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Réactions entre acides et métaux

Étudier l'action d'un acide sur un métal.

Chimie 4ème Chapitre 7 / 7 ⏱ 6 h

Ce que tu sauras faire à la fin

  • Écrire l'équation d'une réaction acide-métal
  • Identifier le gaz formé
  • Expliquer et prévenir la corrosion

Verse un peu de vinaigre sur une vieille pièce de monnaie, ou regarde un clou de fer oublié sous la pluie : au bout de quelques jours, il se couvre d'une poudre orangée, la rouille. Ce n'est pas un hasard : les acides et les métaux « se parlent » chimiquement, et cette conversation dégage un gaz bien particulier que tu vas apprendre à reconnaître. Dans les garages, les ateliers de gravure ou les usines de décapage, cette réaction est utilisée tous les jours — et elle explique aussi pourquoi les toitures en tôle rouillent si vite en bord de mer ou sous une pluie acide.

Tu sais déjà qu'une solution est acide lorsque son pH est inférieur à 77 : le vinaigre, le jus de citron, l'acide chlorhydrique du suc gastrique en sont des exemples. Ce chapitre va plus loin : il te montre ce qui se passe réellement, à l'échelle des atomes, quand un acide rencontre un métal — et te donne les outils pour écrire l'équation complète de cette transformation.

Tu vas apprendre à reconnaître le gaz produit grâce à un test caractéristique, à écrire et équilibrer une équation-bilan, puis à comprendre un phénomène que tu croises chaque jour sans forcément le nommer : la corrosion des métaux, et les moyens simples de s'en protéger.

1Action de l'acide chlorhydrique sur le fer et le zinc

1.1  Rappel : les solutions acides

Définition

Une solution est acide lorsque son pH est strictement inférieur à 77. Plus le pH est petit, plus la solution est acide. L'acide chlorhydrique (formule HCl\text{HCl}) utilisé en classe est toujours dilué dans l'eau : c'est ce qui le rend maniable en toute sécurité.

Le vinaigre (pH ≈3\approx 3), le jus de citron (pH ≈2\approx 2) et l'acide chlorhydrique dilué (pH ≈1\approx 1 à 22) sont tous des acides usuels. Dans ce chapitre, on utilise principalement l'acide chlorhydrique dilué, noté HCl\text{HCl}, présent dans toutes les paillasses de sciences — et aussi, à très faible dose, dans ton estomac !

1.2  L'expérience : fer et zinc dans l'acide

Exemple — le fer dans l'acide chlorhydrique

On plonge un clou de fer décapé (ou de la limaille de fer) dans un tube à essai contenant de l'acide chlorhydrique dilué. On observe :

  • un dégagement de bulles à la surface du métal (effervescence) ;
  • le métal qui diminue de taille peu à peu, voire disparaît s'il est en petite quantité ;
  • la solution qui prend une teinte vert pâle, signe qu'une nouvelle espèce chimique s'est formée en solution.
Exemple — le zinc dans l'acide chlorhydrique

Avec un morceau de zinc, les mêmes observations apparaissent, mais l'effervescence est plus vive : les bulles se forment plus rapidement. Le zinc réagit donc plus vite que le fer avec le même acide, dans les mêmes conditions.

Dans les deux cas, un métal solide et un acide en solution réagissent ensemble : on parle de réaction chimique. Les espèces présentes au départ (le métal, l'acide) sont les réactifs ; les espèces formées (le gaz, la nouvelle solution colorée) sont les produits de la réaction.

1.3  Tous les métaux ne réagissent pas de la même façon

Si l'on recommence l'expérience avec un morceau de cuivre, il ne se passe rien : aucune bulle, aucun changement de couleur, même après plusieurs heures. Le cuivre n'est pas attaqué par l'acide chlorhydrique dilué. Ce tableau résume le comportement des métaux les plus courants face à cet acide.

MétalFer (Fe)Zinc (Zn)Aluminium (Al)Cuivre (Cu)Argent (Ag)Or (Au)
Avec HCl diluéAttaquéAttaqué (vif)AttaquéNon attaquéNon attaquéNon attaqué
Attention

Le cuivre, l'argent et l'or sont des métaux dits peu réactifs (ou « nobles ») : c'est justement pour cela qu'on les utilise en bijouterie, en électricité et en plomberie, car ils résistent à l'attaque des acides usuels.

1.4  Sécurité avec les acides

Un acide, même dilué, reste dangereux pour la peau et les yeux : il faut donc respecter des règles précises dès que tu en manipules, en classe comme à la maison (débouche-évier, détartrant…).

Pictogrammes de sécurité à connaître CORROSIF brûle peau, yeux, métaux DANGER irritant : à diluer avec soin PROTECTION gants et lunettes obligatoires
Figure 1 — Les pictogrammes que tu dois savoir reconnaître sur un flacon d'acide : danger de corrosion, irritation, et obligation de te protéger.
Méthode — manipuler un acide sans risque
  • Toujours porter des lunettes de protection et des gants.
  • Ne jamais goûter, ni sentir directement une solution acide.
  • En cas de projection sur la peau ou dans les yeux, rincer immédiatement et abondamment à l'eau, puis prévenir un adulte.
  • Pour diluer un acide concentré, toujours verser l'acide dans l'eau, jamais l'inverse : la dissolution dégage de la chaleur, et un jet d'eau versé dans l'acide peut provoquer des projections brûlantes.

