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Circuits RLC et oscillations électriques

Étudier les régimes transitoires et les oscillations d'un circuit.

Physique Terminale Chapitre 7 / 11 ⏱ 11 h

Ce que tu sauras faire à la fin

  • Résoudre l'équation différentielle d'un circuit RC ou RL
  • Calculer la période propre d'un circuit LC
  • Interpréter un oscillogramme d'amortissement

Jusqu'ici, tu as étudié des circuits en régime permanent : une fois les interrupteurs fermés, les tensions et les courants ne bougent plus, et la loi d'Ohm suffit à tout calculer. Ce chapitre change de perspective : il s'intéresse à ce qui se passe pendant que le circuit s'installe, et surtout à des circuits qui ne se stabilisent jamais — ils oscillent. C'est ce phénomène qui permet à un poste de radio de sélectionner une station à Dakar, à une montre à quartz de battre la seconde, ou à une bougie de moteur de produire une étincelle.

La démarche est toujours la même : écrire la loi des mailles, remplacer chaque tension par sa relation avec la charge ou le courant, et obtenir une équation différentielle. Tu commenceras par des circuits « du premier ordre » (RC, RL), où une seule grandeur s'accumule progressivement, puis tu passeras aux circuits « du second ordre » (LC, RLC), où l'énergie fait des allers-retours entre deux éléments — exactement comme un pendule qui oscille entre énergie cinétique et énergie potentielle.

Cette parenté avec la mécanique n'est pas un hasard : les mêmes équations gouvernent une masse au bout d'un ressort et une charge dans un circuit LC. Tu retrouveras donc des outils déjà rencontrés (résolution d'équations différentielles, pulsation propre, amortissement) dans un habillage neuf. Le chapitre est dense, mais chaque section s'appuie sur la précédente : prends le temps de bien assimiler les dipôles RC et RL avant d'aborder les oscillations proprement dites.

1Dipôle RC : charge et décharge

1.1  Rappels sur le condensateur

Définition

Un condensateur est constitué de deux armatures conductrices séparées par un isolant (le diélectrique). Sous l'effet d'une tension uu à ses bornes, il accumule sur son armature « + » une charge qq proportionnelle à uu :

q=Cuq = Cu

CC est la capacité du condensateur, exprimée en farad (F). En convention récepteur (la flèche de ii entrant par la borne où pointe la flèche de uu), l'intensité qui charge l'armature « + » est :

i=dqdt=Cdudti = \dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} = C\dfrac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}

Attention

Le farad est une unité énorme pour l'électronique usuelle : les condensateurs réels s'expriment en microfarads (1 μF=10−6 F1\ \mu\text{F} = 10^{-6}\ \text{F}), nanofarads ou picofarads. Convertis systématiquement en farads avant tout calcul, sous peine d'erreurs de plusieurs ordres de grandeur — piège classique du bac.

Le condensateur emmagasine de l'énergie sous forme électrique. On la retrouve en intégrant la puissance reçue p=uip = ui.

Démonstration — énergie Ee=12Cu2E_e = \dfrac{1}{2}Cu^{2}

La puissance reçue est p(t)=u(t) i(t)p(t) = u(t)\,i(t), avec i=Cdudti = C\dfrac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} :

  1. p=u×Cdudtp = u \times C\dfrac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}
  2. ==C ududtC\,u\dfrac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}
  3. ==ddt(12Cu2)\dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\dfrac{1}{2}Cu^{2}\right)car ddt(u2)=2ududt\dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}(u^2) = 2u\dfrac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}

L'énergie emmagasinée entre l'instant où u=0u=0 et l'instant où la tension vaut uu est l'intégrale de pp, c'est-à-dire précisément la quantité dont pp est la dérivée :

Ee=12Cu2=q22C=12quE_e = \dfrac{1}{2}Cu^{2} = \dfrac{q^{2}}{2C} = \dfrac{1}{2}qu

C.Q.F.D.

1.2  Charge d'un condensateur à travers un résistor

Considère le montage de la Figure 1 : un générateur de f.é.m. EE, un résistor RR et un condensateur CC initialement déchargé, en série. À l'instant t=0t=0, on ferme l'interrupteur KK.

Montage RC — convention récepteur K R uR qC uC i E+−
Figure 1 — Montage RC en position « charge ». Le courant ii, la tension uRu_R et la tension uCu_C sont orientés en convention récepteur, tous dans le sens de parcours de la maille ; qq est la charge de l'armature par laquelle ii entre.
Démonstration — mise en équation

La loi des mailles donne, en parcourant la maille dans le sens choisi :

  1. E=uR+uCE = u_R + u_C
  2. uR=Riu_R = Riloi d'Ohm, même sens que ii
  3. i=CduCdti = C\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}relation du condensateur
  4. ⇒\RightarrowE=RCduCdt+uCE = RC\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + u_C

On obtient l'équation différentielle du premier ordre, à coefficients constants, avec second membre :

duCdt+uCRC=ERC\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + \dfrac{u_C}{RC} = \dfrac{E}{RC}

Théorème — solution

Avec la condition initiale uC(0)=0u_C(0)=0, la solution de cette équation est :

uC(t)=E(1−e−t/τ)avecτ=RCu_C(t) = E\left(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau}\right) \qquad \text{avec} \qquad \tau = RC

τ\tau est la constante de temps du dipôle RC, homogène à un temps et exprimée en secondes. On vérifie par substitution : duCdt=Eτe−t/τ\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} = \dfrac{E}{\tau}\mathrm{e}^{-t/\tau}, et Eτe−t/τ+E(1−e−t/τ)τ=Eτ\dfrac{E}{\tau}\mathrm{e}^{-t/\tau} + \dfrac{E(1-\mathrm{e}^{-t/\tau})}{\tau} = \dfrac{E}{\tau}, qui est bien égal à ERC\dfrac{E}{RC}.

Méthode — lire τ\tau sur un graphe

La tangente à la courbe uC(t)u_C(t) à l'origine coupe l'asymptote uC=Eu_C = E à l'abscisse t=τt=\tau (car la pente initiale vaut E/τE/\tau). Au bout de 5τ5\tau, le régime permanent est atteint à mieux que 1%1\% près : e−5≈0,0067\mathrm{e}^{-5}\approx 0{,}0067.

Charge et décharge de uC(t)u_C(t) — E=6,0 VE=6{,}0\ \text{V}, τ=1,0 s\tau = 1{,}0\ \text{s} u (V)t (s) 0246 012345 charge : E(1−e−t/τ)E(1-\mathrm{e}^{-t/\tau}) décharge : E e−t/τE\,\mathrm{e}^{-t/\tau} τ
Figure 2 — Courbes de charge et de décharge de uC(t)u_C(t). À t=τt=\tau, la charge atteint 63%63\% de EE et la décharge est retombée à 37%37\% de sa valeur initiale.
Exemple — application numérique

Un générateur E=6,0 VE = 6{,}0\ \text{V} charge un condensateur C=500 μFC = 500\ \mu\text{F} à travers R=2,0 kΩR = 2{,}0\ \text{k}\Omega.

  1. τ=RC=2,0×103×500×10−6\tau = RC = 2{,}0\times10^{3} \times 500\times10^{-6}
  2. ==1,0 s1{,}0\ \text{s}
  3. uC(τ)=6,0(1−e−1)u_C(\tau) = 6{,}0\left(1-\mathrm{e}^{-1}\right)
  4. ≈\approx3,8 V3{,}8\ \text{V}soit 63%63\% de EE
Exemple — partage de l'énergie

Quelle fraction de l'énergie fournie par le générateur est-elle dissipée par effet Joule pendant la charge ? La charge totale transférée est Q=CEQ=CE ; le générateur fournit donc Wgen=EQ=CE2W_{gen}=EQ=CE^{2}, quel que soit RR.

  1. Wgen=CE2W_{gen} = CE^{2}
  2. Wstock=12CE2W_{stock} = \dfrac{1}{2}CE^{2}énergie finale du condensateur
  3. ⇒\RightarrowWJoule=Wgen−Wstock=12CE2W_{Joule} = W_{gen}-W_{stock} = \dfrac{1}{2}CE^{2}

Avec C=500 μFC=500\ \mu\text{F} et E=6,0 VE=6{,}0\ \text{V} : CE2=18 mJCE^{2}=18\ \text{mJ}, donc Wstock=WJoule=9,0 mJW_{stock}=W_{Joule}=9{,}0\ \text{mJ}. Exactement la moitié de l'énergie fournie est perdue en chaleur dans RR, quelle que soit sa valeur.

1.3  Décharge du condensateur

Le condensateur, chargé sous U0U_0, est maintenant isolé du générateur et refermé sur le seul résistor RR (on redéfinit l'origine des temps à l'instant de la reconnexion). La loi des mailles s'écrit uR+uC=0u_R+u_C=0, soit RCduCdt+uC=0RC\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}+u_C=0 : même équation que précédemment, mais sans second membre.

Propriété

La solution vérifiant uC(0)=U0u_C(0)=U_0 est :

uC(t)=U0 e−t/ττ=RCu_C(t) = U_0\,\mathrm{e}^{-t/\tau} \qquad \tau = RC

La même constante de temps τ=RC\tau=RC gouverne la charge et la décharge : elle ne dépend que du dipôle, pas de la façon dont on l'exploite.

