Géométrie dans l'espace : sphère, sections et agrandissements
Étudier les solides de l'espace, leurs sections planes et l'effet d'un agrandissement.
Mathématiques3èmeChapitre 16 / 16⏱ 7 h
Ce que tu sauras faire à la fin
Calculer l'aire et le volume d'une sphère
Déterminer une section plane
Appliquer les coefficients k, k² et k³
La géométrie dans l’espace, c’est celle du monde réel : un château d’eau, un ballon, un cornet de glace, une maquette d’architecte. Cette année, tu ajoutes trois outils puissants à ta boîte : la sphère et son volume, les sections planes — que voit-on quand on coupe un solide ? — et l’effet d’un agrandissement sur les longueurs, les aires et les volumes. Cette dernière propriété réserve une surprise : doubler la taille d’un objet ne double pas sa contenance, cela la multiplie par huit.
1Les solides usuels et leurs volumes
Commençons par rassembler ce que tu sais déjà. Dans tout ce qui suit, B désigne l’aire de la base et h la hauteur du solide.
Figure 1 — Les cinq solides du programme, avec leur formule de volume.
Solide
Volume V
Aire particulière
Pavé droit de dimensions L, ℓ, h
V=L×ℓ×h
aire totale =2(Lℓ+Lh+ℓh)
Cube d’arête a
V=a3
aire totale =6a2
Prisme droit
V=B×h
—
Cylindre de révolution
V=πR2h
aire latérale =2πRh
Pyramide
V=31×B×h
—
Cône de révolution
V=31πR2h
—
Boule de rayon R
V=34πR3
aire de la sphère =4πR2
Important : Les trois solides « pointus » (pyramide, cône) ont un 31 dans leur formule : ils contiennent exactement le tiers du prisme ou du cylindre de même base et de même hauteur.
Méthode — les unités de capacité
Une seule égalité à retenir, tout le reste en découle :
1dm3=1L
1m3=1000dm3=1000L ;
1cm3=1mL ;
pour passer d’une unité de volume à la suivante, on multiplie ou on divise par 1000 (et non par 10 !).
Exemple — volume d’un cylindre
Un fût cylindrique a un rayon de 30 cm et une hauteur de 80 cm. Quelle est sa capacité en litres ?
V=πR2hformule du cylindre
=π×302×80
=π×900×80
=72000π cm3
≈226195 cm3
226195cm3=226195mL1 cm3=1 mL
≈226 L
2La sphère et la boule
Définition
Soit O un point de l’espace et R un nombre positif.
La sphère de centre O et de rayon R est l’ensemble des points M de l’espace tels que OM=R : c’est une surface, comme la peau d’un ballon.
La boule de centre O et de rayon R est l’ensemble des points M tels que OM⩽R : c’est un solide plein, comme une bille.
Définition — grand cercle
Un grand cercle d’une sphère est un cercle tracé sur la sphère qui a le même centre et le même rayon qu’elle. C’est le plus grand cercle que l’on puisse tracer sur la sphère.
Figure 2 — Sphère de centre O et de rayon R : tout point M de la sphère vérifie OM=R.
Attention
Ne confonds pas sphère (la surface, on parle de son aire) et boule (le solide plein, on parle de son volume). Un ballon de football est une sphère ; une boule de pétanque est une boule.
Théorème — aire et volume
Pour une sphère et une boule de rayon R :
A=4πR2etV=34πR3
Important : Dans A=4πR2, le rayon est au carré : c’est une aire, en cm2 ou m2. Dans V=34πR3, il est au cube : c’est un volume, en cm3 ou m3. Vérifier l’exposant est le meilleur moyen de ne pas se tromper de formule.
Exemple — une boule de rayon 6 cm
Calcule l’aire de la sphère puis le volume de la boule, en valeur exacte et arrondis au dixième.
A=4πR2
=4×π×62
=144π cm2
≈452,4 cm2
V=34πR3
=34×π×63
=34×π×216
=288π cm3
≈904,8 cm3
Math & Co — Archimède, la sphère et le cylindre
Archimède de Syracuse (vers −287 à −212) considérait comme sa plus belle découverte le résultat suivant : si l’on enferme une boule dans le cylindre le plus juste possible — même rayon R, hauteur 2R —, alors le volume de la boule vaut exactement les deux tiers de celui du cylindre, et son aire vaut aussi les deux tiers de l’aire totale du cylindre. Deux fois le même rapport 32 : voilà ce qui l’émerveillait.
