Appuie sur l’interrupteur d’une lampe de poche : la lumière s’allume aussitôt. Retire une pile, et plus rien ne se passe. Ce petit miracle du quotidien, tu vas enfin comprendre comment il fonctionne : c’est un circuit électrique.
Tu rencontres des circuits électriques absolument partout : la lampe de ta chambre, la sonnette de la porte, le jouet télécommandé de ton petit frère, la radio à piles de ta grand-mère, les guirlandes lumineuses de fête… Dans tous les cas, la même règle s’applique : pour qu’un appareil fonctionne, il faut que le courant électrique puisse circuler en boucle, sans aucune coupure.
Dans ce chapitre, tu vas apprendre à construire un circuit avec une pile et une lampe, à le dessiner avec des symboles que comprennent tous les électriciens du monde, et à repérer un danger très sérieux : le court-circuit. Retiens bien une règle, dès maintenant : on ne joue jamais avec les prises du secteur (celles du mur, à la maison) ; on travaille seulement avec des piles, qui sont sans danger.
1Générateur, récepteur, interrupteur, fils
Un circuit électrique, c’est une équipe de quatre familles d’éléments qui travaillent ensemble. Découvrons-les un par un.
Un générateur est un élément qui fournit l’énergie électrique au circuit. C’est lui qui « pousse » le courant. Exemples : une pile, une batterie, une pile plate.
Sans générateur, rien ne circule : c’est le cœur du circuit, celui qui donne l’énergie.
Un récepteur est un élément qui reçoit l’énergie électrique et la transforme en autre chose : lumière, mouvement, son… Exemples : une lampe (transforme l’électricité en lumière), un moteur (transforme l’électricité en mouvement), une DEL, un buzzer (son).
Dans une lampe de poche : la pile est le générateur, elle fournit l’énergie ; l’ampoule est le récepteur, elle transforme l’énergie en lumière. Dans une voiture télécommandée : les piles sont le générateur ; le moteur qui fait tourner les roues est le récepteur.
1.1 L’interrupteur et les fils
Un interrupteur est un élément qui laisse passer ou empêche de passer le courant, selon qu’il est fermé ou ouvert. Les fils de connexion relient tous les éléments entre eux : ce sont les routes du courant.
Dans une sonnette électrique : la pile est le générateur, le bouton que l’on appuie est l’interrupteur, et le buzzer (qui fait « dring ! ») est le récepteur. Des fils relient le tout à travers le mur.
Le générateur, le récepteur, l’interrupteur et les fils : voilà les quatre briques de base de tout circuit électrique simple. Regarde maintenant de plus près l’élément le plus utilisé de tes exercices : la lampe à filament.
1.2 La lampe et la pile plate
La lampe (l’ampoule) que tu utilises en classe a deux contacts électriques bien précis : le plot, tout en dessous, et le culot, la partie métallique qui entoure le verre. Le courant doit entrer par l’un et ressortir par l’autre pour traverser le filament, ce fil très fin qui chauffe et devient lumineux.
Une lampe s’allume si, et seulement si, le courant peut entrer par un de ses deux contacts et ressortir par l’autre. Contrairement à une DEL, une lampe classique n’a pas de sens : elle s’allume quel que soit le sens du courant.
La pile plate (celle de 4,5 volts, avec deux bornes métalliques sur le dessus) permet de tester cela très simplement : il suffit de poser la lampe dessus, en veillant à ce que ses deux contacts touchent chacun une borne différente.
Pose la lampe sur la pile plate de façon que son plot touche une des deux bornes et que son culot touche l’autre borne, en même temps. Si un seul des deux contacts touche une borne, la lampe reste éteinte.
En 1780, le savant italien Luigi Galvani observe que la patte d’une grenouille morte se contracte quand on la touche avec deux métaux différents. Il pense avoir découvert une « électricité animale ». Son compatriote Alessandro Volta n’est pas d’accord : selon lui, l’électricité vient des deux métaux, pas de la grenouille. Pour le prouver, il empile en 1800 des rondelles de cuivre et de zinc séparées par du tissu humide : c’est la pile de Volta, le tout premier générateur électrique de l’Histoire, ancêtre direct de la pile plate que tu utilises aujourd’hui.
2Circuit fermé et circuit ouvert
Tu as vu qu’une lampe ne s’allume que si ses deux contacts touchent la pile en même temps. Cette idée se généralise à tout circuit électrique : c’est la notion la plus importante de ce chapitre.
