Ferme les yeux une seconde. Tu ne vois rien de spécial, mais tout autour de toi, il y a quelque chose : l’air. Il remplit la salle de classe, il entre dans tes poumons à chaque respiration, il pousse les nuages dans le ciel. Pourtant, on ne le voit pas, et on ne peut presque pas le toucher… Alors, comment être sûr qu’il existe vraiment ?
Dans ce chapitre, tu vas découvrir que l’air n’est pas « rien du tout ». C’est de la matière, comme l’eau ou le bois : il a une masse, il occupe un volume, et on peut le comprimer. Tu vas aussi comprendre pourquoi le vent souffle, ce que sont l’harmattan et la mousson, pourquoi on respire sans arrêt, et pourquoi il est important de protéger l’air que nous partageons tous.
Tu croises l’air à chaque instant : quand tu gonfles un ballon de football, quand le vent te décoiffe sur le chemin de l’école, quand tes oreilles « se bouchent » en montant en altitude. À la fin de ce chapitre, tu regarderas même une simple seringue avec des yeux de physicien !
1L’air est de la matière : masse et volume
1.1 L’air existe, même si on ne le voit pas
On dit parfois « il n’y a rien dans ce verre vide ». C’est faux ! Un verre « vide » est en réalité rempli d’air. Une expérience très simple le prouve.
On prend un verre vide, on le retourne complètement (l’ouverture vers le bas), puis on l’enfonce doucement, bien droit, dans une bassine d’eau. Résultat : l’eau ne rentre presque pas dans le verre ! Quelque chose empêche l’eau d’entrer : c’est l’air, déjà présent dans le verre, qui occupe toute la place.
Si on incline légèrement le verre sous l’eau, on voit alors de grosses bulles s’échapper et remonter vers la surface. Ce sont des bulles d’air : l’air quitte peu à peu le verre, et l’eau prend enfin sa place.
La matière est tout ce qui a une masse et qui occupe un volume (de la place dans l’espace). L’air est un mélange de gaz invisibles : c’est bien de la matière, au même titre que l’eau (liquide) ou une pierre (solide).
1.2 L’air a une masse
Puisque l’air est de la matière, il doit avoir une masse. Mais comme cette masse est très petite, il faut une expérience soignée pour la mettre en évidence.
On gonfle un ballon de baudruche, puis on le pose sur le plateau d’une balance à fléau bien équilibrée, en face d’un ballon identique mais dégonflé, posé sur l’autre plateau. Résultat : le plateau portant le ballon gonflé s’abaisse légèrement !
Le ballon gonflé est donc plus lourd que le même ballon dégonflé. Cette petite différence de masse, c’est justement la masse de l’air qu’on a soufflé à l’intérieur.
Un litre d’air, dans les conditions habituelles (à la maison, à l’école), a une masse d’environ gramme, soit (ou encore ). C’est une masse minuscule comparée à celle de l’eau ( L d’eau g), mais elle n’est pas nulle.
Une salle de classe mesure m de long, m de large et m de haut.
- masse volumique de l’air
Il y a près de kg d’air dans ta salle de classe — presque le poids de deux adultes ! Tu ne le sens pas, car cet air pousse dans toutes les directions à la fois, de façon équilibrée.
1.3 L’air occupe un volume
Le volume d’un objet ou d’une matière, c’est la place qu’il occupe dans l’espace. Il se mesure en litres (L) ou en mètres cubes (m³).
L’air remplit toujours tout l’espace qui lui est offert : un ballon « dégonflé » contient déjà un peu d’air, mais très peu ; en le gonflant, on force davantage d’air à occuper le même espace.
Ne dis jamais « il n’y a pas d’air » dans un endroit qui semble vide. Un espace fermé (bouteille bouchée, boîte fermée, salle aux fenêtres closes) contient toujours de l’air, sauf si on l’a spécialement vidé — on parle alors de « vide », une situation très particulière que l’on ne rencontre pas dans la vie courante.
Pendant longtemps, on a cru que l’air ne pesait rien du tout. C’est le savant italien Galilée (1564-1642) qui, vers 1630, réalise l’une des premières expériences sérieuses pour peser l’air : il enferme de l’air sous pression dans un flacon de verre, pèse le flacon, puis laisse l’air s’échapper et le pèse à nouveau. Il trouve une petite différence de masse : la preuve que l’air a bien un poids, même s’il est très léger.
