Imagine que tu ouvres un tube dans lequel un gaz invisible s'est formé, ou que tu regardes un liquide transparent dans un verre. Comment savoir, sans le respirer ni le boire, ce que c'est vraiment ? Les chimistes ont mis au point des tests simples, rapides et sûrs, qui donnent une réponse claire : une flamme qui repart, un liquide qui se trouble, un bruit sec, une poudre qui change de couleur. Chaque test est une petite enquête, avec un indice qui ne trompe jamais.
Depuis la sixième, tu sais que la matière change d'état et que l'air est un mélange de plusieurs gaz. Cette année, tu vas apprendre à identifier avec certitude les espèces chimiques les plus courantes : les quatre gaz liés à la combustion et à l'air (dioxygène, dioxyde de carbone, dihydrogène, vapeur d'eau), puis quelques ions dissous dans l'eau (chlorure, cuivre, fer). Chaque test repose sur une transformation caractéristique, toujours la même, qui permet de conclure sans hésiter.
Ces gestes ne sont pas réservés au laboratoire. Un mineur ou un spéléologue vérifie l'air d'une galerie avec une flamme avant d'y entrer ; un artisan soudeur contrôle qu'il manipule bien du dihydrogène et non un autre gaz ; un technicien des eaux teste la présence de fer ou de chlorure dans l'eau du robinet d'une ville. Savoir reconnaître un gaz ou un ion, c'est aussi savoir se protéger et protéger les autres.
Dans ce chapitre, tu vas apprendre pas à pas les quatre tests de gaz les plus classiques, puis les trois premiers tests d'ions. À la fin, tu sauras construire un raisonnement complet pour identifier un gaz ou une solution inconnue, à l'aide d'un tableau de résultats et d'un organigramme.
1Test du dioxygène (bûchette)
Le dioxygène, noté , est le gaz de l'air qui permet toute combustion : sans lui, aucune flamme ne peut brûler. C'est un gaz comburant. Pour vérifier qu'un gaz recueilli est bien du dioxygène, on utilise un test très simple : la bûchette incandescente.
Un gaz comburant est un gaz qui entretient et active une combustion, sans brûler lui-même. Le dioxygène est le comburant le plus courant : c'est lui qui, dans l'air, permet aux flammes et aux braises de continuer à brûler.
1.1 Fabriquer une bûchette incandescente
On allume une allumette en bois (la « bûchette »). On la laisse brûler quelques secondes, puis on souffle sur la flamme pour l'éteindre : il reste alors une braise rouge à son extrémité. La bûchette est dite incandescente : elle rougeoie, mais ne brûle plus avec une flamme.
1.2 Interpréter le résultat
On approche puis on plonge la bûchette incandescente dans le tube contenant le gaz à tester. Si la flamme repart aussitôt, vive et crépitante, le gaz testé est du dioxygène. Dans l'air ordinaire, qui ne contient qu'environ un cinquième de dioxygène, la braise rougeoie un peu plus fort mais aucune flamme ne repart franchement.
Fatou recueille un gaz dans un tube et veut savoir s'il s'agit de dioxygène. Elle prépare deux bûchettes incandescentes identiques.
- tube 1 (air du laboratoire) : la braise rougeoie faiblement, aucune flamme ne repart
- doncle tube 1 ne contient pas de dioxygène pur
- tube 2 (gaz recueilli) : une flamme jaillit aussitôt, vive et crépitante
- doncle gaz du tube 2 est du dioxygène
Ne confonds pas comburant (le dioxygène, qui permet la combustion) et combustible (le bois, le gaz de cuisine, l'essence, qui brûlent). Une bûchette qui rougeoie un peu plus fort dans l'air normal n'est pas un test positif : il faut une flamme franche et vive pour conclure à la présence de dioxygène.
Moussa approche une bûchette incandescente d'un tube et observe une petite étincelle, puis plus rien. Peut-il conclure que le gaz est du dioxygène ?
- une seule étincelle brève, sans flamme durable
- doncle résultat n'est pas concluant : ce n'est pas une flamme vive et durable
- conclusionMoussa doit refaire le test avec une bûchette bien incandescente
Vers 1774, le chimiste anglais Joseph Priestley obtient un gaz étonnant en chauffant de l'oxyde de mercure : une bûchette incandescente s'y ravive violemment. Il l'appelle « air déphlogistiqué ». La même année, le Suédois Carl Wilhelm Scheele obtient indépendamment ce même gaz, qu'il nomme « air de feu ».
