Étudier les régimes transitoires et les oscillations d'un circuit.
PhysiqueTerminaleChapitre 7 / 11⏱ 11 h
Ce que tu sauras faire à la fin
Résoudre l'équation différentielle d'un circuit RC ou RL
Calculer la période propre d'un circuit LC
Interpréter un oscillogramme d'amortissement
Jusqu'ici, tu as étudié des circuits en régime permanent : une fois les interrupteurs fermés, les tensions et les courants ne bougent plus, et la loi d'Ohm suffit à tout calculer. Ce chapitre change de perspective : il s'intéresse à ce qui se passe pendant que le circuit s'installe, et surtout à des circuits qui ne se stabilisent jamais — ils oscillent. C'est ce phénomène qui permet à un poste de radio de sélectionner une station à Dakar, à une montre à quartz de battre la seconde, ou à une bougie de moteur de produire une étincelle.
La démarche est toujours la même : écrire la loi des mailles, remplacer chaque tension par sa relation avec la charge ou le courant, et obtenir une équation différentielle. Tu commenceras par des circuits « du premier ordre » (RC, RL), où une seule grandeur s'accumule progressivement, puis tu passeras aux circuits « du second ordre » (LC, RLC), où l'énergie fait des allers-retours entre deux éléments — exactement comme un pendule qui oscille entre énergie cinétique et énergie potentielle.
Cette parenté avec la mécanique n'est pas un hasard : les mêmes équations gouvernent une masse au bout d'un ressort et une charge dans un circuit LC. Tu retrouveras donc des outils déjà rencontrés (résolution d'équations différentielles, pulsation propre, amortissement) dans un habillage neuf. Le chapitre est dense, mais chaque section s'appuie sur la précédente : prends le temps de bien assimiler les dipôles RC et RL avant d'aborder les oscillations proprement dites.
1Dipôle RC : charge et décharge
1.1 Rappels sur le condensateur
Définition
Un condensateur est constitué de deux armatures conductrices séparées par un isolant (le diélectrique). Sous l'effet d'une tension u à ses bornes, il accumule sur son armature « + » une charge q proportionnelle à u :
q=Cu
C est la capacité du condensateur, exprimée en farad (F). En convention récepteur (la flèche de i entrant par la borne où pointe la flèche de u), l'intensité qui charge l'armature « + » est :
i=dtdq=Cdtdu
Attention
Le farad est une unité énorme pour l'électronique usuelle : les condensateurs réels s'expriment en microfarads (1μF=10−6F), nanofarads ou picofarads. Convertis systématiquement en farads avant tout calcul, sous peine d'erreurs de plusieurs ordres de grandeur — piège classique du bac.
Le condensateur emmagasine de l'énergie sous forme électrique. On la retrouve en intégrant la puissance reçue p=ui.
Démonstration — énergie Ee=21Cu2
La puissance reçue est p(t)=u(t)i(t), avec i=Cdtdu :
p=u×Cdtdu
=Cudtdu
=dtd(21Cu2)car dtd(u2)=2udtdu
L'énergie emmagasinée entre l'instant où u=0 et l'instant où la tension vaut u est l'intégrale de p, c'est-à-dire précisément la quantité dont p est la dérivée :
Ee=21Cu2=2Cq2=21qu
C.Q.F.D.
1.2 Charge d'un condensateur à travers un résistor
Considère le montage de la Figure 1 : un générateur de f.é.m. E, un résistor R et un condensateur C initialement déchargé, en série. À l'instant t=0, on ferme l'interrupteur K.
Figure 1 — Montage RC en position « charge ». Le courant i, la tension uR et la tension uC sont orientés en convention récepteur, tous dans le sens de parcours de la maille ; q est la charge de l'armature par laquelle i entre.
Démonstration — mise en équation
La loi des mailles donne, en parcourant la maille dans le sens choisi :
E=uR+uC
uR=Riloi d'Ohm, même sens que i
i=CdtduCrelation du condensateur
⇒E=RCdtduC+uC
On obtient l'équation différentielle du premier ordre, à coefficients constants, avec second membre :
dtduC+RCuC=RCE
Théorème — solution
Avec la condition initiale uC(0)=0, la solution de cette équation est :
uC(t)=E(1−e−t/τ)avecτ=RC
τ est la constante de temps du dipôle RC, homogène à un temps et exprimée en secondes. On vérifie par substitution : dtduC=τEe−t/τ, et τEe−t/τ+τE(1−e−t/τ)=τE, qui est bien égal à RCE.
Méthode — lire τ sur un graphe
La tangente à la courbe uC(t) à l'origine coupe l'asymptote uC=E à l'abscisse t=τ (car la pente initiale vaut E/τ). Au bout de 5τ, le régime permanent est atteint à mieux que 1% près : e−5≈0,0067.
Figure 2 — Courbes de charge et de décharge de uC(t). À t=τ, la charge atteint 63% de E et la décharge est retombée à 37% de sa valeur initiale.
Exemple — application numérique
Un générateur E=6,0V charge un condensateur C=500μF à travers R=2,0kΩ.
