Regarde autour de toi : dans un grille-pain, un fil devient rouge et chauffe le pain ; dans une lampe de poche à DEL, un petit composant s’allume sans jamais chauffer ; dans un chargeur de téléphone, un courant bien plus faible que celui du secteur traverse la batterie. Pourquoi ces différences ? Parce que chaque dipôle s’oppose plus ou moins au passage du courant électrique. Cette opposition a un nom, une unité, et surtout une loi qui permet de la calculer : c’est tout l’objet de ce chapitre.
Jusqu’ici, tu as appris à mesurer séparément l’intensité avec un ampèremètre et la tension avec un voltmètre. Tu vas maintenant découvrir qu’entre ces deux grandeurs se cache une relation d’une simplicité remarquable pour un très grand nombre de dipôles : la loi d’Ohm. Elle te servira toute ta scolarité scientifique, et bien au-delà : c’est elle qui permet de dimensionner un fil électrique, de protéger une DEL, de régler la vitesse d’un moteur ou de calculer la résistance d’un radiateur.
À la fin de ce chapitre, tu sauras identifier un résistor à son code des couleurs, mesurer une résistance à l’ohmmètre, tracer et exploiter la caractéristique d’un conducteur ohmique, appliquer la loi d’Ohm dans les deux sens, et calculer une résistance équivalente pour des résistors en série ou en dérivation.
1Le conducteur ohmique
Un fil de cuivre, une lampe, un fer à repasser : tous laissent passer le courant, mais pas avec la même facilité. Cette « difficulté » que rencontre le courant en traversant un dipôle s’appelle la résistance électrique.
La résistance électrique d’un dipôle mesure sa capacité à s’opposer au passage du courant électrique. Elle se note et s’exprime en ohms, de symbole .
Un résistor est un composant électronique fabriqué exprès pour avoir une résistance connue et (presque) constante. Dans un schéma normalisé, il se représente par un rectangle.
Plus la résistance d’un dipôle est grande, plus elle s’oppose fortement au passage du courant : à tension identique, l’intensité qui circule est alors plus faible. C’est ce que montre une expérience simple.
On alimente successivement une même lampe avec le même générateur , en plaçant en série un résistor différent à chaque essai.
| Résistor placé en série | |||
|---|---|---|---|
| Intensité mesurée | assez forte | faible | très faible |
| Éclat de la lampe | vif | faible | quasi éteinte |
Plus augmente, plus l’intensité diminue : la lampe brille de moins en moins. La résistance limite le courant.
1.1 Le symbole normalisé et l’unité
Dans un schéma électrique, un résistor de résistance se dessine par un rectangle, traversé par les deux fils du circuit. L’unité de résistance est l’ohm, notée . On utilise aussi les multiples :
1.2 Résistor et conducteur ohmique : la nuance
Un résistor est un objet, un composant que tu peux tenir entre les doigts. Un conducteur ohmique est, lui, un dipôle qui se comporte d’une certaine façon : sa tension et son intensité restent proportionnelles, quelle que soit la valeur de . Un résistor est (dans les conditions normales d’utilisation) un excellent exemple de conducteur ohmique.
Tous les dipôles ne sont pas ohmiques ! Le filament d’une lampe à incandescence, par exemple, chauffe fortement quand augmente ; sa résistance augmente alors avec la température, et n’est plus proportionnelle à . Une DEL non plus n’est pas ohmique. Tu vérifieras ce point à l’exercice 14.
C’est le physicien allemand Georg Simon Ohm (1789-1854), professeur dans un lycée de Cologne, qui établit le premier, avec une rigueur expérimentale remarquable pour l’époque, la relation entre tension et intensité. Il publie ses résultats en 1827 dans un ouvrage au titre austère, Die galvanische Kette, mathematisch bearbeitet (« Le circuit galvanique étudié mathématiquement »).
Ses travaux sont d’abord accueillis avec une grande froideur par la communauté scientifique allemande, qui les juge trop mathématiques pour de la physique expérimentale. Ohm doit attendre 1841, année où la Royal Society de Londres lui décerne la médaille Copley, pour voir sa loi enfin reconnue. En 1881, un congrès international d’électriciens donne son nom à l’unité de résistance : l’ohm était né.
