Plonge une paille dans un verre d’eau et regarde-le de côté : la paille semble se casser exactement à la surface de l’eau ! Vise un poisson avec un harpon, en visant l’endroit précis où tu le vois : tu risques fort de le manquer. Observe le fond d’une piscine : il paraît toujours plus proche de la surface qu’il ne l’est en réalité. Ces trois situations n’ont rien de magique : elles s’expliquent par un seul et même phénomène, la réfraction de la lumière.
Tu sais déjà, depuis la 5ème, que la lumière se propage en ligne droite dans un milieu transparent homogène, et qu’elle peut se réfléchir sur un miroir. Ce chapitre ajoute une troisième idée : quand un rayon lumineux change de milieu (de l’air à l’eau, de l’air au verre…), sa trajectoire change brusquement de direction au passage de la frontière entre les deux milieux. C’est ce changement de direction qu’on appelle la réfraction.
Tu vas apprendre à repérer et à nommer les angles qui décrivent ce phénomène, à utiliser la loi de Snell-Descartes pour les calculer, et à comprendre des applications bien concrètes : la fibre optique qui transporte tes appels téléphoniques sous forme de lumière, le mirage qui trompe les voyageurs du désert, et l’arc-en-ciel qui décompose la lumière du Soleil.
1Mise en évidence de la réfraction
Un milieu transparent est un milieu qui laisse passer la lumière : l’air, l’eau, le verre ou le plexiglas en sont des exemples. Lorsqu’un rayon lumineux passe d’un milieu transparent à un autre — par exemple de l’air à l’eau —, il traverse une surface appelée dioptre.
Un dioptre est la surface de séparation entre deux milieux transparents différents. La surface libre de l’eau dans un verre, ou la vitre d’une fenêtre, sont des dioptres.
La réfraction est le changement brusque de direction que subit un rayon lumineux lorsqu’il traverse un dioptre en changeant de milieu.
La réfraction n’est pas un effet rare et discret : elle se manifeste dans des situations que tu observes tous les jours, dès qu’un dioptre sépare deux milieux transparents.
Plonge à moitié un bâton droit dans un seau d’eau claire, en le tenant incliné. Regarde-le du dessus : la partie immergée semble partir dans une autre direction que la partie restée dans l’air, comme si le bâton s’était cassé net à la surface de l’eau. Pourtant, le bâton reste parfaitement droit : c’est la lumière issue de sa partie immergée qui change de direction en sortant de l’eau, avant d’atteindre ton œil (figure 1).
Place une pièce de monnaie au fond d’un bol opaque, et recule-toi jusqu’à ce qu’elle disparaisse juste derrière le bord du bol. Sans bouger la tête, fais verser doucement de l’eau dans le bol : la pièce redevient visible, comme si elle était remontée ! En réalité, la pièce n’a pas bougé : c’est le rayon lumineux issu de la pièce qui, en traversant la nouvelle surface de l’eau, se réfracte et parvient désormais jusqu’à ton œil, alors qu’il en était incapable quand le bol ne contenait que de l’air.
Vers l’an 150 de notre ère, l’astronome et mathématicien grec Claude Ptolémée, à Alexandrie, réalise l’une des toutes premières études expérimentales de la réfraction. Dans son traité d’Optique, il plonge une règle graduée dans l’eau, mesure avec soin des couples d’angles d’incidence et de réfraction, et les consigne dans des tables.
Ptolémée pense, à tort, que l’angle de réfraction est proportionnel à l’angle d’incidence. Cette relation fonctionne à peu près pour de petits angles, mais s’écarte nettement de la réalité pour les grands angles. Il faudra attendre encore quinze siècles pour que la vraie loi soit découverte (section 3).
2Angles d’incidence et de réfraction
Pour décrire précisément la réfraction, les physiciens utilisent un vocabulaire rigoureux. Retiens-le bien : il te servira pour tout le reste du chapitre, et il revient très souvent dans les énoncés d’examen.
Au point où un rayon lumineux traverse un dioptre, on trace la normale : la droite perpendiculaire au dioptre en ce point.
