Appuie sur un interrupteur : une lampe s'allume, un moteur démarre, un chargeur se met à clignoter. Derrière ce geste banal se cache un circuit électrique, c'est-à-dire un chemin fermé le long duquel circulent des charges électriques. Tu as déjà rencontré ces notions au collège de façon qualitative ; en Seconde, tu vas apprendre à les mesurer, à les relier par des lois précises, et à prévoir le comportement d'un circuit avant même de le construire.
Ce chapitre est la porte d'entrée de toute l'électricité du lycée : loi des nœuds, loi des mailles, loi d'Ohm et associations de résistances reviendront chaque année, jusqu'au baccalauréat. Elles servent aussi tous les jours : dimensionner un fusible, comprendre pourquoi les lampes d'une guirlande s'éteignent toutes quand une seule grille, ou évaluer le coût en francs CFA d'un appareil qui reste branché toute la nuit.
Tu termineras ce chapitre capable de lire un schéma normalisé, de brancher correctement un ampèremètre et un voltmètre, d'appliquer les lois des mailles et des nœuds, de calculer une résistance équivalente et d'exploiter la caractéristique d'un dipôle — des compétences aussi utiles en physique qu'en technologie.
1Intensité et tension : rappels et mesures
1.1 Dipôles et schéma normalisé
Un dipôle est un composant électrique possédant deux bornes de raccordement (pile, résistor, lampe, interrupteur, ampèremètre…). Un circuit électrique est un ensemble de dipôles reliés entre eux par des fils conducteurs, formant au moins une boucle fermée.
On distingue le générateur (la pile, le générateur de laboratoire…), qui impose la circulation du courant, des récepteurs (lampe, résistor, moteur…), qui reçoivent l'énergie électrique. Pour communiquer sans ambiguïté, les physiciens dessinent les circuits avec des symboles normalisés : un rectangle pour un résistor, un cercle barré d'une croix pour une lampe, deux barres inégales pour une pile, un cercle contenant la lettre A pour un ampèremètre, un cercle contenant la lettre V pour un voltmètre.
Le sens conventionnel du courant va, à l'extérieur du générateur, de la borne + vers la borne −. C'est un sens de convention, fixé au XIXe siècle avant qu'on ne connaisse la nature du courant : dans un fil métallique, ce sont en réalité les électrons, chargés négativement, qui se déplacent en sens inverse.
1.2 L'intensité du courant électrique
L'intensité du courant électrique, notée , mesure le débit de charges électriques qui traversent une section d'un circuit chaque seconde. Elle se mesure en ampères, de symbole , à l'aide d'un ampèremètre.
L'ampèremètre mesure le courant qui le traverse : il doit donc être inséré en série, directement dans le fil du circuit, en respectant la borne (courant entrant) et en choisissant un calibre supérieur à l'intensité attendue (on commence toujours par le plus grand calibre, puis on descend).
Ne jamais brancher un ampèremètre directement aux bornes d'un générateur ou en dérivation : sa résistance interne étant quasi nulle, cela provoquerait un court-circuit destructeur pour l'appareil (et potentiellement dangereux).
Un ampèremètre réglé sur le calibre affiche . L'aiguille (ou l'écran) indique une fraction du calibre : ici,
- lecture proportionnelle à la graduation, ici sur 100
André-Marie Ampère (1775-1836), savant né à Lyon, pose en 1820 les fondements de l'électrodynamique après avoir appris l'expérience du Danois Hans Christian Ørsted : un fil parcouru par un courant dévie une boussole placée à proximité. Ampère montre que deux fils parcourus par des courants s'attirent ou se repoussent, et il en tire les lois mathématiques du courant électrique.
En son honneur, l'unité d'intensité porte son nom depuis 1881 : l'ampère () est aujourd'hui l'une des sept unités de base du Système international.
1.3 La tension électrique
La tension électrique (ou différence de potentiel) entre deux points et , notée , mesure l'énergie électrique fournie ou reçue par charge qui circule entre ces deux points. Elle se mesure en volts, de symbole , à l'aide d'un voltmètre.
