Un car rapide qui roule sur la route de Dakar à Thiès, une balle de football qui file vers la lucarne, un satellite qui tourne autour de la Terre : dans chaque cas, quelque chose bouge. Mais bouger par rapport à quoi ? Et bouger comment — en ligne droite, en cercle, plus ou moins vite ? Ce chapitre te donne les outils pour répondre précisément à ces questions : c’est la cinématique, la partie de la physique qui décrit le mouvement.
Tu as déjà une intuition de ces notions depuis le collège : tu sais qu’une voiture « va vite » ou « roule doucement », tu sais reconnaître une trajectoire en ligne droite. Au lycée, cette intuition devient une science exacte : chaque mouvement se décrit avec un référentiel précisé, une trajectoire tracée, une position repérée par des nombres, une vitesse calculée en unités internationales. C’est le vocabulaire que la physique tout entière réutilisera ensuite, de la chute des corps aux mouvements des satellites.
La difficulté principale — et la plus intéressante — tient en une phrase : le mouvement est relatif. Le sac posé sur le siège du car est immobile pour la passagère assise à côté, mais file à pour un piéton resté sur le trottoir. Ce chapitre commence donc par cette idée fondatrice, avant d’apprendre à mesurer précisément une vitesse, instant après instant, à l’aide d’un vecteur.
1Référentiel et relativité du mouvement
1.1 Le mouvement, une notion relative
Décrire un mouvement, c’est répondre à la question : « cet objet change-t-il de position, et par rapport à quoi ? ». Le « par rapport à quoi » est indispensable : sans lui, la question n’a pas de sens.
Un référentiel est un objet, ou un ensemble d’objets supposés fixes les uns par rapport aux autres, par rapport auquel on décrit le mouvement d’un point mobile. On y associe un repère d’espace (pour la position) et une horloge (pour le temps).
Un car rapide roule à vitesse constante sur la route de Dakar. Un sac est posé sur un siège.
- Dans le référentiel du car (les parois, les sièges du véhicule) : le sac ne change pas de position, il est immobile.
- Dans le référentiel terrestre (la route, les arbres, le sol) : le sac avance avec le car, il est en mouvement.
Le même sac est donc, au même instant, immobile et en mouvement : cela n’a rien de contradictoire, car ce ne sont pas les mêmes référentiels.
Un objet n’est jamais immobile dans l’absolu. Dire « cet objet est immobile » sans préciser de référentiel n’a pas de sens en physique. Prends l’habitude de toujours annoncer le référentiel choisi avant de parler de vitesse, de trajectoire ou de repos.
1.2 Le repos et le mouvement dépendent du référentiel
L’état de repos ou de mouvement d’un point mobile, sa trajectoire et sa vitesse dépendent du référentiel choisi pour les décrire. Changer de référentiel peut changer complètement la description d’un même mouvement.
Une passagère, assise dans le car qui roule vers Thiès, observe le paysage : les arbres, les cases, les panneaux semblent défiler et reculer devant elle. Pour un piéton immobile au bord de la route, ce sont les arbres qui restent fixes, et c’est le car qui avance à vive allure. Chaque observateur a raison : ils décrivent simplement le mouvement dans deux référentiels différents — celui du car pour la passagère, celui de la route pour le piéton.
En 1632, dans son Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, Galilée imagine une expérience de pensée restée célèbre : enferme-toi dans la cale d’un grand navire, sans hublot, pendant qu’il glisse à vitesse constante sur une mer parfaitement calme. Fais-y voler des papillons, verse de l’eau goutte à goutte, saute en l’air : aucune expérience mécanique réalisée à l’intérieur de la cale ne te permettra de savoir si le navire avance ou est à quai.
Cette idée — qu’un mouvement rectiligne et uniforme est indétectable de l’intérieur — porte aujourd’hui le nom de relativité galiléenne. Elle a préparé, trois siècles plus tard, la relativité d’Einstein.
1.3 Quelques référentiels usuels
Le choix du référentiel dépend du mouvement que l’on souhaite étudier. Trois référentiels reviennent très souvent en physique :
- Référentiel terrestre : lié au sol, à un bâtiment, à un laboratoire. Il convient pour la plupart des mouvements du quotidien (véhicule, objet lancé, chute).
