Regarde autour de toi : ton crayon, l'eau de ta bouteille, l'air que tu respires... Tout cela, c'est de la matière ! Mais cette matière ne se présente pas toujours de la même façon. Un glaçon, de l'eau liquide et la vapeur qui s'échappe d'une casserole, c'est la même matière — de l'eau — mais sous trois aspects très différents.
Dans ce chapitre, tu vas apprendre à reconnaître les trois états physiques de la matière : l'état solide, l'état liquide et l'état gazeux. Tu vas découvrir des tests tout simples pour les distinguer, et un petit modèle imaginé par les scientifiques — le modèle particulaire — qui explique pourquoi un solide garde sa forme, pourquoi un liquide coule, et pourquoi un gaz peut se comprimer.
Ces notions ne sont pas juste pour l'école : elles servent tous les jours. Pourquoi une bouteille de gaz butane contient-elle beaucoup de gaz dans un petit volume ? Pourquoi peut-on transvaser de l'huile d'une bouteille à une casserole, mais pas transvaser une brique ? Tu auras toutes les réponses à la fin de ce chapitre.
À la fin de ce chapitre, tu sauras :
- classer un corps selon son état (solide, liquide ou gaz) ;
- décrire un état à l'aide du modèle particulaire ;
- expliquer pourquoi un gaz est compressible.
1Les trois états physiques
La matière est tout ce qui a une masse et qui occupe un volume : elle compose tous les objets qui nous entourent. Un même corps peut exister sous trois états physiques : l'état solide, l'état liquide et l'état gazeux.
L'exemple le plus parlant, c'est l'eau. Selon la température, l'eau se présente sous ses trois états.
| État de l'eau | Nom courant | On l'observe... |
|---|---|---|
| Solide | Glace, neige, givre | dans un congélateur, sur une vitre en hiver |
| Liquide | Eau | dans une bouteille, une rivière, un verre |
| Gazeux | Vapeur d'eau | au-dessus d'une casserole qui bout (invisible !) |
Le nuage blanc qui sort d'une casserole ou de ta bouche en hiver n'est pas de la vapeur d'eau ! La vraie vapeur d'eau est un gaz totalement invisible. Ce nuage blanc, appelé buée, est fait de minuscules gouttes d'eau liquide : c'est de la vapeur qui vient de se refroidir et de redevenir liquide au contact de l'air frais.
1.1 Classer la matière autour de nous
Tous les corps qui t'entourent peuvent être classés dans l'un de ces trois états.
- Solides : une table en bois, un caillou, un clou en fer, un morceau de sucre.
- Liquides : l'huile de cuisine, le lait, l'essence, le jus de bissap.
- Gaz : l'air que tu respires, le gaz butane d'une cuisinière, le dioxyde de carbone d'une boisson gazeuse.
Awa fait chauffer de l'eau pour préparer du thé, à Bamako.
- Elle sort des glaçons du congélateur : c'est de l'eau à l'état solide.
- Elle verse de l'eau dans la bouilloire : c'est de l'eau à l'état liquide.
- Quand l'eau bout, un jet invisible s'échappe du bec : c'est de l'eau à l'état gazeux. Le petit nuage blanc qu'on voit juste au-dessus est déjà de la buée, donc à nouveau liquide !
Il y a environ 2 400 ans, en Grèce antique, un philosophe nommé Démocrite (vers -460 à -370) imagine que toute matière est faite de grains minuscules et invisibles, qu'il appelle des atomes (du grec atomos, « qu'on ne peut pas couper »). À son époque, personne ne peut vérifier cette idée : aucun instrument n'existe pour voir d'aussi petits objets. Il faudra attendre le XXe siècle et l'invention de microscopes très puissants pour que les scientifiques observent enfin les effets de ces particules. L'intuition de Démocrite, restée une simple idée pendant plus de deux mille ans, est aujourd'hui à la base de toute la physique et de toute la chimie modernes.
2Forme et volume propres
Comment reconnaître, sans se tromper, si un corps est solide, liquide ou gazeux ? Les scientifiques utilisent deux critères très simples à observer : est-ce que le corps a une forme propre, et est-ce qu'il a un volume propre ?
Un corps a une forme propre quand il garde toujours la même forme, quel que soit le récipient dans lequel on le place.
Un corps a un volume propre quand la place qu'il occupe ne change pas, même si on le transvase.