Attention

Ne confonds pas les deux régimes : à la charge, uCu_C part de 00 et croît vers EE ; à la décharge, uCu_C part de U0U_0 et décroît vers 00. Dans les deux cas τ\tau se lit de la même façon sur le graphe (Figure 2), mais l'équation différentielle change de second membre.

2Dipôle RL : établissement du courant

2.1  Rappels sur la bobine

Définition

Une bobine (ou inductance) s'oppose aux variations du courant qui la traverse. En convention récepteur, pour une bobine idéale (résistance nulle) d'inductance LL :

u=Ldidtu = L\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}

LL s'exprime en henry (H). Une bobine réelle possède toujours une résistance propre rr ; sauf mention contraire, on considère ici des bobines idéales ou l'on inclut rr dans la résistance totale RR du circuit.

Propriété — continuité du courant

Le courant traversant une bobine ne peut pas subir de discontinuité : i(0−)=i(0+)i(0^{-}) = i(0^{+}). En effet, une variation brutale de ii donnerait didt\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} infinie, donc une tension uu infinie aux bornes de la bobine, physiquement impossible.

Attention — piège classique

C'est le courant qui est continu à travers une bobine, et la tension qui est continue aux bornes d'un condensateur — jamais l'inverse. À t=0t=0, uCu_C ne saute pas mais iCi_C le peut ; iLi_L ne saute pas mais uLu_L le peut.

Comme pour le condensateur, on établit l'énergie emmagasinée en intégrant p=uip=ui :

  1. p=ui=Lididt=ddt(12Li2)p = ui = Li\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} = \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\dfrac{1}{2}Li^{2}\right)
Propriété

Em=12Li2E_m = \dfrac{1}{2}Li^{2}

C'est l'analogue, pour la bobine, de Ee=12Cu2E_e=\dfrac{1}{2}Cu^2 pour le condensateur : l'une stocke de l'énergie magnétique, l'autre de l'énergie électrique.

2.2  Établissement du courant

Un générateur EE, un résistor RR et une bobine LL sont montés en série (Figure 3). À t=0t=0, on ferme KK ; le courant est nul à cet instant (continuité).

Montage RL — convention récepteur K R uR L uL i E+−
Figure 3 — Montage RL. La bobine s'oppose à l'établissement du courant : uLu_L est maximale à t=0t=0 puis s'annule en régime permanent.
Démonstration — mise en équation
  1. E=uR+uLE = u_R + u_L
  2. uR=Riu_R = Ri
  3. uL=Ldidtu_L = L\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}
  4. ⇒\RightarrowE=Ri+LdidtE = Ri + L\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}
  5. ⇔\Leftrightarrowdidt+iτ=EL\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + \dfrac{i}{\tau} = \dfrac{E}{L}avec τ=LR\tau = \dfrac{L}{R}
Théorème — solution

Avec i(0)=0i(0)=0 :

i(t)=ER(1−e−t/τ)τ=LRi(t) = \dfrac{E}{R}\left(1-\mathrm{e}^{-t/\tau}\right) \qquad \tau = \dfrac{L}{R}

Imax=ERI_{max}=\dfrac{E}{R} est le courant en régime permanent, atteint asymptotiquement — la bobine se comporte alors comme un simple fil (sa tension uLu_L tend vers 00).

Établissement du courant i(t)i(t) — E=12 VE=12\ \text{V}, R=100 ΩR=100\ \Omega, τ=5,0 ms\tau = 5{,}0\ \text{ms} i (mA)t (ms) 0306090120 0510152025 Imax i(t) = Imax(1 − e^(−t/τ)) τ
Figure 4 — Établissement du courant dans un dipôle RL : même forme que la charge d'un condensateur, avec τ=L/R\tau = L/R.
Exemple — application numérique

E=12 VE=12\ \text{V}, R=100 ΩR=100\ \Omega, L=0,50 HL=0{,}50\ \text{H}.

  1. τ=LR=0,50100\tau = \dfrac{L}{R} = \dfrac{0{,}50}{100}
  2. ==5,0×10−3 s=5,0 ms5{,}0\times10^{-3}\ \text{s} = 5{,}0\ \text{ms}
  3. Imax=ER=12100I_{max} = \dfrac{E}{R} = \dfrac{12}{100}
  4. ==0,12 A=120 mA0{,}12\ \text{A} = 120\ \text{mA}
  5. i(τ)=120(1−e−1)i(\tau) = 120\left(1-\mathrm{e}^{-1}\right)
  6. ≈\approx76 mA76\ \text{mA}
Exemple — l'énergie n'est pas proportionnelle au temps

À t=τt=\tau, le courant a atteint 63%63\% de ImaxI_{max}. Quelle fraction de l'énergie finale Em(∞)=12LImax2E_m(\infty)=\dfrac12 LI_{max}^2 est-elle déjà stockée ?

  1. Em(τ)Em(∞)=(i(τ)Imax)2=(1−e−1)2\dfrac{E_m(\tau)}{E_m(\infty)} = \left(\dfrac{i(\tau)}{I_{max}}\right)^{2} = \left(1-\mathrm{e}^{-1}\right)^{2}
  2. ≈\approx0,6322≈0,400{,}632^{2} \approx 0{,}40

Seulement 40 % de l'énergie finale est stockée à t=τt=\tau, alors que le courant a déjà atteint 63 % : l'énergie varie comme le carré du courant.

Physique & Co — La découverte de l'auto-induction

En 1832, l'Américain Joseph Henry observe qu'une bobine parcourue par un courant variable développe, à ses propres bornes, une tension qui s'oppose à cette variation — l'auto-induction. Faraday venait de découvrir l'induction entre deux circuits distincts ; Henry montre qu'un circuit peut s'induire lui-même. En 1893, le congrès international des électriciens de Chicago donne son nom à l'unité d'inductance, le henry (H).

Rupture du courant. Si l'on ouvre l'interrupteur d'un circuit RL parcouru par I0I_0, la continuité impose i(0+)=I0i(0^+)=I_0 : le courant décroît selon i(t)=I0 e−t/τ′i(t)=I_0\,\mathrm{e}^{-t/\tau'} sans jamais sauter à zéro. Sans chemin de substitution, cette continuité forcée crée une surtension aux bornes de l'interrupteur, capable de produire un arc — le principe, exploité de façon contrôlée, de l'étincelle d'allumage d'un moteur (section 6).

3Circuit LC : oscillations libres

3.1  Mise en équation : décharge oscillante

Charge un condensateur CC sous une tension U0U_0, puis connecte-le directement à une bobine idéale LL (sans résistance), sans générateur : c'est le circuit LC de la Figure 5. Que se passe-t-il quand on ferme KK ?

Montage LC — charge initiale q(0)=Qmq(0)=Q_m, i(0)=0i(0)=0 K qC uC i L uL
Figure 5 — Montage LC. Le sens de ii est choisi arbitrairement ; qq désigne la charge de l'armature par laquelle ii entre, si bien que i=dqdti=\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t}.
Démonstration — équation différentielle du circuit LC

La maille ne contient ni générateur ni résistance. En parcourant la boucle dans le sens de ii, la loi des mailles donne :

  1. uL+uC=0u_L + u_C = 0
  2. uC=qCu_C = \dfrac{q}{C}relation du condensateur
  3. uL=Ldidt=Ld2qdt2u_L = L\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} = L\dfrac{\mathrm{d}^{2}q}{\mathrm{d}t^{2}}relation de la bobine, avec i=dqdti=\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t}
  4. ⇒\RightarrowLd2qdt2+qC=0L\dfrac{\mathrm{d}^{2}q}{\mathrm{d}t^{2}} + \dfrac{q}{C} = 0
  5. ⇔\Leftrightarrowq¨+qLC=0\ddot{q} + \dfrac{q}{LC} = 0

C'est l'équation différentielle du second ordre, linéaire, sans second membre, qui gouverne toutes les oscillations libres de ce chapitre. C.Q.F.D.

3.2  Solution : la période propre

Théorème

La solution générale de q¨+ω02q=0\ddot{q} + \omega_0^{2}q = 0 avec ω0=1LC\omega_0 = \dfrac{1}{\sqrt{LC}} est sinusoïdale :

q(t)=Qmcos⁡(ω0t+φ)q(t) = Q_m\cos(\omega_0 t + \varphi)

où Qm>0Q_m>0 (amplitude) et φ\varphi (phase à l'origine) sont fixés par les conditions initiales. On vérifie par substitution : q¨=−ω02Qmcos⁡(ω0t+φ)=−ω02q\ddot{q} = -\omega_0^{2}Q_m\cos(\omega_0 t+\varphi) = -\omega_0^{2}q, donc q¨+ω02q=0\ddot{q}+\omega_0^{2}q=0 est bien satisfaite.

Propriété — période propre

Les oscillations sont périodiques, de période propre :

T0=2πω0=2πLCT_0 = \dfrac{2\pi}{\omega_0} = 2\pi\sqrt{LC}

T0T_0 ne dépend que de LL et CC — ni de l'amplitude QmQ_m, ni des conditions initiales : c'est la signature du circuit, comme la période d'un pendule ne dépend pas de l'amplitude des petites oscillations.