2Code des couleurs
Un résistor est un tout petit composant, souvent trop petit pour qu’on y imprime sa valeur en chiffres. Les fabricants ont donc adopté, dès les années 1920, un code international à base d’anneaux colorés peints tout autour du corps du résistor.
On oriente le résistor de façon que l’anneau de tolérance (souvent doré ou argenté) soit à droite, le plus loin des trois autres. On lit alors, de gauche à droite :
- anneau 1 : premier chiffre de la valeur ;
- anneau 2 : deuxième chiffre ;
- anneau 3 : multiplicateur, c’est-à-dire la puissance de 10 par laquelle on multiplie ;
- anneau 4 : tolérance, la précision garantie par le fabricant, en pourcentage.
| Couleur | Chiffre | Multiplicateur | Tolérance |
|---|---|---|---|
| Noir | — | ||
| Marron | |||
| Rouge | |||
| Orange | — | ||
| Jaune | — | ||
| Vert | — | ||
| Bleu | — | ||
| Violet | — | ||
| Gris | — | ||
| Blanc | — | ||
| Or | — | ||
| Argent | — |
- marron ; noir ; rouge
- on colle les deux premiers chiffres, puis on multiplie
- anneau or
- est comprise entre et
- rouge ; violet ; jaune
- anneau argent
- est comprise entre et
Le sens de lecture compte ! Si tu lis les anneaux à l’envers, tu inverses les deux premiers chiffres et tu obtiens une tout autre valeur. Repère toujours l’anneau de tolérance (or ou argent), légèrement plus espacé des autres : il se lit en dernier, à droite.
3Mesure d’une résistance à l’ohmmètre
Le code des couleurs donne une valeur théorique, avec une marge d’erreur (la tolérance). Pour connaître la valeur réelle d’un résistor, on utilise un multimètre réglé en ohmmètre.
L’ohmmètre est un appareil de mesure qui affiche directement la résistance, en ohms, du dipôle branché entre ses deux bornes. C’est en général une fonction du multimètre, sélectionnée avec le symbole .
- On débranche le résistor du circuit, ou on s’assure que le circuit est totalement hors tension.
- On règle le multimètre sur le calibre le plus adapté (par exemple pour un résistor d’environ ).
- On branche les deux bornes de l’ohmmètre directement aux bornes du résistor, sans se soucier d’un sens particulier.
- On lit la valeur affichée.
On ne mesure jamais une résistance sur un circuit sous tension : l’ohmmètre envoie lui-même un petit courant de mesure, et un courant extérieur venu du circuit risquerait d’endommager l’appareil, voire de fausser complètement la lecture.
Le résistor marron-noir-rouge-or de la Figure 1 (valeur théorique , soit entre et ) est mesuré à l’ohmmètre : on lit .
- la mesure est conforme à la tolérance annoncée
4Caractéristique U = f(I)
Pour étudier finement le comportement d’un résistor, on mesure, pour plusieurs réglages du générateur, l’intensité qui le traverse et la tension à ses bornes. L’ensemble de ces mesures, une fois placé dans un graphique, forme la caractéristique du dipôle.
4.1 Le montage
La caractéristique d’un dipôle est le graphique qui représente la tension à ses bornes en fonction de l’intensité qui le traverse.
Le montage nécessite deux appareils de mesure, branchés différemment :
- l’ampèremètre A, branché en série dans le circuit, pour mesurer l’intensité qui traverse le résistor ;
- le voltmètre V, branché en dérivation aux bornes du résistor, pour mesurer la tension à ses bornes.
4.2 Tableau de mesures et tracé du graphique
On fait varier la tension du générateur par petits pas réguliers. À chaque réglage, une fois le régime stabilisé, on relève simultanément et , puis on place le point correspondant dans un repère .
| (A) | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (V) |
Une fois les six points placés, on constate qu’ils sont parfaitement alignés, et que la droite obtenue passe par l’origine du repère.