Un circuit électrique est fermé quand tous ses éléments (générateur, fils, récepteur, interrupteur) forment une boucle complète, sans aucune coupure. Le courant peut alors circuler : le récepteur fonctionne.
Un circuit électrique est ouvert dès qu’il existe une seule coupure quelque part dans la boucle (fil débranché, interrupteur ouvert, lampe grillée…). Le courant ne peut plus circuler : le récepteur s’arrête.
Un circuit électrique ne fonctionne que s’il forme une chaîne fermée, sans aucun trou, entre les deux bornes du générateur, en passant par tous les éléments. Une seule coupure suffit à arrêter tout le circuit, même si elle est minuscule.
2.1 Le rôle de l’interrupteur
L’interrupteur sert justement à créer volontairement cette coupure, quand on le souhaite.
Quand tu fermes l’interrupteur (tu l’actives), tu relies les deux fils : le circuit est fermé, la lumière s’allume. Quand tu l’ouvres, tu sépares les deux fils : le circuit est ouvert, la lumière s’éteint. « Fermer » un interrupteur, c’est donc allumer ; « ouvrir », c’est éteindre.
Ne confonds pas le langage courant et le langage de la physique ! Dans la vie de tous les jours, on dit parfois « ouvrir la lumière » pour l’allumer. En physique, c’est l’inverse : un circuit ouvert, c’est un circuit éteint, et un circuit fermé, c’est un circuit qui fonctionne.
2.2 Chercher une panne, méthodiquement
Vérifie, un par un et dans l’ordre : ① les bornes de la pile sont-elles bien touchées ? ② les fils sont-ils bien reliés à chaque extrémité, sans faux contact ? ③ l’interrupteur est-il bien fermé ? ④ la lampe n’est-elle pas grillée (filament coupé, visible si l’on regarde à l’intérieur) ? Le premier maillon manquant que tu trouves est la cause de la panne.
À Bamako, Fatou allume sa lampe de poche : rien ne se passe. Elle vérifie les piles (bonnes), les contacts (propres), l’interrupteur (fermé)… et découvre enfin que le filament de l’ampoule est cassé. Il suffisait de changer l’ampoule !
3Symboles normalisés
Un électricien de Dakar et un électricien de Montréal ne parlent peut-être pas la même langue, mais ils dessinent leurs circuits avec les mêmes symboles. Ces symboles sont normalisés : ils sont identiques partout dans le monde, pour que tout le monde se comprenne, quel que soit le pays.
Un symbole normalisé est un petit dessin simplifié qui représente toujours le même élément électrique, où que ce soit dans le monde. On ne dessine jamais un appareil « comme en photo » dans un schéma électrique : on utilise son symbole.
Ne cherche pas à deviner : apprends ces symboles par cœur, comme un alphabet. Ils reviendront dans tous tes schémas, cette année et les suivantes.
Un cercle avec une croix à l’intérieur, c’est toujours une lampe, qu’elle soit ronde, allongée ou minuscule dans la réalité. Deux traits inégaux (un long et fin, un court et épais), c’est toujours une pile.
La DEL (diode électroluminescente) est, comme la lampe, un récepteur qui produit de la lumière — mais elle consomme beaucoup moins d’énergie et dure beaucoup plus longtemps. Attention : contrairement à la lampe, une DEL a un sens à respecter ; branchée à l’envers, elle ne s’allume pas.
Ne dessine jamais une pile, une lampe ou un fil « à main levée », façon dessin réaliste, dans un schéma électrique : seul le symbole normalisé est accepté, en physique comme aux contrôles.
4Schéma normalisé d’un circuit
Une fois les symboles connus, on peut les assembler pour représenter un circuit complet : c’est le schéma normalisé (ou schéma électrique).
Le schéma normalisé d’un circuit est un dessin qui représente chaque élément par son symbole, relié aux autres par des traits droits, formant des angles droits (jamais de traits obliques ni de courbes pour les fils).
① Place le générateur (pile) d’un côté. ② Place le ou les récepteurs de l’autre côté. ③ Place l’interrupteur sur le trajet. ④ Relie le tout avec des traits bien droits, à la règle, qui forment une boucle fermée. ⑤ Vérifie que chaque symbole est bien celui appris dans la section précédente.
Sur un schéma normalisé, on peut voir directement si le circuit est fermé ou ouvert : il suffit de suivre la boucle du doigt, en partant d’une borne de la pile. Si l’on peut revenir à l’autre borne sans lever le doigt, le circuit est fermé.
