Pendant un orage, l'éclair choisit toujours le chemin le plus conducteur pour rejoindre le sol — souvent un arbre humide ou une flaque d'eau. Dans le fleuve Sénégal ou le lac Tchad, certains poissons comme le silure électrique assomment leurs proies grâce à des décharges qui se propagent dans l'eau environnante. Et si tu touches un appareil électrique avec les mains mouillées, tu risques une électrisation, parce que ta peau humide devient soudain bien meilleure conductrice. Dans les trois cas, le point commun est le même : c'est un liquide qui conduit le courant.
Depuis la 5ème, tu sais que les métaux conduisent l'électricité grâce à leurs électrons libres, et que le verre, le plastique ou le bois sont isolants. Mais un liquide n'est ni un métal ni un plastique : alors, un liquide conduit-il l'électricité ? La réponse va te surprendre : cela dépend entièrement de ce qui est dissous dedans. L'eau pure ne conduit presque pas, l'eau sucrée non plus — mais l'eau salée ou le jus de citron conduisent très bien.
Dans ce chapitre, tu vas apprendre à tester la conductivité d'une solution, à expliquer ce résultat par le déplacement de particules chargées appelées ions, puis à comprendre l'électrolyse, cette transformation chimique provoquée par le courant électrique qui permet de fabriquer l'aluminium, de purifier le cuivre ou de dorer un bijou. Tu termineras en comprenant pourquoi l'association de l'eau et de l'électricité est aussi utile… qu'elle est dangereuse.
1Solutions conductrices et non conductrices
Un matériau est conducteur électrique s'il laisse passer le courant électrique. Il est isolant s'il ne le laisse pas passer.
1.1 Rappel : les solides
Chez les solides, tu connais déjà la règle. Les métaux (cuivre, fer, aluminium, graphite…) sont conducteurs : ils contiennent des électrons libres, capables de circuler d'un bout à l'autre du matériau dès qu'un générateur les met en mouvement. Le verre, le plastique, le bois sec ou le caoutchouc sont isolants : tous leurs électrons sont solidement attachés à leurs atomes, aucun ne peut se déplacer.
1.2 Tester la conductivité d'une solution
Pour savoir si un liquide conduit le courant, on utilise un testeur de conductivité : un circuit électrique simple, formé d'un générateur, d'une lampe et de deux électrodes (des tiges de graphite, qui ne réagissent pas avec la solution). On plonge les deux électrodes dans le liquide, sans qu'elles se touchent.
1. Rincer les électrodes à l'eau distillée entre deux essais, pour ne pas mélanger les solutions. 2. Plonger les deux électrodes dans la solution à tester, sans qu'elles se touchent ni touchent les parois du bécher. 3. Observer la lampe : si elle s'allume, la solution conduit le courant électrique ; si elle reste éteinte, la solution ne conduit pas.
En répétant ce test avec plusieurs liquides, on obtient des résultats très différents.
| Solution testée | Lampe | Conclusion |
|---|---|---|
| Eau distillée | éteinte | ne conduit pas (ou presque pas) |
| Eau du robinet | très faible | conduit un peu (minéraux dissous) |
| Eau salée (eau + NaCl) | brille fort | conduit bien |
| Eau sucrée (eau + sucre) | éteinte | ne conduit pas |
| Jus de citron | brille | conduit bien |
Ne confonds pas eau distillée (obtenue par évaporation puis condensation, débarrassée de tout ce qui y était dissous) et eau du robinet (qui contient toujours un peu de calcaire et de minéraux dissous). C'est pour cela que l'eau du robinet conduit légèrement le courant, alors que l'eau vraiment pure n'y arrive quasiment pas — un détail essentiel pour comprendre les dangers électriques que tu verras en fin de chapitre.
En 1800, le physicien italien Alessandro Volta empile des rondelles de zinc, de cuivre et de tissu imbibé d'eau salée pour construire la première pile électrique de l'histoire. Sa « pile voltaïque » prouve, pour la première fois, qu'un liquide contenant des substances dissoutes peut jouer un rôle actif dans un circuit électrique — la première preuve expérimentale de tout ce chapitre !
2Migration des ions
Le tableau précédent pose une énigme : pourquoi l'eau salée conduit-elle alors que l'eau sucrée, tout aussi transparente, ne conduit pas ? La réponse se trouve à l'échelle des particules dissoutes.