- Le rayon incident est le rayon qui arrive sur le dioptre, dans le premier milieu.
- Le rayon réfracté est le rayon qui repart dans le second milieu, après avoir traversé le dioptre.
- L’angle d’incidence, noté , est l’angle entre le rayon incident et la normale.
- L’angle de réfraction, noté , est l’angle entre le rayon réfracté et la normale.
Les angles et se mesurent toujours par rapport à la normale, jamais par rapport à la surface du dioptre. C’est l’erreur la plus fréquente : un rayon presque « couché » le long de la surface a un angle d’incidence proche de , pas proche de .
La figure 2 est tracée avec des angles exacts : en mesurant l’angle de réfraction sur un tel schéma, on trouve , soit environ : le rayon réfracté s’est rapproché de la normale en pénétrant dans l’eau. Une petite partie de la lumière ne traverse pas le dioptre : elle se réfléchit, avec un angle de réflexion égal à l’angle d’incidence (loi déjà connue de la réflexion).
2.1 Deux comportements qualitatifs
Lorsque la lumière passe d’un milieu moins réfringent (comme l’air) vers un milieu plus réfringent (comme l’eau ou le verre), le rayon réfracté se rapproche de la normale : .
Lorsque la lumière passe d’un milieu plus réfringent vers un milieu moins réfringent, le rayon réfracté s’éloigne de la normale : .
Un milieu est dit plus réfringent qu’un autre lorsqu’il fait davantage dévier la lumière vers la normale. L’eau est plus réfringente que l’air ; le verre est plus réfringent que l’eau.
Un rayon lumineux passe de l’eau vers l’air, avec un angle d’incidence (dans l’eau) de . L’eau étant plus réfringente que l’air, le rayon réfracté doit s’éloigner de la normale : son angle de réfraction dans l’air sera supérieur à . C’est exactement ce que confirmera le calcul de la section 3 : on y trouvera .
Si le rayon incident arrive perpendiculairement au dioptre (), il n’est pas dévié : il continue tout droit, avec , même s’il change de vitesse en changeant de milieu. Il n’y a de réfraction visible — un changement de direction — que si le rayon incident est oblique par rapport au dioptre.
3Lois de Snell-Descartes
Les observations qualitatives de la section 2 sont utiles, mais elles ne permettent pas de calculer un angle de réfraction. C’est là qu’intervient la loi découverte au 17ème siècle, qui porte aujourd’hui le nom de deux savants : le Néerlandais Snell et le Français Descartes.
1ère loi. Le rayon incident, le rayon réfracté et la normale au point d’incidence appartiennent tous les trois au même plan, appelé plan d’incidence.
2ème loi. Les angles d’incidence et de réfraction vérifient la relation :
où est l’indice de réfraction du milieu du rayon incident, et l’indice de réfraction du milieu du rayon réfracté (voir section 4).
On isole le sinus inconnu dans la relation , on calcule sa valeur décimale, puis on applique la fonction réciproque (touche « sin⁻¹ » de la calculatrice) pour obtenir l’angle en degrés.
Un rayon arrive sur la surface de l’eau ( pour l’air, pour l’eau) avec un angle d’incidence . Calculons .
- loi de Snell-Descartes
- valeur retrouvée sur la figure 2
Cette fois le rayon part de l’eau () vers l’air (), avec un angle d’incidence dans l’eau. Calculons .
- bien supérieur à , conforme à la propriété de la section 2
3.1 Vérification expérimentale
Voici une série de mesures réalisées avec un disque optique, pour un rayon passant de l’air () à l’eau. On a calculé le sinus de chaque angle : le rapport reste constant, ce qui confirme la loi.
| (°) | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| mesuré (°) | ||||||||
| — |
La loi exacte de la réfraction est établie pour la première fois vers 984 par le savant perse Ibn Sahl, à Bagdad, dans un traité sur les miroirs et lentilles ardents. Sa découverte reste ignorée en Europe pendant six siècles.
En 1621, le mathématicien néerlandais Willebrord Snell redécouvre indépendamment la même relation, sans la publier. C’est finalement le philosophe et mathématicien français René Descartes qui, en 1637, la publie pour la première fois dans son traité La Dioptrique, sous la forme géométrique que tu utilises aujourd’hui. D’où le double nom : loi de Snell-Descartes.