C'est le chimiste français Antoine Lavoisier qui comprend, entre 1775 et 1778, le rôle exact de ce gaz dans les combustions et les respirations, et qui lui donne en 1778 son nom actuel : oxygène, du grec « qui engendre les acides ».
2Test du dioxyde de carbone (eau de chaux)
Le dioxyde de carbone, noté , est un gaz que tu rejettes à chaque expiration, que les plantes absorbent pour se nourrir, et qui se forme dans toutes les combustions. On le reconnaît grâce à un réactif liquide bien particulier : l'eau de chaux.
L'eau de chaux est une solution aqueuse limpide et incolore d'hydroxyde de calcium, . Elle a la propriété de se troubler, de devenir blanche et laiteuse, au contact du dioxyde de carbone.
2.1 Réaliser le test
On relie le tube contenant le gaz à tester à un tube rempli d'eau de chaux limpide, à l'aide d'un tube fin (tube à dégagement). On fait passer le gaz : il traverse l'eau de chaux sous forme de petites bulles.
2.2 Interpréter le résultat
Si l'eau de chaux se trouble et devient blanche et laiteuse, le gaz testé est du dioxyde de carbone. Ce trouble est un solide blanc, insoluble dans l'eau, qui vient de se former : le carbonate de calcium.
On peut résumer cette transformation par une équation de réaction.
- dioxyde de carbone + eau de chaux → carbonate de calcium (trouble blanc) + eau
- soit
Idrissa fait buller deux gaz différents, chacun dans un tube d'eau de chaux neuve.
- tube A : l'eau de chaux reste parfaitement limpide après le passage du gaz
- doncle gaz A n'est pas du dioxyde de carbone
- tube B : l'eau de chaux se trouble en blanc laiteux dès les premières bulles
- doncle gaz B est du dioxyde de carbone
Si tu laisses buller le gaz trop longtemps dans l'eau de chaux, le trouble blanc peut redevenir limpide : ce n'est pas parce que le gaz n'est plus du dioxyde de carbone, mais parce qu'il y en a maintenant trop, ce qui dissout à nouveau le trouble ! Il faut arrêter le test dès que le trouble apparaît.
Vers 1630, le médecin et chimiste flamand Jan Baptist Van Helmont remarque qu'un « esprit » invisible s'échappe du charbon qui brûle et du raisin qui fermente : il invente pour lui le mot « gas » (du grec « chaos »), à l'origine de notre mot moderne « gaz ».
Un siècle plus tard, en 1754, l'Écossais Joseph Black étudie précisément ce gaz, qu'il appelle « air fixe » : il montre qu'il trouble l'eau de chaux, qu'il est plus dense que l'air, et qu'il ne permet ni la combustion ni la respiration. C'est notre dioxyde de carbone actuel.
3Test du dihydrogène (détonation)
Le dihydrogène, noté , est le gaz le plus léger qui existe. Découvert en 1766 par le chimiste anglais Henry Cavendish sous le nom d'« air inflammable », il fut rebaptisé « hydrogène » (« qui engendre de l'eau ») par Lavoisier en 1783. On le reconnaît par un test sonore, unique parmi tous les tests de gaz : la détonation.
Le dihydrogène est un gaz incolore et inodore, très inflammable. Mélangé à l'air, il forme un mélange détonant : sa combustion, très rapide, produit un bruit sec caractéristique.
3.1 Réaliser le test
On approche rapidement une allumette enflammée de l'ouverture du tube contenant le gaz à tester, sans la plonger à l'intérieur. On observe et on écoute.
3.2 Interpréter le résultat
Si on entend un bruit sec, comme un petit « aboiement », le gaz testé est du dihydrogène. Ce bruit vient de la combustion très rapide du dihydrogène avec le dioxygène de l'air : cette combustion produit de l'eau.
La combustion du dihydrogène dans le dioxygène produit de l'eau. Écrivons puis ajustons cette équation.
- dihydrogène + dioxygène → eau
- soitil y a 2 atomes d'oxygène à gauche, un seul à droite : ce n'est pas ajusté
- on ajuste4 atomes d'hydrogène et 2 d'oxygène de chaque côté
On approche une flamme de deux tubes différents.
