Tout ce qui t’entoure — l’air que tu respires, l’eau de la gourde, la craie du tableau, ta propre main — est fait de la même chose : des atomes. Il en existe une centaine de sortes différentes, pas une de plus, et toute la chimie consiste à comprendre comment elles s’assemblent. Dans ce chapitre, on ouvre l’atome pour voir ce qu’il y a dedans, puis on découvre l’outil le plus puissant du chimiste : la classification périodique, un tableau qui range les éléments de telle sorte que leur comportement se lit à leur place.
1De quoi est fait un atome ?
Un atome est constitué de deux parties :
- un noyau central, très petit, qui contient des protons (chargés positivement) et des neutrons (sans charge) ; protons et neutrons sont appelés des nucléons ;
- un nuage électronique, fait d’électrons (chargés négativement) en mouvement très rapide autour du noyau.
Les trois particules qui composent un atome ont des caractéristiques très différentes. On note la charge élémentaire, la plus petite charge électrique que l’on puisse isoler.
| Particule | Symbole | Charge électrique | Masse (en ) | Où se trouve-t-elle ? |
|---|---|---|---|---|
| Proton | dans le noyau | |||
| Neutron | nulle : | dans le noyau | ||
| Électron | dans le nuage électronique |
1.1 La neutralité électrique
Un atome est électriquement neutre : il contient autant d’électrons que de protons. Sa charge totale est nulle.
L’atome de sodium possède protons et électrons.
- charge du noyau
- charge du nuage
- charge totale
- l’atome est bien neutre
2Numéro atomique, nombre de masse et isotopes
Le numéro atomique est le nombre de protons du noyau. C’est lui, et lui seul, qui définit l’élément chimique.
Le nombre de masse est le nombre total de nucléons, c’est-à-dire de protons et de neutrons.
On résume ces deux nombres dans l’écriture symbolique du noyau :
Dans un atome de symbole :
- nombre de protons ;
- nombre d’électrons (l’atome est neutre) ;
- nombre de neutrons .
- Repérer (en bas) : c’est le nombre de protons.
- Repérer (en haut) : c’est le nombre de nucléons.
- Calculer pour obtenir le nombre de neutrons.
- Écrire le nombre d’électrons : il est égal à .
- donc protons
- donc nucléons
- il y a neutrons
- nombre d’électrons neutralité électrique
2.1 Les isotopes
Deux noyaux sont isotopes lorsqu’ils ont le même numéro atomique mais des nombres de masse différents : même nombre de protons, nombre de neutrons différent.
Des isotopes appartiennent au même élément chimique : ils ont le même nombre d’électrons, donc exactement les mêmes propriétés chimiques. Seule leur masse change. C’est pour cela que le carbone , radioactif, se comporte chimiquement comme le carbone et se retrouve dans tous les êtres vivants — ce qui permet de les dater après leur mort.
3Un atome, c’est surtout du vide
Les ordres de grandeur de l’atome sont vertigineux. Le diamètre d’un atome vaut environ , tandis que celui de son noyau vaut environ .
- le noyau est cent mille fois plus petit
L’atome est constitué de vide pour l’essentiel : le noyau, minuscule, concentre pourtant plus de de sa masse.
4La répartition des électrons en couches
Les électrons ne sont pas dispersés au hasard : ils se rangent dans des couches électroniques, notées , , en partant du noyau. Chaque couche a une capacité maximale.
| Couche | Position | Nombre maximal d’électrons |
|---|---|---|
| la plus proche du noyau | ||
| la suivante | ||
| la suivante | (pour les premiers éléments) |
- Lire : c’est le nombre d’électrons à placer.
- Remplir d’abord la couche (au plus électrons).
- Puis la couche (au plus ), puis la couche .
- Écrire le résultat sous la forme .
- Vérifier que .
- il y a électrons à placer
- couche : électronselle est saturée
- il reste électrons
- couche : électronselle est saturée
- il reste électrons
- couche : électronscouche externe
Vérification : . La structure est correcte.