Cette découverte ouvrira la voie, quelques décennies plus tard, aux travaux de Torricelli et de Pascal sur la pression atmosphérique — que tu vas découvrir plus loin dans ce chapitre.
2Compressibilité et expansibilité
2.1 L’air est compressible
On prend une seringue sans aiguille, on tire le piston pour faire entrer de l’air, puis on bouche hermétiquement l’embout avec le doigt. Si on pousse alors sur le piston, il avance ! L’air enfermé à l’intérieur prend moins de place qu’avant, sans avoir pu s’échapper.
Un gaz est compressible si l’on peut réduire son volume en le comprimant, sans qu’il puisse s’échapper. L’air est un gaz : il est compressible.
2.2 L’air est expansible
Maintenant, relâche le piston de la seringue bouchée : il revient tout seul à sa position de départ ! L’air « pousse » pour retrouver sa place initiale.
Un gaz est expansible s’il peut occuper spontanément tout le volume qui lui est offert, en se dilatant dès qu’on lui laisse de la place.
Quand on gonfle un pneu de vélo avec une pompe, on force de l’air comprimé à entrer dans une chambre déjà pleine d’air : le volume du pneu ne peut presque plus grandir, donc l’air comprimé pousse fort sur les parois — le pneu devient dur. Si on le perce, l’air comprimé s’échappe aussitôt vers l’extérieur, où il y a plus de place : c’est l’expansibilité en action.
2.3 Le modèle des particules
L’air, comme tout gaz, est formé d’un très grand nombre de minuscules particules invisibles, appelées molécules. Dans un gaz, ces particules sont très éloignées les unes des autres et se déplacent sans cesse dans tous les sens, avec beaucoup de vide entre elles.
Dans un solide ou un liquide, les particules sont déjà collées les unes aux autres : il n’y a presque pas de vide entre elles, donc on ne peut presque pas les rapprocher davantage. C’est pourquoi l’eau et le bois sont presque incompressibles.
Dans un gaz comme l’air, au contraire, il y a énormément de vide entre les particules. Quand on pousse sur le piston de la seringue, on n’écrase pas les particules elles-mêmes : on les rapproche simplement les unes des autres, en réduisant le vide qui les sépare. Voilà pourquoi l’air peut être comprimé, alors qu’un liquide ou un solide ne le peut presque pas.
Comprimer de l’air ne détruit rien et n’écrase aucune particule : on rapproche seulement les particules d’air, qui restent entières et dont le nombre ne change pas.
3Pression atmosphérique
3.1 Qu’est-ce que la pression atmosphérique ?
L’atmosphère est la couche d’air qui entoure la Terre. Comme tout l’air qui la compose a une masse, il pèse sur tout ce qui se trouve en dessous de lui : c’est ce qu’on appelle la pression atmosphérique. Elle s’exerce dans toutes les directions à la fois — vers le bas, vers le haut, sur les côtés.
Imagine une pile de couvertures posées sur toi : chaque couverture pèse un peu, et tu sens le poids de toute la pile. De la même façon, la colonne d’air qui s’élève au-dessus de ta tête, sur des kilomètres, pèse sur toi et sur tout ce qui t’entoure, à chaque instant.
Au niveau de la mer, la pression atmosphérique moyenne vaut environ (hectopascals). C’est à peu près la pression exercée par un poids de kg posé sur chaque centimètre carré de surface — et pourtant, on ne la sent pas, car elle pousse de façon équilibrée dans toutes les directions.
3.2 Des expériences qui montrent que l’air pousse
On remplit un verre d’eau à ras bord, on pose une feuille de carton rigide sur l’ouverture, on la plaque bien avec la main, puis on retourne le verre d’un geste rapide et on retire la main. Résultat surprenant : la feuille de carton reste collée, et l’eau ne tombe pas !
Deux actions s’exercent sur le carton : le poids de l’eau, qui pousse le carton vers le bas, et la pression de l’air extérieur, qui pousse le carton vers le haut (l’air appuie dans toutes les directions, y compris vers le haut !). Pour un verre ordinaire, la pression de l’air pousse plus fort que le poids de l’eau ne pèse sur le carton : le carton reste donc plaqué contre le verre.
Quand on écrase une ventouse en caoutchouc contre un carreau lisse, on chasse l’air qui était entre la ventouse et le carreau. C’est alors la pression de l’air extérieur, qui pousse sur l’autre face de la ventouse, qui la maintient fermement collée.