- tube 1 : aucun bruit particulier en approchant la flamme
- doncle tube 1 ne contient pas de dihydrogène
- tube 2 : un bruit sec (« pop ») retentit aussitôt
- doncle tube 2 contient du dihydrogène
Ce test se fait uniquement avec une petite quantité de gaz, à distance de sécurité, jamais en plongeant la flamme à l'intérieur du tube. Avec un grand volume de dihydrogène, la détonation devient une véritable explosion, dangereuse. On écarte aussi visage et vêtements de l'ouverture du tube.
4Test de l'eau (sulfate de cuivre anhydre)
Comment savoir si un liquide transparent contient de l'eau ? Ni le dioxygène, ni l'eau de chaux, ni la détonation ne peuvent aider ici : il faut un réactif solide, très sensible à l'eau. Ce réactif s'appelle le sulfate de cuivre anhydre.
Le sulfate de cuivre anhydre, , est une poudre blanche (« anhydre » signifie « sans eau »). Au contact de l'eau, elle capte des molécules d'eau et devient bleue : elle se transforme en sulfate de cuivre hydraté.
4.1 Réaliser le test
On dépose quelques gouttes du liquide à tester sur un peu de poudre blanche de sulfate de cuivre anhydre, placée dans une coupelle. On observe la couleur de la poudre.
4.2 Interpréter le résultat
Si la poudre blanche devient bleue, le liquide testé contient de l'eau. Ce test est très sensible : quelques gouttes suffisent pour observer le changement de couleur.
Aminata dépose quelques gouttes de jus de mangue sur de la poudre blanche.
- quelques gouttes de jus de mangue sur la poudre blanche
- doncla poudre devient bleue
- conclusionle jus de mangue contient de l'eau, comme presque tous les liquides du quotidien
- gouttes d'huile de cuisine sur la poudre : elle reste blanche
- doncl'huile ne contient pas d'eau
- gouttes d'eau du robinet sur la poudre : elle devient bleue aussitôt
- doncl'eau du robinet contient bien de l'eau
Ce test prouve seulement la présence d'eau dans le liquide, pas que le liquide est de l'eau pure : un jus sucré ou de l'eau salée font aussi bleuir la poudre, car ils contiennent de l'eau. Pour vérifier la pureté d'une eau, il faudra un autre critère, comme sa température d'ébullition, étudié plus tard.
5Premiers tests d'ions
Un liquide transparent peut contenir, dissous et invisibles, des ions. Pour savoir lesquels, on verse quelques gouttes d'un réactif choisi : s'il se forme un précipité d'une couleur précise, on peut conclure. Découvrons les trois premiers tests d'ions au programme.
Un ion est une particule chargée électriquement, présente dissoute dans une solution aqueuse. Un précipité est un solide qui apparaît brusquement dans une solution, à la suite d'une réaction, et qui ne s'y dissout pas : il trouble le liquide ou tombe au fond du tube.
5.1 Test des ions chlorure
On verse quelques gouttes de nitrate d'argent, , dans la solution à tester.
Si un précipité blanc apparaît, qui noircit ensuite à la lumière, la solution contient des ions chlorure .
- précipité blanc, insoluble
- eau distillée + nitrate d'argent : rien ne se forme, la solution reste limpide
- doncl'eau distillée ne contient pas d'ions chlorure
- eau de mer + nitrate d'argent : un précipité blanc apparaît aussitôt
- doncl'eau de mer contient des ions chlorure
5.2 Test des ions cuivre II
On verse quelques gouttes de soude (hydroxyde de sodium), , dans la solution à tester.
Si un précipité bleu apparaît, la solution contient des ions cuivre II .
- précipité bleu
On verse de la soude dans une solution bleue de sulfate de cuivre. Un précipité bleu, plus foncé que la solution, se forme aussitôt et tombe au fond du tube : la solution contenait bien des ions , ce que confirme le test.
5.3 Test des ions fer II et fer III
Avec la même soude : un précipité vert signale des ions fer II ; un précipité rouille (orangé) signale des ions fer III .
- précipité vert
- précipité rouille, orangé
Ne confonds pas fer II (précipité vert) et fer III (précipité rouille). Un même clou en fer rouillé, plongé dans l'acide puis testé, peut révéler les deux ions selon son état.