- Un solide a une forme propre et un volume propre : il garde toujours sa forme et sa taille.
- Un liquide n'a pas de forme propre (il prend la forme du récipient), mais il a un volume propre : on ne peut ni le comprimer facilement, ni le faire disparaître.
- Un gaz n'a ni forme propre ni volume propre : il occupe tout l'espace disponible, même dans un très grand récipient fermé.
2.1 Le test du transvasement
On verse le corps à étudier successivement dans plusieurs récipients de formes différentes (un verre, une assiette creuse, un bocal étroit...).
- Si sa forme ne change jamais (par exemple un crayon, un caillou) → c'est un solide.
- Si sa forme change à chaque fois, en épousant celle du récipient, mais que la quantité versée reste la même → c'est un liquide.
- Un gaz, lui, ne se « verse » pas : il se répand aussitôt et remplit tout l'espace disponible.
On pose un cube de bois, puis de l'eau, puis de l'air (dans un ballon dégonflé) sur une table.
- Le cube de bois garde sa forme, posé n'importe où → forme propre, volume propre : solide.
- L'eau versée sur la table s'étale et n'a plus aucune forme définie, mais sa quantité ne change pas → pas de forme propre, volume propre : liquide.
- L'air, lui, n'a ni forme propre ni volume propre : lâché, il se disperse aussitôt dans toute la pièce → gaz.
2.2 La surface libre horizontale
Au repos, la surface libre d'un liquide (la surface en contact avec l'air) est toujours parfaitement horizontale — même si le récipient est penché ou incliné.
C'est un excellent test pour reconnaître un liquide : incline le récipient, la surface reste plate et horizontale. Cette propriété est utilisée par les maçons avec le niveau à bulle, un instrument rempli de liquide qui permet de vérifier qu'un mur ou une table est bien horizontal.
3Modèle particulaire (approche)
Le modèle particulaire est une façon d'imaginer la matière : on considère qu'elle est formée d'un très grand nombre de particules minuscules (invisibles, même au microscope ordinaire), toujours en mouvement, séparées par du vide.
Personne n'a jamais « vu » une particule d'eau ou de fer à l'œil nu : ce modèle est une invention des scientifiques pour expliquer ce qu'on observe. C'est un peu comme une carte : elle n'est pas le vrai paysage, mais elle aide à comprendre comment il est organisé.
3.1 Trois arrangements de particules
| État | Distance entre les particules | Mouvement des particules |
|---|---|---|
| Solide | très proches, presque collées, bien rangées | vibrent sur place, ne changent pas de voisines |
| Liquide | proches, se touchent, mais désordonnées | glissent les unes sur les autres, changent de voisines |
| Gaz | très éloignées les unes des autres (surtout du vide) | se déplacent très vite, librement, dans tous les sens |
C'est l'arrangement et le mouvement des particules qui expliquent les propriétés de chaque état :
- dans un solide, les particules serrées et rangées ne peuvent presque pas bouger → forme et volume propres ;
- dans un liquide, les particules restent proches (volume propre) mais peuvent glisser les unes sur les autres → pas de forme propre ;
- dans un gaz, les particules sont très espacées et libres de leurs mouvements → ni forme ni volume propres.
3.2 Le modèle en action
Les particules d'eau sont toujours les mêmes, seul leur arrangement change.
- Dans la glace, elles sont serrées et rangées : rigides, elles forment un bloc dur.
- Dans l'eau liquide, elles restent proches mais peuvent glisser les unes sur les autres : l'eau coule.
- Dans la vapeur d'eau, elles sont très éloignées et filent dans toutes les directions : le gaz occupe tout l'espace, invisible.
Dans la règle en fer, les particules sont serrées les unes contre les autres et rangées de façon très ordonnée. Elles vibrent sur place mais ne peuvent pas changer de voisines : c'est pour cela que la règle garde toujours la même forme et la même taille, même quand on la transporte ou qu'on la range dans un tiroir.
En 1827, le botaniste écossais Robert Brown observe au microscope de minuscules grains de pollen posés dans de l'eau : ils bougent sans arrêt, dans tous les sens, sans raison apparente. Ce tremblement mystérieux restera inexpliqué pendant près de 80 ans. En 1905, le physicien Albert Einstein (1879-1955) montre par le calcul que ces grains sont bousculés en permanence par les particules d'eau, bien trop petites pour être vues, mais qui s'agitent sans cesse tout autour. C'est l'une des premières preuves scientifiques que la matière est vraiment faite de particules en mouvement.
