Depuis la classe de troisième, tu sais mesurer des longueurs, des masses, des durées. En Seconde, on te demande d'aller plus loin : chaque nombre que tu écris en physique doit porter une unité, s'exprimer avec le bon nombre de chiffres, et — nouveauté du lycée — s'accompagner d'une incertitude qui dit à quel point on peut lui faire confiance. Ce chapitre pose les fondations de rigueur sur lesquelles reposera tout le reste de l'année : mécanique, électricité, optique, chimie des solutions.
Ces exigences ne sont pas de la paperasse administrative. Un pharmacien de Dakar qui prépare un sirop pour enfant, un ingénieur qui dimensionne un pont sur le fleuve Sénégal, un technicien qui étalonne un appareil médical à Douala : tous doivent savoir dans quelle unité ils travaillent, avec quelle précision leur mesure est fiable, et comment vérifier qu'une formule a un sens physique avant même de calculer.
À la fin de ce chapitre, tu sauras écrire un résultat de mesure avec le nombre correct de chiffres significatifs, vérifier l'homogénéité d'une formule par analyse dimensionnelle, et exploiter un graphique expérimental pour en tirer une loi physique — trois réflexes que tout physicien garde toute sa vie.
1Grandeurs et unités SI
Avant de mesurer quoi que ce soit, il faut savoir ce qu'on mesure. C'est l'objet de cette première section.
Une grandeur physique est une propriété d'un système ou d'un phénomène que l'on peut mesurer, c'est-à-dire comparer à une grandeur de référence appelée unité. Le résultat d'un mesurage s'écrit toujours :
Par exemple, la longueur d'une table s'écrit : est la valeur numérique, (mètre) est l'unité.
Une grandeur physique sans unité n'a pas de sens — sauf si elle est explicitement sans dimension (un simple rapport, par exemple). Écrire « la distance vaut 12 » ne veut rien dire : 12 mètres, 12 kilomètres et 12 années-lumière sont trois réalités totalement différentes.
1.1 Les sept unités de base du SI
Pour que les scientifiques du monde entier se comprennent, ils se sont mis d'accord sur un unique système d'unités : le Système international (SI). Il repose sur sept grandeurs de base, indépendantes les unes des autres, à partir desquelles toutes les autres unités se construisent.
| Grandeur de base | Symbole | Unité SI | Symbole de l'unité |
|---|---|---|---|
| Longueur | mètre | m | |
| Masse | kilogramme | kg | |
| Temps (durée) | seconde | s | |
| Intensité électrique | ampère | A | |
| Température | kelvin | K | |
| Quantité de matière | mole | mol | |
| Intensité lumineuse | candela | cd |
Une unité s'écrit toujours avec un symbole droit (jamais en italique), sans point final, sans « s » au pluriel, et séparée du nombre par une espace : on écrit , jamais « 5kg » ni « 5 kgs ». Seuls les symboles formés du nom d'une personne prennent une majuscule (N pour newton, Pa pour pascal) — jamais le nom écrit en toutes lettres.
Avant 1791, chaque province française avait sa toise, chaque pays sa coudée : le commerce et la science en souffraient. L'Académie des sciences décide alors de définir une unité universelle, non arbitraire : le mètre sera la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre passant par Paris.
De 1792 à 1799, les astronomes Jean-Baptiste Delambre et Pierre Méchain parcourent à pied la distance de Dunkerque à Barcelone pour mesurer cet arc de méridien, malgré la guerre et les soupçons d'espionnage. Le 22 juin 1799, un étalon en platine — le « Mètre des Archives » — est déposé à Paris : le système métrique est né.
Depuis 1983, le mètre n'est plus défini par un objet mais par une constante universelle : la distance parcourue par la lumière dans le vide en seconde.
1.2 Unités dérivées
Toutes les autres grandeurs physiques se construisent par combinaison des sept grandeurs de base. On parle d'unités dérivées.
| Grandeur | Unité dérivée | En unités de base |
|---|---|---|
| Vitesse | mètre par seconde | |
| Aire | mètre carré | |
| Volume | mètre cube | |
| Masse volumique | kilogramme par mètre cube | |
| Force | newton (N) | |
| Énergie | joule (J) |
Un flacon contient un volume d'huile de masse . Calculons en unités SI.