- tube A + soude : précipité vert
- donctube A contient des ions fer II
- tube B + soude : précipité rouille, orangé
- donctube B contient des ions fer III
Le précipité blanc de chlorure d'argent a une propriété étrange : exposé à la lumière, il noircit lentement. Au début du XIXe siècle, des inventeurs comme Nicéphore Niépce puis Louis Daguerre exploitent ce noircissement pour fixer des images : c'est la naissance de la photographie, présentée officiellement à Paris en 1839. Le même précipité qui sert aujourd'hui à identifier un ion chlorure en classe a donc, il y a presque deux siècles, changé la façon dont l'humanité garde ses souvenirs en images.
5.4 Démarche d'identification d'un gaz ou d'une solution
Face à un gaz ou une solution inconnue, on applique les tests un par un, dans un ordre logique, jusqu'à obtenir un résultat positif. Le tableau ci-dessous résume tous les tests du chapitre.
| Espèce à identifier | Test / réactif | Résultat positif |
|---|---|---|
| dioxygène | bûchette incandescente | la flamme se ravive |
| dioxyde de carbone | eau de chaux | trouble blanc laiteux |
| dihydrogène | flamme approchée | détonation (« pop ») |
| eau | sulfate de cuivre anhydre | poudre blanche → bleue |
| ion chlorure | nitrate d'argent | précipité blanc (noircit à la lumière) |
| ion cuivre II | soude | précipité bleu |
| ion fer II | soude | précipité vert |
| ion fer III | soude | précipité rouille (orangé) |
On dispose d'un tube contenant un gaz inconnu. On applique la démarche de l'organigramme, dans l'ordre.
- bûchette incandescente approchée : rien ne se passe
- doncce n'est pas du dioxygène
- flamme approchée : aucune détonation
- doncce n'est pas du dihydrogène
- gaz mis à buller dans l'eau de chaux : elle se trouble en blanc laiteux
- doncle gaz est du dioxyde de carbone
Un seul test positif suffit à conclure. Mais des tests négatifs ne suffisent pas toujours à eux seuls : si aucun des tests connus ne répond, le gaz peut être un gaz encore non étudié, comme le diazote , qui compose environ quatre cinquièmes de l'air et ne réagit à aucun des trois tests ci-dessus.
Fiche mémo
- Dioxygène : bûchette incandescente → la flamme se ravive (gaz comburant).
- Dioxyde de carbone : eau de chaux → se trouble en blanc laiteux (carbonate de calcium).
- Dihydrogène : flamme approchée → détonation, un « pop » sec.
- Eau : sulfate de cuivre anhydre → la poudre blanche devient bleue.
- Ion chlorure : + nitrate d'argent → précipité blanc qui noircit à la lumière.
- Ion cuivre II : + soude → précipité bleu.
- Ion fer II : + soude → précipité vert. Ion fer III : + soude → précipité rouille.
- Un précipité est un solide qui apparaît dans une solution et ne s'y dissout pas.
- Comburant (entretient la combustion, ex. ) est différent de combustible (brûle, ex. bois, gaz de cuisine).
- Un seul résultat positif suffit à conclure ; en cas de doute, on croise plusieurs tests.
- Sécurité : petites quantités de gaz, flamme jamais plongée dans le tube, distance de sécurité pour le dihydrogène.
6Exercices corrigés
Décris précisément le test de reconnaissance du dioxygène : le matériel utilisé, le geste à réaliser, et le résultat qui prouve la présence de dioxygène.
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On allume une allumette en bois, on la laisse brûler quelques secondes puis on souffle la flamme : il reste une braise rouge, la bûchette est incandescente. On plonge cette bûchette dans le tube contenant le gaz à tester.
Résultat positif : la flamme repart aussitôt, vive et crépitante. C'est la preuve que le gaz testé est du dioxygène , un gaz comburant.
On fait buller un gaz dans un tube d'eau de chaux limpide : elle se trouble en blanc laiteux. Quel est ce gaz ? Écris l'équation de la réaction.
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- l'eau de chaux se trouble en blanc laiteux
- doncle gaz est du dioxyde de carbone
- équation
Décris le test de reconnaissance du dihydrogène : comment le réalise-t-on, quel est le résultat positif, et quelle précaution de sécurité faut-il prendre ?
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On approche rapidement une flamme (allumette) de l'ouverture du tube contenant le gaz, sans la plonger à l'intérieur.
Résultat positif : une détonation, un bruit sec comme un « aboiement », se produit. C'est la preuve que le gaz est du dihydrogène .