3.3 La pression atmosphérique change avec l’altitude
Plus on monte en altitude, moins il y a d’air au-dessus de nous, donc plus la pression atmosphérique est faible. En haut d’une montagne, la pression est toujours plus basse qu’au niveau de la mer.
Au sommet du Kilimandjaro (Tanzanie, m), la pression atmosphérique est presque deux fois plus faible qu’au niveau de la mer. Chaque bouffée d’air contient alors moins de dioxygène : c’est pour cela que respirer devient plus difficile en haute altitude, même pour une personne en bonne santé.
Ce n’est pas la composition de l’air qui change avec l’altitude (il reste environ de dioxygène), mais la quantité totale d’air présente à chaque respiration, à cause de la pression plus faible.
En 1643, l’Italien Evangelista Torricelli (1608-1647), élève de Galilée, remplit un long tube de verre de mercure et le retourne dans une cuvette remplie de mercure. Le mercure du tube descend un peu, puis s’arrête, laissant un espace vide en haut du tube.
Torricelli comprend que c’est la pression de l’air extérieur, qui pousse sur le mercure de la cuvette, qui empêche celui du tube de descendre complètement. Il vient d’inventer le premier baromètre, l’instrument qui mesure la pression atmosphérique — et de prouver, du même coup, que l’air pèse et pousse vraiment. Quelques années plus tard, en 1654, l’Allemand Otto von Guericke confirmera de façon spectaculaire la force de cette pression avec ses célèbres « hémisphères de Magdebourg », que même des chevaux n’arrivaient pas à séparer une fois l’air retiré de l’intérieur.
4Le vent et la météo
4.1 Le vent, c’est de l’air en mouvement
Le vent est un déplacement d’air, causé par des différences de température et de pression atmosphérique entre deux endroits. L’air se déplace toujours des zones de haute pression vers les zones de basse pression.
L’air chaud est plus léger : il monte. L’air plus froid, plus dense, se déplace alors pour prendre sa place : ce déplacement, c’est le vent que tu sens sur ta peau.
Quand on ouvre une fenêtre pendant qu’une porte est entrouverte ailleurs dans la maison, un courant d’air peut soudainement claquer la porte. L’air se précipite d’une pièce à l’autre pour équilibrer une petite différence de pression créée par l’ouverture de la fenêtre.
4.2 L’harmattan et la mousson, deux vents d’Afrique de l’Ouest
L’harmattan est un vent chaud, sec et chargé de poussière (sable du Sahara), qui souffle du nord-est vers le sud-ouest, en saison sèche (environ de novembre à mars selon les régions). Il assèche l’air, donne un ciel voilé et peut gêner la respiration.
La mousson est un vent humide, qui souffle en sens contraire, du sud-ouest vers le nord-est, en provenance de l’océan Atlantique. Elle apporte les pluies de la saison humide, essentielles pour l’agriculture.
L’harmattan et la mousson ne soufflent pas en même temps ni dans la même direction : ils alternent selon les saisons, l’un remplaçant l’autre au fil de l’année.
4.3 L’atmosphère protège la Terre
L’atmosphère est organisée en couches. Tout en bas, jusqu’à environ km d’altitude, se trouve la troposphère : c’est là que nous vivons, que nous respirons, et que se forment les nuages et la météo. Au-dessus s’étendent des couches plus hautes, qui protègent la Terre en filtrant une partie des rayons dangereux du Soleil.
4.4 L’air et la respiration : un besoin vital
Respirer, c’est faire entrer de l’air dans nos poumons pour y prélever le dioxygène () dont notre corps a besoin, et rejeter du dioxyde de carbone ().
L’air est un mélange de plusieurs gaz : environ de diazote (), environ de dioxygène (), et une petite quantité d’autres gaz (dioxyde de carbone, vapeur d’eau…).
Sans air, le corps humain ne survit que quelques minutes. C’est pour cela que respirer un air pur, non pollué, est absolument vital.
Pendant des siècles, on a cru que l’air était une seule et même substance. C’est le chimiste français Antoine Lavoisier (1743-1794) qui, entre 1774 et 1778, montre par des expériences précises (chauffage de mercure dans l’air enfermé) que l’air est en réalité un mélange de plusieurs gaz : un gaz qui permet la combustion et la respiration, qu’il nomme « oxygène », et un autre gaz, plus abondant, qui ne les permet pas : l’azote.
Cette découverte fonde la chimie moderne et explique enfin pourquoi nous devons respirer sans arrêt : notre corps consomme continuellement le dioxygène de l’air.