Le voltmètre mesure la tension aux bornes d'un dipôle : il se branche en dérivation (en parallèle), directement sur les deux bornes du dipôle étudié, sans être inséré dans le circuit principal. Sa résistance interne, très grande, laisse passer un courant négligeable.
Sur le circuit de la Figure 1, on mesure la tension aux bornes de la pile : . En branchant le même voltmètre aux bornes du résistor R, on lit également (l'interrupteur et les fils, de résistance négligeable, ne « consomment » aucune tension).
Un piège fréquent en Seconde : confondre les deux branchements. Retiens le moyen mnémotechnique : « Ampèremètre, comme Aligné, dans le fil » et « Voltmètre, comme à Volonté, en dérivation, sans couper le fil ».
2Lois des mailles et des nœuds
2.1 Circuit série : unicité de l'intensité
Un circuit série est un circuit ne comportant aucune dérivation : tous les dipôles sont placés les uns à la suite des autres sur une seule boucle.
Dans un circuit série, l'intensité du courant est la même en tout point du circuit.
On place un générateur de en série avec deux résistors et , et l'on insère successivement un ampèremètre à trois endroits du circuit : avant , entre et , après .
| Position de l'ampèremètre | Avant | Entre et | Après |
|---|---|---|---|
| Intensité mesurée |
Les trois mesures, effectuées séparément (un seul ampèremètre à la fois, pour ne pas perturber le circuit), sont identiques aux incertitudes de mesure près : elles confirment que le courant ne se « perd » ni ne s'« accumule » nulle part dans une boucle série.
Dans un circuit série comportant une pile, un moteur et une lampe, l'ampèremètre placé entre la pile et le moteur indique . Sans rien mesurer de plus, on sait que l'intensité qui traverse la lampe vaut aussi .
2.2 Circuit en dérivation : loi des nœuds
Un nœud est un point du circuit où au moins trois fils se rejoignent. Un circuit comportant des nœuds est un circuit en dérivation (ou « en parallèle ») : le courant s'y partage entre plusieurs branches.
En régime permanent, la somme des intensités qui entrent dans un nœud est égale à la somme des intensités qui en sortent. Pour un nœud à une entrée et deux sorties , :
Cette loi traduit simplement la conservation de la charge électrique : aucune charge ne peut s'accumuler indéfiniment en un point d'un fil conducteur.
Sur le montage de la Figure 2, avec , et , on mesure :
| Grandeur | (totale) | ||
|---|---|---|---|
| Valeur mesurée |
- la loi des nœuds est vérifiée
2.3 Loi d'additivité des tensions (loi des mailles)
Une maille est une boucle fermée du circuit, parcourue une seule fois, en partant d'un point pour y revenir.
En série, la tension aux bornes du générateur est égale à la somme des tensions aux bornes de chaque dipôle qui compose la maille :
En dérivation, les tensions aux bornes de branches en parallèle sont égales (loi d'unicité de la tension) :
Reprenons le circuit série , , , (section 2.1). Le voltmètre donne aux bornes de et aux bornes de .
- la loi des mailles est vérifiée
Ne confonds pas les deux lois : en série, c'est l'intensité qui est unique et la tension qui s'additionne ; en dérivation, c'est l'inverse — la tension est unique et l'intensité qui s'additionne (loi des nœuds). Beaucoup d'erreurs au contrôle viennent de cette inversion.
3Loi d'Ohm
3.1 Résistance électrique et résistor
La résistance électrique d'un dipôle, notée , caractérise sa capacité à s'opposer au passage du courant : plus est grande, plus il est difficile de faire circuler un courant important à travers ce dipôle. Elle se mesure en ohms, de symbole , à l'aide d'un ohmmètre (hors tension).
Un résistor (ou « conducteur ohmique ») est un dipôle fabriqué spécialement pour posséder une résistance donnée, fixe et connue. Dans un schéma normalisé, il se dessine comme un rectangle (voir Figure 1). On le trouve partout : radiateurs électriques, éléments chauffants, réglage du courant dans un circuit électronique.