- masse volumique typique d'une huile végétale
Un sac de riz a une masse (mesurée avec une balance). Son poids sur Terre vaut , avec .
La masse (en kg) ne change pas sur la Lune ; le poids (en N), lui, y serait environ six fois plus faible.
1.3 Ordre de grandeur
L'ordre de grandeur d'une mesure est la puissance de dix la plus proche de sa valeur, une fois celle-ci écrite en notation scientifique avec .
On écrit la valeur sous la forme . Si , l'ordre de grandeur est ; si , l'ordre de grandeur est .
- masse d'une pomme
- ordre de grandeur :
- population du Sénégal habitants
- ordre de grandeur : habitants
Ce même exercice de « zoom » sur les puissances de dix permet de comparer des objets qui, à première vue, n'ont aucun rapport : de l'atome à la galaxie, il y a un facteur proche de — un nombre suivi de trente et un zéros.
2Multiples et sous-multiples
Écrire la distance Terre-Soleil en mètres donne m : illisible. Le SI prévoit des préfixes qui multiplient ou divisent une unité par une puissance de dix, pour écrire des nombres à la fois plus courts et plus lisibles.
Un préfixe multiplicateur, placé devant le symbole d'une unité, indique par quelle puissance de dix il faut multiplier cette unité. Un préfixe supérieur à est un multiple (kilo, méga…) ; un préfixe inférieur à est un sous-multiple (milli, micro…).
2.1 Convertir avec les préfixes
On remplace le préfixe par la puissance de dix qu'il représente (Figure 2), puis on simplifie l'écriture scientifique obtenue.
Un minibus roule à sur une route entre Dakar et Thiès. Exprimons cette vitesse en unités SI.
- 1 h = 3 600 s
Pour passer de km/h à m/s, on divise par ; pour passer de m/s à km/h, on multiplie par . Ce facteur résume la conversion des kilomètres en mètres et des heures en secondes.
2.2 Cas particulier : volumes et durées
Quand l'unité est élevée au carré ou au cube, le facteur de conversion l'est aussi ! , mais :
et non . C'est l'erreur la plus fréquente en Seconde sur les volumes.
Le temps n'utilise pas les préfixes SI dans la vie courante : on garde minute (), heure () et jour (), qu'il faut convertir en secondes avant tout calcul physique.
Les préfixes SI viennent presque tous du grec ou du latin : kilo vient du grec khílioi (« mille »), méga de mégas (« grand »), micro de mikrós (« petit »), tandis que milli et centi viennent du latin mille et centum. Le préfixe le plus récent, quetta (), n'a été adopté qu'en 2022 par la Conférence générale des poids et mesures — pour nommer des masses de l'ordre de celle de l'Univers observable !
3Analyse dimensionnelle
Une même grandeur peut s'exprimer dans plusieurs unités (une durée en secondes, en minutes, en heures) : ce qui ne change jamais, c'est sa nature. Cette nature, indépendante du choix de l'unité, s'appelle la dimension de la grandeur.
La dimension d'une grandeur physique , notée , exprime sa nature en fonction des sept dimensions de base. On la représente par une équation aux dimensions combinant les symboles ci-dessous.
| Grandeur de base | Longueur | Masse | Temps | Intensité électrique | Température | Quantité de matière |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Symbole de dimension | L | M | T | I | Θ | N |
- vitesse :
- accélération :
- force :
- énergie :
3.1 Homogénéité d'une formule
Dans une égalité physique correcte, les deux membres ont nécessairement la même dimension. On ne peut additionner, soustraire ou égaler que des grandeurs de même dimension. Une formule qui ne respecte pas ce principe est forcément fausse.
On calcule séparément la dimension du membre de gauche et celle du membre de droite, en remplaçant chaque grandeur par sa dimension et chaque nombre sans dimension (comme , , ) par . Si les deux dimensions obtenues sont identiques, la formule est homogène.
