Allume une lampe de poche, branche un chargeur de téléphone, observe le disjoncteur qui protège la maison : dans tous ces gestes du quotidien, un courant électrique circule. Mais « il y a du courant » ne suffit pas au physicien : il faut pouvoir dire combien de courant passe, avec un nombre et une unité, exactement comme on mesure une longueur en mètres ou une masse en kilogrammes.
C'est tout l'enjeu de ce chapitre. La grandeur qui mesure « combien de courant » s'appelle l'intensité, et l'appareil qui la mesure s'appelle l'ampèremètre. Tu vas apprendre à le brancher correctement — une erreur peut l'endommager — puis à utiliser deux lois très simples pour prévoir les intensités dans un circuit sans même les mesurer.
Jusqu'ici, en 5ème, tu savais dessiner un circuit et dire dans quel sens le courant y circule. Cette année, tu vas transformer cette idée qualitative en une grandeur chiffrée, avec ses lois. C'est une étape essentielle : toute l'électricité que tu étudieras au lycée — tension, résistance, puissance — se construit sur cette notion d'intensité.
1Notion d'intensité et unité
Dans un fil métallique, des électrons libres sont naturellement présents, capables de se déplacer d'atome en atome. Tant que le circuit est ouvert, ils s'agitent dans tous les sens sans direction privilégiée : il n'y a pas de courant. Dès que le circuit est fermé sur un générateur, celui-ci impose aux électrons libres un déplacement organisé, tous dans la même direction le long du circuit : c'est ce déplacement organisé qu'on appelle le courant électrique.
En 1780, le médecin italien Luigi Galvani observe qu'une patte de grenouille disséquée se contracte lorsqu'il la touche avec deux métaux différents. Il pense avoir découvert une « électricité animale », produite par le tissu vivant lui-même.
Son compatriote Alessandro Volta n'est pas convaincu : selon lui, c'est le contact entre les deux métaux qui produit l'électricité, la grenouille ne servant que de détecteur. Pour le prouver, il empile en 1800 des disques de cuivre et de zinc séparés par du tissu imbibé d'eau salée : la pile de Volta est née, premier générateur électrique capable de fournir un courant continu et durable. Le débat scientifique entre les deux hommes a ainsi ouvert la voie à toute l'électricité moderne.
L'intensité du courant électrique, notée , est la grandeur physique qui mesure le débit de charges électriques : elle indique la quantité d'électricité qui traverse une section du circuit chaque seconde.
Son unité dans le Système international est l'ampère, de symbole . L'intensité se mesure avec un ampèremètre.
Plus l'intensité est grande, plus le débit d'électrons est important — un peu comme le débit d'un cours d'eau, mesuré en litres par seconde. Une lampe de poche laisse passer une intensité de quelques dixièmes d'ampère ; un éclair, des dizaines de milliers d'ampères en un éclair de temps.
1.1 Sous-multiples et ordres de grandeur
La plupart des appareils électroniques utilisent des intensités bien plus petites qu'un ampère. On utilise alors des sous-multiples : le milliampère () et le microampère ().
| Unité | Symbole | Relation avec l'ampère |
|---|---|---|
| milliampère | ||
| microampère |
- car
- car
1.2 Le sens du courant
À l'extérieur du générateur, le courant électrique circule conventionnellement de la borne vers la borne . C'est ce qu'on appelle le sens conventionnel du courant : c'est lui qu'on représente toujours par une flèche sur les schémas.
Le sens conventionnel n'est pas le sens réel de déplacement des électrons ! Les électrons, chargés négativement, sont repoussés par la borne et attirés par la borne : ils se déplacent donc en réalité de vers , à l'extérieur du générateur — exactement le sens opposé au sens conventionnel.
En 1820, le physicien français André-Marie Ampère étudie les effets magnétiques du courant, tout juste découverts par le Danois Hans Christian Ørsted. Pour formuler ses lois, Ampère doit choisir arbitrairement un sens de circulation du courant : il fixe la convention du vers le . En son honneur, l'unité d'intensité prendra son nom lors du Congrès international des électriciens, à Paris, en 1881.
Il faudra attendre 1897 pour que le physicien britannique Joseph John Thomson découvre l'électron et établisse sa charge négative. On comprend alors que le sens conventionnel, fixé soixante-dix-sept ans plus tôt, est en réalité l'opposé du déplacement des électrons. La convention d'Ampère, pratique et déjà universellement adoptée, n'a jamais été changée depuis.