τ=RC=2,0×103×500×10−6
=1,0s
uC(τ)=6,0(1−e−1)
≈3,8Vsoit 63% de E
Exemple — partage de l'énergie
Quelle fraction de l'énergie fournie par le générateur est-elle dissipée par effet Joule pendant la charge ? La charge totale transférée est Q=CE ; le générateur fournit donc Wgen=EQ=CE2, quel que soit R.
Wgen=CE2
Wstock=21CE2énergie finale du condensateur
⇒WJoule=Wgen−Wstock=21CE2
Avec C=500μF et E=6,0V : CE2=18mJ, donc Wstock=WJoule=9,0mJ. Exactement la moitié de l'énergie fournie est perdue en chaleur dans R, quelle que soit sa valeur.
1.3 Décharge du condensateur
Le condensateur, chargé sous U0, est maintenant isolé du générateur et refermé sur le seul résistor R (on redéfinit l'origine des temps à l'instant de la reconnexion). La loi des mailles s'écrit uR+uC=0, soit RCdtduC+uC=0 : même équation que précédemment, mais sans second membre.
Propriété
La solution vérifiant uC(0)=U0 est :
uC(t)=U0e−t/ττ=RC
La même constante de temps τ=RC gouverne la charge et la décharge : elle ne dépend que du dipôle, pas de la façon dont on l'exploite.
Attention
Ne confonds pas les deux régimes : à la charge, uC part de 0 et croît vers E ; à la décharge, uC part de U0 et décroît vers 0. Dans les deux cas τ se lit de la même façon sur le graphe (Figure 2), mais l'équation différentielle change de second membre.
2Dipôle RL : établissement du courant
2.1 Rappels sur la bobine
Définition
Une bobine (ou inductance) s'oppose aux variations du courant qui la traverse. En convention récepteur, pour une bobine idéale (résistance nulle) d'inductance L :
u=Ldtdi
L s'exprime en henry (H). Une bobine réelle possède toujours une résistance propre r ; sauf mention contraire, on considère ici des bobines idéales ou l'on inclut r dans la résistance totale R du circuit.
Propriété — continuité du courant
Le courant traversant une bobine ne peut pas subir de discontinuité : i(0−)=i(0+). En effet, une variation brutale de i donnerait dtdi infinie, donc une tension u infinie aux bornes de la bobine, physiquement impossible.
Attention — piège classique
C'est le courant qui est continu à travers une bobine, et la tension qui est continue aux bornes d'un condensateur — jamais l'inverse. À t=0, uC ne saute pas mais iC le peut ; iL ne saute pas mais uL le peut.
Comme pour le condensateur, on établit l'énergie emmagasinée en intégrant p=ui :
p=ui=Lidtdi=dtd(21Li2)
Propriété
Em=21Li2
C'est l'analogue, pour la bobine, de Ee=21Cu2 pour le condensateur : l'une stocke de l'énergie magnétique, l'autre de l'énergie électrique.
2.2 Établissement du courant
Un générateur E, un résistor R et une bobine L sont montés en série (Figure 3). À t=0, on ferme K ; le courant est nul à cet instant (continuité).
Figure 3 — Montage RL. La bobine s'oppose à l'établissement du courant : uL est maximale à t=0 puis s'annule en régime permanent.
Démonstration — mise en équation
E=uR+uL
uR=Ri
uL=Ldtdi
⇒E=Ri+Ldtdi
⇔dtdi+τi=LEavec τ=RL
Théorème — solution
Avec i(0)=0 :
i(t)=RE(1−e−t/τ)τ=RL
Imax=RE est le courant en régime permanent, atteint asymptotiquement — la bobine se comporte alors comme un simple fil (sa tension uL tend vers 0).
Figure 4 — Établissement du courant dans un dipôle RL : même forme que la charge d'un condensateur, avec τ=L/R.
Exemple — application numérique
E=12V, R=100Ω, L=0,50H.
τ=RL=1000,50
=5,0×10−3s=5,0ms
Imax=RE=10012
=0,12A=120mA
i(τ)=120(1−e−1)
≈76mA
Exemple — l'énergie n'est pas proportionnelle au temps
À t=τ, le courant a atteint 63% de Imax. Quelle fraction de l'énergie finale Em(∞)=21LImax2 est-elle déjà stockée ?
Em(∞)Em(τ)=(Imaxi(τ))2=(1−e−1)2
≈0,6322≈0,40
Seulement 40 % de l'énergie finale est stockée à t=τ, alors que le courant a déjà atteint 63 % : l'énergie varie comme le carré du courant.
Physique & Co — La découverte de l'auto-induction
En 1832, l'Américain Joseph Henry observe qu'une bobine parcourue par un courant variable développe, à ses propres bornes, une tension qui s'oppose à cette variation — l'auto-induction. Faraday venait de découvrir l'induction entre deux circuits distincts ; Henry montre qu'un circuit peut s'induire lui-même. En 1893, le congrès international des électriciens de Chicago donne son nom à l'unité d'inductance, le henry (H).
