Respire un grand coup. Ce que tu inspires, c'est de l'air : tu ne le vois pas, tu ne le sens presque jamais, et pourtant il est partout autour de toi, du sol jusqu'à des dizaines de kilomètres au-dessus de ta tête. Le vent qui fait voler un cerf-volant, la flamme d'une bougie, tes poumons qui se gonflent : tout cela, c'est l'air en action.
Mais qu'est-ce que l'air, exactement ? Est-ce « rien du tout », comme on le croit parfois quand une pièce te paraît vide ? Ou bien est-ce une vraie matière, avec un volume et une masse, comme l'eau ou le bois ? Et surtout : de quoi est-il fait ?
Dans ce chapitre, tu vas découvrir que l'air est un mélange de plusieurs gaz, apprendre à reconnaître le plus important d'entre eux — le dioxygène, celui qui te permet de respirer et qui alimente le feu — et comprendre pourquoi, certains jours, notamment pendant l'harmattan, l'air que tu respires est de moins bonne qualité.
1Composition volumique de l'air
L'air qui t'entoure n'est pas une seule substance : c'est un mélange de plusieurs gaz différents, invisibles et incolores, si bien mélangés qu'on ne peut pas les distinguer à l'œil nu.
L'air est un mélange homogène de plusieurs gaz. La composition volumique de l'air indique, pour un volume donné d'air (par exemple 100 L), le volume occupé par chaque gaz qui le compose.
1.1 Deux gaz très largement majoritaires
Si tu pouvais séparer les gaz contenus dans 100 L d'air, tu obtiendrais à peu près la répartition ci-dessous.
Le diazote, noté , occupe à lui seul un peu plus des trois quarts du volume : environ 78 %. Le dioxygène, noté , en occupe environ 21 %. À eux deux, ces deux gaz représentent donc 99 % du volume de l'air : c'est pour cela qu'on les appelle les gaz majoritaires.
- volume de diazote
- volume de dioxygène
1.2 Les autres gaz, en très petite quantité
Le dernier pourcent (moins de 1 %) rassemble plusieurs gaz présents en très petite quantité : le dioxyde de carbone , l'argon, de la vapeur d'eau en quantité variable, et parfois des poussières en suspension. Ces gaz sont minoritaires en volume, mais certains d'entre eux jouent un rôle important, comme tu le verras dans la section 6.
- volume de diazote
- volume de dioxygène
- volume des autres gaz
- moins de 1 % de 3 L
Le pourcentage donné (78 %, 21 %…) est un pourcentage en volume, pas un pourcentage en masse. Un mauvais réflexe classique est de croire que l'air est « fait moitié d'oxygène, moitié d'autre chose » : en réalité, le diazote domine très largement.
Pendant des siècles, l'air a été considéré comme un élément unique et indivisible. C'est le chimiste français Antoine Lavoisier qui, en 1777, démontre par une expérience précise (chauffer du mercure dans un volume d'air fermé, pendant plusieurs jours) que l'air est en réalité composé d'au moins deux gaz distincts : l'un qui se combine au mercure et entretient la combustion — il le nomme « oxygène », du grec « qui engendre les acides » — et l'autre, peu réactif, qu'il appelle « azote », du grec « sans vie ». Cette découverte marque la naissance de la chimie moderne.
2Propriétés du dioxygène et du diazote
Le diazote et le dioxygène sont tous les deux des gaz incolores et inodores (sans couleur ni odeur) : c'est pourquoi on ne remarque jamais leur présence directement. Pourtant, leurs comportements sont très différents dès qu'il s'agit de respiration ou de combustion.
2.1 Le diazote , le gaz majoritaire
Le diazote est un gaz incolore, inodore, qui ne participe ni à la respiration ni aux combustions. On dit qu'il est chimiquement peu réactif dans les conditions habituelles.
Le diazote joue pourtant un rôle essentiel : il dilue le dioxygène. Sans lui, l'air serait presque entièrement composé de dioxygène pur, ce qui rendrait toute flamme extrêmement violente et dangereuse (voir l'exercice 9).
2.2 Le dioxygène , le gaz de la vie
Le dioxygène est un gaz incolore, inodore, indispensable à la respiration des êtres vivants et à l'entretien des combustions (le feu).