- Référentiel géocentrique : son origine est le centre de la Terre, ses axes pointent vers des étoiles lointaines supposées fixes. Il ne suit pas la rotation de la Terre sur elle-même : c’est le référentiel adapté à l’étude des satellites et de la Lune.
- Référentiel héliocentrique : son origine est le centre du Soleil, ses axes pointent également vers des étoiles fixes. C’est le référentiel adapté à l’étude du mouvement des planètes, dont la Terre, autour du Soleil.
En Seconde, sauf précision contraire, on utilise le référentiel terrestre.
2Trajectoire et repère
Une fois le référentiel fixé, on peut suivre les positions successives d’un point mobile au cours du temps. L’ensemble de ces positions dessine une ligne : c’est la trajectoire.
2.1 Qu’est-ce qu’une trajectoire ?
La trajectoire d’un point mobile, dans un référentiel donné, est l’ensemble des positions successives occupées par ce point au cours du temps. Comme le mouvement, la trajectoire dépend du référentiel choisi.
Un cycliste roule en ligne droite à vitesse constante. Regarde la valve de sa roue avant.
- Dans le référentiel du vélo (fixé au cadre) : la valve tourne autour de l’axe de la roue, sa trajectoire est un cercle.
- Dans le référentiel terrestre (la route) : la valve avance en même temps qu’elle tourne. Sa trajectoire est une courbe plus complexe, en forme d’arches, appelée cycloïde.
Même point mobile, même instant : deux trajectoires totalement différentes, selon le référentiel.
2.2 Les trois types de trajectoires
Selon sa forme géométrique, une trajectoire est dite :
- rectiligne si elle suit une droite ;
- circulaire si elle suit un cercle (ou un arc de cercle) ;
- curviligne dans tous les autres cas — c’est une courbe quelconque.
Une pierre lancée obliquement, sous l’effet de son élan et de la pesanteur, décrit dans l’air une courbe appelée parabole : ce n’est ni une droite ni un cercle, c’est donc une trajectoire curviligne. La nacelle d’une grande roue, elle, tourne à distance constante de l’axe central : sa trajectoire est circulaire.
2.3 Choisir un repère d’espace
Un repère d’espace associé à un référentiel est constitué d’une origine , point fixe choisi une fois pour toutes, et d’un ou plusieurs axes gradués munis de vecteurs unitaires (notés , ). Il permet de repérer, par des nombres, la position de tout point mobile.
Pour une trajectoire rectiligne, un seul axe gradué suffit, orienté le long de la trajectoire (repère à une dimension). Pour une trajectoire plane (circulaire ou curviligne), il faut deux axes, généralement perpendiculaires (repère à deux dimensions). On place l’origine en un point fixe et remarquable du référentiel : le départ du mouvement, un poteau, la gare.
3Vecteur position
Le repère étant choisi, il reste à donner un nom précis à la position d’un point mobile à un instant donné : c’est le rôle du vecteur position.
Dans un repère d’espace , la position d’un point mobile à un instant est repérée par le vecteur position , qui va de l’origine du repère au point . Ses coordonnées , exprimées en mètres, sont les coordonnées du point .
Au cours du mouvement, le point se déplace : ses coordonnées et changent avec le temps, et le vecteur change donc lui aussi — en direction, en sens ou en longueur.
Dans un repère orthonormé, la longueur (ou norme) du vecteur position, notée , est la distance entre l’origine et le point . Elle se calcule avec le théorème de Pythagore :
Un drone survole un terrain. Repéré dans un plan muni d’un repère gradué en mètres, il occupe la position .
- m
Le drone se trouve à 100 m de l’origine , par exemple le poste de pilotage.
Dans le repère lié à la tour de contrôle de l’aéroport de Bamako, un avion se situe à km à l’est et km au nord.
- km
L’avion se trouve à 5 km de la tour de contrôle.
4Vitesse moyenne et vitesse instantanée
4.1 La vitesse moyenne
La vitesse moyenne d’un point mobile qui parcourt une distance pendant une durée est le quotient :
Dans le Système international, s’exprime en mètres (m), en secondes (s), et en mètres par seconde (m/s). Dans la vie courante, on utilise aussi le kilomètre par heure (km/h).