Exemple — pulsation et période propres

Circuit de référence : L=0,20 HL=0{,}20\ \text{H}, C=5,0 μFC=5{,}0\ \mu\text{F}.

  1. ω0=1LC=10,20×5,0×10−6\omega_0 = \dfrac{1}{\sqrt{LC}} = \dfrac{1}{\sqrt{0{,}20\times5{,}0\times10^{-6}}}
  2. ==1,0×103 rad⋅s−11{,}0\times10^{3}\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}
  3. T0=2πω0T_0 = \dfrac{2\pi}{\omega_0}
  4. ≈\approx6,3×10−3 s=6,3 ms6{,}3\times10^{-3}\ \text{s} = 6{,}3\ \text{ms}
  5. f0=1T0f_0 = \dfrac{1}{T_0}
  6. ≈\approx1,6×102 Hz1{,}6\times10^{2}\ \text{Hz}

3.3  Expressions de q(t), u(t), i(t)

Prenons l'origine des temps à l'instant où le condensateur est complètement chargé : q(0)=Qmq(0)=Q_m et i(0)=0i(0)=0. Alors φ=0\varphi=0, et :

  1. q(t)=Qmcos⁡(ω0t)q(t) = Q_m\cos(\omega_0 t)
  2. uC(t)=q(t)C=U0cos⁡(ω0t)u_C(t) = \dfrac{q(t)}{C} = U_0\cos(\omega_0 t)U0=Qm/CU_0 = Q_m/C
  3. i(t)=dqdt=−Qmω0sin⁡(ω0t)i(t) = \dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} = -Q_m\omega_0\sin(\omega_0 t)
  4. ==Imcos⁡(ω0t+π2)I_m\cos\left(\omega_0 t + \dfrac{\pi}{2}\right)−sin⁡θ=cos⁡(θ+π/2)-\sin\theta=\cos(\theta+\pi/2), Im=Qmω0I_m=Q_m\omega_0
Propriété — quadrature

L'intensité i(t)i(t) est en quadrature avance sur la charge q(t)q(t) : elle est déphasée de +π2+\dfrac{\pi}{2} par rapport à qq. Concrètement, ii est extrémale quand qq s'annule, et réciproquement — jamais les deux en même temps.

Attention — piège classique

Ne dis jamais que « le courant est maximal quand la charge est maximale » : c'est l'inverse ! Quand q=Qmq=Q_m (condensateur plein), le courant est nul ; un quart de période plus tard, q=0q=0 et ∣i∣=Im|i|=I_m est maximal (toute l'énergie est passée dans la bobine).

Charge q(t)q(t) et intensité i(t)i(t) : quadrature de phase q(t)/Qm i(t)/Im 10-1 0T0/2T03T0/22T0
Figure 6 — q(t)q(t) et i(t)i(t) normalisées à leurs amplitudes respectives (Qm=30 μCQ_m=30\ \mu\text{C}, Im=30 mAI_m=30\ \text{mA} pour le circuit de référence). Le décalage d'un quart de période visualise la quadrature.
Exemple — écrire les trois expressions

Pour le circuit de référence chargé sous U0=6,0 VU_0=6{,}0\ \text{V} : Qm=CU0=5,0×10−6×6,0=30 μCQ_m=CU_0=5{,}0\times10^{-6}\times6{,}0=30\ \mu\text{C}, Im=Qmω0=30×10−6×1,0×103=30 mAI_m=Q_m\omega_0=30\times10^{-6}\times1{,}0\times10^{3}=30\ \text{mA}. D'où :

q(t)=30cos⁡(1000 t) μCuC(t)=6,0cos⁡(1000 t) Vi(t)=−30sin⁡(1000 t) mAq(t)=30\cos(1000\,t)\ \mu\text{C} \quad u_C(t)=6{,}0\cos(1000\,t)\ \text{V} \quad i(t)=-30\sin(1000\,t)\ \text{mA}

3.4  Conservation de l'énergie électromagnétique

Démonstration — l'énergie totale se conserve

L'énergie électromagnétique totale est Etot=Ee+Em=q22C+12Li2E_{tot} = E_e + E_m = \dfrac{q^{2}}{2C} + \dfrac{1}{2}Li^{2}. Dérivons-la par rapport au temps :

  1. dEtotdt=qCdqdt+Lididt\dfrac{\mathrm{d}E_{tot}}{\mathrm{d}t} = \dfrac{q}{C}\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} + Li\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}
  2. ==qC i+Liq¨\dfrac{q}{C}\,i + Li\ddot{q}dq/dt=i\mathrm{d}q/\mathrm{d}t=i
  3. ==qC i+i(−qC)\dfrac{q}{C}\,i + i\left(-\dfrac{q}{C}\right)équation du circuit : Lq¨=−q/CL\ddot q=-q/C
  4. ==00

EtotE_{tot} est donc constante : l'énergie électromagnétique du circuit LC idéal se conserve. C.Q.F.D.

Propriété

Etot=Qm22C=12LIm2E_{tot} = \dfrac{Q_m^{2}}{2C} = \dfrac{1}{2}LI_m^{2}

Ces deux écritures coïncident car Im=Qmω0=Qm/LCI_m=Q_m\omega_0=Q_m/\sqrt{LC}. Pour le circuit de référence : Etot=(30×10−6)22×5,0×10−6=90 μJE_{tot}=\dfrac{(30\times10^{-6})^{2}}{2\times5{,}0\times10^{-6}}=90\ \mu\text{J}.

Énergies Ee(t)E_e(t), Em(t)E_m(t) et EtotE_{tot} — circuit LC idéal Ee(t) Em(t) Etot (constante) Etot0 0T0/2T03T0/22T0
Figure 7 — Échanges permanents entre énergie électrique EeE_e et énergie magnétique EmE_m ; leur somme reste égale à EtotE_{tot}.
Attention

Sur la Figure 7, EeE_e et EmE_m oscillent avec une période T0/2T_0/2, et non T0T_0 : cos⁡2\cos^{2} et sin⁡2\sin^{2} ont une période moitié de celle de cos⁡\cos. Un piège fréquent au bac consiste à lire directement T0T_0 sur une courbe d'énergie.

4Circuit RLC série amorti

4.1  Mise en équation

Le circuit LC réel comporte toujours une résistance (celle du fil, de la bobine, ou un résistor ajouté RR) : c'est le circuit RLC série (Figure 8). Le même raisonnement qu'en 3.1, avec le terme uRu_R en plus, donne :

Montage RLC série — convention récepteur K R uR qC uC i L
Figure 8 — Montage RLC série libre (sans générateur) : mêmes conventions que la Figure 5, avec un résistor RR en plus.
Démonstration
  1. uR+uL+uC=0u_R + u_L + u_C = 0
  2. ⇒\RightarrowRi+Lq¨+qC=0Ri + L\ddot q + \dfrac{q}{C} = 0
  3. ⇔\Leftrightarrowq¨+RLq˙+qLC=0\ddot{q} + \dfrac{R}{L}\dot{q} + \dfrac{q}{LC} = 0

Le terme en q˙=i\dot q = i est le terme d'amortissement : il traduit la dissipation d'énergie par effet Joule dans RR.

4.2  Les trois régimes

Méthode — équation caractéristique

On cherche des solutions q=A ertq=A\,\mathrm{e}^{rt}. En reportant dans l'équation, rr doit vérifier :

r2+RLr+1LC=0Δ=(RL)2−4LCr^{2} + \dfrac{R}{L}r + \dfrac{1}{LC} = 0 \qquad \Delta = \left(\dfrac{R}{L}\right)^{2} - \dfrac{4}{LC}

Le signe de Δ\Delta fixe la nature du régime. Il s'annule pour la résistance critique Rc=2L/CR_c = 2\sqrt{L/C}.

Théorème — les trois régimes
  • R<RcR < R_c (Δ<0\Delta<0) : régime pseudo-périodique. Racines complexes r=−λ±jΩr=-\lambda\pm\mathrm{j}\Omega, avec λ=R2L\lambda=\dfrac{R}{2L} et Ω=ω02−λ2\Omega=\sqrt{\omega_0^{2}-\lambda^{2}}. La charge oscille en s'amortissant : q(t)=Qm e−λtcos⁡(Ωt+φ)q(t)=Q_m\,\mathrm{e}^{-\lambda t}\cos(\Omega t+\varphi), de pseudo-période T=2πΩT=\dfrac{2\pi}{\Omega}. Si R≪RcR\ll R_c, Ω≈ω0\Omega\approx\omega_0 donc T≈T0T\approx T_0.
  • R=RcR = R_c (Δ=0\Delta=0) : régime critique. Racine double r=−λ=−ω0r=-\lambda=-\omega_0 ; q(t)=(A+Bt) e−ω0tq(t)=(A+Bt)\,\mathrm{e}^{-\omega_0 t} : retour à l'équilibre le plus rapide possible sans oscillation.
  • R>RcR > R_c (Δ>0\Delta>0) : régime apériodique. Deux racines réelles négatives distinctes r1,r2r_1,r_2 ; q(t)=A er1t+B er2tq(t)=A\,\mathrm{e}^{r_1 t}+B\,\mathrm{e}^{r_2 t} : retour à l'équilibre sans oscillation, mais plus lentement qu'en régime critique.
Les trois régimes — L=0,20 HL=0{,}20\ \text{H}, C=5,0 μFC=5{,}0\ \mu\text{F} (Rc=400 ΩR_c=400\ \Omega) R=40Ω R=400Ω R=1000Ω Qm0-Qm 0510152025 t(ms)
Figure 9 — Réponse q(t)q(t) du même circuit LC (L=0,20 HL=0{,}20\ \text{H}, C=5,0 μFC=5{,}0\ \mu\text{F}, Qm=30 μCQ_m=30\ \mu\text{C}) pour trois valeurs de RR. Le régime critique revient à zéro le plus vite, sans jamais osciller.
Attention — piège classique

N'affirme jamais que le régime apériodique « revient plus vite » que le critique : c'est l'inverse. Le régime critique (R=RcR=R_c) est, par définition, le retour à l'équilibre le plus rapide sans dépassement. Augmenter encore RR au-delà de RcR_c ralentit le retour (la bobine et le résistor se gênent mutuellement).