Le dioxygène est le seul des deux gaz majoritaires qui entretient une combustion. Une flamme s'éteint dans une atmosphère sans dioxygène, mais brûle plus vivement dans un air enrichi en dioxygène.
| Propriété | Diazote | Dioxygène |
|---|---|---|
| Proportion dans l'air | ≈ 78 % | ≈ 21 % |
| Couleur | incolore | incolore |
| Odeur | inodore | inodore |
| Respiration | non utilisé par le corps | indispensable |
| Combustion | n'entretient pas la flamme | entretient la flamme |
Un flacon contient un gaz incolore et inodore. On y plonge une bûchette qui brûle avec une flamme ; la flamme s'éteint immédiatement. Ce gaz entretient-il la combustion ? De quel gaz s'agit-il probablement ?
Réponse. La flamme s'éteint : ce gaz n'entretient pas la combustion. D'après le tableau, il s'agit très probablement de diazote (ou d'un air très pauvre en dioxygène).
Un adulte inspire environ 6 L d'air par minute au repos. Calcule le volume de dioxygène qu'il inspire en une minute.
- 21 % de 6 L
Deux chimistes l'ont isolé presque en même temps, sans le savoir : le Suédois Carl Wilhelm Scheele, vers 1772, et l'Anglais Joseph Priestley, en 1774, en chauffant de l'oxyde de mercure. Priestley remarque qu'une bûchette incandescente s'y ravive avec éclat — c'est exactement le test que tu vas utiliser dans la section 3 ! C'est Lavoisier, informé de leurs travaux, qui comprend le rôle exact de ce gaz et lui donne son nom définitif.
Ne confonds pas « respirer de l'air » et « respirer du dioxygène pur ». L'air que tu respires ne contient qu'environ 21 % de dioxygène : c'est amplement suffisant pour vivre, alors que du dioxygène pur respiré en continu serait au contraire dangereux pour l'organisme.
3Mise en évidence expérimentale
Tu sais maintenant que l'air contient du dioxygène et du diazote. Mais comment le prouver, concrètement, avec du matériel de classe ? C'est tout l'objet de cette section.
3.1 Le test du dioxygène : la bûchette incandescente
Une bûchette incandescente est une bûchette de bois qui rougeoie (elle brille faiblement) mais qui ne présente plus de flamme — on l'obtient en soufflant sur la flamme d'une bûchette allumée, juste assez pour l'éteindre sans arrêter la combustion lente du bois.
- Allumer une bûchette de bois, puis souffler dessus pour éteindre la flamme : elle doit rester incandescente (rouge, sans flamme).
- Introduire rapidement la bûchette incandescente dans le flacon contenant le gaz à tester.
- Observer : si la bûchette se rallume (une flamme réapparaît avec éclat), le gaz contient du dioxygène en proportion importante.
On réalise le test sur l'air d'une salle de classe et sur l'air expiré (rejeté par les poumons). Dans les deux cas, la bûchette se rallume, mais moins vivement avec l'air expiré. Que peux-tu en conclure ?
Réponse. Les deux gaz contiennent du dioxygène (le test est positif dans les deux cas), mais l'air expiré en contient moins que l'air ambiant : le corps a consommé une partie du dioxygène inspiré pendant la respiration.
3.2 Une expérience complémentaire : la disparition du dioxygène
Autre montage classique : on fait brûler une bougie posée sur l'eau, sous une cloche de verre fermée. La bougie brûle un moment, puis s'éteint, pendant que l'eau monte à l'intérieur de la cloche.
La cloche contenait initialement 250 mL d'air. L'eau est montée jusqu'à occuper 52 mL du volume de la cloche avant que la bougie ne s'éteigne. Estime le pourcentage volumique de dioxygène consommé.
- pourcentage
- valeur proche de cohérent avec la composition théorique de l'air
La bougie consomme le dioxygène de l'air enfermé sous la cloche ; l'eau monte pour occuper exactement le volume de gaz disparu. Le gaz restant, qui n'entretient plus la combustion, est essentiellement du diazote.
Pour que le test de la bûchette fonctionne, elle doit être réellement incandescente (aucune flamme visible) avant d'être introduite dans le gaz : une bûchette encore enflammée brûlerait de toute façon, même dans un gaz pauvre en dioxygène, et fausserait le résultat.