4Indice de réfraction
Chaque milieu transparent possède un nombre qui caractérise sa capacité à dévier la lumière : son indice de réfraction, noté .
L’indice de réfraction d’un milieu transparent est un nombre sans unité, toujours supérieur ou égal à 1, qui mesure à quel point ce milieu ralentit et dévie la lumière par rapport au vide. Plus est grand, plus le milieu est réfringent.
Lorsque le premier milieu est l’air (), la loi de Snell-Descartes donne directement l’indice du second milieu :
où est l’angle mesuré dans l’air et l’angle mesuré dans le milieu étudié.
| Milieu | air | eau | plexiglas | verre courant | diamant |
|---|---|---|---|---|---|
| indice |
Sur la figure 2, on a mesuré dans l’air et dans l’eau. Vérifions que l’on retrouve bien .
- on retrouve bien l’indice de l’eau
Un rayon lumineux arrive sur un bloc de plexiglas () depuis l’air, avec un angle d’incidence . Calculons l’angle de réfraction .
4.1 Indice et vitesse de la lumière
Pour information, l’indice de réfraction a une origine physique précise : la lumière se propage à la vitesse dans le vide, mais elle ralentit dans tout milieu transparent. Sa vitesse dans un milieu d’indice vaut : plus l’indice est grand, plus la lumière est ralentie.
- soit environ de la vitesse dans le vide
Ne confonds pas les deux indices et de la loi : est toujours associé au milieu du rayon incident (celui qui arrive), et au milieu du rayon réfracté (celui qui repart), quel que soit le sens de propagation de la lumière.
5Réflexion totale
Reprenons la loi de Snell-Descartes dans le sens « milieu réfringent → air », par exemple de l’eau vers l’air. On a avec . Si devient assez grand, peut dépasser … ce qui est impossible pour un sinus ! Que se passe-t-il alors ?
L’angle limite (ou angle critique), noté , est l’angle d’incidence particulier pour lequel le rayon réfracté rase exactement la surface du dioptre, avec .
Au-delà de cet angle (), il n’existe plus aucun rayon réfracté : toute la lumière est renvoyée dans le premier milieu. On appelle ce phénomène la réflexion totale.
À l’angle limite, et . On applique la loi de Snell-Descartes.
C.Q.F.D. Cette formule n’a de sens que si , c’est-à-dire si : le premier milieu doit être plus réfringent que le second.
La réflexion totale n’existe que lorsque la lumière va d’un milieu plus réfringent vers un milieu moins réfringent (par exemple de l’eau vers l’air). Dans l’autre sens (de l’air vers l’eau), un rayon réfracté existe toujours, quel que soit l’angle d’incidence : il n’y a jamais de réflexion totale en entrant dans un milieu plus réfringent.
- un peu plus petit que celui de l’eau : le verre est plus réfringent
6Applications
6.1 La fibre optique
Une fibre optique est un fil très fin de verre ou de plastique, formé de deux couches transparentes : un cœur central d’indice , entouré d’une gaine d’indice légèrement plus faible (). La lumière injectée à une extrémité frappe la frontière cœur-gaine avec un angle d’incidence supérieur à l’angle limite : elle subit une réflexion totale, rebondit, subit une nouvelle réflexion totale, et ainsi de suite jusqu’à l’autre extrémité — sans jamais s’échapper ni presque perdre d’intensité.
Dans une fibre optique, le cœur a un indice et la gaine un indice . Un rayon frappe la frontière cœur-gaine avec un angle d’incidence . Reste-t-il guidé ?
- l’angle d’incidence dépasse l’angle limite
La condition de réflexion totale est vérifiée : le rayon reste bien piégé dans le cœur de la fibre.
En 1870, le physicien britannique John Tyndall présente à la Royal Society une expérience spectaculaire : il éclaire un jet d’eau s’écoulant d’un réservoir percé, et montre que la lumière reste prisonnière à l’intérieur du jet incurvé, guidée de réflexion totale en réflexion totale, au lieu de continuer tout droit. C’est la première démonstration publique du principe qui deviendra la fibre optique.