Un ion est un atome, ou un groupe d'atomes, qui a gagné ou perdu un ou plusieurs électrons et qui porte donc une charge électrique. Un cation est un ion chargé positivement (il a perdu des électrons) ; un anion est un ion chargé négativement (il a gagné des électrons).
Quand un solide ionique comme le chlorure de sodium (le sel de cuisine, ) se dissout dans l'eau, il se sépare en deux sortes d'ions libres de se déplacer : les cations sodium et les anions chlorure . On dit qu'il se dissocie. Le sucre, lui, est fait de molécules neutres (sans charge électrique) : en se dissolvant, il donne des molécules de sucre intactes, dispersées dans l'eau — aucun ion n'apparaît.
Une solution conduit le courant électrique si, et seulement si, elle contient des ions libres de se déplacer. Plus une solution contient d'ions (plus elle est concentrée), mieux elle conduit le courant.
Le raisonnement se fait en trois étapes. 1. Ce qui transporte le courant dans une solution, ce sont des particules chargées et mobiles : les ions. 2. Le sucre est un solide moléculaire : il est formé de molécules électriquement neutres. En se dissolvant, il libère ces mêmes molécules neutres, sans aucune charge électrique. 3. Une solution sans particule chargée mobile ne peut transporter aucun courant : l'eau sucrée reste donc isolante, malgré tout le sucre dissous dedans.
On prépare deux béchers avec le même testeur de conductivité : le premier contient de l'eau avec une pincée de sel, le second de l'eau avec trois pincées de sel.
- Bécher 1 (peu concentré) : la lampe brille faiblement — peu d'ions présents.
- Bécher 2 (très concentré) : la lampe brille fort — beaucoup plus d'ions et transportent le courant.
La luminosité de la lampe est donc un bon indicateur de la concentration en ions d'une solution.
En 1884, le chimiste suédois Svante Arrhenius, alors âgé de 25 ans, soutient une thèse audacieuse : en se dissolvant, un sel se sépare spontanément en particules chargées, les ions. Ses professeurs jugent l'idée presque absurde et ne lui accordent que la note minimale pour sa thèse. Vingt ans plus tard, en 1903, cette même théorie lui vaut le prix Nobel de chimie : elle explique exactement ce que tu viens d'apprendre dans cette section.
3Sens de déplacement
Tu sais maintenant que des ions se déplacent dans la solution. Mais dans quelle direction ? Pour le savoir, il faut relier les deux électrodes à un générateur qui impose un courant électrique — c'est exactement le montage qui permet de réaliser une électrolyse, que tu étudieras dans la section suivante.
L'électrode reliée à la borne négative (−) du générateur s'appelle la cathode. L'électrode reliée à la borne positive (+) du générateur s'appelle l'anode.
Les charges électriques de signes opposés s'attirent, et celles de même signe se repoussent. Il en va exactement de même pour les ions dans la solution :
- les cations (chargés +) sont attirés par la cathode (−) et se déplacent vers elle ;
- les anions (chargés −) sont attirés par l'anode (+) et se déplacent vers elle.
Retiens le petit moyen mnémotechnique : « CAThode attire les CATions ». L'autre électrode, l'anode, attire donc forcément les anions — les ions qui restent.
Une solution de chlorure de sodium contient des ions et . On y plonge deux électrodes reliées à un générateur.
- Les cations se déplacent vers la cathode (électrode reliée à la borne −).
- Les anions se déplacent vers l'anode (électrode reliée à la borne +).
C'est le physicien et chimiste anglais Michael Faraday qui, en 1834, invente les mots que tu viens d'apprendre. Ne trouvant pas de terme satisfaisant, il consulte son ami le savant William Whewell, qui lui propose de puiser dans le grec ancien : ion (« qui va »), cathode (« chemin descendant ») et anode (« chemin montant »). Près de deux siècles plus tard, ce sont toujours les mots de tous les manuels de chimie du monde.
Ne mélange pas les deux montages. Dans le testeur de conductivité (section 1), on cherche seulement si la lampe s'allume : le sens des électrodes importe peu. Dans une électrolyse (cette section et la suivante), le sens compte énormément : c'est lui qui détermine quel ion va où, et donc quelle transformation chimique aura lieu sur chaque électrode.
4Électrolyse simple
Une électrolyse est une transformation chimique provoquée par le passage d'un courant électrique imposé par un générateur, à travers une solution contenant des ions. Sans le courant électrique, la transformation ne se produirait pas : c'est le générateur qui « force » la réaction.