En 1827, le physicien allemand Georg Simon Ohm (1789-1854) publie Die galvanische Kette, mathematisch bearbeitet, où il établit expérimentalement la relation de proportionnalité entre tension et intensité. Ses travaux, jugés d'abord trop mathématiques et mal accueillis en Allemagne, ne sont reconnus qu'à partir des années 1840, lorsque la Royal Society de Londres lui décerne la médaille Copley. L'unité de résistance porte son nom depuis 1881, la même année que l'ampère.
3.2 La loi d'Ohm
Construisons la loi d'Ohm à partir de mesures. On place un résistor dans un circuit série avec un générateur réglable, un ampèremètre et un voltmètre à ses bornes. On fait varier la tension du générateur et l'on relève, pour chaque réglage, l'intensité et la tension aux bornes du résistor.
| (A) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| (V) | |||||
| () |
Le rapport reste constant, quelle que soit l'intensité imposée : il ne dépend que du résistor utilisé, pas du réglage du générateur. Ce rapport constant est précisément sa résistance : . La tension est donc proportionnelle à l'intensité, ce qui se traduit graphiquement par une droite passant par l'origine (Figure 3).
Aux bornes d'un résistor de résistance , parcouru par un courant d'intensité , la tension vaut :
avec en volts (), en ohms () et en ampères ().
Un résistor est parcouru par .
Un résistor est soumis à une tension .
3.3 Exploiter la caractéristique
La caractéristique d'un dipôle est le graphique représentant la tension à ses bornes en fonction de l'intensité qui le traverse. Pour un résistor, c'est une droite passant par l'origine : le résistor est un dipôle dit ohmique.
On choisit deux points bien séparés sur la droite (pas nécessairement des points mesurés), on lit leurs coordonnées et comme sur la Figure 3, puis on calcule le coefficient directeur , qui est justement la résistance du dipôle (en si est en et en ).
Sur un graphique, ne confonds pas le coefficient directeur avec la valeur lue à un point isolé. est une pente : elle se calcule avec un écart divisé par un écart , jamais avec les coordonnées brutes d'un seul point (même si, pour une droite passant par l'origine, cela revient au même : fonctionne aussi point par point).
4Associations de résistances
4.1 Résistances en série
L'association en série de deux résistors et équivaut à un unique résistor de résistance :
Plus généralement, pour résistors en série : .
En série, l'intensité est unique (section 2.1) et les tensions s'additionnent (section 2.3) :
- loi d'Ohm appliquée à chaque résistor, même
Or, par définition, la résistance équivalente vérifie . Par identification :
et sont placés en série.
Ajouter un résistor en série augmente toujours la résistance totale : est plus grande que chacune des résistances associées.
4.2 Résistances en dérivation
L'association en dérivation de deux résistors et équivaut à un unique résistor de résistance telle que :
En dérivation, la tension est unique aux bornes des deux branches (section 2.3) et les intensités s'additionnent au nœud (section 2.2) :
- loi d'Ohm appliquée à chaque branche, même
Or, par définition, . Par identification :
et sont placés en dérivation.
En dérivation, la résistance équivalente est toujours plus petite que la plus petite des deux résistances associées (ici ). C'est l'erreur la plus fréquente au contrôle : ajouter une branche en dérivation facilite le passage du courant, donc diminue la résistance totale — le contraire du cas série.
5Caractéristiques de dipôles
5.1 Reconnaître un dipôle ohmique
Un dipôle est dit ohmique (ou « linéaire ») lorsque sa caractéristique est une droite passant par l'origine : la tension à ses bornes est alors proportionnelle à l'intensité qui le traverse, et le rapport est constant, égal à sa résistance . Le résistor étudié en section 3 en est l'exemple type.
Tous les dipôles ne se comportent pas ainsi. Une lampe, une diode, un moteur ont des caractéristiques courbes : on dit qu'ils sont non ohmiques. La loi , avec constante, ne s'applique alors plus.