Un car rapide parcourt les km séparant Dakar de Thiès en h min.
- km/h
Le car roule, en moyenne, à 60 km/h.
4.2 Convertir une vitesse : km/h et m/s
Une vitesse de km/h correspond à un déplacement de km, soit m, effectué en h, soit s.
- en simplifiant par
Une vitesse quelconque étant un multiple de km/h, on obtient la règle générale :
Pour passer des km/h aux m/s, on divise par . Pour passer des m/s aux km/h, on multiplie par . Un repère utile : la marche à pied fait environ , une course automobile sur route .
Un avion de tourisme survole Abéché à km/h. Exprime cette vitesse en m/s.
- m/s
Le avril , sur la route de Achères, près de Paris, le pilote belge Camille Jenatzy devient le premier être humain à dépasser les km/h à bord d’un véhicule terrestre. Son engin, une torpille électrique surnommée « La Jamais-Contente », atteint km/h — soit environ m/s. Il faudra ensuite près de trois décennies pour que l’automobile à essence rattrape puis dépasse ce record établi par un véhicule électrique.
4.3 Mouvement uniforme, accéléré, ralenti
Un mouvement est dit :
- uniforme si la valeur de la vitesse reste constante au cours du temps ;
- accéléré si la valeur de la vitesse augmente au cours du temps ;
- ralenti (ou décéléré) si la valeur de la vitesse diminue au cours du temps.
Cette classification ne dit rien sur la trajectoire : un mouvement circulaire uniforme (une nacelle de grande roue tournant à vitesse constante) est uniforme et pourtant sa direction change sans cesse, comme tu le verras avec le vecteur vitesse.
4.4 La vitesse instantanée
La vitesse instantanée d’un point mobile, à un instant , est la vitesse moyenne calculée sur un intervalle de temps très court encadrant cet instant. Plus est petit, meilleure est l’approximation :
où est la distance parcourue pendant . C’est cette vitesse, et non une vitesse moyenne sur tout un trajet, qu’indique le compteur d’un véhicule à chaque instant.
Entre s et s, la position d’une voiture passe de m à m.
- s
- m
- m/s, soit km/h
4.5 Le diagramme espace-temps
Pour visualiser un mouvement, on trace souvent la position en fonction du temps : c’est le diagramme espace-temps. Sa forme renseigne directement sur le type de mouvement.
Dans un diagramme :
- un mouvement uniforme se traduit par une droite : la vitesse est la pente de cette droite ;
- un mouvement accéléré se traduit par une courbe de plus en plus pentue : la vitesse instantanée, à chaque instant, est donnée par la pente de la tangente à la courbe en ce point.
5Vecteur vitesse
La vitesse moyenne ne dit rien de la direction du mouvement. Pour décrire complètement un déplacement — sa valeur, mais aussi vers où il se dirige — la physique utilise un vecteur vitesse.
5.1 Caractéristiques du vecteur vitesse
En un point de sa trajectoire, le vecteur vitesse d’un point mobile est caractérisé par :
- son point d’application : le point lui-même ;
- sa direction : celle de la tangente à la trajectoire au point ;
- son sens : celui du mouvement ;
- sa valeur (ou norme) , en m/s : la longueur de la flèche, à une échelle choisie.
Le vecteur vitesse n’est jamais dirigé « vers le centre » d’une trajectoire circulaire, ni « en travers » d’une trajectoire quelconque : il est toujours tangent à la trajectoire, dans le sens où le mobile se déplace réellement.
5.2 Construire le vecteur vitesse en un point
Sur un enregistrement de positions successives , prises à intervalles de temps égaux , on estime la vitesse en un point à partir des deux points voisins et : le segment qui les relie est presque parallèle à la tangente en .
On mesure la distance réelle (à l’aide de l’échelle du document), on la divise par , puis on trace en une flèche parallèle à la corde , dans le sens du mouvement, de longueur proportionnelle à (à une échelle des vitesses choisie).