La caractéristique d’un conducteur ohmique est une droite passant par l’origine du repère. Un dipôle dont la caractéristique n’est pas une droite passant par l’origine (une courbe, une droite décalée…) n’est pas un conducteur ohmique.
5Loi d’Ohm
La Figure 3 l’a montré expérimentalement : pour un conducteur ohmique, et sont proportionnelles. Il ne reste plus qu’à écrire cette proportionnalité sous la forme d’une loi.
Aux bornes d’un conducteur ohmique de résistance , la tension et l’intensité sont liées par la relation :
avec en volts (V), en ampères (A) et en ohms (). Le nombre est le coefficient de proportionnalité entre et : c’est le coefficient directeur de la droite caractéristique.
Sur la Figure 3, la caractéristique est une droite passant par l’origine. Une telle droite a pour équation , où est son coefficient directeur. On le calcule avec deux points quelconques de la droite, par exemple l’origine et le point :
- en V/A, c’est-à-dire en Ω
On retrouve : le coefficient directeur de la caractéristique n’est autre que la résistance du résistor. D’où .
5.1 Les trois formules
De la relation , on tire deux autres écritures, pour calculer ou quand on connaît les deux autres grandeurs.
On identifie la grandeur inconnue, puis on isole cette lettre dans : c’est toujours la même relation, seule son écriture change.
a) , : calculer .
b) , : calculer .
c) , : calculer , en Ω.
- 1 A = 1 000 mA
Les trois grandeurs doivent être exprimées dans les unités de base : volts, ampères, ohms. Un courant en milliampères (mA) ou une résistance en kilohms (kΩ) doivent être convertis avant tout calcul, sous peine d’une erreur d’un facteur 1 000 !
Un résistor est soumis à . Calculer en mA.
6Résistances en série et en dérivation
Dans un circuit, on associe souvent plusieurs résistors. On peut alors remplacer cette association par un résistor unique, de résistance équivalente , qui produirait le même effet sur le reste du circuit.
6.1 Résistances en série
Pour des résistors branchés en série, traversés par le même courant, la résistance équivalente est la somme des résistances :
est toujours supérieure à la plus grande des résistances associées.
et en série, alimentées sous .
- on retrouve bien la tension du générateur
6.2 Résistances en dérivation
Pour des résistors branchés en dérivation (en parallèle), soumis à la même tension, l’inverse de la résistance équivalente est la somme des inverses :
est toujours inférieure à la plus petite des résistances associées.
et en dérivation, sous .
Ne confonds jamais les deux formules ! En série on additionne directement les résistances. En dérivation, on additionne les inverses, puis on inverse le résultat — oublier cette dernière étape est l’erreur la plus fréquente au brevet.
7Rôle de protection
Au-delà de la théorie, la résistance électrique a de très nombreuses applications concrètes : protéger un composant fragile, régler l’intensité dans un circuit, ou même produire volontairement de la chaleur.
7.1 Protéger une DEL
Une DEL (diode électroluminescente) est un composant fragile : si l’intensité qui la traverse dépasse une valeur maximale indiquée par le fabricant, elle grille instantanément. Pour l’utiliser en toute sécurité, on place toujours en série avec elle un résistor de protection, qui limite le courant.
On note la tension du générateur, la tension aux bornes de la DEL (donnée par le fabricant) et l’intensité maximale admissible. En série, les deux dipôles sont traversés par le même courant et leurs tensions s’additionnent :
On choisit ensuite un résistor standard, de valeur légèrement supérieure, pour rester en sécurité.
Pile , DEL avec et .
- on choisit un résistor standard supérieur, par exemple
7.2 Rhéostat et résistance chauffante
Un rhéostat est un résistor dont on peut faire varier la valeur, en général en déplaçant un curseur. Placé en série dans un circuit, il permet de régler l’intensité : par exemple, faire varier la vitesse d’un petit moteur ou la luminosité d’une lampe.
Un rhéostat est un résistor réglable, utilisé pour ajuster l’intensité d’un circuit sans changer de composant.