2Dégagement de dihydrogène

Les bulles observées lors de la réaction ne sont pas de simples bulles d'air : c'est un gaz nouveau, produit par la réaction elle-même. Ce gaz s'appelle le dihydrogène.

Propriété

Le dihydrogène, de formule H2\text{H}_2, est un gaz :

  • incolore et inodore (sans couleur ni odeur) ;
  • beaucoup plus léger que l'air — c'est le gaz le plus léger qui existe ;
  • inflammable : mélangé à l'air, il peut s'enflammer très rapidement.

C'est justement cette légèreté qui permet de le recueillir facilement, en le laissant s'accumuler dans un tube retourné, comme tu le verras dans la section suivante.

2.1  La vitesse du dégagement dépend du métal

Exemple — comparer les vitesses de réaction

Dans deux tubes à essai contenant le même volume d'acide chlorhydrique à la même concentration, on place un morceau de zinc dans l'un, un morceau de fer de même masse dans l'autre. On chronomètre le temps nécessaire pour recueillir un même volume de gaz.

Résultat : le tube contenant le zinc se remplit environ deux à trois fois plus vite que celui contenant le fer. Le zinc est donc plus réactif que le fer face à l'acide chlorhydrique.

Chimie & Co — un gaz baptisé par Lavoisier

Le physicien anglais Henry Cavendish isole ce gaz dès 1766, en faisant réagir des métaux avec des acides, et remarque qu'il est extrêmement léger et inflammable — il l'appelle alors « air inflammable ». C'est le chimiste français Antoine Lavoisier qui, en 1783, lui donne son nom actuel : « hydrogène », du grec hudôr (l'eau) et gennan (engendrer), car en le brûlant dans l'air, ce gaz produit de l'eau. La formule H2\text{H}_2 rappelle que chaque molécule est formée de deux atomes d'hydrogène : d'où le préfixe « di » de « dihydrogène ».

3Test du dihydrogène

Un gaz incolore et inodore, ça ne suffit pas pour l'identifier avec certitude : il faut un test caractéristique, une expérience simple dont le résultat prouve, sans erreur possible, que le gaz est bien du dihydrogène.

Méthode — reconnaître le dihydrogène

On recueille le gaz produit dans un tube à essai retourné (le gaz, plus léger que l'air, s'accumule vers le fond fermé du tube). On approche ensuite une allumette enflammée de l'ouverture du tube, sans la mettre à l'intérieur.

Si le gaz est du dihydrogène, on entend une détonation aiguë, un petit « pan ! » caractéristique que les élèves surnomment souvent « l'aboiement ». C'est le signe que le dihydrogène vient de brûler très rapidement au contact du dioxygène de l'air.

Montage pour recueillir le dihydrogène et le tester à la flamme zinc ou fer (métal) HCl dilué (acide) le gaz est dirigé vers le tube B dihydrogène H₂ « Pop ! » détonation ① Le métal réagit : effervescence, dégagement de bulles ② Le gaz recueilli détone au contact d'une flamme (« aboiement »)
Figure 2 — Montage pour recueillir le dihydrogène formé lors de la réaction, puis le tester à la flamme : une détonation aiguë confirme sa présence.
Attention

On approche l'allumette de l'ouverture du tube, jamais à l'intérieur, et on retire aussitôt la main : la petite explosion, bien que sans danger si l'on respecte cette distance, est soudaine et bruyante. On ne fait jamais ce test près du flacon d'acide ouvert.

Cette combustion très rapide correspond elle-même à une réaction chimique, entre le dihydrogène recueilli et le dioxygène de l'air : elle produit de la vapeur d'eau (c'est d'ailleurs cette réaction, en sens inverse, qui a donné son nom à l'hydrogène — voir l'encadré de la section précédente).

4Équation-bilan

Décrire une réaction avec des mots est utile, mais un chimiste préfère un langage plus court et plus précis : l'équation-bilan. Elle indique, avec des formules chimiques, quels réactifs disparaissent et quels produits apparaissent.

4.1  Écrire l'équation de la réaction

Définition

Une équation-bilan s'écrit sous la forme :

reˊactifs⟶produits\text{réactifs} \longrightarrow \text{produits}

Elle doit être équilibrée : le nombre d'atomes de chaque élément chimique doit être le même avant et après la flèche, car les atomes ne disparaissent jamais au cours d'une réaction chimique — ils se réorganisent seulement.

Pour la réaction du fer avec l'acide chlorhydrique, on obtient du chlorure de fer II (FeCl2\text{FeCl}_2, responsable de la teinte vert pâle) et du dihydrogène.

Méthode — équilibrer une équation-bilan

On écrit d'abord l'équation avec les bonnes formules, sans coefficient. Puis on compte les atomes de chaque élément de part et d'autre de la flèche, et on ajoute des coefficients entiers devant les formules jusqu'à ce que les nombres correspondent exactement. On ne modifie jamais une formule chimique elle-même.