4Masse de l'air
Longtemps, on a cru l'air « sans poids », puisqu'on ne le sent jamais peser sur nous. Une expérience simple, mais très soignée, prouve pourtant le contraire.
4.1 L'air a une masse : l'expérience du ballon pesé
La masse volumique de l'air, notée (« rhô »), est la masse d'un litre d'air. Dans les conditions habituelles de température et de pression, on retient la valeur usuelle :
Pour la mesurer, on pèse un ballon de baudruche dégonflé, puis on le gonfle avec un volume connu d'air (mesuré, par exemple, avec une seringue) et on le pèse à nouveau. La masse a augmenté : c'est bien l'air ajouté qui pèse.
La masse d'un volume d'air se calcule à partir de la masse volumique :
avec en grammes (g), en grammes par litre (g/L), et en litres (L).
4.2 Calculer la masse d'un volume d'air
On identifie le volume en litres (en convertissant si besoin : ), puis on applique avec .
Une salle mesure 8 m sur 6 m, avec 3 m de hauteur sous plafond. Calcule la masse d'air qu'elle contient.
Un pneu de vélo contient 2 L d'air (mesurés à pression atmosphérique équivalente). Calcule la masse de cet air.
Erreur fréquente : oublier de convertir les en litres avant d'appliquer (car est donnée en g/L). Rappelle-toi : .
5Pression et compressibilité
L'air a un volume et une masse, comme n'importe quelle matière. Mais il a aussi une particularité que l'eau ou le bois n'ont pas : on peut « l'écraser » dans un espace plus petit.
5.1 L'air est compressible
Un gaz est compressible : on peut diminuer son volume en le comprimant, c'est-à-dire en le poussant dans un espace plus petit sans qu'il puisse s'échapper. Les liquides et les solides, eux, ne sont quasiment pas compressibles.
Dans cette expérience, la quantité d'air enfermée dans la seringue ne change pas : c'est toujours le même air, donc la même masse. Seul son volume diminue. Plus tu pousses, plus l'air comprimé « résiste » et pousse en retour sur le piston : c'est ce qui te permet de sentir qu'il devient de plus en plus dur de pousser.
Un plongeur relâche une petite bulle d'air au fond de l'eau ; en remontant vers la surface, la bulle grossit nettement. La masse de gaz dans la bulle ne change pas. Comment expliquer que son volume augmente ?
Réponse. Près de la surface, l'eau (et l'air au-dessus) exerce une pression bien plus faible que dans les profondeurs. L'air de la bulle, moins comprimé, peut occuper un plus grand volume — exactement l'inverse de l'expérience de la seringue qu'on pousse.
5.2 La pression atmosphérique (en approche)
La pression atmosphérique est la force que l'air de l'atmosphère exerce sur toute surface, dans toutes les directions. Elle se mesure en pascals (Pa) et vaut, en moyenne au niveau de la mer, environ (hectopascals).
Quand tu aspires dans une paille, tu ne « tires » pas vraiment le liquide vers toi. Tu diminues la pression de l'air à l'intérieur de la paille : la pression atmosphérique, plus forte à l'extérieur, pousse alors le liquide vers le haut, dans la paille. C'est la pression de l'air ambiant qui fait tout le travail.
Erreur fréquente : penser que « l'air est trop léger pour exercer une vraie force ». C'est faux : une canette métallique vide, chauffée puis brusquement refroidie et bouchée, peut être écrasée par la seule pression atmosphérique extérieure, sans qu'on la touche.
6Qualité de l'air
L'air que tu respires n'est pas toujours aussi propre. Sa composition de base (78 % / 21 % / moins de 1 %) reste presque la même, mais des substances indésirables peuvent s'y ajouter.
6.1 Un air propre… ou pollué ?
La pollution de l'air désigne la présence, dans l'air, de substances qui n'y sont pas naturellement en grande quantité et qui peuvent nuire à la santé ou à l'environnement : poussières, fumées, gaz divers.