Il faudra attendre 1956 pour que le physicien indo-américain Narinder Kapany invente le terme « fiber optics » et perfectionne les fibres de verre, ouvrant la voie aux réseaux de télécommunication qui transportent aujourd’hui Internet à travers les océans.
6.2 Le mirage
Un jour de forte chaleur, une route goudronnée ou une piste désertique peut sembler couverte d’une flaque d’eau scintillante au loin — qui disparaît dès qu’on s’en approche. C’est un mirage. Près du sol brûlant, l’air très chaud est moins dense et donc moins réfringent que l’air frais situé plus haut : l’indice de l’air varie progressivement avec l’altitude. La lumière du ciel, qui devrait continuer en ligne droite, est déviée peu à peu par cette succession de couches d’air d’indices différents, jusqu’à repartir vers le haut et atteindre l’œil de l’observateur en semblant provenir du sol : le cerveau interprète ce rayon incurvé comme le reflet du ciel sur une nappe d’eau.
La « flaque » d’un mirage se forme toujours à une distance qui dépend de l’angle sous lequel on regarde le sol chaud : plus on avance, plus l’endroit où l’air chaud dévie suffisamment la lumière recule d’autant. C’est pour cela qu’un mirage semble toujours hors de portée : ce n’est pas un objet réel situé à un endroit précis, mais un effet optique qui se reconstruit continuellement devant l’observateur, à la bonne distance pour la géométrie du moment.
6.3 Le prisme et la dispersion de la lumière
La lumière blanche du Soleil est en réalité un mélange de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Or l’indice de réfraction du verre n’est pas rigoureusement le même pour chaque couleur : il est légèrement plus grand pour le violet que pour le rouge. Lorsqu’un rayon de lumière blanche traverse un prisme, chaque couleur est donc réfractée avec un angle légèrement différent : les couleurs se séparent. C’est la dispersion de la lumière.
À la sortie d’un prisme, le violet est toujours le plus dévié et le rouge le moins dévié : l’ordre des couleurs du spectre est toujours rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet.
C’est ce même principe qui explique l’arc-en-ciel : chaque gouttelette de pluie se comporte comme un minuscule prisme, qui réfracte, réfléchit une fois sur sa face interne, puis réfracte à nouveau la lumière du Soleil en la dispersant en un arc de couleurs.
6.4 Viser sous l’eau : le pêcheur au harpon
Un pêcheur africain traditionnel qui vise un poisson au harpon depuis la rive ou une pirogue commet souvent la même erreur qu’un débutant : il vise l’endroit où il voit le poisson. Or, à cause de la réfraction, le poisson qu’il aperçoit n’est qu’une image apparente, décalée par rapport à la position réelle de l’animal.
Un poisson vu obliquement à travers la surface de l’eau paraît toujours plus proche de la surface et plus loin horizontalement qu’il ne l’est réellement. Pour l’atteindre, il faut donc viser plus bas et plus près que l’endroit où on le voit — jamais l’inverse.
Fiche mémo
- Dioptre : surface séparant deux milieux transparents. La réfraction est le changement de direction d’un rayon qui traverse un dioptre en changeant de milieu.
- et se mesurent depuis la normale, jamais depuis la surface.
- Vers un milieu plus réfringent : le rayon se rapproche de la normale (). Vers un milieu moins réfringent : il s’en éloigne ().
- Loi de Snell-Descartes : , rayons et normale dans un même plan.
- Indice de réfraction , sans unité : air , eau , verre , diamant .
- Approche simple : quand le premier milieu est l’air.
- Vitesse de la lumière dans un milieu : , avec .
- Angle limite : , n’existe que si .
- Réflexion totale si en allant vers un milieu moins réfringent : aucun rayon ne sort.
- Fibre optique : la lumière reste piégée dans le cœur par réflexions totales successives sur la gaine.
- Mirage : l’air chaud, moins réfringent, courbe progressivement la lumière du ciel vers le haut.