À l’inverse, certains appareils utilisent volontairement une résistance chauffante : le passage du courant dans un fil très résistant produit de la chaleur, c’est l’effet Joule. C’est le principe d’un grille-pain, d’un fer à repasser, d’un radiateur électrique ou d’une résistance de chauffe-eau : ici, l’échauffement n’est pas un défaut à éviter, mais l’effet recherché.
C’est le physicien anglais James Prescott Joule (1818-1889), fils d’un brasseur de Manchester, qui établit expérimentalement, vers 1841, que le passage d’un courant électrique dans un conducteur produit de la chaleur, proportionnelle à la résistance du conducteur. Ses expériences, menées dans un laboratoire installé... dans la brasserie familiale, lui permettent de mesurer cet échauffement avec une précision inédite pour l’époque.
Cet effet, appelé depuis effet Joule en son honneur, est aujourd’hui la base de tous les appareils de chauffage électrique — et, à l’inverse, une contrainte qu’il faut savoir limiter dans les circuits électroniques modernes, où la chaleur produite doit être évacuée.
Le rôle de protection d’un résistor dépend de sa position dans le circuit : il doit être placé en série avec le composant qu’il protège, jamais en dérivation, sinon il ne limitera pas le courant qui traverse ce composant.
Fiche mémo
- Résistance électrique , en ohms () ; ; .
- Résistor à 4 anneaux : chiffre 1 – chiffre 2 – multiplicateur – tolérance (lue en dernier, à droite).
- Ohmmètre : mesure une résistance hors tension, dipôle isolé du circuit.
- Montage de la loi d’Ohm : ampèremètre en série, voltmètre en dérivation aux bornes du résistor.
- Caractéristique d’un conducteur ohmique : droite passant par l’origine.
- Loi d’Ohm : ; ; (unités SI : V, Ω, A).
- Résistances en série : (même courant ).
- Résistances en dérivation : (même tension ).
- est toujours plus grande que la plus grande résistance ; toujours plus petite que la plus petite.
- Un résistor de protection se place en série ; .
- Rhéostat : résistance réglable. Résistance chauffante : effet Joule recherché.
8Exercices corrigés
Recopie et complète : « L’ampèremètre se branche en …… dans le circuit et mesure ……. Le voltmètre se branche en …… aux bornes d’un dipôle et mesure ……. »
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« L’ampèremètre se branche en série dans le circuit et mesure l’intensité . Le voltmètre se branche en dérivation aux bornes d’un dipôle et mesure la tension . »
Un résistor porte les anneaux vert – bleu – orange – argent. Donne sa valeur et son intervalle de tolérance.
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- vert ; bleu ; orange
- argent
- est comprise entre et
Applique la loi d’Ohm : a) , , calcule . b) , , calcule . c) , , calcule .
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- a)
- b)
- c)
Convertis : a) en Ω. b) en A. c) en Ω.
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- a)
- b)
- c)
On mesure : ; ; , avec ; ; . Ce dipôle est-il ohmique ? Justifie et donne .
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- le rapport est constant
Le rapport est constant et vaut : ce dipôle est bien un conducteur ohmique, de résistance .
et sont en série, sous . Calcule , , et .
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- vérification
et sont en dérivation, sous . Calcule , , et le courant total.
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- égal à
Sur la caractéristique d’un résistor, on lit deux points : et . Calcule , puis prévois pour .
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- on retrouve la même valeur : c’est cohérent, la droite passe par l’origine
Un résistor jaune-violet-orange-or est mesuré à l’ohmmètre : on lit . Calcule sa valeur théorique et son intervalle de tolérance, puis vérifie la conformité de la mesure.
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- jaune ; violet ; orange
- or
- intervalle : à
La mesure est bien comprise dans cet intervalle : elle est conforme. L’écart relatif à la valeur nominale est , inférieur à la tolérance de .
Une DEL doit être alimentée sous . Sa tension de fonctionnement est et son intensité maximale . Calcule la résistance minimale du résistor de protection.
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Il faut un résistor de protection d’au moins .
Un binôme mesure la caractéristique d’un résistor et obtient le tableau ci-dessous.
| (A) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| (V) |
- Calcule le rapport pour chaque mesure. Ce dipôle est-il ohmique ?
- Donne la valeur moyenne de , arrondie à l’unité.
