Ferme la bouche, respire par le nez : tu sens l’air entrer, non ? Pourtant tu ne le vois pas, tu ne le sens presque pas, et il n’a ni goût ni couleur. Beaucoup d’élèves pensent que l’air, c’est « rien du tout », juste du vide. En réalité, l’air est une matière, exactement comme l’eau ou le sable : il a une masse, il occupe de la place, et il est fait de plusieurs gaz mélangés. C’est ce que tu vas découvrir dans ce chapitre.
Tu croises l’air à chaque instant : quand tu gonfles un ballon de baudruche, quand le vent soulève la poussière sur la route, quand tu gonfles ton pneu de vélo, ou quand une bougie d’anniversaire s’éteint sous une cloche en verre. Ce chapitre te donne les outils du chimiste pour comprendre tout cela.
Tu vas apprendre de quoi l’air est fait, comment prouver la présence du dioxygène et du dioxyde de carbone grâce à de vraies expériences, pourquoi l’air peut être comprimé dans un pneu ou une seringue, et enfin pourquoi il faut protéger la qualité de l’air que nous respirons, ici en Afrique comme ailleurs.
1Composition de l’air
Quand tu regardes le ciel, tu ne vois qu’une seule couleur : le bleu. On pourrait croire que l’air est une seule substance. En réalité, l’air est un mélange : plusieurs gaz différents sont mêlés ensemble, sans qu’on puisse les distinguer à l’œil nu.
1.1 L’air, un mélange invisible
Un mélange est une matière formée de plusieurs substances réunies, sans qu’elles aient réagi entre elles. L’air est le mélange gazeux qui compose l’atmosphère terrestre, celui que nous respirons.
On dit que l’air est un mélange homogène : où que tu prennes un échantillon d’air, à Dakar comme à Abéché, en haut d’un immeuble ou au bord d’un puits, ses gaz sont mélangés de façon uniforme. Impossible de voir, à l’œil, les différents gaz qui le composent : il faut des expériences de chimiste pour les séparer et les identifier.
L’air n’est pas du vide ! Un ballon de baudruche gonflé pèse un peu plus lourd qu’un ballon dégonflé : l’air a une masse, même si elle est très petite. Un litre d’air pèse environ g.
1.2 Les proportions de l’air
Grâce à des expériences précises (tu en verras une bientôt), les chimistes ont mesuré les proportions des gaz de l’air. Elles sont presque les mêmes partout sur Terre, et restent stables depuis des millions d’années.
- Diazote : environ 78 %
- Dioxygène : environ 21 %
- Autres gaz : environ 1 % (argon, dioxyde de carbone, et une quantité variable de vapeur d’eau)
Un ballon de baudruche contient L d’air. Quel volume de diazote contient-il ?
- L
- 78 % de l’air est du diazote
- L
Le ballon contient donc environ L de diazote, et le reste ( L) est surtout du dioxygène.
La quantité de vapeur d’eau dans l’air varie beaucoup : elle est forte près d’un fleuve ou d’une lagune (comme à Abidjan), et très faible dans l’air sec et poussiéreux de l’harmattan (comme à Ndjamena en saison sèche). C’est elle qui forme la buée sur un verre d’eau bien froid, un jour humide.
Pendant longtemps, on a cru que l’air était une substance unique, impossible à diviser. C’est le savant français Antoine Lavoisier qui, en 1777, prouve le contraire. Il enferme du mercure liquide dans un vase clos, avec un volume d’air connu, et chauffe pendant plusieurs jours.
Peu à peu, le mercure se couvre d’une poudre rouge, et le volume d’air restant dans le vase diminue d’environ un cinquième. Lavoisier en déduit que l’air est un mélange d’au moins deux gaz : l’un se combine au mercure (il le nommera plus tard oxygène), l’autre ne réagit pas du tout. Cette expérience, restée célèbre, marque la naissance de la chimie moderne.
2Le dioxygène et le diazote
L’air est donc surtout fait de deux gaz. Ils portent des noms proches, mais ils ont des rôles très différents : l’un nous fait vivre, l’autre est presque un figurant.