5Pollution de l’air
5.1 Qu’est-ce que la pollution de l’air ?
L’air est pollué lorsqu’il contient des substances indésirables (fumées, poussières, gaz toxiques) en quantité suffisante pour nuire à la santé, aux plantes, aux animaux ou aux bâtiments.
5.2 D’où vient la pollution de l’air ?
- les fumées d’usines et de véhicules (voitures, motos, bus) ;
- les feux de brousse et les déchets brûlés à l’air libre ;
- les poussières des routes non goudronnées et les poussières naturelles (harmattan) ;
- les fumées de cuisson (bois, charbon) dans des pièces mal aérées.
Aux heures de forte circulation, dans une grande ville comme Abidjan ou Dakar, les fumées de milliers de véhicules s’accumulent parfois dans l’air : le ciel devient voilé, un peu gris ou jaunâtre. Ce voile de pollution s’appelle le smog.
En saison sèche, les feux de brousse, parfois allumés volontairement pour défricher un champ, dégagent une fumée épaisse qui peut piquer les yeux et gêner la respiration à plusieurs kilomètres à la ronde.
5.3 Les conséquences de la pollution de l’air
La pollution de l’air peut provoquer toux, gêne respiratoire, asthme, et à long terme des maladies plus graves des poumons. Elle abîme aussi les plantes, noircit les monuments, et participe au réchauffement climatique.
5.4 Des gestes simples pour protéger l’air
- se déplacer à pied, à vélo ou en transport en commun plutôt qu’en voiture individuelle, chaque fois que c’est possible ;
- éviter de brûler les déchets et les feuilles mortes à l’air libre ;
- faire entretenir les moteurs des véhicules pour limiter les fumées ;
- planter et protéger des arbres, qui absorbent le et produisent du ;
- aérer son logement, de préférence en dehors des heures de forte circulation.
Fiche mémo
- L’air est de la matière : il a une masse (environ g par litre) et occupe un volume.
- L’air est compressible (on peut réduire son volume) et expansible (il occupe tout l’espace offert).
- Modèle particulaire : dans un gaz, les particules sont espacées et se déplacent librement ; comprimer un gaz rapproche les particules sans les détruire.
- La pression atmosphérique est le poids de l’air qui pousse sur tout ce qui l’entoure ; elle vaut environ hPa au niveau de la mer.
- La pression atmosphérique diminue quand l’altitude augmente.
- Le vent est un déplacement d’air, des zones de haute pression vers les zones de basse pression.
- L’harmattan (sec, du nord-est) et la mousson (humide, du sud-ouest) sont deux vents caractéristiques de l’Afrique de l’Ouest, qui alternent selon les saisons.
- L’atmosphère est organisée en couches ; la troposphère (0 à ~12 km) est celle où nous vivons et où se forme la météo.
- L’air est un mélange : environ de diazote (), de dioxygène ().
- Respirer est vital : sans air, le corps humain ne survit que quelques minutes.
- La pollution de l’air vient des fumées, des poussières et des gaz toxiques ; elle nuit à la santé et à l’environnement.
- Des gestes simples (transports doux, ne pas brûler les déchets, planter des arbres) permettent de protéger l’air.
6Exercices corrigés
Vrai ou faux ? Justifie chaque réponse en une phrase.
a) L’air n’a pas de masse.
b) Un verre « vide » contient de l’air.
c) On peut voir l’air à l’œil nu.
d) L’air occupe un volume.
e) L’air est incompressible, comme l’eau.
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a) Faux. L’air a une masse, environ g par litre : c’est petit, mais ce n’est pas nul.
b) Vrai. Un verre « vide » est en réalité rempli d’air, comme le montre l’expérience du verre plongé dans l’eau.
c) Faux. L’air est invisible ; on ne le voit pas directement, mais on peut observer ses effets (vent, bulles, ballon qui se gonfle).
d) Vrai. L’air remplit tout l’espace qui lui est offert : il occupe bien un volume.
e) Faux. L’air, contrairement à l’eau, est compressible : on peut réduire son volume, par exemple avec une seringue bouchée.
Le local informatique d’un collège mesure m de long, m de large et m de haut. 1) Calcule son volume. 2) Sachant qu’un mètre cube d’air a une masse d’environ kg, calcule la masse d’air contenue dans ce local.
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Le local informatique contient environ kg d’air.
Associe chaque mot à sa définition : compressible, expansible, matière, volume.