Un générateur a sa borne à gauche et sa borne à droite. Un seul fil relie chaque borne à une lampe, formant une boucle fermée.
- à l'extérieur du générateur, le courant conventionnel va du vers le
- doncil sort du générateur par la gauche, traverse la lampe, puis revient au générateur par la droite
- les électrons, eux, circulent dans le sens exactement opposé
2Ampèremètre : branchement et lecture
Pour mesurer une intensité, on utilise un appareil dédié : l'ampèremètre. Avant de l'utiliser, il faut connaître son symbole normalisé et surtout la règle absolue de son branchement.
L'ampèremètre est l'appareil qui mesure l'intensité du courant électrique qui le traverse. Il affiche directement une valeur en ampères () ou en milliampères ().
2.1 Toujours en série
Un ampèremètre se branche toujours en série dans le circuit, jamais en dérivation. On l'insère à l'endroit du circuit où l'on veut connaître l'intensité, en coupant le fil à cet endroit.
Un ampèremètre a une résistance interne quasiment nulle. Si on le branche en dérivation aux bornes d'un générateur ou d'une lampe, il offre un chemin quasiment sans résistance au courant : c'est un court-circuit. L'intensité devient énorme en une fraction de seconde, ce qui détruit l'ampèremètre (et parfois le générateur). Ce branchement est donc strictement interdit.
1. Couper le circuit à l'endroit précis où l'on veut mesurer l'intensité.
2. Insérer l'ampèremètre en série, en respectant le sens du courant conventionnel (borne reliée au fil venant du du générateur).
3. Choisir le plus grand calibre disponible, puis le diminuer si l'aiguille dévie trop peu (voir section 5).
4. Fermer le circuit et lire la valeur affichée.
2.2 Bornes et sens de branchement
Un ampèremètre possède au moins deux bornes : la borne COM (commune, reliée au ) et une ou plusieurs bornes A ou mA selon le calibre souhaité (voir section 5). Le courant conventionnel doit toujours entrer par la borne A (ou mA) et ressortir par la borne COM : si l'appareil est branché à l'envers, l'aiguille dévie du mauvais côté (ou l'écran digital affiche une valeur négative).
Dès 1820, profitant de la découverte d'Ørsted (un courant dévie une aiguille aimantée), l'Allemand Johann Schweigger invente le galvanomètre : une bobine entourant une boussole, dont la déviation de l'aiguille permet de détecter — puis, une fois gradué, de mesurer — un courant électrique. Les ampèremètres à aiguille utilisés en collège descendent directement de cette invention, perfectionnée au fil du XIXe siècle.
Un ampèremètre digital, branché en série dans un circuit avec une lampe, affiche « 0.42 » sur le calibre 2 A.
- l'affichage est en ampères sur ce calibre
- donc
Un élève place son ampèremètre directement sur les deux bornes du générateur, sans passer par la lampe.
- l'ampèremètre est branché en dérivation aux bornes du générateur
- doncc'est un court-circuit : ce branchement est interdit et dangereux pour l'appareil
3Loi d'unicité de l'intensité en série
Un circuit série est un circuit qui ne comporte qu'une seule boucle, sans division du courant : tous les composants sont enchaînés les uns derrière les autres, dans un unique chemin. Que se passe-t-il pour l'intensité lorsqu'on mesure en plusieurs points d'un tel circuit ?
Dans un circuit série, l'intensité du courant est la même en tout point du circuit, quel que soit le nombre et l'ordre des composants.
Dans un circuit série, il n'existe qu'un seul chemin possible pour les électrons : aucune bifurcation n'est possible. Or, un électron ne peut ni apparaître ni disparaître le long d'un fil, ni s'accumuler à un endroit. Le nombre d'électrons qui traverse une section du circuit chaque seconde est donc forcément le même, quel que soit l'endroit où l'on regarde. C'est exactement la définition de l'intensité : elle est donc identique en tout point.
Une lampe ne « consomme » pas le courant : l'intensité qui entre dans la lampe est exactement égale à celle qui en ressort. Ce que la lampe consomme, c'est de l'énergie électrique (transformée en lumière et en chaleur), pas des électrons. Ne confonds jamais ces deux idées.