2.1 Le diazote, le gaz discret
Le diazote, noté , est le gaz le plus abondant de l’air ( %). C’est un gaz incolore, inodore (sans odeur), qui n’entretient ni la respiration ni les combustions.
Le diazote est presque un « figurant » chimique : il occupe de la place dans l’air, mais il ne réagit presque avec rien. C’est justement pour cela qu’il est utile ! Les industries alimentaires l’utilisent pour remplir certains sachets de chips ou de biscuits, à la place de l’air normal : sans dioxygène pour les faire rancir, les aliments se conservent plus longtemps.
2.2 Le dioxygène, le gaz de la vie
Le dioxygène, noté , représente environ % de l’air. C’est le gaz indispensable à la respiration des êtres vivants et il est nécessaire à toute combustion.
Sans dioxygène : pas de respiration, pas de flamme, pas de combustion. Le dioxygène est consommé par ces deux phénomènes, et il est peu à peu remplacé par du dioxyde de carbone.
Quand tu inspires, tes poumons prélèvent une partie du dioxygène de l’air. Quand tu expires, l’air que tu rejettes contient moins de dioxygène et plus de dioxyde de carbone que l’air que tu as inspiré. C’est pour cela qu’une pièce fermée, pleine de monde, sans aération, devient vite étouffante.
Un feu de bois, la flamme d’une bougie, le moteur d’une voiture : toutes ces combustions consomment du dioxygène. C’est pourquoi un feu s’éteint si on l’enferme hermétiquement : il finit par manquer d’air neuf, donc de dioxygène.
Ne confonds jamais « air » et « dioxygène » ! Tu ne respires pas de l’oxygène pur : tu respires de l’air, un mélange où le dioxygène n’est qu’un gaz parmi d’autres. Respirer du dioxygène pur trop longtemps est même dangereux : à l’hôpital, il n’est utilisé qu’en petite quantité, mélangé, et sous contrôle médical.
3Mise en évidence du dioxygène
Le dioxygène est invisible. Comment être sûr qu’il est vraiment présent dans l’air, et qu’une flamme le consomme réellement ? Les chimistes utilisent deux expériences simples, que tu peux refaire en classe avec ton professeur.
3.1 La bougie sous le bocal
On allume une bougie fixée sur une coupelle. On la recouvre d’un bocal en verre renversé, sans laisser d’air neuf entrer. On observe, chronomètre en main.
Après quelques secondes seulement, la flamme faiblit, puis s’éteint complètement. Ce n’est pas un hasard : le bocal enferme une quantité d’air limitée, qui ne peut plus être renouvelée depuis l’extérieur.
Une combustion a besoin de dioxygène pour continuer à brûler. Dans un bocal fermé, ce dioxygène ne peut pas être renouvelé depuis l’extérieur. Au fil des secondes, il y a donc de moins en moins de dioxygène disponible, et de plus en plus de dioxyde de carbone (produit par la combustion). Quand il ne reste presque plus de dioxygène, la combustion ne peut plus continuer : la flamme s’éteint.
Il reste alors, dans le bocal, surtout du diazote (qui n’a pas réagi) et du dioxyde de carbone (formé par la combustion).
Si on refait l’expérience avec un bocal deux fois plus grand, la bougie brûle plus longtemps avant de s’éteindre. Explication : un grand bocal contient, au départ, une plus grande quantité de dioxygène.
Il ne reste pas « plus d’air du tout » dans le bocal après l’expérience ! Il reste du diazote (qui ne brûle jamais) et du dioxyde de carbone. C’est seulement le dioxygène qui a été consommé.
3.2 Le test à l’eau de chaux
L’eau de chaux est une solution transparente utilisée en chimie pour reconnaître le dioxyde de carbone. Elle devient trouble (blanchâtre) au contact de ce gaz.
On verse un peu d’eau de chaux limpide dans un tube. On y fait passer, en petites bulles, le gaz à tester : par exemple en soufflant dedans avec une paille, ou en y faisant barboter l’air prélevé dans le bocal de la bougie éteinte.