Exemple — équilibrer Fe + HCl
  1. Fe+HCl⟶FeCl2+H2\text{Fe} + \text{HCl} \longrightarrow \text{FeCl}_2 + \text{H}_2équation non équilibrée : 1 seul Cl et 1 seul H à gauche, 2 à droite
  2. Fe+2 HCl⟶FeCl2+H2\text{Fe} + 2\,\text{HCl} \longrightarrow \text{FeCl}_2 + \text{H}_2on double HCl pour avoir 2 Cl et 2 H de chaque côté
  3. vérification : 1 Fe, 2 Cl, 2 H à gauche — 1 Fe, 2 Cl, 2 H à droite

L'équation Fe+2 HCl⟶FeCl2+H2\text{Fe} + 2\,\text{HCl} \longrightarrow \text{FeCl}_2 + \text{H}_2 est bien équilibrée.

Exemple — équilibrer Zn + HCl

Le zinc réagit de façon très semblable au fer, en formant du chlorure de zinc ZnCl2\text{ZnCl}_2 :

Zn+2 HCl⟶ZnCl2+H2\text{Zn} + 2\,\text{HCl} \longrightarrow \text{ZnCl}_2 + \text{H}_2

On retrouve bien 11 atome de zinc, 22 atomes de chlore et 22 atomes d'hydrogène de chaque côté de la flèche.

Attention

Le piège le plus fréquent : écrire Fe+HCl2\text{Fe} + \text{HCl}_2 au lieu de Fe+2 HCl\text{Fe} + 2\,\text{HCl}. Le coefficient 22 se place devant la formule, jamais en indice à l'intérieur : changer un indice change la nature même de la substance !

4.2  Mettre en évidence les ions fer II produits

L'équation prévoit la formation de FeCl2\text{FeCl}_2, c'est-à-dire d'ions fer II (Fe2+\text{Fe}^{2+}) et d'ions chlorure (Cl−\text{Cl}^{-}) dissous dans l'eau. On peut vérifier expérimentalement la présence des ions Fe2+\text{Fe}^{2+} grâce à un test caractéristique : l'ajout de soude.

Propriété

Lorsqu'on ajoute quelques gouttes de solution de soude (hydroxyde de sodium, Na++HO−\text{Na}^{+} + \text{HO}^{-}) à une solution contenant des ions fer II, il se forme un précipité vert : c'est le test caractéristique des ions Fe2+\text{Fe}^{2+}.

Test de reconnaissance des ions fer II (Fe²⁺) à la soude solution avec Fe²⁺ (vert pâle) + soude (NaOH) précipité vert Fe(OH)₂ : test positif
Figure 3 — La solution obtenue après réaction, additionnée de soude, forme un précipité vert : la preuve que des ions fer II s'y trouvent bien.
Chimie & Co — le décapage, un métier millénaire

Faire réagir un acide sur un métal pour le nettoyer n'a rien de nouveau : dès l'Antiquité, les forgerons utilisaient des solutions acides (vinaigre concentré, urine fermentée…) pour ôter la couche d'oxyde qui recouvre le métal avant de le souder ou de le peindre. Aujourd'hui, le décapage à l'acide chlorhydrique dilué est encore utilisé dans l'industrie pour préparer des pièces d'acier avant galvanisation ou peinture, et la gravure à l'acide permet de creuser des motifs précis dans une plaque de métal, une technique déjà maîtrisée par les orfèvres européens du XVe siècle.

5Corrosion des métaux

Un clou de fer laissé dehors n'a pourtant pas trempé dans un bain d'acide chlorhydrique ! Et pourtant, lui aussi finit par se couvrir de rouille. C'est que l'air humide contient de quoi attaquer lentement les métaux, sans même la présence d'un acide fort : c'est la corrosion.

5.1  Qu'est-ce que la rouille ?

Définition

La corrosion est la dégradation progressive d'un métal au contact de son environnement (air, eau, sol). Pour le fer, ce phénomène produit la rouille, un solide orangé et friable, formé d'oxyde de fer hydraté.

Exemple — l'expérience des trois clous

On place trois clous de fer identiques dans trois tubes : le premier dans de l'eau bouillie (sans air dissous) puis bouché ; le deuxième dans de l'air sec (avec un dessicant) ; le troisième simplement dans de l'eau au contact de l'air. Après une semaine :

  • clou 1 (eau sans air) : pas de rouille ;
  • clou 2 (air sans eau) : pas de rouille ;
  • clou 3 (eau et air) : rouille abondante.
Propriété

La rouille du fer nécessite la présence simultanée de deux ingrédients : l'eau (ou l'humidité de l'air) et le dioxygène de l'air. En l'absence de l'un des deux, le fer ne rouille pas.

5.2  Les pluies acides accélèrent la corrosion

Dans les grandes villes et près des zones industrielles, l'air contient parfois des polluants (dioxyde de soufre, oxydes d'azote) qui se dissolvent dans les gouttes de pluie et forment de véritables acides dilués. On parle de pluies acides : leur pH peut descendre jusqu'à 44, parfois moins.

Ces pluies attaquent directement les métaux exposés — toitures en tôle, gouttières, portails — de la même façon que l'acide chlorhydrique attaque le fer et le zinc en classe : la réaction produit un sel métallique et du dihydrogène, et le métal s'amincit peu à peu jusqu'à se percer.