Sur la Figure 4, à gauche, l’interrupteur est représenté fermé : en suivant la boucle du doigt depuis la pile, on revient bien à l’autre borne sans coupure. La lampe brille. À droite, un petit espace vide sépare les deux bornes de l’interrupteur : la boucle est coupée, la lampe reste éteinte.
On peut placer plusieurs récepteurs sur le même circuit : par exemple une lampe et un moteur, reliés l’un après l’autre à la suite du générateur. Tu approfondiras ces montages (en série, en dérivation) dans un prochain chapitre.
Les premiers symboles électriques normalisés apparaissent à la fin du XIXe siècle, quand l’électricité se répand dans les usines puis dans les maisons. En 1904, une organisation internationale, la Commission électrotechnique internationale (CEI), est créée pour mettre tout le monde d’accord sur des symboles communs. Depuis, un schéma électrique dessiné à Abidjan se lit exactement de la même façon à Tokyo ou à Paris.
5Court-circuit et dangers
Tu sais maintenant qu’un circuit doit être fermé pour fonctionner. Mais il existe une erreur de montage dangereuse, qu’il faut apprendre à repérer et à éviter absolument : le court-circuit.
Un court-circuit se produit quand les deux bornes du générateur sont reliées directement par un fil, sans passer par un récepteur (sans lampe, ni moteur, ni rien d’autre pour freiner le courant).
Dans un court-circuit, un courant très intense circule d’un coup dans le fil. Ce fil chauffe énormément et très vite : il peut devenir brûlant, faire fondre sa gaine plastique, et même déclencher un incendie. La pile elle-même peut chauffer, gonfler ou couler. Un court-circuit n’est jamais anodin, même avec une simple pile plate.
Avant de fermer un circuit, vérifie toujours qu’un récepteur (lampe, moteur…) se trouve bien entre les deux bornes du générateur. Ne laisse jamais deux fils reliés directement aux deux bornes de la pile sans rien entre les deux.
Sur un schéma, un court-circuit apparaît comme un fil qui relie directement les deux bornes de la pile, en évitant la lampe ou le moteur : un « raccourci » électrique, d’où le nom.
Dans les installations électriques des maisons, un fusible (ou un disjoncteur) coupe automatiquement le circuit dès qu’un courant trop intense est détecté, exactement comme en cas de court-circuit. C’est une protection indispensable, que les électriciens installent partout.
Tout ce chapitre porte sur des circuits à pile, sans danger. Les prises de courant du mur (le secteur) fonctionnent avec une tension bien plus élevée et dangereuse : on ne touche jamais une prise, un fil dénudé ou un appareil branché avec les mains mouillées. En cas de doute sur une installation électrique de la maison, on appelle toujours un adulte ou un électricien.
6Conducteurs et isolants
Pourquoi les fils électriques sont-ils en métal, recouverts de plastique coloré ? Parce que tous les matériaux ne se comportent pas de la même façon face au courant.
Un matériau conducteur laisse passer le courant électrique. Un matériau isolant empêche le courant électrique de passer.
| Conducteurs | Isolants |
|---|---|
| Cuivre, fer, aluminium, tous les métaux | Plastique, caoutchouc, verre, bois sec |
| Graphite (mine de crayon) | Air sec, papier, tissu |
| Eau du robinet, eau de mer (avec sels) | Eau pure (distillée) |
Insère l’objet à tester à la place d’un fil dans un circuit fermé avec une pile et une lampe. Si la lampe s’allume, le matériau est conducteur. Si elle reste éteinte, il est isolant.
Un fil électrique est fait d’un cœur en cuivre (conducteur, qui laisse passer le courant) entouré d’une gaine en plastique (isolant, qui empêche tout contact dangereux avec ta main ou avec un autre fil).
L’eau du robinet contient des sels dissous qui la rendent légèrement conductrice. C’est une des raisons pour lesquelles on n’utilise jamais un appareil électrique branché au secteur avec les mains mouillées, ni près d’une baignoire.
Il y a plus de 2 600 ans, les Grecs de l’Antiquité remarquent qu’en frottant de l’ambre jaune (une résine fossilisée) avec un tissu, celui-ci attire de petits objets légers comme des plumes. En grec, ambre se dit elektron. C’est de ce mot qu’est né, bien plus tard, notre mot « électricité ».