Si l’eau de chaux se trouble, c’est que le gaz testé contient du dioxyde de carbone. Si elle reste limpide, il n’y en a pas, ou presque pas.
Si on récupère le gaz du bocal juste après l’extinction de la bougie, et qu’on le fait barboter dans l’eau de chaux, elle se trouble. Cela confirme que la combustion de la bougie a bien produit du dioxyde de carbone, en plus de consommer du dioxygène. Les chimistes notent cette transformation ainsi (tu la retrouveras plus tard) : dioxyde de carbone + eau de chaux carbonate de calcium (le trouble blanc) + eau, soit .
En 1754, à Édimbourg, le chimiste écossais Joseph Black chauffe du calcaire (une roche riche en carbonate de calcium) et récupère un gaz étrange. Il l’appelle « l’air fixé », car il pense qu’il était resté prisonnier, « fixé », à l’intérieur de la roche.
Black montre que ce gaz trouble l’eau de chaux, tout comme l’air que nous expirons. C’est notre dioxyde de carbone actuel. Cette découverte est l’une des toutes premières fois qu’un gaz différent de l’air ordinaire est étudié avec méthode : elle ouvre la voie à la chimie des gaz.
4Compressibilité de l’air
As-tu déjà gonflé un pneu de vélo à la pompe ? Plus tu pompes, plus tu sens une résistance forte : tu es en train de comprimer l’air à l’intérieur. Voyons ce que cela signifie vraiment.
4.1 L’air peut être comprimé
La compressibilité est la capacité d’une matière à voir son volume diminuer sous l’effet d’une pression, sans que sa masse ne change.
Dans un gaz, les particules qui le composent sont très espacées : il y a beaucoup de vide entre elles. Quand on comprime le gaz, on rapproche ces particules les unes des autres. Le volume diminue, mais la quantité de gaz (donc sa masse) reste exactement la même : rien n’a disparu.
Un gaz, comme l’air, est très compressible : son volume peut diminuer fortement. Un liquide, comme l’eau, est (presque) incompressible : impossible de réduire notablement son volume en le comprimant.
Une seringue bouchée contient mL d’air, piston tiré. On pousse le piston jusqu’à ce que le volume affiché soit mL.
- mL (avant)
- mL (après)
- le volume a été divisé par
La quantité d’air (donc sa masse) n’a pas changé : seul le volume qu’elle occupe a diminué.
4.2 Des applications autour de toi
La compressibilité de l’air est utilisée partout : dans le pneu de vélo ou de voiture, le ballon de basket, la bombe aérosol (déodorant, peinture), le coussin gonflable de sécurité d’une voiture, ou la bouteille d’un plongeur.
Une bouteille de plongée contient de l’air très comprimé : plus de fois plus qu’à l’air libre, dans le même volume. Cela permet de transporter une grande quantité d’air respirable dans une bouteille de taille raisonnable, pratique pour nager sous l’eau.
Ne jamais chauffer ni jeter au feu une bombe aérosol (déodorant, peinture, insecticide) ! Le gaz comprimé à l’intérieur se dilate fortement sous la chaleur et peut faire exploser le récipient.
5Pollution atmosphérique
L’air que nous respirons n’est pas toujours aussi pur qu’on le voudrait. En ville comme à la campagne, certaines activités — humaines ou naturelles — le chargent de substances gênantes, parfois dangereuses pour la santé.
5.1 Les sources de pollution de l’air
La pollution de l’air est la présence, dans l’air, de substances gênantes ou dangereuses pour la santé, en quantité anormalement élevée.
Certaines sources sont naturelles, d’autres sont humaines. Regarde autour de toi : la pollution de l’air a souvent plusieurs origines qui se combinent.
De décembre à février, un vent sec chargé de sable souffle depuis le Sahara vers Ndjamena, Bamako, Abéché ou Ouagadougou. Le ciel devient brumeux et l’air se charge de très fines particules, qui peuvent irriter les yeux et les voies respiratoires.