Sécurité : on ne teste qu'une petite quantité de gaz, à distance de sécurité, car un grand volume de dihydrogène donnerait une véritable explosion.
On dépose quelques gouttes d'un liquide inconnu sur de la poudre blanche de sulfate de cuivre anhydre. La poudre devient bleue. Que peut-on conclure ? Que se serait-il passé si le liquide n'avait pas contenu d'eau ?
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La poudre blanche est devenue bleue : le liquide testé contient de l'eau. Si le liquide n'avait contenu aucune trace d'eau (comme de l'huile pure), la poudre serait restée blanche, aucun changement de couleur n'aurait été observé.
Associe chaque ion à la couleur du précipité obtenu avec le réactif indiqué : ion chlorure (+ nitrate d'argent), ion cuivre II (+ soude), ion fer II (+ soude), ion fer III (+ soude).
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| Ion | Réactif | Couleur du précipité |
|---|---|---|
| blanc (noircit à la lumière) | ||
| bleu | ||
| vert | ||
| rouille (orangé) |
Un élève approche une bûchette incandescente d'un tube : une petite étincelle brève apparaît, puis plus rien. Peut-il conclure que le gaz est du dioxygène ? Que doit-il faire ?
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- une étincelle brève n'est pas une flamme vive et durable
- doncle résultat n'est pas concluant : il ne prouve pas la présence de dioxygène
- conclusionl'élève doit refaire le test, avec une bûchette bien incandescente, avant de conclure
On propose l'équation non ajustée pour la combustion du dihydrogène. Vérifie si elle est ajustée, puis ajuste-la si nécessaire.
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- à gauche : 2 atomes d'hydrogène, 2 atomes d'oxygène
- à droite : 2 atomes d'hydrogène, 1 atome d'oxygène
- doncl'équation n'est pas ajustée : il manque un atome d'oxygène à droite
- on ajuste4 atomes d'hydrogène et 2 d'oxygène de chaque côté
Deux solutions reçoivent quelques gouttes de soude : la solution A donne un précipité vert, la solution B donne un précipité rouille. Identifie l'ion présent dans chaque solution, en justifiant avec le cours.
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- solution A + soude : précipité vert
- doncsolution A contient des ions fer II le précipité vert est caractéristique de
- solution B + soude : précipité rouille (orangé)
- doncsolution B contient des ions fer III le précipité rouille est caractéristique de
Observe la figure ci-dessous, réalisée après un test sur un gaz inconnu. Identifie ce gaz et justifie ta réponse en une phrase.
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La flamme repart, vive, dès que la bûchette incandescente touche le gaz : c'est exactement le résultat positif du test du dioxygène. Le gaz est donc du dioxygène .
Un tube contient un gaz inconnu. On réalise, dans l'ordre, trois tests : bûchette incandescente (rien ne se passe), flamme approchée (aucune détonation), passage dans l'eau de chaux (elle se trouble en blanc laiteux).
- Que peut-on éliminer après chacun des deux premiers tests ?
- Quel est le gaz testé ?
- Écris l'équation ajustée de la réaction observée lors du troisième test.
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1. Après le premier test (négatif), on élimine le dioxygène. Après le deuxième test (négatif), on élimine aussi le dihydrogène.
- bûchette incandescente : rien ne se passe
- doncce n'est pas du dioxygène
- flamme approchée : aucune détonation
- doncce n'est pas du dihydrogène
2. Le troisième test est positif : l'eau de chaux se trouble en blanc laiteux. Le gaz est donc du dioxyde de carbone .
3. Équation ajustée :
On teste une solution inconnue. Avec le nitrate d'argent, un précipité blanc apparaît. Avec la soude, un précipité bleu apparaît.
- Quels ions sont présents dans la solution ?
- Écris les deux équations de réaction.
- Un camarade affirme que la solution contient aussi des ions fer III, car « il y avait un peu de rouille dans le becher ». A-t-il raison de conclure cela à partir des deux tests réalisés ? Justifie.
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1. Le précipité blanc avec le nitrate d'argent révèle des ions chlorure ; le précipité bleu avec la soude révèle des ions cuivre II .
3. Non, il a tort. Aucun des deux tests réalisés ne concerne les ions fer (il aurait fallu un précipité vert ou rouille avec la soude, pas bleu). On ne peut conclure que sur les tests réellement effectués : la présence supposée de rouille n'est pas une preuve chimique.
