Résoudre des équations, notamment celles qui se ramènent à un produit nul.
Mathématiques3èmeChapitre 5 / 16⏱ 8 h
Ce que tu sauras faire à la fin
Résoudre une équation-produit
Factoriser pour résoudre
Mettre un problème en équation et interpréter la solution
Jusqu’ici, quand un énoncé cachait un nombre, tu le cherchais « à tâtons » : tu essayais 5, puis 6, puis 7… Cette année, on arrête de deviner. Une équation est une machine qui, si on la manipule selon deux règles très simples, livre elle-même le nombre cherché. Et une fois cette machine maîtrisée, un problème raconté en trois phrases se règle en cinq lignes de calcul.
1Le vocabulaire des équations
Définition
Une équation est une égalité dans laquelle figure une lettre dont on ignore la valeur. Cette lettre s’appelle l’inconnue (souvent x).
Une solution de l’équation est un nombre qui, mis à la place de l’inconnue, rend l’égalité vraie.
Résoudre une équation, c’est trouver toutes ses solutions.
Une équation possède deux côtés, séparés par le signe = : celui de gauche est le membre de gauche, celui de droite le membre de droite.
Exemple — tester un nombre
Le nombre 4 est-il solution de l’équation 3x−5=7 ?
On calcule séparément les deux membres pour x=4.
membre de gauche : 3×4−5
=12−5
=7
membre de droite : 7
⇒les deux membres sont égaux4 est bien solution
Et le nombre 2 ?
membre de gauche : 3×2−5
=1
membre de droite : 7
⇒1=72 n’est pas solution
Important : Pour vérifier qu’un nombre est solution, on calcule les deux membres séparément, puis on compare. On n’écrit jamais l’égalité tant qu’on ne l’a pas vérifiée.
Définition
Deux équations sont équivalentes lorsqu’elles ont exactement les mêmes solutions. On note alors le symbole ⟺ entre les deux.
Toute la résolution consiste à remplacer l’équation de départ par une suite d’équations équivalentes, de plus en plus simples, jusqu’à lire la solution directement : x=…
2Les deux règles de transformation
Imagine une balance à deux plateaux, parfaitement en équilibre. Tant que tu fais la même chose des deux côtés, l’équilibre est conservé. C’est exactement le principe des deux règles qui suivent.
Propriété — règle 1 — ajouter ou retrancher
On ne change pas les solutions d’une équation lorsqu’on ajoute un même nombre aux deux membres, ou lorsqu’on retranche un même nombre aux deux membres.
Autrement dit, pour tout nombre c :
a=b⟺a+c=b+c
Propriété — règle 2 — multiplier ou diviser
On ne change pas les solutions d’une équation lorsqu’on multiplie les deux membres par un même nombre non nul, ou lorsqu’on divise les deux membres par un même nombre non nul.
Autrement dit, pour tout nombre c=0 :
a=b⟺a×c=b×c
Figure 1 — La balance des équations : retirer 3 dans un seul plateau ferait pencher la balance. Retirer 3 dans les deux conserve l’équilibre — et donc les solutions.
Attention
Dans la règle 2, le nombre c doit être non nul. Multiplier les deux membres par 0 transformerait n’importe quelle équation en 0=0, ce qui est vrai pour tout x : on aurait fabriqué de fausses solutions.
Exemple — les règles en action
Résolvons x+3=8.
x+3=8
⟺x+3−3=8−3règle 1 : on retranche 3
⟺x=5
Résolvons maintenant 4x=20.
4x=20
⟺44x=420règle 2 : on divise par 4
⟺x=5
3Résoudre une équation du premier degré
Définition
Une équation du premier degré à une inconnue est une équation qui peut s’écrire sous la forme ax+b=cx+d, où a, b, c et d sont des nombres connus.
Méthode — résoudre ax+b=cx+d
Développer et réduire chaque membre s’il y a des parenthèses ;
regrouper les termes en x dans le membre de gauche (règle 1) ;
regrouper les nombres seuls dans le membre de droite (règle 1) ;
diviser les deux membres par le coefficient de x (règle 2) ;
conclure par une phrase, puis vérifier.