Rupture du courant. Si l'on ouvre l'interrupteur d'un circuit RL parcouru par I0, la continuité impose i(0+)=I0 : le courant décroît selon i(t)=I0e−t/τ′ sans jamais sauter à zéro. Sans chemin de substitution, cette continuité forcée crée une surtension aux bornes de l'interrupteur, capable de produire un arc — le principe, exploité de façon contrôlée, de l'étincelle d'allumage d'un moteur (section 6).
3Circuit LC : oscillations libres
3.1 Mise en équation : décharge oscillante
Charge un condensateur C sous une tension U0, puis connecte-le directement à une bobine idéale L (sans résistance), sans générateur : c'est le circuit LC de la Figure 5. Que se passe-t-il quand on ferme K ?
Figure 5 — Montage LC. Le sens de i est choisi arbitrairement ; q désigne la charge de l'armature par laquelle i entre, si bien que i=dtdq.
Démonstration — équation différentielle du circuit LC
La maille ne contient ni générateur ni résistance. En parcourant la boucle dans le sens de i, la loi des mailles donne :
uL+uC=0
uC=Cqrelation du condensateur
uL=Ldtdi=Ldt2d2qrelation de la bobine, avec i=dtdq
⇒Ldt2d2q+Cq=0
⇔q¨+LCq=0
C'est l'équation différentielle du second ordre, linéaire, sans second membre, qui gouverne toutes les oscillations libres de ce chapitre. C.Q.F.D.
3.2 Solution : la période propre
Théorème
La solution générale de q¨+ω02q=0 avec ω0=LC1 est sinusoïdale :
q(t)=Qmcos(ω0t+φ)
où Qm>0 (amplitude) et φ (phase à l'origine) sont fixés par les conditions initiales. On vérifie par substitution : q¨=−ω02Qmcos(ω0t+φ)=−ω02q, donc q¨+ω02q=0 est bien satisfaite.
Propriété — période propre
Les oscillations sont périodiques, de période propre :
T0=ω02π=2πLC
T0 ne dépend que de L et C — ni de l'amplitude Qm, ni des conditions initiales : c'est la signature du circuit, comme la période d'un pendule ne dépend pas de l'amplitude des petites oscillations.
Exemple — pulsation et période propres
Circuit de référence : L=0,20H, C=5,0μF.
ω0=LC1=0,20×5,0×10−61
=1,0×103rad⋅s−1
T0=ω02π
≈6,3×10−3s=6,3ms
f0=T01
≈1,6×102Hz
3.3 Expressions de q(t), u(t), i(t)
Prenons l'origine des temps à l'instant où le condensateur est complètement chargé : q(0)=Qm et i(0)=0. Alors φ=0, et :
q(t)=Qmcos(ω0t)
uC(t)=Cq(t)=U0cos(ω0t)U0=Qm/C
i(t)=dtdq=−Qmω0sin(ω0t)
=Imcos(ω0t+2π)−sinθ=cos(θ+π/2), Im=Qmω0
Propriété — quadrature
L'intensité i(t) est en quadrature avance sur la charge q(t) : elle est déphasée de +2π par rapport à q. Concrètement, i est extrémale quand q s'annule, et réciproquement — jamais les deux en même temps.
Attention — piège classique
Ne dis jamais que « le courant est maximal quand la charge est maximale » : c'est l'inverse ! Quand q=Qm (condensateur plein), le courant est nul ; un quart de période plus tard, q=0 et ∣i∣=Im est maximal (toute l'énergie est passée dans la bobine).
Figure 6 — q(t) et i(t) normalisées à leurs amplitudes respectives (Qm=30μC, Im=30mA pour le circuit de référence). Le décalage d'un quart de période visualise la quadrature.
Exemple — écrire les trois expressions
Pour le circuit de référence chargé sous U0=6,0V : Qm=CU0=5,0×10−6×6,0=30μC, Im=Qmω0=30×10−6×1,0×103=30mA. D'où :
L'énergie électromagnétique totale est Etot=Ee+Em=2Cq2+21Li2. Dérivons-la par rapport au temps :
dtdEtot=Cqdtdq+Lidtdi
=Cqi+Liq¨dq/dt=i
=Cqi+i(−Cq)équation du circuit : Lq¨=−q/C
=0
Etot est donc constante : l'énergie électromagnétique du circuit LC idéal se conserve. C.Q.F.D.
Propriété
Etot=2CQm2=21LIm2
Ces deux écritures coïncident car Im=Qmω0=Qm/LC. Pour le circuit de référence : Etot=2×5,0×10−6(30×10−6)2=90μJ.
Figure 7 — Échanges permanents entre énergie électrique Ee et énergie magnétique Em ; leur somme reste égale à Etot.
Attention
Sur la Figure 7, Ee et Em oscillent avec une période T0/2, et non T0 : cos2 et sin2 ont une période moitié de celle de cos. Un piège fréquent au bac consiste à lire directement T0 sur une courbe d'énergie.