La période d'un pendule simple de longueur est donnée par , avec l'accélération de la pesanteur. Vérifions la dimension du membre de droite.
- est sans dimension
Le membre de droite a la dimension d'un temps, tout comme à gauche : la formule est homogène. Elle pourrait encore être fausse d'un facteur numérique — mais elle ne l'est pas dans sa structure. À l'inverse, une formule proposée donnerait une dimension : elle serait immédiatement rejetée, sans même connaître la vraie loi physique.
- homogène à une longueur : correct
- dimension d'une énergie : correct
L'analyse dimensionnelle vérifie la structure d'une formule, jamais les facteurs numériques sans dimension. Une formule fausse d'un facteur ou passera le test d'homogénéité sans problème ! Ce test permet de rejeter une formule fausse, jamais de prouver qu'une formule homogène est juste.
3.2 Trouver une dimension ou une unité inconnue
Si une grandeur apparaît dans une équation homogène, on l'isole algébriquement puis on remplace chaque grandeur connue par sa dimension : s'obtient par un simple calcul sur les exposants.
Un ressort exerce une force , où est son allongement (une longueur). Quelle est la dimension de la constante de raideur ?
L'unité SI de est donc le , que l'on écrit aussi (newton par mètre) — deux écritures équivalentes de la même dimension.
4Chiffres significatifs
Un instrument de mesure a toujours une précision limitée. Écrire un résultat avec trop de chiffres laisse croire à une précision que l'instrument ne peut pas fournir ; en écrire trop peu gaspille une information réellement mesurée. Les chiffres significatifs règlent ce dosage.
Les chiffres significatifs (CS) d'un nombre sont les chiffres qui portent une information sur la précision de la mesure, du premier chiffre non nul jusqu'au dernier chiffre connu avec certitude ou estimé.
- Les zéros situés avant le premier chiffre non nul ne sont jamais significatifs : a CS.
- Les zéros encadrés par des chiffres non nuls sont significatifs : a CS.
- Les zéros situés après la virgule, à droite, sont significatifs : a CS.
- Pour un entier se terminant par des zéros sans virgule, le nombre de CS est ambigu : on préfère la notation scientifique, qui lève toute ambiguïté.
- → CSle zéro final après la virgule compte
- → CSles zéros avant le ne comptent pas
- → CS
- → ambigu : , ou CS selon le contexte
4.1 Notation scientifique
La notation scientifique écrit un nombre sous la forme , avec et . Elle affiche exactement les chiffres significatifs, sans ambiguïté.
- écrit avec CS
4.2 Chiffres significatifs dans un calcul
Pour un produit ou un quotient, le résultat s'arrondit au nombre de chiffres significatifs de la donnée la moins précise (celle qui a le moins de CS). On n'arrondit qu'à la toute dernière étape : arrondir en cours de calcul accumule des erreurs.
Un coureur parcourt (4 CS) en (2 CS).
- valeur brute de la calculatrice
- arrondi à 2 CS, comme la donnée la moins précise
La calculatrice affiche à chiffres : ce n'est jamais le résultat physique à recopier. Le nombre de chiffres significatifs d'un résultat ne peut pas dépasser celui de la donnée expérimentale la moins précise — recopier tous les chiffres de l'écran est l'erreur la plus sanctionnée en travaux pratiques.
5Incertitude de mesure
Aucune mesure n'est parfaitement exacte : un instrument a toujours une résolution limitée, une main tremble un peu, un œil lit une graduation avec une petite marge. Le rôle du physicien n'est pas de cacher cette imperfection, mais de la quantifier.
Le résultat d'une mesure se présente sous la forme :
où est la valeur mesurée (meilleure estimation) et l'incertitude absolue, exprimée dans la même unité que . Cela signifie que la valeur vraie a de fortes chances de se trouver dans l'intervalle .
L'incertitude relative compare l'incertitude à la valeur mesurée ; elle est sans unité et souvent exprimée en pourcentage :
Plus l'incertitude relative est petite, plus la mesure est précise.