Exemple — résoudre 5x−3=2x+9
5x−3=2x+9
⟺5x−3−2x=2x+9−2xon retranche 2x des deux côtés
⟺3x−3=9
⟺3x−3+3=9+3on ajoute 3 des deux côtés
⟺3x=12
⟺33x=312on divise par 3
⟺x=4
L’équation admet une unique solution : 4.
Vérification :
membre de gauche : 5×4−3=17
membre de droite : 2×4+9=17
⇒les deux membres coïncidentla solution est correcte
Exemple — avec des parenthèses
Résolvons 3(x−2)=5x+4.
3(x−2)=5x+4
⟺3x−6=5x+4on développe le membre de gauche
⟺3x−6−5x=4on retranche 5x
⟺−2x−6=4
⟺−2x=10on ajoute 6
⟺x=−210on divise par −2
⟺x=−5
La solution est −5.
Exemple — avec des fractions
Résolvons 3x+1=2x.
3x+1=2x
⟺6×(3x+1)=6×2xrègle 2 : on multiplie par 6
⟺2x+6=3x
⟺6=xon retranche 2x
⟺x=6
Multiplier d’emblée par un dénominateur commun fait disparaître toutes les fractions : c’est le réflexe à prendre.
3.1 Deux cas particuliers
Il arrive que les termes en x disparaissent tous les deux. Deux situations se présentent alors.
Exemple — aucune solution
2x+5=2x−1
⟺5=−1on retranche 2x
⇒égalité fausse pour tout xl’équation n’a aucune solution
Exemple — une infinité de solutions
3(x+2)=3x+6
⟺3x+6=3x+6on développe
⟺0=0on retranche 3x+6
⇒égalité vraie pour tout xtous les nombres sont solutions
Math & Co — al-Khwârizmî, le père du mot « algèbre »
Vers 820, à Bagdad, le savant Muhammad ibn Mūsā al-Khwārizmī travaille à la Maison de la Sagesse. Il y rédige un traité au titre imposant : Kitāb al-jabr wa-l-muqābala, « Le livre de la restauration et de la comparaison ».
La restauration — al-jabr — désigne précisément notre règle 1 : faire passer un terme d’un membre à l’autre pour rétablir l’équilibre. Ce mot arabe, latinisé en algebra, a donné le français algèbre. Quant au nom du savant lui-même, latinisé en Algoritmi, il nous a laissé le mot algorithme.
Détail savoureux : al-Khwârizmî n’écrivait aucun symbole. Pas de x, pas de signe = — tout était rédigé en phrases. Le signe = n’apparaîtra qu’en 1557, sous la plume de l’Anglais Robert Recorde, qui choisit deux traits parallèles « car deux choses ne peuvent être plus égales ».
4Mettre un problème en équation
C’est là que les équations deviennent réellement utiles : elles permettent de traduire un énoncé en français dans une langue où le calcul fait le travail à ta place.
Méthode — la méthode en 4 temps
Choix de l’inconnue. On écrit une phrase du type « Soit x le nombre de… ». On précise l’unité.
Mise en équation. On traduit chaque information de l’énoncé par une expression en x, puis on écrit l’égalité imposée par l’énoncé.
Résolution. On résout l’équation obtenue, une étape par ligne.
Retour à l’énoncé. On vérifie que la valeur trouvée a un sens (une longueur ne peut pas être négative), puis on répond par une phrase.
Exemple — le jardin rectangulaire
Un jardin rectangulaire a une longueur qui dépasse sa largeur de 7 m. Son périmètre vaut 54 m. Quelles sont ses dimensions ?
1. Choix de l’inconnue
Soit x la largeur du jardin, en mètres. La longueur vaut alors x+7.
2. Mise en équation
Le périmètre d’un rectangle vaut 2×(longueur+largeur).
2((x+7)+x)=54
3. Résolution
2((x+7)+x)=54
⟺2(2x+7)=54on réduit dans la parenthèse
⟺4x+14=54on développe
⟺4x=40on retranche 14
⟺x=10on divise par 4
4. Retour à l’énoncé
La largeur 10 m est bien positive : la valeur a un sens.
largeur =10 m
longueur =10+7=17 m
vérification : 2×(17+10)=54le périmètre est bien celui de l’énoncé
Le jardin mesure donc 10 m de large et 17 m de long.