Beaucoup de familles cuisinent au bois ou au charbon de bois, parfois dans un espace peu ventilé. Ces fumées contiennent de fines particules et des gaz gênants. Bien aérer la cuisine, ou cuisiner sous un auvent ouvert, réduit fortement ce risque.
Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz invisible, inodore et très dangereux, produit par une combustion incomplète (poêle, groupe électrogène, brasero) dans un endroit fermé. Il faut toujours aérer une pièce où brûle un feu ou tourne un moteur.
5.2 Protéger la qualité de l’air
Ouvrir portes et fenêtres quelques minutes chaque jour renouvelle l’air intérieur : il chasse les polluants accumulés et fait entrer de l’air neuf, riche en dioxygène.
Quelques gestes simples limitent la pollution de l’air : aérer son logement chaque jour, éviter de brûler les déchets à l’air libre, entretenir régulièrement les moteurs, préférer, quand c’est possible, un foyer de cuisson économe en bois.
Pour finir, un mot sur un phénomène que tu approfondiras plus tard : l’effet de serre. Certains gaz de l’air, comme le dioxyde de carbone et la vapeur d’eau, retiennent une partie de la chaleur du Soleil renvoyée par la Terre, un peu comme les vitres d’une serre de jardinier. En petite quantité, c’est utile : sans cet effet, la Terre serait beaucoup trop froide. Mais si les activités humaines ajoutent trop de dioxyde de carbone dans l’air (en brûlant du charbon, du pétrole ou du gaz), la Terre se réchauffe davantage que prévu : c’est ce qu’on appelle le changement climatique.
En 1824, le savant français Joseph Fourier s’interroge sur la température de la Terre. Il remarque que l’atmosphère laisse bien passer la lumière du Soleil, mais retient une partie de la chaleur que la Terre renvoie ensuite vers l’espace — un peu comme les vitres d’une serre de jardinier retiennent la chaleur à l’intérieur.
Cette intuition de Fourier est la toute première pierre de ce qui deviendra, bien plus tard, la science du climat. Aujourd’hui, les climatologues du monde entier mesurent précisément ce phénomène pour comprendre le réchauffement de la planète.
Fiche mémo
- L’air est un mélange invisible et homogène de plusieurs gaz.
- Composition en volume : diazote % — dioxygène % — autres gaz % (argon, CO₂, vapeur d’eau).
- Le diazote n’entretient ni la respiration ni les combustions.
- Le dioxygène est indispensable à la respiration et à toute combustion.
- Une bougie sous un bocal fermé s’éteint quand le dioxygène disponible est épuisé.
- Il reste alors surtout du diazote et du dioxyde de carbone dans le bocal.
- L’eau de chaux limpide devient trouble en présence de dioxyde de carbone .
- Une combustion consomme du dioxygène et produit du dioxyde de carbone.
- Un gaz est très compressible (particules espacées) ; un liquide est presque incompressible.
- Comprimer un gaz rapproche ses particules, sans changer leur nombre ni sa masse.
- La pollution de l’air a des sources naturelles (poussières de l’harmattan) et humaines (fumées de cuisine, gaz d’échappement).
- Le monoxyde de carbone (CO), invisible et inodore, est dangereux en espace fermé mal aéré : il faut toujours aérer.
- Certains gaz de l’air retiennent la chaleur du Soleil : c’est l’effet de serre, utile en petite quantité, dangereux en excès.
6Exercices corrigés
Cite les deux gaz principaux qui composent l’air, et donne leur proportion approximative (en pourcentage).
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Les deux gaz principaux de l’air sont le diazote , qui représente environ % du volume, et le dioxygène , qui en représente environ %. Ensemble, ils forment donc environ % de l’air ; le dernier pourcent est partagé entre l’argon, le dioxyde de carbone et la vapeur d’eau.
Dis si chaque affirmation est vraie ou fausse, et corrige celles qui sont fausses.
- L’air est un mélange homogène de plusieurs gaz.
- Le diazote entretient très bien les combustions.
- Le dioxygène représente environ % du volume de l’air.