Il en était si fier qu’il demanda que l’on grave sur sa tombe une sphère inscrite dans un cylindre. Cent trente-sept ans après sa mort, l’orateur romain Cicéron, alors questeur en Sicile, raconte avoir retrouvé cette tombe oubliée et envahie de ronces près de Syracuse, précisément grâce à ce dessin gravé dans la pierre.
Tu démontreras ce résultat d’Archimède dans les exercices de niveau 3 : avec les formules d’aujourd’hui, cela tient en cinq lignes. Sans algèbre ni calcul intégral, cela lui avait demandé un traité entier.
3Les sections planes
Couper un solide par un plan, c’est comme trancher un fruit : la section est la figure plane que l’on voit apparaître sur la coupe. Sa nature dépend du solide et de l’orientation du plan.
3.1 Section d’un pavé droit
Propriété
La section d’un pavé droit par un plan parallèle à une face est un rectangle superposable à cette face.
La section par un plan parallèle à une arête est également un rectangle.
Figure 3 — Le plan est parallèle à la face du dessus : la section a exactement les mêmes dimensions que cette face.
3.2 Section d’un cylindre
Propriété
Section par un plan parallèle à la base : c’est un disque de même rayon que la base.
Section par un plan parallèle à l’axe : c’est un rectangle.
Figure 4 — Les deux sections classiques du cylindre : un disque, ou un rectangle.
3.3 Section d’un cône et d’une pyramide
Propriété — plan parallèle à la base
La section d’un cône (ou d’une pyramide) par un plan parallèle à la base est une réduction de la base.
Si le sommet est S, si O est le centre de la base et O′ celui de la section, le rapport de réduction est :
k=SOSO′
Le petit cône (ou la petite pyramide) de sommet S est alors une réduction de rapport k du solide de départ.
Figure 5 — Section d’un cône par un plan parallèle à la base : on obtient un disque de rayon R′=k×R.Figure 6 — Même principe pour la pyramide : la section est un polygone semblable à la base.
Exemple — un cône coupé
Un cône a pour hauteur SO=12 cm et pour rayon de base R=5 cm. Un plan parallèle à la base le coupe à SO′=8 cm du sommet. Calcule R′.
k=SOSO′
=128
=32
R′=k×R
=32×5
=310 cm
≈3,3 cm
3.4 Section d’une sphère par un plan
Théorème
La section d’une sphère de centre O et de rayon R par un plan situé à la distance d du centre est :
un cercle de rayon r=R2−d2 si d<R ;
un point (le plan est tangent à la sphère) si d=R ;
vide si d>R.
Le centre de ce cercle est le projeté orthogonalH de O sur le plan. Lorsque d=0, le plan passe par le centre : on obtient un grand cercle, de rayon R.
Figure 7 — Le triangle OHM est rectangle en H : c’est lui qui donne le rayon r de la section.
Démonstration — le rayon de la section
Notons H le projeté orthogonal du centre O sur le plan de coupe, et M un point quelconque du cercle obtenu.
Par définition du projeté orthogonal, la droite (OH) est perpendiculaire au plan : elle est donc perpendiculaire à toute droite du plan passant par H, en particulier à (HM).
le triangle OHM est rectangle en H(OH) est perpendiculaire au plan
OM2=OH2+HM2théorème de Pythagore
OM=RM appartient à la sphère
OH=ddistance du centre au plan
⇒R2=d2+HM2
⇒HM2=R2−d2
⇒HM=R2−d2une longueur est positive
Cette valeur ne dépend pas du point M choisi : tous les points de la section sont donc à la même distance R2−d2 de H. La section est bien un cercle de centre H et de rayon r=R2−d2. C.Q.F.D.
Exemple — une sphère coupée
Une sphère a pour rayon R=13 cm. Un plan situé à d=5 cm du centre la coupe. Quel est le rayon du cercle obtenu ?
r2=R2−d2
=132−52
=169−25
=144
⇒r=12 cm
4Agrandissement et réduction
Définition
Un solide S′ est un agrandissement (ou une réduction) de rapport k du solide S lorsque toutes les longueurs de S sont multipliées par le même nombre k>0 pour obtenir celles de S′.
si k>1, c’est un agrandissement ;
si k<1, c’est une réduction ;
si k=1, les deux solides sont superposables.