Attention

Une toiture en zinc ou en tôle non protégée, exposée à des pluies acides répétées, peut se corroder en quelques années seulement — un coût de réparation important pour les habitants. C'est pourquoi la protection des métaux, étudiée dans la section suivante, est essentielle dès la construction.

Chimie & Co — un mot inventé en 1852

L'expression « pluie acide » (acid rain) est utilisée pour la première fois en 1852 par le chimiste anglais Robert Angus Smith, qui étudie l'air pollué de Manchester en pleine révolution industrielle. Il montre que la fumée des usines, riche en dioxyde de soufre, rend la pluie nettement plus acide que la normale et abîme bâtiments et végétation. Aujourd'hui encore, les pluies acides continuent d'endommager les toitures métalliques et les monuments en calcaire dans de nombreuses régions du monde, y compris certaines zones industrielles d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale.

6Protection

Puisque la corrosion demande de l'eau, du dioxygène — parfois rendus plus agressifs par l'acidité — il suffit d'empêcher le métal d'être en contact direct avec eux pour le protéger. Plusieurs techniques, simples ou plus élaborées, permettent d'y parvenir.

6.1  Les méthodes de protection

Méthode — protéger un métal de la corrosion
  • Peinture ou vernis : crée une barrière étanche entre le métal et l'air humide. Simple et peu coûteux, mais à renouveler dès que la couche est rayée.
  • Huile ou graisse : utilisée sur les outils et pièces mécaniques, empêche l'eau d'atteindre le métal.
  • Galvanisation : on recouvre le fer ou l'acier d'une fine couche de zinc. Le zinc, moins noble, se corrode à la place du fer : c'est une anode sacrificielle.
  • Acier inoxydable : un alliage de fer contenant du chrome, qui forme spontanément une fine couche protectrice invisible et très résistante.
Trois clous en acier après plusieurs semaines à l'air humide fer nu rouille abondante acier galvanisé couche de zinc intacte acier peint peinture intacte
Figure 4 — Trois clous exposés au même air humide : seul le fer nu rouille ; la galvanisation (zinc) et la peinture protègent efficacement le métal.
Exemple — pourquoi le zinc protège le fer

Sur une tôle galvanisée, si la couche de zinc est rayée et que le fer est mis à nu, c'est encore le zinc environnant qui continue à se corroder en priorité, protégeant le fer exposé pendant un certain temps. On dit que le zinc joue le rôle d'anode sacrificielle : il « se sacrifie » chimiquement à la place du métal qu'il protège.

Chimie & Co — la Tour Eiffel, un entretien sans fin

Construite en 1889 par l'ingénieur Gustave Eiffel, la tour parisienne est en fer puddlé, un métal qui rouille facilement. Depuis son inauguration, elle a déjà reçu une vingtaine de campagnes de peinture, à raison d'environ 60 tonnes de peinture appliquées tous les sept ans par une équipe de peintres spécialisés. Sans cet entretien constant contre la corrosion, la structure métallique se dégraderait en quelques décennies seulement.

Fiche mémo

  • Solution acide : pH <7< 7. L'acide chlorhydrique dilué HCl\text{HCl} attaque le fer et le zinc.
  • Réaction : métal + acide → sel métallique + dihydrogène (effervescence).
  • Certains métaux ne réagissent pas avec HCl dilué : cuivre, argent, or (métaux « nobles »).
  • Le dihydrogène H2\text{H}_2 est incolore, inodore, très léger et inflammable.
  • Test du dihydrogène : une allumette enflammée approchée du tube produit une détonation aiguë (« aboiement »).
  • Équations à connaître : Fe+2 HCl⟶FeCl2+H2\text{Fe} + 2\,\text{HCl} \longrightarrow \text{FeCl}_2 + \text{H}_2 ; Zn+2 HCl⟶ZnCl2+H2\text{Zn} + 2\,\text{HCl} \longrightarrow \text{ZnCl}_2 + \text{H}_2.
  • Une équation-bilan est toujours équilibrée : même nombre d'atomes de chaque élément avant et après la flèche.
  • Test des ions Fe²⁺ : ajout de soude → précipité vert.
  • Corrosion du fer (rouille) : nécessite eau et dioxygène ensemble.
  • Les pluies acides (pollution) accélèrent fortement la corrosion des toitures métalliques.
  • Protection : peinture, huile, galvanisation (zinc, anode sacrificielle), acier inoxydable (chrome).
  • Sécurité : lunettes, gants, jamais d'acide dans les yeux, toujours acide dans l'eau pour diluer.

7Exercices corrigés

Niveau 1 — Application directe
1

Voici quatre pH mesurés : eau pure (77), vinaigre (33), jus de citron (22), eau savonneuse (99). Range ces solutions de la plus acide à la moins acide, et précise lesquelles sont réellement acides.

Voir le corrigé détaillé

Plus le pH est petit, plus la solution est acide. Du plus acide au moins acide : jus de citron (22), vinaigre (33), eau pure (77), eau savonneuse (99). Seules les solutions de pH <7< 7 sont acides : le jus de citron et le vinaigre. L'eau pure est neutre, l'eau savonneuse est basique.

2

Complète et équilibre l'équation-bilan de la réaction entre le fer et l'acide chlorhydrique : Fe+… HCl⟶FeCl2+… H2\text{Fe} + \ldots\,\text{HCl} \longrightarrow \text{FeCl}_2 + \ldots\,\text{H}_2.