Fiche mémo
- Générateur : fournit l’énergie (pile). Récepteur : la transforme (lampe, moteur, DEL…).
- Interrupteur fermé = circuit fermé = ça marche. Interrupteur ouvert = circuit ouvert = ça s’arrête.
- Un circuit ne fonctionne que si la boucle est complète, sans aucune coupure : une seule suffit à tout arrêter.
- Une lampe a deux contacts : le plot (dessous) et le culot (métal latéral) ; les deux doivent toucher chacun une borne de la pile.
- Une lampe s’allume dans les deux sens ; une DEL, non — elle a un sens à respecter.
- Symboles normalisés : identiques partout dans le monde, à apprendre par cœur (pile, lampe, interrupteur ouvert/fermé, fil, moteur, DEL).
- Schéma normalisé : traits droits, angles droits, jamais de dessin réaliste.
- Court-circuit = les deux bornes reliées directement, sans récepteur : danger, échauffement, incendie possible.
- Jamais toucher le secteur (les prises du mur) : bien plus dangereux qu’une pile.
- Conducteurs : métaux, eau non pure. Isolants : plastique, verre, bois sec, air sec.
- Méthode panne : bornes → fils → interrupteur → lampe, dans l’ordre.
7Exercices corrigés
Dans chacun des appareils suivants, indique quel élément est le générateur et lequel est le récepteur : a) une lampe de poche (pile, ampoule) ; b) un ventilateur à piles (piles, moteur) ; c) une manette de jeu vibrante (piles, petit moteur vibrant).
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Le générateur fournit l’énergie, le récepteur la transforme.
a) Générateur : la pile. Récepteur : l’ampoule (transforme l’électricité en lumière).
b) Générateur : les piles. Récepteur : le moteur (transforme l’électricité en mouvement de l’hélice).
c) Générateur : les piles. Récepteur : le petit moteur (transforme l’électricité en vibration).
Vrai ou faux ? Justifie chaque réponse en une phrase. a) Un circuit fonctionne même s’il manque un fil. b) Fermer un interrupteur permet au courant de circuler. c) Une seule coupure suffit à arrêter tout le circuit. d) Un circuit ouvert est un circuit qui fonctionne. e) Le générateur donne l’énergie, le récepteur la transforme.
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a) Faux. Un fil manquant crée une coupure : la boucle n’est plus complète, le circuit est ouvert.
b) Vrai. Fermer l’interrupteur relie les deux fils : la boucle devient complète.
c) Vrai. C’est la règle d’or : la chaîne doit être complète sans aucun trou, même minuscule.
d) Faux. C’est l’inverse : un circuit ouvert est éteint, un circuit fermé fonctionne.
e) Vrai. C’est exactement la définition des deux éléments.
Associe chaque description au nom du composant qu’elle représente : ① deux traits inégaux, un long et fin, un court et épais ; ② un cercle avec une croix à l’intérieur ; ③ un cercle avec la lettre M à l’intérieur ; ④ une ligne coupée par un petit trait relevé, entre deux points.
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① Pile (générateur). ② Lampe (récepteur). ③ Moteur (récepteur). ④ Interrupteur ouvert (le trait relevé ne touche pas le second point).
Une lampe posée sur une pile plate ne s’allume pas. Son plot touche bien la borne +, mais son culot ne touche rien. Explique pourquoi elle reste éteinte, et dis ce qu’il faut faire pour l’allumer.
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Une lampe ne s’allume que si ses deux contacts touchent chacun une borne. Ici, seul le plot touche une borne : la boucle n’est pas complète, le circuit reste ouvert malgré ce premier contact.
Il faut incliner légèrement la lampe pour que son culot vienne aussi toucher la borne −, sans que le plot ne quitte la borne +.
Classe chaque objet en conducteur ou isolant : une cuillère en métal, une règle en plastique, une clé, une gomme, un fil de cuivre dénudé, une vitre en verre, l’eau du robinet, un crayon en bois.
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Conducteurs : la cuillère en métal, la clé, le fil de cuivre dénudé, l’eau du robinet (elle contient des sels dissous).
Isolants : la règle en plastique, la gomme, la vitre en verre, le crayon en bois (le bois est isolant, seule la mine de graphite à l’intérieur est conductrice).
Un élève monte un circuit : pile → fil → interrupteur fermé → fil → lampe → fil qui revient à la pile. La lampe ne s’allume pas. En vérifiant, il découvre que l’un des fils n’est branché que d’un seul côté. a) Le circuit est-il fermé ou ouvert ? b) Pourquoi ? c) Que doit-il faire pour réparer ?
