Une calebasse de bière de mil qui fermente à Ndjamena, un flacon de dissolvant à ongles à base d'acétone, le formol qui conserve les échantillons du laboratoire, la vanilline qui parfume un gâteau : tu côtoies chaque jour des molécules à l'oxygène lié à un carbone. Ce chapitre relie toutes ces molécules : le groupe hydroxyle des alcools, le groupe carbonyle des aldéhydes et des cétones.
C'est un chapitre pivot, l'un des plus fréquents au bac : reconnaître une fonction par des tests, équilibrer une équation d'oxydoréduction, interpréter un alcootest, bâtir une suite de transformations — tout cela s'y trouve, et reviendra aux épreuves.
Jusqu'ici, tu savais reconnaître une famille de composés à sa formule et nommer un hydrocarbure. Ici, tu vas découvrir que la réactivité d'un alcool dépend de sa classe — primaire, secondaire ou tertiaire, selon le nombre de carbones fixés sur le carbone qui porte le . Cette seule idée organise tout le chapitre : elle prédit si l'oxydation ménagée s'arrête à un aldéhyde, va jusqu'à un acide, s'arrête à une cétone, ou n'a pas lieu.
Le plan suit une logique de chimiste : nommer et classer (§1), oxyder (§2), déshydrater (§3), identifier un composé carbonylé (§4), réduire (§5), relier les fonctions entre elles (§6), lire une signature spectrale (§7) — puis des exercices corrigés, du direct au concret.
1Nomenclature et classes d'alcools
1.1 Groupe hydroxyle et formule générale
Un alcool est un composé organique portant un groupe hydroxyle fixé sur un carbone saturé, non lié à un autre hétéroatome ni à un noyau aromatique. Les alcools saturés à chaîne ouverte, à un seul , répondent à la formule générale :
Ne confonds pas avec les phénols ( sur un cycle benzénique, hors programme). Un alcool à plusieurs est un polyol : éthane-1,2-diol (antigel), glycérol.
1.2 Nommer un alcool
On repère la chaîne la plus longue contenant le carbone porteur du ; on la numérote pour donner au l'indice le plus petit ; on remplace le final de l'alcane par -ol, précédé de l'indice de position ; on place les substituants alkyle, avec indices, par ordre alphabétique.
- : chaîne à 1 carbone méthanol
- : sur le carbone 1 propan-1-ol
- : chaîne à 4 C, le plus proche de la gauche butan-2-ol
- : chaîne principale à 3 C, méthyle en 2 2-méthylpropan-1-ol
La numérotation doit donner le plus petit indice au , prioritaire sur les substituants : est le butan-2-ol, jamais « butan-3-ol ».
1.3 Les trois classes d'alcools
La classe d'un alcool dépend du nombre d'atomes de carbone directement liés au carbone fonctionnel (celui qui porte le ) :
- primaire : lié à un seul autre carbone (ou aucun, pour le méthanol) ;
- secondaire : lié à deux autres carbones ;
- tertiaire : lié à trois autres carbones.
Retiens ce décompte de H : il explique, au §2, pourquoi les trois classes ne s'oxydent pas pareil.
L'erreur classique : compter tous les carbones de la molécule au lieu de la seule connexion directe au carbone qui porte le . Le 2-méthylpropan-1-ol, , a une chaîne ramifiée mais reste primaire : son carbone fonctionnel n'est lié qu'à un seul autre carbone.
1.4 Isomérie
Position : butan-1-ol / butan-2-ol, même chaîne. Chaîne : butan-1-ol / 2-méthylpropan-1-ol, squelette ramifié différent. Fonction : le butan-1-ol (alcool) et l'éthoxyéthane (éther-oxyde) partagent sans appartenir à la même famille.
1.5 Propriétés physiques
La liaison est très polarisée : les molécules d'alcool s'associent par liaison hydrogène, comme l'eau. Il en résulte des températures d'ébullition bien plus élevées que celles des alcanes de masse molaire comparable, et une miscibilité à l'eau pour les alcools à chaîne courte.
| Composé | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (°C) |
Au-delà de quatre à cinq atomes de carbone, la solubilité chute : la chaîne carbonée hydrophobe l'emporte peu à peu sur le groupe hydrophile.