Une balance affiche , avec une incertitude estimée .
- incertitude relative
- soit environ 0,4 %
5.1 Incertitude de lecture d'un instrument
Pour un instrument à graduations, on prend en général égale à la moitié de la plus petite graduation (résolution). Pour un instrument numérique, l'incertitude porte souvent sur le dernier chiffre affiché.
| Instrument | Grandeur | Résolution typique | Incertitude |
|---|---|---|---|
| Règle graduée | longueur | 1 mm | 0,5 mm |
| Pied à coulisse | longueur | 0,1 mm (au 1/10) | 0,05 mm |
| Balance électronique | masse | 0,01 g | 0,01 g |
| Chronomètre manuel | durée | 0,01 s | 0,2 s (temps de réaction) |
| Multimètre numérique | tension, intensité | 1 unité du dernier chiffre | ± 1 digit |
Pour le chronomètre manuel, l'incertitude n'est pas la résolution de l'appareil (0,01 s), mais le temps de réaction humain au déclenchement et à l'arrêt, de l'ordre de : c'est toujours la source d'incertitude dominante qu'il faut retenir, pas la plus petite.
5.2 Lire un pied à coulisse
Le pied à coulisse mesure une longueur avec une précision bien supérieure à celle d'une règle, grâce à une seconde échelle mobile : le vernier.
- On lit sur la règle principale le nombre entier de mm situé juste avant le zéro du vernier : c'est la partie entière.
- On cherche le trait du vernier qui coïncide exactement avec un trait de la règle principale : son numéro donne le chiffre des dixièmes de mm.
- On additionne les deux pour obtenir la lecture complète.
En 1631, l'ingénieur franc-comtois Pierre Vernier publie La construction, l'usage et les propriétés du quadrant nouveau de mathématiques, où il décrit une échelle mobile graduée légèrement plus « serrée » que l'échelle principale. Cette astuce géométrique permet de lire, sans loupe ni calcul complexe, une fraction de la plus petite graduation d'un instrument. Son nom est resté attaché à ce dispositif — le vernier — utilisé aujourd'hui encore sur les pieds à coulisse du monde entier.
5.3 Combiner des incertitudes
Si une grandeur s'obtient en multipliant ou en divisant des grandeurs mesurées et (par exemple ou ), son incertitude relative est, en première approximation :
Avec et :
- soit environ 1,8 %
Une incertitude n'est pas une erreur. L'erreur est l'écart (inconnu, car on ignore la valeur vraie) entre la mesure et la réalité. L'incertitude est un intervalle estimé, calculé à l'avance à partir de l'instrument et de la méthode : c'est ce que le physicien peut réellement annoncer.
6Représentation graphique et modélisation
Un tableau de mesures est difficile à interpréter d'un coup d'œil. Un graphique bien construit révèle souvent en un instant la relation qui lie deux grandeurs — c'est l'outil le plus puissant du physicien expérimentateur.
- Grandeur en abscisse et en ordonnée, chacune avec son unité entre parenthèses.
- Une échelle régulière sur chaque axe, choisie pour occuper toute la feuille (pas forcément la même sur les deux axes).
- Chaque mesure est un point (une croix ou un petit cercle), jamais relié point à point.
- On trace ensuite la courbe la plus simple et régulière qui passe au mieux parmi les points (souvent une droite) — c'est la modélisation.
Modéliser une série de mesures, c'est proposer une relation mathématique simple — une loi — qui décrit au mieux le comportement observé, au-delà des seuls points mesurés.
6.1 Reconnaître une proportionnalité
Si les points expérimentaux s'alignent sur une droite passant par l'origine, les deux grandeurs et sont proportionnelles :
où le coefficient (le coefficient directeur de la droite) se lit en choisissant un point bien lisible sur la droite tracée : .
Sur la Figure 5, le point est bien lisible sur la droite tracée.
6.2 Une droite qui ne passe pas par l'origine
Si les points s'alignent sur une droite qui ne passe pas par l'origine, la relation est affine : , où est le coefficient directeur (la pente) et l'ordonnée à l'origine (valeur de quand ), lue directement là où la droite coupe l'axe des ordonnées.