Théorème — les trois coefficients
Dans un agrandissement ou une réduction de rapport k :
les longueurs sont multipliées par k ;
les aires sont multipliées par k2 ;
les volumes sont multipliés par k3.
En revanche, les angles sont conservés.
Démonstration — pourquoi k, k2 et k3 ?
Prenons le cas simple d’un cube d’arête a, agrandi de rapport k : son arête devient ka.
aire d’une face du cube de départ =a×a
=a2
aire d’une face du cube agrandi =(ka)×(ka)
=k2×a2deux facteurs k
volume du cube de départ =a×a×a
=a3
volume du cube agrandi =(ka)×(ka)×(ka)
=k3×a3trois facteurs k
Le raisonnement se généralise : une aire est toujours le produit de deux longueurs, un volume le produit de trois longueurs. Chaque longueur apportant un facteur k, on obtient k2 pour les aires et k3 pour les volumes.
On peut le vérifier sur la boule : si R devient kR, alors
A′=4π(kR)2
=k2×4πR2
V′=34π(kR)3
=k3×34πR3
C.Q.F.D.
Figure 8 — Doubler l’arête (k=2) : l’aire est multipliée par 22=4 et le volume par 23=8.
Méthode — reconnaître le rapport k
Repérer deux longueurs qui se correspondent dans les deux solides ;
calculer k=longueur de l’ancienlongueur du nouveau ;
multiplier les aires par k2 et les volumes par k3.
Attention au sens : à l’échelle 501 d’une maquette, on a k=501 pour passer du réel à la maquette.
Attention
L’erreur classique consiste à multiplier un volume par k au lieu de k3. Un géant deux fois plus grand qu’un homme ne pèserait pas deux fois plus, mais huit fois plus, alors que la section de ses os ne serait que quatre fois plus grande : c’est pour cette raison physique que les géants des contes ne peuvent pas exister.
Exemple — une maquette au 1/20
Un réservoir réel a un volume de 16 m3 et une surface à peindre de 40 m2. On en réalise une maquette à l’échelle 201.
k=201
aire de la maquette =40×k2
=40×4001
=0,1 m2
volume de la maquette =16×k3
=16×80001
=0,002 m3
=2 L
5Se repérer sur la sphère terrestre
La Terre est assimilée à une sphère de rayon R≈6371 km. Pour repérer un point à sa surface, on utilise deux angles, exactement comme deux coordonnées dans un repère.
Définition — le vocabulaire
L’axe de la Terre passe par les deux pôles, Nord et Sud.
Un méridien est un demi-grand cercle joignant les deux pôles. Le méridien de Greenwich sert d’origine.
Un parallèle est le cercle obtenu en coupant la sphère par un plan perpendiculaire à l’axe. Le plus grand d’entre eux est l’équateur : c’est un grand cercle.
La latitude d’un point est l’angle, compris entre 0∘ et 90∘, mesuré depuis l’équateur ; on précise N (Nord) ou S (Sud).
La longitude est l’angle, compris entre 0∘ et 180∘, mesuré depuis le méridien de Greenwich ; on précise E (Est) ou O (Ouest).
Figure 9 — Latitude et longitude : deux angles suffisent pour repérer n’importe quel point de la Terre.
Propriété — rayon d’un parallèle
Le parallèle de latitude φ est un cercle de rayon :
r=R×cos(φ)
C’est un cas particulier de la section d’une sphère par un plan : ici d=Rsin(φ).
Figure 10 — Vue en coupe : dans le triangle OHM rectangle en H, le côté adjacent à φ donne r=Rcos(φ).
Exemple — de Dakar à Ndjamena
Dakar (Sénégal) est située à environ 14,7∘ N et 17,4∘ O ; Ndjamena (Tchad) à environ 12,1∘ N et 15,1∘ E. Les deux villes sont donc presque sur le même parallèle, que l’on assimilera au parallèle 13∘ N.