Exemple — identifier le régime

Pour L=0,20 HL=0{,}20\ \text{H} et C=5,0 μFC=5{,}0\ \mu\text{F} : Rc=2L/C=24,0×104=400 ΩR_c=2\sqrt{L/C}=2\sqrt{4{,}0\times10^{4}}=400\ \Omega.

  1. R=40 Ω<RcR=40\ \Omega < R_cpseudo-périodique
  2. R=400 Ω=RcR=400\ \Omega = R_ccritique
  3. R=1000 Ω>RcR=1000\ \Omega > R_capériodique
Exemple — pseudo-période pour R=40 ΩR=40\ \Omega
  1. λ=R2L=400,40\lambda = \dfrac{R}{2L} = \dfrac{40}{0{,}40}
  2. ==100 s−1100\ \text{s}^{-1}
  3. Ω=ω02−λ2=106−104\Omega = \sqrt{\omega_0^{2}-\lambda^{2}} = \sqrt{10^{6}-10^{4}}
  4. ≈\approx995 rad⋅s−1995\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}
  5. T=2πΩT = \dfrac{2\pi}{\Omega}
  6. ≈\approx6,3 ms6{,}3\ \text{ms}très proche de T0=6,3 msT_0=6{,}3\ \text{ms}

5Analogies électromécaniques

Reprends l'équation du circuit LC, q¨+qLC=0\ddot{q}+\dfrac{q}{LC}=0, et compare-la à celle d'une masse mm accrochée à un ressort de raideur kk, sans frottement : x¨+kmx=0\ddot{x}+\dfrac{k}{m}x=0. Ce sont, littéralement, la même équation — seuls les noms des grandeurs changent. Cette parenté n'est pas un hasard : dans les deux cas, un système échange en permanence son énergie entre deux « réservoirs » (élastique et cinétique, ou électrique et magnétique).

Propriété — correspondance électromécanique

On fait correspondre les énergies terme à terme : 12mv2↔12Li2\frac12 mv^{2}\leftrightarrow \frac12 Li^{2} (cinétique / magnétique) et 12kx2↔q22C\frac12 kx^{2}\leftrightarrow \frac{q^{2}}{2C} (élastique / électrique). On en déduit :

Grandeur mécaniqueGrandeur électrique
position xx (m)charge qq (C)
vitesse v=x˙v=\dot x (m·s⁻¹)intensité i=q˙i=\dot q (A)
masse mm (kg)inductance LL (H)
raideur kk (N·m⁻¹)inverse de capacité 1/C1/C (F⁻¹)
frottement fluide hh (N·s·m⁻¹)résistance RR (Ω\Omega)
pulsation propre ω0=k/m\omega_0=\sqrt{k/m}pulsation propre ω0=1/LC\omega_0=1/\sqrt{LC}

L'analogie se prolonge à l'amortissement : un pendule élastique freiné par un frottement fluide −hv-h v obéit à mx¨+hx˙+kx=0m\ddot x + h\dot x + kx = 0, à comparer avec Lq¨+Rq˙+q/C=0L\ddot q + R\dot q + q/C = 0. Les trois mêmes régimes existent côté mécanique : pseudo-périodique (faible frottement), critique, apériodique (fort frottement, comme un pendule plongé dans du miel) — avec la résistance critique mécanique hc=2mkh_c = 2\sqrt{mk}, exact analogue de Rc=2L/CR_c=2\sqrt{L/C}.

Exemple — de l'électrique au mécanique

Notre circuit LC de référence a ω0=1,0×103 rad⋅s−1\omega_0=1{,}0\times10^{3}\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}. Quelle raideur kk donner à un ressort portant une masse m=50 gm=50\ \text{g} pour obtenir la même pulsation propre ?

  1. ω0=km⇒k=mω02\omega_0 = \sqrt{\dfrac{k}{m}} \Rightarrow k = m\omega_0^{2}
  2. k=50×10−3×(1,0×103)2k = 50\times10^{-3}\times(1{,}0\times10^{3})^{2}
  3. ==5,0×104 N⋅m−15{,}0\times10^{4}\ \text{N}\cdot\text{m}^{-1}
Exemple — un amortisseur est-il pseudo-périodique ?

Un amortisseur de véhicule : masse suspendue m=15 kgm=15\ \text{kg}, raideur k=2,0×104 N⋅m−1k=2{,}0\times10^{4}\ \text{N}\cdot\text{m}^{-1}, frottement h=800 N⋅s⋅m−1h=800\ \text{N}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1}.

  1. hc=2mk=215×2,0×104h_c = 2\sqrt{mk} = 2\sqrt{15\times2{,}0\times10^{4}}
  2. ==23,0×105≈1,1×103 N⋅s⋅m−12\sqrt{3{,}0\times10^{5}} \approx 1{,}1\times10^{3}\ \text{N}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1}
  3. h=800 N⋅s⋅m−1<hch = 800\ \text{N}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1} < h_c

Le système est en régime pseudo-périodique : après un nid-de-poule, la caisse oscille un peu avant de se stabiliser — c'est voulu, un amortisseur trop raide (proche du régime critique) transmettrait plus brutalement les chocs.

6Énergie dans un circuit oscillant

6.1  Bilan énergétique du circuit RLC

Démonstration — l'énergie décroît par effet Joule

Reprenons Etot=q22C+12Li2E_{tot}=\dfrac{q^2}{2C}+\dfrac12 Li^2 pour le circuit RLC série (Lq¨+Rq˙+q/C=0L\ddot q + R\dot q + q/C=0) :

  1. dEtotdt=qCi+Liq¨\dfrac{\mathrm{d}E_{tot}}{\mathrm{d}t} = \dfrac{q}{C}i + Li\ddot q
  2. ==qCi+i(−Ri−qC)\dfrac{q}{C}i + i\left(-Ri-\dfrac{q}{C}\right)équation du circuit : Lq¨=−Ri−q/CL\ddot q=-Ri-q/C
  3. ==−Ri2-Ri^{2}

Comme R>0R>0 et i2⩾0i^2\geqslant0, dEtotdt⩽0\dfrac{\mathrm{d}E_{tot}}{\mathrm{d}t}\leqslant0 : l'énergie totale ne peut que décroître, dissipée en chaleur dans RR. On retrouve le cas limite R=0R=0 (circuit LC, section 3.4) où l'énergie se conserve exactement. C.Q.F.D.

Propriété — enveloppe de l'énergie

En régime pseudo-périodique faiblement amorti, l'amplitude décroît en e−λt\mathrm{e}^{-\lambda t}, donc l'énergie (proportionnelle au carré de l'amplitude) décroît en :

Etot(t)≈Etot(0) e−2λtλ=R2LE_{tot}(t) \approx E_{tot}(0)\,\mathrm{e}^{-2\lambda t} \qquad \lambda = \dfrac{R}{2L}

Exemple — perte d'énergie sur une pseudo-période

Pour R=40 ΩR=40\ \Omega (circuit de référence, λ=100 s−1\lambda=100\ \text{s}^{-1}, T≈6,3 msT\approx6{,}3\ \text{ms}) :

  1. Etot(T)Etot(0)=e−2λT=e−2×100×6,3×10−3\dfrac{E_{tot}(T)}{E_{tot}(0)} = \mathrm{e}^{-2\lambda T} = \mathrm{e}^{-2\times100\times6{,}3\times10^{-3}}
  2. ≈\approxe−1,26≈0,28\mathrm{e}^{-1{,}26}\approx0{,}28

Il ne reste que 28%28\% de l'énergie initiale après une seule pseudo-période : bien que R=40 ΩR=40\ \Omega soit 1010 fois plus petit que RcR_c, l'amortissement relatif par période reste important. C'est pourquoi, en pratique, on cherche à réduire RR bien davantage pour obtenir des oscillations visibles sur de nombreuses périodes.

6.2  Entretien des oscillations

Un circuit RLC livré à lui-même voit toujours ses oscillations s'éteindre : c'est gênant pour une horloge ou un émetteur radio, qui doivent osciller indéfiniment. La solution : ajouter au circuit un dispositif à résistance négative qui, à chaque instant, réinjecte exactement l'énergie perdue par effet Joule.