Sur un enregistrement où ms, on mesure cm sur le papier. L’échelle du document est cm pour m en réalité.
- m
- m/s, soit km/h
Sur une trajectoire circulaire, entre deux positions séparées de ms, on mesure cm sur le document, à l’échelle cm pour m.
- m
- m/s, soit km/h
Le vecteur est tangent au cercle en : sa valeur peut rester constante tout au long du tour, mais sa direction change à chaque instant.
6Chronophotographie
6.1 Le principe
Une chronophotographie est un enregistrement des positions successives d’un point mobile, prises à intervalles de temps égaux (la durée entre deux prises). C’est un outil expérimental qui permet de reconstituer, image par image, la trajectoire et la vitesse d’un mobile.
Aujourd’hui, un smartphone filmant à ou images par seconde fournit directement ce type d’enregistrement : chaque image est une position, et est l’intervalle de temps entre deux images.
En , à Palo Alto, le photographe britannique Eadweard Muybridge aligne une série d’appareils photo pour trancher un débat : un cheval au galop a-t-il, à un instant, ses quatre sabots décollés du sol ? Ses clichés successifs répondent oui, et inventent au passage la décomposition photographique du mouvement.
En France, le physiologiste Étienne-Jules Marey perfectionne le procédé dès avec son « fusil photographique », puis sa chambre chronophotographique : un seul appareil superpose, sur une même plaque, plusieurs images prises à intervalles de temps réguliers. Le mot chronophotographie — littéralement « écriture du temps » — est né, et avec lui une méthode encore utilisée en physique pour mesurer des vitesses.
6.2 Chronophotographie d’un mouvement uniforme
Sur une chronophotographie, si les points successifs sont équidistants (écarts égaux entre positions consécutives), le mouvement est uniforme : la vitesse a la même valeur à chaque instant.
Sur la figure 6, l’intervalle entre deux prises est ms. L’échelle du document est cm pour cm en réalité, et l’écart entre deux positions consécutives mesure cm sur le papier.
- cm, soit m
- m/s
La distance parcourue étant la même à chaque intervalle, la vitesse vaut m/s partout : le mouvement est bien uniforme.
6.3 Chronophotographie d’un mouvement accéléré ou ralenti
Si les écarts entre positions consécutives augmentent au fil du temps, le mouvement est accéléré. S’ils diminuent, le mouvement est ralenti.
Pour la figure 7, ms et les distances réelles entre positions successives valent , , , , et cm.
- m/s
- m/s
- m·s⁻²
La vitesse augmente régulièrement de m/s toutes les s : le mouvement est uniformément accéléré, d’accélération .
6.4 Exploiter un enregistrement : méthode
- Repérer l’intervalle de temps entre deux prises (donné par l’énoncé, ou déduit de la fréquence : ).
- Mesurer, sur le document, les distances entre positions successives, puis les convertir en distances réelles grâce à l’échelle.
- Calculer les vitesses moyennes sur chaque intervalle, ou les vitesses instantanées en chaque point.
- Comparer les valeurs obtenues : constantes → uniforme ; croissantes → accéléré ; décroissantes → ralenti.
Fiche mémo
- Référentiel : objet fixe de référence. Le mouvement, la trajectoire et la vitesse dépendent du référentiel choisi.
- Référentiels usuels : terrestre (sol), géocentrique (centre de la Terre, satellites), héliocentrique (centre du Soleil, planètes).
- Trajectoire : ensemble des positions successives d’un point mobile. Trois types : rectiligne (droite), circulaire (cercle), curviligne (courbe quelconque).
- Vecteur position : de l’origine au point ; norme (Pythagore).
- Vitesse moyenne : , en m/s (SI) ou en km/h.
- Conversion : et .
- Vitesse instantanée : vitesse moyenne sur un intervalle de temps très court, .
- Mouvement uniforme ( constante), accéléré ( croît), ralenti ( décroît).
- Diagramme : droite pour un mouvement uniforme (pente ) ; courbe pour un mouvement accéléré ou ralenti.
- Vecteur vitesse en : point d’application , direction tangente à la trajectoire, sens du mouvement, valeur en m/s.
- Construction sur enregistrement : , vecteur parallèle à la corde .