① a une masse et occupe une place dans l’espace.
② la place occupée dans l’espace.
③ peut voir son volume réduit sous l’effet d’une pression.
④ occupe spontanément tout l’espace disponible.
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matière → ① : tout ce qui a une masse et occupe un volume.
volume → ② : la place occupée dans l’espace.
compressible → ③ : on peut réduire son volume en le comprimant.
expansible → ④ : il occupe spontanément tout l’espace offert.
Un bulletin météo annonce une pression de hPa. 1) Cette valeur est-elle supérieure ou inférieure à la pression moyenne au niveau de la mer ? 2) Que peux-tu en déduire sur le temps qu’il fait probablement ?
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1. La pression moyenne au niveau de la mer vaut hPa. Comme , la pression annoncée est supérieure à la moyenne.
2. Une pression plus élevée que la moyenne correspond en général à un temps plutôt stable et ensoleillé (peu de vent, peu de nuages).
Cite trois sources de pollution de l’air. Pour chacune, propose un geste simple qui permettrait de la réduire.
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Fumées de véhicules → se déplacer davantage à pied, à vélo ou en transport en commun.
Feux de déchets ou de brousse à l’air libre → ne pas brûler ses déchets, les trier ou les composter.
Fumées de cuisson dans une pièce mal aérée → cuisiner dans un endroit bien ventilé ou aéré.
Une seringue de mL contient de l’air. On bouche l’embout, puis on pousse le piston jusqu’à ce que le volume affiché soit de mL. Explique, avec le vocabulaire du modèle particulaire (particules, vide, volume), ce qui se passe à l’intérieur de la seringue.
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L’air enfermé est constitué d’un grand nombre de particules très espacées, séparées par du vide. En poussant le piston, on réduit l’espace disponible : les particules d’air sont alors rapprochées les unes des autres, le vide entre elles diminue. Leur nombre ne change pas — aucune particule n’a disparu ni n’a été détruite — seul le volume qu’elles occupent a diminué, de mL à mL.
Le salon de la famille Ndiaye a un volume de , la chambre de leur fils a un volume de . 1) Calcule la masse d’air contenue dans chaque pièce. 2) Calcule la différence entre ces deux masses.
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- différence
Le salon contient kg d’air de plus que la chambre.
Explique avec tes mots pourquoi une ventouse en caoutchouc tient collée sur un carreau bien lisse. Utilise l’expression « pression atmosphérique » dans ta réponse.
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Quand on écrase la ventouse contre le carreau, on chasse presque tout l’air qui se trouvait entre la ventouse et la vitre. De l’autre côté de la ventouse, l’air extérieur exerce toujours sa pression atmosphérique normale, qui pousse la ventouse contre le carreau. Comme il n’y a presque plus d’air pour pousser en sens inverse à l’intérieur, la pression atmosphérique extérieure suffit à maintenir la ventouse plaquée.
Recopie et complète ce tableau comparatif de l’harmattan et de la mousson : direction du vent, saison, effet sur l’air.
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| Harmattan | Mousson | |
|---|---|---|
| Direction | nord-est → sud-ouest | sud-ouest → nord-est |
| Saison | saison sèche (nov. à mars environ) | saison des pluies |
| Effet sur l’air | air sec, chargé de poussière | air humide, apporte la pluie |
- Décris le montage de l’expérience du verre d’eau retourné avec une feuille de carton.
- Nomme les deux actions (forces) qui s’exercent sur le carton, et précise le sens de chacune.
- Explique pourquoi le carton ne tombe pas.
- Que se passerait-il si le verre n’était rempli qu’à moitié d’eau ? Explique.
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1. On remplit un verre d’eau à ras bord, on pose une feuille de carton rigide sur l’ouverture, on la plaque avec la main, puis on retourne le verre d’un geste rapide avant de retirer la main.
2. Le poids de l’eau pousse le carton vers le bas. La pression de l’air extérieur pousse le carton vers le haut.
3. Pour un verre ordinaire, la pression de l’air pousse plus fort vers le haut que le poids de l’eau ne pousse vers le bas : le carton reste donc plaqué contre le verre et l’eau ne tombe pas.
4. Si le verre n’était rempli qu’à moitié, une poche d’air resterait au-dessus de l’eau. En retournant le verre, cette poche d’air pourrait remonter à travers l’eau (sous forme de bulles) et déséquilibrer le carton : l’expérience devient beaucoup moins fiable, et l’eau risque de tomber.