4Compressibilité des gaz
Un corps est compressible quand on peut diminuer son volume en le comprimant, c'est-à-dire en exerçant une pression sur lui.
- Un gaz est très compressible : son volume peut diminuer énormément quand on le comprime.
- Un liquide est quasiment incompressible : son volume ne varie presque pas, même sous forte pression.
- Un solide est incompressible : on ne peut pas réduire son volume en le pressant.
4.1 Le test de la seringue
On bouche la sortie d'une seringue avec le doigt, on emprisonne un corps à l'intérieur, puis on pousse le piston.
- Si le piston s'enfonce facilement, avec une résistance qui augmente : le corps emprisonné est un gaz, il est compressible.
- Si le piston ne bouge presque pas, quelle que soit la force exercée : le corps emprisonné est un liquide, il est incompressible.
Le modèle particulaire permet de comprendre cette différence.
Dans un gaz, les particules sont très éloignées les unes des autres : il y a beaucoup de vide entre elles. Quand on pousse le piston, on rapproche les particules en réduisant ce vide : le volume total occupé par le gaz diminue, sans que rien ne soit détruit. Les particules elles-mêmes ne changent pas, elles sont simplement plus resserrées.
Dans un liquide, au contraire, les particules sont déjà proches et se touchent presque : il n'y a presque plus de vide à supprimer entre elles. On ne peut donc pratiquement pas réduire davantage leur volume, même en poussant très fort. C'est pour cela qu'un liquide est quasi incompressible.
Une bouteille de gaz butane, utilisée pour cuisiner à Douala ou à Abidjan, contient du gaz très fortement comprimé. En comprimant énormément les particules de gaz, on parvient à en enfermer une grande quantité dans un petit récipient. Une fois libéré à la sortie du robinet, ce gaz se détend et reprend un volume beaucoup plus grand pour brûler dans les brûleurs de la cuisinière.
Quand on gonfle un pneu avec une pompe, on force de l'air (un gaz) à entrer dans un volume déjà occupé par de l'air. L'air à l'intérieur du pneu est de plus en plus comprimé : c'est justement parce que l'air est compressible que le pneu peut recevoir plus d'air, jusqu'à devenir bien dur.
Comprimer un gaz ne le fait pas disparaître : la quantité de matière (le nombre de particules) reste exactement la même, seul le volume qu'elle occupe diminue. Attention aussi : même avec une très grande force, on ne peut pas comprimer un liquide comme l'eau dans une seringue bouchée — c'est d'ailleurs ce test qui permet de distinguer, sans se tromper, un liquide d'un gaz.
5Exemples de la vie courante
Un corps peut changer d'état quand sa température change. Tu as sûrement déjà vu un glaçon fondre ou de l'eau bouillir : ce sont des changements d'état. Chaque changement porte un nom précis.
5.1 Le vocabulaire des changements d'état
- Fusion : passage de l'état solide à l'état liquide (la glace fond).
- Solidification : passage de l'état liquide à l'état solide (l'eau gèle).
- Vaporisation : passage de l'état liquide à l'état gazeux (l'eau bout ou s'évapore).
- Condensation (ou liquéfaction) : passage de l'état gazeux à l'état liquide (la vapeur redevient buée).
Pour l'eau pure, à la pression habituelle de l'air, ces changements se produisent toujours aux mêmes températures : la fusion et la solidification à , la vaporisation (ébullition) à .
Lors d'un changement d'état, la matière ne disparaît pas et n'apparaît pas : c'est toujours la même matière, seul son état physique change. Un glaçon qui fond donne exactement la même quantité d'eau liquide : il ne « perd » pas de matière en fondant.
- Un glaçon posé sur la table fond et devient de l'eau liquide → fusion.
- De l'eau, mise au congélateur dans un bac à glaçons, devient un glaçon → solidification.
- De l'eau qui bout dans une marmite se transforme en vapeur invisible → vaporisation.
- Le couvercle d'une marmite, plus froid, se couvre de gouttelettes → la vapeur redevient liquide → condensation.