Dans un circuit série comportant une lampe et un moteur, un ampèremètre placé avant la lampe indique . Que vaut l'intensité mesurée par un second ampèremètre placé après le moteur ?
- le circuit est en série
- donc
Dans un circuit série avec une seule lampe, un ampèremètre indique , quel que soit l'endroit où on le place, alors que le générateur fonctionne.
- l'intensité est nulle partout dans le circuit série
- doncle circuit est ouvert (fil coupé, lampe grillée ou interrupteur ouvert)
4Loi des nœuds en dérivation
Dans un circuit en dérivation (ou « en parallèle »), le courant se partage entre plusieurs branches. Un nœud est un point du circuit où au moins trois fils se rejoignent : c'est là que le courant se divise, ou se recombine.
Un nœud est un point de connexion d'au moins trois fils. Les portions de circuit situées entre deux nœuds s'appellent des branches.
En un nœud, la somme des intensités qui arrivent est égale à la somme des intensités qui repartent. Pour un nœud à deux branches sortantes :
Cette loi se généralise à un nombre quelconque de branches.
Un nœud est un simple point de connexion : il ne peut ni stocker, ni créer, ni détruire des électrons. Chaque seconde, la quantité de charges qui arrive au nœud par les fils entrants doit donc être exactement égale à la quantité de charges qui en repart par les fils sortants. Comme l'intensité mesure justement cette quantité de charges par seconde, la somme des intensités entrantes égale la somme des intensités sortantes.
Cette loi n'est pas qu'une affirmation théorique : on peut la vérifier expérimentalement, en mesurant , et avec trois ampèremètres sur le même circuit, pour plusieurs réglages différents.
| Essai | (branche principale) | |||
|---|---|---|---|---|
| 1 | ||||
| 2 | ||||
| 3 |
Dans les trois essais, mesuré directement et calculé à partir des deux branches coïncident : la loi des nœuds est bien confirmée par l'expérience, quelles que soient les valeurs choisies.
Deux lampes sont montées en dérivation. Un ampèremètre dans la branche principale indique , et un ampèremètre dans la première branche indique . Que vaut ?
Trois lampes sont en dérivation aux bornes du même générateur. On mesure , et . Quelle est l'intensité totale débitée par le générateur ?
5Calibres et précision
Un même ampèremètre peut mesurer des intensités très différentes, d'un milliampère à plusieurs ampères, grâce à un réglage appelé calibre. Bien choisir son calibre, c'est obtenir une mesure à la fois possible et précise.
Le calibre est la valeur maximale d'intensité que l'ampèremètre peut mesurer sur une position donnée de son sélecteur (par exemple 200 mA, 2 A ou 10 A).
Si l'intensité réelle dépasse le calibre choisi, l'appareil est en surcharge : sur un ampèremètre à aiguille, celle-ci vient buter en fin d'échelle et risque d'être endommagée ; sur un ampèremètre numérique, l'écran affiche souvent « 1. » ou « OL » (overload). Dans les deux cas, il faut immédiatement passer à un calibre supérieur.
1. Commencer toujours par le plus grand calibre disponible, pour ne rien risquer.
2. Si la déviation (ou l'affichage) est trop faible, passer au calibre immédiatement inférieur.
3. Répéter jusqu'à obtenir la plus grande déviation possible sans dépasser le calibre : c'est là que la lecture est la plus précise.
5.1 Lire un cadran analogique
Sur un ampèremètre à aiguille, le cadran est souvent gradué de à , sans unité : c'est à toi d'appliquer le calibre choisi pour convertir la position de l'aiguille en ampères.
On utilise une règle de trois : la graduation lue est proportionnelle à l'intensité, avec le calibre atteint à la graduation .
L'aiguille de la Figure 6 est sur la graduation , calibre sélectionné.
- graduations , donc graduation
Le même appareil, aiguille toujours sur , mais réglé sur le calibre .
- graduations , donc graduation
5.2 Dangers du courant électrique
Le corps humain conduit l'électricité, même faiblement. Selon l'intensité qui le traverse, les effets vont d'une simple sensation à un danger mortel.
| Intensité traversant le corps | Effet observé |
|---|---|
| Seuil de perception (léger picotement) | |
| Contraction musculaire : la victime ne peut plus lâcher | |
| à | Risque de paralysie des muscles respiratoires |
| Risque de fibrillation cardiaque : danger mortel |
Le réseau domestique () peut faire circuler, à travers un corps humain mal isolé, une intensité largement supérieure à ces seuils. C'est pourquoi on ne touche jamais un fil dénudé ni un appareil électrique avec les mains mouillées. Au chapitre suivant, sur la résistance électrique, tu découvriras précisément comment tension, résistance et intensité sont liées.