Voici quelques valeurs de pression atmosphérique selon l’altitude.
| Altitude | m | m | m | m | m |
|---|---|---|---|---|---|
| Pression | hPa | hPa | hPa | hPa | hPa |
- Décris en une phrase comment évolue la pression quand l’altitude augmente.
- Le Kilimandjaro culmine à m. En utilisant un encadrement entre deux valeurs du tableau, estime sa pression atmosphérique approximative au sommet.
- Explique en une phrase pourquoi les alpinistes qui gravissent l’Everest ( m) utilisent des bouteilles de dioxygène.
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1. Plus l’altitude augmente, plus la pression atmosphérique diminue.
2. L’altitude m est comprise entre m ( hPa) et m ( hPa), et elle est très proche de m.
- la pression est encadrée par les deux valeurs
Comme m est très proche de m, la pression au sommet du Kilimandjaro est d’environ hPa, un peu plus de deux fois plus faible qu’au niveau de la mer.
3. À très haute altitude, la pression atmosphérique est si faible que chaque respiration apporte beaucoup moins de dioxygène : les alpinistes emportent donc des bouteilles de dioxygène pour respirer normalement.
- Pendant une journée ensoleillée, le sable d’une plage chauffe-t-il plus vite que l’eau de mer, ou moins vite ?
- Où l’air devient-il donc le plus chaud : au-dessus du sable ou au-dessus de la mer ? Que fait cet air chaud ?
- Vers quelle zone l’air plus frais venant de la mer se déplace-t-il alors ? Décris le sens du vent en bord de mer, l’après-midi.
Voir le corrigé détaillé
1. Le sable chauffe plus vite que l’eau de mer sous l’effet du Soleil.
2. L’air situé au-dessus du sable devient donc plus chaud que l’air au-dessus de la mer. Cet air chaud, plus léger, monte.
3. En montant, l’air chaud laisse la place à une zone de plus basse pression près du sol côté terre. L’air plus frais et plus dense venant de la mer se déplace alors vers la terre pour combler ce manque : c’est la brise de mer, un vent qui souffle de la mer vers la terre l’après-midi.
La vendeuse de ballons (Dakar). À Dakar, Fatou vend des ballons de baudruche gonflés sur la Corniche. Elle gonfle ballons, et chaque ballon contient environ L d’air. 1) Calcule le volume total d’air utilisé. 2) Calcule la masse totale de cet air (densité de l’air : g/L). 3) Elle vend chaque ballon FCFA. Calcule sa recette totale si elle vend tous les ballons.
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- recette
- F CFA
Fatou utilise L d’air, soit g, et encaisse F CFA si elle vend tous ses ballons.
Se protéger de l’harmattan (Abéché). À Abéché, pendant la saison de l’harmattan, Mariam protège ses sacs de mil de la poussière avec des bâches en plastique. Elle a besoin de bâches à F CFA chacune, plus F CFA de corde. 1) Explique pourquoi l’harmattan rend cette protection nécessaire. 2) Calcule le coût total de la protection. 3) Sans protection, elle estime perdre F CFA sur chacun de ses sacs de mil, à cause de la poussière. Calcule l’argent économisé grâce à la protection, et dis si l’opération est rentable.
Voir le corrigé détaillé
1. L’harmattan est un vent sec chargé de poussière et de sable venus du Sahara : il salit et abîme les marchandises laissées à l’air libre.
- coût
- F CFA
- économie
- F CFA
- gain net
- F CFA
La protection coûte F CFA mais évite une perte de F CFA : Mariam gagne donc F CFA en se protégeant. L’opération est rentable.
Pic de pollution (Ndjamena). À Ndjamena, pendant un pic de pollution (poussière et fumées), le collège recommande aux élèves sensibles de porter un masque de protection. Un masque coûte F CFA et protège pendant une journée. 1) Calcule le coût pour un élève qui porte un masque pendant les jours du pic de pollution. 2) La classe de Moussa compte élèves ; si tous suivent la recommandation pendant ces jours, calcule la dépense totale de la classe. 3) Propose deux gestes gratuits, en plus du masque, qui peuvent aussi réduire l’exposition à la pollution de l’air.
Voir le corrigé détaillé
- coût élève
- F CFA
- dépense classe
- F CFA
3. On peut par exemple éviter de sortir aux heures de forte circulation, et garder les fenêtres fermées côté route pendant le pic de pollution.