Le mot « alcool » vient de l'arabe al-kuḥl, une poudre d'antimoine utilisée comme fard. Les savants arabo-musulmans médiévaux, Jabir ibn Hayyan (VIIIe siècle) puis Al-Razi (Xe siècle), perfectionnent l'alambic et la distillation ; le sens du mot glisse vers « essence distillée », puis se fixe sur l'éthanol au XVIe siècle. Cette technique reste celle qui concentre l'éthanol de fermentation.
1.6 Préparation des alcools
Hydratation d'un alcène : addition de catalysée par un acide (le se fixe sur le carbone le plus substitué). Fermentation alcoolique : des levures transforment le glucose en éthanol (bière de mil, vin de palme). Hydrolyse basique d'un halogénoalcane : substitution de l'halogène par un ion hydroxyde.
- fermentation alcoolique, catalysée par la zymase des levures
Une cuve contient de glucose (). Quelle masse maximale d'éthanol () peut-on espérer ?
- stœchiométrie
La fermentation s'arrête spontanément vers à en volume : au-delà, l'éthanol devient toxique pour les levures elles-mêmes. C'est la distillation qui concentre davantage la solution.
2Oxydation ménagée
On appelle oxydation ménagée une oxydation contrôlée qui respecte le squelette carboné — à la différence de la combustion, qui le détruit. C'est ici que la classe de l'alcool prend tout son sens.
2.1 Ce que dit la classe de l'alcool
Sous l'action d'un oxydant (ion permanganate ou dichromate ), en milieu acide :
- un alcool primaire s'oxyde d'abord en aldéhyde, puis (oxydant en excès) en acide carboxylique ;
- un alcool secondaire s'oxyde en cétone ;
- un alcool tertiaire résiste : aucune oxydation n'a lieu.
Une oxydation ménagée retire un H porté par le carbone fonctionnel lui-même (le devient ). Le §1.3 l'a montré : primaire, 2 H ; secondaire, 1 H ; tertiaire, aucun.
- primaire (2 H) : un premier départ aldéhyde, qui porte encore un H un second départ donne l'acide carboxylique
- secondaire (1 H) : ce H unique part cétone ; il ne reste alors plus aucun H sur ce carbone
- tertiaire (0 H) : rien à retirer pas de réaction
Une cétone ne peut donc jamais s'oxyder en acide par cette voie : l'hydrogène nécessaire n'existe plus. C.Q.F.D.
2.2 Écrire une équation d'oxydoréduction
On écrit séparément la demi-équation du couple organique (autant d'électrons perdus que de libérés) et celle du couple oxydant, puis on multiplie chacune pour égaler les électrons échangés avant de les additionner et simplifier.
- oxydation complète
- réduction
- ppcm : et
- après simplification
Couple organique : . Couple : .
- ppcm : demi-équation organique , demi-équation du chrome
- cétone : arrêt ici
Erreur fréquente au bac : additionner les deux demi-équations sans les avoir multipliées pour égaler les électrons échangés. Vérifie toujours la conservation des éléments et de la charge de part et d'autre.
2.3 Oxydation catalytique par le cuivre chaud
Une spirale de cuivre chauffée au rouge, plongée dans les vapeurs d'alcool, se ternit ( noir) puis s'éclaircit en oxydant l'alcool : le principe de la lampe sans flamme, répétable sans jamais rallumer de flamme.
- réoxydation à l'air
- Cu(II) oxyde l'alcool
Le cuivre joue ici un rôle de catalyseur : consommé puis régénéré à chaque cycle, il n'apparaît pas dans le bilan global de l'oxydation par le dioxygène.
2.4 L'alcootest, une application
L'alcootest chimique (tube à usage unique) contient des cristaux de dichromate de potassium en milieu acide. L'éthanol de l'air expiré réduit le dichromate orange en ion chrome(III) vert, sur une longueur croissante avec sa teneur.
- couleur : orange () vert ()
L'éthylotest électronique, pour une mesure légale, repose sur l'absorption infrarouge ou une cellule électrochimique — plus rapide et précis.
Rolla N. Harger dépose en 1938 le brevet du « Drunkometer », premier appareil dosant l'alcool de l'air expiré. En 1954, Robert Borkenstein met au point le Breathalyzer, fondé sur la réduction du dichromate étudiée ci-dessus : il équipera les polices pendant plus de quarante ans, avant les capteurs électroniques.
Le méthanol n'est pas l'éthanol : son ingestion est gravement toxique (cécité, décès), car son métabolisme produit du méthanal puis de l'acide méthanoïque. On ne consomme jamais un alcool de fabrication artisanale non contrôlée.