5.3 Fusibles et disjoncteurs
Un fusible est un fil conducteur calibré, conçu pour fondre et couper le circuit dès que l'intensité dépasse une valeur nominale, appelée son calibre. Il protège les appareils et évite les incendies d'origine électrique. Un disjoncteur joue le même rôle, mais peut être réarmé sans être remplacé.
Plusieurs appareils branchés en dérivation absorbent au total . Le tableau électrique propose des fusibles de calibre , et .
- le calibre est inférieur à
- doncce fusible fondrait inutilement
- le calibre est le plus petit calibre supérieur à
- on choisit le fusible de
Un fusible de calibre protège une dérivation regroupant trois appareils : , et . Le fusible vient de fondre : est-ce normal ?
- loi des nœuds
- : le calibre est dépassé, il est normal que le fusible ait fondu
Fiche mémo
- mesure le débit de charges électriques ; unité : l'ampère (). ; .
- Sens conventionnel : du vers le à l'extérieur du générateur (opposé au sens réel des électrons).
- L'ampèremètre se branche toujours en série, jamais en dérivation (risque de court-circuit).
- Le courant entre par la borne (ou ) et ressort par la borne .
- Loi d'unicité (circuit série) : , même intensité en tout point.
- Un nœud relie au moins trois fils ; loi des nœuds : .
- Une lampe ne consomme pas le courant : elle consomme de l'énergie électrique.
- Calibre : valeur maximale mesurable. Toujours commencer par le plus grand calibre, puis diminuer.
- Lecture sur cadran : règle de trois entre la graduation lue (sur ) et le calibre choisi.
- Seuils de danger indicatifs : perception, non-lâcher, – paralysie respiratoire, fibrillation cardiaque.
- Un fusible ou un disjoncteur coupe le circuit si l'intensité dépasse son calibre nominal.
6Exercices corrigés
Convertis en ampères : ; ; puis convertis en milliampères.
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Un générateur a sa borne en haut. Indique le sens conventionnel du courant et le sens réel de déplacement des électrons sur le trajet extérieur du circuit.
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- sens conventionnel : le courant sort par la borne (en haut) et revient par la borne
- sens réel des électrons : exactement l'opposé, ils sortent par la borne et arrivent à la borne
Vrai ou faux ? a) On insère l'ampèremètre en coupant le fil à l'endroit voulu. b) On peut le relier directement aux deux bornes du générateur. c) Le courant doit entrer par la borne COM et ressortir par la borne A.
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- a) Vrai : c'est la méthode correcte pour un branchement en série
- b) Faux : c'est un branchement en dérivation aux bornes du générateur, donc un court-circuit
- c) Faux : c'est l'inverse ; le courant entre par la borne A (ou mA) et ressort par COM
Dans un circuit série comportant une lampe puis un moteur, un ampèremètre placé entre les deux indique . Que valent les intensités avant la lampe et après le moteur ?
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- le circuit est série : loi d'unicité
- l'intensité avant la lampe
- l'intensité après le moteur
À un nœud à deux branches sortantes, on mesure et . Calcule .
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Une intensité est estimée entre et . Calibres disponibles : , , . Lequel choisir, et pourquoi ?
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- le calibre est inférieur à l'intensité estimée : dépassement possible, exclu
- le calibre est supérieur et donne la plus grande déviation possible
- le calibre conviendrait aussi, mais la déviation serait trop faible, donc moins précise
- on choisit le calibre
Trois lampes sont en dérivation aux bornes d'un même générateur : , , et l'intensité totale mesurée est . Calcule .
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Un ampèremètre analogique (graduation à ) a son aiguille sur , calibre sélectionné. Calcule en mA puis en A.
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- graduations , donc graduation
Une dérivation regroupe trois appareils : , , . Calibres de fusibles disponibles : , , . Lequel choisir ?
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- loi des nœuds
- le fusible est inférieur à : il fondrait
- on choisit le fusible , le plus petit calibre supérieur à
On étudie le circuit mixte de la Figure 7.