4Circuit RLC série amorti
4.1 Mise en équation
Le circuit LC réel comporte toujours une résistance (celle du fil, de la bobine, ou un résistor ajouté R) : c'est le circuit RLC série (Figure 8). Le même raisonnement qu'en 3.1, avec le terme uR en plus, donne :
Figure 8 — Montage RLC série libre (sans générateur) : mêmes conventions que la Figure 5, avec un résistor R en plus.
Démonstration
uR+uL+uC=0
⇒Ri+Lq¨+Cq=0
⇔q¨+LRq˙+LCq=0
Le terme en q˙=i est le terme d'amortissement : il traduit la dissipation d'énergie par effet Joule dans R.
4.2 Les trois régimes
Méthode — équation caractéristique
On cherche des solutions q=Aert. En reportant dans l'équation, r doit vérifier :
r2+LRr+LC1=0Δ=(LR)2−LC4
Le signe de Δ fixe la nature du régime. Il s'annule pour la résistance critiqueRc=2L/C.
Théorème — les trois régimes
R<Rc (Δ<0) : régime pseudo-périodique. Racines complexes r=−λ±jΩ, avec λ=2LR et Ω=ω02−λ2. La charge oscille en s'amortissant : q(t)=Qme−λtcos(Ωt+φ), de pseudo-périodeT=Ω2π. Si R≪Rc, Ω≈ω0 donc T≈T0.
R=Rc (Δ=0) : régime critique. Racine double r=−λ=−ω0 ; q(t)=(A+Bt)e−ω0t : retour à l'équilibre le plus rapide possible sans oscillation.
R>Rc (Δ>0) : régime apériodique. Deux racines réelles négatives distinctes r1,r2 ; q(t)=Aer1t+Ber2t : retour à l'équilibre sans oscillation, mais plus lentement qu'en régime critique.
Figure 9 — Réponse q(t) du même circuit LC (L=0,20H, C=5,0μF, Qm=30μC) pour trois valeurs de R. Le régime critique revient à zéro le plus vite, sans jamais osciller.
Attention — piège classique
N'affirme jamais que le régime apériodique « revient plus vite » que le critique : c'est l'inverse. Le régime critique (R=Rc) est, par définition, le retour à l'équilibre le plus rapide sans dépassement. Augmenter encore R au-delà de Rcralentit le retour (la bobine et le résistor se gênent mutuellement).
Exemple — identifier le régime
Pour L=0,20H et C=5,0μF : Rc=2L/C=24,0×104=400Ω.
R=40Ω<Rcpseudo-périodique
R=400Ω=Rccritique
R=1000Ω>Rcapériodique
Exemple — pseudo-période pour R=40Ω
λ=2LR=0,4040
=100s−1
Ω=ω02−λ2=106−104
≈995rad⋅s−1
T=Ω2π
≈6,3mstrès proche de T0=6,3ms
5Analogies électromécaniques
Reprends l'équation du circuit LC, q¨+LCq=0, et compare-la à celle d'une masse m accrochée à un ressort de raideur k, sans frottement : x¨+mkx=0. Ce sont, littéralement, la même équation — seuls les noms des grandeurs changent. Cette parenté n'est pas un hasard : dans les deux cas, un système échange en permanence son énergie entre deux « réservoirs » (élastique et cinétique, ou électrique et magnétique).
Propriété — correspondance électromécanique
On fait correspondre les énergies terme à terme : 21mv2↔21Li2 (cinétique / magnétique) et 21kx2↔2Cq2 (élastique / électrique). On en déduit :
Grandeur mécanique
Grandeur électrique
position x (m)
charge q (C)
vitesse v=x˙ (m·s⁻¹)
intensité i=q˙ (A)
masse m (kg)
inductance L (H)
raideur k (N·m⁻¹)
inverse de capacité 1/C (F⁻¹)
frottement fluide h (N·s·m⁻¹)
résistance R (Ω)
pulsation propre ω0=k/m
pulsation propre ω0=1/LC
L'analogie se prolonge à l'amortissement : un pendule élastique freiné par un frottement fluide −hv obéit à mx¨+hx˙+kx=0, à comparer avec Lq¨+Rq˙+q/C=0. Les trois mêmes régimes existent côté mécanique : pseudo-périodique (faible frottement), critique, apériodique (fort frottement, comme un pendule plongé dans du miel) — avec la résistance critique mécanique hc=2mk, exact analogue de Rc=2L/C.
Exemple — de l'électrique au mécanique
Notre circuit LC de référence a ω0=1,0×103rad⋅s−1. Quelle raideur k donner à un ressort portant une masse m=50g pour obtenir la même pulsation propre ?
ω0=mk⇒k=mω02
k=50×10−3×(1,0×103)2
=5,0×104N⋅m−1
Exemple — un amortisseur est-il pseudo-périodique ?