2.5 Combustion et réaction avec le sodium
La combustion complète d'un alcool produit, comme pour tout organique, dioxyde de carbone et eau :
Le sodium métallique substitue l'hydrogène acide du en dégageant du dihydrogène — un test qui confirme un , sans distinguer les classes :
- effervescence caractéristique
3Déshydratation
Chauffé avec de l'acide sulfurique concentré, un alcool peut perdre une molécule d'eau — de deux façons différentes selon la température : à l'intérieur d'une molécule (alcène), ou entre deux molécules (éther-oxyde).
3.1 Déshydratation intramoléculaire : former un alcène
Chauffé fortement (°C) avec concentré, un alcool subit une élimination : il perd son et un H porté par un carbone voisin, formant une double liaison et de l'eau.
- concentré, °C
3.2 La règle de Zaïtsev
Quand la déshydratation peut conduire à plusieurs alcènes, le produit majoritaire est celui dont la double liaison porte le plus grand nombre de groupes alkyle : l'alcène le plus substitué, donc le plus stable.
Les groupes alkyle, donneurs d'électrons, stabilisent la double liaison qu'ils entourent : plus elle est substituée, plus sa formation est favorable, et plus vite elle se forme. L'alcène le plus stable est donc ici aussi le plus vite obtenu.
Le carbone 2 peut perdre un H voisin du côté du carbone 1, ou du côté du carbone 3.
- perte côté C3 (but-2-ène, disubstitué) : majoritaire
- perte côté C1 (but-1-ène, monosubstitué) : minoritaire
« Majoritaire » ne signifie pas « seul » : les deux alcènes se forment, en proportions inégales. Le butan-1-ol, lui, ne donne qu'un seul alcène : son carbone fonctionnel n'a qu'un seul carbone voisin.
3.3 Déshydratation intermoléculaire : les éthers-oxydes
À plus basse température (°C), deux molécules d'alcool se condensent : l'une fournit son , l'autre son H, formant un éther-oxyde et de l'eau.
- concentré, °C ; éthoxyéthane
La température décide donc du produit : même réactif, même catalyseur, mais deux voies concurrentes.
L'éthoxyéthane (« éther ») est utilisé pour la première fois comme anesthésique général le 16 octobre 1846 à Boston, par le dentiste William Morton, lors d'une opération publique restée célèbre sous le nom d'« Ether Day ». Il ouvre l'ère de la chirurgie sans douleur, avant d'être supplanté au XXe siècle par des anesthésiques moins inflammables.
4Composés carbonylés et tests d'identification
4.1 Groupe carbonyle et nomenclature
Les aldéhydes et les cétones portent un groupe carbonyle . Dans un aldéhyde, ce carbone porte au moins un H : ; dans une cétone, il est encadré par deux chaînes carbonées : .
Aldéhyde : suffixe -al, le carbone reçoit toujours l'indice 1. Cétone : suffixe -one, précédé de l'indice de position le plus petit.
- : méthanal (formol en solution)
- : éthanal
- : propanone (acétone)
- : butan-2-one
Le §2 l'a montré : un aldéhyde provient de l'oxydation ménagée d'un alcool primaire, une cétone de celle d'un alcool secondaire. Reste à les distinguer l'un de l'autre — et de tout le reste.
4.2 Tests d'identification
Le 2,4-DNPH donne un précipité jaune-orangé avec tout composé carbonylé : ce test révèle la fonction, sans distinguer aldéhyde et cétone. La liqueur de Fehling et le réactif de Tollens, eux, ne réagissent qu'avec les aldéhydes : ils exploitent l'hydrogène du carbone fonctionnel, que la cétone n'a pas.
| Test | Résultat positif | Sélectivité |
|---|---|---|
| 2,4-DNPH | précipité jaune-orangé | aldéhydes et cétones |
| Liqueur de Fehling (à chaud) | précipité rouge brique | aldéhydes seuls |
| Réactif de Tollens | miroir d'argent | aldéhydes seuls |
| Réactif de Schiff | coloration rose-violet | aldéhydes seuls |
- Fehling : précipité rouge brique
- Tollens : dépôt d'argent métallique
En 1881, le chimiste allemand Bernhard Tollens met au point ce réactif à base d'ions diammine-argent(I). La réaction — un aldéhyde réduisant l'argent(I) en argent métallique, qui se dépose en couche uniforme — est si nette qu'elle est restée, plus d'un siècle durant, le procédé industriel de fabrication des miroirs.