- Chronophotographie : positions prises à intervalles de temps égaux . Écarts égaux → uniforme ; croissants → accéléré ; décroissants → ralenti.
7Exercices corrigés
Convertis les vitesses suivantes : a) km/h en m/s ; b) m/s en km/h ; c) km/h en m/s ; d) m/s en km/h.
Voir le corrigé détaillé
- a) m/s
- b) km/h
- c) m/s
- d) km/h
Une cycliste parcourt km en min. Calcule sa vitesse moyenne en km/h puis en m/s.
Voir le corrigé détaillé
- h
- km/h
- m/s
Pour chaque situation, propose un référentiel pertinent : a) une valise posée sur le tapis roulant d’un aéroport ; b) la Lune, en orbite autour de la Terre ; c) un ballon de basket lancé vers le panier.
Voir le corrigé détaillé
a) Référentiel terrestre (le sol de l’aéroport). b) Référentiel géocentrique (adapté à l’étude des satellites naturels). c) Référentiel terrestre (le terrain, la salle de sport).
Indique et justifie le type de trajectoire (rectiligne, circulaire ou curviligne) : a) une pierre qui tombe verticalement ; b) l’aiguille des minutes d’une montre ; c) une balle de tennis lobée par-dessus le filet.
Voir le corrigé détaillé
a) Rectiligne : la pierre suit une droite verticale. b) Circulaire : la pointe de l’aiguille reste à distance constante de l’axe. c) Curviligne : la balle décrit une parabole, ni droite ni cercle.
Une motocycliste roule vers le nord, sur une route rectiligne, à vitesse constante km/h. Décris les quatre caractéristiques du vecteur vitesse à un instant donné, puis exprime sa valeur en m/s.
Voir le corrigé détaillé
Point d’application : la position de la moto à l’instant considéré. Direction : celle de la route. Sens : vers le nord. Valeur : m/s.
Dans un repère gradué en mètres, un promeneur se trouve au point . Calcule la distance .
Voir le corrigé détaillé
- m
Un motard parcourt les premiers km à km/h, puis les km suivants, sur une route encombrée, à km/h. Calcule sa vitesse moyenne sur l’ensemble du trajet. Vaut-elle km/h, moyenne arithmétique des deux vitesses ?
Voir le corrigé détaillé
- h
- h
- km/h
La vitesse moyenne n’est pas km/h : le motard a passé plus de temps ( h) à la vitesse lente que de temps ( h) à la vitesse rapide, ce qui tire la moyenne vers le bas. La vitesse moyenne pondère par le temps, pas par la distance.
Un chariot de laboratoire, photographié toutes les s sur un banc à coussin d’air, occupe des positions successives espacées de cm à chaque fois. Calcule sa vitesse en cm/s puis en m/s. Le mouvement est-il uniforme ?
Voir le corrigé détaillé
- cm/s, soit m/s
Les écarts entre positions étant tous égaux, la vitesse est la même à chaque intervalle : le mouvement est uniforme.
Une bille roule sur un rail incliné. Entre des positions séparées de s, on mesure les distances réelles cm, cm et cm. Calcule , , , puis l’accélération moyenne entre et .
Voir le corrigé détaillé
- cm/s = 0,15 m/s
- cm/s = 0,35 m/s
- cm/s = 0,55 m/s
- m·s⁻²
En utilisant la figure 4 : a) donne la position de chaque mobile à s ; b) retrouve graphiquement la vitesse du bus ; c) à l’approche de s, lequel des deux mobiles roule le plus vite ? Justifie à partir de l’allure des courbes.
Voir le corrigé détaillé
- a) bus : m
- voiture : m
- b) pente de la droite
- m/s, conforme à l’équation
c) Au voisinage de s, la courbe orange (voiture) est plus pentue que la droite bleue (bus) : la pente de la tangente y est plus grande, donc la vitesse instantanée de la voiture y dépasse celle du bus, juste avant qu’elles ne se rejoignent en m.
Un point mobile décrit une trajectoire curviligne. Ses positions sont enregistrées toutes les ms. On mesure la distance réelle cm. L’échelle des vitesses choisie pour le schéma est : cm représente m/s.