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a) Le circuit est ouvert.
b) Un fil branché d’un seul côté ne relie pas les deux éléments qu’il devrait connecter : c’est une coupure dans la boucle. Or une seule coupure suffit à arrêter tout le circuit, même si l’interrupteur est fermé.
c) Il doit rebrancher correctement les deux extrémités du fil, en vérifiant qu’elles touchent bien les bornes ou les pattes des composants.
Sur un schéma, on lit dans l’ordre : pile → fil → lampe → fil → interrupteur (représenté ouvert) → fil → retour à la pile. a) Le circuit est-il fermé ou ouvert ? b) La lampe brille-t-elle ? c) Que faut-il faire pour qu’elle s’allume ?
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a) En suivant la boucle du doigt depuis la pile, on rencontre l’interrupteur ouvert : impossible de continuer sans lever le doigt. Le circuit est ouvert.
b) Non, la lampe ne brille pas : le courant ne peut pas circuler.
c) Il faut fermer l’interrupteur : la boucle redevient complète et le courant peut circuler jusqu’à la lampe.
Un fil relie directement la borne + à la borne − de la pile, en plus du circuit normal qui passe par la lampe. a) Comment appelle-t-on cette situation ? b) Le courant préfère-t-il passer par ce fil ou par la lampe ? c) Quel danger cela représente-t-il ?
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a) C’est un court-circuit : les deux bornes sont reliées directement par un simple fil, sans récepteur.
b) Le courant emprunte massivement ce fil direct, le « raccourci », plutôt que le chemin plus long à travers la lampe.
c) Ce fil est parcouru par un courant très intense : il chauffe très vite, peut fondre sa gaine et déclencher un incendie ; la pile peut aussi s’abîmer.
On branche une DEL dans un circuit avec une pile plate : elle ne s’allume pas. On retourne la DEL (on inverse ses deux pattes) : elle s’allume. Explique cette différence avec une lampe classique, qui s’allumerait dans les deux cas.
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Une lampe classique n’a pas de sens : son filament chauffe quel que soit le sens dans lequel le courant le traverse, elle s’allume donc dans les deux positions.
Une DEL, elle, ne laisse passer le courant que dans un seul sens. Dans le premier sens, le courant ne peut pas la traverser : le circuit est électriquement bloqué, la DEL reste éteinte. En la retournant, on inverse le sens du courant à travers elle : il peut alors la traverser, et elle s’allume.
Un circuit comporte une pile, un interrupteur fermé et une lampe, tous reliés en boucle. Un élève ajoute par erreur un fil supplémentaire qui relie directement les deux pattes de la lampe (il « ponte » la lampe), sans toucher à la pile ni à l’interrupteur.
- Décris les deux chemins désormais possibles pour le courant, entre l’arrivée et le départ de la lampe.
- Explique pourquoi la lampe ne va probablement plus briller, alors même que le circuit reste fermé.
- Ce montage est-il un court-circuit au sens strict de la définition du cours ? Justifie.
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1. Le courant qui arrive à la lampe a maintenant deux chemins possibles : soit traverser le filament de la lampe, soit passer directement par le fil ajouté, qui relie les deux pattes sans détour.
2. Le fil ajouté offre un chemin plus simple, sans filament à traverser. Le courant l’emprunte très majoritairement, et beaucoup moins de courant traverse le filament : la lampe brille très faiblement, voire pas du tout.
3. Oui, c’est bien un court-circuit local : le fil ajouté relie deux points du circuit sans passer par un récepteur — ici, il évite la lampe elle-même, exactement comme la définition du cours le décrit, même si ce n’est pas la pile entière qui est court-circuitée.
On pose une lampe bien à plat sur le dessus d’une pile plate, de façon que son culot touche à la fois la borne + et la borne −, mais que son plot ne touche rien du tout.
- Le filament de la lampe va-t-il s’allumer ? Justifie avec la règle du plot et du culot.
- Le culot étant un seul morceau de métal, que se passe-t-il entre les deux bornes de la pile ?
- Cette position est-elle dangereuse ? Explique.
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1. Non. Pour que le filament s’allume, le courant doit entrer par un contact et ressortir par l’autre (plot d’un côté, culot de l’autre). Ici, le plot ne touche rien : le filament n’est traversé par aucun courant, il ne s’allume pas.