Important : Le choix de l’inconnue n’est jamais imposé : on peut aussi appeler x la longueur. Choisis toujours celle qui rend les autres expressions les plus simples possible.
5La propriété du produit nul et les équations-produits
Théorème — propriété du produit nul
Un produit de deux facteurs est nul si et seulement si l’un au moins de ses facteurs est nul :
A×B=0⟺A=0ouB=0
Démonstration
Il y a deux implications à établir.
Sens réciproque
Supposons que A=0.
A×B=0×B
=0tout produit par 0 est nul
De la même façon, si B=0 alors A×B=0. Donc si l’un des facteurs est nul, le produit est nul.
Sens direct
Supposons maintenant que A×B=0, et montrons que l’un des deux facteurs est nul.
Si A=0, c’est terminé. Plaçons-nous donc dans le cas où A=0.
A×B=0
⟺AA×B=A0on divise par A, licite car A=0
⟺B=0
Ainsi, dès que A×B=0, on a A=0 ou B=0.
Les deux implications sont démontrées : l’équivalence est établie. C.Q.F.D.
Attention
Cette propriété est propre au nombre 0. Si A×B=12, on ne peut rien dire de A ni de B : on a par exemple 2×6=12, mais aussi 21×24=12. Avant d’appliquer la propriété, il faut donc impérativement que le membre de droite soit 0.
Définition
Une équation-produit est une équation de la forme « produit de facteurs =0 », chaque facteur étant du premier degré.
Méthode — résoudre une équation-produit
Vérifier que le membre de droite est bien 0 ;
annoncer : « un produit est nul si et seulement si l’un de ses facteurs est nul » ;
écrire les équations du premier degré correspondantes, reliées par « ou » ;
résoudre chacune séparément ;
conclure : l’équation admet les solutions trouvées.
Figure 2 — Une équation-produit se casse en deux équations du premier degré, reliées par un « ou » : chaque branche donne une solution.
Exemple — résoudre (x−2)(x+5)=0
Le membre de droite vaut 0 : la propriété s’applique.
(x−2)(x+5)=0
⟺x−2=0 ou x+5=0propriété du produit nul
On résout la première :
x−2=0
⟺x=2
Puis la seconde :
x+5=0
⟺x=−5
L’équation admet deux solutions : 2 et −5.
Exemple — quand les facteurs ont un coefficient
Résolvons (3x+6)(2x−7)=0.
(3x+6)(2x−7)=0
⟺3x+6=0 ou 2x−7=0produit nul
3x+6=0
⟺3x=−6
⟺x=−2
2x−7=0
⟺2x=7
⟺x=27
Les solutions sont −2 et 27, soit 3,5.
5.1 Il faut parfois factoriser d’abord
Une équation n’est presque jamais donnée toute prête sous forme de produit. Le travail consiste souvent à ramener tout dans le membre de gauche, puis à factoriser.
Exemple — résoudre x2+4x=0
x2+4x=0
⟺x×x+4×x=0on repère le facteur commun x
⟺x(x+4)=0on factorise
⟺x=0 ou x+4=0produit nul
⟺x=0 ou x=−4
Les solutions sont 0 et −4.
Attention
Devant x2+4x=0, la tentation est de diviser les deux membres par x pour obtenir x+4=0. C’est interdit : la règle 2 exige de diviser par un nombre non nul, or ici x peut valoir 0. En divisant par x, on perdrait justement la solution x=0.
6Les équations x2=a et x2−a2=0
Propriété — équations du type x2=a
Soit a un nombre. L’équation x2=a admet :
deux solutions, a et −a, si a>0 ;
une seule solution, 0, si a=0 ;
aucune solution si a<0.
La raison du dernier cas est simple : le carré d’un nombre est toujours positif ou nul. Aucun nombre ne peut donc avoir un carré négatif.
Figure 3 — Les deux solutions de x2=25 sont symétriques par rapport à 0 : oublier la solution négative est l’erreur la plus fréquente.