La couche externe est la dernière couche occupée par des électrons. Les électrons qu’elle contient sont les électrons externes (ou électrons de valence).
4.1 La règle du duet et de l’octet
Au cours des transformations chimiques, les atomes évoluent de façon à obtenir une couche externe saturée, c’est-à-dire :
- électrons externes pour les atomes légers () : c’est la règle du duet ;
- électrons externes pour les autres : c’est la règle de l’octet.
Ils atteignent ainsi la structure du gaz noble le plus proche dans la classification.
La règle du duet et de l’octet explique ce que fait un atome, elle ne le lui « ordonne » pas. Un atome de chlore, à qui il manque un électron pour l’octet, en captera un très facilement. Un atome de sodium, qui en a un de trop, le cédera. Tu comprendras au chapitre suivant que c’est exactement ainsi que naissent les ions.
5La classification périodique des éléments
Les éléments chimiques sont rangés dans un tableau, la classification périodique, par numéro atomique croissant. Ce rangement n’a rien d’arbitraire : il fait apparaître des régularités remarquables.
- Une ligne s’appelle une période. Le numéro de la période est le numéro de la dernière couche occupée : les éléments de la période remplissent la couche .
- Une colonne s’appelle une famille. Tous les éléments d’une même colonne ont le même nombre d’électrons externes : ils ont donc des propriétés chimiques voisines.
- structure :
- dernière couche occupée : c’est la couche
- le magnésium est dans la période
- électrons externes
- il est dans la colonne famille des alcalino-terreux
5.1 Trois familles à connaître
- Les alcalins (colonne : , , …) ont électron externe. Ils le cèdent très facilement et réagissent violemment avec l’eau.
- Les halogènes (colonne : , , …) ont électrons externes. Il ne leur en manque qu’un pour l’octet : ils captent avidement un électron.
- Les gaz nobles (colonne : , , …) ont une couche externe déjà saturée. Ils ne réagissent pratiquement avec rien : on les dit inertes.
Matériel
- un bec électrique ou un brûleur à gaz réglé sur flamme bleue non éclairante ;
- quatre fils de platine (ou quatre bâtonnets de bois trempés dans l’eau distillée) ;
- quatre coupelles contenant des solutions de chlorure de sodium, de chlorure de potassium, de chlorure de calcium et de chlorure de cuivre ;
- de l’eau distillée pour rincer, des lunettes de protection.
Protocole
- Rincer soigneusement le fil à l’eau distillée, puis le passer dans la flamme jusqu’à ce qu’elle ne se colore plus.
- Tremper le fil dans la première solution.
- Placer le fil dans la partie la plus chaude de la flamme et observer la couleur pendant les deux premières secondes.
- Rincer, puis recommencer avec chacune des trois autres solutions.
Observations
| Solution testée | Élément apporté | Couleur de la flamme |
|---|---|---|
| chlorure de sodium | sodium () | jaune orangé intense |
| chlorure de potassium | potassium () | violet pâle (lilas) |
| chlorure de calcium | calcium () | rouge brique |
| chlorure de cuivre | cuivre () | vert-bleu |
Interprétation
Les quatre solutions contiennent toutes du chlore, et pourtant les couleurs diffèrent : ce n’est donc pas le chlore qui colore la flamme. La couleur ne dépend que de l’autre élément présent. La chaleur de la flamme apporte de l’énergie aux électrons externes, qui la restituent ensuite sous forme de lumière : chaque élément possède ainsi sa signature lumineuse, aussi caractéristique qu’une empreinte digitale.
C’est exactement ce principe qui permet aux astronomes de connaître la composition d’une étoile située à des milliers de milliards de kilomètres, sans jamais s’en approcher.
En , le chimiste russe Dmitri Mendeleïev publie un tableau où il range les éléments alors connus par masse atomique croissante, en revenant à la ligne chaque fois que les propriétés se répètent. Il fait alors un choix audacieux : plutôt que de forcer le rangement, il laisse des cases vides là où aucun élément connu ne convient, et affirme que ces cases correspondent à des éléments qui existent mais qu’on n’a pas encore découverts.