En Afrique sahélienne, une source naturelle très caractéristique est l'harmattan : ce vent chargé de fines poussières venues du Sahara réduit fortement la visibilité et la qualité de l'air, de Ndjamena à Bamako, en passant par Abéché. D'autres sources sont liées aux activités humaines : les fumées des véhicules, des feux de brousse et de certaines usines, ainsi que l'augmentation du dioxyde de carbone , rejeté en grande quantité par les combustions.
6.2 Interpréter un indice de qualité de l'air
Pour informer la population simplement, on utilise un indice de qualité de l'air : une échelle qui classe l'air du jour en quelques catégories, de « bon » à « très mauvais », à partir des mesures de poussières et de gaz polluants.
Catégorie « bon » ou « moyen » : activités en extérieur normales. Catégorie « mauvais » : limiter les efforts physiques prolongés en extérieur, en particulier pour les personnes fragiles. Catégorie « très mauvais » : éviter autant que possible de sortir, porter un masque si nécessaire.
À Abidjan, l'indice du jour est classé « moyen ». Faut-il annuler l'entraînement de football prévu en plein air ?
Réponse. Non : la catégorie « moyen » ne nécessite pas d'annulation particulière ; seules les catégories « mauvais » et « très mauvais » imposent des précautions renforcées.
En octobre 1948, dans la petite ville industrielle de Donora, aux États-Unis, un épais brouillard chargé de fumées d'usines reste bloqué au-dessus de la vallée pendant cinq jours. Une vingtaine d'habitants en meurent et des milliers tombent malades. Cet événement, très médiatisé, pousse plusieurs pays à créer les premiers systèmes officiels de surveillance de la qualité de l'air, ancêtres des indices que l'on consulte aujourd'hui.
Un ciel qui paraît clair n'est pas forcément synonyme d'air sain : certains polluants, comme le dioxyde de carbone ou certains gaz d'échappement, sont invisibles. À l'inverse, les poussières d'harmattan sont visibles mais ne sont qu'une des nombreuses causes possibles de mauvaise qualité de l'air.
Fiche mémo
- L'air est un mélange : , , autres gaz (en volume).
- Diazote : incolore, inodore, n'entretient pas la combustion, non utilisé par la respiration.
- Dioxygène : incolore, inodore, entretient la combustion, indispensable à la respiration.
- Test du dioxygène : une bûchette incandescente se rallume dans un gaz riche en .
- L'air est de la matière : il a une masse, mise en évidence par la pesée d'un ballon avant/après gonflage.
- Masse volumique de l'air : , d'où .
- Conversion utile : .
- L'air est compressible : à masse constante, son volume peut diminuer (seringue bouchée qu'on pousse).
- Pression atmosphérique : force exercée par l'air, environ au niveau de la mer.
- Pollution de l'air : poussières (harmattan), fumées, en excès.
- Indice de qualité de l'air : de « bon » à « très mauvais » ; plus il est mauvais, plus on limite les activités en extérieur.
7Exercices corrigés
Seize exercices, du plus simple au plus concret, pour vérifier que tu maîtrises toute la leçon. Le corrigé détaillé est caché sous chaque énoncé : essaie d'abord seul(e), puis vérifie.
Observe la Figure 1. Donne le pourcentage volumique de diazote, puis de dioxygène, dans l'air. Calcule ensuite le pourcentage des « autres gaz ».
Voir le corrigé détaillé
D'après la Figure 1 : diazote , dioxygène .
- pourcentage des autres gaz
- soit un peu moins de 1 % en réalité
Associe chaque propriété au bon gaz (diazote ou dioxygène) : a) gaz le plus abondant dans l'air ; b) gaz qui entretient les combustions ; c) gaz indispensable à la respiration ; d) gaz qui ne réagit presque pas chimiquement dans les conditions habituelles.
Voir le corrigé détaillé
a) Diazote (≈ 78 % du volume). b) Dioxygène . c) Dioxygène . d) Diazote .
Une salle contient 90 L d'air. Calcule le volume de dioxygène présent dans cette salle.
Voir le corrigé détaillé
La masse volumique de l'air vaut environ 1,2 g/L. Calcule la masse de 5 L d'air.
Voir le corrigé détaillé
Décris en une phrase le test qui permet de reconnaître le dioxygène, et le résultat qui indique un test positif.
Voir le corrigé détaillé
On approche une bûchette incandescente (sans flamme) du gaz à tester. Si le gaz contient beaucoup de dioxygène, la bûchette se rallume avec une flamme vive : le test est positif.