5.2 Un exemple de dipôle non ohmique : la lampe à incandescence
Dans une lampe à incandescence, le courant traverse un filament de tungstène qui s'échauffe (effet Joule, section 6.1) et devient lumineux. Or la résistance d'un métal augmente avec sa température : à faible intensité, le filament est froid et peu résistant ; à forte intensité, il est incandescent et beaucoup plus résistant. La caractéristique n'est donc pas une droite, mais une courbe qui se redresse de plus en plus.
Sur la Figure 5, à , la lampe présente , soit une résistance apparente . À , , soit valeurs lues sur la courbe. Le rapport change : la lampe n'est pas un dipôle ohmique.
La loi d'Ohm avec constante ne s'applique qu'aux résistors (dipôles ohmiques). Pour une lampe, une diode ou un moteur, seule la caractéristique mesurée donne la relation entre et .
6Puissance et énergie
6.1 Puissance électrique
La puissance électrique reçue par un dipôle traversé par un courant sous une tension à ses bornes se mesure en watts, de symbole :
Pour un dipôle ohmique, on peut remplacer ou grâce à la loi d'Ohm :
- on remplace par
- on remplace par
Les trois écritures sont équivalentes ; on choisit celle qui utilise les grandeurs connues dans l'énoncé.
Un résistor est parcouru par .
Le physicien anglais James Prescott Joule (1818-1889), brasseur de bière de formation, mesure avec une précision inédite, entre 1840 et 1843, la chaleur dégagée par un courant électrique dans un conducteur. Il établit que cette chaleur est proportionnelle au carré de l'intensité et à la résistance : c'est l'effet Joule, à l'œuvre dans tous les appareils chauffants (radiateur, fer à repasser, résistance de chauffe-eau) — mais aussi une perte d'énergie indésirable dans les fils et les moteurs, que les ingénieurs cherchent à limiter. L'unité d'énergie du Système international, le joule (), lui rend hommage.
6.2 Énergie électrique
L'énergie électrique consommée par un dipôle de puissance pendant une durée vaut :
avec en joules () si est en watts et en secondes. Pour les usages domestiques, on utilise plutôt le kilowattheure (), énergie consommée par un appareil de fonctionnant pendant :
Un fer à repasser de puissance fonctionne par jour, pendant jours. Le kilowattheure coûte .
- coût
Ne confonds pas puissance (en , une valeur instantanée, comme la vitesse d'une voiture) et énergie (en ou , une quantité cumulée sur une durée, comme la distance parcourue). Et pour convertir en joules, la durée doit être en secondes () — sauf si tu restes en kilowattheures, où l'heure convient directement.
7Sécurité
7.1 Le court-circuit
Un court-circuit se produit lorsque deux points d'un circuit, normalement séparés par un récepteur, se retrouvent reliés par un fil de résistance quasi nulle. La loi d'Ohm montre alors que, tendant vers , l'intensité devient très grande — bien au-delà de ce que les fils peuvent supporter.
Un court-circuit provoque un échauffement brutal des fils par effet Joule (, avec énorme), pouvant faire fondre les gaines isolantes et déclencher un incendie. C'est pourquoi on ne raccorde jamais directement les deux bornes d'un générateur par un simple fil, et pourquoi l'ampèremètre (résistance quasi nulle) ne doit jamais être branché en dérivation (section 1.2).
7.2 Fusible et disjoncteur
Un fusible est un fil calibré, conçu pour fondre (« sauter ») dès que l'intensité dépasse son calibre nominal, coupant ainsi le circuit avant que les autres fils ne surchauffent. Un disjoncteur joue le même rôle de protection contre les surintensités, mais de façon réarmable : il suffit de relever le levier après avoir supprimé la cause du défaut, sans remplacer de pièce.
On additionne les puissances de tous les appareils susceptibles de fonctionner en même temps sur une ligne, on en déduit l'intensité maximale , puis on choisit, parmi les calibres normalisés (, , , , , , , …), le premier calibre supérieur ou égal à .