Ne confonds pas les deux sens de la conversion d'énergie. Dans une pile, une transformation chimique spontanée produit du courant électrique. Dans une électrolyse, c'est l'inverse : le courant électrique, imposé de l'extérieur, provoque une transformation chimique qui ne se produirait pas toute seule.
Quand les ions atteignent leur électrode, ils s'y transforment en nouvelles espèces chimiques : à la cathode, les cations reçoivent de quoi se transformer en atomes ou en molécules neutres ; à l'anode, les anions font de même. (Tu apprendras plus tard, avec la notion d'électron, à écrire précisément ces échanges.)
On réalise l'électrolyse d'une solution de chlorure de cuivre , qui contient des ions (cations, responsables de la couleur bleu-vert de la solution) et (anions).
- À la cathode : les cations se transforment en cuivre métallique, qui se dépose en une fine couche rougeâtre sur l'électrode.
- À l'anode : les anions se transforment en dichlore , un gaz jaune-vert à l'odeur piquante et reconnaissable, qui se dégage en petites bulles.
Un deuxième exemple classique est l'électrolyse de l'eau (légèrement acidifiée pour la rendre conductrice, car l'eau pure ne conduit presque pas). On obtient alors du dihydrogène à la cathode et du dioxygène à l'anode.
Lors de l'électrolyse de l'eau, le volume de dihydrogène recueilli à la cathode est deux fois plus grand que le volume de dioxygène recueilli à l'anode : les deux gaz sont produits dans un rapport de volumes de .
- volume de dioxygène recueilli :
- rapport des volumes
- ⇒
5Applications industrielles
L'électrolyse n'est pas qu'une expérience de laboratoire : c'est une technique industrielle utilisée partout dans le monde, y compris en Afrique de l'Ouest et centrale.
5.1 Produire l'aluminium
L'aluminium n'existe pas à l'état métallique dans la nature : il est extrait d'un minerai, la bauxite (dont la Guinée est l'un des tout premiers producteurs mondiaux), transformée en alumine. Cette alumine est ensuite fondue puis soumise à une électrolyse à très haute température : à la cathode, les cations aluminium se transforment en aluminium métallique liquide, qui est ensuite coulé en lingots. Ce procédé, mis au point en 1886 par le Français Paul Héroult et l'Américain Charles Hall (chacun de son côté, la même année, sans se connaître), a rendu l'aluminium, autrefois plus cher que l'argent, accessible à toute l'industrie moderne — carrosseries, canettes, charpentes.
5.2 Purifier et recouvrir les métaux
- Raffinage du cuivre : un bloc de cuivre impur sert d'anode ; par électrolyse, le cuivre se dissout puis se redépose, très pur, sur la cathode. C'est ainsi qu'on obtient le cuivre presque parfaitement pur nécessaire aux câbles électriques.
- Galvanoplastie : on recouvre un objet d'une fine couche d'un autre métal par électrolyse — un bijou en métal ordinaire « plaqué or », des pièces de vélo ou de voiture « chromées ». L'objet à recouvrir devient la cathode, et le métal de revêtement se dépose dessus, atome par atome.
5.3 Eau et électricité : un danger réel
Ce que tu as appris dans ce chapitre s'applique aussi… à ton propre corps. La sueur contient de l'eau et des sels minéraux dissous : elle contient donc des ions, tout comme l'eau salée du début du chapitre. Une peau humide devient donc bien meilleure conductrice qu'une peau sèche, et le corps humain, en présence d'eau, conduit beaucoup mieux le courant électrique — ce qui augmente fortement le risque d'électrisation grave en cas de contact avec un appareil sous tension.
- Ne jamais toucher un appareil électrique, un interrupteur ou une prise avec les mains mouillées.
- Ne jamais utiliser un appareil électrique branché près d'une baignoire, d'un évier ou en cas de sol inondé (pendant la saison des pluies notamment).
- Toujours couper le courant au disjoncteur avant toute intervention sur une installation électrique en contact avec de l'eau.
Conduction par les ions, migration selon le signe des électrodes, électrolyse : ces trois idées expliquent aussi bien un test de laboratoire qu'une usine d'aluminium ou un geste de prudence à la maison. C'est le moment de tout rassembler dans la fiche mémo.
Fiche mémo
- Conducteur : laisse passer le courant. Isolant : ne le laisse pas passer. Métaux conducteurs (électrons libres) ; verre, plastique, bois isolants.