Voir le corrigé détaillé
  1. on compte : à droite, 22 atomes de Cl et 22 atomes de H
  2. doncil faut 2 HCl2\,\text{HCl} à gauche pour fournir ces 22 Cl et ces 22 H
  3. ⇒Fe+2 HCl⟶FeCl2+H2\text{Fe} + 2\,\text{HCl} \longrightarrow \text{FeCl}_2 + \text{H}_2
3

Même exercice avec le zinc : complète et équilibre Zn+… HCl⟶ZnCl2+… H2\text{Zn} + \ldots\,\text{HCl} \longrightarrow \text{ZnCl}_2 + \ldots\,\text{H}_2.

Voir le corrigé détaillé

Le raisonnement est identique à celui du fer : ZnCl2\text{ZnCl}_2 contient 22 atomes de chlore, il faut donc 2 HCl2\,\text{HCl}.

Zn+2 HCl⟶ZnCl2+H2\text{Zn} + 2\,\text{HCl} \longrightarrow \text{ZnCl}_2 + \text{H}_2

Vérification : 11 Zn, 22 Cl, 22 H de chaque côté. L'équation est équilibrée.

4

Décris, en trois phrases, le protocole du test caractéristique du dihydrogène et le résultat attendu si le gaz recueilli en est bien.

Voir le corrigé détaillé

On recueille le gaz dans un tube à essai retourné. On approche une allumette enflammée de l'ouverture du tube, sans l'introduire à l'intérieur. Si le gaz est du dihydrogène, on entend une détonation aiguë (« aboiement ») : c'est le résultat positif du test.

5

D'après le tableau de la section 1, réponds par vrai ou faux : a) le zinc est attaqué par HCl dilué ; b) le cuivre est attaqué par HCl dilué ; c) l'or est un métal peu réactif ; d) l'aluminium n'est pas attaqué par HCl dilué.

Voir le corrigé détaillé

a) Vrai (attaque même vive). b) Faux, le cuivre n'est pas attaqué. c) Vrai, l'or est un métal noble. d) Faux, l'aluminium est attaqué par HCl dilué.

Niveau 2 — Approfondissement
6

L'aluminium réagit lui aussi avec l'acide chlorhydrique dilué, en formant du chlorure d'aluminium AlCl3\text{AlCl}_3 et du dihydrogène. Écris et équilibre cette équation-bilan.

Voir le corrigé détaillé
  1. Al+HCl⟶AlCl3+H2\text{Al} + \text{HCl} \longrightarrow \text{AlCl}_3 + \text{H}_2équation de départ, non équilibrée
  2. AlCl3\text{AlCl}_3 contient 33 atomes de Cl : il faut 6 HCl6\,\text{HCl} pour 2 AlCl32\,\text{AlCl}_3
  3. ⇒2 Al+6 HCl⟶2 AlCl3+3 H22\,\text{Al} + 6\,\text{HCl} \longrightarrow 2\,\text{AlCl}_3 + 3\,\text{H}_266 HCl apportent 66 H, donc 3 H23\,\text{H}_2
  4. vérification : 22 Al, 66 Cl, 66 H à gauche — 22 Al, 66 Cl, 66 H à droite
7

On fait réagir 2,82{,}8 g de fer avec un excès d'acide chlorhydrique dilué (M(Fe)=56 g/molM(\text{Fe}) = 56\ \text{g/mol}). Calcule la quantité de matière de dihydrogène formée.

Voir le corrigé détaillé
  1. n(Fe)=m(Fe)M(Fe)n(\text{Fe}) = \dfrac{m(\text{Fe})}{M(\text{Fe})}
  2. ==2,856\dfrac{2{,}8}{56}
  3. ==0,050{,}05 mol
  4. d'après Fe+2 HCl⟶FeCl2+H2\text{Fe} + 2\,\text{HCl} \longrightarrow \text{FeCl}_2 + \text{H}_2, 11 mol de Fe donne 11 mol de H₂coefficients égaux à 1 devant Fe et H₂
  5. ⇒n(H2)=n(Fe)=0,05n(\text{H}_2) = n(\text{Fe}) = 0{,}05 mol
8

Classe le fer, le zinc, l'aluminium et le cuivre du métal le plus réactif face à l'acide chlorhydrique au moins réactif, en t'appuyant sur les observations de ce chapitre. Explique pourquoi le cuivre se comporte différemment.

Voir le corrigé détaillé

D'après les expériences décrites, le zinc réagit plus vite que le fer et l'aluminium ; le cuivre, lui, ne réagit pas du tout. Classement du plus réactif au moins réactif : zinc > fer ≈ aluminium > cuivre (le cuivre n'est en fait pas du tout attaqué). Le cuivre fait partie des métaux dits « nobles » ou peu réactifs, qui résistent à l'attaque des acides usuels dilués — c'est pourquoi on l'utilise pour les fils électriques et la plomberie, sans crainte de corrosion rapide.

9

On ajoute quelques gouttes de soude à un échantillon de solution issue d'une expérience acide-métal. Un précipité vert apparaît immédiatement. Quelle conclusion peux-tu en tirer sur la solution et sur le métal utilisé ?