Un linge mouillé, étendu au soleil à Ndjamena, sèche en quelques heures sans jamais bouillir. L'eau qu'il contient passe pourtant bien de l'état liquide à l'état gazeux : c'est une vaporisation, mais une vaporisation lente, appelée évaporation, qui se produit à toute température (même sans atteindre ).
5.2 La matière autour de nous, à température ambiante
| Solides | Liquides | Gaz |
|---|---|---|
| fer, bois, verre, plastique, sel, sucre, roche | eau, huile, essence, lait, alcool | air, dioxygène, dioxyde de carbone, hélium des ballons |
Quand tu dissous du sucre ou du sel dans l'eau, ce n'est pas un changement d'état ! Le sucre ne devient pas liquide : ses particules se mélangent à celles de l'eau, mais restent des particules de sucre solide dispersées dans le liquide. On appelle cela une dissolution, une notion différente que tu étudieras plus tard.
En 1742, l'astronome suédois Anders Celsius (1701-1744) invente une échelle de température très pratique : il choisit deux points fixes, faciles à reproduire n'importe où sur Terre, pour graduer son thermomètre. Il prend la température de fusion de la glace et la température d'ébullition de l'eau, et découpe l'écart entre les deux en 100 parts égales. Curieusement, dans sa version d'origine, c'est qui correspondait à la glace fondante et à l'eau bouillante : l'échelle sera inversée après sa mort par d'autres savants. Aujourd'hui encore, tous les thermomètres du monde utilisent les changements d'état de l'eau comme points de repère.
Fiche mémo
- Trois états physiques : solide, liquide, gazeux.
- Solide : forme propre et volume propre.
- Liquide : pas de forme propre (prend celle du récipient), mais volume propre.
- Gaz : ni forme propre ni volume propre — occupe tout l'espace disponible.
- La surface libre d'un liquide au repos est toujours horizontale.
- Modèle particulaire : la matière est faite de particules séparées par du vide, en mouvement.
- Solide : particules serrées, rangées, vibrent sur place. Liquide : particules proches, désordonnées, glissent. Gaz : particules très éloignées, libres.
- Un gaz est très compressible ; un liquide et un solide sont quasi incompressibles.
- Comprimer un gaz rapproche ses particules sans les faire disparaître.
- Fusion : solide → liquide. Solidification : liquide → solide.
- Vaporisation : liquide → gaz. Condensation : gaz → liquide.
- Pour l'eau pure : fusion/solidification à ; ébullition à .
- La buée est de l'eau liquide (fines gouttelettes) ; la vapeur d'eau, elle, est invisible.
- Un changement d'état ne fait ni apparaître ni disparaître de la matière.
6Exercices corrigés
Range ces corps dans un tableau à trois colonnes (solide / liquide / gaz) : un clou, du lait, l'air contenu dans un ballon, une gomme, de l'essence, le gaz d'un briquet.
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| Solides | Liquides | Gaz |
|---|---|---|
| le clou, la gomme | le lait, l'essence | l'air du ballon, le gaz du briquet |
Complète avec « propre » ou « pas propre » : a) Un solide a une forme ... et un volume ... . b) Un liquide n'a ... forme propre, mais il a un volume ... . c) Un gaz n'a ni forme ... ni volume ... .
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a) Un solide a une forme propre et un volume propre.
b) Un liquide n'a pas de forme propre, mais il a un volume propre.
c) Un gaz n'a ni forme propre ni volume propre.
Associe chaque mot à sa définition.
Mots : fusion — solidification — vaporisation — condensation.
Définitions : ① passage du liquide au gaz ; ② passage du gaz au liquide ; ③ passage du solide au liquide ; ④ passage du liquide au solide.
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fusion → ③ ; solidification → ④ ; vaporisation → ① ; condensation → ②.
Vrai ou faux ? Justifie chaque réponse en une phrase.
a) La buée est un gaz.
b) La vapeur d'eau est invisible.
c) Un glaçon qui fond perd de la matière.
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a) Faux : la buée est faite de fines gouttelettes d'eau liquide, pas de gaz.
b) Vrai : la vraie vapeur d'eau (état gazeux) est totalement invisible.
c) Faux : la fusion ne fait pas disparaître de matière, elle donne exactement la même quantité d'eau liquide.
Sans ouvrir les yeux, Moussa touche deux seringues bouchées : l'une contient de l'eau, l'autre de l'air. Il pousse doucement sur chaque piston. Décris ce qu'il doit ressentir dans chaque cas, et explique pourquoi avec le modèle particulaire.