Un amortisseur de véhicule : masse suspendue m=15kg, raideur k=2,0×104N⋅m−1, frottement h=800N⋅s⋅m−1.
hc=2mk=215×2,0×104
=23,0×105≈1,1×103N⋅s⋅m−1
h=800N⋅s⋅m−1<hc
Le système est en régime pseudo-périodique : après un nid-de-poule, la caisse oscille un peu avant de se stabiliser — c'est voulu, un amortisseur trop raide (proche du régime critique) transmettrait plus brutalement les chocs.
6Énergie dans un circuit oscillant
6.1 Bilan énergétique du circuit RLC
Démonstration — l'énergie décroît par effet Joule
Reprenons Etot=2Cq2+21Li2 pour le circuit RLC série (Lq¨+Rq˙+q/C=0) :
dtdEtot=Cqi+Liq¨
=Cqi+i(−Ri−Cq)équation du circuit : Lq¨=−Ri−q/C
=−Ri2
Comme R>0 et i2⩾0, dtdEtot⩽0 : l'énergie totale ne peut que décroître, dissipée en chaleur dans R. On retrouve le cas limite R=0 (circuit LC, section 3.4) où l'énergie se conserve exactement. C.Q.F.D.
Propriété — enveloppe de l'énergie
En régime pseudo-périodique faiblement amorti, l'amplitude décroît en e−λt, donc l'énergie (proportionnelle au carré de l'amplitude) décroît en :
Etot(t)≈Etot(0)e−2λtλ=2LR
Exemple — perte d'énergie sur une pseudo-période
Pour R=40Ω (circuit de référence, λ=100s−1, T≈6,3ms) :
Etot(0)Etot(T)=e−2λT=e−2×100×6,3×10−3
≈e−1,26≈0,28
Il ne reste que 28% de l'énergie initiale après une seule pseudo-période : bien que R=40Ω soit 10 fois plus petit que Rc, l'amortissement relatif par période reste important. C'est pourquoi, en pratique, on cherche à réduire R bien davantage pour obtenir des oscillations visibles sur de nombreuses périodes.
6.2 Entretien des oscillations
Un circuit RLC livré à lui-même voit toujours ses oscillations s'éteindre : c'est gênant pour une horloge ou un émetteur radio, qui doivent osciller indéfiniment. La solution : ajouter au circuit un dispositif à résistance négative qui, à chaque instant, réinjecte exactement l'énergie perdue par effet Joule.
Figure 10 — Le dispositif −R′ (alimenté séparément, non représenté) se comporte comme une résistance négative : il fournit de l'énergie au lieu d'en dissiper.
Propriété — condition d'entretien
Le circuit équivaut à un RLC de résistance totale R−R′. Si R′=R exactement, la résistance effective s'annule : les oscillations redeviennent sinusoïdales, de période T0, d'amplitude constante, entretenues indéfiniment tant que le dispositif est alimenté. C'est le principe de tous les oscillateurs électroniques (radio, horloges, générateurs de fréquence).
6.3 Applications
Exemple — accorder un poste de radio
Un récepteur capte les ondes grâce à un circuit LC dont on ajuste la fréquence propre f0=2πLC1 sur celle de l'émetteur (« accord »). Avec une bobine L=200μH, quelle capacité C choisir pour recevoir une station émettant à 800kHz ?
f0=2πLC1⇒C=(2πf0)2L1
C=(2π×8,0×105)2×2,0×10−41
≈2,0×10−10F=200pF
En rendant C réglable (condensateur variable), on balaie toute la bande de fréquences captables.
Une montre à quartz utilise un résonateur en cristal de quartz, taillé pour osciller (par effet piézoélectrique) à f0=32768Hz=215Hz : un simple compteur binaire divise cette fréquence par 215 pour obtenir un signal de 1Hz, utilisé pour faire avancer les aiguilles seconde par seconde. Le quartz a un amortissement extrêmement faible (R très petite), ce qui rend sa fréquence propre remarquablement stable.
Le système d'allumage d'un moteur exploite la surtension de rupture d'un circuit RL (section 2.3) : la bobine d'allumage emmagasine de l'énergie magnétique pendant que le courant s'établit, puis un rupteur ouvre brutalement le circuit primaire ; la variation rapide de courant induit, dans un enroulement secondaire couplé, une tension de plusieurs milliers de volts qui fait jaillir l'étincelle à la bougie.
Physique & Co — Les ondes de Hertz
En 1887, le physicien allemand Heinrich Hertz utilise un circuit oscillant à étincelles (essentiellement un LC ouvert) pour produire, puis détecter à distance, des ondes électromagnétiques prédites vingt ans plus tôt par Maxwell. Cette expérience fonde la radio : quelques années plus tard, en 1901, Guglielmo Marconi réalise la première liaison radio transatlantique en s'appuyant sur des circuits oscillants pour émettre et « accorder » la réception.
Physique & Co — La première horloge à quartz
C'est en 1927, aux laboratoires Bell, que les ingénieurs Warren Marrison et J. W. Horton construisent la première horloge à quartz, bien plus précise que les horloges mécaniques de l'époque. Le principe — un résonateur de très faible amortissement entretenu électroniquement — équipe aujourd'hui la quasi-totalité des montres.