Voir le corrigé détaillé

Le précipité vert est le résultat du test caractéristique des ions fer II (Fe2+\text{Fe}^{2+}) à la soude. On en conclut que la solution contient des ions Fe2+\text{Fe}^{2+}, donc que le métal utilisé au départ était bien du fer (et non du zinc, par exemple, qui donnerait un précipité différent).

Niveau 3 — Défi
10

On verse un excès d'acide chlorhydrique dilué sur 1,121{,}12 g de fer (M(Fe)=56 g/molM(\text{Fe}) = 56\ \text{g/mol}). On donne le volume molaire Vm=24 L/molV_m = 24\ \text{L/mol}.

  1. Écris l'équation-bilan équilibrée de la réaction.
  2. Calcule la quantité de matière de fer introduite.
  3. En déduire la quantité de matière de dihydrogène formée.
  4. Calcule le volume de dihydrogène formé.
  5. Propose un protocole simple pour vérifier expérimentalement la nature de ce gaz.
Voir le corrigé détaillé

1. Fe+2 HCl⟶FeCl2+H2\text{Fe} + 2\,\text{HCl} \longrightarrow \text{FeCl}_2 + \text{H}_2

2. Quantité de fer :

  1. n(Fe)=m(Fe)M(Fe)=1,1256n(\text{Fe}) = \dfrac{m(\text{Fe})}{M(\text{Fe})} = \dfrac{1{,}12}{56}
  2. ==0,020{,}02 mol

3. D'après les coefficients 11 et 11 de l'équation, n(H2)=n(Fe)n(\text{H}_2) = n(\text{Fe}) :

  1. n(H2)=0,02n(\text{H}_2) = 0{,}02 mol

4. Volume de dihydrogène :

  1. V(H2)=n(H2)×VmV(\text{H}_2) = n(\text{H}_2) \times V_m
  2. ==0,02×240{,}02 \times 24
  3. ==0,480{,}48 L, soit 480480 mL

5. On recueille le gaz dans un tube à essai retourné, puis on approche une allumette enflammée de son ouverture : une détonation aiguë confirmerait qu'il s'agit bien de dihydrogène.

11

On mène deux expériences avec la même masse de métal et le même volume d'acide chlorhydrique : l'une avec du zinc, l'autre avec du fer. Le graphique ci-dessous représente le volume de dihydrogène recueilli en fonction du temps pour chacune.

Volume de dihydrogène recueilli en fonction du temps 0 5 10 15 20 temps (min) 0 20 40 60 V (mL) zinc (plus rapide) fer (plus lent)
Figure 5 — Volume de dihydrogène recueilli au cours du temps pour le zinc et pour le fer, avec les mêmes quantités de métal et d'acide au départ.
  1. Quelle courbe correspond au zinc ? Justifie à partir de ce que tu sais de la réactivité de ce métal.
  2. Détermine graphiquement le volume de gaz obtenu au bout de 66 minutes pour chaque métal (points marqués sur le graphique).
  3. Comment évolue la vitesse de la réaction au cours du temps ? Propose une explication.
Voir le corrigé détaillé

1. La courbe supérieure (la plus « haute » à un instant donné) correspond au zinc : on sait que le zinc réagit plus vite que le fer, il produit donc plus de gaz en moins de temps.

2. Au bout de 66 minutes (points marqués sur le graphique) : environ 5252 mL pour le zinc, environ 3838 mL pour le fer.

3. Les deux courbes montent d'abord rapidement, puis de plus en plus lentement, jusqu'à devenir presque horizontales (palier proche de 6060 mL) : la vitesse de la réaction diminue au cours du temps. C'est parce que l'acide chlorhydrique est peu à peu consommé par la réaction : sa concentration diminue, la réaction ralentit, jusqu'à s'arrêter lorsque tout l'acide (ou tout le métal) a été consommé.

12

Un élève rédige ce compte-rendu : « Pour mon expérience, j'ai versé de l'eau dans un bécher d'acide chlorhydrique concentré, sans gants ni lunettes. J'ai ensuite plongé un clou de cuivre dans la solution, et j'ai attendu un dégagement de gaz que j'ai testé en approchant une allumette juste à l'intérieur du tube. »

  1. Relève trois erreurs (de sécurité ou scientifiques) dans ce compte-rendu.
  2. Pour chacune, explique le risque ou l'erreur, et propose la bonne pratique.
  3. Quel résultat l'élève aurait-il réellement dû observer avec un clou de cuivre ? Pourquoi ?
Voir le corrigé détaillé

1. et 2. Trois erreurs principales :

  • Verser l'eau dans l'acide au lieu de l'acide dans l'eau : risque de projections brûlantes. Bonne pratique : toujours verser l'acide dans l'eau, lentement.
  • Absence de gants et de lunettes : risque de brûlure chimique de la peau ou des yeux. Bonne pratique : porter systématiquement des équipements de protection (voir les pictogrammes du chapitre).
  • Allumette approchée à l'intérieur du tube au lieu de son ouverture : risque de brûlure au moment de la détonation. Bonne pratique : approcher la flamme uniquement de l'ouverture, puis retirer la main.

3. Le cuivre n'étant pas attaqué par l'acide chlorhydrique dilué, l'élève n'aurait dû observer ni bulle, ni dégagement de gaz : le clou de cuivre reste intact et la solution ne change pas de couleur.