Montage d'entretien des oscillations R uR −R′ u′ qC i L
Figure 10 — Le dispositif −R′-R' (alimenté séparément, non représenté) se comporte comme une résistance négative : il fournit de l'énergie au lieu d'en dissiper.
Propriété — condition d'entretien

Le circuit équivaut à un RLC de résistance totale R−R′R-R'. Si R′=RR'=R exactement, la résistance effective s'annule : les oscillations redeviennent sinusoïdales, de période T0T_0, d'amplitude constante, entretenues indéfiniment tant que le dispositif est alimenté. C'est le principe de tous les oscillateurs électroniques (radio, horloges, générateurs de fréquence).

6.3  Applications

Exemple — accorder un poste de radio

Un récepteur capte les ondes grâce à un circuit LC dont on ajuste la fréquence propre f0=12πLCf_0=\dfrac{1}{2\pi\sqrt{LC}} sur celle de l'émetteur (« accord »). Avec une bobine L=200 μHL=200\ \mu\text{H}, quelle capacité CC choisir pour recevoir une station émettant à 800 kHz800\ \text{kHz} ?

  1. f0=12πLC⇒C=1(2πf0)2Lf_0 = \dfrac{1}{2\pi\sqrt{LC}} \Rightarrow C = \dfrac{1}{(2\pi f_0)^{2}L}
  2. C=1(2π×8,0×105)2×2,0×10−4C = \dfrac{1}{(2\pi\times8{,}0\times10^{5})^{2}\times2{,}0\times10^{-4}}
  3. ≈\approx2,0×10−10 F=200 pF2{,}0\times10^{-10}\ \text{F} = 200\ \text{pF}

En rendant CC réglable (condensateur variable), on balaie toute la bande de fréquences captables.

Une montre à quartz utilise un résonateur en cristal de quartz, taillé pour osciller (par effet piézoélectrique) à f0=32 768 Hz=215 Hzf_0=32\,768\ \text{Hz} = 2^{15}\ \text{Hz} : un simple compteur binaire divise cette fréquence par 2152^{15} pour obtenir un signal de 1 Hz1\ \text{Hz}, utilisé pour faire avancer les aiguilles seconde par seconde. Le quartz a un amortissement extrêmement faible (RR très petite), ce qui rend sa fréquence propre remarquablement stable.

Le système d'allumage d'un moteur exploite la surtension de rupture d'un circuit RL (section 2.3) : la bobine d'allumage emmagasine de l'énergie magnétique pendant que le courant s'établit, puis un rupteur ouvre brutalement le circuit primaire ; la variation rapide de courant induit, dans un enroulement secondaire couplé, une tension de plusieurs milliers de volts qui fait jaillir l'étincelle à la bougie.

Physique & Co — Les ondes de Hertz

En 1887, le physicien allemand Heinrich Hertz utilise un circuit oscillant à étincelles (essentiellement un LC ouvert) pour produire, puis détecter à distance, des ondes électromagnétiques prédites vingt ans plus tôt par Maxwell. Cette expérience fonde la radio : quelques années plus tard, en 1901, Guglielmo Marconi réalise la première liaison radio transatlantique en s'appuyant sur des circuits oscillants pour émettre et « accorder » la réception.

Physique & Co — La première horloge à quartz

C'est en 1927, aux laboratoires Bell, que les ingénieurs Warren Marrison et J. W. Horton construisent la première horloge à quartz, bien plus précise que les horloges mécaniques de l'époque. Le principe — un résonateur de très faible amortissement entretenu électroniquement — équipe aujourd'hui la quasi-totalité des montres.

Fiche mémo

  • Condensateur : q=Cuq=Cu, i=Cdudti=C\dfrac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}, Ee=12Cu2E_e=\frac12Cu^2. Bobine : u=Ldidtu=L\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}, Em=12Li2E_m=\frac12Li^2, ii continu.
  • RC : uC(t)=E(1−e−t/τ)u_C(t)=E(1-\mathrm{e}^{-t/\tau}) (charge) ou U0e−t/τU_0\mathrm{e}^{-t/\tau} (décharge), τ=RC\tau=RC.
  • RL : i(t)=ER(1−e−t/τ)i(t)=\dfrac{E}{R}(1-\mathrm{e}^{-t/\tau}), τ=L/R\tau=L/R.
  • LC libre : q¨+qLC=0\ddot q+\dfrac{q}{LC}=0 ; q(t)=Qmcos⁡(ω0t+φ)q(t)=Q_m\cos(\omega_0 t+\varphi), ω0=1LC\omega_0=\dfrac{1}{\sqrt{LC}}, T0=2πLCT_0=2\pi\sqrt{LC}.
  • i(t)=dqdti(t)=\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} est en quadrature avance (+π/2+\pi/2) sur q(t)q(t) : jamais extrémaux en même temps.
  • Énergie LC : Etot=Qm22C=12LIm2=constanteE_{tot}=\dfrac{Q_m^2}{2C}=\frac12LI_m^2=\text{constante} ; EeE_e et EmE_m oscillent en opposition à la fréquence 2f02f_0.
  • RLC libre : q¨+RLq˙+qLC=0\ddot q+\dfrac{R}{L}\dot q+\dfrac{q}{LC}=0, Δ=(R/L)2−4/(LC)\Delta=(R/L)^2-4/(LC), Rc=2L/CR_c=2\sqrt{L/C}.
  • R<RcR<R_c : pseudo-périodique (T≈T0T\approx T_0 si R≪RcR\ll R_c). R=RcR=R_c : critique (retour le plus rapide). R>RcR>R_c : apériodique.
  • RLC : dEtotdt=−Ri2⩽0\dfrac{\mathrm{d}E_{tot}}{\mathrm{d}t}=-Ri^2\leqslant0 ; enveloppe Etot(t)≈Etot(0)e−2λtE_{tot}(t)\approx E_{tot}(0)\mathrm{e}^{-2\lambda t}, λ=R/2L\lambda=R/2L.
  • Entretien : dispositif −R′-R' compensant RR pour rendre les oscillations d'amplitude constante.
  • Analogie : x↔qx\leftrightarrow q, v↔iv\leftrightarrow i, m↔Lm\leftrightarrow L, k↔1/Ck\leftrightarrow 1/C, h↔Rh\leftrightarrow R ; mêmes trois régimes des deux côtés.

7Exercices corrigés

Niveau 1 — Application directe
1

Un condensateur de capacité C=200 μFC=200\ \mu\text{F} est chargé sous une tension u=10 Vu=10\ \text{V}. Calcule la charge qq portée par son armature positive, puis l'énergie EeE_e qu'il emmagasine.

Voir le corrigé détaillé
  1. q=Cu=200×10−6×10q = Cu = 200\times10^{-6}\times10
  2. ==2,0×10−3 C=2,0 mC2{,}0\times10^{-3}\ \text{C} = 2{,}0\ \text{mC}
  3. Ee=12Cu2=0,5×200×10−6×102E_e = \dfrac12 Cu^{2} = 0{,}5\times200\times10^{-6}\times10^{2}
  4. ==1,0×10−2 J=10 mJ1{,}0\times10^{-2}\ \text{J} = 10\ \text{mJ}
2

Le courant traversant une bobine L=0,25 HL=0{,}25\ \text{H} croît uniformément de 00 à 2,0 A2{,}0\ \text{A} en 50 ms50\ \text{ms}. Calcule la tension uLu_L pendant cette phase, puis l'énergie magnétique stockée lorsque i=2,0 Ai=2{,}0\ \text{A}.

Voir le corrigé détaillé
  1. didt=2,050×10−3=40 A⋅s−1\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} = \dfrac{2{,}0}{50\times10^{-3}} = 40\ \text{A}\cdot\text{s}^{-1}
  2. uL=Ldidt=0,25×40u_L = L\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} = 0{,}25\times40
  3. ==10 V10\ \text{V}
  4. Em=12Li2=0,5×0,25×2,02E_m = \dfrac12 Li^{2} = 0{,}5\times0{,}25\times2{,}0^{2}
  5. ==0,50 J=500 mJ0{,}50\ \text{J} = 500\ \text{mJ}
3

Un dipôle RC (R=5,0 kΩR=5{,}0\ \text{k}\Omega, C=100 μFC=100\ \mu\text{F}) est chargé sous E=10 VE=10\ \text{V}. Calcule τ\tau, puis uCu_C aux instants t=τt=\tau et t=2τt=2\tau.

Voir le corrigé détaillé
  1. τ=RC=5,0×103×100×10−6\tau = RC = 5{,}0\times10^{3}\times100\times10^{-6}
  2. ==0,50 s0{,}50\ \text{s}
  3. uC(τ)=10(1−e−1)≈6,3 Vu_C(\tau) = 10\left(1-\mathrm{e}^{-1}\right) \approx 6{,}3\ \text{V}
  4. uC(2τ)=10(1−e−2)≈8,6 Vu_C(2\tau) = 10\left(1-\mathrm{e}^{-2}\right) \approx 8{,}6\ \text{V}
4

Un dipôle RL (R=50 ΩR=50\ \Omega, L=0,20 HL=0{,}20\ \text{H}) est alimenté sous E=5,0 VE=5{,}0\ \text{V}. Calcule τ\tau et l'intensité i(τ)i(\tau).