1. Écart de longitude. Dakar est à l’Ouest de Greenwich, Ndjamena à l’Est : les deux angles s’additionnent.
En suivant le parallèle, il y a donc environ 3 520 km entre Dakar et Ndjamena.
Important : Sur l’équateur, 1∘ de longitude correspond à 36040030≈111 km. Sur un parallèle plus au nord, cette distance diminue : à la latitude 60∘, elle n’est plus que de 55,5 km, car cos(60∘)=0,5.
Pavé coupé parallèlement à une face : rectangle superposable à cette face.
Cylindre : disque (plan parallèle à la base), rectangle (plan parallèle à l’axe).
Cône / pyramide coupés parallèlement à la base : réduction de rapport k=SOSO′.
Sphère coupée par un plan à la distance d : cercle de rayon r=R2−d2 (Pythagore).
Agrandissement de rapport k : longueurs ×k, aires ×k2, volumes ×k3.
Terre : latitude (depuis l’équateur), longitude (depuis Greenwich) ; parallèle de latitude φ : r=Rcos(φ).
Niveau 1 — Application directe
1
On considère la boule ci-dessous.
Figure 11 — Boule de centre O et de rayon 9 cm.
Calcule l’aire de la sphère et le volume de la boule, en valeur exacte puis arrondis à l’unité.
Voir le corrigé détaillé
A=4πR2
=4×π×92
=324π cm2
≈1018 cm2
V=34πR3
=34×π×93
=34×π×729
=972π cm3
≈3054 cm3
2
Calcule le volume de chacun de ces solides (valeur exacte, puis arrondie au dixième si besoin) :
un cylindre de rayon 4 cm et de hauteur 10 cm ;
un cône de rayon 6 cm et de hauteur 9 cm ;
une pyramide de base carrée de côté 5 cm et de hauteur 12 cm.
Voir le corrigé détaillé
1. Cylindre :
V=πR2h
=π×42×10
=160π cm3
≈502,7 cm3
2. Cône :
V=31πR2h
=31×π×36×9
=108π cm3
≈339,3 cm3
3. Pyramide :
B=52
=25 cm2
V=31×B×h
=31×25×12
=100 cm3
3
Une sphère de centre O est coupée par un plan situé à 5 cm de O. Le rayon de la sphère est 13 cm.
Figure 12 — La section est un cercle de centre H et de rayon r.
Calcule le rayon r de la section.
Voir le corrigé détaillé
Le triangle OHM est rectangle en H, car (OH) est perpendiculaire au plan de coupe.
OM2=OH2+HM2Pythagore dans OHM
⇒132=52+r2
⇒169=25+r2
⇒r2=144
⇒r=12
Le rayon de la section vaut 12 cm.
4
Pour chacune des deux coupes ci-dessous, précise la nature de la section et donne ses dimensions.
Figure 13 — À gauche un pavé de 8 cm ×5 cm ×6 cm, à droite un cylindre de rayon 4 cm.
Voir le corrigé détaillé
Pavé. Le plan est parallèle à la face du dessus.
section = rectangle superposable à la face du dessus
⇒dimensions : 8 cm ×5 cm
Cylindre. Le plan est parallèle à la base.
section = disque de même rayon que la base
⇒rayon =4 cm
Dans les deux cas, la section ne dépend pas de la hauteur à laquelle on coupe.
5
Un solide a une arête de 4 cm, une aire totale de 96 cm2 et un volume de 64 cm3. On en réalise un agrandissement de rapport k=3. Donne l’arête, l’aire totale et le volume du solide agrandi.
Voir le corrigé détaillé
arête =4×3longueurs ×k
=12 cm
aire =96×32aires ×k2
=96×9
=864 cm2
volume =64×33volumes ×k3
=64×27
=1728 cm3
6
Effectue les conversions suivantes : 2,5 m3 en litres ; 750 cL en dm3 ; 0,03 m3 en cm3.
Voir le corrigé détaillé
1 m3=1000 L
⇒2,5 m3=2500 L
750 cL =7,5 L
=7,5 dm31 L =1 dm3
1 m3=1000000 cm3
⇒0,03 m3=30000 cm3
Niveau 2 — Approfondissement
7
Un cône de révolution a pour hauteur SO=12 cm et pour rayon de base R=5 cm. Un plan parallèle à la base le coupe à SO′=8 cm du sommet.