Il va plus loin : il prédit les propriétés de ces inconnus à partir de la place qu’ils occupent. Le gallium est isolé en , le scandium en , le germanium en — et leurs propriétés correspondent aux prévisions. Le tableau venait de démontrer qu’il n’était pas un simple classement, mais une véritable loi de la nature.
Les gaz nobles, eux, n’étaient pas prévus : découverts à partir de , ils formèrent une colonne entièrement nouvelle qui s’ajouta au tableau sans en briser la logique.
Fiche mémo
- Atome noyau (protons neutrons) nuage électronique.
- nombre de protons nombre d’électrons numéro atomique.
- nombre de nucléons ; neutrons.
- Écriture symbolique : .
- L’atome est neutre : autant de charges que de charges .
- Le noyau est fois plus petit que l’atome, mais il porte toute sa masse : l’atome est essentiellement du vide.
- Isotopes : même , différents.
- Couches : (max ), (max ), (max ).
- Duet et octet : les atomes cherchent ou électrons externes.
- Classification : ligne période dernière couche ; colonne famille même nombre d’électrons externes.
Donne la composition complète (protons, neutrons, électrons) de l’atome d’aluminium .
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- donc protons
- neutrons
- nombre d’électrons l’atome est neutre
L’atome d’aluminium comporte donc protons, neutrons et électrons.
Un atome possède protons et neutrons. Calcule son nombre de masse, puis écris son symbole sachant que l’élément de numéro atomique est le chlore.
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Le symbole du noyau s’écrit .
Recopie et complète ce tableau.
| Symbole | protons | neutrons | électrons | ||
|---|---|---|---|---|---|
| ? | ? | ? | ? | ? | |
| ? | ? | ? | ? | ? | |
| ? | ? | ? | ? | ? |
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On applique à chaque ligne : protons , électrons , neutrons .
| Symbole | protons | neutrons | électrons | ||
|---|---|---|---|---|---|
Donne la structure électronique de l’azote (), du magnésium () et de l’argon (). Précise à chaque fois le nombre d’électrons externes.
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- azote :
- électrons externes
- magnésium :
- électrons externes
- argon :
- électrons externes
L’argon a sa couche externe saturée : c’est un gaz noble, il ne réagit pratiquement pas.
Ces trois structures sont-elles possibles ? Justifie et corrige celles qui sont fausses : (a) ; (b) ; (c) .
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(a) Impossible : la couche ne peut contenir que électrons au maximum.
Pour , la structure correcte est .
(b) Impossible : on ne commence pas la couche tant que la couche n’est pas saturée.
Pour , la structure correcte est .
(c) Possible : les couches et sont saturées et . Il s’agit de l’aluminium.
Parmi les noyaux , et , lesquels sont isotopes ? Justifie.
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- : et
- : et
- : et
Les deux premiers ont le même mais des différents : ce sont des isotopes du chlore.
L’argon a un différent : ce n’est pas un isotope du chlore, c’est un autre élément — même si son nombre de masse est proche.
À l’aide de la figure de la classification, donne la période et le numéro de colonne du lithium (), du fluor () et du néon (). À quelle famille appartiennent-ils ?
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- lithium :
- période , colonne famille des alcalins
- fluor :
- période , colonne famille des halogènes
- néon :
- période , colonne famille des gaz nobles
Tous trois sont sur la ligne : leur dernière couche occupée est bien la couche .
On donne . Calcule la charge du noyau, puis celle du nuage électronique, de l’atome de soufre . Conclus.
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- charge du noyau
- charge positive
- charge du nuage
- charge totale
L’atome de soufre est bien électriquement neutre : les charges positives du noyau sont exactement compensées par les charges négatives du nuage.
On donne , et . Pour l’atome de carbone , calcule la masse du noyau, celle des électrons, et le pourcentage de la masse totale porté par le noyau.