Voir le corrigé détaillé
  1. τ=LR=0,2050=4,0×10−3 s=4,0 ms\tau = \dfrac{L}{R} = \dfrac{0{,}20}{50} = 4{,}0\times10^{-3}\ \text{s} = 4{,}0\ \text{ms}
  2. Imax=ER=5,050=0,10 AI_{max} = \dfrac{E}{R} = \dfrac{5{,}0}{50} = 0{,}10\ \text{A}
  3. i(τ)=0,10(1−e−1)i(\tau) = 0{,}10\left(1-\mathrm{e}^{-1}\right)
  4. ≈\approx63 mA63\ \text{mA}
5

Un circuit LC comporte L=0,10 HL=0{,}10\ \text{H} et C=4,0 μFC=4{,}0\ \mu\text{F}. Calcule sa pulsation propre ω0\omega_0, sa période propre T0T_0 et sa fréquence propre f0f_0.

Voir le corrigé détaillé
  1. ω0=1LC=10,10×4,0×10−6\omega_0 = \dfrac{1}{\sqrt{LC}} = \dfrac{1}{\sqrt{0{,}10\times4{,}0\times10^{-6}}}
  2. ≈\approx1,58×103 rad⋅s−11{,}58\times10^{3}\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}
  3. T0=2πω0T_0 = \dfrac{2\pi}{\omega_0}
  4. ≈\approx4,0 ms4{,}0\ \text{ms}
  5. f0=1T0f_0 = \dfrac{1}{T_0}
  6. ≈\approx2,5×102 Hz2{,}5\times10^{2}\ \text{Hz}
Niveau 2 — Approfondissement
6

Montre que, lors de la charge d'un condensateur CC sous une f.é.m. EE à travers un résistor RR quelconque, exactement la moitié de l'énergie fournie par le générateur est dissipée par effet Joule. Application numérique : E=8,0 VE=8{,}0\ \text{V}, C=100 μFC=100\ \mu\text{F}.

Voir le corrigé détaillé

La charge finale transférée est Q=CEQ=CE, quelle que soit RR.

  1. Wgen=EQ=CE2W_{gen} = EQ = CE^{2}énergie fournie par le générateur
  2. Wstock=12CE2W_{stock} = \dfrac12 CE^{2}énergie finale du condensateur
  3. ⇒\RightarrowWJoule=CE2−12CE2=12CE2=WstockW_{Joule} = CE^{2}-\dfrac12CE^{2} = \dfrac12CE^{2} = W_{stock}

Le partage est bien 50%−50%50\%-50\%, pour tout RR. Numériquement : CE2=100×10−6×64=6,4 mJCE^{2}=100\times10^{-6}\times64=6{,}4\ \text{mJ}, donc Wstock=WJoule=3,2 mJW_{stock}=W_{Joule}=3{,}2\ \text{mJ}.

7

Montre que, dans un dipôle RL alimenté depuis i(0)=0i(0)=0, le rapport Em(τ)Em(∞)\dfrac{E_m(\tau)}{E_m(\infty)} vaut (1−e−1)2\left(1-\mathrm{e}^{-1}\right)^{2}. Application : L=1,0 HL=1{,}0\ \text{H}, R=200 ΩR=200\ \Omega, E=20 VE=20\ \text{V}.

Voir le corrigé détaillé
  1. Em(τ)Em(∞)=12Li(τ)212LImax2=(i(τ)Imax)2\dfrac{E_m(\tau)}{E_m(\infty)} = \dfrac{\frac12Li(\tau)^2}{\frac12LI_{max}^2} = \left(\dfrac{i(\tau)}{I_{max}}\right)^{2}
  2. ==(1−e−1)2\left(1-\mathrm{e}^{-1}\right)^{2}car i(τ)=Imax(1−e−1)i(\tau)=I_{max}(1-\mathrm{e}^{-1})

Numériquement : Imax=E/R=20/200=0,10 AI_{max}=E/R=20/200=0{,}10\ \text{A}, τ=L/R=1,0/200=5,0 ms\tau=L/R=1{,}0/200=5{,}0\ \text{ms}.

  1. Em(∞)=12×1,0×0,102=5,0 mJE_m(\infty) = \dfrac12\times1{,}0\times0{,}10^{2} = 5{,}0\ \text{mJ}
  2. Em(τ)=0,40×5,0E_m(\tau) = 0{,}40\times5{,}0
  3. ==2,0 mJ2{,}0\ \text{mJ}
8

Un circuit LC a L=0,45 HL=0{,}45\ \text{H}, C=5,0 μFC=5{,}0\ \mu\text{F} et une charge maximale Qm=90 μCQ_m=90\ \mu\text{C}. Détermine ω0\omega_0, T0T_0, f0f_0, ImI_m, EtotE_{tot}, puis écris q(t)q(t), uC(t)u_C(t) et i(t)i(t) (on prend q(0)=Qmq(0)=Q_m).

Voir le corrigé détaillé
  1. ω0=1LC=10,45×5,0×10−6≈6,7×102 rad⋅s−1\omega_0 = \dfrac{1}{\sqrt{LC}} = \dfrac{1}{\sqrt{0{,}45\times5{,}0\times10^{-6}}} \approx 6{,}7\times10^{2}\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}
  2. T0=2πω0≈9,4 msT_0 = \dfrac{2\pi}{\omega_0} \approx 9{,}4\ \text{ms} et f0=1T0≈1,1×102 Hzf_0=\dfrac{1}{T_0}\approx1{,}1\times10^{2}\ \text{Hz}
  3. Im=Qmω0=90×10−6×6,7×102≈60 mAI_m = Q_m\omega_0 = 90\times10^{-6}\times6{,}7\times10^{2}\approx60\ \text{mA}
  4. Etot=Qm22C=(90×10−6)21,0×10−5≈8,1×10−4 J=810 μJE_{tot} = \dfrac{Q_m^{2}}{2C} = \dfrac{(90\times10^{-6})^{2}}{1{,}0\times10^{-5}} \approx 8{,}1\times10^{-4}\ \text{J} = 810\ \mu\text{J}
  5. U0=QmC=905,0=18 VU_0 = \dfrac{Q_m}{C} = \dfrac{90}{5{,}0} = 18\ \text{V}

D'où q(t)=90cos⁡(670 t) μCq(t)=90\cos(670\,t)\ \mu\text{C}, uC(t)=18cos⁡(670 t) Vu_C(t)=18\cos(670\,t)\ \text{V}, i(t)=−60sin⁡(670 t) mAi(t)=-60\sin(670\,t)\ \text{mA}.

9

Un circuit RLC série a L=0,10 HL=0{,}10\ \text{H} et C=25 μFC=25\ \mu\text{F}. Détermine la résistance critique RcR_c, puis précise le régime obtenu pour R=50 ΩR=50\ \Omega et pour R=300 ΩR=300\ \Omega.

Voir le corrigé détaillé
  1. Rc=2LC=20,1025×10−6R_c = 2\sqrt{\dfrac{L}{C}} = 2\sqrt{\dfrac{0{,}10}{25\times10^{-6}}}
  2. ==24,0×103≈1,3×102 Ω2\sqrt{4{,}0\times10^{3}} \approx 1{,}3\times10^{2}\ \Omega
  3. R=50 Ω<RcR=50\ \Omega < R_crégime pseudo-périodique
  4. R=300 Ω>RcR=300\ \Omega > R_crégime apériodique
Niveau 3 — Type bac
10

On charge un condensateur C=2,0 μFC=2{,}0\ \mu\text{F} sous E=5,0 VE=5{,}0\ \text{V} à travers R=1,0 kΩR=1{,}0\ \text{k}\Omega, puis, une fois la charge terminée, on le connecte à une bobine idéale L=0,80 HL=0{,}80\ \text{H}.

  1. Calcule la constante de temps τ\tau de la phase de charge. Justifie que U0≈EU_0\approx E après 5τ5\tau.
  2. Établis l'équation différentielle vérifiée par qq dans le circuit LC formé, et donne sa période propre T0T_0.
  3. Détermine QmQ_m, ImI_m et l'énergie totale EtotE_{tot} du circuit LC.
Voir le corrigé détaillé

1. τ=RC=1,0×103×2,0×10−6=2,0 ms\tau=RC=1{,}0\times10^{3}\times2{,}0\times10^{-6}=2{,}0\ \text{ms}. Après 5τ=10 ms5\tau=10\ \text{ms}, uC=E(1−e−5)≈0,993Eu_C=E(1-\mathrm{e}^{-5})\approx0{,}993E : la charge est achevée à mieux que 1%1\% près, donc U0≈E=5,0 VU_0\approx E=5{,}0\ \text{V}.

2. En l'absence de générateur et de résistance, la loi des mailles uL+uC=0u_L+u_C=0 donne, comme en section 3.1 :

  1. q¨+qLC=0\ddot q + \dfrac{q}{LC} = 0
  2. T0=2πLC=2π0,80×2,0×10−6T_0 = 2\pi\sqrt{LC} = 2\pi\sqrt{0{,}80\times2{,}0\times10^{-6}}
  3. ≈\approx7,9 ms7{,}9\ \text{ms}

3.