Un ballon de baudruche gonflé contient 2,5 L d'air. Calcule le volume de diazote, le volume de dioxygène, puis la masse totale de cet air (masse volumique 1,2 g/L).
Voir le corrigé détaillé
On réalise le test de la bûchette incandescente sur trois flacons A, B, C. En A, la bûchette s'éteint aussitôt. En B, elle se rallume vivement. En C, rien de particulier ne se passe (elle continue de se consumer lentement, comme à l'air libre). Pour chaque flacon, dis si le gaz est plutôt riche en dioxygène, pauvre en dioxygène, ou proche de l'air normal, en justifiant.
Voir le corrigé détaillé
Flacon A : la bûchette s'éteint, la combustion n'est pas entretenue → gaz pauvre en dioxygène (proche du diazote pur). Flacon B : la bûchette se rallume vivement → gaz riche en dioxygène. Flacon C : comportement identique à l'air libre → gaz proche de l'air normal (≈ 21 % de dioxygène).
Une salle mesure 5 m sur 4 m, avec 2,5 m de hauteur sous plafond. Calcule le volume d'air en m³ puis en L, puis sa masse en kg.
Voir le corrigé détaillé
Explique pourquoi il serait dangereux de respirer en permanence du dioxygène pur, alors que le dioxygène est indispensable à la vie. Quel rôle joue le diazote dans cette histoire ?
Voir le corrigé détaillé
Le dioxygène est indispensable, mais en trop grande proportion, il devient dangereux : il rendrait les combustions (et certaines réactions dans le corps) beaucoup trop violentes. Le diazote, très peu réactif, joue le rôle de gaz diluant : il ramène la proportion de dioxygène à environ 21 %, un taux compatible avec une combustion et une respiration maîtrisées. C'est pour cela que l'air « normal », et non du dioxygène pur, est adapté à la vie.
On enflamme une bougie posée sur l'eau, sous une cloche de verre fermée contenant initialement 300 mL d'air. L'eau monte peu à peu dans la cloche et se stabilise quand elle occupe 63 mL du volume initial ; à ce moment, la bougie s'éteint.
- Quel gaz de l'air a été consommé par la combustion de la bougie ?
- Calcule le pourcentage volumique de ce gaz dans l'air, d'après cette expérience. Compare à la valeur théorique (21 %).
- En réalité, la bougie s'éteint avant que tout le dioxygène ait disparu (on ne descend pas en dessous d'environ 15-16 % de dioxygène). Comment l'expliquer ?
Voir le corrigé détaillé
1. La combustion consomme le dioxygène de l'air enfermé ; l'eau monte pour occuper exactement le volume de gaz disparu.
2.
- pourcentage
- valeur mesurée identique à la valeur théorique de référence
3. Une flamme a besoin d'une proportion minimale de dioxygène pour se maintenir (environ 15-16 %). Dès que la proportion de dioxygène restant descend sous ce seuil, la flamme s'éteint, même s'il reste encore un peu de dioxygène dans la cloche : tout le dioxygène disponible n'est donc pas consommé.
Un ballon de baudruche dégonflé pèse 2,84 g. Gonflé avec 1,2 L d'air supplémentaire, il pèse 4,20 g.
- Calcule la masse d'air ajoutée.
- Déduis-en la masse volumique de l'air mesurée dans cette expérience, en g/L.
- Compare à la valeur théorique de référence (1,2 g/L) et propose une explication à l'écart observé.
Voir le corrigé détaillé
1.
- masse ajoutée
2.
3. La valeur mesurée (≈ 1,13 g/L) est un peu inférieure à la valeur théorique (1,2 g/L). Cet écart peut s'expliquer par l'imprécision de la balance, par une petite fuite d'air pendant la manipulation, ou par une incertitude sur le volume réellement ajouté (mesuré à la seringue). Ce genre d'écart, faible, est normal en travaux pratiques.
En haute montagne (par exemple au sommet du Kilimandjaro, 5 892 m), on a beaucoup plus de mal à respirer, alors que le pourcentage de dioxygène dans l'air (21 %) est le même qu'au niveau de la mer.
- Rappelle ce que signifie « pourcentage volumique ».