- Calcule .
- Quelle longueur, en cm, doit avoir la flèche représentant sur le schéma ?
- Rappelle les deux autres caractéristiques (autres que la valeur) à respecter pour tracer .
Voir le corrigé détaillé
1.
- m/s
2.
- cm
3. La flèche doit être tangente à la trajectoire en (donc parallèle à la corde ), dans le sens du mouvement, et son origine doit être le point (point d’application).
Un train roule à km/h par rapport au sol. Un passager marche dans le couloir à km/h par rapport au train.
- Convertis ces deux vitesses en m/s.
- Quelle est la vitesse du passager par rapport au sol s’il marche dans le sens de la marche du train ? Et en sens contraire ?
Voir le corrigé détaillé
1.
- m/s
- m/s
2. Les deux vitesses sont colinéaires (même droite, celle du train) : elles s’additionnent si le passager marche dans le même sens, et se retranchent en sens contraire.
- même sens : m/s = 75,6 km/h
- sens contraire : m/s = 68,4 km/h
Un train relie deux gares distantes de km. Le tableau donne sa position (en km depuis la gare de départ) à différents instants (en min) :
| (min) | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (km) |
- Calcule la vitesse moyenne sur puis sur , en km/h.
- Le mouvement est-il uniforme sur tout le trajet ? Identifie les deux phases.
- Calcule la vitesse moyenne sur l’ensemble du trajet, en km/h puis en m/s.
Voir le corrigé détaillé
1.
- phase 1 :
- km/h
- phase 2 :
- km/h
2. Sur chaque tranche de min de la phase , la distance parcourue est constante ( km) : cette phase est uniforme à km/h. Il en va de même sur ( km toutes les min) : phase uniforme à km/h. Le mouvement global n’est pas uniforme : il change de vitesse à min (le train quitte la voie de gare et prend de la vitesse).
3.
- km/h
- m/s
Le car rapide de Dakar. Le car qui relie Dakar à Rufisque ( km) roule à la vitesse moyenne de km/h. Awa, assise à l’intérieur, tient son téléphone immobile sur ses genoux.
- Dans quel référentiel le téléphone d’Awa est-il immobile ? Dans quel référentiel est-il en mouvement ?
- Calcule la durée du trajet, en minutes.
- Convertis la vitesse du car en m/s.
Voir le corrigé détaillé
1. Le téléphone est immobile dans le référentiel du car ; il est en mouvement dans le référentiel terrestre (la route).
2.
- min
3.
- m/s
Un taxi freine à Bamako. À l’approche d’un rond-point, un taxi freine. Une caméra enregistre ses positions successives toutes les s (figure 8). Les distances réelles parcourues entre positions consécutives sont : m ; m ; m ; m ; m.
- Calcule les vitesses , , , (aux points à ), en m/s puis en km/h.
- Le mouvement est-il uniforme, accéléré ou ralenti ? Justifie.
- Calcule la décélération moyenne entre et .
Voir le corrigé détaillé
1.
- m/s = 36 km/h
- m/s = 28,8 km/h
- m/s = 21,6 km/h
- m/s = 14,4 km/h
2. Les écarts entre positions, et donc les vitesses, diminuent régulièrement : le mouvement est ralenti (le taxi freine).
3.
- m·s⁻², le signe négatif traduit le freinage
Le rond-point de Ndjamena. Une moto-taxi négocie un grand rond-point circulaire, de rayon m, à vitesse constante km/h.
- Convertis la vitesse en m/s.
- Calcule la longueur du tour complet (périmètre du cercle), puis la durée nécessaire pour l’effectuer.
- Le mouvement est-il uniforme ? La direction du vecteur vitesse est-elle constante ? Justifie.
Voir le corrigé détaillé
1.
- m/s
2.
- m
- s
3. Le mouvement est uniforme : la valeur de la vitesse reste m/s tout au long du tour. En revanche, la direction du vecteur vitesse n’est pas constante : toujours tangente au cercle, elle tourne en permanence avec la moto. Uniforme ne signifie donc pas « vecteur vitesse constant », mais « valeur de la vitesse constante ».