Exemple — les trois cas
x2=49
⟺x=7 ou x=−7car 49>0
x2=0
⟺x=0seul 0 a un carré nul
x2=−9
⇒aucune solutionun carré n’est jamais négatif
6.1 Résoudre x2−a2=0 par factorisation
On reconnaît ici l’identité remarquable A2−B2=(A−B)(A+B), vue au chapitre sur le calcul littéral. Elle transforme l’équation en équation-produit.
Exemple — résoudre x2−25=0
x2−25=0
⟺x2−52=0on écrit 25 comme un carré
⟺(x−5)(x+5)=0identité remarquable
⟺x−5=0 ou x+5=0produit nul
⟺x=5 ou x=−5
On retrouve bien les deux solutions annoncées par la propriété précédente.
Exemple — résoudre 9x2−16=0
9x2−16=0
⟺(3x)2−42=0car 9x2=(3x)2
⟺(3x−4)(3x+4)=0identité remarquable
⟺3x−4=0 ou 3x+4=0produit nul
3x−4=0
⟺x=34
3x+4=0
⟺x=−34
Les solutions sont 34 et −34.
Fiche mémo
Une solution rend l’égalité vraie ; on la vérifie en calculant les deux membres séparément.
Règle 1 : a=b⟺a+c=b+c (ajouter ou retrancher un même nombre).
Règle 2 : a=b⟺a×c=b×c, avec c=0.
ax+b=cx+d : les x à gauche, les nombres à droite, puis on divise.
Mise en équation : inconnue → équation → résolution → phrase de conclusion.
Produit nul : A×B=0⟺A=0 ou B=0 — seulement si le membre de droite est 0.
x2=a : deux solutions si a>0, une si a=0, aucune si a<0.
x2−a2=0⟺(x−a)(x+a)=0.
On ne divise jamais par x : on factorise.
Niveau 1 — Application directe
1
Le nombre −3 est-il solution de l’équation 4x+7=−5 ? Et de x2−9=0 ?
Voir le corrigé détaillé
Première équation, pour x=−3 :
membre de gauche : 4×(−3)+7
=−12+7
=−5
membre de droite : −5
⇒−3 est solution
Seconde équation, pour x=−3 :
membre de gauche : (−3)2−9
=9−9
=0
⇒−3 est également solution
2
Résous : x+7=12 ; x−3=−8 ; 5x=35 ; 4x=3.
Voir le corrigé détaillé
x+7=12
⟺x=12−7
⟺x=5
x−3=−8
⟺x=−8+3
⟺x=−5
5x=35
⟺x=535
⟺x=7
4x=3
⟺x=3×4
⟺x=12
3
Résous l’équation 4x+3=19, puis vérifie ta réponse.
Voir le corrigé détaillé
4x+3=19
⟺4x=16on retranche 3
⟺x=4on divise par 4
Vérification :
4×4+3=19égal au membre de droite
La solution est 4.
4
Résous 7x−2=4x+13.
Voir le corrigé détaillé
7x−2=4x+13
⟺7x−2−4x=13on retranche 4x
⟺3x−2=13
⟺3x=15on ajoute 2
⟺x=5on divise par 3
5
Résous les équations-produits (x−6)(x+1)=0 puis (2x+5)(3x−9)=0.
Voir le corrigé détaillé
(x−6)(x+1)=0
⟺x−6=0 ou x+1=0produit nul
⟺x=6 ou x=−1
(2x+5)(3x−9)=0
⟺2x+5=0 ou 3x−9=0produit nul
2x+5=0
⟺x=−25
3x−9=0
⟺x=3
Les solutions sont −25 et 3.
6
Résous x2=81 ; x2=0 ; x2=−9.
Voir le corrigé détaillé
x2=81
⟺x=9 ou x=−981>0 : deux solutions
x2=0
⟺x=0une seule solution
x2=−9
⇒aucune solutionun carré est toujours positif ou nul
7
Résous x2−49=0 en factorisant.
Voir le corrigé détaillé
x2−49=0
⟺x2−72=0
⟺(x−7)(x+7)=0identité remarquable
⟺x−7=0 ou x+7=0produit nul
⟺x=7 ou x=−7
Niveau 2 — Approfondissement
8
Résous 5(x−2)−3(2x+1)=4.