- Que représente le point où les deux branches se séparent ?
- Sachant que et , calcule .
- La branche 2 comporte deux lampes en série avec l'ampèremètre . Que peut-on dire de l'intensité traversant chacune de ces deux lampes ? Justifie.
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1. C'est un nœud : un point de connexion d'au moins trois fils, où le courant se divise entre les deux branches.
2. On applique la loi des nœuds.
3. À l'intérieur de la branche 2, les deux lampes et l'ampèremètre forment un circuit série (un seul chemin). Par la loi d'unicité, l'intensité traversant chaque lampe est donc la même que celle mesurée par , soit .
Lors d'un contact accidentel, un courant de traverse le bras d'une personne pendant une fraction de seconde, avant que le disjoncteur ne coupe.
- Situe cette valeur par rapport aux seuils du tableau de la section 5.2.
- Quel est le risque couru ?
- Explique en une phrase pourquoi un disjoncteur différentiel, réglé pour couper dès détectés, réduit fortement ce risque.
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1. se situe entre et : au-delà du seuil de paralysie respiratoire, mais en dessous du seuil de fibrillation directe.
2. Le risque principal est une paralysie des muscles respiratoires, avec une contraction musculaire empêchant la victime de lâcher le conducteur.
3. En coupant automatiquement dès , un disjoncteur différentiel arrête le courant avant que l'intensité n'atteigne des durées ou des valeurs associées à la fibrillation cardiaque, le danger le plus grave.
Dans un circuit à deux branches en dérivation, on sait que vaut le double de , et que . Calcule et .
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On pose et on remplace dans la loi des nœuds.
- on remplace par
Vérification : . Cohérent.
Fatou, à Dakar. Son compteur électrique est protégé par un disjoncteur de calibre . Elle branche en dérivation, en même temps : un réfrigérateur (), un fer à repasser (), une télévision () et une climatisation ().
- Calcule l'intensité totale appelée par ces appareils.
- Le disjoncteur va-t-il couper le circuit ? Justifie.
- Un disjoncteur de calibre coûte F CFA de plus qu'un disjoncteur de . Si Fatou veut utiliser ses quatre appareils en même temps sans coupure, cette dépense est-elle justifiée ?
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1. Les quatre appareils sont en dérivation : on applique la loi des nœuds.
2. : l'intensité dépasse le calibre du disjoncteur, qui va donc couper le circuit.
3. Un disjoncteur de est largement supérieur à : il laisserait passer les quatre appareils simultanément sans coupure intempestive. Pour F CFA, éviter des coupures répétées est une dépense justifiée.
Ibrahim, à Ndjamena. Il veut mesurer l'intensité absorbée par trois appareils de son atelier : une perceuse (), un ventilateur () et un poste à souder ().
- Pour chaque appareil, indique le calibre le plus adapté parmi , , , en justifiant.
- Un multimètre à F CFA ne propose que ces trois calibres. Peut-il mesurer les trois appareils ?
- Ibrahim achète en plus un câble adapté à F CFA pour chacun des trois appareils testés. Quel est le coût total de l'opération ?
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1.
- perceuse : le calibre serait dépassé calibre
- ventilateur : le calibre convient et reste précis
- poste à souder : seul le calibre convient
2. Oui : les trois intensités (, , ) sont toutes inférieures au plus grand calibre disponible () : le multimètre peut donc tout mesurer.
3.
- coût
- F CFA
Un vendeur, à Abéché. Un groupe électrogène alimente, par un câble supportant au maximum , quatre lampes de chacune et un petit réfrigérateur de , tous en dérivation.
- Calcule l'intensité totale consommée.
- Compare-la au maximum supporté par le câble. Y a-t-il un danger d'échauffement ?
- Une paire de gants isolants coûte F CFA, un câble de calibre supérieur F CFA. Le vendeur doit-il changer son câble en priorité ? Justifie brièvement.
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1. Toutes les branches se rejoignent au même nœud : loi des nœuds généralisée.
2. : le câble n'est pas en surcharge, il n'y a pas de danger d'échauffement lié à un dépassement d'intensité.
3. Le câble n'étant pas en surcharge, le changer n'est pas prioritaire pour ce problème précis. Les gants isolants restent une bonne pratique de sécurité générale, mais aucune dépense supplémentaire n'est indispensable dans l'immédiat.