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Seringue avec de l'eau : le piston ne bouge presque pas, quelle que soit la force. Les particules d'eau sont déjà proches et se touchent : il n'y a presque pas de vide à supprimer.
Seringue avec de l'air : le piston s'enfonce facilement, avec une résistance qui augmente. Les particules d'air sont très espacées : on peut réduire le vide entre elles.
À Abéché, où les températures dépassent souvent , un verre d'eau laissé dehors sans couvercle voit son niveau baisser lentement, heure après heure, sans jamais bouillir.
- Quel changement d'état se produit ?
- Comment appelle-t-on ce changement lorsqu'il est lent et se produit à toute température ?
- Ce même changement peut-il aussi se produire à ? Justifie.
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1. C'est une vaporisation : l'eau liquide se transforme en vapeur (état gazeux).
2. Lorsqu'elle est lente et se produit à toute température, on l'appelle une évaporation.
3. Oui : l'évaporation se produit à toute température, même très basse (un linge mouillé sèche aussi en saison froide, simplement plus lentement).
Deux flacons fermés, A et B, contiennent exactement le même nombre de particules d'air. Le flacon A a un volume de , le flacon B a un volume de .
- Dans lequel des deux flacons les particules sont-elles les plus resserrées ?
- Pourquoi peut-on ainsi réduire le volume occupé par un gaz, alors qu'on ne peut pas faire la même chose avec un liquide ?
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1. C'est dans le flacon B : le même nombre de particules occupe un volume deux fois plus petit, elles sont donc plus resserrées.
2. Dans un gaz, il y a beaucoup de vide entre les particules : on peut réduire ce vide en comprimant. Dans un liquide, les particules se touchent déjà : il n'y a presque plus de vide à supprimer, donc le volume ne peut presque pas diminuer.
On verse d'huile dans un verre cylindrique haut et étroit, puis on transvase la totalité de cette huile dans un grand plat plat et large.
- La forme de l'huile a-t-elle changé ?
- Son volume a-t-il changé ?
- Quel est l'état physique de l'huile ? Justifie avec les deux propriétés étudiées dans ce chapitre.
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1. Oui : l'huile épouse maintenant la forme large et plate du plat.
2. Non : il y a toujours d'huile, seule sa forme a changé.
3. L'huile est un liquide : elle n'a pas de forme propre (elle prend celle du récipient) mais elle a un volume propre ( dans les deux cas).
Un bidon souple, fermé et opaque, contient soit de l'huile, soit de l'air : on ne sait pas lequel. Décris une expérience simple, sans l'ouvrir, permettant de savoir ce qu'il contient, et explique le résultat attendu dans chaque cas.
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On presse le bidon fermement entre les mains.
- Si le bidon résiste fortement et ne s'enfonce presque pas → il contient un liquide (quasi incompressible).
- Si le bidon s'enfonce facilement sous la pression des mains → il contient un gaz (compressible).
Sans ouvrir un flacon fermé et opaque, propose un protocole en trois étapes pour déterminer s'il contient un solide, un liquide ou un gaz. Pour chaque étape, précise l'observation qui permettrait de conclure.
- Une première étape pour repérer un solide.
- Une deuxième étape pour distinguer liquide et gaz par le bruit et le mouvement.
- Une troisième étape, de confirmation, basée sur la compressibilité.
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1. On secoue et on penche le flacon : si l'on entend ou sent un bloc dur cogner contre les parois, sans aucun écoulement → le contenu est un solide.
2. Si ce n'est pas un solide, on penche lentement le flacon en écoutant : un clapotis (bruit de liquide qui se déplace) indique un liquide ; l'absence totale de bruit, avec un contenu qui semble « remplir » tout le flacon en silence, indique un gaz.
3. Si le flacon est souple, on le presse : une forte résistance, sans variation de volume, confirme le liquide ; un enfoncement facile confirme le gaz.
Trois substances mystères A, B, C.
A garde toujours exactement la même forme, où qu'on la pose.
B change de forme selon le récipient, mais sa surface reste toujours horizontale.
C remplit immédiatement tout ballon dans lequel on le met, même un ballon dix fois plus gros.
- Identifie l'état physique de A, B et C.
- Range ces trois états du plus « compact » (particules les plus serrées) au moins compact.