Une installation sous alimente en même temps un fer à repasser (), un ordinateur () et un ventilateur ().
Le calibre normalisé immédiatement supérieur est : c'est le disjoncteur à installer sur cette ligne.
7.3 Bonnes pratiques
Quelques règles simples évitent la grande majorité des accidents domestiques :
- ne jamais toucher un appareil électrique ou un interrupteur avec les mains mouillées : l'eau, chargée en sels dissous, conduit le courant et diminue fortement la résistance du corps ;
- ne jamais surcharger une prise multiple au-delà du calibre indiqué par le fabricant ;
- débrancher un appareil en tirant sur la fiche, jamais sur le câble, qui peut se dénuder et créer un court-circuit ;
- faire vérifier régulièrement une installation électrique par un électricien agréé, en particulier après une inondation ou un vieillissement des câbles ;
- couper le disjoncteur général avant toute intervention sur une installation.
Un disjoncteur ou un fusible qui « saute » de façon répétée signale un défaut réel (court-circuit, surcharge, appareil défectueux). Le réarmer sans en chercher la cause, ou pire, le remplacer par un calibre supérieur « pour que ça tienne », supprime la protection et expose à un incendie.
Fiche mémo
- Ampèremètre : en série, jamais en dérivation. Voltmètre : en dérivation aux bornes du dipôle.
- Série : intensité unique ; tensions additives
- Dérivation : tension unique ; intensités additives (loi des nœuds)
- Loi d'Ohm (résistor) : , avec en , en , en .
- Caractéristique d'un résistor : droite par l'origine, .
- Série : (toujours et ).
- Dérivation : (toujours et ).
- Dipôle ohmique (résistor) : caractéristique linéaire. Non ohmique (lampe, diode) : caractéristique courbe.
- Puissance : , en watts ().
- Énergie : , en joules (, avec en s) ou en kilowattheures (, avec en h) ; .
- Court-circuit : donc énorme — danger d'incendie.
- Fusible/disjoncteur : coupent le circuit si dépasse le calibre ; .
8Exercices corrigés
a) Pour mesurer l'intensité qui traverse une lampe, doit-on brancher l'ampèremètre en série ou en dérivation ? Justifie en une phrase.
b) Un ampèremètre réglé sur le calibre affiche sur une échelle graduée de à . Quelle intensité mesure-t-il ?
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a) L'ampèremètre mesure le courant qui le traverse : il doit être inséré en série, directement dans le fil qui alimente la lampe.
b)
Complète le tableau suivant, où chaque colonne correspond à un résistor différent (loi d'Ohm ) : a) , , trouver . b) , , trouver . c) , , trouver .
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- a)
- b)
- c)
Trois résistors , et sont placés en série. Calcule la résistance équivalente.
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Deux résistors et sont placés en dérivation. Calcule la résistance équivalente.
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Bien : cohérent avec le cours (section 4.2).
Une résistance chauffante est soumise à et parcourue par . Calcule la puissance qu'elle reçoit.
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Une pile alimente, en série, trois résistors , , . Calcule , l'intensité , puis les tensions , , aux bornes de chacun, et vérifie la loi des mailles.
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- même intensité dans les trois résistors (série)
- loi des mailles vérifiée
Deux résistors et (inconnue) sont en dérivation sous . L'ampèremètre principal indique , celui de la branche indique . Calcule puis .
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- même tension aux bornes des deux branches
Vérification : , conforme à l'énoncé.
Un résistor est en série avec un groupement de deux résistors et placés en dérivation. Calcule la résistance équivalente totale.
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- et le groupement sont en série
Un résistor donne les mesures suivantes : ; ; . Détermine sa résistance , puis prévois la tension pour .
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- même valeur : le rapport est constant
- résistor ohmique,
Un radiateur électrique de résistance est branché sous . Calcule l'intensité , la puissance (par deux méthodes différentes), puis l'énergie consommée en de fonctionnement (en kWh) et son coût à le kWh.