Voir le corrigé détaillé
5(x−2)−3(2x+1)=4
⟺5x−10−6x−3=4on développe (attention au signe −)
⟺−x−13=4on réduit
⟺−x=17on ajoute 13
⟺x=−17on divise par −1
9
Résous 32x−1=2x+4.
Voir le corrigé détaillé
32x−1=2x+4
⟺6×32x−1=6×2x+4on multiplie par 6
⟺2(2x−1)=3(x+4)
⟺4x−2=3x+12on développe
⟺x−2=12on retranche 3x
⟺x=14on ajoute 2
10
Résous 4x2−9=0.
Voir le corrigé détaillé
4x2−9=0
⟺(2x)2−32=0
⟺(2x−3)(2x+3)=0identité remarquable
⟺2x−3=0 ou 2x+3=0produit nul
2x−3=0
⟺x=23
2x+3=0
⟺x=−23
Les solutions sont 23 et −23.
11
Résous (x−3)2−16=0.
Voir le corrigé détaillé
(x−3)2−16=0
⟺(x−3)2−42=0
⟺((x−3)−4)((x−3)+4)=0identité remarquable avec A=x−3
⟺(x−7)(x+1)=0on réduit chaque facteur
⟺x−7=0 ou x+1=0produit nul
⟺x=7 ou x=−1
12
Factorise (2x+1)(x−4)+(2x+1)(3x+2), puis résous l’équation obtenue lorsqu’elle est égale à 0.
Voir le corrigé détaillé
(2x+1)(x−4)+(2x+1)(3x+2)
=(2x+1)[(x−4)+(3x+2)]facteur commun 2x+1
=(2x+1)(4x−2)on réduit le crochet
On résout ensuite :
(2x+1)(4x−2)=0
⟺2x+1=0 ou 4x−2=0produit nul
2x+1=0
⟺x=−21
4x−2=0
⟺x=21
13
Résous 3(2x−5)=6x+4, puis 2(3x−1)=6x−2. Que constates-tu ?
Voir le corrigé détaillé
3(2x−5)=6x+4
⟺6x−15=6x+4on développe
⟺−15=4on retranche 6x
⇒égalité fausseaucune solution
2(3x−1)=6x−2
⟺6x−2=6x−2on développe
⟺0=0on retranche 6x−2
⇒égalité toujours vraietous les nombres sont solutions
Quand les termes en x s’éliminent, il reste soit une égalité fausse (aucune solution), soit une égalité vraie (une infinité de solutions).
Niveau 3 — Défi
14
Résous (2x−1)2=(x+4)2.
Voir le corrigé détaillé
On ramène tout dans le membre de gauche pour faire apparaître une différence de deux carrés.
(2x−1)2=(x+4)2
⟺(2x−1)2−(x+4)2=0on retranche (x+4)2
⟺[(2x−1)−(x+4)][(2x−1)+(x+4)]=0identité A2−B2
⟺(x−5)(3x+3)=0on réduit chaque crochet
⟺x−5=0 ou 3x+3=0produit nul
⟺x=5 ou x=−1
Vérification rapide pour x=−1 : (2×(−1)−1)2=9 et (−1+4)2=9. C’est correct.
15
Résous x3=4x.
Voir le corrigé détaillé
Surtout ne pas diviser par x : on perdrait une solution.
x3=4x
⟺x3−4x=0on retranche 4x
⟺x(x2−4)=0facteur commun x
⟺x(x−2)(x+2)=0identité remarquable
⟺x=0 ou x−2=0 ou x+2=0produit nul, étendu à trois facteurs
⟺x=0 ou x=2 ou x=−2
L’équation admet trois solutions : −2, 0 et 2.
16
Pour quelle valeur du nombre m l’équation 3x+m=5x−4 admet-elle 3 pour solution ?
Voir le corrigé détaillé
Dire que 3 est solution, c’est dire que l’égalité devient vraie pour x=3.
membre de gauche pour x=3 : 3×3+m
=9+m
membre de droite pour x=3 : 5×3−4
=11
On écrit alors l’égalité des deux membres, qui devient une équation d’inconnue m.