Un capteur affiche une tension qui varie avec la température : (U en V, en °C). La droite ne passe pas par l'origine : à , le capteur affiche déjà .
- pour :
Une droite qui « semble » passer par l'origine sur un graphique mal cadré peut en réalité avoir une petite ordonnée à l'origine non nulle. Ne conclus à une proportionnalité que si la droite passe visiblement par le point , ou si le contexte physique l'impose (par exemple, une masse nulle donne toujours un allongement nul).
Fiche mémo
- Sept unités de base : m, kg, s, A, K, mol, cd ; toute autre unité s'en déduit (unité dérivée).
- Préfixes : G , M , k , h , da ∣ d , c , m , µ , n , p .
- km/h → m/s : diviser par 3,6 ; m/s → km/h : multiplier par 3,6.
- Piège du cube : (pas ).
- Ordre de grandeur : avec ; ordre si , si .
- Homogénéité : les deux membres d'une égalité physique ont la même dimension ; sinon la formule est fausse.
- Dimensions de base : L, M, T, I, Θ, N, J. Vitesse : L·T⁻¹ ∣ force : M·L·T⁻² ∣ énergie : M·L²·T⁻².
- Chiffres significatifs : du premier chiffre non nul au dernier connu ; produit/quotient → autant de CS que la donnée la moins précise.
- Mesure : ; incertitude relative (souvent en %).
- Incertitude de lecture ≈ demi-graduation ; pied à coulisse (vernier au 1/10) : mm.
- Produit ou quotient : .
- Droite par l'origine → proportionnalité ; sinon relation affine .
7Exercices corrigés
Associe chaque grandeur physique à son unité SI : (a) masse — (b) durée — (c) intensité électrique — (d) température — (e) quantité de matière — (f) longueur. Unités proposées : A, s, kg, mol, K, m.
Voir le corrigé détaillé
Chaque grandeur de base du SI a une unité et une seule :
- (a) masse → kilogramme (kg)
- (b) durée → seconde (s)
- (c) intensité électrique → ampère (A)
- (d) température → kelvin (K)
- (e) quantité de matière → mole (mol)
- (f) longueur → mètre (m)
Convertis en unité SI : ; ; ; ; .
Voir le corrigé détaillé
a) Compte le nombre de chiffres significatifs de : ; ; ; .
b) Écris en notation scientifique avec le nombre de CS indiqué : (3 CS) ; (3 CS) ; (1 CS).
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a)
- → CS (le zéro encadré et le zéro final après la virgule comptent)
- → CS (les zéros avant le ne comptent pas)
- → écriture ambiguë, en général lue avec CS
- → CS
b)
La position d'un mobile en chute est donnée par , avec une vitesse, une durée et une accélération. Vérifie que cette formule est homogène.
Voir le corrigé détaillé
- est sans dimension
- les deux termes ajoutés ont la dimension , tout comme
La formule est homogène.
Une longueur est mesurée avec une règle graduée en mm : . Détermine , écris le résultat sous la forme , puis calcule l'incertitude relative en %.
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- résolution de la règle
- demi-graduation
- incertitude relative
Un parallélépipède a pour dimensions , , . Calcule son volume avec le bon nombre de chiffres significatifs.
Voir le corrigé détaillé
- valeur brute de la calculatrice
- 2 CS, comme , la donnée la moins précise
La période d'un système masse-ressort est , où est une masse et la constante de raideur du ressort (, voir section 3). Vérifie l'homogénéité de cette formule.
Voir le corrigé détaillé
Le membre de droite a la dimension d'un temps, comme : la formule est homogène.
Un pied à coulisse (vernier au 1/10 mm) indique : le zéro du vernier se situe juste après le trait « 34 » de la règle principale, et c'est le trait n° 7 du vernier qui coïncide avec un trait de la règle. Donne la lecture en mm puis en cm.
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- partie entière : juste avant le zéro du vernier
- décimale : trait n° 7
Donne l'ordre de grandeur de : a) le diamètre d'un cheveu humain, ; b) la population mondiale, habitants ; c) la durée d'un cours de physique, .