Figure 14 — Le petit cône de sommet S est une réduction du grand.
Calcule le rapport de réduction k.
Calcule le rayon R′ de la section.
Calcule le volume du grand cône, puis celui du petit.
En déduire le volume du tronc de cône compris entre la section et la base.
Voir le corrigé détaillé
1. Rapport de réduction :
k=SOSO′
=128
=32
2. Rayon de la section :
R′=k×R
=32×5
=310 cm
3. Volumes :
V=31πR2h
=31×π×25×12
=100π cm3
V′=k3×Vvolumes ×k3
=(32)3×100π
=278×100π
=27800π cm3
≈93,1 cm3
4. Le tronc est la différence des deux cônes.
Vtronc=100π−27800π
=272700π−800π
=271900π cm3
≈221,1 cm3
8
Le volume d’une boule vaut 36π cm3. Détermine son rayon, puis l’aire de la sphère correspondante.
Voir le corrigé détaillé
34πR3=36π
⇒34R3=36on divise les deux membres par π
⇒R3=36×43
⇒R3=27
⇒R=3car 33=27
Le rayon vaut 3 cm. On en déduit l’aire :
A=4πR2
=4×π×9
=36π cm2
≈113,1 cm2
9
Une sphère de rayon 25 cm est coupée par un plan. Le cercle obtenu a pour rayon 20 cm. À quelle distance du centre se trouve le plan ?
Voir le corrigé détaillé
On note d la distance cherchée et on applique la relation de Pythagore dans le triangle OHM.
R2=d2+r2
⇒252=d2+202
⇒625=d2+400
⇒d2=225
⇒d=15
Le plan se trouve à 15 cm du centre de la sphère.
10
Une pyramide SABCD a un volume de 270 cm3. On la coupe par un plan parallèle à la base, à un tiers de la hauteur en partant du sommet. Calcule le volume de la petite pyramide, puis celui du tronc restant.
Voir le corrigé détaillé
k=31rapport des hauteurs depuis le sommet
Vpetite=k3×270
=271×270
=10 cm3
Vtronc=270−10
=260 cm3
Couper au tiers de la hauteur ne retire donc qu’un vingt-septième du volume.
11
On considère deux boules, l’une de rayon 3 cm, l’autre de rayon 6 cm. Sans calculer les valeurs, détermine par quel nombre il faut multiplier l’aire de la première pour obtenir celle de la seconde, et de même pour les volumes. Vérifie ensuite par le calcul.
Voir le corrigé détaillé
La seconde boule est un agrandissement de la première.
k=36
=2
rapport des aires =k2
=4
rapport des volumes =k3
=8
Vérification par le calcul :
A1=4π×32=36π
A2=4π×62=144π
⇒36π144π=4
V1=34π×27=36π
V2=34π×216=288π
⇒36π288π=8
12
On donne les coordonnées géographiques approchées de deux capitales.
Figure 15 — Dakar et Ndjamena, presque sur le même parallèle.
Calcule l’écart de longitude entre les deux villes.
Calcule le rayon du parallèle 13∘ N, en prenant R=6371 km (arrondi au km).
En assimilant le trajet à un arc de ce parallèle, calcule la distance entre les deux villes, arrondie à 10 km près.
Voir le corrigé détaillé
1. Dakar est à l’Ouest, Ndjamena à l’Est : les longitudes s’additionnent.
écart =17,4∘+15,1∘
=32,5∘
2. Rayon du parallèle :
r=R×cos(13∘)
=6371×cos(13∘)
≈6208 km
3. Longueur du parallèle, puis fraction correspondant à 32,5∘ :
longueur =2π×6208
≈39005 km
distance =39005×36032,5
≈3521 km
La distance est d’environ 3 520 km.
Niveau 3 — Défi
13
La section d’une sphère. Une sphère a pour centre O et pour rayon R. Un plan est situé à la distance d de O.
Démontre que si d<R, la section est un cercle de rayon r=R2−d2.
Que se passe-t-il si d=R ? Si d>R ?
Pour quelle valeur de d le cercle obtenu est-il le plus grand possible ? Quel est alors son rayon ?
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1. Soit H le projeté orthogonal de O sur le plan et M un point de la section.