  1. Qm=CU0=2,0×10−6×5,0=10 μCQ_m = CU_0 = 2{,}0\times10^{-6}\times5{,}0 = 10\ \mu\text{C}
  2. ω0=2π/T0≈7,9×102 rad⋅s−1\omega_0 = 2\pi/T_0 \approx 7{,}9\times10^{2}\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}
  3. Im=Qmω0≈7,9 mAI_m = Q_m\omega_0 \approx 7{,}9\ \text{mA}
  4. Etot=Qm22C=(10×10−6)24,0×10−6E_{tot} = \dfrac{Q_m^{2}}{2C} = \dfrac{(10\times10^{-6})^{2}}{4{,}0\times10^{-6}}
  5. ==25 μJ25\ \mu\text{J}
11

On a relevé à l'oscilloscope la tension uC(t)u_C(t) aux bornes du condensateur d'un circuit RLC série (Figure 11), de capacité C=4,0 μFC=4{,}0\ \mu\text{F}.

  1. Identifie le régime observé, en le justifiant à partir de l'allure de la courbe.
  2. Lis graphiquement la pseudo-période TT, et déduis-en une valeur approchée de LL en admettant T≈T0T\approx T_0.
  3. Lis l'amplitude à t=0t=0 et au point marqué à t=15 mst=15\ \text{ms} pour évaluer la constante de temps de l'enveloppe, puis déduis-en une valeur approchée de RR.
Oscillogramme de uC(t)u_C(t) 840-4-8 051015202530 t(ms) 2,9 V
Figure 11 — Tension uC(t)u_C(t) d'un circuit RLC pseudo-périodique. L'enveloppe (pointillés) passe par (0 ; 8,0 V)(0\,;\,8{,}0\ \text{V}) et par le point marqué (15 ms ; 2,9 V)(15\ \text{ms}\,;\,2{,}9\ \text{V}).
Voir le corrigé détaillé

1. La courbe oscille tout en s'amortissant progressivement vers 00 : c'est le régime pseudo-périodique (R<RcR<R_c).

2. La distance entre deux maxima successifs donne T≈5,0 msT\approx5{,}0\ \text{ms}.

  1. T≈T0=2πLC⇒L=T24π2CT\approx T_0=2\pi\sqrt{LC} \Rightarrow L=\dfrac{T^{2}}{4\pi^{2}C}
  2. L=(5,0×10−3)24π2×4,0×10−6L = \dfrac{(5{,}0\times10^{-3})^{2}}{4\pi^{2}\times4{,}0\times10^{-6}}
  3. ≈\approx0,16 H0{,}16\ \text{H}

3. À t=0t=0, l'enveloppe vaut U0=8,0 VU_0=8{,}0\ \text{V} ; à t=15 mst=15\ \text{ms}, elle vaut 2,9 V2{,}9\ \text{V}.

  1. U0 e−15/τenv=2,9⇒τenv=15ln⁡(8,0/2,9)U_0\,\mathrm{e}^{-15/\tau_{env}} = 2{,}9 \Rightarrow \tau_{env} = \dfrac{15}{\ln(8{,}0/2{,}9)}
  2. ≈\approx15 ms15\ \text{ms}
  3. λ=1τenv≈67 s−1\lambda = \dfrac{1}{\tau_{env}} \approx 67\ \text{s}^{-1}
  4. R=2Lλ≈2×0,16×67R = 2L\lambda \approx 2\times0{,}16\times67
  5. ≈\approx21 Ω21\ \Omega
12

Un oscillateur mécanique amorti a pour masse m=0,20 kgm=0{,}20\ \text{kg}, raideur k=180 N⋅m−1k=180\ \text{N}\cdot\text{m}^{-1} et frottement h=3,0 N⋅s⋅m−1h=3{,}0\ \text{N}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1}.

  1. Calcule sa pulsation propre ω0\omega_0, et détermine s'il est pseudo-périodique ou apériodique.
  2. On choisit un circuit électrique tel que LL (en henry) soit numériquement égal à mm et 1/C1/C (en F⁻¹) numériquement égal à kk. Calcule LL, CC, puis RR (numériquement égal à hh).
  3. Vérifie que ce circuit a la même pulsation propre et le même type de régime que l'oscillateur mécanique.
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. ω0=km=1800,20=900\omega_0 = \sqrt{\dfrac{k}{m}} = \sqrt{\dfrac{180}{0{,}20}} = \sqrt{900}
  2. ==30 rad⋅s−130\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}
  3. hc=2mk=20,20×180=236h_c = 2\sqrt{mk} = 2\sqrt{0{,}20\times180} = 2\sqrt{36}
  4. ==12 N⋅s⋅m−112\ \text{N}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1}
  5. h=3,0<hch=3{,}0 < h_cpseudo-périodique

2. L=0,20 HL=0{,}20\ \text{H} ; 1/C=180 F−1⇒C=1180≈5,6×10−3 F1/C=180\ \text{F}^{-1}\Rightarrow C=\dfrac{1}{180}\approx5{,}6\times10^{-3}\ \text{F} ; R=3,0 ΩR=3{,}0\ \Omega.

3.

  1. ω0=1LC=1/CL=km=30 rad⋅s−1\omega_0 = \dfrac{1}{\sqrt{LC}} = \sqrt{\dfrac{1/C}{L}} = \sqrt{\dfrac{k}{m}} = 30\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}identique par construction
  2. Rc=2L/C=2m/(1/k)=2mk=hc=12 ΩR_c = 2\sqrt{L/C} = 2\sqrt{m/(1/k)} = 2\sqrt{mk} = h_c = 12\ \Omega
  3. R=3,0 Ω<RcR=3{,}0\ \Omega < R_cpseudo-périodique, comme prévu

L'analogie est donc exacte, pas seulement qualitative : elle transporte fidèlement pulsation propre et nature du régime.

Niveau 4 — Problèmes de vie courante
13

Radio à Dakar. Un récepteur utilise une bobine fixe L=300 μHL=300\ \mu\text{H} et un condensateur variable réglable de 50 pF50\ \text{pF} à 400 pF400\ \text{pF}.

  1. Calcule les fréquences extrêmes fminf_{min} et fmaxf_{max} que peut capter le poste.
  2. Une station émet à 900 kHz900\ \text{kHz}. Calcule la capacité CC à choisir pour l'accorder, et vérifie qu'elle est accessible avec ce condensateur.
Voir le corrigé détaillé

1. f0f_0 est minimale quand CC est maximale, et maximale quand CC est minimale.

  1. fmin=12πL Cmax=12π3,0×10−4×4,0×10−10f_{min} = \dfrac{1}{2\pi\sqrt{L\,C_{max}}} = \dfrac{1}{2\pi\sqrt{3{,}0\times10^{-4}\times4{,}0\times10^{-10}}}
  2. ≈\approx4,6×102 kHz4{,}6\times10^{2}\ \text{kHz}
  3. fmax=12πL Cmin=12π3,0×10−4×5,0×10−11f_{max} = \dfrac{1}{2\pi\sqrt{L\,C_{min}}} = \dfrac{1}{2\pi\sqrt{3{,}0\times10^{-4}\times5{,}0\times10^{-11}}}
  4. ≈\approx1,3×103 kHz1{,}3\times10^{3}\ \text{kHz}

2.

  1. C=1(2πf0)2L=1(2π×9,0×105)2×3,0×10−4C = \dfrac{1}{(2\pi f_0)^{2}L} = \dfrac{1}{(2\pi\times9{,}0\times10^{5})^{2}\times3{,}0\times10^{-4}}
  2. ≈\approx1,0×10−10 F=104 pF1{,}0\times10^{-10}\ \text{F} = 104\ \text{pF}

Comme 50 pF⩽104 pF⩽400 pF50\ \text{pF} \leqslant 104\ \text{pF} \leqslant 400\ \text{pF}, la station est bien accessible.

14

Allumage (Abidjan). Le circuit primaire de la bobine d'allumage d'un moteur (L=8,0 mHL=8{,}0\ \text{mH}) est parcouru par un courant I0=6,0 AI_0=6{,}0\ \text{A}. Le rupteur ouvre le circuit en Δt=0,50 ms\Delta t=0{,}50\ \text{ms}.

  1. Estime la tension moyenne u=LΔiΔtu=L\dfrac{\Delta i}{\Delta t} induite dans le circuit primaire lors de la coupure.
  2. Un enroulement secondaire multiplie cette tension par un facteur 120120. Estime la tension obtenue, et compare-la à la tension nécessaire pour amorcer une étincelle dans l'air (environ 3 kV/mm3\ \text{kV/mm}, pour un intervalle de 1 mm1\ \text{mm}).
Voir le corrigé détaillé

1.

  1. u=LΔiΔt=8,0×10−3×6,00,50×10−3u = L\dfrac{\Delta i}{\Delta t} = 8{,}0\times10^{-3}\times\dfrac{6{,}0}{0{,}50\times10^{-3}}
  2. ==8,0×10−3×1,2×1048{,}0\times10^{-3}\times1{,}2\times10^{4}
  3. ==96 V96\ \text{V}

2.