Entretien : dispositif −R′ compensant R pour rendre les oscillations d'amplitude constante.
Analogie : x↔q, v↔i, m↔L, k↔1/C, h↔R ; mêmes trois régimes des deux côtés.
7Exercices corrigés
Niveau 1 — Application directe
1
Un condensateur de capacité C=200μF est chargé sous une tension u=10V. Calcule la charge q portée par son armature positive, puis l'énergie Ee qu'il emmagasine.
Voir le corrigé détaillé
q=Cu=200×10−6×10
=2,0×10−3C=2,0mC
Ee=21Cu2=0,5×200×10−6×102
=1,0×10−2J=10mJ
2
Le courant traversant une bobine L=0,25H croît uniformément de 0 à 2,0A en 50ms. Calcule la tension uL pendant cette phase, puis l'énergie magnétique stockée lorsque i=2,0A.
Voir le corrigé détaillé
dtdi=50×10−32,0=40A⋅s−1
uL=Ldtdi=0,25×40
=10V
Em=21Li2=0,5×0,25×2,02
=0,50J=500mJ
3
Un dipôle RC (R=5,0kΩ, C=100μF) est chargé sous E=10V. Calcule τ, puis uC aux instants t=τ et t=2τ.
Voir le corrigé détaillé
τ=RC=5,0×103×100×10−6
=0,50s
uC(τ)=10(1−e−1)≈6,3V
uC(2τ)=10(1−e−2)≈8,6V
4
Un dipôle RL (R=50Ω, L=0,20H) est alimenté sous E=5,0V. Calcule τ et l'intensité i(τ).
Voir le corrigé détaillé
τ=RL=500,20=4,0×10−3s=4,0ms
Imax=RE=505,0=0,10A
i(τ)=0,10(1−e−1)
≈63mA
5
Un circuit LC comporte L=0,10H et C=4,0μF. Calcule sa pulsation propre ω0, sa période propre T0 et sa fréquence propre f0.
Voir le corrigé détaillé
ω0=LC1=0,10×4,0×10−61
≈1,58×103rad⋅s−1
T0=ω02π
≈4,0ms
f0=T01
≈2,5×102Hz
Niveau 2 — Approfondissement
6
Montre que, lors de la charge d'un condensateur C sous une f.é.m. E à travers un résistor R quelconque, exactement la moitié de l'énergie fournie par le générateur est dissipée par effet Joule. Application numérique : E=8,0V, C=100μF.
Voir le corrigé détaillé
La charge finale transférée est Q=CE, quelle que soit R.
Wgen=EQ=CE2énergie fournie par le générateur
Wstock=21CE2énergie finale du condensateur
⇒WJoule=CE2−21CE2=21CE2=Wstock
Le partage est bien 50%−50%, pour tout R. Numériquement : CE2=100×10−6×64=6,4mJ, donc Wstock=WJoule=3,2mJ.
7
Montre que, dans un dipôle RL alimenté depuis i(0)=0, le rapport Em(∞)Em(τ) vaut (1−e−1)2. Application : L=1,0H, R=200Ω, E=20V.
Un circuit LC a L=0,45H, C=5,0μF et une charge maximale Qm=90μC. Détermine ω0, T0, f0, Im, Etot, puis écris q(t), uC(t) et i(t) (on prend q(0)=Qm).
Un circuit RLC série a L=0,10H et C=25μF. Détermine la résistance critique Rc, puis précise le régime obtenu pour R=50Ω et pour R=300Ω.
Voir le corrigé détaillé
Rc=2CL=225×10−60,10
=24,0×103≈1,3×102Ω
R=50Ω<Rcrégime pseudo-périodique
R=300Ω>Rcrégime apériodique
Niveau 3 — Type bac
10
On charge un condensateur C=2,0μF sous E=5,0V à travers R=1,0kΩ, puis, une fois la charge terminée, on le connecte à une bobine idéale L=0,80H.
Calcule la constante de temps τ de la phase de charge. Justifie que U0≈E après 5τ.
Établis l'équation différentielle vérifiée par q dans le circuit LC formé, et donne sa période propre T0.
Détermine Qm, Im et l'énergie totale Etot du circuit LC.
Voir le corrigé détaillé
1.τ=RC=1,0×103×2,0×10−6=2,0ms. Après 5τ=10ms, uC=E(1−e−5)≈0,993E : la charge est achevée à mieux que 1% près, donc U0≈E=5,0V.
2. En l'absence de générateur et de résistance, la loi des mailles uL+uC=0 donne, comme en section 3.1 :
q¨+LCq=0
T0=2πLC=2π0,80×2,0×10−6
≈7,9ms
3.
Qm=CU0=2,0×10−6×5,0=10μC
ω0=2π/T0≈7,9×102rad⋅s−1
Im=Qmω0≈7,9mA
Etot=2CQm2=4,0×10−6(10×10−6)2
=25μJ
11
On a relevé à l'oscilloscope la tension uC(t) aux bornes du condensateur d'un circuit RLC série (Figure 11), de capacité C=4,0μF.