Niveau 4 — Problèmes de vie courante
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Décapage à Bamako. Un artisan métallier de Bamako doit décaper une grille en fer avant de la repeindre. Il utilise de l'acide chlorhydrique dilué vendu en bidons de 55 L à 4 5004\,500 F CFA le bidon, et il lui en faut 33 bidons pour l'ensemble du chantier.

  1. Calcule le volume total d'acide utilisé.
  2. Calcule le coût total de l'acide pour ce chantier.
  3. Écris l'équation-bilan de la réaction entre le fer de la grille et l'acide chlorhydrique.
Voir le corrigé détaillé

1. V=3×5=15V = 3 \times 5 = 15 L d'acide.

2. Coût : 3×4 500=13 5003 \times 4\,500 = 13\,500 F CFA.

3. Fe+2 HCl⟶FeCl2+H2\text{Fe} + 2\,\text{HCl} \longrightarrow \text{FeCl}_2 + \text{H}_2

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Toiture à Douala. Une toiture en tôle de fer non protégée, installée à Douala où le climat est humide et les pluies parfois acides, se perce et doit être remplacée tous les 44 ans, pour 180 000180\,000 F CFA à chaque fois. Une toiture galvanisée (recouverte de zinc), plus chère à l'achat (260 000260\,000 F CFA), dure 1616 ans sans avoir besoin d'être changée.

  1. Calcule le coût total sur 1616 ans avec la tôle non protégée, changée tous les 44 ans.
  2. Compare avec le coût de la tôle galvanisée sur la même durée.
  3. Quelle solution est la plus économique ? Explique en une phrase pourquoi le zinc protège le fer.
Voir le corrigé détaillé

1. Sur 1616 ans, il faut acheter la tôle non protégée 44 fois (à 00, 44, 88 et 1212 ans) :

  1. coût =4×180 000= 4 \times 180\,000
  2. ==720 000720\,000 F CFA

2. La tôle galvanisée n'est achetée qu'une seule fois : coût =260 000= 260\,000 F CFA.

3. La tôle galvanisée est bien plus économique : elle fait économiser 720 000−260 000=460 000720\,000 - 260\,000 = 460\,000 F CFA sur 1616 ans. Le zinc protège le fer car il joue le rôle d'anode sacrificielle : c'est lui qui se corrode en priorité, à la place du fer.

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Démonstration à Ndjamena. Pour illustrer ce chapitre devant sa classe à Ndjamena, un professeur veut produire exactement 240240 mL de dihydrogène (Vm=24 L/molV_m = 24\ \text{L/mol}) en faisant réagir du fer avec un excès d'acide chlorhydrique. Le fer est vendu 1 2501\,250 F CFA le kilogramme (M(Fe)=56 g/molM(\text{Fe}) = 56\ \text{g/mol}).

  1. Calcule la quantité de matière de dihydrogène à obtenir.
  2. En déduire la quantité de matière de fer nécessaire.
  3. Calcule la masse de fer correspondante, puis son coût.
Voir le corrigé détaillé
  1. n(H2)=V(H2)Vm=0,24024n(\text{H}_2) = \dfrac{V(\text{H}_2)}{V_m} = \dfrac{0{,}240}{24}
  2. ==0,010{,}01 mol
  3. d'après l'équation, n(Fe)=n(H2)n(\text{Fe}) = n(\text{H}_2)
  4. ⇒n(Fe)=0,01n(\text{Fe}) = 0{,}01 mol
  5. m(Fe)=n(Fe)×M(Fe)=0,01×56m(\text{Fe}) = n(\text{Fe}) \times M(\text{Fe}) = 0{,}01 \times 56
  6. ==0,560{,}56 g, soit 0,000560{,}00056 kg
  7. coût =0,00056×1 250= 0{,}00056 \times 1\,250
  8. ≈\approx0,70{,}7 F CFA, arrondi à 11 F CFA

Il ne faut donc que 0,560{,}56 g de fer pour cette démonstration — un coût quasiment nul. Cela illustre bien qu'une réaction chimique en classe ne consomme que de très petites quantités de matière, même si l'on achète en réalité un morceau de fer bien plus grand par commodité.

📝 QCM de fin de leçon — 20 questions

Coche une réponse par question, puis clique sur « Vérifier mes réponses » : tu obtiens ta note sur 20 avec la correction détaillée de chaque question.

Une solution est dite acide lorsque son pH est :

Explication : Une solution acide a un pH strictement inférieur à 77. Le vinaigre (pH ≈3\approx 3) et le jus de citron (pH ≈2\approx 2) sont des exemples d'acides usuels.

Un clou de fer plongé dans l'acide chlorhydrique se recouvre de petites bulles à sa surface. Ce phénomène s'appelle :

Explication : Le dégagement de bulles à la surface du métal, dû à la formation d'un gaz, s'appelle l'effervescence : c'est le signe qu'une réaction chimique a lieu.

Parmi ces métaux, lequel n'est PAS attaqué par l'acide chlorhydrique dilué ?

Explication : Le cuivre (comme l'argent ou l'or) est un métal peu réactif, dit « noble » : il n'est pas attaqué par l'acide chlorhydrique dilué, contrairement au fer, au zinc et à l'aluminium.