- L’eau de chaux se trouble en présence de dioxygène.
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1. Vrai.
2. Faux — c’est le dioxygène qui entretient les combustions ; le diazote ne les entretient pas.
3. Vrai.
4. Faux — l’eau de chaux se trouble en présence de dioxyde de carbone, pas de dioxygène.
Un ballon de baudruche contient L d’air. Calcule le volume de dioxygène qu’il contient (on prendra % pour la proportion de dioxygène).
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- L
Une bougie allumée est recouverte d’un bocal en verre fermé. Décris en deux phrases ce qui se passe, et explique pourquoi.
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Après quelques secondes, la flamme faiblit puis s’éteint complètement. Cela se produit car le dioxygène enfermé dans le bocal est peu à peu consommé par la combustion, sans pouvoir être renouvelé depuis l’extérieur ; quand il n’en reste plus assez, la flamme ne peut plus brûler.
Complète la phrase : « L’eau de chaux ______ devient ______ en présence de ______. »
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« L’eau de chaux limpide devient trouble en présence de dioxyde de carbone. »
Classe ces trois matières de la plus compressible à la moins compressible : l’eau, l’air, une pierre.
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L’air (un gaz) est très compressible. L’eau (un liquide) est presque incompressible. Une pierre (un solide) n’est pas compressible du tout.
Ordre, du plus au moins compressible : air > eau > pierre.
Un bocal fermé contient L d’air. On y brûle une bougie jusqu’à son extinction. On considère qu’environ un tiers du dioxygène initialement présent a été consommé au moment où la flamme s’éteint.
- Calcule le volume de dioxygène initialement présent dans le bocal.
- Calcule le volume de dioxygène consommé par la combustion.
- Déduis-en le volume de dioxygène restant dans le bocal après l’extinction.
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1.
- L
2.
- L
3.
- L
Une seringue, bouchée à son extrémité, contient mL d’air. On pousse le piston jusqu’à ce que le volume affiché soit mL, puis on relâche jusqu’à revenir à mL.
- Que se passe-t-il, au niveau des particules d’air, lors de la compression ( mL) ?
- Que se passe-t-il lors du relâchement ( mL) ?
- La masse d’air contenue dans la seringue a-t-elle changé au cours de l’expérience ?
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1. Les particules d’air, initialement espacées, se rapprochent les unes des autres : le volume qu’elles occupent diminue, mais leur nombre reste identique.
2. Les particules s’éloignent de nouveau les unes des autres : le volume augmente et reprend sa valeur initiale.
3. Non, la masse d’air n’a pas changé : aucune particule n’est entrée ni sortie de la seringue bouchée. Seul le volume qu’elles occupent a varié.
On teste deux gaz A et B. Le gaz A trouble l’eau de chaux. Le gaz B ne la trouble pas, mais une bûchette incandescente approchée de ce gaz se rallume en flammant vivement. Identifie les gaz A et B, en justifiant chaque réponse.
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Le gaz A trouble l’eau de chaux : c’est donc le dioxyde de carbone , puisque c’est la propriété caractéristique de l’eau de chaux.
Le gaz B fait se rallumer une bûchette incandescente : c’est le test caractéristique du dioxygène , qui entretient vivement les combustions.
Un camarade affirme : « Après l’expérience de la bougie sous le bocal, il n’y a plus du tout d’air dans le bocal. » A-t-il raison ? Corrige son erreur avec tes propres mots.
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Non, il a tort. Il reste bien de l’air dans le bocal après l’expérience, mais sa composition a changé : il contient toujours le diazote initial (qui n’a pas réagi), et il contient en plus le dioxyde de carbone produit par la combustion. C’est seulement le dioxygène qui a été, en grande partie, consommé.
Un bocal fermé contient exactement L d’air.
- Calcule le volume de dioxygène initialement présent dans ce litre d’air.
- On admet que la combustion de la bougie s’arrête dès que le volume de dioxygène restant descend en dessous de L (en dessous de ce seuil, la combustion ne peut plus s’entretenir). Calcule le volume de dioxygène consommé par la bougie au moment où elle s’éteint.