9+m=11
⟺m=2
Pour m=2, l’équation devient 3x+2=5x−4, dont la solution est bien 3.
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
17
Deux forfaits téléphoniques (Dakar). Aminata hésite entre deux offres pour son téléphone.
Offre Baobab : 3000 F CFA par mois, puis 25 F CFA par minute d’appel ;
Offre Téranga : 8000 F CFA par mois, puis 15 F CFA par minute d’appel.
Pour combien de minutes d’appel les deux offres coûtent-elles le même prix ?
Aminata appelle environ 600 minutes par mois. Quelle offre doit-elle choisir ?
Voir le corrigé détaillé
1. Choix de l’inconnue. Soit x le nombre de minutes d’appel dans le mois.
Mise en équation. Le prix de Baobab est 3000+25x ; celui de Téranga est 8000+15x. On cherche quand ces deux prix sont égaux.
Résolution.
3000+25x=8000+15x
⟺3000+10x=8000on retranche 15x
⟺10x=5000on retranche 3000
⟺x=500on divise par 10
Retour à l’énoncé. Les deux offres coûtent le même prix pour 500 minutes d’appel, soit 3000+25×500=15500 F CFA dans les deux cas.
2. Comparons pour 600 minutes.
Baobab : 3000+25×600
=18000 F CFA
Téranga : 8000+15×600
=17000 F CFA
Au-delà de 500 minutes, Téranga devient plus avantageuse : Aminata doit choisir Téranga, et elle économise 1000 F CFA par mois.
18
Le champ de Fatimé (Abéché). Fatimé possède un champ rectangulaire. Sa longueur mesure 12 m de plus que sa largeur, et il faut 96 m de clôture pour en faire le tour.
Détermine les dimensions du champ.
Quelle est son aire ?
Fatimé veut planter du mil à raison de 4 plants par mètre carré. Combien lui faut-il de plants ?
Voir le corrigé détaillé
1. Choix de l’inconnue. Soit x la largeur du champ, en mètres. La longueur vaut alors x+12.
Mise en équation. La clôture correspond au périmètre, égal à 96 m.
2(x+(x+12))=96
Résolution.
2(x+(x+12))=96
⟺2(2x+12)=96on réduit dans la parenthèse
⟺4x+24=96on développe
⟺4x=72on retranche 24
⟺x=18on divise par 4
Retour à l’énoncé. La largeur 18 m est positive : la valeur convient.
largeur =18 m
longueur =18+12=30 m
vérification : 2×(18+30)=96périmètre conforme
Le champ mesure 18 m sur 30 m.
2. Aire du champ :
18×30=540
L’aire vaut 540 m².
3. Nombre de plants :
540×4=2160
Il faut 2 160 plants de mil.
19
Une histoire de famille (Abidjan). Aujourd’hui, Kouadio a 12 ans et son père 42 ans.
Dans combien d’années l’âge du père sera-t-il exactement le double de celui de Kouadio ?
Y a-t-il eu, dans le passé, une année où le père avait le quadruple de l’âge de son fils ?
Voir le corrigé détaillé
1. Choix de l’inconnue. Soit x le nombre d’années à attendre.
Mise en équation. Dans x années, Kouadio aura 12+x ans et son père 42+x ans. On veut que l’âge du père soit le double.
42+x=2(12+x)
Résolution.
42+x=2(12+x)
⟺42+x=24+2xon développe
⟺42=24+xon retranche x
⟺18=xon retranche 24
⟺x=18
Retour à l’énoncé. Dans 18 ans, Kouadio aura 30 ans et son père 60 ans : c’est bien le double.
2. Notons y le nombre d’années écoulées depuis cet instant du passé. Kouadio avait alors 12−y ans et son père 42−y ans.
42−y=4(12−y)
⟺42−y=48−4yon développe
⟺42+3y=48on ajoute 4y
⟺3y=6on retranche 42
⟺y=2
Il y a 2 ans : Kouadio avait 10 ans et son père 40 ans, soit bien le quadruple. La valeur y=2 est acceptable car elle est positive et inférieure à 12 — Kouadio était déjà né.