- Dispersion : le prisme sépare les couleurs de la lumière blanche car l’indice du verre dépend légèrement de la couleur (violet le plus dévié, rouge le moins).
- Pêcheur au harpon : le poisson vu semble plus près de la surface et plus loin qu’il ne l’est vraiment — il faut viser en dessous.
7Exercices corrigés
Cherche chaque exercice seul, au brouillon, avant d’ouvrir le corrigé. Prends l’habitude d’écrire la loi de Snell-Descartes avant de remplacer les lettres par des nombres : c’est ce que vérifie en premier tout correcteur.
Sur un schéma, un rayon lumineux arrive sur la surface de l’eau, se réfracte, et repart dans l’eau. Nomme précisément : (a) la droite perpendiculaire au dioptre au point d’incidence ; (b) le rayon qui arrive ; (c) le rayon qui repart ; (d) l’angle entre le rayon qui arrive et la droite du (a).
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(a) la normale. (b) le rayon incident. (c) le rayon réfracté. (d) l’angle d’incidence .
Un rayon passe de l’air à l’eau () avec un angle d’incidence . Calcule l’angle de réfraction .
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Un rayon passe de l’air au verre () avec un angle d’incidence . Calcule l’angle de réfraction .
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Un rayon passe de l’air à un liquide inconnu avec ; on mesure dans le liquide. Calcule l’indice de ce liquide.
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Un plastique transparent a un indice . Calcule son angle limite avec l’air.
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À l’aide du tableau des indices (section 4 : air , eau , verre , diamant ), indique si le rayon réfracté se rapproche ou s’éloigne de la normale dans chaque cas : (a) air → diamant ; (b) verre → air ; (c) eau → verre ; (d) diamant → eau.
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(a) air → diamant : on entre dans un milieu plus réfringent, le rayon se rapproche de la normale. (b) verre → air : milieu moins réfringent, le rayon s’éloigne. (c) eau → verre : le verre est plus réfringent que l’eau (), le rayon se rapproche. (d) diamant → eau : l’eau est moins réfringente que le diamant, le rayon s’éloigne.
Un rayon lumineux passe de l’air () à une fine couche d’eau (), puis de cette couche d’eau à un bloc de verre (), les deux dioptres étant parallèles. L’angle d’incidence dans l’air est .
- Calcule l’angle de réfraction dans l’eau.
- Calcule l’angle de réfraction dans le verre, à partir de .
- Vérifie que l’on obtient le même résultat en appliquant directement , sans passer par l’eau.
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1.
2.
3. Le raccourci : , soit : on retrouve exactement la même valeur. Pour des dioptres parallèles, seuls les indices des deux milieux extrêmes comptent : le milieu intermédiaire n’intervient pas dans le résultat final.
Un rayon lumineux, dans l’eau, atteint la surface avec un angle d’incidence . Ce rayon peut-il ressortir dans l’air ? Justifie par le calcul.
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- l’angle d’incidence dépasse l’angle limite
Ce rayon subit une réflexion totale : il ne ressort pas dans l’air, il repart entièrement dans l’eau.
Un plongeur éclaire la surface d’un liquide inconnu depuis l’intérieur. Il observe que la réflexion totale commence exactement à partir de (le second milieu est l’air, ). Calcule l’indice de ce liquide.
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Une vitre de verre () à faces parallèles est éclairée sous un angle d’incidence , côté air.
- Calcule l’angle de réfraction à l’entrée dans le verre.
- À la sortie, le rayon frappe la seconde face (verre → air) avec le même angle (les faces sont parallèles). Calcule l’angle de sortie .
- Que peux-tu dire de la direction du rayon sortant par rapport au rayon incident ?
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1.
2.
3. On retrouve exactement : le rayon sortant est parallèle au rayon incident. Il est simplement décalé latéralement par la traversée de la vitre — c’est ce léger décalage que l’on observe en regardant à travers une vitre épaisse.
Le projecteur du plongeur. Un plongeur, sous l’eau (), oriente un projecteur vers la surface (l’angle limite eau/air vaut , voir section 5).
- Il incline le faisceau à . Le faisceau ressort-il dans l’air ? Si oui, calcule l’angle de sortie.