- Calcule le pourcentage du dioxygène initial qui a été consommé, arrondi à l’unité.
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1.
- L
2.
- L
3.
- %
- %arrondi à l’unité
Une bouteille de plongée, de volume L, est remplie d’air comprimé. Elle contient en réalité l’équivalent de L d’air « normal » (non comprimé).
- Calcule le facteur de compression de l’air dans cette bouteille (combien de fois l’air a été comprimé).
- Sachant que l’air normal contient % de dioxygène en volume, calcule le volume de dioxygène « équivalent » contenu dans la bouteille.
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1.
- l’air a été comprimé environ 200 fois
2.
- L
On sait que l’eau de chaux permet de mettre en évidence le dioxyde de carbone. Explique pourquoi ce test ne permet pas de prouver la présence du dioxygène, puis propose le test qui permet réellement de mettre en évidence le dioxygène.
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L’eau de chaux réagit avec le dioxyde de carbone, pas avec le dioxygène : elle ne se trouble donc jamais à cause du dioxygène, même s’il y en a beaucoup. Ce test est spécifique au dioxyde de carbone ; il ne dit rien sur le dioxygène présent ou non.
Pour mettre en évidence le dioxygène, on utilise un autre test : on approche du gaz à tester une bûchette qui vient d’être soufflée et qui rougeoie encore (incandescente, mais sans flamme). Si le gaz contient du dioxygène en bonne quantité, la bûchette se rallume et se remet à brûler avec une flamme vive.
Les pneus de Fatou (Dakar). À Dakar, Fatou fait gonfler les pneus de ses deux vélos chez un réparateur. Chaque vélo a pneus ; le gonflage coûte FCFA par pneu.
- Calcule le nombre total de pneus à gonfler.
- Calcule le prix total payé par Fatou.
- Le réparateur explique qu’un pneu bien gonflé est plus rigide qu’un pneu à moitié dégonflé. En utilisant ce que tu sais sur la compressibilité de l’air, explique pourquoi.
Voir le corrigé détaillé
1.
- pneus
2.
- FCFA
3. Dans un pneu bien gonflé, l’air est fortement comprimé : les particules, très rapprochées, poussent fort sur les parois, ce qui rend le pneu rigide. Dans un pneu à moitié dégonflé, l’air pousse moins fort : le pneu s’écrase plus facilement sous le poids du vélo.
Les masques de l’harmattan (Ndjamena). Pendant la saison de l’harmattan, une pharmacie de Ndjamena vend des masques anti-poussière à FCFA l’unité. Une famille de personnes veut s’équiper pour jours, chaque personne changeant de masque chaque jour.
- Calcule le nombre total de masques nécessaires.
- Calcule le coût total pour la famille.
- Explique en une phrase pourquoi ces masques sont utiles pendant l’harmattan.
Voir le corrigé détaillé
1.
- masques
2.
- FCFA
3. L’harmattan charge l’air de fines poussières de sable qui peuvent irriter les voies respiratoires ; un masque filtre une partie de ces poussières avant qu’elles n’entrent dans les poumons.
Le foyer amélioré (Abéché). À Abéché, une famille dépense en moyenne FCFA de bois par jour pour cuisiner sur un foyer traditionnel. Elle envisage d’acheter un foyer amélioré, qui coûte FCFA mais qui consomme deux fois moins de bois et produit moins de fumée dans la maison.
- Calcule la dépense quotidienne de bois avec le foyer amélioré.
- Calcule l’économie réalisée chaque jour grâce au foyer amélioré.
- Calcule au bout de combien de jours cette économie permet de rembourser le prix d’achat du foyer.
- Cite un avantage du foyer amélioré pour la qualité de l’air respiré à l’intérieur de la maison.
Voir le corrigé détaillé
1.
- FCFA/jour
2.
- FCFA économisés chaque jour
3.
- jours
4. Le foyer amélioré produit moins de fumée : l’air de la cuisine reste plus respirable, avec moins de particules et moins de monoxyde de carbone.