Un élève veut tester un grand ballon rempli de dihydrogène en plongeant directement une flamme à l'intérieur.
- Pourquoi ce geste est-il dangereux ?
- Propose un protocole sûr pour réaliser ce test.
- Explique, équation à l'appui, pourquoi une détonation se produit.
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1. Un grand volume de dihydrogène mélangé à l'air forme un mélange détonant : en y plongeant une flamme, la combustion de tout le gaz est quasi instantanée, ce qui produit une explosion violente et dangereuse, et non un simple « pop ».
2. On ne teste qu'un petit tube de gaz, on approche la flamme seulement de l'ouverture du tube sans la plonger dedans, et on se tient à distance de sécurité, visage et vêtements éloignés.
3.
- combustion très rapide du dihydrogène avec le dioxygène de l'air
- donccette combustion soudaine produit le bruit sec caractéristique de la détonation
Une fuite suspecte à Dakar. Modou, plombier à Dakar, sent une odeur près d'une canalisation. Il recueille le gaz qui s'échappe dans un tube et réalise deux tests : la bûchette incandescente ne donne rien, mais l'eau de chaux se trouble en blanc laiteux. Un flacon d'eau de chaux coûte 1 500 F CFA et permet 25 tests.
- Quel gaz Modou a-t-il identifié ?
- Ce gaz est-il dangereux à respirer en grande quantité dans un espace fermé ?
- Modou réalise ce test sur 4 canalisations différentes cette semaine. Combien de flacons doit-il acheter, et pour quel coût ?
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1. L'eau de chaux se trouble en blanc laiteux : le gaz est du dioxyde de carbone .
2. Oui : en grande quantité dans un espace fermé, le dioxyde de carbone prend la place du dioxygène et peut provoquer un étouffement, même s'il n'est pas lui-même toxique.
3.
- 4 canalisations testées, un seul flacon suffit pour 25 tests
- doncModou n'a besoin que d'un seul flacon
- coût = 1 500 F CFA
Contrôle de bouteilles à Ndjamena. Aïcha, soudeuse à Ndjamena, reçoit une livraison de 6 bouteilles de gaz censées contenir du dihydrogène. Elle teste un peu de gaz de chaque bouteille avec une flamme : 5 bouteilles détonent avec un « pop » net, la sixième ne fait aucun bruit particulier. Chaque bouteille coûte 12 000 F CFA.
- Quelles bouteilles Aïcha peut-elle utiliser en confiance pour souder ?
- Que peut-on dire du contenu de la sixième bouteille ?
- Si Aïcha renvoie la bouteille défectueuse et se fait rembourser, combien lui reste-t-il à payer sur sa commande initiale de 6 bouteilles ?
Voir le corrigé détaillé
1. Les 5 bouteilles qui détonent contiennent bien du dihydrogène : Aïcha peut les utiliser.
2. La sixième bouteille ne donne aucune détonation : ce n'est pas du dihydrogène, ou du moins pas du dihydrogène pur. Aïcha a raison de ne pas s'y fier.
3.
- 6 bouteilles commandées, 1 renvoyée et remboursée
- donc5 bouteilles restent à payer
- 5 × 12 000 F CFA
- =60 000 F CFA
Contrôle de l'eau à Abidjan. Un technicien du service des eaux d'Abidjan teste des échantillons d'eau de puits pour détecter des ions indésirables. Pour chaque échantillon, il utilise 2 gouttes de nitrate d'argent (test du chlorure) et 2 gouttes de soude (test du fer). Un flacon de 100 mL de chaque réactif fournit environ 1 000 gouttes et coûte 4 000 F CFA le flacon.
- Combien d'échantillons peut-on tester avec un seul flacon de nitrate d'argent ?
- Pour tester 300 échantillons, combien de flacons de chaque réactif faut-il acheter ?
- Calcule le coût total des réactifs pour ces 300 échantillons.
Voir le corrigé détaillé
1.
- 1 000 gouttes disponibles, 2 gouttes par échantillon
- = échantillons
2.
- 300 échantillons à tester, un flacon permet 500 échantillons
- donc1 flacon de nitrate d'argent suffit, et 1 flacon de soude suffit
- soit 2 flacons au total (1 de chaque réactif)
3.
- 2 flacons × 4 000 F CFA
- =8 000 F CFA