(OH) est perpendiculaire au plandéfinition du projeté orthogonal
⇒(OH) est perpendiculaire à (HM)(HM) est une droite du plan
⇒le triangle OHM est rectangle en H
OM2=OH2+HM2Pythagore
⇒R2=d2+HM2
⇒HM2=R2−d2
⇒HM=R2−d2
Cette longueur est la même pour tout point M de la section : c’est donc le cercle de centre H et de rayon R2−d2.
2. Discussion des deux cas limites :
si d=R, alors r=R2−R2=0
⇒la section est réduite au point H : le plan est tangent à la sphère
si d>R, alors R2−d2<0
⇒aucune racine carrée possible : la section est vide
3. Le rayon r=R2−d2 est d’autant plus grand que d2 est petit.
r est maximal quand d=0
⇒r=R2
=R
Le plan passe alors par le centre : on obtient un grand cercle, de rayon R.
14
Le théorème d’Archimède. Une boule de rayon R est inscrite dans un cylindre : le cylindre a le même rayon R et une hauteur égale à 2R.
Figure 16 — La boule est inscrite dans le cylindre : elle touche les deux disques et la surface latérale.
Exprime le volume du cylindre en fonction de R.
Démontre que le volume de la boule est égal aux deux tiers de celui du cylindre.
Démontre que l’aire de la sphère est égale aux deux tiers de l’aire totale du cylindre.
Voir le corrigé détaillé
1. Le cylindre a pour rayon R et pour hauteur 2R.
Vcyl=πR2×h
=πR2×2R
=2πR3
2. On calcule le quotient des deux volumes.
Vboule=34πR3
VcylVboule=2πR334πR3
=34×21on simplifie par πR3
=32
Le volume de la boule vaut bien les deux tiers de celui du cylindre.
3. L’aire totale du cylindre est la somme de l’aire latérale et des deux disques.
aire latérale =2πR×2R
=4πR2
aire des deux disques =2×πR2
=2πR2
Acyl=4πR2+2πR2
=6πR2
AcylAsph=6πR24πR2
=64
=32
On retrouve le même rapport 32 pour les aires et pour les volumes : c’est exactement le résultat gravé sur la tombe d’Archimède. C.Q.F.D.
15
Le tronc de cône. Un cône de sommet S, de hauteur h et de rayon R, a pour volume V. On le coupe par un plan parallèle à la base, à la hauteur kh mesurée depuis le sommet (0<k<1).
Démontre que le volume du tronc de cône obtenu vaut Vtronc=(1−k3)V.
Application : un cône de hauteur 10 cm et de rayon 6 cm est coupé à mi-hauteur. Calcule le volume du tronc.
Pour quelle valeur de k le tronc a-t-il exactement la moitié du volume du cône ? On donnera une valeur approchée au centième.
Voir le corrigé détaillé
1. Le petit cône de sommet S est une réduction de rapport k du grand cône.
Vpetit=k3×Vles volumes sont multipliés par k3
Vtronc=V−Vpetitle tronc est ce qui reste
=V−k3V
=(1−k3)Vfactorisation par V
2. Ici k=21.
V=31πR2h
=31×π×36×10
=120π cm3
Vtronc=(1−81)×120π
=87×120π
=105π cm3
≈329,9 cm3
3. On cherche k tel que (1−k3)V=21V.
1−k3=21on divise les deux membres par V
⇒k3=21
⇒k=30,5
≈0,79
Il faut couper à environ 79% de la hauteur en partant du sommet — et non à la moitié, comme on pourrait le croire.
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
16
Le château d’eau de Ndjamena. Moussa est technicien à la société des eaux. Il doit estimer la capacité d’un château d’eau dont la cuve est une boule de rayon intérieur 3,5 m.
Figure 17 — La cuve sphérique du château d’eau.
Calcule le volume de la cuve, arrondi au dixième de m3.
Exprime cette capacité en litres.
Un foyer consomme en moyenne 250 L par jour. Combien de foyers la cuve pleine peut-elle alimenter pendant une journée ?
La cuve doit être repeinte à l’extérieur. Calcule l’aire de la sphère, arrondie au m2.