- Une solution conduit le courant si et seulement si elle contient des ions libres de se déplacer.
- Eau distillée : quasi isolante. Eau salée, jus de citron : conductrices (ions dissous). Eau sucrée : isolante (molécules neutres, pas d'ions).
- Cation = ion chargé + (a perdu des électrons). Anion = ion chargé − (a gagné des électrons).
- Plus une solution est concentrée en ions, mieux elle conduit (lampe plus brillante).
- Cathode = électrode reliée à la borne − du générateur → attire les cations.
- Anode = électrode reliée à la borne + du générateur → attire les anions.
- Électrolyse : transformation chimique imposée par un courant électrique (à l'inverse d'une pile, qui produit le courant).
- Électrolyse de : dépôt de cuivre à la cathode, dégagement de dichlore à l'anode.
- Électrolyse de l'eau : à la cathode et à l'anode, dans un rapport de volumes .
- Applications industrielles : production d'aluminium (bauxite), raffinage du cuivre, galvanoplastie (dorure, chromage).
- Danger : la sueur contient des ions → le corps mouillé conduit bien mieux le courant. Jamais de mains mouillées sur un appareil électrique.
6Exercices corrigés
Classe ces matériaux en deux colonnes, « conducteur » et « isolant » : fil de cuivre, règle en plastique, mine de crayon (graphite), vitre en verre, cuillère en aluminium, gomme en caoutchouc.
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Conducteurs (ils contiennent des électrons libres) : fil de cuivre, mine de crayon (graphite), cuillère en aluminium.
Isolants : règle en plastique, vitre en verre, gomme en caoutchouc.
Pour chacune des solutions suivantes, dis si elle conduit le courant électrique et justifie par la présence ou l'absence d'ions : eau distillée ; eau salée ; eau sucrée ; jus de citron ; huile de cuisine.
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- Eau distillée : ne conduit quasiment pas (aucune substance dissoute, donc aucun ion).
- Eau salée : conduit bien (ions et dissous).
- Eau sucrée : ne conduit pas (le sucre se dissout en molécules neutres, pas en ions).
- Jus de citron : conduit (contient des ions dissous, notamment ).
- Huile de cuisine : ne conduit pas (pas d'eau, pas d'ions dissous).
Parmi les ions suivants, indique lesquels sont des cations et lesquels sont des anions : , , , , , .
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Cations (chargés positivement) : , , .
Anions (chargés négativement) : , , .
Un générateur a sa borne − reliée à l'électrode A et sa borne + reliée à l'électrode B, plongées dans une solution contenant des ions calcium et des ions bromure . 1) Nomme les électrodes A et B. 2) Vers quelle électrode se dirigent les ions ? Et les ions ?
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1) A, reliée à la borne −, est la cathode. B, reliée à la borne +, est l'anode.
2) Les ions sont des cations : ils migrent vers la cathode A. Les ions sont des anions : ils migrent vers l'anode B.
Vrai ou faux ? Corrige les affirmations fausses. a) L'eau pure conduit très bien le courant électrique. b) Le sucre dissous dans l'eau forme des ions. c) Un cation est un ion chargé négativement. d) Plus une solution est concentrée en ions, mieux elle conduit. e) La cathode est reliée à la borne + du générateur.
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- a) Faux : l'eau pure conduit très peu, car elle ne contient presque pas d'ions.
- b) Faux : le sucre forme des molécules neutres, pas des ions.
- c) Faux : un cation est chargé positivement.
- d) Vrai.
- e) Faux : la cathode est reliée à la borne −.
Pour chacune des solutions suivantes, prédis si elle conduira le courant électrique et justifie : solution de sel de cuisine ; solution de sucre en poudre ; alcool pur (sans eau) ; vinaigre (solution d'acide acétique dans l'eau, en partie dissocié en ions).
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- Sel de cuisine : conduit — dissociation complète en ions et .
- Sucre en poudre : ne conduit pas — se dissout en molécules neutres, aucun ion formé.
- Alcool pur : ne conduit pas — pas d'eau, pas d'ions libres.
- Vinaigre : conduit, mais faiblement — une partie seulement des molécules d'acide se dissocie en ions, la solution contient donc peu d'ions par rapport à l'eau salée.
Lors de l'électrolyse de l'eau acidifiée, on recueille les gaz produits dans deux tubes gradués, au-dessus de chaque électrode (Figure 6). 1) Quel gaz est produit à la cathode ? À l'anode ? 2) D'après les volumes recueillis, quel tube correspond à la cathode ?