- Le corps C est-il compressible ? Justifie avec le modèle particulaire.
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1. A est un solide (forme propre) ; B est un liquide (surface libre horizontale, pas de forme propre) ; C est un gaz (remplit tout récipient, quelle que soit sa taille).
2. Du plus compact au moins compact : A (solide) → B (liquide) → C (gaz).
3. Oui, C est compressible : dans un gaz, les particules sont très espacées et séparées par du vide ; en comprimant, on rapproche les particules et on réduit ce vide, donc le volume occupé diminue.
Le cycle de l'eau dans la nature.
- Le soleil chauffe l'eau des rivières et des océans : elle se transforme en vapeur invisible qui monte dans le ciel. Quel changement d'état est-ce ?
- En altitude, l'air est plus froid ; la vapeur se transforme en minuscules gouttelettes qui forment les nuages. Quel changement d'état est-ce ?
- Ces gouttelettes tombent sous forme de pluie ; en montagne, il fait parfois si froid qu'elles tombent sous forme de neige. Quel est l'état physique de la neige, et par quel changement d'état l'eau liquide des nuages y est-elle passée ?
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1. C'est une vaporisation (ici une évaporation lente) : l'eau liquide passe à l'état gazeux.
2. C'est une condensation : la vapeur (gaz) redevient liquide sous forme de gouttelettes.
3. La neige est de l'eau à l'état solide. L'eau liquide des gouttelettes y est passée par solidification, à cause du froid intense en altitude.
Le glacier d'Aminata (Dakar). Aminata vend des sacs de glaçons de à F CFA le sac. Un jour, elle en vend sacs.
- Calcule la recette totale d'Aminata ce jour-là.
- Un sac de glaçons oublié en plein soleil fond complètement en une heure. Quel est le nom de ce changement d'état ?
- La masse d'eau liquide obtenue est-elle plus grande, plus petite, ou égale à la masse de glace initiale ? Justifie.
Voir le corrigé détaillé
1. Recette totale :
- Recette
- F CFA
Aminata a gagné 6 000 F CFA.
2. C'est une fusion (solide → liquide).
3. La masse est égale : un changement d'état ne fait ni apparaître ni disparaître de la matière.
La citerne de Ndjamena. Une famille remplit une citerne cylindrique vide grâce à un camion-citerne qui vend l'eau F CFA le litre. La citerne, pleine, contient .
- Calcule le prix pour remplir complètement la citerne.
- La famille verse ensuite une partie de cette eau dans des bidons de formes différentes pour la transporter. Le volume d'eau change-t-il en changeant de récipient ? Justifie avec les propriétés du liquide.
- Pourquoi peut-on, avec une pompe, faire entrer une très grande quantité d'air comprimé dans un pneu, alors que ce serait impossible de faire entrer une aussi grande quantité d'eau dans le même volume ?
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1. Prix pour remplir la citerne :
- Prix
- F CFA
Il faut 30 000 F CFA pour remplir la citerne.
2. Non, le volume d'eau ne change pas : il reste au total, car un liquide a un volume propre — seule sa forme change selon le récipient.
3. L'air est un gaz : ses particules, très espacées, peuvent être rapprochées par compression, ce qui permet d'en enfermer une grande quantité dans un petit volume. L'eau, liquide, a des particules déjà serrées : on ne peut donc pas en comprimer davantage dans le même volume.
Deux bouteilles de gaz (Bamako et Douala). Ibrahima achète une bouteille de gaz butane de à F CFA, et une bouteille de à F CFA.
- Calcule le prix d'un kilogramme de gaz pour chacune des deux bouteilles.
- Quelle bouteille est la plus économique au kilogramme ?
- Le gaz à l'intérieur de la bouteille est fortement comprimé. Une fois le robinet ouvert, il se détend dans la marmite pour brûler. Son volume a-t-il augmenté ou diminué en sortant de la bouteille ? Justifie avec le modèle particulaire.
Voir le corrigé détaillé
1. Prix au kilogramme :
- Bouteille de : prix
- F CFA/kg
- Bouteille de : prix
- F CFA/kg
2. La bouteille de 12 kg est la plus économique ( F CFA/kg contre F CFA/kg environ).
3. Le volume a augmenté : en sortant de la bouteille, le gaz n'est plus comprimé, ses particules s'écartent à nouveau les unes des autres et reprennent un volume beaucoup plus grand.