  1. usecondaire≈120×96u_{secondaire} \approx 120\times96
  2. ≈\approx1,2×104 V=12 kV1{,}2\times10^{4}\ \text{V} = 12\ \text{kV}

La tension nécessaire pour 1 mm1\ \text{mm} d'air est d'environ 3 kV3\ \text{kV} : les 12 kV12\ \text{kV} obtenus suffisent largement à faire jaillir l'étincelle à la bougie. C'est la brutalité de la coupure (Δt\Delta t très court) qui rend la surtension exploitable.

15

Minuterie d'escalier (Yaoundé). Une minuterie coupe l'éclairage lorsque la tension d'un condensateur C=2 200 μFC=2\,200\ \mu\text{F}, qui se décharge dans un résistor RR après appui sur le bouton, tombe à 37%37\% de sa valeur initiale. On souhaite que la lumière reste allumée environ 2,0 min2{,}0\ \text{min}.

  1. Traduis la condition « tombe à 37 % » en termes de constante de temps τ\tau.
  2. Calcule la résistance RR à installer pour obtenir τ=120 s\tau=120\ \text{s}.
Voir le corrigé détaillé

1. Puisque uC(t)=U0e−t/τu_C(t)=U_0\mathrm{e}^{-t/\tau} et e−1≈0,37\mathrm{e}^{-1}\approx0{,}37, la tension atteint 37%37\% de U0U_0 exactement à t=τt=\tau : on veut donc τ=120 s\tau=120\ \text{s}.

2.

  1. τ=RC⇒R=τC=1202 200×10−6\tau = RC \Rightarrow R = \dfrac{\tau}{C} = \dfrac{120}{2\,200\times10^{-6}}
  2. ≈\approx5,5×104 Ω=55 kΩ5{,}5\times10^{4}\ \Omega = 55\ \text{k}\Omega

Un électricien choisira une résistance normalisée proche de 55 kΩ55\ \text{k}\Omega.

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📝 QCM de fin de leçon — 20 questions

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Pour un condensateur de capacité CC, la relation entre la charge qq et la tension uu à ses bornes est :

Explication : Le condensateur accumule une charge qq proportionnelle à la tension uu à ses bornes, le coefficient de proportionnalité étant la capacité CC : q=Cuq=Cu.

L'énergie électrique emmagasinée par un condensateur de capacité CC sous une tension uu vaut :

Explication : En intégrant la puissance reçue p=ui=Cududtp=ui=Cu\dfrac{\mathrm du}{\mathrm dt}, on obtient Ee=12Cu2E_e=\dfrac12Cu^2 (soit aussi q22C\dfrac{q^2}{2C}).

Dans un dipôle RC en charge (générateur EE, résistor RR, condensateur CC), avec uC(0)=0u_C(0)=0, l'expression de uC(t)u_C(t) est :

Explication : C'est la solution de l'équation différentielle duCdt+uCRC=ERC\dfrac{\mathrm du_C}{\mathrm dt}+\dfrac{u_C}{RC}=\dfrac{E}{RC} avec la condition initiale uC(0)=0u_C(0)=0 : la tension croît de 00 vers EE.

La constante de temps τ\tau d'un dipôle RC vaut :

Explication : La constante de temps du dipôle RC est τ=RC\tau=RC, homogène à un temps et exprimée en secondes ; elle gouverne aussi bien la charge que la décharge.

Un générateur E=6,0E=6{,}0 V charge un condensateur C=500 μFC=500\ \mu\text{F} à travers R=2,0 kΩR=2{,}0\ \text{k}\Omega. Quelle est la constante de temps τ\tau ?

Explication : τ=RC=2,0×103×500×10−6\tau = RC = 2{,}0\times10^3 \times 500\times10^{-6}
=1,0×103×5,0×10−4=1{,}0\times10^3\times5{,}0\times10^{-4}
=1,0=1{,}0 s.

Pour une bobine idéale d'inductance LL, en convention récepteur, la relation entre uu et ii est :

Explication : Une bobine idéale s'oppose aux variations du courant qui la traverse : u=Ldidtu=L\dfrac{\mathrm di}{\mathrm dt}.

Quelle grandeur est nécessairement continue à travers une bobine, à tout instant ?

Explication : Le courant traversant une bobine ne peut pas subir de discontinuité (sinon uL=L di/dtu_L=L\,\mathrm di/\mathrm dt serait infinie) ; c'est l'inverse pour un condensateur, où c'est la tension qui est continue.

Dans un dipôle RL en établissement du courant, l'intensité en régime permanent ImaxI_{max} vaut :

Explication : En régime permanent, la bobine se comporte comme un simple fil (uL→0u_L\to0) : la loi d'Ohm donne Imax=E/RI_{max}=E/R.

Pour un circuit LC libre (sans générateur ni résistance), l'équation différentielle vérifiée par la charge qq est :

Explication : La loi des mailles uL+uC=0u_L+u_C=0 avec uC=q/Cu_C=q/C et uL=Lq¨u_L=L\ddot q donne Lq¨+q/C=0L\ddot q+q/C=0, soit q¨+q/(LC)=0\ddot q+q/(LC)=0 : équation du second ordre, sans amortissement.

La période propre T0T_0 d'un circuit LC est donnée par :

Explication : Avec ω0=1LC\omega_0=\dfrac{1}{\sqrt{LC}}, la période propre est T0=2πω0=2πLCT_0=\dfrac{2\pi}{\omega_0}=2\pi\sqrt{LC}, et ne dépend que de LL et CC.

Un circuit LC de référence a L=0,20L=0{,}20 H et C=5,0 μFC=5{,}0\ \mu\text{F}. Quelle est sa pulsation propre ω0\omega_0 ?

Explication : ω0=1LC=10,20×5,0×10−6\omega_0 = \dfrac{1}{\sqrt{LC}} = \dfrac{1}{\sqrt{0{,}20\times5{,}0\times10^{-6}}}
=11,0×10−6=\dfrac{1}{\sqrt{1{,}0\times10^{-6}}}
=1,0×103 rad⋅s−1=1{,}0\times10^3\ \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}.

Dans un circuit LC, l'intensité i(t)i(t) et la charge q(t)q(t) sont en :

Explication : i(t)i(t) est déphasée de +π/2+\pi/2 par rapport à q(t)q(t) : quand qq est maximale (condensateur plein), ii est nulle, et réciproquement.

Dans un circuit LC idéal, l'énergie électromagnétique totale Etot=Ee+EmE_{tot}=E_e+E_m :

Explication : Dans un circuit LC idéal (sans résistance), dEtotdt=0\dfrac{\mathrm dE_{tot}}{\mathrm dt}=0 : l'énergie électromagnétique se conserve, en échange permanent entre énergie électrique et énergie magnétique.

Dans un circuit RLC série amorti, l'équation différentielle de la charge est :

Explication : La loi des mailles uR+uL+uC=0u_R+u_L+u_C=0 donne Ri+Lq¨+q/C=0Ri+L\ddot q+q/C=0, soit q¨+RLq˙+qLC=0\ddot q+\dfrac{R}{L}\dot q+\dfrac{q}{LC}=0 : le terme en q˙\dot q traduit l'amortissement par effet Joule dans RR.

La résistance critique RcR_c d'un circuit RLC série, qui sépare le régime pseudo-périodique du régime apériodique, vaut :

Explication : Le discriminant Δ=(R/L)2−4/(LC)\Delta=(R/L)^2-4/(LC) de l'équation caractéristique s'annule pour Rc=2L/CR_c=2\sqrt{L/C}, qui définit le régime critique.

Dans l'analogie électromécanique, à quelle grandeur mécanique correspond l'inductance LL ?

Explication : Les deux énergies cinétiques correspondent terme à terme : 12mv2↔12Li2\frac12mv^2 \leftrightarrow \frac12Li^2, donc la masse mm correspond à l'inductance LL (et la vitesse vv au courant ii).

Dans un circuit RLC série réel, l'énergie totale EtotE_{tot} au cours du temps vérifie :

Explication : La résistance dissipe de l'énergie par effet Joule : dEtotdt=−Ri2⩽0\dfrac{\mathrm dE_{tot}}{\mathrm dt}=-Ri^2\leqslant0, donc l'énergie totale ne peut que décroître (contrairement au cas idéal R=0R=0).

Pour entretenir indéfiniment les oscillations d'un circuit RLC (comme dans un oscillateur électronique), on ajoute :

Explication : Un dispositif à résistance négative −R′-R' réinjecte à chaque instant l'énergie perdue par effet Joule ; si R′=RR'=R, la résistance effective s'annule et les oscillations deviennent sinusoïdales d'amplitude constante.

Une bobine L=200 μHL=200\ \mu\text{H} est associée à un condensateur CC pour accorder un poste de radio sur une station à 800800 kHz. La formule pour déterminer CC est :

Explication : À partir de f0=12πLCf_0=\dfrac{1}{2\pi\sqrt{LC}}, on isole C=1(2πf0)2LC=\dfrac{1}{(2\pi f_0)^2 L}, ce qui donne ici C≈200C\approx200 pF.

Une montre à quartz utilise un résonateur qui oscille à f0=32 768f_0=32\,768 Hz. Pourquoi le quartz est-il préféré à un circuit RLC classique pour ce type d'horloge ?

Explication : Le quartz a une résistance équivalente très petite (amortissement extrêmement faible), ce qui rend sa fréquence propre remarquablement stable — la qualité essentielle recherchée dans une horloge.
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