- En déduire la tension prévisible pour .
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1. Calcul du rapport pour chaque mesure :
Ces cinq valeurs sont très proches les unes des autres (entre et ) : les petits écarts s’expliquent par les imprécisions de lecture des appareils. Le rapport peut être considéré comme constant : ce dipôle est ohmique.
2. Valeur moyenne :
3. Prévision pour :
Dans le circuit de la Figure 6, est en série avec l’ensemble formé par et , placées en dérivation entre elles. Le générateur délivre .
- Calcule la résistance équivalente à et .
- En déduire la résistance équivalente à tout le circuit, puis le courant total délivré par le générateur.
- Calcule la tension aux bornes de , puis celle aux bornes du groupe .
- Calcule enfin les intensités et dans chaque branche, et vérifie qu’elles redonnent bien .
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1. Résistance équivalente à et en dérivation :
2. Résistance équivalente totale et courant total :
3. Tensions :
- vérification :
4. Intensités dans les branches :
- cohérent avec le courant total
On mesure les caractéristiques de deux dipôles A et B.
| Dipôle A : (A) | |||
|---|---|---|---|
| (V) |
| Dipôle B : (A) | |||
|---|---|---|---|
| (V) |
- Calcule le rapport pour chacune des trois mesures de A, puis de B.
- Lequel des deux dipôles est un conducteur ohmique ? Justifie précisément.
- Donne la résistance du dipôle ohmique.
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1. Dipôle A :
Dipôle B :
2. Pour le dipôle A, le rapport reste constant (toujours ) : sa caractéristique est une droite passant par l’origine, c’est un conducteur ohmique. Pour le dipôle B, le rapport augmente à chaque mesure (, puis , puis ) : n’est pas proportionnelle à , ce n’est pas un conducteur ohmique (il s’agit par exemple d’une lampe à incandescence, qui chauffe et dont la résistance augmente avec ).
3. Le dipôle A est ohmique, de résistance .
La lampe de poche d’Aïda (Dakar). Aïda, à Dakar, veut allumer une DEL avec une pile de . La DEL supporte au maximum et fonctionne sous .
- Calcule la résistance de protection minimale nécessaire.
- Au marché, elle trouve des résistors de et de , tous deux à l’unité. Lequel doit-elle choisir, et pourquoi ?
- Elle veut protéger 5 DEL de cette façon. Calcule le coût total en F CFA.
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1. Résistance minimale :
2. Le résistor de est inférieur à : il laisserait passer un courant trop fort et grillerait la DEL. Il faut choisir le résistor de , qui limite bien le courant en dessous de (vérification : ).
3. Coût pour 5 DEL protégées :
Le ventilateur de Moussa (Ndjamena). À Ndjamena, un ventilateur est alimenté sous ; sans rhéostat, il est traversé par .
- Calcule la résistance du ventilateur.
- Moussa ajoute un rhéostat en série pour ramener le courant à , sous la même tension . Calcule la résistance totale nécessaire, puis la valeur à régler sur le rhéostat.
- Le rhéostat coûte par ohm de réglage. Calcule le coût de ce réglage.
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1. Résistance du ventilateur :
2. Résistance totale nécessaire et valeur du rhéostat (le rhéostat est en série avec le ventilateur, donc ) :
3. Coût du réglage :
Le chauffe-eau de Kader (Abidjan). Un électricien mesure à l’ohmmètre, hors tension, la résistance chauffante d’un chauffe-eau à Abidjan : il lit . L’appareil sera ensuite branché sous , sur un circuit protégé par un fusible qui coupe au-delà de .
- Calcule l’intensité qui traversera la résistance chauffante en fonctionnement.
- Le fusible va-t-il couper le circuit ? Justifie.
- Un second chauffe-eau, de résistance , serait-il compatible avec ce même fusible sous ?
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1. Intensité en fonctionnement :
2. : le fusible ne coupe pas le circuit, l’installation est sûre.
3. Vérification pour le second chauffe-eau :
: ce second chauffe-eau resterait, de justesse, compatible avec le fusible existant, mais avec une marge de sécurité bien plus faible que le premier.