Dans l'expérience du chapitre, on compare un morceau de fer et un morceau de zinc plongés dans le même acide. Que remarque-t-on ?

Explication : L'effervescence est plus vive avec le zinc : il réagit deux à trois fois plus vite que le fer, dans les mêmes conditions.

Pour diluer un acide concentré sans danger, il faut toujours :

Explication : La dissolution dégage de la chaleur. Verser de l'eau dans l'acide peut provoquer des projections brûlantes : on verse donc toujours l'acide dans l'eau, lentement.

Le gaz produit lors de la réaction entre un métal et un acide s'appelle :

Explication : Le gaz formé, de formule H2\text{H}_2, s'appelle le dihydrogène. Il est responsable des bulles observées.

Parmi ces propriétés, laquelle NE correspond PAS au dihydrogène ?

Explication : Le dihydrogène est au contraire beaucoup plus léger que l'air : c'est le gaz le plus léger qui existe. Attention à ne pas confondre « plus léger » et « plus lourd ».

Pour tester la présence de dihydrogène, on approche une allumette enflammée de l'ouverture du tube. Le test est positif si l'on observe :

Explication : Un petit « pan ! » aigu, appelé aussi « aboiement », confirme la présence de dihydrogène : ce gaz brûle très rapidement au contact d'une flamme.

Dans la réaction entre le fer et l'acide chlorhydrique, le fer et l'acide sont appelés :

Explication : Les espèces présentes au départ (ici le fer et l'acide) sont les réactifs ; les espèces formées (le gaz et la nouvelle solution colorée) sont les produits.

Quel coefficient faut-il placer devant HCl\text{HCl} pour équilibrer l'équation Fe+… HCl⟶FeCl2+H2\text{Fe} + \ldots\,\text{HCl} \longrightarrow \text{FeCl}_2 + \text{H}_2 ?

Explication : FeCl2\text{FeCl}_2 contient 22 atomes de chlore, il faut donc 2 HCl2\,\text{HCl} à gauche pour fournir ces 22 atomes de chlore (et les 22 atomes d'hydrogène de H2\text{H}_2).

L'équation-bilan équilibrée de la réaction entre le zinc et l'acide chlorhydrique est :

Explication : On vérifie les atomes de chaque côté :
11 Zn, 22 Cl, 22 H à gauche
11 Zn, 22 Cl, 22 H à droite.
L'équation est bien équilibrée.

Pour équilibrer une équation-bilan, la bonne méthode consiste à :

Explication : On ajoute des coefficients entiers devant les formules, sans jamais changer un indice à l'intérieur d'une formule : changer un indice change la substance elle-même. HCl2\text{HCl}_2 n'existe pas, c'est 2 HCl2\,\text{HCl} qu'il fallait écrire.

On ajoute quelques gouttes de soude à une solution contenant des ions fer II (Fe2+\text{Fe}^{2+}). On observe la formation :

Explication : L'ajout de soude à une solution contenant des ions Fe2+\text{Fe}^{2+} fait apparaître un précipité vert : c'est le test caractéristique de ces ions.

Pour qu'un clou de fer se couvre de rouille, il faut la présence simultanée de :

Explication : L'expérience des trois clous le montre : sans eau, ou sans dioxygène, le fer ne rouille pas. Il faut les deux ingrédients réunis.

Les pluies acides, chargées en polluants, ont pour effet sur les toitures métalliques de :

Explication : Les pluies acides attaquent les métaux exposés comme le ferait l'acide chlorhydrique en classe : elles accélèrent nettement la corrosion des toitures.

La galvanisation consiste à recouvrir le fer d'une fine couche de :

Explication : La galvanisation recouvre le fer d'une couche de zinc. Le zinc, moins noble que le fer, se corrode à sa place.

Dans la galvanisation, on dit que le zinc joue le rôle d'« anode sacrificielle » car :

Explication : Même si la couche de zinc est rayée, c'est le zinc environnant qui continue à se corroder en priorité : il « se sacrifie » pour protéger le fer.

L'acier inoxydable résiste bien à la corrosion grâce à la présence de :

Explication : L'acier inoxydable est un alliage de fer contenant du chrome, qui forme spontanément une fine couche protectrice invisible et très résistante.

Un artisan achète 33 bidons d'acide chlorhydrique dilué à 4 5004\,500 F CFA le bidon pour décaper une grille en fer. Quel est le coût total de l'acide ?

Explication : Il faut multiplier le prix d'un bidon par le nombre de bidons :
3×4 5003 \times 4\,500
=13 500= 13\,500 F CFA.

Une toiture en tôle de fer non protégée coûte 180 000180\,000 F CFA et doit être remplacée tous les 44 ans. Une toiture galvanisée coûte 260 000260\,000 F CFA à l'achat mais dure 1616 ans sans entretien. Sur 1616 ans, quelle solution est la plus économique ?

Explication : Sur 1616 ans, il faut acheter la tôle non protégée 44 fois :
4×180 000=720 0004 \times 180\,000 = 720\,000 F CFA.
La tôle galvanisée n'est achetée qu'une seule fois : 260 000260\,000 F CFA.
La galvanisation, grâce au zinc, est donc bien plus économique.
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