Voir le corrigé détaillé
1. Volume de la boule :
V=34πR3
=34×π×3,53
=34×π×42,875
≈179,6 m3
2. Conversion en litres :
1 m3=1000 L
⇒179,6 m3≈179600 L
3. Nombre de foyers :
nombre =250179600
≈718,4
La cuve peut alimenter 718 foyers pendant une journée (on arrondit à l’entier inférieur : il n’est pas possible d’alimenter un foyer à moitié).
4. Aire de la sphère :
A=4πR2
=4×π×3,52
=49π m2
≈154 m2
17
La coupole de Dakar. Aminata est peintre en bâtiment. Elle doit repeindre l’extérieur d’une coupole ayant la forme d’une demi-sphère de rayon 6 m.
Calcule l’aire de la surface à peindre, arrondie au dixième de m2.
La peinture doit être appliquée en deux couches. Quelle surface totale sera peinte ?
Un pot couvre 12 m2. Combien de pots Aminata doit-elle acheter ?
Le pot coûte 18500 F CFA. Quel sera le coût de la peinture ?
Voir le corrigé détaillé
1. L’aire d’une demi-sphère est la moitié de celle de la sphère entière.
A=24πR2
=2πR2
=2×π×36
=72π m2
≈226,2 m2
2. Deux couches :
surface totale =2×226,2
=452,4 m2
3. Nombre de pots :
nombre =12452,4
≈37,7
Aminata doit acheter 38 pots (on arrondit à l’entier supérieur : un pot entamé compte pour un pot).
4. Coût :
coût =38×18500
=703000
La peinture coûtera 703 000 F CFA.
18
La maquette d’Élodie (Bruxelles). Élodie, étudiante en architecture, réalise la maquette d’une maison à l’échelle 501. La maison réelle mesure 12 m de hauteur, sa façade vitrée a une aire de 90 m2 et son volume intérieur est de 450 m3.
Quelle est la hauteur de la maquette, en centimètres ?
Quelle est l’aire de la façade vitrée de la maquette, en cm2 ?
Quel est le volume intérieur de la maquette, en litres ?
Élodie affirme : « ma maquette est 50 fois plus petite, donc elle contient 50 fois moins d’air ». A-t-elle raison ?
Voir le corrigé détaillé
Le rapport de réduction est k=501.
1. Les longueurs sont multipliées par k :
hauteur =12×501
=0,24 m
=24 cm
2. Les aires sont multipliées par k2 :
k2=25001
aire =90×25001
=0,036 m2
=360 cm21 m2=10000 cm2
3. Les volumes sont multipliés par k3 :
k3=1250001
volume =450×1250001
=0,0036 m3
=3,6 dm3
=3,6 L
4. Élodie se trompe. Ce sont les longueurs qui sont 50 fois plus petites, pas les volumes.
rapport des volumes =k3
=1250001
La maquette contient donc 125 000 fois moins d’air que la maison, et non 50 fois moins.
19
Le réservoir de Kouadio (Abidjan). Kouadio installe un réservoir agricole en forme de tronc de cône. Ce tronc provient d’un cône de révolution de hauteur 6 m et de rayon de base 2 m, dont on a retiré le cône du haut, de hauteur 3 m.
Figure 18 — Le réservoir tronconique : 3 m de haut, rayons 1 m et 2 m.
Calcule le rapport de réduction k du petit cône, puis son rayon.
Calcule le volume du grand cône, en valeur exacte.
Déduis-en le volume du réservoir, arrondi au centième de m3, puis en litres.
Une pompe débite 1200 L par minute. En combien de temps le réservoir vide est-il rempli ? Donne le résultat en minutes et secondes.
Voir le corrigé détaillé
1. Le petit cône a une hauteur de 3 m contre 6 m pour le grand.
k=63
=21
rayon du petit cône =k×2
=1 m
2. Volume du grand cône :
V=31πR2h
=31×π×22×6
=31×π×24
=8π m3
3. Le réservoir est le grand cône privé du petit.
Vpetit=k3×8π
=81×8π
=π m3
Vreˊservoir=8π−π
=7π m3
≈21,99 m3
≈21990 L
4. Durée de remplissage :
durée =120021990
≈18,3 min
0,3×60≈18 s
Le remplissage prend environ 18 minutes et 20 secondes.