Un DNPH positif seul ne prouve rien de plus qu'un composé carbonylé. Pour conclure « aldéhyde », il faut un second test, positif à la liqueur de Fehling, au Tollens, ou au réactif de Schiff.
4.3 Réactivité des composés carbonylés
Un aldéhyde s'oxyde facilement en acide carboxylique (§2) ; une cétone y résiste. Le carbone du groupe carbonyle, appauvri en électrons par l'oxygène, attire aussi les réactifs nucléophiles : avec l'ion cyanure , il se forme une cyanhydrine, par addition sur .
- addition nucléophile sur le carbone du carbonyle
5Réduction
La réduction est la réaction inverse de l'oxydation ménagée : elle ramène un composé carbonylé à l'alcool dont il provient.
5.1 Réduire un aldéhyde ou une cétone
Un aldéhyde, réduit, redonne un alcool primaire ; une cétone, réduite, redonne un alcool secondaire. Le réducteur ajoute un H sur l'oxygène et un sur le carbone du carbonyle, par addition sur .
- catalyseur nickel, ou réducteur
- catalyseur nickel, ou réducteur
L'hydrogénation catalytique (, nickel ou platine) additionne sur , comme sur une double liaison . Les hydrures (, ) transfèrent un ion hydrure au carbone électrophile, puis un se fixe sur l'oxygène lors du traitement aqueux.
La réduction de la butan-2-one donne quel alcool ?
- est une cétone
- elle provient d'un alcool secondaire, et y retourne par réduction
- : butan-2-ol
Oxydation et réduction sont des réactions inverses, mais pas symétriques dans leurs moyens : on oxyde avec ou , on réduit avec /catalyseur ou un hydrure — jamais le même réactif dans les deux sens.
6Passage d'une fonction à une autre
Tout ce chapitre tient dans un même réseau de flèches : alcool, aldéhyde, cétone, acide et alcène s'enchaînent par des réactions que tu connais déjà. Savoir les relier, c'est répondre à la question la plus fréquente du bac : « comment passer de A à B ? »
6.1 Une carte des transformations
On identifie la fonction de départ et la fonction d'arrivée, on repère sur la carte le chemin qui les relie, puis on écrit, dans l'ordre, chaque équation avec son réactif et ses conditions.
6.2 Un exemple complet
À partir du butan-2-ol, comment obtenir la butan-2-one, puis revenir au butan-2-ol ?
- alcool secondaire oxydation ménagée (, milieu acide) cétone
- butan-2-ol → butan-2-one
- cétone réduction (, catalyseur nickel, ou ) alcool secondaire
- butan-2-one → butan-2-ol : retour au départ
Un acide carboxylique et un alcool peuvent aussi réagir ensemble : c'est l'estérification, qui donne un ester et de l'eau. Cette réaction, lente et limitée, fait l'objet d'un chapitre à part ; retiens seulement qu'elle existe et relie alcools et acides.
7Spectroscopie (approche)
Les tests chimiques du §4 consomment l'échantillon et prennent du temps. La spectroscopie infrarouge offre un raccourci : en quelques secondes, sans rien détruire, elle révèle quelles liaisons sont présentes dans une molécule.
7.1 Principe
Une liaison chimique absorbe le rayonnement infrarouge à des nombres d'onde (notés , en ) qui dépendent de sa nature. Un spectre IR trace la transmittance en fonction de : chaque liaison y creuse une bande d'absorption, presque toujours au même endroit, quelle que soit la molécule qui la porte.
7.2 Bandes caractéristiques
| Liaison | Nombre d'onde (cm⁻¹) | Allure | Présente dans |
|---|---|---|---|
| (alcool) | – | large, forte | alcools |
| (acide) | – | très large | acides carboxyliques |
| – | moyenne | presque tous les organiques | |
| – | fine, très forte | aldéhydes, cétones, acides |
On balaie le spectre à la recherche des bandes du tableau : une bande vers – signale un composé carbonylé ; une bande large vers – sans bande signale un alcool ; les deux bandes ensemble, avec un très large, signalent un acide carboxylique.
Un flacon non étiqueté contient soit du butan-1-ol, soit du butanal. Son spectre présente une bande fine et intense à , et aucune bande large vers .