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- nucléons
- pourcentage
Le noyau porte donc plus de de la masse de l’atome : l’approximation « la masse de l’atome est celle de son noyau » est parfaitement justifiée.
Un atome a pour structure électronique . Quel est son numéro atomique ? Dans quelle période et quelle colonne se trouve-t-il ? Combien d’électrons doit-il gagner ou perdre pour respecter la règle de l’octet ?
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- c’est le soufre
- dernière couche occupée :
- période
- électrons externes
- colonne
Pour atteindre électrons externes, il lui manque électrons.
Il aura donc tendance à gagner électrons, et non à en perdre : gagner deux électrons demande beaucoup moins d’énergie que d’en arracher six.
Le chlore naturel est un mélange de deux isotopes : de et de . Calcule le nombre de masse moyen du chlore naturel. Pourquoi la classification indique-t-elle et non un nombre entier ?
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Aucun noyau de chlore ne possède nucléons : ce serait absurde, un nucléon ne se coupe pas en deux. Le nombre est une moyenne pondérée sur l’ensemble des atomes de chlore d’un échantillon naturel.
C’est le cas de la plupart des éléments : les valeurs non entières de la classification traduisent l’existence d’isotopes.
Deux atomes A et B ont respectivement et . Montre qu’ils appartiennent à la même famille, puis explique pourquoi ils réagissent tous les deux violemment avec l’eau.
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- A :
- électron externe
- B :
- électron externe
Les deux atomes possèdent un seul électron externe : ils sont donc dans la colonne , la famille des alcalins. A est le sodium, B est le potassium.
Ce sont les électrons externes qui déterminent le comportement chimique. Comme A et B en ont le même nombre, ils réagissent de la même façon : ils cèdent très facilement leur unique électron externe, ce qui rend leur réaction avec l’eau extrêmement vive.
Explique pourquoi les gaz nobles ne forment presque jamais de composés, alors que les halogènes en forment avec presque tout.
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Un gaz noble possède déjà une couche externe saturée : électrons pour l’hélium, pour le néon et l’argon.
Il satisfait donc déjà la règle du duet ou de l’octet sans rien faire. Il n’a aucun électron à gagner, aucun à céder : il n’a aucune raison de réagir. C’est la définition même d’un gaz inerte.
Un halogène possède au contraire électrons externes : il ne lui en manque qu’un seul pour l’octet. Capter un unique électron lui coûte très peu d’énergie et lui apporte beaucoup de stabilité.
C’est pourquoi les halogènes sont parmi les éléments les plus réactifs du tableau, alors que leurs voisins immédiats de droite, les gaz nobles, sont les plus paresseux.
Dans le noyau d’un certain atome, le nombre de neutrons dépasse d’une unité le nombre de protons, et le nombre de masse vaut . Détermine et , puis identifie l’élément à l’aide de la classification.
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On note le nombre de protons. L’énoncé donne .
- or
L’élément de numéro atomique est le sodium : le noyau s’écrit .
Vérification : , et dépasse bien d’une unité.
Un élément X appartient à la période et sa couche externe contient électrons. Détermine sa structure électronique, son numéro atomique et son nom. Quel gaz noble cherche-t-il à imiter ? Combien d’électrons doit-il pour cela gagner ?
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période signifie que la dernière couche occupée est la couche : les couches et sont donc saturées.
- couche : électrons
- couche : électrons
- couche : électronscouche externe
Il s’agit du chlore, dans la colonne (famille des halogènes).
Le gaz noble le plus proche est l’argon, de structure , situé juste à sa droite.
- électrons à gagner
En captant un seul électron, le chlore atteint la structure de l’argon. Tu verras au chapitre suivant qu’il devient alors l’ion .
On assimile l’atome à une sphère de rayon et son noyau à une sphère de rayon . Le volume d’une sphère de rayon vaut . Calcule le rapport et commente.
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- les facteurs se simplifient
Le noyau n’occupe donc qu’un millionième de milliardième du volume de l’atome : .
