur le cercle trigonométrique, le point image MM d'un réel xx a pour coordonnées :

Explication : Par définition, cos⁡x\cos x est l'abscisse et sin⁡x\sin x l'ordonnée du point image MM sur le cercle trigonométrique.

Pour tout réel xx, la relation fondamentale est :

Explication : Le point M(cos⁡x ; sin⁡x)M(\cos x\,;\,\sin x) appartient au cercle de rayon 11 centré en OO, donc OM=1OM=1, soit cos⁡2x+sin⁡2x=1\cos^{2}x+\sin^{2}x=1.

Un angle de 180°180° mesure, en radians :

Explication : Avec rπ=d180\dfrac{r}{\pi}=\dfrac{d}{180}, pour d=180d=180 on obtient r=πr=\pi.

La valeur exacte de sin⁡ ⁣(π3)\sin\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right) est :

Explication : Dans le tableau des valeurs remarquables, sin⁡ ⁣(π3)=32\sin\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right)=\dfrac{\sqrt3}{2} (ne pas confondre avec cos⁡ ⁣(π3)=12\cos\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right)=\dfrac12).

Pour un réel xx tel que π2<x<π\dfrac{\pi}{2}<x<\pi (cadran 2), on a :

Explication : Dans le cadran 2 (en haut à gauche du cercle), l'abscisse est négative et l'ordonnée positive : cos⁡x<0\cos x<0, sin⁡x>0\sin x>0.

Les formules d'angles associés donnent, pour tout réel xx :

Explication : Le point image de π−x\pi-x est le symétrique de M(x)M(x) par rapport à l'axe des sinus, de coordonnées (−cos⁡x ; sin⁡x)(-\cos x\,;\,\sin x), d'où cos⁡(π−x)=−cos⁡x\cos(\pi-x)=-\cos x.

Sachant 5π6=π−π6\dfrac{5\pi}{6}=\pi-\dfrac{\pi}{6}, la valeur exacte de cos⁡ ⁣(5π6)\cos\!\left(\dfrac{5\pi}{6}\right) est :

Explication : cos⁡ ⁣(5π6)=cos⁡ ⁣(π−π6)=−cos⁡ ⁣(π6)=−32\cos\!\left(\dfrac{5\pi}{6}\right)=\cos\!\left(\pi-\dfrac{\pi}{6}\right)=-\cos\!\left(\dfrac{\pi}{6}\right)=-\dfrac{\sqrt3}{2}.

La formule d'addition correcte pour cos⁡(a+b)\cos(a+b) est :

Explication : cos⁡(a+b)=cos⁡acos⁡b−sin⁡asin⁡b\cos(a+b)=\cos a\cos b-\sin a\sin b. Attention : cos⁡(a+b)≠cos⁡a+cos⁡b\cos(a+b)\neq\cos a+\cos b, l'erreur la plus fréquente du chapitre.

En écrivant 75°=45°+30°75°=45°+30°, la valeur exacte de cos⁡(75°)\cos(75°) est :

Explication : cos⁡(45°+30°)=cos⁡45°cos⁡30°−sin⁡45°sin⁡30°\cos(45°+30°)=\cos45°\cos30°-\sin45°\sin30°
=22×32−22×12=\dfrac{\sqrt2}{2}\times\dfrac{\sqrt3}{2}-\dfrac{\sqrt2}{2}\times\dfrac12
=6−24=\dfrac{\sqrt6-\sqrt2}{4}.

La formule de duplication de sin⁡(2a)\sin(2a) est :

Explication : En posant b=ab=a dans sin⁡(a+b)=sin⁡acos⁡b+cos⁡asin⁡b\sin(a+b)=\sin a\cos b+\cos a\sin b, on obtient sin⁡(2a)=2sin⁡acos⁡a\sin(2a)=2\sin a\cos a.

Sachant cos⁡a=35\cos a=\dfrac35 avec a∈]0 ; π2[a\in\left]0\,;\,\dfrac{\pi}{2}\right[, la valeur de cos⁡(2a)\cos(2a) est :

Explication : cos⁡(2a)=2cos⁡2a−1=2×925−1\cos(2a)=2\cos^{2}a-1=2\times\dfrac9{25}-1
=1825−2525=\dfrac{18}{25}-\dfrac{25}{25}
=−725=-\dfrac{7}{25}.