- bande à groupe présent
- absence de bande large pas de groupe
- c'est le butanal
La spectroscopie IR identifie des groupes de liaisons, jamais une molécule entière : elle dit « il y a un », pas « c'est du butanal ». Il faut souvent croiser plusieurs indices (spectre, tests chimiques, masse molaire) pour conclure.
Fiche mémo
- Alcool : sur C saturé ; classe = nombre de C liés au carbone fonctionnel (1 primaire, 2 secondaire, 3 tertiaire).
- H sur ce carbone : 2 (primaire), 1 (secondaire), 0 (tertiaire) — la clé de toute l'oxydation ménagée.
- Oxydation ménagée : primaire aldéhyde acide ; secondaire cétone (stop) ; tertiaire rien.
- Équilibrer une redox : demi-équations séparées, ppcm des électrons échangés, puis addition et simplification.
- Déshydratation : intramoléculaire (alcène, Zaïtsev = le plus substitué majoritaire), °C ; intermoléculaire (éther), °C.
- Carbonyle : aldéhyde (suffixe -al), cétone (suffixe -one).
- DNPH : précipité jaune-orangé pour aldéhyde et cétone. Fehling / Tollens / Schiff : positifs pour aldéhyde seul.
- Réduction : aldéhyde alcool primaire ; cétone alcool secondaire (/Ni, ou /).
- Alcootest : orange vert, en présence d'éthanol.
- Test au sodium : dégagement de , confirme un , quelle que soit la classe.
- IR : large – ; fine et forte –.
- Le méthanol est gravement toxique : ne jamais consommer un alcool de fabrication non contrôlée.
8Exercices corrigés
Quinze exercices, du plus direct au plus concret, pour t'entraîner à nommer, oxyder, identifier et transformer — comme au bac.
Nomme et donne la classe des quatre alcools suivants : (a) ; (b) ; (c) ; (d) .
Voir le corrigé détaillé
- (a) butan-1-ol, primaire (1 carbone voisin)
- (b) butan-2-ol, secondaire (2 carbones voisins)
- (c) 2-méthylpropan-2-ol, tertiaire (3 carbones voisins)
- (d) 2-méthylpropan-1-ol, primaire (1 carbone voisin)
Nomme les quatre composés carbonylés suivants : (a) ; (b) ; (c) ; (d) .
Voir le corrigé détaillé
- (a) propanal — (b) butan-2-one
- (c) méthanal — (d) pentan-3-one
Écris et équilibre les équations de combustion complète (a) du propan-1-ol et (b) du méthanal .
Voir le corrigé détaillé
- (a) coefficient impair sur O₂ : on double tout
- (b) déjà équilibrée
Le 2-méthylpropan-2-ol et le butan-1-ol sont traités séparément par un excès de sodium métallique. Que peux-tu affirmer sur les deux réactions ?
Voir le corrigé détaillé
Le sodium substitue l'H acide du , quelle que soit la classe de l'alcool : les deux réactions donnent une effervescence de dihydrogène.
- vrai pour les deux alcools, primaire comme tertiaire
Associe chaque réactif à l'observation qui prouve un résultat positif : 2,4-DNPH ; liqueur de Fehling ; réactif de Tollens ; sodium métallique.
Voir le corrigé détaillé
- DNPH précipité jaune-orangé
- Fehling précipité rouge brique
- Tollens miroir d'argent
- sodium effervescence (dégagement gazeux)
Pour chacun des alcools suivants, indique le produit obtenu par oxydation ménagée en excès d'oxydant (ou « aucune réaction ») : (a) pentan-1-ol ; (b) pentan-3-ol ; (c) 2-méthylbutan-2-ol.
Voir le corrigé détaillé
- (a) primaire acide pentanoïque
- (b) secondaire pentan-3-one
- (c) tertiaire aucune réaction
Le propan-1-ol est oxydé par un excès de dichromate de potassium en milieu acide. Écris les deux demi-équations puis l'équation bilan.
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- ppcm : et
- après simplification
On déshydrate le pentan-2-ol avec concentré à chaud. Donne les deux alcènes possibles et précise le majoritaire.
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- élimination côté C1 (pent-1-ène, monosubstitué) : minoritaire
- élimination côté C3 (pent-2-ène, disubstitué) : majoritaire (Zaïtsev)
Un composé A donne un précipité jaune-orangé avec le DNPH, mais la liqueur de Fehling à chaud reste bleue. Que peux-tu conclure sur A ?