- Il incline maintenant le faisceau à . Le faisceau ressort-il ? Justifie.
- Explique en une phrase pourquoi, vu depuis la surface de l’eau par temps calme, on ne voit un plongeur qui éclaire vers le haut que si sa lampe pointe dans un cône assez étroit autour de la verticale.
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1. : le faisceau ressort dans l’air.
2. : le faisceau subit une réflexion totale, il ne ressort pas.
3. Tout faisceau incliné de plus de par rapport à la verticale reste totalement piégé sous l’eau : seule la lumière contenue dans le cône d’angle autour de la normale peut franchir la surface, d’où l’existence d’un « cône de sortie » étroit.
Mesurer la dispersion d’un prisme. Dans un prisme de verre, un rayon interne frappe la face de sortie avec un angle de , identique pour toutes les couleurs. L’indice du verre vaut pour le rouge et pour le violet.
- Calcule l’angle de sortie du rayon rouge.
- Calcule l’angle de sortie du rayon violet.
- Déduis-en l’angle de dispersion (l’écart angulaire) entre le rouge et le violet à la sortie du prisme.
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1.
2.
3.
- un écart réel minuscule, toujours très exagéré sur les schémas
La paroi de l’aquarium. Un rayon lumineux part d’un poisson, à l’intérieur d’un aquarium (eau, ), traverse la paroi en verre (), puis ressort dans l’air (). Il frappe la face intérieure de la paroi (eau → verre) avec .
- Calcule l’angle de réfraction dans le verre.
- La face extérieure de la paroi sépare le verre de l’air. Calcule l’angle limite verre/air, puis indique si ce rayon en ressort ou subit une réflexion totale.
- Si le rayon ressort, calcule son angle de sortie dans l’air (tu peux utiliser le raccourci de l’exercice 7).
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1.
2.
L’angle d’incidence sur la face extérieure est inférieur à l’angle limite : le rayon ressort dans l’air, il n’y a pas de réflexion totale.
3. Grâce au raccourci (dioptres parallèles) :
Moussa pêche sur le lac Tchad (Ndjamena). Moussa observe un poisson sous l’eau avec un angle d’incidence (dans l’air) .
- Calcule l’angle de réfraction dans l’eau.
- Explique pourquoi Moussa doit viser en dessous de la position où il voit le poisson.
- Moussa a acheté un masque à F CFA et un harpon à F CFA. Calcule le montant total dépensé.
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1.
2. La lumière issue du poisson se rapproche de la normale en passant de l’eau vers l’air pour aller vers l’œil de Moussa (rapprochement, donc trajet plus incliné côté eau) ; l’œil, qui prolonge ce trajet en ligne droite, voit le poisson plus près de la surface et plus loin qu’il ne l’est en réalité (figure 6). Il faut donc viser plus bas et plus près.
3.
- Total
- F CFA
Un câble sous la lagune d’Abidjan. Une entreprise pose un câble à fibre optique de km sous la lagune, pour un coût de F CFA le mètre. Le cœur de la fibre a un indice et la gaine .
- Calcule l’angle limite à l’interface cœur-gaine.
- Un rayon lumineux frappe cette interface avec un angle d’incidence . Reste-t-il piégé dans le cœur ? Justifie.
- Calcule le coût total du câble, en F CFA.
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1.
2. : la condition de réflexion totale est vérifiée, le rayon reste piégé dans le cœur de la fibre — les données transmises ne se perdent pas.
3.
- coût
- F CFA
La piscine publique de Bamako. Une piscine a une profondeur réelle de m. Pour une observation presque verticale, on admet que la profondeur apparente vaut , avec .
- Calcule la profondeur apparente de cette piscine.
- Explique en une phrase pourquoi ce bassin est plus dangereux qu’il n’y paraît pour un enfant qui ne sait pas nager.
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1.
- profondeur apparente
- m
2. La réfraction fait paraître le fond de la piscine environ cm plus proche de la surface qu’il ne l’est réellement ( m contre m perçus) : un enfant peut donc croire, à tort, qu’il a pied, alors que l’eau est en réalité bien plus profonde.