Autrement dit, si l’on pouvait comprimer la matière jusqu’à supprimer tout le vide, l’humanité entière tiendrait dans un volume de la taille d’un morceau de sucre. C’est précisément ce qui se produit dans les étoiles à neutrons.
Le sel du marché de Ndjamena. Amina achète un sachet de sel de cuisine au marché de Dembé. L’étiquette indique : « chlorure de sodium, ». Elle se demande pourquoi ces deux éléments-là se retrouvent toujours ensemble.
- Donne la structure électronique du sodium () et du chlore ().
- Combien d’électrons externes possède chacun ?
- Que doit faire chacun pour respecter la règle de l’octet ?
- Explique en une phrase pourquoi le sodium et le chlore s’associent si facilement.
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1. On remplit les couches dans l’ordre , , .
- sodium :
- chlore :
2. Le sodium possède électron externe, le chlore en possède .
3. Pour atteindre électrons externes :
- le sodium doit perdre son unique électron externela couche , déjà saturée à , devient alors la couche externe
- le chlore doit gagner électron
4. L’un a exactement un électron en trop, l’autre exactement un électron en moins : le sodium cède son électron au chlore, et les deux atomes se retrouvent simultanément stabilisés. Voilà pourquoi ces deux éléments-là forment le sel que l’on trouve dans toutes les cuisines du monde.
La datation d’un masque au musée de Yaoundé. Le laboratoire du musée fait analyser un masque de bois : la mesure du carbone qu’il contient permet d’estimer sa date d’abattage. La notice précise que le bois contient du carbone () et, en très faible proportion, du carbone ().
- Donne la composition des deux noyaux.
- Quel mot désigne la relation entre ces deux noyaux ?
- Combien d’électrons possède chacun de ces deux atomes ?
- Pourquoi l’arbre, de son vivant, ne fait-il aucune différence entre les deux lorsqu’il fabrique son bois ?
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1. On applique .
- : donc protons
- neutrons
- : donc protons
- neutrons
2. Même , des différents : ces deux noyaux sont isotopes.
3. Chaque atome est neutre, donc chacun possède électrons.
4. Les propriétés chimiques d’un atome ne dépendent que de ses électrons, en particulier de ses électrons externes. Les deux isotopes ont exactement les mêmes : , soit électrons externes.
L’arbre les absorbe donc dans la même proportion que l’air en contient. À sa mort, il cesse d’en absorber : le carbone , radioactif, diminue peu à peu, tandis que le carbone reste. C’est cet écart qui donne la date.
Les ballons de la fête à Abidjan. Pour l’anniversaire de sa fille, Koffi hésite entre deux bouteilles de gaz au magasin de Treichville : l’une contient de l’hélium (), l’autre du dihydrogène. Le vendeur lui déconseille fermement la seconde.
- Donne la structure électronique de l’atome d’hélium.
- La règle du duet est-elle respectée ? Que peut-on en conclure sur sa réactivité ?
- À quelle famille et à quelle colonne appartient l’hélium ?
- Le dihydrogène est un gaz très inflammable. Explique pourquoi le vendeur a raison, et pourquoi l’hélium fait tout aussi bien voler les ballons.
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1. L’hélium possède électrons : ils tiennent tous les deux dans la couche .
2. La couche contient au maximum électrons : elle est donc saturée. La règle du duet est respectée telle quelle.
L’hélium n’a donc besoin ni de gagner, ni de céder, ni de partager le moindre électron : il est chimiquement inerte.
3. Couche externe saturée, colonne : c’est un gaz noble, situé sur la période.
4. Le dihydrogène brûle en présence de l’air et peut exploser au contact d’une simple bougie d’anniversaire. L’hélium, lui, ne réagit avec rien : aucun risque d’incendie.
Or ce qui fait monter un ballon n’est pas la réactivité du gaz, mais sa faible masse volumique par rapport à l’air. L’hélium étant lui aussi bien plus léger que l’air, les ballons volent tout aussi bien — sans le danger. Koffi doit donc suivre le conseil du vendeur.