Identifie le régime observé, en le justifiant à partir de l'allure de la courbe.
Lis graphiquement la pseudo-période T, et déduis-en une valeur approchée de L en admettant T≈T0.
Lis l'amplitude à t=0 et au point marqué à t=15ms pour évaluer la constante de temps de l'enveloppe, puis déduis-en une valeur approchée de R.
Figure 11 — Tension uC(t) d'un circuit RLC pseudo-périodique. L'enveloppe (pointillés) passe par (0;8,0V) et par le point marqué (15ms;2,9V).Voir le corrigé détaillé
1. La courbe oscille tout en s'amortissant progressivement vers 0 : c'est le régime pseudo-périodique (R<Rc).
2. La distance entre deux maxima successifs donne T≈5,0ms.
T≈T0=2πLC⇒L=4π2CT2
L=4π2×4,0×10−6(5,0×10−3)2
≈0,16H
3. À t=0, l'enveloppe vaut U0=8,0V ; à t=15ms, elle vaut 2,9V.
U0e−15/τenv=2,9⇒τenv=ln(8,0/2,9)15
≈15ms
λ=τenv1≈67s−1
R=2Lλ≈2×0,16×67
≈21Ω
12
Un oscillateur mécanique amorti a pour masse m=0,20kg, raideur k=180N⋅m−1 et frottement h=3,0N⋅s⋅m−1.
Calcule sa pulsation propre ω0, et détermine s'il est pseudo-périodique ou apériodique.
On choisit un circuit électrique tel que L (en henry) soit numériquement égal à m et 1/C (en F⁻¹) numériquement égal à k. Calcule L, C, puis R (numériquement égal à h).
Vérifie que ce circuit a la même pulsation propre et le même type de régime que l'oscillateur mécanique.
ω0=LC1=L1/C=mk=30rad⋅s−1identique par construction
Rc=2L/C=2m/(1/k)=2mk=hc=12Ω
R=3,0Ω<Rcpseudo-périodique, comme prévu
L'analogie est donc exacte, pas seulement qualitative : elle transporte fidèlement pulsation propre et nature du régime.
Niveau 4 — Problèmes de vie courante
13
Radio à Dakar. Un récepteur utilise une bobine fixe L=300μH et un condensateur variable réglable de 50pF à 400pF.
Calcule les fréquences extrêmes fmin et fmax que peut capter le poste.
Une station émet à 900kHz. Calcule la capacité C à choisir pour l'accorder, et vérifie qu'elle est accessible avec ce condensateur.
Voir le corrigé détaillé
1.f0 est minimale quand C est maximale, et maximale quand C est minimale.
fmin=2πLCmax1=2π3,0×10−4×4,0×10−101
≈4,6×102kHz
fmax=2πLCmin1=2π3,0×10−4×5,0×10−111
≈1,3×103kHz
2.
C=(2πf0)2L1=(2π×9,0×105)2×3,0×10−41
≈1,0×10−10F=104pF
Comme 50pF⩽104pF⩽400pF, la station est bien accessible.
14
Allumage (Abidjan). Le circuit primaire de la bobine d'allumage d'un moteur (L=8,0mH) est parcouru par un courant I0=6,0A. Le rupteur ouvre le circuit en Δt=0,50ms.
Estime la tension moyenne u=LΔtΔi induite dans le circuit primaire lors de la coupure.
Un enroulement secondaire multiplie cette tension par un facteur 120. Estime la tension obtenue, et compare-la à la tension nécessaire pour amorcer une étincelle dans l'air (environ 3kV/mm, pour un intervalle de 1mm).
Voir le corrigé détaillé
1.
u=LΔtΔi=8,0×10−3×0,50×10−36,0
=8,0×10−3×1,2×104
=96V
2.
usecondaire≈120×96
≈1,2×104V=12kV
La tension nécessaire pour 1mm d'air est d'environ 3kV : les 12kV obtenus suffisent largement à faire jaillir l'étincelle à la bougie. C'est la brutalité de la coupure (Δt très court) qui rend la surtension exploitable.
15
Minuterie d'escalier (Yaoundé). Une minuterie coupe l'éclairage lorsque la tension d'un condensateur C=2200μF, qui se décharge dans un résistor R après appui sur le bouton, tombe à 37% de sa valeur initiale. On souhaite que la lumière reste allumée environ 2,0min.
Traduis la condition « tombe à 37 % » en termes de constante de temps τ.
Calcule la résistance R à installer pour obtenir τ=120s.
Voir le corrigé détaillé
1. Puisque uC(t)=U0e−t/τ et e−1≈0,37, la tension atteint 37% de U0 exactement à t=τ : on veut donc τ=120s.
2.
τ=RC⇒R=Cτ=2200×10−6120
≈5,5×104Ω=55kΩ
Un électricien choisira une résistance normalisée proche de 55kΩ.
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Radioactivité et décroissance
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Pour un condensateur de capacité C, la relation entre la charge q et la tension u à ses bornes est :
Explication : Le condensateur accumule une charge q proportionnelle à la tension u à ses bornes, le coefficient de proportionnalité étant la capacité C : q=Cu.