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- DNPH positif A porte un groupe
- Fehling négatif A n'est pas un aldéhyde
- A est une cétone
Composé X. Un alcool X a pour formule brute .
- Donne les formules semi-développées et les noms de tous les alcools isomères possibles.
- X, traité par un excès de dichromate en milieu acide, donne un produit qui rosit le réactif de Schiff et donne un miroir d'argent au Tollens. Quelle est la classe de X ?
- Ce produit d'oxydation, en excès d'oxydant, donne un acide de formule . X n'étant pas ramifié, donne sa formule semi-développée et son nom.
Voir le corrigé détaillé
1. Quatre isomères : (butan-1-ol), (butan-2-ol), (2-méthylpropan-1-ol), (2-méthylpropan-2-ol).
2. Schiff rose et miroir d'argent le produit d'oxydation est un aldéhyde X est un alcool primaire.
3.
- acide de formule , chaîne non ramifiée acide butanoïque
- X : butan-1-ol
Du but-1-ène à la cétone. On part du but-1-ène .
- Écris l'équation d'hydratation (catalyse acide) donnant le produit majoritaire selon Markovnikov ; nomme-le.
- Ce produit est oxydé en excès de permanganate de potassium en milieu acide. Écris l'équation bilan (demi-équations à l'appui) et nomme le produit.
- Ce produit peut-il réagir avec le butan-1-ol pour donner un ester ? Justifie.
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1. Le se fixe sur le carbone le plus substitué (C2) :
- butan-2-ol, alcool secondaire
2.
- butan-2-one, une cétone
3. Non. L'estérification exige un acide carboxylique ; l'alcool secondaire ne peut être oxydé au-delà de la cétone (§2.1), qui n'est pas un acide. Aucun ester ne peut se former.
Composé Y. Un flacon non étiqueté contient Y, alcool ou composé carbonylé, de masse molaire .
- Le spectre IR de Y présente une bande large vers et aucune bande vers –. Quelle famille identifies-tu ?
- Y est un alcool saturé, acyclique, à chaîne non ramifiée. Détermine sa formule brute puis semi-développée.
- Le DNPH donnerait-il un résultat positif avec Y ? Justifie.
Voir le corrigé détaillé
1. large sans Y est un alcool.
2.
- formule
- : butan-1-ol
3. Non. Le DNPH ne réagit qu'avec un groupe ; un alcool n'en porte pas.
Contrôle routier à Abidjan. Un éthylotest chimique contient de dichromate de potassium, totalement réduit par l'éthanol contenu dans d'air expiré.
- Écris l'équation entre l'éthanol et l'ion dichromate en milieu acide.
- Calcule la quantité de matière d'éthanol contenue dans cet air.
- Calcule la concentration massique correspondante () et conclus, sachant que le seuil légal ivoirien est d'air expiré.
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
3.
: le conducteur est en dessous du seuil légal.
Bière de mil à Ndjamena. Aïcha prépare une cuve de bière de mil contenant de glucose fermentescible.
- Écris l'équation de la fermentation alcoolique.
- Calcule la quantité de matière de glucose engagée ().
- Calcule le volume maximal d'éthanol pur obtenu (, ).
Voir le corrigé détaillé
1.
Contrôle qualité à Bamako. Un technicien veut vérifier si un flacon d'éthanol commercial est pur. Il dispose de sodium métallique, de 2,4-DNPH et d'une spirale de cuivre.
- Il verse du sodium dans un échantillon : qu'observe-t-il, et que confirme cette observation ?
- Comment le DNPH révélerait-il une impureté carbonylée dans le flacon ?
- Il plonge la spirale de cuivre chauffée au rouge dans l'échantillon : elle s'éclaircit et une odeur piquante apparaît. Qu'en déduit-il ?
Voir le corrigé détaillé
1. Effervescence de dihydrogène : — cela confirme la présence du groupe .
2. Si une impureté aldéhyde ou cétone est présente, le DNPH forme un précipité jaune-orangé ; l'éthanol pur, lui, ne réagit pas avec le DNPH (pas de ).
3. Le cuivre chaud oxyde catalytiquement l'éthanol () : la spirale redevient brillante et l'odeur piquante est celle de l'éthanal formé — l'échantillon contient bien de l'éthanol.