La linéarisation de cos⁡2a\cos^{2}a s'écrit :

Explication : À partir de cos⁡(2a)=2cos⁡2a−1\cos(2a)=2\cos^{2}a-1, on isole cos⁡2a=1+cos⁡(2a)2\cos^{2}a=\dfrac{1+\cos(2a)}{2}. Ne pas confondre avec la formule de sin⁡2a\sin^{2}a, qui a un signe moins.

Pour écrire 3cos⁡x+sin⁡x\sqrt3\cos x+\sin x sous la forme Rcos⁡(x−φ)R\cos(x-\varphi), le coefficient RR vaut :

Explication : R=a2+b2=(3)2+12=3+1=4=2R=\sqrt{a^2+b^2}=\sqrt{(\sqrt3)^{2}+1^{2}}=\sqrt{3+1}=\sqrt4=2. Le piège classique est de croire que R=a+bR=a+b.

Les solutions de l'équation cos⁡x=cos⁡a\cos x=\cos a sont exactement :

Explication : M(x)M(x) et A(a)A(a) ont la même abscisse si et seulement si ils sont confondus ou symétriques par rapport à l'axe des cosinus, ce qui donne x=a+2kπx=a+2k\pi ou x=−a+2kπx=-a+2k\pi.

L'ensemble des solutions de cos⁡x=22\cos x=\dfrac{\sqrt2}{2} sur ]−π ; π]\left]-\pi\,;\,\pi\right] est :

Explication : cos⁡x=cos⁡ ⁣(π4)  ⟺  x=π4+2kπ\cos x=\cos\!\left(\dfrac{\pi}{4}\right)\iff x=\dfrac{\pi}{4}+2k\pi ou x=−π4+2kπx=-\dfrac{\pi}{4}+2k\pi. Sur ]−π ; π]\left]-\pi\,;\,\pi\right], seul k=0k=0 convient dans chaque famille.

Pour résoudre l'inéquation cos⁡x⩾12\cos x\geqslant\dfrac12 sur ]−π ; π]\left]-\pi\,;\,\pi\right], la méthode consiste à :

Explication : On place d'abord les points où cos⁡x=12\cos x=\dfrac12, puis on lit sur le cercle l'arc correspondant à l'inégalité, avant de revenir à l'intervalle demandé.

Les fonctions cosinus et sinus, sur R\mathbb{R}, sont :

Explication : cos⁡(x+2π)=cos⁡x\cos(x+2\pi)=\cos x et sin⁡(x+2π)=sin⁡x\sin(x+2\pi)=\sin x : les deux fonctions sont 2π2\pi-périodiques. De plus cos⁡(−x)=cos⁡x\cos(-x)=\cos x (paire) et sin⁡(−x)=−sin⁡x\sin(-x)=-\sin x (impaire).

Pour la fonction t↦Rcos⁡(ωt+φ)+ht\mapsto R\cos(\omega t+\varphi)+h (avec R>0R>0, ω>0\omega>0), la période TT vaut :

Explication : La pulsation ω\omega et la période TT vérifient T=2πωT=\dfrac{2\pi}{\omega}. Attention au piège : doubler ω\omega divise TT par 22, ça ne le multiplie pas.

À Dakar, la hauteur d'eau dans le port suit h(t)=6+3cos⁡ ⁣(πt6)h(t)=6+3\cos\!\left(\dfrac{\pi t}{6}\right) (en mètres, tt en heures après minuit). La hauteur maximale atteinte est :

Explication : Le maximum de cos⁡\cos vaut 11, donc la hauteur maximale est hmax=6+3×1=9h_{max}=6+3\times1=9 m.

Deux haubans d'un poteau font, avec l'horizontale, des angles aigus aa et bb tels que cos⁡a=35\cos a=\dfrac35 et cos⁡b=513\cos b=\dfrac{5}{13}, donc sin⁡a=45\sin a=\dfrac45 et sin⁡b=1213\sin b=\dfrac{12}{13}. La valeur exacte de cos⁡(a+b)\cos(a+b) est :

Explication : cos⁡(a+b)=cos⁡acos⁡b−sin⁡asin⁡b\cos(a+b)=\cos a\cos b-\sin a\sin b
=35×513−45×1213=\dfrac35\times\dfrac5{13}-\dfrac45\times\dfrac{12}{13}
=1565−4865=\dfrac{15}{65}-\dfrac{48}{65}
=−3365=-\dfrac{33}{65}.
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