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1) À la cathode se forme du dihydrogène , et à l'anode du dioxygène .
2) Le rapport des volumes est de en faveur du dihydrogène. Le tube B (12 mL) contient exactement le double du tube A (6 mL) : le tube B correspond donc à la cathode (dihydrogène), et le tube A à l'anode (dioxygène).
On reprend le test de conductivité avec deux solutions de sel : solution 1 à 5 g/L, solution 2 à 20 g/L (quatre fois plus concentrée). Décris et explique la différence observée sur la lampe.
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La solution 2 contient quatre fois plus d'ions et par litre que la solution 1. Or, plus une solution est concentrée en ions, mieux elle conduit le courant électrique. La lampe brillera donc beaucoup plus fort avec la solution 2 qu'avec la solution 1 : le courant électrique qui la traverse est plus intense.
On réalise l'électrolyse d'une solution de nitrate d'argent , qui contient des ions et . 1) Vers quelle électrode migrent les ions ? 2) Quel dépôt observe-t-on sur cette électrode ? 3) Nomme cette électrode.
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1) est un cation : il migre vers l'électrode reliée à la borne −.
2) On observe un dépôt d'argent métallique brillant sur cette électrode.
3) Cette électrode est la cathode.
Léa réalise le test de conductivité du jus de citron avec le montage de la Figure 1. La lampe brille nettement.
- Rappelle le rôle de chacun des éléments du montage (générateur, lampe, électrodes).
- Le jus de citron contient, entre autres, des ions et des ions citrate. Explique pourquoi la lampe s'allume.
- Léa dilue son jus de citron avec beaucoup d'eau. Prédis et justifie ce qui va se passer sur la lampe.
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1. Le générateur impose le courant électrique dans le circuit. La lampe permet de voir si le courant passe (elle s'allume) ou non. Les électrodes (en graphite, qui ne réagit pas) assurent le contact électrique entre le circuit et la solution.
2. Le jus de citron contient des ions et des ions citrate, libres de se déplacer dans la solution. Ce sont ces particules chargées mobiles qui transportent le courant électrique d'une électrode à l'autre : c'est pour cela que la lampe s'allume.
3. En diluant avec beaucoup d'eau, on garde les mêmes ions mais on les disperse dans un plus grand volume : la concentration en ions diminue. La solution conduit donc moins bien, et la lampe va briller moins fort, voire s'éteindre si la dilution est très importante.
Lors d'une électrolyse de chlorure de cuivre menée à courant constant, on mesure qu'après 10 minutes, une masse de 0,64 g de cuivre s'est déposée sur la cathode.
- Quelle est la nature du dépôt observé sur la cathode ?
- En supposant la masse déposée proportionnelle à la durée, calcule la masse de cuivre déposée après 25 minutes.
- Pendant combien de temps faudrait-il faire durer l'électrolyse pour obtenir 3,2 g de cuivre ?
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1. Il s'agit d'un dépôt de cuivre métallique (rougeâtre), formé à partir des ions qui atteignent la cathode.
2. La masse est proportionnelle à la durée : on calcule d'abord la masse déposée par minute.
3. On cherche la durée correspondant à g.
Lis cet extrait puis réponds : « En 1834, Michael Faraday établit que la quantité de matière déposée lors d'une électrolyse est directement liée à la quantité d'électricité ayant traversé la solution. Il propose aussi les mots cathode, anode et ion, empruntés au grec ancien. »
- Quel physicien a introduit ce vocabulaire encore utilisé aujourd'hui ? En quelle année ?
- D'après ce texte, si on double la durée d'une électrolyse à courant constant, que peux-tu prédire sur la masse de matière déposée ?
- Ce résultat est-il cohérent avec le calcul de l'exercice 11 ? Justifie.
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1. C'est Michael Faraday, en 1834.
2. À courant constant, doubler la durée revient à doubler la quantité d'électricité ayant traversé la solution. D'après le texte, la masse de matière déposée est directement liée à cette quantité d'électricité : elle double donc elle aussi.
3. Oui, c'est cohérent : à l'exercice 11, passer de 10 min à 20 min (durée doublée) ferait passer la masse de g à g (masse doublée), exactement comme le prévoit la loi énoncée par Faraday.