- Sachant que l'air est moins dense en altitude (sa masse volumique y est plus faible : l'air y est « moins tassé »), explique pourquoi la quantité de dioxygène réellement disponible dans un même volume d'air inspiré est plus faible en altitude, même si le pourcentage ne change pas.
Voir le corrigé détaillé
1. Le pourcentage volumique indique la proportion du volume total occupée par un gaz : 21 % signifie que, sur 100 L d'air, 21 L sont du dioxygène — quel que soit l'endroit où l'on se trouve.
2. En altitude, l'air est moins dense : un même volume d'air (par exemple 1 L) contient moins de molécules au total qu'au niveau de la mer, donc aussi moins de molécules de dioxygène, même si celles-ci représentent toujours 21 % du total. À chaque inspiration, les poumons reçoivent donc moins de dioxygène qu'au niveau de la mer : c'est pour cela que respirer est plus difficile en altitude.
Tu disposes de deux flacons fermés contenant chacun un gaz inconnu : l'un contient du diazote pur, l'autre du dioxygène pur (tu ne sais pas lequel est lequel). Tu disposes aussi d'une bûchette et d'allumettes. Décris un protocole expérimental permettant d'identifier avec certitude le contenu de chaque flacon, en précisant le résultat attendu dans chaque cas.
Voir le corrigé détaillé
On allume une bûchette, on souffle sur la flamme pour la rendre incandescente (sans flamme visible), puis on l'introduit rapidement dans le premier flacon.
- Si la bûchette se rallume avec une flamme vive : ce flacon contient le dioxygène pur.
- Si la bûchette reste éteinte (ou continue simplement à se consumer très faiblement, sans flamme) : ce flacon contient le diazote pur.
On peut recommencer l'opération avec une nouvelle bûchette incandescente sur le second flacon pour confirmer : le résultat doit être opposé à celui du premier flacon, ce qui valide l'identification des deux gaz.
La fête d'anniversaire (Dakar). Pour l'anniversaire de sa petite sœur, Diop gonfle 40 ballons de baudruche, chacun avec 3 L d'air.
- Calcule le volume total d'air utilisé, en litres.
- Calcule la masse totale de cet air (masse volumique 1,2 g/L), en grammes puis en kilogrammes.
- La boutique de Diop facture 25 F CFA par litre d'air fourni. Calcule le prix total payé pour gonfler les 40 ballons.
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
3.
- prix
Diop utilise 120 L d'air (soit environ 144 g) pour un coût total de 3 000 F CFA.
Harmattan à Ndjamena. Pendant un pic de poussières, l'indice de qualité de l'air atteint la catégorie « mauvais ». Le collège d'Amina, qui compte 480 élèves, décide de distribuer 2 masques de protection par élève, achetés 150 F CFA l'unité.
- D'après la Figure 5, quelle est la catégorie juste au-dessus de « mauvais » ? Que recommande-t-on de faire dans ce cas ?
- Calcule le nombre total de masques à acheter.
- Calcule le coût total, en F CFA, puis en milliers de F CFA.
Voir le corrigé détaillé
1. La catégorie juste au-dessus de « mauvais » est « très mauvais ». Dans ce cas, il est recommandé d'éviter de sortir autant que possible et de porter un masque si nécessaire.
2.
- nombre de masques
3.
- coût
- milliers de F CFA
Le pneu de vélo (Bamako). Ibrahima, de passage à Bamako, fait gonfler le pneu de son vélo. À plat, le pneu contient déjà 0,8 L d'air (mesuré à pression atmosphérique équivalente). Le vélociste y ajoute, à la pompe, l'équivalent de 3,4 L d'air supplémentaire (mesuré de la même façon).
- Calcule le volume total d'air, mesuré à pression atmosphérique équivalente, présent dans le pneu gonflé.
- Calcule la masse totale de cet air (masse volumique 1,2 g/L).
- Le vélociste facture le gonflage 100 F CFA par litre d'air ajouté (le volume déjà présent n'est pas facturé). Calcule le prix payé par Ibrahima.
Voir le corrigé détaillé
1.
2.
3.
- prix
- seul le volume ajouté est facturé, pas le volume déjà présent
Ibrahima paie 340 F CFA pour le gonflage de son pneu.