Voir le corrigé détaillé
- a)
- ordre de grandeur
- b) ,
- ordre de grandeur habitants
- c) ,
- ordre de grandeur
On mesure l'allongement d'un ressort pour différentes forces appliquées : (N) : — (cm) : . Montre que et sont proportionnels, puis détermine la raideur en N/cm et en N/m.
Voir le corrigé détaillé
Le rapport reste à peu près constant () : les points s'alignent sur une droite passant par l'origine, et sont proportionnels.
- en prenant le point , bien lisible
Pour mesurer la masse volumique d'une pierre, un élève verse de l'eau dans une éprouvette jusqu'au niveau , puis y immerge la pierre : le niveau monte à . La masse de la pierre, pesée à part, vaut .
- Calcule le volume de la pierre et son incertitude .
- Calcule la masse volumique .
- Calcule l'incertitude relative sur , puis , et présente .
Voir le corrigé détaillé
1. Le volume de la pierre est la différence des deux lectures ; les incertitudes de lecture s'ajoutent.
2.
3.
Cette valeur est cohérente avec la masse volumique d'une roche courante comme le granite.
On suppose que la période d'un pendule simple dépend de sa longueur , de la masse de la bille et de l'accélération de la pesanteur , selon une loi , où est une constante sans dimension.
- Écris l'équation aux dimensions de cette relation.
- En identifiant les exposants de L, M et T, détermine , et .
- Conclus : la période dépend-elle de la masse de la bille ? Compare au résultat connu .
Voir le corrigé détaillé
1. , , , .
2. On identifie avec , exposant par exposant.
- sur M :
- sur T :
- sur L :
3. Avec , la période ne dépend pas de la masse de la bille. On trouve , ce qui est bien la forme du résultat connu (avec , une valeur que l'analyse dimensionnelle seule ne peut pas donner).
Un mobile se déplace à vitesse constante. On relève sa position au cours du temps :
Voir le corrigé détaillé
- Montre que est proportionnel à et détermine la vitesse du mobile.
- Prédis la position du mobile à .
- Calcule la durée nécessaire pour atteindre .
1. La droite passe par l'origine (Figure 6) : est proportionnel à , soit .
- point lisible :
2.
3.
À la pharmacie (Dakar). Une pharmacienne de Dakar doit peser de principe actif sur une balance de précision , avant de le dissoudre dans d'eau.
- Exprime la masse avec son incertitude, en mg puis en g.
- Calcule l'incertitude relative sur la masse, en %.
- Calcule la concentration massique , en g/L puis en mg/mL, avec le bon nombre de chiffres significatifs.
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
- soit 0,4 %
3.
- soit
Un taxi à Ndjamena. Amina, chauffeuse de taxi à Ndjamena, parcourt en .
- Convertis en secondes.
- Calcule la vitesse moyenne en m/s, puis en km/h, avec le bon nombre de chiffres significatifs.
- Donne l'ordre de grandeur de cette vitesse en m/s. La vitesse étant limitée à en ville, la vitesse moyenne d'Amina dépasse-t-elle cette limite ?
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
- 2 CS
3. : ordre de grandeur . Comme , la vitesse moyenne d'Amina respecte la limite (une vitesse instantanée ponctuellement plus élevée resterait toutefois possible).
Le réservoir d'Abéché. Un agriculteur d'Abéché construit un réservoir cylindrique d'irrigation, de rayon et de hauteur (volume ).
- Vérifie par analyse dimensionnelle que cette formule est homogène à un volume.
- Calcule en m³ avec le bon nombre de chiffres significatifs, puis convertis en litres.
- Donne l'ordre de grandeur de ce volume en litres.
- Une pompe débite . Calcule le temps nécessaire pour remplir le réservoir, en heures puis en heures et minutes.
Voir le corrigé détaillé
1.
- est sans dimension ; dimension d'un volume
La formule est homogène.
2.
- 3 CS
3. , avec : ordre de grandeur .
4.