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- les deux méthodes concordent
- coût
Un générateur alimente un résistor placé en série avec un groupement de deux résistors et en dérivation.
- Calcule la résistance équivalente du groupement en dérivation.
- En déduis la résistance équivalente totale et l'intensité totale délivrée par le générateur.
- Calcule la tension aux bornes de , la tension aux bornes du groupement, puis les intensités et dans chaque branche. Vérifie la loi des nœuds.
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1.
2.
3.
- loi des mailles ; cohérent avec
- loi des nœuds vérifiée
Une salle de classe, sous , comporte tubes fluorescents de chacun et ventilateurs de plafond de chacun, tous susceptibles de fonctionner en même temps.
- Calcule la puissance totale appelée.
- Calcule l'intensité totale appelée.
- Choisis, parmi les calibres normalisés (, , , , , , , ), le disjoncteur à installer, et calcule la marge de sécurité entre l'intensité réelle et ce calibre.
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
3. Le calibre est insuffisant () : on choisit le calibre immédiatement supérieur, .
- marge
- le calibre normalisé laisse toujours une marge, ici confortable
Une DEL (diode électroluminescente) présente la caractéristique suivante : ; .
- Calcule le rapport pour ces deux points et montre que la DEL n'est pas un dipôle ohmique.
- Cette DEL est protégée par un résistor placé en série, l'ensemble étant soumis à une tension totale . Au point de fonctionnement réel, . Calcule la tension aux bornes du résistor, puis l'intensité correspondante, et vérifie qu'elle est cohérente avec .
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1.
- rapport non constant : la DEL n'est pas ohmique
2. et la DEL sont en série : la tension totale se répartit entre les deux (loi des mailles).
- cohérent avec le point de fonctionnement donné
L'installation de Fatou (Dakar). Dans son salon à Dakar, Fatou branche en même temps, sous : un climatiseur (), un réfrigérateur (), un téléviseur () et ampoules de chacune.
- Calcule la puissance totale appelée.
- Calcule l'intensité totale appelée.
- Choisis, parmi les calibres normalisés (, , , , , , , ), le disjoncteur adapté à cette ligne.
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
3. Le calibre est insuffisant () : il faut choisir . Un disjoncteur de « sauterait » dès que Fatou allumerait tous ces appareils en même temps.
Le réfrigérateur de Moussa (Ndjamena). Le réfrigérateur de Moussa, de puissance , fonctionne en moyenne par jour (le compresseur ne tourne pas en continu). Le kWh coûte à Ndjamena.
- Calcule l'énergie consommée en un mois de jours, en kWh.
- Calcule le coût mensuel de fonctionnement.
- Calcule l'intensité appelée par le réfrigérateur, sous .
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
- coût
3.
La guirlande de Bamako. Pour une fête à Bamako, Aïssata alimente petites lampes identiques de résistance chacune, sous une tension .
- Si les lampes sont montées en série, calcule , l'intensité et la puissance totale . Explique pourquoi, si une seule lampe grille, toutes les autres s'éteignent.
- Si les mêmes lampes sont montées en dérivation, calcule , l'intensité totale et la puissance totale . Explique pourquoi, si une lampe grille, les autres restent allumées.
- Compare les deux puissances obtenues et conclus.
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1. Montage en série.
En série, il n'existe qu'un seul chemin pour le courant : si une lampe grille, ce chemin est coupé et l'intensité s'annule partout (unicité de l'intensité, section 2.1) — toutes les lampes s'éteignent.
2. Montage en dérivation.
En dérivation, chaque lampe possède sa propre branche reliant les deux mêmes bornes : si l'une grille, sa branche s'ouvre mais les trois autres conservent un chemin complet et restent alimentées sous la même tension .
3. La guirlande en dérivation est fois plus puissante ( contre ) donc bien plus lumineuse — mais elle appelle aussi fois plus de courant ( contre ), ce qui use beaucoup plus vite une pile ou une petite batterie solaire. C'est pourquoi les guirlandes modernes, montées en dérivation, ont besoin d'une alimentation plus robuste que les anciens montages en série.