2. Le culot est un seul morceau de métal conducteur. En touchant les deux bornes en même temps, il les relie directement l’une à l’autre, sans passer par le filament.
3. Oui : c’est exactement la situation d’un court-circuit (les deux bornes reliées sans récepteur). Le culot métallique peut chauffer fortement, et la pile s’use ou s’abîme très vite.
Une lampe ne s’allume pas. Voici quatre causes possibles, dans le désordre : (a) le filament est cassé ; (b) l’interrupteur est ouvert ; (c) un fil est mal serré à une borne ; (d) la pile est usée.
- Range ces causes dans l’ordre où tu dois les vérifier, en suivant la méthode du cours.
- Pour chacune, indique un moyen simple de vérifier si c’est bien la cause.
- Si les quatre causes sont écartées après vérification, que peux-tu conclure ?
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1. Ordre de vérification : d’abord la pile, puis les fils, puis l’interrupteur, puis la lampe : soit (d) → (c) → (b) → (a).
2. (d) pile usée : la tester dans un autre appareil qui fonctionne, ou la comparer à une pile neuve. (c) fil mal serré : vérifier visuellement chaque extrémité et resserrer si besoin. (b) interrupteur ouvert : regarder sa position, le fermer. (a) filament cassé : observer l’intérieur de l’ampoule à l’œil, ou la tester sur une pile qui fonctionne.
3. Si toutes ces causes sont écartées, il reste probablement un faux contact ailleurs sur le trajet (fil abîmé à l’intérieur de sa gaine, borne oxydée…) : il faut alors vérifier chaque portion du circuit une par une, très méthodiquement.
Au marché de Dakar. Aminata veut réparer deux lampes de poche pour sa famille. Pour chaque lampe, il faut une pile plate à 450 F CFA et une ampoule à 150 F CFA. Elle a un billet de 1 000 F CFA.
- Calcule le prix pour réparer une seule lampe.
- Calcule le prix pour réparer les deux lampes.
- A-t-elle assez d’argent pour les deux lampes ? Si non, combien lui manque-t-il ?
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3. Elle a 1 000 F CFA, il en faut 1 200.
Elle n’a pas assez d’argent : il lui manque 200 F CFA.
À Bamako. La radio à piles de Moussa ne s’allume plus. En suivant la méthode du cours, il vérifie l’interrupteur (fermé, correct) puis les deux piles du compartiment : l’une d’elles est usée. On ne mélange jamais une pile usée avec une pile neuve dans le même appareil. Moussa achète 2 piles neuves à 175 F CFA l’unité.
- Pourquoi ne faut-il pas mélanger une pile usée et une pile neuve ?
- Calcule le prix des deux piles neuves.
- Il paie avec un billet de 500 F CFA : combien lui rend-on ?
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1. Les deux piles n’ont alors plus la même quantité d’énergie disponible : le fonctionnement de l’appareil devient irrégulier, et la pile encore bonne peut s’user anormalement vite. On remplace toujours les piles par paire.
2.
3.
On lui rend 150 F CFA.
À Abidjan. Pour un projet scientifique, une classe doit construire 6 circuits identiques (pile, lampe, interrupteur, lot de fils) pour ses 6 groupes d’élèves. Prix unitaires : pile plate 400 F CFA, lampe 200 F CFA, interrupteur 300 F CFA, lot de fils 100 F CFA. Le budget de la classe est de 6 000 F CFA.
- Calcule le prix du matériel pour un seul circuit.
- Calcule le prix total pour les 6 circuits.
- Le budget suffit-il ? Justifie.
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3. Le budget est de 6 000 F CFA, exactement le prix total : le budget suffit tout juste, sans aucune marge pour un imprévu.
À Abéché. Un vendeur ambulant éclaire son étal le soir avec une lampe-torche à pile plate. Une pile plate dure 8 heures d’éclairage continu et coûte 500 F CFA. Le vendeur l’utilise 2 heures chaque soir.
- Combien de soirs une seule pile permet-elle d’éclairer l’étal ?
- Combien de piles complètes doit-il acheter pour couvrir un mois de 30 soirs ?
- Calcule le coût total des piles pour ce mois.
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1.
- soirs par pile
2.
- doncil faut pileson ne peut pas acheter une demi-pile, on arrondit au nombre entier supérieur
3.
Le vendeur doit acheter 8 piles, pour un coût total de 4 000 F CFA ce mois-ci.