L'énergie électrique emmagasinée par un condensateur de capacité C sous une tension u vaut :
Explication : En intégrant la puissance reçue p=ui=Cudtdu, on obtient Ee=21Cu2 (soit aussi 2Cq2).
Dans un dipôle RC en charge (générateur E, résistor R, condensateur C), avec uC(0)=0, l'expression de uC(t) est :
Explication : C'est la solution de l'équation différentielle dtduC+RCuC=RCE avec la condition initiale uC(0)=0 : la tension croît de 0 vers E.
La constante de temps τ d'un dipôle RC vaut :
Explication : La constante de temps du dipôle RC est τ=RC, homogène à un temps et exprimée en secondes ; elle gouverne aussi bien la charge que la décharge.
Un générateur E=6,0 V charge un condensateur C=500μF à travers R=2,0kΩ. Quelle est la constante de temps τ ?
Explication :τ=RC=2,0×103×500×10−6 =1,0×103×5,0×10−4 =1,0 s.
Pour une bobine idéale d'inductance L, en convention récepteur, la relation entre u et i est :
Explication : Une bobine idéale s'oppose aux variations du courant qui la traverse : u=Ldtdi.
Quelle grandeur est nécessairement continue à travers une bobine, à tout instant ?
Explication : Le courant traversant une bobine ne peut pas subir de discontinuité (sinon uL=Ldi/dt serait infinie) ; c'est l'inverse pour un condensateur, où c'est la tension qui est continue.
Dans un dipôle RL en établissement du courant, l'intensité en régime permanent Imax vaut :
Explication : En régime permanent, la bobine se comporte comme un simple fil (uL→0) : la loi d'Ohm donne Imax=E/R.
Pour un circuit LC libre (sans générateur ni résistance), l'équation différentielle vérifiée par la charge q est :
Explication : La loi des mailles uL+uC=0 avec uC=q/C et uL=Lq¨ donne Lq¨+q/C=0, soit q¨+q/(LC)=0 : équation du second ordre, sans amortissement.
La période propre T0 d'un circuit LC est donnée par :
Explication : Avec ω0=LC1, la période propre est T0=ω02π=2πLC, et ne dépend que de L et C.
Un circuit LC de référence a L=0,20 H et C=5,0μF. Quelle est sa pulsation propre ω0 ?
Dans un circuit LC, l'intensité i(t) et la charge q(t) sont en :
Explication :i(t) est déphasée de +π/2 par rapport à q(t) : quand q est maximale (condensateur plein), i est nulle, et réciproquement.
Dans un circuit LC idéal, l'énergie électromagnétique totale Etot=Ee+Em :
Explication : Dans un circuit LC idéal (sans résistance), dtdEtot=0 : l'énergie électromagnétique se conserve, en échange permanent entre énergie électrique et énergie magnétique.
Dans un circuit RLC série amorti, l'équation différentielle de la charge est :
Explication : La loi des mailles uR+uL+uC=0 donne Ri+Lq¨+q/C=0, soit q¨+LRq˙+LCq=0 : le terme en q˙ traduit l'amortissement par effet Joule dans R.
La résistance critique Rc d'un circuit RLC série, qui sépare le régime pseudo-périodique du régime apériodique, vaut :
Explication : Le discriminant Δ=(R/L)2−4/(LC) de l'équation caractéristique s'annule pour Rc=2L/C, qui définit le régime critique.
Dans l'analogie électromécanique, à quelle grandeur mécanique correspond l'inductance L ?
Explication : Les deux énergies cinétiques correspondent terme à terme : 21mv2↔21Li2, donc la masse m correspond à l'inductance L (et la vitesse v au courant i).
Dans un circuit RLC série réel, l'énergie totale Etot au cours du temps vérifie :
Explication : La résistance dissipe de l'énergie par effet Joule : dtdEtot=−Ri2⩽0, donc l'énergie totale ne peut que décroître (contrairement au cas idéal R=0).
Pour entretenir indéfiniment les oscillations d'un circuit RLC (comme dans un oscillateur électronique), on ajoute :
Explication : Un dispositif à résistance négative −R′ réinjecte à chaque instant l'énergie perdue par effet Joule ; si R′=R, la résistance effective s'annule et les oscillations deviennent sinusoïdales d'amplitude constante.
Une bobine L=200μH est associée à un condensateur C pour accorder un poste de radio sur une station à 800 kHz. La formule pour déterminer C est :
Explication : À partir de f0=2πLC1, on isole C=(2πf0)2L1, ce qui donne ici C≈200 pF.
Une montre à quartz utilise un résonateur qui oscille à f0=32768 Hz. Pourquoi le quartz est-il préféré à un circuit RLC classique pour ce type d'horloge ?
Explication : Le quartz a une résistance équivalente très petite (amortissement extrêmement faible), ce qui rend sa fréquence propre remarquablement stable — la qualité essentielle recherchée dans une horloge.