Saison des pluies à Dakar. L'installation électrique de la maison de Moussa a été endommagée par une infiltration d'eau pendant une forte pluie, provoquant un court-circuit. Le réparateur facture 2 500 F CFA par mètre de câble remplacé ; il faut remplacer 14 m de câble, plus 15 000 F CFA de main d'œuvre.
- Explique, avec les mots de ce chapitre, pourquoi l'eau infiltrée a pu provoquer un court-circuit.
- Calcule le coût total de la réparation.
- Cite une règle de sécurité pour éviter ce genre d'incident.
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1. L'eau qui s'est infiltrée n'est jamais parfaitement pure : elle contient des sels et minéraux dissous, donc des ions. Cette eau devient alors conductrice et permet au courant de circuler là où il ne devrait pas passer (entre deux fils qui ne devraient pas être en contact électrique) : c'est le court-circuit.
2.
- coût du câble
- F CFA
- coût total
- F CFA
3. Par exemple : couper le disjoncteur général dès qu'un sol ou un mur est inondé, et ne jamais toucher une installation électrique humide avant l'intervention d'un professionnel.
Usine près de Douala. Une usine produit de l'aluminium par électrolyse de l'alumine fondue. L'électricité est facturée 95 F CFA le kWh, et la production d'un lot d'aluminium consomme 3 200 kWh.
- Explique pourquoi cette usine a besoin d'une électrolyse pour obtenir de l'aluminium métallique.
- Calcule le coût énergétique de ce lot de production.
- Pourquoi une usine d'aluminium a-t-elle intérêt à limiter sa consommation électrique ?
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1. L'aluminium n'existe pas à l'état métallique dans la nature. L'électrolyse est la seule méthode qui permet de transformer les cations aluminium (présents dans l'alumine fondue) en aluminium métallique, en imposant un courant électrique.
2.
- coût
- F CFA
3. L'électrolyse consomme énormément d'énergie électrique ; limiter cette consommation réduit les coûts de production de l'usine et son impact sur l'environnement.
Un agriculteur à Bamako. Avant d'irriguer son champ de tomates, un agriculteur teste avec un testeur de conductivité l'eau de deux puits : avec l'eau du puits 1, la lampe brille très fort ; avec l'eau du puits 2, elle s'allume à peine.
- Quel puits contient le plus d'ions dissous ? Justifie.
- Une eau trop riche en sels dissous peut nuire aux plantes en asséchant leurs racines. Quel puits choisirais-tu pour l'irrigation ?
- Propose une expérience simple pour confirmer ton choix.
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1. Plus une solution contient d'ions, mieux elle conduit et plus la lampe brille fort. La lampe brillant très fort avec l'eau du puits 1, c'est cette eau qui contient le plus d'ions dissous (donc le plus de sels minéraux).
2. Le puits 2, dont l'eau est moins riche en sels dissous, convient mieux à l'irrigation : le risque d'assécher les racines des plants de tomates par excès de sel y est plus faible.
3. On peut, par exemple, refaire le test de conductivité en comparant précisément la luminosité des deux lampes côte à côte, ou mesurer l'intensité du courant avec un ampèremètre pour chaque puits.
Marché de Ndjamena. Fatimé hésite entre un bracelet en or massif à 85 000 F CFA et des bracelets « plaqués or » (obtenus par électrolyse : un fin dépôt d'or sur un métal moins cher) à 9 000 F CFA l'unité.
- Explique le principe de la galvanoplastie utilisée pour fabriquer un bijou plaqué or : quelle électrode reçoit le dépôt, et de quoi est fait ce dépôt ?
- Fatimé achète 3 bracelets plaqués or pour ses filles et 1 bracelet en or massif pour elle. Calcule la dépense totale.
- Pourquoi un bijou plaqué or finit-il, après plusieurs années d'usage, par perdre sa couleur dorée par endroits ?
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1. Dans une électrolyse de galvanoplastie, l'objet à recouvrir (le bracelet) est placé comme cathode (reliée à la borne −). Les cations or présents dans la solution, attirés par cette électrode, s'y transforment en or métallique et forment une fine couche dorée à sa surface.
2.
- bracelets plaqués
- F CFA
- dépense totale
- F CFA
3. Le dépôt d'or obtenu par électrolyse est une couche très fine (quelques micromètres), contrairement à l'or massif qui est doré dans toute son épaisseur. À force de frottements et d'usure, cette fine couche se perce par endroits et laisse apparaître le métal de base en dessous, moins doré.